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MP TD Integ Param

Le document présente une série d'exercices sur l'intégration sur un intervalle quelconque et les intégrales à paramètre, destinés aux classes préparatoires MP. Chaque exercice aborde des concepts tels que l'existence et la convergence des intégrales, ainsi que des calculs spécifiques d'intégrales. Les solutions sont fournies pour chaque exercice, permettant une compréhension approfondie des techniques d'intégration.

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Exercices avec corrigés

Intégration sur un intervalle


quelconque et intégrales à
paramètre

Classe : MP
Conforme aux programmes de 2023 des CPGE marocaines et françaises

Date : 9 février 2026


Auteur : Pr. B. Seddoug

[Link] 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

Énoncés des exercices

1 Intégrales sur un intervalle quelconque

Exercice 1. Justifier l’existence des intégrales suivantes :


R +∞ √
R +∞ dx 3. e− x
dx.
1. 1
√ . 0
x 1 + x 3 + x6
R1 dx R +∞ 1
2. 0 √3
. 4. ln(1 + )dx.
x − x3
2 0 x2

Voir la solution


Exercice 2. Étudier l’intégrabilité de f : x 7→ (x + 2) − x2 + 4x + 1 sur I = [0, +∞[ sur I.

Voir la solution

R +∞ R +∞ R +∞ 2
Exercice 3. Discuter la convergence des trois intégrales 0
sin(x2 )dx, 0
sin2 (x)dx et 0
eix dx.

Voir la solution

Exercice 4. Pour α, β ∈ R, on étudie la nature de l’intégrale :


Z +∞
dt
2 t (ln t)β
α

R +∞ dt
1. On suppose α > 1. Montrer que l’intégrale 2 tα (ln t)β
converge pour tout β.
R +∞ dt
2. On suppose α = 1. Calculer l’intégrale 2 t(ln t)β
et déterminer pour quelles valeurs de β l’intégrale étudiée
converge.
R +∞ dt
3. On suppose α < 1. Montrer que l’intégrale 2 tα (ln t)β
diverge pour tout β.

Voir la solution

Exercice 5. Calculer les intégrales suivantes :


R +∞ dt
R +∞ 1
1. 0 (t+1)(t+2) 3. 0
ln(1 + t2 )dt
R +∞ R +∞ √
dt
2. 0 (et +1)(e−t +1) 4. 0
e− t
dt

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[Link] 1/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

2 Intégrales à paramètre
2.1 Suites définies par une intégrale

Exercice 6. Calculer les limites de la suite (un )n dans chacun des cas suivants :
R π/4 R +∞ xn dx
1. un = 0
tann xdx. 4. un = 0 xn+2 +1 .
R +∞ sinn x Rn n −2x
2. un = 0 x2 dx. 5. un = 0
1 + nx e dx.
R +∞ dx R +∞ −t n
3. un = 0 xn +ex . 6. un = 0
e sin (t)dt.

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2.2 Questions d’interversion

P∞ 1 π2
Exercice 7. Dans cet exercice, on admet que n=1 = 6 .
n2
R +∞ t
1. Calculer l’intégrale 0 et −1 dt.

2. Établir que Z 1 Z 1
ln(1 + t) ln t
dt = − dt
0 t 0 1+t
et en déduire que
1 +∞
(−1)n−1
Z
ln(1 + t) X
dt = .
0 t n=1
n2
R1ln(1+t)
Calculer alors l’intégrale 0 t dt.

Voir la solution

2.3 Fonctions définies par une intégrale

R1 tx−1
Exercice 8. Pour tout réel x tel que 0 1+t
dt converge, on pose
1
tx−1
Z
f (x) = dt.
0 1+t

1. Donner le domaine de définition de f .


2. Étudier la monotonie de f .
3. Calculer, pour x > 0, f (x) + f (x + 1).
4. Déterminer les limites de f ainsi que des équivalents simples de f (x) en +∞ et en 0+ .

Voir la solution

e−t
R +∞
Exercice 9. Pour x > 0, on pose F (x) = x t dt.
1. Montrer que F (x) est bien définie pour tout x > 0.
2. Établir que F est de classe C 1 sur R+⋆ et calculer F ′ (x).

[Link] 2/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

3. Montrer que limx→+∞ xF (x) = 0 et limx→0+ xF (x) = 0.


R +∞
4. Sans exprimer F (x), justifier l’existence et calculer 0 F (x)dx.

Voir la solution

Exercice 10. Soit f : R → R définie par


1 2
e−x(1+t )
Z
f (x) = dt.
0 1 + t2

1. Montrer que f est dérivable sur R et exprimer f ′ (x).


2. Calculer f (0) et lim+∞ f .
3. On note g l’application définie par g(x) = f (x2 ). Montrer
Z x 2
−t2 π
g(x) + e dt = .
0 4

4. Conclure que √
Z +∞
−t2 π
e dt = .
0 2

Voir la solution

R +∞ 2 itx
Exercice 11. On considère la fonction g définie par g(x) = −∞
e−t e dt.
1. Montrer que g est définie de classe C 1 sur R.
2. Montrer que g est solution d’une équation différentielle de premier ordre à déterminer.
3. Déterminer l’expression de la fonction g.

Voir la solution

e−t
R +∞
Exercice 12. Pour tout réel x tel que l’intégrale 0 1+tx dt converge, on pose
+∞
e−t
Z
F (x) = dt.
0 1 + tx

1. Montrer que F (x) est bien définie pour tout x ⩾ 0.


2. Montrer que F est de classe C ∞ sur [0, +∞[.
3. Calculer F (n) (0) pour tout n ∈ N.

Voir la solution

Exercice 13. (Math 1, CNC MP, 2023) On considère les fonctions f et g définies sur R+ par :
+∞ +∞
e−xt
Z Z
sin t
f (x) = dt et g(x) = dt.
0 1 + t2 0 x+t

[Link] 3/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

On admet que les intégrales Z +∞ Z +∞


sin t cos t
dt et dt
0 t 0 t
sont convergentes, ce qui justifie en particulier que la fonction g est bien définie.
1. Montrer que f et g sont de classe C 2 sur R+⋆ et qu’elles vérifient l’équation différentielle
1
y ′′ + y = .
x
2. Montrer que f est continue en 0.
3. On veut montrer que g est aussi continue en 0.
.Première méthode (CNC 2023) : Montrer que pour tout x > 0
Z 1 Z +∞
1 1
|g(x) − g(0)| ≤ x dt + x dt
0 x+t 1 t(x + t)

et en déduire que g est continue en 0.


