Piste 4
Chers auditeurs, bonjour. Ce matin, nous allons parler d’un sujet qui nous concerne tous : le surtourisme.
Le tourisme international connaît une croissance continue ces dernières années. Bien qu’il puisse favoriser
le développement économique des territoires, il a également des effets néfastes sur l’environnement et les
populations locales, surtout dans les sites touristiques surfréquentés.
Les conséquences incluent la dégradation de l’environnement, la perturbation des écosystèmes, la
détérioration du patrimoine et l’altération de la qualité de vie des résidents. Par conséquent, la gestion des
flux touristiques est devenue un enjeu majeur pour ces destinations. Voyons comment certaines villes et
régions s’adaptent pour gérer cette affluence excessive. Tout d’abord, Venise, emblématique de la lutte
contre le surtourisme, a instauré une taxe de cinq euros pour les visiteurs d’un jour. Cette mesure vise à
protéger la ville et sa lagune, sous la menace d’être placées sur la liste du Patrimoine mondial en péril par
l’Unesco. Venise applique déjà des quotas de visiteurs pour accéder à certains sites, comme la place Saint-
Marc durant le carnaval, et interdit l’accès aux plus grands navires de croisière. D’autres destinations,
comme Bali et Valence, ont également mis en place des taxes pour réguler l’afflux touristique. Pour
protéger les sites touristiques fragiles, certaines destinations ont instauré des systèmes de réservation
obligatoire. Le Machu Picchu, par exemple, limite le nombre de visiteurs à 2 500 par jour et impose une
réservation avec un créneau horaire précis, en plus d’exiger la présence d’un guide agréé. Certaines
destinations optent pour le démarketing, une stratégie visant à décourager temporairement ou
définitivement les visiteurs. Les Pays-Bas, par exemple, se concentrent désormais sur la gestion des flux
touristiques plutôt que sur la promotion, Amsterdam promeut des circuits alternatifs et Marseille, de son
côté, affiche des messages dissuasifs sur son site, décrivant les Calanques comme difficiles d’accès et
surfréquentées en été. Pour limiter le tourisme de masse, des villes comme Dubrovnik et New York
encadrent strictement les locations de courte durée.
Dubrovnik interdit les nouveaux permis de location dans la vieille ville, tandis que New York impose des
conditions sévères pour les locations de moins de 30 jours.
La pollution et l’afflux massif de croisiéristes poussent des destinations comme Majorque à limiter le
nombre de navires de croisière à trois par jour. Dubrovnik restreint l’accès à deux navires par jour, tandis
qu’Amsterdam et Venise bannissent complètement les croisières de leurs centres-villes.
Pour réduire les nuisances, certaines destinations limitent la taille des groupes touristiques. Venise et Saint-
Sébastien, par exemple, limitent les groupes à 25 personnes et interdisent l’utilisation de haut-parleurs par
les guides. Des destinations comme le réseau des grands sites de France encouragent le tourisme hors-
saison pour répartir les visites sur l’année et éviter le pic estival. Ces campagnes mettent en avant les
avantages d’un voyage en basse saison : tranquillité, prix réduits et meilleure interaction avec les locaux.
Certaines mesures visent également à réduire la surconcentration touristique pour améliorer la qualité de
vie des résidents. À Barcelone, une ligne de bus initialement conçue pour les habitants a été supprimée de
Google Maps pour éviter l’afflux touristique. Ces initiatives nous montrent donc que la lutte contre le
surtourisme nécessite des mesures variées et adaptées à chaque contexte. En tant que voyageurs
responsables, il est important de soutenir ces efforts en adoptant des pratiques de voyage plus durables.
D’après : [Link]