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Dans 1 Corinthiens 8, Paul aborde la question des viandes sacrifiées aux idoles, soulignant que la connaissance doit être tempérée par l'amour pour ne pas nuire à la foi des plus faibles. Il insiste sur la responsabilité des chrétiens d'agir avec considération pour les autres, même en exerçant leur liberté. Paul se présente également comme un apôtre qui renonce à ses droits pour le bien de l'Évangile, appelant à vivre pour la gloire de Dieu et à éviter de devenir une occasion de chute pour autrui.

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Dans 1 Corinthiens 8, Paul aborde la question des viandes sacrifiées aux idoles, soulignant que la connaissance doit être tempérée par l'amour pour ne pas nuire à la foi des plus faibles. Il insiste sur la responsabilité des chrétiens d'agir avec considération pour les autres, même en exerçant leur liberté. Paul se présente également comme un apôtre qui renonce à ses droits pour le bien de l'Évangile, appelant à vivre pour la gloire de Dieu et à éviter de devenir une occasion de chute pour autrui.

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1 Corinthiens 8:1-13, 1-16, 18-25-27, 1-2, 4-25-33, 1-25-34, 1-3, 5-25 BDS

[1] Passons au problème des viandes provenant d’animaux sacrifiés aux


idoles. Nous possédons tous la connaissance voulue, nous le savons. Mais
la connaissance rend orgueilleux. L’amour, lui, fait grandir dans la foi. [2]
Celui qui s’imagine avoir de la connaissance ne connaît pas encore comme
on doit connaître. [3] Mais celui qui aime Dieu, celui-là est connu de Dieu.
[4] Qu’en est-il donc de la question de la consommation des viandes
sacrifiées aux idoles ? Nous savons qu’il n’existe pas d’idoles dans le
monde et qu’il n’y a qu’un seul Dieu. [5] Certes, bien des êtres célestes ou
terrestres sont considérés comme des divinités, de sorte qu’il y a de
nombreux dieux ou seigneurs. [6] Mais pour ce qui nous concerne, il n’y a
qu’un seul Dieu : le Père, de qui toute chose vient, et pour qui nous vivons,
et il n’y a qu’un seul Seigneur : Jésus-Christ, par qui tout existe et par qui
nous sommes. [7] Mais tous les chrétiens n’ont pas encore bien assimilé
ces vérités. Quelques-uns, encore marqués par leur habitude de rendre un
culte aux idoles, continuent à manger ces viandes avec la pensée qu’elles
ont été offertes à des idoles. Alors leur conscience, qui est faible, se
charge de culpabilité. [8] Mais ce n’est pas un aliment qui peut nous
rapprocher de Dieu ; en manger ou pas ne nous rendra ni meilleurs, ni
pires. [9] Toutefois, faites bien attention à ce que votre liberté ne cause
pas la chute de ceux qui sont mal affermis dans la foi. [10] Supposons, en
effet, que l’un d’eux te voie, toi, qui as la connaissance, assis à table dans
un temple d’idoles. Sa conscience ne va-t-elle pas l’encourager, lui qui est
mal affermi, à manger des viandes sacrifiées aux idoles ? [11] Ainsi, à
cause de ta connaissance, ce chrétien mal affermi va courir à sa perte. Et
pourtant, c’est un frère ou une sœur pour qui Christ a donné sa vie ! [12]
Si vous péchez de la sorte envers des frères ou des sœurs, en blessant
leur conscience qui est faible, vous péchez contre Christ lui-même. [13]
C’est pourquoi, si ce que je mange devait causer la chute de mon frère ou
de ma sœur, j’y renoncerais à tout jamais, afin de ne pas être pour lui une
occasion de chute.