. Deuxième méthode :
— Montrer que la fonction h : x 7→
R 1 sin t
dt est continue sur [0, +∞[.
0 x+t
R +∞ sin t
— À l’aide d’une intégration par partie, montrer que la fonction k : x 7→ 1 x+t dt est continue sur
[0, +∞[.
Conclure que g est continue en 0.
4. Montrer que limx→+∞ f (x) = 0 et limx→+∞ g ′′ (x) = 0 puis que limx→+∞ g(x) = 0.
5. En résolvant l’équation différentielle y ′′ + y = 0 justifier que f = g puis en déduire que
Z +∞
sin t π
dt = .
0 t 2

Voir la solution

Exercice 14. (Math 1, CCINP MP, 2024)


1
1. Donner sur l’intervalle ] − 1, 1[ le développement en série entière de la fonction x 7→ 2 , puis calculer
Z 1 x −1
ln(x)
l’intégrale 2
dx. On donnera le résultat sous la forme de la somme d’une série numérique.
0 x −1
R +∞ arctan(tx)
2. On pose pour x ∈ [0, +∞[, f (x) = 0 1+t2 dt.
Démontrer que la fonction f est bien définie et est continue sur l’intervalle [0, +∞[.
3. Établir que cette fonction f est de classe C 1 sur l’intervalle ]0, 1] et exprimer f ′ (x) comme une intégrale.
t x2 t
4. Réduire au même dénominateur l’expression 2
− et en déduire que pour tout x ∈]0, 1[, f ′ (x) =
1+t 1 + t 2 x2
ln(x)
.
x2 − 1
π2
P+∞ 1
P+∞ 1
5. Calculer f (1), puis en déduire la valeur de n=0 (2n+1)2 et enfin que n=1 n2 = 6 .

Voir la solution

[Link] 4/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Page 5

Solutions des exercices

Solution de l’exercice 1. Retour à l’énoncé

R +∞
1. I1 = 1 √ dx Soit f1 (x) = x√1+x 1
.
x 1+x3 +x6 3 +x6

— Continuité : f1 est continue sur [1, +∞[ car le dénominateur ne s’annule pas (x ≥ 1 =⇒ 1 + x3 + x6 ≥ 3).
— Analyse en +∞ :
1 1 1
f1 (x) ∼ √ = 3
= 4
x x 6 x · x x
Or, la fonction x 7→ x14 est intégrable sur [1, +∞[ (intégrale de Riemann avec α = 4 > 1).
Par comparaison de fonctions positives, l’intégrale I1 converge.
R 1 dx 1 1
2. I2 = 0 √3 2
x −x3
Soit f2 (x) = (x2 (1−x)) 1/3 = x2/3 (1−x)1/3 .

— Continuité : f2 est continue sur ]0, 1[. Il y a deux bornes à étudier.


1
— En 0 : f2 (x) ∼ x2/3 . C’est une intégrale de Riemann avec α = 2/3 < 1, donc elle converge en 0.
1
— En 1 : f2 (x) ∼ (1−x) 1/3 . C’est une intégrale de Riemann au voisinage de 1, avec α = 1/3 < 1, donc elle

converge en 1.
Par comparaison de fonctions positives, l’intégrale I2 converge.
R +∞ √ √
3. I3 = 0 e− x dx Soit f3 (x) = e− x .
— Continuité : f3 est continue sur [0, +∞[. Le seul problème est en +∞. √ √
— Analyse √ en +∞ : Par croissance comparée, nous savons que limx→+∞ x2 e− x = 0 (en posant u = x,
x2 e− x =√u4 e−u → 0).
— Ainsi, e− x = o x12 au voisinage de +∞.
R +∞ dx
Comme l’intégrale de Riemann 1 x2 converge (α = 2 > 1), alors par comparaison de fonctions positives,
l’intégrale I3 converge.
R +∞ 1
 1

4. I4 = 0
dx
ln 1 + 2Soit
x2  f4 (x) = ln 1 + x2 . f4 est continue sur ]0, +∞[. R
1
— En 0 : f4 (x) = ln x x+1
2 = ln(x2 + 1) − 2 ln(x) ∼ −2 ln(x). On sait que 0 ln(x)dx converge (primitive
x ln x − x). Donc f4 est intégrable en 0.
— En +∞ : On utilise le développement limité ln(1 + u) ∼ u quand u → 0. Ici, 1/x2 → 0, donc :
1
f4 (x) ∼
x2
R +∞ dx
Or, l’intégrale de Riemann 1 x2 converge (α = 2 > 1).
Par comparaison de fonctions positives, l’intégrale I4 converge.

Solution de l’exercice 2. Retour à l’énoncé



La fonction f est définie sur [0, +∞[. Le polynôme sous la racine P (x) = x2 + 4x + 1 a pour racines −2 ± 3,
et P (0) = 1, donc P (x) ≥ 0 pour tout x ∈ [0, +∞[. f est continue sur l’intervalle d’intégration. L’intégrabilité se
joue uniquement au voisinage de +∞.

