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Du Sud-Est: Etude Pedologique

Cette étude pédologique du sud-est de la Côte d'Ivoire, réalisée par J. Maymard et P. de la Souchère, examine les facteurs physiques, la géologie, et les associations de sols de la région. Elle aborde également les aptitudes culturales et l'aménagement rationnel des terres, en se basant sur des données antérieures et des observations sur le terrain. Le rapport vise à fournir des informations utiles pour l'élaboration d'un programme de mise en valeur agricole.

Transféré par

Serge Kossonou
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Du Sud-Est: Etude Pedologique

Cette étude pédologique du sud-est de la Côte d'Ivoire, réalisée par J. Maymard et P. de la Souchère, examine les facteurs physiques, la géologie, et les associations de sols de la région. Elle aborde également les aptitudes culturales et l'aménagement rationnel des terres, en se basant sur des données antérieures et des observations sur le terrain. Le rapport vise à fournir des informations utiles pour l'élaboration d'un programme de mise en valeur agricole.

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OFFICE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNIQUE OUTRE-MER

INSTITUT D'ENSEIGNEMENT ET DE RECHERCHES TROPICALES D'ADIOPODOUME

ETUDE PEDOLOGIQUE
DU SUD-EST
DE LA COTE 'DIIVOIRE

par

J. MAYMARD et P. DE LA SOUCHERE
Pédologues de l'O.R.S~T.O.M.

Etude confiée à l'Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mar


par la Société d'Etudes' pour le Développement Economique et Social

ABIDJAN
Mars 1963
SOMMAIRE

pages
Avanit propos • • • • •• • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • •• • • 1

l DESCRIPrION GENERAlE DES FACTEURS PHYSIQUES DU SECTEUR


l ... Si tua ~ion . • • . • • • • • • • . . • . • • . . . . • • . • • . • • • • • . • • • • • 2
2 .. Climat- • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • • 3
3 .. Géologie • ••• •• • • • ••• • •• • ••••• •• • ••• •• •• •••• •••• 4
a) B i r r i m i e n - .
b) Sédimentaire r.écent
4 .. Relief • • • • • • • • • • • • • • . • • • . • . . • • • • • • . • . • • • • • • • • • • 6
5 .. Vegétation •••••••••.•.•.....••••.•••.•.•..•.•••• 7
al Forêts à Uapaca .
b Forêts à Celtis
c For~t.s à Symphonia

II P EDO G E NES E
l - Procesaus induits par le climat ••••••••.•••••.• 9
2 - Différenciation liée à la roche mère ••••••.•••• 10
3 - Différenciation liée à la topographie •••••••••• 10
4 - Paléosols et sola peu évolués ••••.••.•••••••.•• 11

III PRINCIPALES ASSOCIATIONS DE SOLS


~ l - Association des sols peu évolués sur sab1es ~1~~orauocl~
2 - Association des sols ferrallitiques très_lessi~és
sur sables tertiaires •••••••••••••••••.•••••••• 15
3 - Association des sols des bas-fonds et vallées.
inclus dans les sables tertiaires . •••••••••••••• 16
4 - Association des sols ferrallitiques fortement
lessivés sur cristallin leucocrate •••••••••.••• 17
5 - Association des sols ferrallitiques fortement
lessivés, gur cristallin mésocratB et schistes
très métamorphique s • • • • • • • • • • • • • • • . . • • • • • • • • • • • 18
6 - Association des sols ferrallitiques très leasivéa.
sur schistes peu métamorphiques ................19

.. ...

pagea
7 - Association des sols sur roches basiques et ultra
basique s GI •••••••••••••••••••••••••••• 20.
8 - Association des sols ferrallitiques moyennemen~
lessi~s sur schistes peu métamorphiques ••••••••• 21
9 - Association des sols faiblemen~ ferrallitiques
sur schistes peu métamorphiques •••••••.••••••••• 22
10 - Association des sols faiblement ferrallitiques
sur g:rani te s . 23
Il - Association des sols sur alluvions fluviatiles •• 24

IV APrITUDES CULTURALES ET AIvlENAGEMENT RATIONNEL DES TERROrBS


1 - Les cultures arbustives, conservatrices, en
principe du potentiel de fertilité •••..••....•• 25
2 - Les cultures intensives proches du jardinage •••• 26
3 - Les cultures dégradantes et destructrices du sol. 27
4 - La production fourragère et l'association agri-
culture - élevage ' ......• 27

ANNEXE FICRES DESCRIPrIVES ET ANALYTIQUES DE PROFILS DE SOLS.


