2 Corinthiens 1:1-24-24, 1-17, 1-18, 1-18, 1-6, 8-21, 2-6, 20-24 BDS
[1] Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée,
saluent l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe ainsi que tous les membres du
peuple saint dans l’ensemble de l’Achaïe. [2] Que la grâce et la paix vous
soient accordées par Dieu notre Père et par le Seigneur Jésus-Christ. [3]
Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père qui est plein
de bonté, le Dieu qui réconforte dans toutes les situations. [4] Il nous
réconforte dans toutes nos détresses, afin qu’à notre tour nous soyons
capables de réconforter ceux qui passent par toutes sortes de détresses,
en leur apportant le réconfort que Dieu nous a apporté. [5] De même, en
effet, que les souffrances de Christ surabondent dans notre vie, le
réconfort qu’il nous donne surabonde. [6] Si donc nous passons par la
détresse, c’est pour votre réconfort et votre salut. Et si nous sommes
réconfortés, c’est pour que vous receviez, vous aussi, du réconfort afin de
pouvoir supporter les mêmes souffrances que celles que nous endurons.
[7] Et nous possédons à votre sujet une ferme espérance. Car nous savons
que si vous avez part aux souffrances, vous avez aussi part au réconfort.
[8] Il faut, en effet, que vous sachiez, frères et sœurs, quelle détresse nous
avons connue dans la province d’Asie. Nous étions écrasés, à bout de
forces, au point même que nous désespérions de conserver la vie. [9]
Nous avions accepté en nous-mêmes notre condamnation à mort. Cela
nous a appris à ne pas mettre notre confiance en nous-mêmes, mais
uniquement en Dieu qui ressuscite les morts. [10] C’est lui qui nous a
délivrés d’une telle mort et qui nous en délivrera encore. Oui, nous avons
cette espérance en lui qu’il nous délivrera encore, [11] et vous y
contribuez en priant pour nous. Ainsi, le don de la grâce qu’il nous accorde
en réponse aux prières de beaucoup, sera aussi pour beaucoup une
occasion de remercier Dieu à notre sujet. [12] S’il est une chose dont
nous pouvons être fiers, c’est le témoignage de notre conscience ; il nous
atteste que nous nous sommes conduits dans le monde, et tout
spécialement envers vous, avec la sincérité et la pureté qui viennent de
Dieu, en nous fondant, non sur une sagesse purement humaine, mais sur
la grâce de Dieu. [13] Car ce que nous vous écrivons dans nos lettres ne
veut pas dire autre chose que ce que vous pouvez y lire et y comprendre.
Et j’espère que vous le comprendrez pleinement [14] – comme vous l’avez
déjà compris en partie : vous pouvez être fiers de nous, comme nous le
serons de vous au jour de notre Seigneur Jésus. [15] Persuadé que telle
était votre pensée, je m’étais proposé de me rendre chez vous en premier
lieu, afin de vous procurer une double joie : [16] je comptais passer par
chez vous en allant en Macédoine, puis revenir de Macédoine chez vous.
Vous auriez alors pu m’aider à poursuivre mon voyage vers la Judée. [17]
En formant ce projet, ai-je fait preuve de légèreté ? Ou bien mes plans
seraient-ils inspirés par des motifs purement humains, en sorte que
lorsque je dis « oui », cela pourrait être « non » ? [18] Aussi vrai que Dieu
est digne de confiance, je vous le garantis : la parole que nous vous avons
adressée n’est pas à la fois « oui » et « non ». [19] Car Jésus-Christ, le Fils
de Dieu, que moi-même comme Silvain et Timothée nous avons proclamé
parmi vous, n’a pas été à la fois oui et non. En lui était le oui : [20] car
c’est en lui que Dieu a dit « oui » à tout ce qu’il avait promis. Aussi est-ce
par lui que nous disons « oui », « amen », pour que la gloire revienne à
Dieu. [21] C’est Dieu, en effet, qui nous a fermement unis avec vous à
Christ et qui nous a consacrés à lui par son onction. [22] Et c’est encore
Dieu qui nous a marqués de son sceau, comme sa propriété, et qui a mis
dans notre cœur son Esprit comme acompte des biens à venir. [23]
Pourquoi donc ne suis-je pas encore revenu à Corinthe ? J’en prends Dieu à
témoin sur ma vie : c’est parce que je voulais vous ménager ; [24] notre
rôle n’est pas de dominer sur votre foi, mais de collaborer ensemble à
votre joie, car vous tenez ferme dans la foi.