Comportement asymptotique en +∞ Pour étudier la limite et l’équivalent de f (x) en +∞, utilisons la


technique de la quantité conjuguée :
√ √
p ((x + 2) − x2 + 4x + 1)((x + 2) + x2 + 4x + 1)
f (x) = (x + 2) − x2 + 4x + 1 = √
(x + 2) + x2 + 4x + 1

[Link] 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

(x + 2)2 − (x2 + 4x + 1) x2 + 4x + 4 − x2 − 4x − 1
f (x) = √ = √
(x + 2) + x2 + 4x + 1 (x + 2) + x2 + 4x + 1
3
f (x) = √
(x + 2) + x2 + 4x + 1

Recherche d’un√ équivalent Au voisinage p de +∞, on a les équivalents : p


— x + 2 + x2 + 4x + 1 = x(1 + 2/x) x2 (1 + 4/x + 1/x2 ) = x(1 + 2/x + 1 + 4/x + 1/x2 ) ∼ 2x
Donc le dénominateur est équivalent à 2x et par suite :
3
f (x) ∼
x→+∞ 2x

Conclusion sur l’intégrabilité La fonction f est positive sur [0, +∞[ (car x + 2 ≥ x2 + 4x + 1 équivaut à
R +∞
3 ≥ 0). On peut donc utiliser le critère de comparaison par équivalence. L’intégrale 1 f (x)dx est de même
R +∞ 3
nature que l’intégrale de Riemann 1 2x dx. L’intégrale de Riemann diverge car α = 1 ≯ 1.
R +∞
Par conséquent, la fonction f n’est pas intégrable sur [0, +∞[. L’intégrale 0 f (x)dx diverge.

Solution de l’exercice 3. Retour à l’énoncé

R +∞
1. L’intégrale I1 = 0
sin(x2 ) dx La fonction est continue sur [0, +∞[. Pour A > 1, on écrit :

A A A Z A
cos(x2 ) cos(x2 )
Z Z 
1
sin(x2 )dx = (2x sin(x2 ))dx = − − dx
1 1 2x 2x 1 1 2x2

cos(A2 )
— limA→+∞ 2A = 0.
cos(x2 ) 1
R +∞ dx
— 2x2 ≤ 2x2 , or 1 x2 converge. L’intégrale converge absolument.
R +∞
L’intégrale 0 sin(x2 )dx est donc convergente.

R +∞
2. L’intégrale I2 = 0 sin2 (x) dx La fonction x 7→ sin2 (x) est continue et positive sur [0, +∞[. Utilisons la
formule de linéarisation : sin2 (x) = 1−cos(2x)
2 . Pour tout A > 0 :
Z A Z A Z A
2 1 cos(2x) A sin(2A)
sin (x) dx = dx − dx = −
0 0 2 0 2 2 4

— Le terme A2 tend vers +∞ quand A → +∞.


— Le terme sin(2A)4 est borné.
Par conséquent, l’intégrale diverge vers +∞. Conclusion : I2 diverge.
R +∞ 2
3. L’intégrale I3 = 0
eix dx Par un procédé analogue à I1 , sur [1, +∞[ :
" 2
#A 2
A A
eix eix
Z Z
2
ix
e dx = + dx
1 2ix 1 2ix2
1

Le terme de bord tend vers 0 et l’intégrale converge absolument par comparaison avec 1/(2x2 ). L’intégrale
R +∞ ix2
0
e dx est donc convergente.

[Link] 6/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

Solution de l’exercice 4. Retour à l’énoncé


1
La fonction f : t 7→ tα (ln t)β
est continue et positive sur [2, +∞[. L’intégrabilité se joue uniquement au voisinage
de +∞.

1. Cas α > 1 Soit γ un réel tel que 1 < γ < α. On étudie la limite :
1 1
tγ f (t) = tγ = α−γ
tα (ln t)β t (ln t)β

Comme α − γ > 0, par croissances comparées, limt→+∞ tγ f (t) = 0. On en déduit que f (t) = o t1γ au voisinage de

R +∞ dt
+∞. Puisque γ > 1, l’intégrale de Riemann 2 tγ converge. Par comparaison de fonctions positives, l’intégrale
converge pour tout β ∈ R.

2. Cas α = 1 On considère l’intégrale sur un intervalle fini [2, X] avec X > 2 :


Z X
dt
2 t(ln t)β
dt
Effectuons le changement de variable u = ln t, ce qui implique du = t :
Z X Z ln X
dt du
=
2 t(ln t)β ln 2 uβ
h 1−β iln X
— Si β ̸= 1, l’intégrale vaut u1−β . Elle admet une limite finie en +∞ si et seulement si 1 − β < 0, soit
ln 2
β > 1.
ln X
— Si β = 1, l’intégrale vaut [ln u]ln 2 , qui diverge vers +∞ quand X → +∞.
L’intégrale converge si et seulement si β > 1.

3. Cas α < 1 Soit γ tel que α < γ < 1. On étudie la limite :

f (t) tγ tγ−α
= =
1/tγ tα (ln t)β (ln t)β
f (t) 1
Comme γ − α > 0, par croissances comparées, limt→+∞ 1/t γ = +∞. Ainsi, tγ = o(f (t)) au voisinage de +∞.
R +∞ dt
L’intégrale de Riemann 2 tγ divergeant car γ < 1, l’intégrale de Bertrand diverge pour tout β ∈ R.

R +∞ dt
Conclusion L’intégrale 2 tα (ln t)β
converge si et seulement si :

(α > 1) ou (α = 1 et β > 1)

Solution de l’exercice 5. Retour à l’énoncé

R +∞ dt
1. Calcul de I1 = 0 (t+1)(t+2) L’intégrale est bien définie car l’intégrande est continu sur R+ et équivalent
2
à 1/t en +∞. Par décomposition en éléments simples, on a :
1 1 1
= −
(t + 1)(t + 2) t+1 t+2

Pour tout X > 0 : X


Z X       
1 1 t+1 X +1 1
− dt = ln = ln − ln
0 t+1 t+2 t+2 0 X +2 2

[Link] 7/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

X+1
En passant à la limite quand X → +∞, X+2 → 1, donc ln(1) = 0.