-
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- l -

AVANT" PROPOS

Ce rapport a été établi à partir d'études antérieures


existantes e~ de quelques passages rapides sur le terrain.
Certaines conceptions résultent aussi de l'extrapolation de
données acquises dans les régions voisines.
Les documents utilisés sont nombreux (index bibliographique
page 29). Mais ils se répartissent très inégalement dans l'espace
géographique, certains ont vieilli au point d'être à peu près
inutilisables et surtout, aucun d'eux n'a été rédigé dans le
sens des préoccupations actuelles.
S'il est facile de transcrire des données hétérogènes t
parfois contradictoires ou hypothétiques, il est plus difficile
d'en faire la synthèse, plus difficile encore de formuler des
conclusions tranchées, donner des limites nettes, avancer des
chiffres. Cela pourtant eat nécessaire lorsqu'on veut exploiter
les résultat.s à des fins économiques.
Le présent rapport et la carte qui l'accompagne ne s'appuien'
donc pas toujours sur des certitudes scientifiqRes. En les
rédigeant les auteurs sont pleinement conscients des risques
qu'ils ont pris. Mais ces documents exécutés dans le cadre d'une
llenquête légère ll , trouvent- leur justification dans les services
immédiats qu'ils peuvent rendre pour l~laboration d'un programme
de mise en valeur agricole.

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Fig 1 : Croquis de si tue ti on

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l ., DESCRIPrION GEIŒRAIiE DES FACTEURS PHYSIQUES DU SEOTEUR

1°) Sit:ua'tion
La portion de territoire concernée pa~ cette é~de s'~tena
entre les cinquième et septième degrés de latitude Nord.
Elle est limitée, à l'Est: par la frontière COTE D'IVOIRE w GHANA,
au Nord e1ï à l'Ouest- :par une limite administra-t:[Link] qui SU:b't lU.;'
près de 250 kilomètres le cours de la KOMOE, au Sud par la cOte,
ouverte sur le golf'e de GUINEE.

Le drainage es~ assuré par les affluents de rive gauc~e 6e


la KOMOE et plus au Sud par les' cours inférieurs de rivières
côtièIPes qui naiss:ent. au GHANA : :BIA et- TANO.

Cette portion du [Link] iVQirien couvre environ 12,600


kilomètres carrés.
Elle ne correspond pas à une région naturelle •

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2°) Climat
On . . peut en gros distinguer un climat équatorial au Sud
passan~ à un climat subéquatorial tropical humide entre le
6ème e~ le 7ème parallèle.
Cette zona~ion en latitude se traduit dana les moyennes de
pluviométrie, d'hygrométrie, de température.

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:: ::Pluviométrie ::1'Tombre de mois secs ::Humidit-é relative ::Tempére.~
. . P < 50 mm
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.: .: moyenne .: .: moyenne .:moyenne
... . .
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.:ADIAKE .: 1881:: l .: 86 .: 25° 7
.:AJ30ISSO .: 1933.: 1.: .:
.:AJ3E1'TGOUROU· .: 1355.: 3 .: 83 .: 26° 5
~;AGNIBlLEKROIT; 1126 ; 4; ;
-~----------------------------------------------------------~--------~~~~-~-~~

Partout règne un climat; à quatre saisons dont la distinction


se base essentiellement: sur la répartition des pluies:
- grande saison sèche du 15 Novembre au 15 Avril
- grande saison des pluies avec pointe en Juin
- petite saison sèche en Aoüt et Sep~embre
- petite saison des pluies en Octobre et début Novembre

Les mois les plus chauds se situent entre Février et Avril


(max. moyen 32° - min. moyen 23°), le plus froid en Ao~t (max. 270.
min. 21°).
Pour l'hémisphère Nord, c'est la marque des clima~s de tendance
équatoriale.
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Fig 3:Géologie
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- 3°) Géologie
Il est ~ossible de distinguer deux grands ensembles :
- le J3irrimien volcanique, détritique ou intrusif
- le Sédimentaire récen~.