[1] C’est pourquoi j’ai décidé de ne pas retourner chez vous pour ne pas
vous attrister. [2] Car si je vous plonge dans la tristesse, qui pourra encore
réjouir mon cœur si ce n’est ceux que j’aurais moi-même attristés ? [3] Si
je vous ai écrit comme je l’ai fait dans ma précédente lettre, c’était
précisément pour qu’en venant chez vous je ne sois pas attristé par ceux-
là mêmes qui devaient faire ma joie. J’ai, en effet, la conviction en ce qui
vous concerne que ce qui fait ma joie fait aussi la vôtre à vous tous. [4]
Aussi est-ce dans une profonde détresse, le cœur serré et avec bien des
larmes que je vous ai écrit cette lettre, non pour vous attrister, mais pour
que vous sachiez combien je vous aime. [5] Si l’un de vous a été une
cause de tristesse, ce n’est pas moi qu’il a attristé, mais vous tous, ou du
moins une partie d’entre vous, pour ne rien exagérer. [6] Le blâme que lui
a infligé la majorité d’entre vous est suffisant pour cet homme. [7] Aussi
devriez-vous à présent lui accorder votre pardon et le réconforter, afin qu’il
ne soit pas accablé par une tristesse excessive. [8] Je vous engage donc à
lui témoigner de l’amour. [9] Car je vous ai aussi écrit pour vous mettre à
l’épreuve et voir si vous obéissez en toutes choses. [10] Celui à qui vous
accordez le pardon, je lui pardonne moi aussi. Et si j’ai pardonné – pour
autant que j’aie eu quelque chose à pardonner – je l’ai fait à cause de
vous, devant Christ, [11] pour ne pas laisser Satan prendre l’avantage sur
nous : nous ne connaissons en effet que trop bien ses intentions. [12] Je
suis allé à Troas pour y annoncer l’Evangile de Christ. J’y ai trouvé, grâce
au Seigneur, des portes largement ouvertes à mon activité. [13]
Cependant, je n’ai pas eu l’esprit tranquille parce que je n’y avais pas
retrouvé mon frère Tite. C’est pourquoi j’ai pris congé des croyants et je
suis parti pour la Macédoine. [14] Je ne puis que remercier Dieu : il nous
traîne toujours dans son cortège triomphal, par notre union avec Christ, et
il se sert de nous pour répandre en tout lieu, comme un parfum, la
connaissance de Christ. [15] Oui, nous sommes, pour Dieu, comme le
parfum de Christ parmi ceux qui sont sur la voie du salut et parmi ceux qui
sont sur la voie de la perdition. [16] Pour les uns, c’est une odeur de mort
qui les mène à la mort, pour les autres, c’est une odeur de vie qui les
conduit à la vie. Et qui donc est à la hauteur d’une telle tâche ? [17] En
tout cas nous, nous ne sommes pas comme tant d’autres qui
accommodent la Parole de Dieu pour en tirer profit. C’est avec des
intentions pures, de la part de Dieu, dans l’union avec Christ que nous
annonçons la Parole.
[1] En parlant ainsi, commençons-nous de nouveau à nous recommander
nous-mêmes, ou avons-nous besoin, comme certains, de vous présenter
des lettres de recommandation ou de vous en demander ? [2] Notre lettre
c’est vous-mêmes, une lettre écrite dans notre cœur, que tout le monde
peut connaître et lire. [3] Il est évident que vous êtes une lettre que Christ
a confiée à notre ministère et qu’il nous a fait écrire, non avec de l’encre,
mais par l’Esprit du Dieu vivant, non sur des tablettes de pierre, mais sur
des tablettes de chair : sur votre cœur. [4] Telle est l’assurance que nous
avons par Christ, devant Dieu. [5] Cela ne veut pas dire que nous
puissions nous considérer par nous-mêmes à la hauteur d’une telle tâche
; au contraire, notre capacité vient de Dieu. [6] C’est lui qui nous a rendus
capables d’être les serviteurs d’une nouvelle alliance qui ne dépend pas
de la Loi, avec ses commandements écrits, mais de l’Esprit. Car la Loi,
avec ses commandements écrits, inflige la mort. L’Esprit, lui, communique
la vie. [7] Le ministère de Moïse, au service de la Loi, dont les lettres ont
été gravées sur des pierres, a conduit à la mort. Cependant, ce ministère a
été glorieux, au point que les Israélites n’ont pas pu regarder Moïse en
face, à cause de la gloire, pourtant passagère, dont rayonnait son visage.