I1 = 0 − (− ln 2) = ln 2
R +∞ dt
2. Calcul de I2 = 0 (et +1)(e−t +1) Simplifions l’intégrande en multipliant le numérateur et le dénominateur
par et :
1 1 et et
−t
= t 1 = t = t
(et + 1)(e + 1) (e + 1)( et + 1) t
(e + 1)(1 + e ) (e + 1)2
Effectuons le changement de variable u = et , d’où du = et dt :
Z +∞  +∞  
du 1 1 1
I2 = = − = 0 − − =
1 (u + 1)2 u+1 1 2 2
R +∞
3. Calcul de I3 = 0 ln 1 + t12 dt L’intégrale converge (en 0, l’intégrande est équivalent à −2 ln t, et en +∞


à 1/t2 ). Utilisons une intégration par parties avec u(t) = ln(1 + 1/t2 ) et v ′ (t) = 1 :

−2/t3 −2
u′ (t) = 2
= 2
; v(t) = t
1 + 1/t t(t + 1)
  +∞ Z +∞  
1 −2
I3 = t ln 1 + 2 − t dt
t 0 0 t(t2 + 1)
— Le crochet est nul car en +∞, t ln(1 + 1/t2 ) ∼ 1/t → 0 et en 0, t ln(1 + 1/t2 ) ∼ −2t ln t → 0.
Z +∞
dt +∞
π 
I3 = 2 = 2 [arctan t]0 = 2 − 0 =π
0 t2 + 1 2
R +∞ √ √
4. Calcul de I4 = 0
e− t
dt Effectuons le changement de variable x = t, soit t = x2 et dt = 2xdx :
Z +∞
I4 = 2xe−x dx
0

Par intégration par parties avec u = 2x et v ′ = e−x :

+∞
Z +∞
I4 = −2xe−x 0 − −2e−x dx

0

Le terme de bord est nul par croissance comparée (xe−x → 0).


Z +∞ +∞
e−x dx = 2 −e−x 0 = 2(0 − (−1)) = 2

I4 = 2
0

Solution de l’exercice 6. Retour à l’énoncé

R π/4
1. un = 0 tann x dx Soit fn (x) = tann x. Pour tout x ∈ [0, π/4[, on a 0 ≤ tan x < 1, donc limn→∞ fn (x) = 0.
Comme |fn (x)| ≤ 1 (intégrable sur un segment), par le TCD :
Z π/4
lim un = 0 dx = 0
n→∞ 0

R +∞ sinn x
2. un = 0 x2 dx Remarquons que
+∞
| sinn x|
Z
∀n ∈ N : |un | ≤ dx =: vn
0 x2

[Link] 8/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

sinn x
Pour tout x ∈ R \ π2 N∗ , | sin x| < 1, donc limn→∞ x2 = 0. Ainsi fn −→ f , où f est définie sur ]0, +∞[, par
n→∞
(
0 si x ∈ R \ π2 N∗
f (x) = 1 π ∗
x2 si x ∈ 2 N

2
Pour n ≥ 2, on a |fn (x)| ≤ sinx2 x . Cette fonction est intégrable sur ]0, +∞[ (prolongeable par continuité en 0 et
équivalente à 1/x2 à l’infini). Par le TCD : limn→∞ vn = 0 et par suite

lim un = 0
n→∞

R +∞ dx
3. un = 0 xn +ex
1
Soit fn (x) = xn +e x . - Si x ∈ [0, 1[, x
n
→ 0 donc fn (x) → e−x . - Si x > 1, xn → +∞ donc
−x +
fn (x) → 0. Domination : |fn (x)| ≤ e , intégrable sur R . Par le TCD :
Z 1
lim un = e−x dx = [−e−x ]10 = 1 − e−1
n→∞ 0

R +∞ xn 1 1
4. un = 0 xn+2 +1 dx - Si x < 1, fn (x) → 0. - Si x > 1, fn (x) = x2 +x−n → x2 . Domination : |fn (x)| ≤ g(x)
avec g(x) = 1 si x ∈ [0, 1] et g(x) = 1/x2 si x > 1. g est intégrable.
Z +∞
1
lim un = dx = [−1/x]+∞
1 =1
n→∞ 1 x2
Rn
5. un = 0
(1 + x/n)n e−2x dx Soit fn (x) = (1 + x/n)n e−2x 1[0,n] (x) :
(
(1 + x/n)n e−2x si 0 ≤ x ≤ n
fn (x) =
0 si non

de sorte que Z +∞
un = (1 + x/n)n e−2x dx.
0

On sait que (1 + x/n)n ≤ ex . Limite simple : fn (x) → ex e−2x = e−x . Domination : |fn (x)| ≤ ex e−2x = e−x ,
intégrable sur R+ . Par le TCD : Z +∞
lim un = e−x dx = 1
n→∞ 0

R +∞
6. un = 0 e−t sinn t dt Comme au point 2, pour tout x ∈ R \ π2 N∗ , | sin x| < 1, donc limn→∞ e−x sinn x = 0.
Ainsi fn −→ f , où f est définie sur ]0, +∞[, par
n→∞
(
0 si x ∈ R \ π2 N∗
f (x) =
e−x si x ∈ π2 N∗

Domination : |fn (t)| ≤ e−t , intégrable. Par le TCD :

lim un = 0
n→∞

Solution de l’exercice 7. Retour à l’énoncé

[Link] 9/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

R +∞ t
1. Calcul de I = 0 et −1 dt L’intégrale est bien définie car l’intégrande est prolongeable par continuité en 0
par 1 (car et − 1 ∼ t) et décroı̂t exponentiellement en +∞. Pour t > 0, on écrit :
∞ ∞
t te−t −t
X
−t n
X
= = te (e ) = te−nt
et − 1 1 − e−t n=0 n=1

Soit fn (t) = te−nt . Les fonctions fn sont positives et continues par morceaux sur ]0, +∞[. Par le théorème
d’intégration terme à terme pour les fonctions positives (ou convergence monotone) :
∞ Z
X +∞
I= te−nt dt
n=1 0

R +∞
Par une intégration par changement de variable (x = nt) et en utilisant la fonction Gamma, on a 0
te−nt dt = 1
n2 .
D’où :

X 1 π2
I= 2
=
n=1
n 6

R1 ln(1+t)
2. Étude de l’intégrale J = 0 t dt

R1 ln(1+t)
Relation entre les deux intégrales : Effectuons une intégration par parties sur J = 0 t dt. Posons
u(t) = ln(1 + t) et v(t) = ln t.
Z 1
1 ln t
J = [ln(1 + t) ln t]0 − dt
0 1+t
Le crochet est nul car :
— En t = 1 : ln(2) ln(1) = 0.
— En t → 0 : ln(1 + t) ln t ∼ t ln t → 0.
R1 R 1 ln t
On a donc bien 0 ln(1+t)
t dt = − 0 1+t dt.