[1] Ne suis-je donc pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus,
notre Seigneur ? Vous-mêmes, n’êtes-vous pas un fruit de mon travail au
service du Seigneur ? [2] D’autres peuvent refuser de reconnaître en moi
un apôtre : pour vous, du moins, c’est ce que je suis, car vous êtes bien le
sceau qui authentifie mon ministère apostolique au service du Seigneur.
[3] Et voici ma défense contre ceux qui me mettent en accusation : [4] En
tant qu’apôtres, ne serions-nous pas en droit de recevoir le manger et le
boire pour notre travail ? [5] N’aurions-nous pas le droit d’être
accompagnés par une épouse chrétienne, comme les autres apôtres, les
frères du Seigneur et Pierre ? [6] Ou bien, Barnabas et moi-même serions-
nous les seuls à devoir travailler pour gagner notre pain ? [7] Dites-moi :
avez-vous jamais entendu parler d’un soldat servant dans une armée à ses
propres frais, ou d’un vigneron qui ne mangerait pas des raisins de la
vigne qu’il a plantée ? Quel berger élève un troupeau sans jamais profiter
du lait de ses brebis ? [8] Et je ne tire pas mes arguments des seuls
principes établis par les hommes. Car la Loi dit les mêmes choses. [9] En
effet, c’est bien dans la Loi de Moïse qu’il est écrit : Tu ne mettras pas de
muselière à un bœuf pendant qu’il foule le blé. Dieu s’inquiéterait-il ici des
bœufs ? [10] N’est-ce pas pour nous qu’il parle ainsi ? Bien sûr que si !
C’est pour nous que cette parole a été écrite, car il faut que celui qui
laboure le fasse avec espérance et que celui qui bat le blé puisse compter
sur sa part de la récolte. [11] Puisque nous avons semé parmi vous les
biens spirituels, serait-ce de notre part une prétention exorbitante si nous
attendions de vous quelque avantage matériel ? [12] Du moment que
d’autres exercent ce droit sur vous, ne l’avons-nous pas à plus forte
raison ? Eh bien ! nous avons préféré ne pas user de ce droit ; au
contraire, nous supportons tout, afin d’éviter de faire obstacle, si peu que
ce soit, à l’Evangile de Christ. [13] Et pourtant, vous le savez, ceux qui
font le service sacré dans le Temple reçoivent leur nourriture du Temple.
Ceux qui officient à l’autel reçoivent leur part des sacrifices offerts sur
l’autel. [14] De même, le Seigneur a ordonné que ceux qui annoncent
l’Evangile vivent de cette annonce de l’Evangile. [15] Mais moi, je n’ai fait
valoir aucun de ces droits. Et si je les mentionne ici, ce n’est pas pour les
revendiquer ; je préférerais mourir plutôt que de me laisser ravir ce sujet
de fierté. [16] En effet, je n’ai pas à m’enorgueillir de ce que j’annonce
l’Evangile : c’est une obligation qui m’est imposée. Malheur à moi si je
n’annonce pas l’Evangile !

