Optimisationdyn
Optimisationdyn
M1/S7
Enseignant : Dr ZOUNGRANA Christ Roi Malick
Table des matières
1 RAPPELS 3
1.1 Définitions préliminaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.1 Déterminant d’une matrice : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.2 Mineurs principaux d’une matrice : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.1.3 Mineurs principaux diagonaux d’une matrice : . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.4 Matrice hessienne : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.5 Matrice hessienne bordée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.6 Matrice jacobienne : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.7 Matrices (semi) définies négatives, matrice (semi) définies positives . . . 5
1.1.8 Caractérisation : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.9 Ensembles convexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.10 Fonctions concaves, fonctions convexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.11 Propriétés importantes : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.12 Caractérisation pour les fonctions à plusieurs variables : . . . . . . . . . . 7
1.1.13 Fonctions quasi-concaves, fonctions quasi-convexes . . . . . . . . . . . . 7
1.2 Equations différentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.1 Equations différentielles du 1er ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2.2 Equations différentielles linéaires du second ordre à coefficients
constants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.2.3 Systèmes différentiels linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2 Optimisation Statique 14
2.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2 Théorèmes fondamentaux d’optimisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.1 Rappels des résultats principaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.2 Cas de l’extremum libre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.3 Cas de l’extremum lié . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3 Maxima et minima globaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.4 Extrema avec contraintes sous forme d’égalités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4.2 Méthode de résolution : technique de Lagrange . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4.3 Conditions nécessaires et suffisantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4.4 Conditions du premier ordre suffisantes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.5 Extrema avec contraintes sous forme d’inégalités . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.5.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.5.2 Méthode de résolution : conditions de Khun et Tucker . . . . . . . . . . 21
3 Optimisation Dynamique 23
3.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
3.2 Extrémale libre en temps continu . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
3.2.1 Position du problème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
1
TABLE DES MATIÈRES
RAPPELS
3
CHAPITRE 1. RAPPELS
Comme fij00 = fji00 ∀(i, j), la matrice hessienne de f est une matrice symétrique d ’ordre n.
exemple
soit g(x, y, z) = 8x3 + y 3 − 12xyz + 10z 3 − 6z
Déterminer la matrice hessienne de g
exemple
soit f (x, y) = xy, 21 x2 + y, ln (1 + x2 )
A0 M A > 0 ∀A 6= 0
N.B. : Les éléments diagonaux aii d’une matrice définie positive sont tous > 0.
Matrice semi-définie positive : Soit M une matrice carrée symétrique. Soit A un vecteur
colonne quelconque. On note A0 sa transposée. Une matrice M est dite semi-définie positive si
et seulement si :
A0 M A > 0 ∀A
N.B. : Les éléments diagonaux aii d’une matrice semi-définie positive sont tous ≥ 0.
Matrice définie négative : Soit M une matrice carrée symétrique. Soit A un vecteur colonne
quelconque. On note A0 sa transposée. M est dite définie négative si et seulement si :
A0 M A < 0 ∀A 6= 0
N.B. : Les éléments diagonaux aii d’une matrice définie négative sont tous < 0.
Matrice semi-définie négative : Soit M une matrice carrée symétrique. Soit A un vecteur
colonne quelconque. On note A0 sa transposée. M est dite semi-définie négative si et seulement
si :
A0 M A 6 0 ∀A
N.B. : Les éléments diagonaux aii d’une matrice semi-définie négative sont tous ≤ 0.
1.1.8 Caractérisation :
Soit M une matrice carrée symétrique d’ordre n.
- M définie positive ⇔ ses n mineurs principaux diagonaux Dk sont > 0.
- M semi-définie positive ⇔ tous ses mineurs diagonaux (et pas seulement diagonaux !) Dk sont
> 0.
- M définie négative ⇔ ses n mineurs principaux diagonaux Dk sont alternativement < 0 ( k
impair) et > 0 ( k pair).
- M semi-définie négative ⇔ tous ses mineurs principaux Dk (et pas seulement diagonaux !) sont
alternativement 6 0 ( k impair) et > 0 ( k pair).
N.B. : Il est important de ne pas confondre la notion d’ensemble convexe avec celle de fonction
convexe.
Noter qu’ici, la matrice hessienne est indépendante de ses arguments x, y et z (ce n’est pas
toujours le cas). Les mineurs principaux diagonaux de H sont D1 = 2 > 0, D2 = 4 > 0 et
D3 = 8 > 0, donc H est définie positive, donc f est strictement convexe.
F (x, y, y 0 , y ” , . . . , y (n) ) = 0.
On appelle ordre d’une équation différentielle, l’ordre de la dérivée la plus élévée contenue dans
cette équation.
Exemples
2x2 y 0 + ex y 3 + 1 = 0 est une équation différentielle du 1er ordre tandis que y ” + y = 3x est une
équation différentielle du second ordre.