1
P∞ n n
Développement en série : Pour t ∈]0, 1[, 1+t = n=0 (−1) t . Ainsi :
Z 1 Z ∞
1X
ln t
− dt = − (−1)n tn ln t dt
0 1+t 0 n=0

La série de fonctions gn (t) = (−1)n tn ln t converge simplement sur ]0, 1[. On justifie l’interversion par le théorème
PR1 R1 1
d’intégration terme à terme (la série 0
|gn | converge car 0 |tn ln t|dt = (n+1) 2 ).


X  Z 1 
n n
J= (−1) − t ln t dt
n=0 0

R1 1
Par intégration par parties, − 0
tn ln t dt = (n+1)2 . En réindexant (m = n + 1) :

X (−1)m−1
J=
m=1
m2

1
P
Calcul final : Par convergence absolue de la série n2 , on a (voir chapitre des famille sommables)
∞ ∞ ∞ ∞ ∞
X 1 X 1 X 1 X 1 X 1 1X 1 X 1
2
= + = + = +
n=1
n n2 n 2
n=1
(2n) 2
n=0
(2n + 1) 2 4 n=1 n2
n=0
(2n + 1)2
n pair n impair

ce qui donne
∞ ∞ ∞
X 1 X 1 1X 1 3 π2 π2
= − = =
n=0
(2n + 1)2 n=1
n2 4 n=1 n2 4 6 8

[Link] 10/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

Toujours par convergence absolue :


∞ ∞ ∞ ∞ ∞
X (−1)n X 1 X 1 X 1 X 1 1X 1 X 1 π2 π2 π2
2
= − = − = − = − =−
n=1
n n2 n 2
n=1
(2n) 2
n=0
(2n + 1) 2 4 n=1 n 2
n=0
(2n + 1) 2 24 8 12
n pair n impair

Finalement

X (−1)n π2
J =− =
n=1
n2 12

Solution de l’exercice 8. Retour à l’énoncé

x−1
1. Domaine de définition Soit h(t) = t1+t . La fonction h est continue et positive sur ]0, 1].
— Au voisinage de 1, h est continue, il n’y a pas de problème d’intégrabilité.
— Au voisinage de 0, h(t) ∼ tx−1 . D’après le critère de Riemann, cette intégrale converge si et seulement si
1 − x < 1, soit x > 0.
Le domaine de définition de f est donc Df =]0, +∞[.

2. Monotonie Soient x, y ∈ Df tels que 0 < x < y. Pour tout t ∈]0, 1], on a ln(t) ≤ 0. La fonction x 7→ tx−1 =
e(x−1) ln t est décroissante sur ]0, +∞[. Comme tx−1 > ty−1 pour tout t ∈]0, 1[, par croissance de l’intégrale (les
fonctions étant continues) :
Z 1 y−1 Z 1 x−1
t t
dt < dt
0 1 + t 0 1 +t
Ainsi, f est strictement décroissante sur ]0, +∞[.

3. Relation de récurrence Pour tout x > 0 :


Z 1 x−1 Z 1 x Z 1 x−1
t t t (1 + t)
f (x) + f (x + 1) = dt + dt = dt
0 1 + t 0 1 + t 0 1 +t
Z 1  x 1
x−1 t 1
f (x) + f (x + 1) = t dt = =
0 x 0 x

4. Limites et équivalents

En 0+ : D’après la relation précédente, f (x) = x1 − f (x + 1). Comme f est décroissante et positive, f (x + 1) est
bornée au voisinage de 0 (0 ≤ f (x + 1) ≤ f (1) = ln 2). Ainsi, limx→0+ f (x) = +∞ et on obtient l’équivalent :
1
f (x) ∼
x→0+ x

1 1
En +∞ : Pour tout t ∈]0, 1], on a 2 ≤ 1+t ≤ 1. En intégrant après multiplication par tx−1 :
1 1
≤ f (x) ≤
2x x
D’après le théorème des gendarmes, limx→+∞ f (x) = 0. De plus, d’après la question 3,
1 = xf (x) + xf (x + 1) = xf (x) + (x + 1)f (x + 1) − f (x + 1)
si on suppose que , limx→∞ xf (x) existe, on doit avoir 2 limx→∞ xf (x) = 1.
R 1 x−1
On utilise le théorème de convergence dominée sur xf (x) = 0 xt1+t dt. Par changement de variable u = tx
(du = xtx−1 dt) :
Z 1 Z 1
1 1 1
f (x) = 1/x
du −−−−−→ du = (car u1/x → 1− )
0 1 + u x→+∞ 0 1 + 1 2

[Link] 11/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

L’équivalent en +∞ est donc :


1
f (x) ∼
x→+∞ 2x

Solution de l’exercice 9. Retour à l’énoncé

−t
1. Existence de F (x) Soit x > 0. La fonction h : t 7→ e t est continue sur ]0, +∞[.
— L’intégrale est définie sur [x, +∞[ car h est continue sur ce segment.
— Au voisinage de +∞, on a h(t) = o t12 par croissance comparée.
R +∞
— L’intégrale de Riemann x dt t2 converge, donc par comparaison de fonctions positives, l’intégrale définissant
F (x) converge pour tout x > 0.