[18] En quoi consiste alors mon salaire ? Dans la satisfaction de pouvoir


offrir gratuitement l’Evangile que je proclame en renonçant volontairement
aux droits que me confère ma qualité de prédicateur de l’Evangile. [19]
Car, bien que je sois un homme libre à l’égard de tous, je me suis fait
l’esclave de tous, afin de gagner le plus de gens possible à Jésus-Christ.
[20] Lorsque je suis avec les Juifs, je vis comme eux, afin de les gagner.
Lorsque je suis parmi ceux qui sont sous le régime de la Loi de Moïse, je
vis comme si j’étais moi-même assujetti à ce régime, bien que je ne le sois
pas, afin de gagner ceux qui sont sous le régime de cette Loi. [21] Avec
ceux qui n’ont pas la Loi de Dieu, je vis comme n’ayant pas non plus la Loi,
afin de gagner à Christ ceux qui n’ont pas la Loi, bien que je ne sois pas
sans la loi de Dieu, car je vis selon la loi de Christ. [22] Avec les chrétiens
mal affermis dans la foi, je vis comme eux, afin de gagner ceux dont la foi
est mal affermie. C’est ainsi que je me fais tout à tous, afin d’en conduire
au moins quelques-uns au salut par tous les moyens. [23] Or, tout cela, je
le fais pour la cause de l’Evangile pour avoir part, avec eux, aux
bénédictions qu’apporte l’Evangile. [24] Ne savez-vous pas que, sur un
stade, tous les concurrents courent pour gagner et, cependant, un seul
remporte le prix ? Courez comme lui, de manière à gagner. [25] Tous les
athlètes s’imposent une discipline sévère dans tous les domaines pour
recevoir une couronne, qui pourtant sera bien vite fanée, alors que nous,
nous aspirons à une couronne qui ne se flétrira jamais. [26] C’est
pourquoi, si je cours, ce n’est pas à l’aveuglette, et si je m’exerce à la
boxe, ce n’est pas en donnant des coups en l’air. [27] Je traite durement
mon corps, je le maîtrise sévèrement, de peur qu’après avoir proclamé
l’Evangile aux autres, je ne me trouve moi-même disqualifié.

[1] Car il ne faut pas que vous ignoriez ceci, frères et sœurs : après leur
sortie d’Egypte, nos ancêtres ont tous marché sous la conduite de la nuée,
ils ont tous traversé la mer, [2] ils ont donc tous, en quelque sorte, été
baptisés « pour Moïse » dans la nuée et dans la mer.