Définition 1.2.2. Résoudre ou intégrer une équation différentielle, c’est trouver l’ensemble des
fonctions y = f (x) vérifiant identiquement cette équation. La solution obtenue est dite solution
générale qu’on note yG . Si on connait une fonction particulière qui vérifie l’équation différentielle,
on parle de solution particulière qu’on note yp .
Equations linéaires
Ce sont des équations de la forme
Proposition 1.2.3. L’ensemble des solutions yG de (1) est la somme de l’ensemble des solutions
sans second membre yH et d’une solution particulière yp .
yG = yH + yp .
On dit qu’on a ramené la résolution de l’équation (1) à une quadrature (c’est-à-dire au calcul
d’une primitive).
Exemple
Intégrer : y 0 + y = 3x2 + x − 4
La solution générale de l’équation sans second membre est y = ke−x
• Méthode de la devinette vérification :
Cherchons y1 sous la forme d’une fonction polynôme de degré 2 : y1 (x) = αx2 + βx + γ d’où
0
y1 = 2αx + β et
on a : dy 2
dx d’où ln |y| = x + x2 + c
y
= 1 − x 2
2
y = ke(x+ x )
Equations homogènes
Ce sont des équations de la forme y 0 = f xy on se ramène à une équation à variables séparés
Equations de Bernoulli
Ce sont les équations de la forme y 0 + a (x) y = b (x) y α où α ∈ Z (on peut aussi supposer
α ∈ R, en ne cherchant que les solutions vérifiant y ≥ 0) a et b deux fonctions réelles. Si
α = 0 l’équation est linéaire, si α = 1 elle est linéaire et homogène. Dans les autres cas on se
ramène à une équation linéaire en U, où on a posé U = y 1−α
Exemple : intégrer y 0 = 3yx−1 − y 3 x−5
xy 0 + 3y = x2 y 2
Equations de Riccatti
Ce sont les équations de la forme
y 0 = a (x) y 2 + b (x) y + e (x)
où a, b, c sont des fonctions réelles de variables réelles définie sur un même intervalle de R.
Ces équations se ramènent à une équation de Bernoulli avec α = 2 si on connaı̂t une solution
particulière y1 en faisant le changement de fonction inconnue y = y1 + z :
z 0 = a (x) z 2 + [2a (x) y1 + b (x)] z
y 00 + 6y 0 + 10y = 0
y 00 − 3y 0 + 2y = 2x2 − 5x + 3
y 00 − 4y 0 = x2 − 2x
y 00 = x2 + x − 3
B. az 00 + bz 0 + cz = Deλt , où D et λ sont des constantes. Une solution particulière est de la
forme.
D
1. Si λ n’est pas racine du polynôme caractéristique, Zo (t) = aλ2 +bλ+c eλt
D
2. Si λ est racine simple du polynôme caractéristique Zo (t) = 2aλ+b teλt
D 2 λt
3. Si λ est racine double du polynôme caractéristique Zo (t) = 2a te
y 00 − 5y 0 + 6y = 5e2x
y 00 − 6y 0 + 9y = 5e3x
00 0
C. az + bz + cz = Pn (t) eλt où Pn est un polynôme de degré n, λ une constante. Une solution
particulière est de la forme.
1. Si λ n’est pas racine du polynôme caractéristique Zo (t) = eλt Qn (t) deg Qn = n
2. Si λ est racine simple du polynôme caractéristique Zo (t) = eλt Qn+1 (t) deg Qn+1 = n + 1
3. Si λ est racine double du polynôme caractéristique Zo (t) = eλt Qn+2 (t) deg Qn+2 = n + 2
y 00 − 6y 0 + 9y = 5e3x
y 00 + 2y 0 − 8y = 4 (3x + 5) e2x
D. az 00 + bz 0 + cz = eλt (A cos ωt + B sin ωt) où λ, ω, A, B sont des constantes.
a. En posant 2 cos ωt = eiωt + e−iωt , 2i sin ωt = eiωt − e−iωt et en remplaçant, on a une
équation du type C.
b. Si on demande seulement les solutions réelles, pour éviter les calculs, il est préférable
de procéder comme suit :
1. Si λ+iω n’est pas racine du polynôme caractéristique une solution particulière est Zo (t) =
eλt (C cos ωt + D sin ωt)
2. Si λ + iω est racine du polynôme caractéristique une solution particulière est Zo (t) =
λt
te (C cos ωt + D sin ωt)
Dans les deux cas on détermine C et D par identification. Si au second membre on a : cosn t,
sinn t,ou bien on les transforme en exponentielles complexes, ou bien on linéarise.
