L’automobile et les risques sanitaires, entre
usage et production massive des véhicules
électriques
Depuis plus d’un siècle, l’automobile s’est imposée comme un symbole de
progrès et de liberté individuelle. Hélas contre toute attente cette image
se cache une réalité sanitaire préoccupante : pollution atmosphérique,
bruit, accidents, sédentarité. L’essor récent des véhicules électriques,
présenté comme une alternative plus « propre », déplace la question vers
la production industrielle, où l’extraction minière et la fabrication des
batteries engendrent des dommages irréversibles pour l’environnement et
la santé. Comment concilier les bénéfices de la mobilité automobile avec
les risques sanitaires qu’elle génère, tant dans son usage que dans sa
production ?
I. Les risques sanitaires liés à l’usage de l’automobile
Nous savons tous que l’usage de l’automobile est à ce jour devenu quasi
permanent. Selon le CEE-ONU ( Commission Économique des Nations
Unies) , la moyenne mondiale d’utilisation automobile s’élève d’environ
12 000 kilomètres par an mais cette dernière varie selon les régions : vers
le haut pour les pays vastes ou riches et plus faibles pour les pays
émergeant ou plus peuplé. Néanmoins bien que cette dernière eut fait ses
preuves en termes de fiabilité elle représente beaucoup d’aléa à savoir :
- Pollution atmosphérique : 7 millions de décès prématurés/an selon l’OMS.
- Pollution sonore : troubles du sommeil, hypertension.
- Accidents routiers : 1,3 million de morts/an (OMS).
- Sédentarité : obésité, diabète, maladies cardiovasculaires.
II. Les risques sanitaires et environnementaux liés à la production massive
des véhicules électriques
À partir des années 2004, l’ère de l’automobile fut marqué par un vent
novateur : la démocratisation des véhicules électriques. Si ces derniers
sont en effet plus polyvalent ( propre, fiable, moins bruyant) elle présente
encore des problèmes majeurs lié à l’environnement comme par exemple :
- L’extraction minière : assèchement des nappes phréatiques, sols stériles,
biodiversité perdue.
- La fabrication des batteries : empreinte carbone initiale deux fois
supérieure à un moteur thermique (ADEME).
- La fabrication des puces électroniques : jusqu’à 70 000 litres d’eau par
puce à Taïwan.
- Les conséquences sanitaires irréversibles : fibroses pulmonaires, cancers,
malformations congénitales.
III. Le paradoxe sanitaire et environnemental de l’automobile électrique
- Bénéfices locaux : air plus propre, moins de bruit, réduction des maladies
respiratoires.
- Déplacement des risques : pollution et maladies irréversibles dans les
zones minières et industrielles.
- Synthèse : sur 150 000 km, l’électrique émet 2–3× moins de CO₂ qu’un
thermique (ADEME), mais engendre des dommages irréversibles ailleurs.
L’automobile, qu’elle soit thermique ou électrique, demeure indissociable
de risques sanitaires. Le moteur thermique illustre les dangers directs de
la pollution atmosphérique et sonore, tandis que l’électrique révèle les
dangers indirects et irréversibles liés à sa production. La véritable solution
ne réside pas seulement dans le choix du moteur, mais dans une réflexion
globale sur nos modes de mobilité et sur la justice environnementale.