[4] Ils ont tous bu la même boisson spirituelle, car ils buvaient de l’eau
jaillie d’un rocher spirituel qui les accompagnait ; et ce rocher n’était autre
que Christ lui-même. [5] Malgré tout cela, la plupart d’entre eux ne furent
pas agréés par Dieu, puisqu’ils périrent dans le désert. [6] Tous ces faits
nous servent d’exemples pour nous avertir de ne pas tolérer en nous de
mauvais désirs comme ceux auxquels ils ont succombé. [7] Ne soyez pas
idolâtres comme certains d’entre eux l’ont été, selon ce que rapporte
l’Ecriture : Le peuple s’assit pour manger et boire, puis il se leva pour se
divertir. [8] Ne nous laissons pas entraîner à l’immoralité sexuelle comme
firent certains d’entre eux et, en un seul jour, il mourut vingt-trois mille
personnes. [9] N’essayons pas de forcer la main à Christ, comme le firent
certains d’entre eux qui, pour cela, périrent sous la morsure des serpents.
[10] Ne vous plaignez pas de votre sort, comme certains d’entre eux, qui
tombèrent sous les coups de l’ange exterminateur. [11] Tous ces
événements leur sont arrivés pour nous servir d’exemples. Ils ont été mis
par écrit pour que nous en tirions instruction, nous qui sommes parvenus
aux temps de la fin. [12] C’est pourquoi, si quelqu’un se croit debout, qu’il
prenne garde de ne pas tomber. [13] Les tentations qui vous ont assaillis
sont communes à tous les hommes. D’ailleurs, Dieu est fidèle et il ne
permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces. Au moment de
la tentation, il préparera le moyen d’en sortir pour que vous puissiez y
résister. [14] Pour toutes ces raisons, chers amis, je vous en conjure :
fuyez le culte des idoles. [15] Je vous parle là comme à des gens
raisonnables : jugez vous-mêmes de ce que je dis. [16] La « coupe de
reconnaissance », pour laquelle nous remercions Dieu, ne signifie-t-elle
pas que nous sommes au bénéfice du sacrifice de Christ qui a versé son
sang pour nous ? Et le pain que nous rompons, ne signifie-t-il pas que nous
sommes au bénéfice du corps de Christ offert pour nous ? [17] Comme il
n’y a qu’un seul pain, nous tous, malgré notre grand nombre, nous ne
formons qu’un seul corps, puisque nous partageons entre tous ce pain
unique. [18] Pensez à ce qui se passe dans le peuple d’Israël, j’entends
Israël au sens national : ceux qui mangent les victimes offertes en sacrifice
ne sont-ils pas au bénéfice du sacrifice offert sur l’autel ? [19] Cela
signifierait-il qu’une viande, parce qu’elle est sacrifiée à une idole, prend
une valeur particulière ? Ou que l’idole ait quelque réalité ? Certainement
pas ! [20] Mais je dis que les sacrifices des païens sont offerts à des
démons et à ce qui n’est pas Dieu. Or, je ne veux pas que vous ayez quoi
que ce soit de commun avec les démons. [21] Vous ne pouvez boire à la
coupe du Seigneur et en même temps à celle des démons. Vous ne pouvez
pas manger à la table du Seigneur et à celle des démons. [22] Ou bien,
voulons-nous provoquer le Seigneur dont l’amour est exclusif ? Nous
croyons-nous plus forts que lui ? [23] Oui, tout m’est permis, mais tout
n’est pas bon pour nous. Tout est permis mais tout n’aide pas à grandir
dans la foi. [24] Que chacun de vous, au lieu de songer seulement à lui-
même, recherche aussi les intérêts des autres. [25] Vous pouvez manger
de tout ce qui se vend au marché sans vous poser de questions, par
scrupule de conscience, sur l’origine de ces aliments. [26] Car la terre et
ses richesses appartiennent au Seigneur. [27] Si un non-croyant vous
invite et que vous désiriez accepter son invitation, mangez tranquillement
de tout ce que l’on vous servira, sans vous poser de questions par
scrupule de conscience. [28] Mais si quelqu’un vous dit : « Cette viande a
été offerte en sacrifice à une idole », alors n’en mangez pas à cause de
celui qui vous a prévenus et pour des raisons de conscience. [29] – Par
conscience, j’entends, évidemment, non la vôtre, mais la sienne. –
Pourquoi, en effet, exposerais-je ma liberté à être condamnée du fait qu’un
autre a des scrupules de conscience ? [30] Si je mange en remerciant
Dieu, pourquoi serais-je critiqué au sujet d’un aliment pour lequel je rends
grâce à Dieu ? [31] Ainsi, que vous mangiez, que vous buviez, bref, quoi
que ce soit que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. [32] Mais
que rien, dans votre comportement, ne soit une occasion de chute, ni pour
les Juifs, ni pour les païens, ni pour les membres de l’Eglise de Dieu. [33]
Agissez comme moi qui m’efforce, en toutes choses, de m’adapter à tous.
Je ne considère pas ce qui me serait avantageux, mais je recherche le bien
du plus grand nombre pour leur salut.