équation.
où les fonctions aij : U → R et bi : U → R sont données. Nous Supposerons Toujours qu’elles
sont continues sur l’intervalle
U.
b1 (t) x1 (t)
Pour tout t ∈ U , soit B(t) = ... , A(t) = (aij (t)) ∈ Mn (R) et X(t) = ... .
bn (t) xn (t)
Le système s’écrit
X 0 (t) = A(t) · X(t) + B(t)
Une solution de (S) est une fonction X : I → Rn , c’est-à-dire une courbe paramétrée de Rn ,
définie sur un intervalle ouvert I ⊂ U , dérivable en tout point t ∈ I et vérifiant ( S ) pour tout
t ∈ I (la fonction X est donc de classe C 1 sur I ). Le système homogène associé à (S) est le
système différentiel linéaire défini par
Il est défini pour tout t ∈ U , l’intervalle ouvert où la fonction B est définie. Le système
homogène associé
X 0 (t) = A · X(t)
est, quant à lui, défini pour tout t ∈ R.
Les vecteurs propres et les valeurs propres de A nous permettent de construire des solutions
du système homogène :
Soit A ∈ Mn (R), λ ∈ R une valeur propre de la matrice A et V ∈ Rn un vecteur propre associé.
Alors la fonction X : R → Rn définie par
X(t) = eλt V
X 0 (t) = A · X(t)
pour tous α1 , α2 , . . . , αn ∈ R
Exemple 1.
Déterminons les solutions maximales à valeurs réelles du système différentiel
0
x (t) = 2x(t) − y(t)
(H)
y 0 (t) = 3x(t) + 6y(t)
2 −1 0 (t)
et (H) s’écrit xy0 (t) = A x(t)
La matrice du système est A = y(t)
. Le polynôme ca-
3 6
ractéristique de A est PA (x) = (x − 3)(x − 5) et A est diagonalisable sur R . On trouve
E3 = Vect((1, −1)) et E5 = Vect((1, −3)). Les solutions maximales à valeurs réelles de (H)
sont les fonctions définies pour tout t ∈ R par
x(t) 3t 1 5t 1
= αe + βe
y(t) −1 −3
pour tous α, β ∈ R.
Optimisation Statique
2.1 Introduction
L’optimisation représente l’ensemble des techniques de recherche de l’extremum d’une fonc-
tion de plusieurs variables. Ces techniques se déclinent de manière différente selon le contexte
temporel du modèle considéré. Toutefois, quels que soient les cas, traditionnellement et sauf
indication contraire, la méthode de recherche de l’extremum, depuis l’avènement du calcul
différentiel, réside en deux étapes. La première étape détermine les candidats à l’extremum.
Dans cette étape, une fonction admet un extremum lorsque ses dérivées premières sont nulles
(gradient). La résolution de ces équations dérivées donne les points critiques recherchés. La se-
conde étape, quant à elle, détermine la nature de l’extremum à travers le signe de la dérivée
seconde de la fonction aux points critiques.
L’objectif du chapitre est une présentation des techniques d’optimisation dans sa diversité.
14
CHAPITRE 2. OPTIMISATION STATIQUE
Théorème 2.3.1. Si la fonction f est une fonction concave (respectivement convexe) sur son
domaine de définition Df , et s’il existe un point M0 ∈ Df tel que la dérivée de la fonction en
M0 est nulle (∇f (M0 ) = 0), alors le point M0 ∈ Df est un maximum global (respectivement un
minimum global) de la fonction f sur Df .
stationnaires du programme. Deux critères pratiques sont utilisables pour s’assurer de cette
condition :
Violation des contraintes : {x∗i }ni=1
est un point stationnaire de l’ensemble des fonctions
contraintes {gi = bi }ki=1 si Rg J {gi }ki=1 < k.
Non-violation des contraintes : {x∗i }ni=1 est un point stationnaire de l’ensemble des fonc-
tions contraintes {gi = bi }ki=1 si Rg J {gi }ki−1 = k. Autrement dit, les points qui annulent les
contraintes ne sont pas retenus dans la solution finale du programme d’optimisation.
Théorème 2.4.1. Soient les fonctions f et {gi }ki=1 qui sont définies sur l’ensemble convexe des
réalisables ( D = {~x ∈ Rn /gi (~x) = bi } ), continûment différentiables ; si le point stationnaire
{x∗i }ni=1 du programme est un optimum local et que le système
des contraintes satisfait la CQND,
alors, il existe des réels {λi }i=k i=k ∗ n
i=1 tels que {λi }i=1 , {xi }i=1 soit une famille de points station-
naires du lagrangien
k
X
L : (x1 , · · · xn , λ1 , · · · λk ) = f (x1 , · · · xn ) + λi [gi (x1 , · · · xn ) − bi ] .
i=1
Exemple 1
U = xy s.c. x + 4y = 16
1
Le gradient de la contrainte ∇g = ayant pour composante 1et 4 , la contrainte n’a
4
pas de point stationnaire, alors la CQND est satisfaite, Formons le lagrangien L(x, y, λ) =
xy − λ(x + 4y − 16).
