0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues7 pages

Generalite

Le document traite des lois relatives à la cybercriminalité et à la cybersécurité au Cameroun, en précisant les responsabilités pénales selon l'âge et les infractions telles que le vol et l'escroquerie. Il souligne l'importance des lois pour définir les droits et devoirs des citoyens, ainsi que la nécessité de respecter ces lois pour garantir la sécurité et la liberté individuelle. Enfin, il présente les objectifs d'un cours sur les TIC et le droit, ainsi que les institutions chargées de réguler ce secteur.

Transféré par

koweema1
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues7 pages

Generalite

Le document traite des lois relatives à la cybercriminalité et à la cybersécurité au Cameroun, en précisant les responsabilités pénales selon l'âge et les infractions telles que le vol et l'escroquerie. Il souligne l'importance des lois pour définir les droits et devoirs des citoyens, ainsi que la nécessité de respecter ces lois pour garantir la sécurité et la liberté individuelle. Enfin, il présente les objectifs d'un cours sur les TIC et le droit, ainsi que les institutions chargées de réguler ce secteur.

Transféré par

koweema1
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

« Les paroles s’envolent, mais les images vidéo, audio et les écrits restent !

» cfre art 78 de la
loi n°2010/012 ;

La loi est d’abord d’ordre dissuasive (mise en garde) avant d’être répressive ;

La loi pénale de la République s'applique à tout fait commis sur son territoire;
Sont compris dans le territoire de la République, les eaux territoriales et l'espace aérien au-dessus
de ce territoire et de ses eaux ainsi que les navires et aéronefs immatriculés dans la République.

Article 80 — La minorité. (Pénalité responsable)

(1) Le mineur de dix ans n'est pas pénalement responsable.


(2) Le mineur de dix à quatorze ans pénalement responsable ne peut faire l'objet que de l'une des
mesures spéciales prévues à la loi.
(3) Le mineur âgé de plus de quatorze ans et de moins de dix-huit ans pénalement responsable
bénéficie de l'excuse atténuante.
(4) Le majeur de dix-huit ans est pleinement responsable.
(5) l’âge de la majorité se calcule à la date de la commission de l’infraction

Article 318 — (L. n°90-061 du 19 déc.1990). Vol, abus de confiance, escroquerie.


(1) Est puni d'emprisonnement de cinq à dix ans et d'une amende de 100.000 à 1.000.000 de francs
celui qui porte atteinte à la fortune d'autrui :
a) Par vol, c'est-à-dire en soustrayant la chose d'autrui ;
b) Par abus de confiance, c'est-à-dire en détournant ou détruisant ou dissipant tout bien susceptible
d'être soustrait et qu'il a reçu à charge de le conserver, de le rendre, de le représenter ou d'en faire
un usage déterminé.
Toutefois, le présent paragraphe ne s'applique ni au prêt d'argent, ni au prêt de consommation;
c) Par escroquerie, c'est-à-dire en détournant fallacieusement la victime soit par des manœuvres,
soit en affirmant ou dissimulant un fait.
(Non-rétroactivité : Ne sont pas soumis à la loi pénale les faits commis antérieurement à l’entrée
en vigueur de la loi ou ceux qui n'ont pas été jugés avant son abrogation (annulation) expresse ou
tacite.

1
- Autour des devoirs

Pourquoi élabore-t-on des lois ? Les lois servent à définir les droits et les devoirs de chacun. Elles
servent à assurer le respect des personnes, leurs biens, leur vie, leurs goûts, leurs opinions politiques
et religieuses, leurs inventions.

Qu’est-ce qu’un devoir ?Un devoir est une obligation qui peut être de nature juridique ou morale.

Pourquoi les citoyens doivent-ils respecter les lois ?Tout d’abord, les citoyens sont
indirectement des acteurs dans l’élaboration des lois. La Constitution précise que la
souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants (ex : les
parlementaires) et par la voie de référendum (Référendum : Procédure de vote permettant de
consulter directement les électeurs sur une question ou un texte, qui ne sera adopté qu’en cas de
réponse majoritaire).

Les citoyens sont moralement contraints de respecter les lois dans leur vie quotidienne, qu’il
s’agisse de textes ayant trait à leur vie privée ou des textes relatifs à leur vie professionnelle.
L’auteur, même indirect, d’une loi, ne peut se dispenser de son application. Les citoyens sont
obligés de respecter les lois afin de permettre une vie en société organisée et d’éviter le
développement de la loi "du plus fort". Car entre le faible et le fort c’est la loi qui libère.

L’obligation pour tous les citoyens de respecter les lois est la meilleure assurance que la liberté,
les droits et la sécurité de chacun d’entre d’eux soient garantis de manière effective car le code
pénal en son article 1er pose le principe de l’égalité de tous devant la loi. Le non-respect des lois
et règlements constitue une faute qui, peut conduire à de lourdes sanctions pénales ou civiles.

