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Dm25 Matrices e

Le document présente un devoir de mathématiques sur les matrices et les applications linéaires, structuré en plusieurs parties. Il aborde des concepts tels que les endomorphismes, les commutants de matrices, et les propriétés des matrices semblables. Les exercices incluent des calculs de dimensions, de rangs, et des démonstrations théoriques sur les matrices de trace nulle.

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Le document présente un devoir de mathématiques sur les matrices et les applications linéaires, structuré en plusieurs parties. Il aborde des concepts tels que les endomorphismes, les commutants de matrices, et les propriétés des matrices semblables. Les exercices incluent des calculs de dimensions, de rangs, et des démonstrations théoriques sur les matrices de trace nulle.

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EMC2 Matrices et applications linéaires MPSI

DM n°25 à rendre le 6 mars 2026 3h


■ ■ ■

Problème. (Problème I)

Partie I :
 
1 2
Dans cette partie, A est la matrice A = , et on pose E = M2 (R).
3 4

E −→ E
On définit l’application fA : .
M − 7 → A×M −M ×A
1. Quelle est la dimension de E et quelle est sa base canonique ?
2. Montrer que fA est un endomorphisme de E.
On pose B, la matrice de fA dans la base canonique de E. Quelle est la taille de B ?

3. Calculer B.

4. Déterminer rang (fA ) et dim Ker fA , ainsi qu’une base de Im fA et de Ker fA .

Partie II :
Dans cette partie, A est une matrice quelconque de Mn (K).
5. On appelle commutant de A, noté C(A), l’ensemble des matrices qui commutent avec A, i.e.
C(A) = {M ∈ Mn (K), A × M = M × A}. Montrer que C(A) est un s.e.v. de Mn (K).
6. On appelle polynôme en A, toute matrice de la forme P (A) où P est un polynôme de K[X].
On note K[A] l’ensemble de ces matrices.
Montrer que K[A] est un s.e.v. de Mn (K) et qu’il est inclus dans C(A).
 
1 1 0
7. Dans cette question, A est la matrice A =  0 1 0 .
0 0 1

a) Quelle est la dimension de C(A) ?

b) A-t-on C(A) = K[A] ? (Indication : on pourra calculer (A − I3 )3 .)


8. Déterminer C(D) lorsque D est une matrice diagonale dont les coefficients diagonaux sont tous
distincts.

Partie III :
 
a b
Dans cette partie, A est une matrice quelconque : A = de M2 ( K).
c d
On suppose que dim C(A) = 3.
9. On note E1,1 , E1,2 , E2,1 , E2,2 les matrices élémentaires de M2 (K).
Montrer que C(A) ∩ Vect (E1,1 , E2,1 ) ̸= {0} et que C(A) ∩ Vect (E1,2 , E2,2 ) ̸= {0}.
10. En déduire que A est diagonale.
11. Qu’en conclut-on ?

EMC2 1/3 H. Lemberg


Problème. (Problème II)

Partie I : Quelques propriétés des matrices semblables


Soient A et B, deux matrices de Mn (K) et soit P ∈ GLn (K) telles que B = P −1 × A × P .
1. Montrer que ∀k ∈ N, B k = P −1 × Ak × P .
2. En déduire que si A est nilpotente, alors B l’est aussi.
3. Montrer que si A est inversible alors B l’est aussi. Que vaut B −1 ?
4. Montrer que si B = P −1 × A × P et B ′ = P −1 × A′ × P alors B × B ′ = P −1 × A × A′ × P .
Objectif : On cherche à montrer dans la suite que si une matrice carrée est de trace nulle, alors
elle est semblable à une matrice dont tous les coefficients diagonaux sont nuls.
On raisonne par récurrence sur n, la taille de la matrice.
On pose donc H(n) = « toute matrice de Mn (K) de trace nulle est semblable à une matrice dont
tous les coefficients diagonaux sont nuls ».

Partie II : Initialisation

5. Montrer H(1).
6. Soit A ∈ Mn (K) de trace nulle. Montrer H(n) lorsque A est de la forme λIn .

Partie III : Récurrence

7. On suppose à présent H(n − 1) et que A est une matrice de Mn (K) de trace nulle mais qui
n’est pas de la forme λIn , avec λ ∈ K.
Soit u l’endomorphisme canoniquement associé à A. On pose E = Kn muni de sa base canonique
BC, on a donc mat (u)BC = A.

a) Montrer que u n’est pas de la forme λIdE avec λ ∈ K.


b) Montrer qu’il existe un vecteur x ∈ E tel que ( x, u(x) ) soit une famille libre.
c) En déduire qu’il existe une base B = (e1 , e2 , . . . , en ) de E telle que e1 = x et e2 = u(x).
 
0 b1,2 . . . b1,n

 1 

d) On note B = mat(u)B . Montrer que B est de la forme  0 C  où
 
..
.
 
 
0
b1,2 , . . . , b1,n sont des éléments de K et C une matrice de Mn−1 (K).

e) Montrer que tr(C) = 0.


8. On peut donc appliquer H(n − 1) à C, i.e. il existe P ∈ GLn−1 (K), C ′ ∈ Mn−1 (K) dont tous
les coefficients diagonaux sont nuls, tels que C = P × C ′ × P −1 .
   
1 0 ... 0 1 0 ... 0
 0   0 
a) On définit les matrices de Mn (K) : Q =  .. et Q′ =
.. .
  
. . −1
 
 P   P 
0 0
Calculer Q × Q′ .

EMC2 2/3 H. Lemberg


b) En déduire que Q ∈ GLn (K).

c) Calculer Q′ × B × Q.

d) Conclure

Partie IV : Applications

9. Montrer que toute matrice de Mn (K) est semblable à une matrice dont tous les coefficients
diagonaux sont égaux.
10. Montrer que toute matrice de trace nulle de Mn (K) peut s’écrire comme somme de deux
matrices nilpotentes.
11. Soit M une matrice de Mn (K) et soit D une matrice diagonale de Mn (K) dont les
coefficients diagonaux d1 , . . . , dn sont tous distincts 2 à 2 .

a) Calculer M × D − D × M .

b) En déduire que si A est une matrice de Mn (K) dont tous les coefficients diagonaux sont
nuls alors il existe une matrice M ∈ Mn (K) et une matrice D diagonale telles que A = M × D −
D × M.
c) Montrer que l’ensemble des matrices M × N − N × M, (M, N ) ∈ Mn (K)2 est très


exactement l’ensemble des matrices de trace nulle.

EMC2 3/3 H. Lemberg

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