Exemple 2
2
x + y 2 = 16
U = xyz s.c
x+z =5
La jacobienne de la contrainte est
2x 2y 0
Jg =
1 0 1
Elle a pour rang 2, si x = y 6= 0, la contrainte n’a pas de point stationnaire, alors la CQND est
satisfaite. Formons le lagrangien
max x + 3y − 12
2
∀(x, y) ∈ D ⊂ R
s.c. 10 + 2x + 3y − x2 − 2y 2 = 43
4
~ 1 = 3 , 3 avec
En remplaçant ces valeurs dans l’équation (3) on obtient deux vecteurs points : A 2 2
~ 2 = 1 , 0 avec λ = −1. Intéressons-nous à la condition suffisante.
λ = 1 et A 2
- Condition suffisante : nature de l’extremum
Les dérivées secondes sont : L00x = −2λ; L00y = −4λ; L00λ = 0 ; L00xy = L00yx = 0; L00xλ = L00λx = 2 − 2x
et L00λy = L00yλ = 3 − 4y.
Les formes quadratiques associées aux dérivées secondes sont données par les matrices symétriques
suivantes :
−2 0 −1
L00 A ~ 1 ⇔ HB A ~1 0 4 −3
−1 −3 0
et
2 0 1
L00 A~ 2 ⇔ HB A ~2 0 4 3
1 3 0
dont les déterminants sont respectivement : ∆HB A ~ 1 = 14 et ∆HB A ~ 2 = −22
~ 1 = 3 , 3 avec λ = 1, la forme quadratique contrainte
Par conséquent, pour le vecteur point A 2 2
associée aux dérivées secondes ~
est définie négative et le vecteur A1 est un maximum lié. Pour
~ 1
le vecteur point A2 = 2 , 0 avec λ = −1, la forme quadratique contrainte associée aux dérivées
~ 2 est un minimum lié.
secondes est définie positive et le vecteur A
Théorème 2.4.2. Soit la fonction de Lagrange L qui est définie sur un ensemble convexe Df et
de classe 1 sur Df , si elle est concave (respectivement convexe), elle admet un maximum contraint
absolu (res- pectivement minimum absolu) en M0 ∈ Df , si et seulement si ∇L (M0 ) = 0
- La fonction f est quasi concave. En effet, les signes des mineurs principaux extraits de la
matrice des dérivées secondes de la fonction f sont positifs ou nuls pour les mineurs pairs et
négatifs ou nuls pour les mineurs impairs ∆1 = − 29 < 0, ∆2 = 81 3
> 0, ∆3 = 02 , et la fonction
contrainte g(x, y, z) = x + 2y + 3z − 4 est linéaire. En conséquence, la fonction L est quasi
concave.
- Recherche du point stationnaire et nature de l’extremum (CNS)
2 1
∂L
= 13 x− 3 y 3 − λ = 0
∂x
2 1
∂L
= 13 y − 3 x 3 − 2λ = 0
∇L(•) = 0 ⇔ ∂y
∂L
∂z
= 1 − 3λ = 0
∂L
∂λ
= 4 − x − 2y − 3z = 0
maxx,y x2 + y 2 + z 2
P| s.c. x + 2y + z = 1
2x − y − 3z = 4
L (x, y, z, λ1 , λ2 ) = x2 + y 2 + z 2 − λ1 (x + 2y + z − 1) − λ2 (2x − y − 3z − 4)
Les deux vecteurs-lignes de cette matrice étant linéairement indépendants, JG est de rang 2
pour tout (x, y, z) (donc en particulier pour (x∗ , y ∗ , z ∗ ) ). La contrainte de qualification est donc
vérifiée. Le fait que les deux contraintes soient linéaires permet aussi de l’affirmer.
CPO : Si (x∗ , y ∗ , z ∗ , λ∗1 , λ∗2 ) est une solution du programme P, alors :
∂L
= 0 ⇔ 2x∗ − λ∗1 − 2λ∗2 = 0
∂z
∂L
= 0 ⇔ 2y ∗ − 2λ∗1 + λ∗2 = 0
∂y
∂L
= 0 ⇔ 2z ∗ − 2λ∗1 + 3λ∗2 = 0
∂z
∂L
= 0 ⇔ x∗ + 2y ∗ + z ∗ = 1
∂λ1
∂L
= 0 ⇔ 2x∗ − y ∗ − 3z ∗ = 4
∂λ2
L’unique solution de ce système de 5 équations à 5 inconnues est :
∗ ∗ ∗ ∗ ∗ 16 1 −11 52 54
(x , y , z , λ1 , λ2 ) = , , , ,
15 3 15 75 75
CSO : La fonction f étant une somme de fonctions convexes, elle est convexe quelles que soient
les valeurs de λ1 et λ2 . Par conséquent, (x∗ , y ∗ , z ∗ , λ∗1 , λ∗2 ) est un minimum
global.
Ccl : Le programme P admet un minimum global en 15 , 3 , 15 , 75 , 75 .16 1 −11 52 54
on ne sait pas si les contraintes liées au programme sont ”saturées”. De ce fait, on ne peut
pas utiliser totalement les dérivées partielles de la fonction lagrangienne, surtout la dérivée
partielle par rapport à λi . Cette dérivée donne des équations qui conditionnent la saturation ou
la non-saturation des contraintes. C’est sur ce point que réside la nouveauté par rapport à la
méthode classique de Lagrange. Donnons la définition de trois concepts clés qui seront une aide
à la résolution de programme ci-dessus. Ces trois concepts clés sont : la contrainte saturée, la
contrainte non saturée et la contrainte régulière.