[1] Suivez donc mon exemple, comme moi, de mon côté, je suis celui de
Christ. [2] Je vous félicite de vous souvenir de moi en toute occasion et
de maintenir fidèlement les traditions que je vous ai transmises. [3] Je
voudrais cependant attirer votre attention sur un point : Christ est le chef
de tout homme, l’homme est le chef de la femme, le chef de Christ, c’est
Dieu. [4] Si donc un homme prie ou prophétise la tête couverte, il outrage
son chef. [5] Mais si une femme prie ou prophétise la tête non couverte,
elle outrage son chef à elle : c’est comme si elle était rasée. [6] Si donc
une femme ne se couvre pas la tête, pourquoi, alors, ne se fait-elle pas
aussi tondre les cheveux ? Mais s’il est honteux pour une femme d’être
tondue ou rasée, qu’elle se couvre donc la tête. [7] L’homme ne doit pas
avoir la tête couverte, puisqu’il est l’image de Dieu et reflète sa gloire. La
femme, elle, est la gloire de l’homme. [8] En effet, l’homme n’a pas été
tiré de la femme, mais la femme de l’homme, [9] et l’homme n’a pas été
créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme. [10] Voilà
pourquoi la femme doit porter sur la tête un signe d’autorité, à cause des
anges. [11] Toutefois, dans l’ordre établi par le Seigneur, la femme
n’existe pas sans l’homme, et l’homme n’existe pas sans la femme, [12]
car si la femme a été tirée de l’homme, celui-ci, à son tour, naît de la
femme et, finalement, tous deux doivent leur vie à Dieu. [13] Jugez vous-
mêmes de cela : est-il convenable pour une femme de prier Dieu la tête
découverte ? [14] Ne paraît-il pas naturel à tout le monde que c’est une
indignité pour un homme de porter des cheveux longs [15] mais qu’une
longue chevelure fait honneur à la femme ? Car la chevelure lui a été
donnée pour lui servir de voile. [16] Si quelqu’un s’obstine à contester,
nous lui répondons que ce qu’il propose n’est ni notre pratique ni celle des
Eglises de Dieu. [17] Puisque j’en suis aux directives, il me faut
mentionner un point pour lequel je ne saurais vous féliciter. C’est que vos
réunions, au lieu de contribuer à votre progrès, vous font devenir pires.
[18] Tout d’abord j’entends dire que lorsque vous tenez une réunion, il y a
parmi vous des divisions. – J’incline à croire qu’il y a une part de vérité
dans ce qu’on raconte. [19] Sans doute faut-il qu’il y ait chez vous des
divisions, pour que les chrétiens qui ont fait leurs preuves soient
clairement reconnus au milieu de vous ! [20] Ainsi, lorsque vous vous
réunissez, on ne peut vraiment plus appeler cela « prendre le repas du
Seigneur », [21] car, à peine êtes-vous à table, que chacun s’empresse de
manger ses propres provisions, et l’on voit des gens manquer de
nourriture pendant que d’autres s’enivrent. [22] S’il ne s’agit que de
manger et de boire, n’avez-vous pas vos maisons pour le faire ? Ou bien
traitez-vous avec mépris l’Eglise de Dieu et avez-vous l’intention
d’humilier les membres pauvres de votre assemblée ? Que puis-je vous
dire ? Vais-je vous féliciter ? Certainement pas. [23] Car voici la tradition
que j’ai reçue du Seigneur, et que je vous ai transmise : le Seigneur Jésus,
dans la nuit où il fut livré pour être mis à mort, prit du pain, [24] et, après
avoir prononcé la prière de reconnaissance, il le rompit en disant : « Ceci
est mon corps : il est pour vous ; faites ceci en souvenir de moi. » [25] De
même, après le repas, il prit la coupe et dit : « Cette coupe est la nouvelle
alliance scellée de mon sang ; faites ceci, toutes les fois que vous en
boirez, en souvenir de moi. » [26] Donc, chaque fois que vous mangez de
ce pain et que vous buvez de cette coupe, vous annoncez la mort du
Seigneur, et ceci jusqu’à son retour. [27] C’est pourquoi quiconque
mangerait le pain ou boirait de la coupe du Seigneur d’une manière
indigne se rendrait coupable envers le corps et le sang du Seigneur. [28]
Que chacun donc s’examine sérieusement lui-même et qu’alors il mange
de ce pain et boive de cette coupe. [29] Car celui qui mange et boit sans
discerner ce qu’est le corps se condamne lui-même en mangeant et en
buvant ainsi. [30] C’est pour cette raison qu’il y a parmi vous tant de
malades et d’infirmes, et qu’un certain nombre sont morts. [31] Si nous
discernions ce que nous sommes, nous ne tomberions pas sous le
jugement. [32] Mais les jugements du Seigneur ont pour but de nous
corriger afin que nous ne soyons pas condamnés avec le reste du monde.
[33] Ainsi donc, frères et sœurs, lorsque vous vous réunissez pour le repas
en commun, attendez-vous les uns les autres. [34] Si quelqu’un a
particulièrement faim, qu’il mange d’abord chez lui afin que vos réunions
n’attirent pas sur vous le jugement de Dieu. Quant aux autres points, je les
réglerai lors de mon passage chez vous.