[8] Mais alors, le ministère au service de l’Esprit ne sera-t-il pas bien plus
glorieux encore ? [9] En effet, si le ministère qui a entraîné la
condamnation des hommes a été glorieux, combien plus glorieux est celui
qui conduit les hommes à être déclarés justes par Dieu ! [10] On peut
même dire que cette gloire du passé perd tout son éclat quand on la
compare à la gloire présente qui lui est bien supérieure. [11] Car si ce qui
est passager a été touché par la gloire, combien plus grande sera la gloire
de ce qui demeure éternellement ! [12] Cette espérance nous remplit
d’assurance. [13] Nous ne faisons pas comme Moïse qui « couvrait son
visage d’un voile » pour empêcher les Israélites de voir la réalité vers
laquelle tendait ce qui était passager. [14] Mais leur esprit est devenu
incapable de comprendre : aujourd’hui encore, lorsqu’ils lisent le Livre de
l’Ancienne Alliance, ce même voile demeure ; il ne leur est pas ôté, car
c’est dans l’union avec Christ qu’il est levé. [15] Aussi, jusqu’à ce jour,
toutes les fois que les Israélites lisent les écrits de Moïse, un voile leur
couvre l’esprit. [16] Mais, comme le dit l’Ecriture : Lorsque Moïse se
tournait vers le Seigneur, il ôtait le voile. [17] Le Seigneur dont parle le
texte, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là règne la liberté.
[18] Et nous tous qui, le visage découvert, contemplons, comme dans un
miroir, la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en son image dans
une gloire dont l’éclat ne cesse de grandir. C’est là l’œuvre du Seigneur,
c’est-à-dire de l’Esprit.
[1] Ainsi, puisque tel est le ministère que Dieu nous a confié dans sa
bonté, nous ne perdons pas courage. [2] Nous rejetons les intrigues et les
procédés indignes. Nous ne recourons pas à la ruse et nous ne falsifions
pas la Parole de Dieu. Au contraire, en faisant connaître la vérité, nous
nous en remettons devant Dieu au jugement de tout homme. [3] Et si
notre Evangile demeure « voilé », il ne l’est que pour ceux qui vont à la
perdition, [4] pour les incrédules. Le dieu de ce monde a aveuglé leur
esprit et les empêche ainsi de voir briller la lumière de l’Evangile qui fait
resplendir la gloire de Christ, lui qui est l’image de Dieu. [5] Ce n’est pas
nous-mêmes que nous mettons en avant dans notre prédication, c’est le
Seigneur Jésus-Christ. Nous-mêmes, nous sommes vos serviteurs à cause
de Jésus. [6] En effet, le même Dieu qui, un jour, a dit : Que la lumière
brille du sein des ténèbres, a lui-même brillé dans notre cœur pour y faire
resplendir la connaissance de la gloire de Dieu qui rayonne du visage de
Jésus-Christ. [7] Mais ce trésor, nous le portons dans des vases faits
d’argile, pour que ce soit la puissance extraordinaire de Dieu qui se
manifeste, et non notre propre capacité. [8] Ainsi, nous sommes accablés
par toutes sortes de détresses et cependant jamais écrasés. Nous sommes
désemparés, mais non désespérés, [9] persécutés, mais non abandonnés,
terrassés, mais non pas anéantis. [10] Oui, nous portons toujours et en
tout lieu, dans notre corps, la mort de Jésus, afin que la vie de Jésus soit,
elle aussi, rendue manifeste par notre corps. [11] Car sans cesse, nous qui
vivons, nous sommes exposés à la mort à cause de Jésus, afin que la vie
de Jésus soit aussi rendue manifeste dans notre corps mortel. [12] Ainsi, la
mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous. [13] Nous sommes animés
de ce même esprit de foi dont il est question dans cette parole de
l’Ecriture : J’ai cru, voilà pourquoi j’ai parlé. Nous aussi nous croyons, et
c’est pour cela que nous parlons. [14] Nous savons en effet que Dieu, qui a
ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous
fera paraître, avec vous, en sa présence. [15] Ainsi, tout ce que nous
endurons, c’est à cause de vous, pour que la grâce abonde en atteignant
des hommes toujours plus nombreux, et qu’ainsi augmente le nombre des
prières de reconnaissance à la gloire de Dieu. [16] Voilà pourquoi nous ne
perdons pas courage. Et même si notre être extérieur se détériore peu à
peu, intérieurement, nous sommes renouvelés de jour en jour. [17] En
effet, nos détresses présentes sont passagères et légères par rapport au
poids insurpassable de gloire éternelle qu’elles nous préparent. [18] Et
nous ne portons pas notre attention sur les choses visibles, mais sur les
réalités encore invisibles. Car les réalités visibles ne durent qu’un temps,
mais les invisibles demeureront éternellement.