Contrainte saturée : soit un point candidat à l’extremum A ~ ∈ D, on dit que la contrainte
~ si gi (A)
gi (•) est saturée en A ~ = bi .
Contrainte non saturée : soit un point candidat à l’extremum A ~ ∈ D, on dit que la contrainte
gi (•) est non saturée en A~ si gi (A)
~ < bi .
Contrainte régulière : soient les fonctions gi (•) dérivables au point candidat à l’extremum A ~
~ si aucune d’entre
tel que bi −gi (•) ≥ 0, on dit que les contraintes bi −gi (•) ≥ 0 sont régulières en A
elles n’est saturée. Autrement dit, si le rang de la matrice jacobienne des contraintes saturées en
A~ est égal au nombre de contraintes saturées (on définit ainsi le critère de qualification des
contraintes).
Le seul point stationnaire de la contrainte g1 ⇔ x2 + y 2 ≤ 1 est le point (0, 0), n’importe quel
point candidat est solution dans le domaine convexe de Z. Formons le lagrangien L (x, y, λ1 ) =
xy − λ (x2 + y 2 − 1)
- CNS ∂L
∂x
= y − 2λx = 0
∂L
= x − 2λy = 0
∂y
λ (x2 + y 2 − 1) = 0
2
x + y 2 ≤ 1; λ ≥ 0(λ ≤ 0)
Si λ = 0, cela sous-entend que g1 ⇔ x2 +y 2 ≤ 1 soit une contrainte qui ne soit pas saturée, alors le
point candidat x = y = 0 n’est pas acceptable. Si λ 6= 0, cela sous-entend que g1 ⇔ x2 +y 2 −1 = 0
soit une contrainte saturée, alors le système à résoudre est :
y − 2λx = 0 y
= xy 1
x − 2λy = 0 ⇒ 2
x
2 ⇒ x2 = y 2 =
2 x +y −1=0 2
x + y2 − 1 = 0
Ce système a pour solution quatre points candidats acceptables. Les deux points candidats
suivants x = y = ± √12 ; λ = 12 sont des points maxima liés ; et les deux points candidats :
x = √12 , y = − √12 ; λ = − 12 et x = − √12 , y = √12 ; λ = − 12 sont des points minima liés.
Application
Optimisation Dynamique
3.1 Introduction
Sous le vocable du ”calcul des variations”, les mathématiciens comme Euler, Lagrange, Ber-
noulli se sont préoccupés depuis 1896 des problèmes dynamiques. En adoptant progressivement
les théorèmes sous-jacents dans leur champ disciplinaire, les économistes ne se sont intéressés
aux problèmes dynamiques que dans les années 1920 avec les travaux de Hoteling et Rame-
sey. Cependant, il a fallu attendre les années 1960 pour que les techniques des mathématiques
dynamiques soient largement introduites en économie, principalement dans la théorie sur la
croissance, de la finance de marché... Aujourd’hui, ces techniques font partie de la boı̂te à ou-
tils de l’économiste. En conséquence, une introduction aux techniques appliquées aux modèles
dynamiques en économie (croissance, assurance, finance...) semble indispensable aux étudiants
d’économie et gestion pour comprendre certains modèles et leurs conclusions. Les modèles dy-
namiques se caractérisent par l’introduction du temps. Dans ces modèles, le temps peut être
introduit soit comme un indice (de manière discrète), soit comme une variable (de manière
continue). Cette différence de prise en compte du temps met en lumière deux types de dyna-
miques : la dynamique en temps discret et la dynamique en temps continu. Ces deux cadres
donnent, in fine, naissance à des techniques différentes de recherche d’extrema d’une fonction
dynamique : l’optimisation dynamique en temps discret et l’optimisation dynamique en temps
continu.
La méthodologie sous-jacente pour résoudre les problèmes dynamiques s’est développée dans
deux directions dans les années 1950. La première direction connue est celle qu’adopte R. Bellman
qui développe la méthode de programmation dynamique (”backward induction”). Cette méthode
est particulièrement adaptée au problème en temps discret (spécialement pour les modèles sto-
chastiques). La seconde direction est celle de L. Pontryagin qui développe le principe de la
maximisation en temps continu (contrôle optimal). Ce chapitre donne un aperçu de ces deux
techniques.
Pour aborder ce chapitre les prérequis recommandés sont principalement les concepts présentés
dans les fonctions de plusieurs variables , dans les équations de récurrence linéaires , dans les
équations différentielles linéaires et dans l’optimisation statique. L’objectif de ce chapitre est de
donner un aperçu des règles d’optimisation relative à des problèmes de planification intertem-
porelle. Même si certains aspects de la question sont à la limite du programme de premier cycle,
le but est de montrer comment utiliser la technique de Pontryagin et le principe d’optimalité de
Bellman.