2. Dérivabilité et calcul de F ′ Soit H une primitive de la fonction h sur ]0, +∞[. On peut écrire :

F (x) = lim H(A) − H(x)


A→+∞

Comme l’intégrale converge en +∞, limA→+∞ H(A) est une constante réelle. Par conséquent, F est de classe C 1
sur R+⋆ comme somme d’une constante et de l’opposé d’une primitive d’une fonction continue. Sa dérivée est :

e−x
∀x > 0, F ′ (x) = −h(x) = −
x

3. Limites de xF (x)

1
En +∞ : Pour t ≥ x, on a t ≤ x1 . Par croissance de l’intégrale :
+∞
e−t e−x
Z
0 ≤ F (x) ≤ dt =
x x x

En multipliant par x, on obtient 0 ≤ xF (x) ≤ e−x . Par le théorème des gendarmes, limx→+∞ xF (x) = 0.
R 1 −t R +∞ e−t e−t
R1
En 0+ : On sait que F (x) = x e t dt + 1 t dt. Au voisinage de 0, t ∼ 1t . Ainsi F (x) ∼ dt
x t
= − ln x.
Par croissances comparées, limx→0+ x ln x = 0, donc limx→0+ xF (x) = 0.
R +∞
4. Intégrale de F sur ]0, +∞[ L’existence de 0 F (x)dx est assurée par la continuité de F sur ]0, +∞[, son
équivalent en − ln x en 0 (intégrable) et sa décroissance exponentielle en +∞. Calculons l’intégrale sur [ϵ, A] par
intégration par parties (u(x) = F (x), v ′ (x) = 1) :
Z A Z A
A
F (x)dx = [xF (x)]ϵ − xF ′ (x)dx
ϵ ϵ

−x
En utilisant F ′ (x) = − e x , on a :
Z A Z A
F (x)dx = AF (A) − ϵF (ϵ) + e−x dx
ϵ ϵ

+
En passant à la limite quand A → +∞ et ϵ → 0 grâce aux résultats de la question 3 :
Z +∞ Z +∞
+∞
e−x dx = −e−x 0 = 1

F (x)dx = 0 − 0 +
0 0

L’intégrale converge et vaut 1.

[Link] 12/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

Solution de l’exercice 10. Retour à l’énoncé

−x(1+t2 )
1. Dérivabilité de f et expression de f ′ (x) Considérons la fonction F (x, t) = e 1+t2 définie sur R × [0, 1].
— Pour tout x ∈ R, t 7→ F (x, t) est continue par morceaux sur [0, 1].
— Pour tout t ∈ [0, 1], x 7→ F (x, t) est de classe C 1 sur R, et sa dérivée partielle est :
2
∂F −(1 + t2 )e−x(1+t ) 2
(x, t) = = −e−x(1+t )
∂x 1 + t2
— Domination : Pour tout segment K de R, il existe M tel que pour tout x ∈ K et t ∈ [0, 1], ∂F ∂x (x, t) =
−x(1+t2 ) M 2
e ≤ e (puisque 1 + t ≥ 1). Cette fonction constante est intégrable sur le segment [0, 1].
D’après le théorème de dérivation sous le signe intégral, f est de classe C 1 sur R et :
Z 1 Z 1
∂F 2
f ′ (x) = (x, t)dt = −e−x(1+t ) dt
0 ∂x 0

2. Calcul de f (0) et lim+∞ f


R 1 e0 R1 1 1 π
— f (0) = 0 1+t 2 dt = 0 1+t2 dt = [arctan(t)]0 = 4 .

— Pour la limite, utilisons le théorème de convergence dominée (ou simple majoration) sur f (x) =
R 1 e−x(1+t2 ) 2
e−x(1+t ) 1
2
e−x(1+t )
0 1+t2 dt. Pour x ≥ 0, 0 ≤ 1+t2 ≤ 1+t 2 , intégrable sur [0, 1]. Pour x > 0, limx→+∞ 1+t2 =0
R1
pour tout t. Par le TCD, limx→+∞ f (x) = 0 0 dt = 0.

3. Relation pour g(x) = f (x2 ) g est de classe C 1 par composition. Calculons g ′ (x) :
 Z 1  Z 1
2 2 2 2 2
g ′ (x) = 2xf ′ (x2 ) = 2x − e−x (1+t ) dt = −2x e−x −x t dt
0 0
Z 1
2 2
g ′ (x) = −2xe−x e−(xt) dt
0
Effectuons le changement de variable u = xt dans l’intégrale (du = xdt) :
Z x Z x
′ −x2 1 −u2 −x2 2
g (x) = −2xe e du = −2e e−u du
x 0 0
R x −t2 2
Considérons maintenant la fonction H(x) = ( 0 e dt) . Sa dérivée est :
Z x  Z x
2 2 2 2
H ′ (x) = 2 e−t dt × e−x = 2e−x e−t dt
0 0
′ ′
On observe que g (x) = −H (x), donc g(x) + H(x) = C (constante). En évaluant en x = 0, on trouve la constante
C : Z 0
2 π π
C = g(0) + H(0) = f (0) + ( e−t dt)2 = + 0 =
0 4 4
D’où la relation : Z x 2
−t2 π
g(x) + e dt =
0 4

4. Calcul de l’intégrale de Gauss Prenons la limite de la relation précédente quand x → +∞ :


Z x 2
2 π
lim g(x) + lim e−t dt =
x→+∞ x→+∞ 0 4
+∞ 2
On a limx→+∞ g(x) = limx→+∞ f (x2 ) = 0. Soit J = 0 e−t dt. C’est l’intégrale de Gauss, qui converge.
R

π
0 + J2 =
4

[Link] 13/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

2
Puisque e−t ≥ 0, J ≥ 0. On en déduit : √
Z +∞
2 π
e−t dt =
0 2

Solution de l’exercice 11. Retour à l’énoncé

2
1. Définition et classe C 1 de g Considérons la fonction F (x, t) = e−t eitx définie sur R × R.

2
Domaine de définition : Pour tout x ∈ R, la fonction t → 7 |F (x, t)| = e−t est continue et intégrable sur R
(intégrale de Gauss convergente). Donc g est bien définie sur R.

Classe C 1 : Utilisons le théorème de dérivation sous le signe intégral.