Que signifie "nul n’est censé ignorer la loi" ?Cet adage signifie il est nécessaire de connaître car
si ces lois n’existaient pas toute personne poursuivie pourrait invoquer l’ignorance d’un texte pour
échapper à toute sanction.

2
I. OBJECTIFS:
Entre autres objectifs. Tout au long de ce cours il s’agira pour chacun de :

 Appréhender les enjeux humains et sociaux liés à l’utilisation des TIC et cerner l’impact
de leur manipulation dans la société et sur l’homme.
 Comprendre le fléau qu’est la cybercriminalité, en appliquant par la suite un modèle de
cyber sécurité ;
 Permettre une utilisation responsable des TIC en général et de l’internet en particulier ;

II. BIBLIOGRAPHIE :
 Loi n°2010/012 du 21 décembre 2010 relative au cyber sécurité et à la cybercriminalité au
Cameroun ;
 Loi n°2010/021 du 21 décembre 2010 régissant le commerce électronique au Cameroun ;
 Loi n°2010/013 du 21 décembre 2010 régissant les communications électroniques au
Cameroun ;
 Etat des lieux de la problématique de la cyber sécurité et de la cybercriminalité Présenté au
cours de l’Atelier de sensibilisation des Parlementaires sur le renforcement de la cyber
sécurité Par Monsieur BIYITI bi ESSAM Jean Pierre Ministre des Postes et
Télécommunications le Mercredi, 01 Février 2012 ;
 Article de Félicité BAHANE N. paru dans Cameroun Tribune le 28 décembre 2010 Une
loi pour traquer les cybers criminels;
 Loi Godfrain n° 88/19 du 05 janvier 1988 dont les dispositions ont été reprises par le code
pénal français dans le chapitre intitulé « les atteintes aux systèmes de traitement
automatisées de données » ;
 La loi camerounaise n° 2000/011 du 19 décembre 2000 relative aux droits d’auteurs et
aux droits voisins ;
 Le Décret N°2012 du 10 avril 2012 qui confère de nouvelles missions de cyber sécurité à
l’Antic (a permis d’arrimer l’Agence aux méthodes les plus récentes dans la lutte contre
l’insécurité sur internet);
 Cours Droit civil : Droit des personnes et de la nationalité cours du Pr. ATANGANA
MALONGUE ; Yaoundé II-SOA, 2011

3
III. PLAN DU COURS :
Chapitre 1 : TIC ET DROIT AU RESPECT DE LA VIE PRIVÉE

Chapitre 2: LÉGISLATION NATIONALE ET INTERNATIONALE SUR LA CYBERCRIMINALITÉ

Chapitre 3 : CYBER SÉCURITÉ ET CYBERCRIMINALITÉ

Chapitre 4: TIC ET BIENS MATÉRIELS ET LOGICIELS

Chapitre 5: LES CONTRATS INFORMATIQUES

Chapitre 6: TIC ET PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE

IV. QUELQUES DEFINITIONS :


La notion de droit à une double connotation (sens) :

 1èrement Le droit : est l’ensemble des règles jurisprudentielles et normatives régissant la vie
en société et sanctionnées par la puissance: c’est le droit objectif.
 2ièment le droit : est aussi une prérogative attribuée à un individu dans son intérêt lui
permettant de jouir d’une chose, d’une valeur ou d’exiger d’autrui une prestation : c’est le
droit subjectif.
 Droit des TIC : c’est l’ensemble des dispositions normatives et jurisprudentielles relatives
aux TIC.
 TIC : ensemble de ressources nécessaires pour manipuler l’information et particulièrement
les ordinateurs, programmes et réseaux nécessaires pour la convertir, la stocker, la gérer, la
transmettre, la retrouver grâce à des moyens électroniques.
 Faux en informatique : consiste à modifier ou à effacer la portée des données d’un
système, d’un réseau de communication ou à modifier la portée initiale de ces données.
 Fraude en informatique : est une forme d’escroquerie au sens classique du terme, elle vise
à soutirer par tout moyen technologique des biens ou des fonds à des personnes qui ne se
doutent de rien ceci dans le but de se procurer un avantage frauduleux ou encore dans le

4
but de nuire à autrui. La fraude et la falsification sont les formes traditionnelles de
criminalité.
 Information : c’est un élément conceptuel qui permet le traitement, le stockage, et le
transfert de connaissance. Les TIC regroupent un ensemble de ressources nécessaires pour
manipuler l'information et particulièrement les ordinateurs, les programmes et réseaux
nécessaires pour la convertir, la stocker, la gérer, la transmettre et la retrouver ;
 Données informatique : éléments numériques ou alphanumériques codées et lisibles par la
seule machine, en vue de leur enregistrement, traitement, conservation et communication;
 Droit d’accès : Droit nécessaire à un utilisateur pour l'accès à des données protégées dans
un système de traitement automatisé de données. L’utilisateur devra alors dans un premier
temps être identifié. Les droits sont définis par un administrateur ;
 Accès illicite : accès intentionnel, sans en avoir le droit, à l’ensemble ou à une partie d’un
réseau de communications électroniques, d’un système d’information ou d’un équipement ;
 Infraction : actes répréhensibles sanctionnés par la loi pénale.