23
CHAPITRE 3. OPTIMISATION DYNAMIQUE
∂F d
= (∂F/∂ ẋ).
∂x dt
équations d’Euler-Lagrange : théorème
2. Si on veut
R T résoudre le même problème que dans le paragraphe 2.1 avec de plus des contraintes
du type 0 Gi (t, x(t), ẋ(t))dt = ai , où ai est une valeur donnée pour 1 ≤ i ≤ n. Le programme
est alors :
Z T x(0) = a, x(T ) = b
Optimiser F (t, x(t), ẋ(t))dt s.c. x(t) ∈ C 1 , ẋ(t) ∈ C 1
x(t) 0 RT
0
G(t, x(t), ẋ(t))dt = an
On introduit les multiplicateurs de Lagrange λi , en s’assurant que Rg (JG ) = n (conditions de
qualification des contraintes), qui donne la fonction de Lagrange :
n
X
L (x(t), ẋ(t), λi ) = F (t, x(t), ẋ(t)) + λi Gi (t, x(t), ẋ(t)).
i=1
2e étape : Calculer les dérivées partielles de la fonction F par rapport à ses fonctions variables
∂F 0 ∂F 0
x(t) et ẋ(t) ∂x
= F x ; ∂ ẋ
= Fẋ .
∂F d ∂F
3e étape : Substituer ces dérivées partielles dans l’équation d’Euler ∂x
= dt ∂ ẋ
.
4e étape : Calculer la dérivée par rapport au temps t de la dérivée partielle par rapport à
0
la variable ẋ(t) ∂F
∂ ẋ
= F ẋ , et mettre en forme l’équation d’Euler.
1. L’intégrande
F = 6x2 (t)e3t + 4tẋ(t)
12x(t)e3t = 4
5. Puisqu’il n’y a pas dans l’équation d’Euler de termes dérivés, la résolution est immédiate
1
12x(t)e3t = 4 ⇒ x(t) = e−3t
3
Exemple 2 Z 2
4ẋ2 (t) + 12.t · x(t) dt
Optimiser
x(t) 0
12t = 8ẍ(t)
5. Puisqu’il y a un terme ẍ(t) dans l’équation d’Euler, la résolution n’est pas immédiate. Intégrons
deux fois chaque membre de l’égalité :
Z Z
12tdt = 8ẍ(t)dt ⇒ 6t2 + C1 = 8ẋ(t)
Z Z
6t + C1 = 8ẋ(t) ⇒ 2t3 + C1 t + C2 = 8x(t)
2
1 C1 C2
⇒ x(t) = t3 + t+ .
4 8 8
Pour x(0) = 1, x(2) = 4x(t) = 14 t3 + 21 t + 1.
Exercice 1 R
T
Soit J2 (x) = 0 (16x2 + ẋ2 − 4xẋ) dt + 2x2 (T )
a) Ecrire la condition d’Euler
b) Ecrire la condition de transversalité
c) Trouver les fonctions x qui vérifient la condition d’Euler, la condition de transversalité et la
condition x(0) = 1
RT
d) Même question avec J(x) = 0 (16x2 + ẋ2 − 4xẋ) dt + x(T )
Remarque : l’équation d’Euler est une condition nécessaire et non suffisante pour l’optimisation
dynamique. En résolvant l’équation d’Euler, la solution trouvée est une extrémale possible parmi
d’autres éventuelles. Il existe, comme dans le cas traditionnel, une condition du second ordre
pour déterminer la nature de l’extrémale, sauf si l’on montre la convexité de fonction F .
c) Résoudre le problème.
d’une extrémale x(t) de classe 1 , une solution d’un programme dynamique type suivant :
Z T
Optimiser J(x(t), u(t)) = F (t, x(t), u(t))dt
x(t),u(t) 0
x(0) = a, x(T ) = b
s.c. G(t, x(t), u(t)) = ẋ(t)
x(t), u(t) ∈ C 1 [0, T ]
où x(0) = a et x(T ) = b représentent les contraintes terminales du programme, G(t, x(t), u(t)) =
ẋ(t) la contrainte fonctionnelle appelée équation de transition, x(t) et u(t) sont respectivement
la variable d’état et la variable de contrôle.
1
x(0) = 1, x(1) = e − e
s.c.
x(t) ∈ C 1 [0, 1]
1. L’intégrande est
F = −(t + x(t) + ẋ(t))2
2. Calcul des dérivées partielles
∂F ∂F
= −2(t + x(t) + ẋ(t)) et = −2(t + x(t) + ẋ(t))
∂x ∂ ẋ
3. CN : L’équation d’Euler est
∂F d ∂F
= ⇔ t + x(t) + ẋ(t) = 1 + ẋ(t) + ẍ(t)
∂x dt ∂ ẋ
⇒ ẍ(t) − x(t) = t − 1
Cas particulier
En imposant que l’intégrale de la contrainte fonctionnelle ait une valeur constante, la fonction
de Lagrange est formée de la somme de la fonction objectif et de la contrainte multipliée par le
multiplicateur de Lagrange.