— t 7→ F (x, t) est intégrable sur R pour tout x.
— Pour tout t ∈ R, x 7→ F (x, t) est de classe C 1 sur R, de dérivée partielle :
∂F 2
(x, t) = ite−t eitx
∂x
— Domination : Pour tout segment K = [−A, A] de R, pour tout x ∈ K, on a |eitx | = 1. La fonction majorante
est :
∂F 2 2
(x, t) = |ite−t eitx | = |t|e−t
∂x
2
La fonction ϕ(t) = |t|e−t est continue et intégrable sur R (car o(1/t2 ) en ±∞).
D’après le théorème de dérivation sous le signe intégral, g est de classe C 1 sur R et :
Z +∞
2

g (x) = ite−t eitx dt
−∞

2. Équation différentielle Nous allons calculer g ′ (x) par intégration par parties. L’intégrale se fait sur un
2 2
segment [−A, A] puis on passe à la limite. Posons u(t) = eitx et v ′ (t) = ite−t . On a u′ (t) = ixeitx et v(t) = − 21 e−t .
Z A  A Z A
2 1 2 1 2
ite−t eitx dt = − e−t eitx − − e−t (ixeitx )dt
−A 2 −A −A 2
2
Quand A → +∞, le terme de crochet tend vers 0 car e−A → 0. Il reste :
ix +∞ −t2 itx
Z
′ ix
g (x) = e e dt = g(x)
2 −∞ 2
g est solution de l’équation différentielle du premier ordre :
ix
y′ − y=0
2

3. Détermination de l’expression de g La solution générale de l’équation y ′ = ix


2 y est de la forme :
ix x2
R
g(x) = Ke 2 dx = Kei 4

Pour trouver la constante K, on évalue g(0) :


Z +∞
2
g(0) = e−t dt
−∞
√ √
Il s’agit de l’intégrale de Gauss, dont la valeur est π. Or, g(0) = Ke0 = K. Donc K = π. L’expression de la
fonction g est :
√ x2
g(x) = πei 4

[Link] 14/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

Solution de l’exercice 12. Retour à l’énoncé

−t
e
1. Domaine de définition Soit f (x, t) = 1+tx .
R +∞ −t
— Pour x = 0, F (0) = 0 e dt = 1, l’intégrale converge.
— Pour x > 0, la fonction t 7→ f (x, t) est continue sur [0, +∞[.
— Pour tout t ≥ 0, on a 1 + tx ≥ 1, d’où 0 ≤ f (x, t) ≤ e−t .
— La fonction t 7→ e−t est intégrable sur [0, +∞[.
Par comparaison de fonctions positives, l’intégrale converge pour tout x ≥ 0. Ainsi, F est bien définie sur [0, +∞[.

2. Classe C ∞ sur [0, +∞[ Nous utilisons le théorème de dérivation sous le signe intégral. Soit x ≥ 0. La fonction
f admet des dérivées partielles par rapport à x de tout ordre n ∈ N :

∂nf n
−t (−1) n!t
n
(x, t) = e
∂xn (1 + tx)n+1
n
— Pour tout n ∈ N, (x, t) 7→ ∂∂xnf (x, t) est continue sur [0, +∞[×[0, +∞[.
— Domination : Pour tout x ≥ 0 et t ≥ 0, on a |1 + tx| ≥ 1, donc :

∂nf n!tn e−t


n
(x, t) = ≤ n!tn e−t
∂x (1 + tx)n+1

— La fonction ϕn : t 7→ n!tn e−t est continue et intégrable sur [0, +∞[ (intégrale de Riemann ou fonction
Gamma).
Le théorème de dérivation sous le signe intégral s’applique à tout ordre. La fonction F est donc de classe C ∞ sur
[0, +∞[.

3. Calcul de F (n) (0) D’après le résultat de la question précédente, nous pouvons intervertir la dérivation et
l’intégrale au point x = 0 : Z +∞ n
∂ f
F (n) (0) = (0, t)dt
0 ∂xn
En remplaçant x par 0 dans l’expression de la dérivée partielle :
Z +∞ Z +∞
(−1)n n!tn
F (n) (0) = e−t dt = (−1) n
n! tn e−t dt
0 (1 + 0)n+1 0
R +∞
On reconnaı̂t l’intégrale définissant la fonction Gamma : Γ(n + 1) = 0 tn e−t dt = n!. Finalement, pour tout
n∈N:
F (n) (0) = (−1)n n! × n! = (−1)n (n!)2

Solution de l’exercice 13. Retour à l’énoncé

1. Équation différentielle y ′′ + y = 1/x

−xt
e 2
Pour la fonction f : L’application (x, t) 7→ 1+t 2 est intégrable par rapport à t sur [0, +∞[ et de classe C sur
+⋆ +
R × R . Les dérivées partielles par rapport à x sont :
∂h −te−xt ∂2h t2 e−xt
= et =
∂x 1 + t2 ∂x2 1 + t2
Pour x ≥ a > 0, on a
∂h ∂2h
| | ≤ te−at et | 2 | ≤ e−at
∂x ∂x

[Link] 15/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

les fonctions t 7→ te−at et t 7→ te−at sont intégrables sur [0, +∞[. Par le théorème de dérivation sous le signe
intégral, f est de classe C 2 sur R+⋆ et :
Z +∞ 2 −xt Z +∞ −xt Z +∞
t e e 1
f ′′ (x) + f (x) = 2
dt + 2
dt = e−xt dt =
0 1+t 0 1+t 0 x
R +∞ sin(u−x)
Pour la fonction g : Le changement de variable u = x + t donne g(x) = x u du. En développant le
sinus : Z +∞ Z +∞
sin u cos u
g(x) = cos x du − sin x du
x u x u
Comme les fonctions u 7→ sin u
u et u 7→ cos u
u sont de classes C ∞ sur ]0, +∞[, et avec
Z +∞ ′ Z +∞ ′
sin t sin x cos t cos x
dt =− et dt =−
x t x x t x

Ainsi par les opérations sur les fonctions de classes C ∞ , g est C ∞ sur R+⋆ . Un calcul direct des dérivées montre
que g vérifie également g ′′ (x) + g(x) = 1/x.