[1] J’en viens à la question des « manifestations de l’Esprit » : j’aimerais,


frères et sœurs, que vous soyez bien au clair là-dessus. [2] Souvenez-vous
comment, lorsque vous étiez encore païens, vous vous laissiez entraîner
aveuglément vers des idoles muettes ! [3] C’est pourquoi je vous le
déclare, si un homme dit : « Maudit soit Jésus », ce n’est pas l’Esprit de
Dieu qui le pousse à parler ainsi. Mais personne ne peut affirmer : « Jésus
est Seigneur », s’il n’y est pas conduit par l’Esprit Saint.

[5] Il y a toutes sortes de services, mais c’est le même Seigneur. [6] Il y a


toutes sortes d’activités, mais c’est le même Dieu ; et c’est lui qui met
tout cela en action chez tous. [7] A chacun, l’Esprit se manifeste d’une
façon particulière, en vue du bien commun. [8] L’Esprit donne à l’un une
parole de sagesse ; à un autre, le même Esprit donne une parole de
connaissance. [9] L’un reçoit par l’Esprit la foi d’une manière particulière ;
à un autre, par ce seul et même Esprit des dons de la grâce sous forme de
guérisons, [10] à un autre, des actes miraculeux ; à un autre, il est donné
de prophétiser et à un autre, de distinguer entre les esprits. A l’un est
donné de s’exprimer dans des langues inconnues, à un autre d’interpréter
ces langues. [11] Mais tout cela est l’œuvre d’un seul et même Esprit qui
distribue son activité à chacun de manière particulière comme il veut. [12]
Le corps humain forme un tout, et pourtant il a beaucoup d’organes. Et
tous ces organes, dans leur multiplicité, ne constituent qu’un seul corps. Il
en va de même pour ceux qui sont unis à Christ. [13] En effet, nous avons
tous été baptisés dans un seul et même Esprit pour former un seul corps,
que nous soyons Juifs ou non-Juifs, esclaves ou hommes libres. C’est de ce
seul et même Esprit que nous avons tous reçu à boire. [14] Un corps n’est
pas composé d’un membre ou d’un organe unique, mais de plusieurs. [15]
Si le pied disait : « Puisque je ne suis pas une main, je ne fais pas partie du
corps », n’en ferait-il pas partie pour autant ? [16] Et si l’oreille se mettait
à dire : « Puisque je ne suis pas un œil, je ne fais pas partie du corps »,
cesserait-elle d’en faire partie pour autant ? [17] Si tout le corps était un
œil, comment ce corps entendrait-il ? Et si tout le corps se réduisait à une
oreille, où serait l’odorat ? [18] Dieu a disposé chaque organe dans le
corps, chacun avec sa particularité, comme il l’a trouvé bon. [19] Car s’il
n’y avait en tout et pour tout qu’un seul organe, serait-ce un corps ? [20]
En fait, les organes sont nombreux, mais ils forment ensemble un seul
corps. [21] C’est pourquoi l’œil ne saurait dire à la main : « Je n’ai pas
besoin de toi », ni la tête aux pieds : « Je peux très bien me passer de
vous. » [22] Au contraire, les parties du corps qui nous paraissent
insignifiantes sont particulièrement nécessaires. [23] Celles que nous
estimons le moins sont celles dont nous prenons le plus grand soin, et
celles dont il n’est pas décent de parler, nous les traitons avec des égards
particuliers [24] dont les autres n’ont guère besoin. Dieu a disposé les
différentes parties de notre corps de manière à ce qu’on honore davantage
celles qui manquent naturellement d’honneur. [25] Il voulait par là éviter
toute division dans le corps et faire que chacun des membres ait le même
souci des autres.

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