Théorème 3.3.3. Une trajectoire x(t) est une extrémale pour (0, x(0)) et (T, x(T )) en optimi-
sation dynamique sous une contrainte fonctionnelle, si elle est solution de l’équation d’Euler-
Lagrange ∂H
∂x
= dtd ∂H
∂ ẋ
Exemple Z 1
ẋ2 (t) + 2x(t) e−it dt
Optimiser J(x(t)) =
x(t) 0
x(0) = 0, x(1) = 5
1
s.c. R1
(ẋ(t)e−it ) dt = 5
0
x(t), ∈ C 1 [0, 1]
d (2ẋe−it + λ)
∂H d ∂H
2. = ⇔ 2e−it = ⇒ 2e−it = −2iẋe−it + 2ẍe−it
∂x dt ∂ ẋ dt
⇒ ẍ − iẋ = 1
- On obtient une équation différentielle linéaire d’ordre 2. Son polynôme caractéristique est :
P (r) = r2 − ir = 0 ⇒ r1 = i et r2 = 0.
On déduit son terme général W (t) = λ1 eit + λ2 Comme le second membre est un polynôme de
degré zéro,
1
V (t) = at ⇒ V (t) = − t
i
it 1
- En définitive x(t) = W (t) + V (t) = λ1 e + λ2 − i t.
La substitution des contraintes terminales x(0) = 0 et x(1) = 5 implique λ1 = −λ2 = i(e5i+1
i −1) et
5i+1 it t
que x(t) = i(ei −1) (e − 1) − i .
Procédure de résolution
Dans un problème d’optimisation dynamique avec une contrainte fonctionnelle, lorsque l’ho-
rizon temporel est fixé (les bornes sont fixées), la recherche de l’extrémale d’une intégrale donnée
est facilitée en suivant les quatre étapes suivantes :
3e étape : Calculer la dérivée partielle de la fonction H par rapport à la variable d’état x(t) et
égaliser cette dernière à l’opposé de la dérivée temporelle du multiplicateur λ(t)
∂H ∂F ∂G
= + λ(t) = −λ̇
∂x ∂u ∂x
Ce résultat est l’équation d’Euler. Calculer la dérivée partielle de la fonction H par rapport au
multiplicateur fonctionnel λ(t)
∂H
= ẋ .
∂λ(t)
∂H
∂λ = ẋ
e ∂H
4 étape : Résoudre le système différentiel ∂x
= −λ̇(t)
∂H
∂u
=0
Exemple R1
Reprenons l’exemple traité précédemment : Optimiser J(x(t), u(t)) = 0 [−(u(t) + 2x(t))2 ] dt
x(0) = 1, x(1) = e − 1e
s.c. x(t) + u(t) − t = ẋ(t)
x(t) ∈ C 1 [0, 1], u(t) ∈ C 1 [0, 1]
On montre que F (le signe des mineurs principaux est négatif et égal à zéro) et G (est linéaire)
sont quasi concaves. Ce qui assure que les conditions nécessaires sont suffisantes.
Complément
Soit à résoudre le problème suivant :
hR i
T
max 0 F (t, x(t), u(t))dt + g(x(T ))
x(0) = x0
où λ désigne la variable adjointe dans la fonction Hamiltonnienne.
RMQ : On peut procéder également par la méthode de substitution
Exercice
On considère le problème de contrôle optimal suivant :
RT
Maximiser 0
(−2x(t) − 3v 2 (t)) dt + x(T )
ẋ(t) = x(t) − 3v(t)
x(0) = 1, v(t) ∈ R
3.4 Applications
Application 1
R 5 Maximiser sur t ∈ [0, 5] le flux actualisé de l’utilité tirée de la consommation C(t) tel que
−it
0
e U (c(t))dt. Le taux d’intérêt est i = 0, 12, les conditions aux bornes sont K(0) = 320 et
K(5) = 480 et la fonction d’utilité est U (c(t)) = [c(t)]1/2 . La fonction de consommation est
c(t) = G(K(t)) − I(t) avec une fonction de production linéaire G(K(t)) = 14 K et une fonction
5
d’investissement I(t) = K̇ + 60 + 100 K(t).
Application 2
Capital humain. Considérons un agent offrant sa force de travail sur un horizon [0, T ]. À
chaque période t, ses revenus R(t) sont le produit :
- du nombre d’heures de travail h(t) ∈ [0, h̄], où h̄ = 1 est la durée légale du travail par période ;
- du niveau de son capital humain k(t) ≥ 0 ;
- du salaire horaire w(t) normalisé à w(t) = w = 1, ∀t.