−xt
e 1
2. Continuité de f en 0 Pour tout x ≥ 0, | 1+t2| ≤ 1+t2 . Cette fonction est intégrable sur [0, +∞[. Par le
R +∞ dt +∞
théorème de convergence dominée, lim x→0+ f (x) = f (0) = 0 1+t2 = [arctan t]0 = π/2.

3. Continuité de g en 0 Utilisons la Première méthode :


Z +∞   Z +∞
1 1 | sin t|
|g(x) − g(0)| = sin t − dt ≤ x dt
0 x+t t 0 t(x + t)
| sin t| R1 dt
— Sur , t ≤ 1, d’où x = x[ln(x + t)]10 = x ln(1 + 1/x) −−−→ 0.
0 x+t x→0
R +∞ dt R +∞ 1 1
— Sur [1, +∞[, | sin t| ≤ 1, d’où x 1 t(x+t) = 1
( t − t+x )dt = ln(1 + x) −−−→ 0.
x→0
R +∞ sin t
Donc g est continue en 0, et g(0) = 0 t dt.

4. Limites en +∞ R +∞
— Pour f : 0 ≤ f (x) ≤ 0 e−xt dt = 1/x → 0.
1
R +∞ cos t
— Pour g : Par intégration par parties, g(x) = x − 0 (x+t)2 dt. L’intégrale est majorée par 1/x, donc
g(x) −−−−−→ 0.
x→+∞

5. Conclusion et Intégrale de Dirichlet Soit h = f − g. Alors h est solution de y ′′ + y = 0 sur R+⋆ , donc
h(x) = A cos x + B sin x. Comme limx→+∞ h(x) = 0, on a nécessairement A = B = 0. Ainsi f = g sur R+⋆ . Par
continuité en 0 : Z +∞
sin t π
g(0) = f (0) =⇒ dt =
0 t 2

Solution de l’exercice 14. Retour à l’énoncé

1 P+∞
1. Développement en série entière et intégrale Pour x ∈] − 1, 1[, on a = n=0 x2n . Ainsi :
1 − x2
+∞
1 X
= − x2n
x2 − 1 n=0

[Link] 16/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

R1 x R1 P+∞
Considérons l’intégrale I = 0 xln
2 −1 dx = 0
− ln(x) n=0 x2n dx. Soit fn (x) = −x2n ln x. Les fn sont positives et
continues par morceaux sur ]0, 1]. Par intégration terme à terme (les fn sont positives) :
+∞ Z
X 1
I= −x2n ln x dx
n=0 0

R1 h 2n+1 i1 R
1 x2n
Par intégration par parties, 0 −x2n ln x dx = − x2n+1 ln x + 0 2n+1 dx = 1
(2n+1)2 . D’où :
0
Z 1 +∞
ln x X 1
dx =
0 x2 − 1 n=0
(2n + 1)2

arctan(tx)
2. Définition et continuité de f Soit h(x, t) = 1+t2 .
π/2
— Pour tout x ∈ R+ , t 7→ h(x, t) est continue sur R et |h(x, t)| ≤ 1+t +
2 , qui est intégrable. Donc f est bien

définie.
— Pour tout t ∈ R+ , x 7→ h(x, t) est continue sur R+ .
π/2
— La domination |h(x, t)| ≤ 1+t 2 (indépendante de x) assure par le théorème de continuité sous le signe

intégral que f est continue sur [0, +∞[.

∂h t
3. Classe C 1 sur ]0, 1] La dérivée partielle est ∂x (x, t) = (1+t2 )(1+t2 x2 ) . Pour x ∈ [a, 1] avec a > 0,

∂h t
| |≤
∂x (1 + t2 )(1 + t2 a2 )

Cette fonction est en O(1/t3 ) en +∞, donc intégrable. f est donc C 1 sur ]0, 1] et
Z +∞
′ t
f (x) = dt.
0 (1 + t )(1 + t2 x2 )
2

4. Calcul de f ′ (x) On remarque que :

t x2 t t(1 + t2 x2 ) − x2 t(1 + t2 ) t + t 3 x2 − x 2 t − x 2 t 3 t(1 − x2 )


2
− 2 2
= 2 2 2
= 2 2 2
=
1+t 1+t x (1 + t )(1 + t x ) (1 + t )(1 + t x ) (1 + t2 )(1 + t2 x2 )
Ainsi, pour x ∈]0, 1[ :
+∞ +∞
x2 t
Z   
′ 1 t 1 1 2 1 2 2
f (x) = − dt = ln(1 + t ) − ln(1 + t x )
1 − x2 0 1 + t2 1 + t 2 x2 1 − x2 2 2 0
+∞
1 + t2
 
′ 1 1 − ln x ln x
f (x) = 2
ln 2 2
= 2
(ln(1/x2 ) − 0) = 2
= 2
2(1 − x ) 1+t x 0 2(1 − x ) 1−x x −1

5. Sommes des séries


2 +∞
R +∞ arctan t
1 2
= 12 ( π2 )2 = π8 .

— f (1) = 0 1+t2 dt = 2 (arctan t) 0
R1 R1 x
— Comme f (0) = 0, f (1) = 0 f ′ (x)dx = 0 xln
2 −1 dx. D’après les questions 1 et 4,

+∞
X 1 π2
=
n=0
(2n + 1)2 8
P+∞ 1
— Soit S = n=1 n2 . On sépare les termes pairs et impairs (c’est possible par positivité et convergence) :
+∞ +∞
X 1 X 1 1 π2
S= + = S +
n=1
(2n)2 n=0 (2n + 1)2 4 8

π2 π2
D’où 43 S = 8 =⇒ S = 6 .

[Link] 17/18 9 février 2026


Intégration sur un intervalle quelconque et intégrales à paramètre Classe : MP

Fin du corrigé

[Link] 18/18 9 février 2026

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