[1] Nous le savons, en effet : si notre demeure, cette tente que nous
habitons sur la terre, vient à être détruite, nous avons au ciel une maison
que Dieu nous a préparée, une habitation éternelle qui n’est pas l’œuvre
de l’homme. [2] Car, dans cette tente, nous gémissons parce que nous
attendons, avec un ardent désir, de revêtir, par-dessus l’autre, notre
domicile qui est de nature céleste [3] – si, bien sûr, cela se produit tant
que nous sommes encore vêtus de notre corps, et non quand la mort nous
en aura dépouillés. [4] En effet, nous qui vivons dans cette tente, nous
gémissons, accablés, parce que nous voulons, non pas nous dévêtir, mais
revêtir un vêtement par-dessus l’autre. Ainsi ce qui est mortel sera
absorbé par la vie. [5] C’est Dieu lui-même qui nous a destinés à un tel
avenir, et qui nous a accordé son Esprit comme acompte des biens à venir.
[6] Nous sommes donc, en tout temps, pleins de courage, et nous savons
que, tant que nous séjournons dans ce corps, nous demeurons loin du
Seigneur –
[8] Nous sommes pleins de courage, mais nous préférerions quitter ce
corps pour aller demeurer auprès du Seigneur. [9] Aussi, que nous restions
dans ce corps ou que nous le quittions, notre ambition est de plaire au
Seigneur. [10] Car nous aurons tous à comparaître devant le tribunal de
Christ, et chacun recevra ce qui lui revient selon les actes, bons ou
mauvais, qu’il aura accomplis par son corps. [11] C’est pourquoi, sachant
ce qu’est la crainte du Seigneur, nous cherchons à convaincre les
hommes, et Dieu sait parfaitement ce que nous sommes. J’espère
d’ailleurs que, dans votre conscience, vous le savez, vous aussi. [12] Nous
ne nous recommandons pas à nouveau auprès de vous. Nous voulons
seulement vous donner de bonnes raisons d’être fiers de nous. Ainsi vous
saurez répondre à ceux qui trouvent des raisons de se vanter dans les
apparences et non dans leur cœur. [13] Quant à nous, s’il nous est arrivé
de dépasser la mesure, c’est pour Dieu. Si nous montrons de la
modération, c’est pour vous. [14] En effet, l’amour de Christ nous étreint,
car nous avons acquis la certitude qu’un seul homme est mort pour tous :
donc tous sont morts en lui. [15] Et il est mort pour tous afin que ceux qui
vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort à leur
place et ressuscité pour eux. [16] Ainsi, désormais, nous ne considérons
plus personne d’une manière purement humaine. Certes, autrefois, nous
avons considéré Christ de cette manière, mais ce n’est plus ainsi que nous
le considérons maintenant. [17] Ainsi, si quelqu’un est uni à Christ, il
appartient à une nouvelle création : les choses anciennes sont passées :
voici, les choses nouvelles sont venues. [18] Tout cela est l’œuvre de Dieu,
qui nous a réconciliés avec lui par Christ et qui nous a confié le ministère
de la réconciliation. [19] En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les
hommes avec lui-même, sans tenir compte de leurs fautes, et il a fait de
nous les dépositaires du message de la réconciliation. [20] Nous faisons
donc fonction d’ambassadeurs au nom de Christ, comme si Dieu adressait
par nous cette invitation aux hommes : « Au nom de Christ, nous vous en
supplions : soyez réconciliés avec Dieu. [21] Celui qui était innocent de
tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que,
dans l’union avec Christ, nous recevions la justice que Dieu accorde. »
[2] En effet, Dieu déclare dans l’Ecriture : Au moment favorable, j’ai
répondu à ton appel, et au jour du salut, je suis venu à ton secours . Or,
c’est maintenant, le moment tout à fait favorable ; c’est aujourd’hui, le
jour du salut. [3] Pour que notre ministère soit sans reproche, nous
évitons, en toute chose, de causer la chute de qui que ce soit. [4] Et voici
comment nous nous recommandons nous-mêmes en toutes choses
comme serviteurs de Dieu : c’est en vivant avec une persévérance sans
faille dans les détresses, les privations, les angoisses, [5] dans les coups,
les prisons, les émeutes, dans les fatigues, les veilles, les jeûnes, [6] c’est
par la pureté, par la connaissance, par la patience, par la bonté, par
l’Esprit Saint, par l’amour sans feinte,
[20] Tous les frères et sœurs vous saluent. Saluez-vous les uns les autres
en vous donnant le baiser fraternel. [21] C’est moi, Paul, qui écris cette
salutation de ma propre main. [22] Si quelqu’un n’aime pas le Seigneur,
qu’il soit maudit. Marana tha . (Notre Seigneur, viens !) [23] Que la grâce
du Seigneur Jésus soit avec vous ! [24] Mon amour vous accompagne tous,
dans l’union avec Jésus-Christ. Amen !
[Link]