Selon l’article 21cp Les infractions pénales sont classées, suivant leur gravité, en
crime, délit et contravention

 Crime : sont qualifiées crimes les infractions punies de la peine de mort ou d’une peine
privative de liberté dont le maximum est supérieur à 10 ans ;
 Délit : sont qualifiées délits les infractions punies d’une peine privative de liberté ou d’une
amende c’est-à-dire lorsque la peine privative de liberté encourue est supérieure à 10 jours
et n’excède pas 10 ans ou que le maximum de l’amende est supérieur à 25.000 francs ;
 Contravention : sont qualifiées de contraventions les infractions punies d’un
emprisonnement qui ne peut excéder 10 jours ou d’une amende qui ne peut excéder 25 000
francs ;
 Plainte : acte par lequel toute personne qui s’estime victime d’une infraction en informe le
procureur de la république, la police ou la gendarmerie. Le plaignant dispose de délais
(prescription) au-delà desquels il perd ses droits à saisir la justice pénale. (1 an pour les
contraventions ; 3 ans pour les délits (vols, coups et blessures, escroqueries), 10 ans pour
les crimes.) Dépassé ces délais la victime ne peut demander réparation que devant une
juridiction civile.

5
 Amende : c’est la somme d’argent qui doit être versée à l’Etat par le coupable dans un délai
déterminé par le juge ; avant d’imposer une amande le juge doit être convaincu que la
personne à la capacité de payer.
 Loi : règle ou ensemble de règles établies par une autorité souveraine.
 Norme : règle, principe.
 Règle : principe, convention propre à un enseignement, à une discipline
 Commission rogatoire : commission qu’un tribunal adresse à une autorité pour le charger
d’un acte de procédure ou d’une instruction qu’il ne peut faire lui même
 Cyberespace : espace virtuel qui ne peut pas être matérialisé contenu dans un réseau
informatique surtout Internet ;
 Veille sécuritaire : ensemble de mesures (humaines et techniques) mises en place pour
scruter l’évolution du cyber sécurité, de cybercriminalité, des menaces ou vulnérabilités
dans le but de sécuriser ou d’anticiper sur la sécurité d’un cyberespace donné.
 SI : est un ensemble de ressources matériels, logiciels, permettant de créer, d’acquérir, de
traiter, de classifier, et de diffuser de l'information ;
 Société de l’information : qualifié de société de la connaissance, du savoir, désigne une
société dans laquelle les technologies de l’information jouent un rôle principal.

INTRODUCTION GÉNÉRALE
Les TIC regroupent les techniques utilisées pour manipuler l’information. L’usage de ces
techniques est définitivement entré dans nos habitudes et à réellement révolutionnée la vie
quotidienne des populations. Cependant force est de souligner que les technologies ne présentent
pas que des aspects positifs, elles s’accompagnent également des infractions de toutes sortes. (Il
convient par conséquent d’analyser les expériences concrètes, les usages et les régulations
existantes afin de mettre en évidence les effets positifs et négatifs liés à l’utilisation des TIC). Il est
rassurant de constater que les législations des pays ont pris à bras le corps les problèmes liés à
l’usage des TIC, nous pouvons aussi dire que la notion de droit a été institué avant l’avènement des
TIC, en l’absence des textes législatifs et règlementaires traitant spécifiquement des infractions

6
liées ou facilitées par l’utilisation des TIC la jurisprudence, le jugement par analogie, l’emprunt
des législations ou les peines s’appliquant aux cas similaires classiques seront appliquées. Le droit
des TIC sera donc défini comme l’ensemble des dispositions normatives et jurisprudentielles
relatives aux TIC.

Concernant Les principaux organes institutionnalises de régulations du secteur des TIC,


l'Agence de Régulation des Télécommunications (A.R.T) et l'Agence Nationale des Technologies
de l'Information et de la communication (A.N.T.I.C) disposent de missions précises en matières
de télécommunications. L'Agence de Régulation des Télécommunications (A.R.T) est l'organe de
régulation et de contrôle des activités de télécommunications au Cameroun c'est-à-dire d'assurer
la régulation, le contrôle et le suivi des activités des exploitants et des opérateurs du secteur des
télécommunications. Etant sous tutelle administrative du Ministère chargée des
télécommunications, elle est organisée de manière à répondre aux questions nationales en matière
de télécommunications.) et L'Agence Nationale des Technologies de l'Information et de la
Communication (A.N.T.I.C).

Créée par décret n° 2002/092 du 08 avril 2002, elle est née de la volonté des pouvoirs publics
de veiller, dans l'usage des Technologies de l'Information et de la Communication, au respect de
l'éthique, a la protection de la propriété intellectuelle, des consommateurs, des bonnes mœurs, et
de la vie privée assure également le renforcement des capacités des personnels de l'Etat dans le
domaine des TIC.

Vous aimerez peut-être aussi