Soit donc le revenu en t, R(t) = w(t)h(t)k(t) = h(t)k(t). L’agent peut accumuler du capital
humain en se formant (cours, stages, expériences) pendant une fraction ρ ∈]0, 1[ du nombre
d’heures non travaillées, soit ρ[h̄ − h(t)]. De plus, son capital humain se déprécie (perte de
compétences) à un taux δ < ρ. La contrainte de mouvement du capital humain s’écrit alors :
où r > 0 est le taux d’actualisation, sous les contraintes de mouvement et sur le contrôle
0 ≤ h(t) ≤ 1. On supposera que le capital humain initial est donné k(0) = 1. On notera λ(t) la
Application 3
Acquisition d’expérience. Une entreprise vend un produit à partir d’une technologie nou-
velle. à l’instant t, l’adéquation du produit aux attentes de la clientèle est représentée par un
indice d’expérience x. L’expérience permet d’accroı̂tre la recette par unité vendue selon la re-
lation R(x(t)) croissante, concave en x(t) et R(0) = 1. à chaque période, la firme bénéficie
d’un apprentissage dans la confection du produit qui accroı̂t son expérience selon la relation
x0 (t) = q(t), où q(t) est la production au temps t. En date t = 0, son expérience est nulle soit
x(0) = 0.
Le calcul économique de la firme consiste à maximiser la somme actualisée des profits (au taux
r > 0 ) sur un horizon donné T . Le problème peut alors s’écrire
RT
max 0 e−rT R(x(t))q(t) − 12 q(t)2 dt
Pour résoudre ce problème, il est indiqué de commencer par la fin (induction arrière).
Pour l’horizon final t = 2, puisque c’est la fin pour l’agent, le stock de capital k2 est un pa-
ramètre. Un paramètre qui provient des décisions précédentes conditionnelles. Le consommateur
est alors confronté au problème suivant :
Max ln (ct )
c2
s.c. 0 ≤ c2 ≤ k2
Ce programme donne k2 = c∗2 car il n’est plus nécessaire pour le consommateur d’épargner pour
accumuler du capital. Donc la solution optimale consiste pour le consommateur à consommer
tout le stock de capital provenant de la période antérieure.
Posons alors la valeur optimale (”fonction valeur”) de v2 (k2 ) est v2 (k2 ) = max (ln c2 ) = ln c∗2 .
Pour l’horizon suivante t = 1, le stock de capital k1 est un paramètre, sa valeur étant déterminée
en t = 0. Soit l’équation de Bellman 3 à la période 1 suivante :
v1 (k1 ) = max0≤c1 ≤k1 (ln c1 + v2 (k2 ))
s.c. k2 = (k1 − c1 )1/2
h i
Or l’on sait que k2 = c∗2 et que v2 (k2 ) = ln c∗2 = ln (k1 − c1 )1/2 .
D’où v1 (k1 ) = max0<c1 <k1 ln c1 + ln (k1 − c1 )1/2 .
dv1 (k1 ) (k1 −c1 )−1/2
CNS dc1 = 0 ⇒ c1 − 2(k −c )1/2 ⇒ c∗1 = 32 k1 .
1
1 1
Donc il faut consommer 2/3 du stock disponible au début de la période et épargner le reste en vue
de produire en t = 2. Alors la valeur optimale de v1 (k1 ) est v1 (k1 ) = ln 23 k1 + ln (k1 − c1 )1/2 .
Exercice
Soit un modèle d’optimisation du consommateur à une structure temporelle discrète. Le consom-
mateur à chaque date décide de consommer ou d’épargner pour accumuler le capital afin de
1/2
produire. La fonction de production est définie par la relation suivante : kt+1 = kt − ct ; ct est
la consommation et kt est le stock de capital accumulé. Résoudre le programme intertemporel
du consommateur ci-dessous : P2
max 0 ln ct
1/2
s.c. kt+1 = kt − Ct
k0 = 1, 0 ≤ ct ≤ kt
Exercices
I) Trouver les courbes extrémales des fonctionnelles suivantes :
R2
1. 0
(2ẋ2 − 42xt + 11t) dt avec les conditions aux bornes x(0) = 1; x(2) = 5.
R5
2. 1
(ẋ2 + 60xt3 ) dt avec les conditions aux bornes x(1) = 0; x(5) = 10.
R 3 2
3. 1 38tẋ3 dt avec les conditions aux bornes x(1) = 0; x(3) = 5.
RT
4. t0
(8ẋ2 + 16x2 + 9xẋ) dt.
III) Un investisseur détenant une richesse W0 veut répartir cette richesse entre n classes d’actifs,
n > 2. Pour cela il va utiliser le critère moyenne-variance.
Les espérances des rendements des
µ1
·
n classes d’actifs sont données par : M = · et les variances-covariances par V matrice
µn
carrée d’ordre n définie positive.
Soit x1 , . . . , xn les parts respectives de la richesse investies dans
x1
·
les actifs. On pose X = · et on considère le problème
xn
Maximiser X T M − γX T V X
GX = D
où G matrice (2, n) de rang 2, D matrice (2, 1) et γ est le degré d’aversion vis-à-vis du risque.