a) Bi!:,Tim.!ea
La distinction introduite ~ar les Géologues anglais entre
Birrimien inférieur constitué de phyllites injectées de filons
de quartz et Birrimien su~érieur, ~iche en roches volcaniques, a
été récemment bat~le en brêche (1) • L'analyse structurale des
formations birrimiennes de Côte d'Ivoire (1 et 2), reprise en
termes de ~éosynclinal aboutit à ren~erser l'échelle des succes-
sions en retablissant le Birrimien volcanique comme antérieur au
Birrimien détritique.
Schématiquement·,. l'histoire géologique ancienne comporterait·
les étapes suivantes :
1) Socle antébirrimien cratonisé (zone large, stable, rigiae)~

2) Bassin intracratonique birrimien. La fractur~tion du socle


fait ap~ara1tre le fond simatiClue en grands épanchements volca-
niques sous~rins dans les fosses eugéosynclinales (ophiolites
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ou roches vertes). A la période de vacuité (invagination des
sillons) correspond une sédimentation pélagique siliceuse (quart.
zites). Suit une sédimentation terrigène (flY6chs : phyllites,
schis~es, arkoses, quartzites) dans les fosses eugéosynclinales
e~ miogéosynclinales.

3) Géanticlinaux ou cordillères, apparaissent sur l'empla-


cement des sillons eugéosynclinaux. Ce stade caractéris-é par les
plissements correspond à la mise en place des grani~es : grani~es
syncinématiques orientés (granites baoulés), granites alcalin~
intrusifs dans les précédents ou dans les schistes arkosiques,
gr~diorites empruntant les accidents profonds au voisinage des
zon~s ophiolitiques.

4) Fracturation des orogènes birrtmiens cra~onisés e~


division en blocs positifs et négatifs, souvent indépendamment
des structures antérieures. Les anciens géanticlinaux et géosyn-
clinaux peuvent être transformés en tout ou partie en horstl ou
grabens.

x Les chiffres entre parenthèses renvoient à l'index biblio-


graphique ,.
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b) ----_
Sédimentaire récent
..... ----

Après une longue période d'évolution subaérienne, ].a


partie méridionale du socle de l'Afrique occidentale est le
siège d'une transgression marine jusqu'à une ligne un peu au
Nord du rivage actuel. Il reste de cette époque des sédiments
calcaires (EBOINDA, EBOCO), d'âge paléocène.
En discordance sur ces formations e~ débordant légèrement
sur le socle schisteux ou granitique, repose un manteau sabl~­
argileux, mal stratifié! azoïque. Ce sont les sables tertiaires,
ltNeogènes" ou "Miopliocènes" qui paraissent résulter d'une
sédimentation ~ublittorale e~ d'un alluvionnement continental.
Rongés par la mer et les rivières, ils disparaissent dans
la plaine côtière sous les formations quaternaires (3) : sables
mieux triés dus à des transports fluviatiles et à des remaniemente
marins, vases lagunaires riches en matière organique, flèches
sableuses modelées par la dérive littorale.

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- 6 -

4°) Relief

Les formes de relief les plus vives, dé[Link]ées dans le


pays sou,s le 'nom de flBUKAlt sont des buttes isolées, aux versat'lts
concaves et abrupts, au sommet tabulaire (4). Les flancs mieux
forestés que les sommets, sont constitués de p~oduits limono-
[Link] emballant des blocs de cuirasse ferrugineuse.
En haut le sommet tabulaire correspond souvent à une dalle
ferrugineuse. Ce sont des but~es-témoin, moulées sur des venues
basiques, conservant au sommet un lambeau d'une surface d'érosion
fossile, grâce à un cuirassement préférentiellement plus prononcé
Du Nord, jusqu'au~ environs d'ABENGOUROU s'étend le glacis
soudanais, vieille surface façonnée par des processus d'ablation
qui s'incline vers le Sud en pente douce (0, 5 %en moyenne) et
se termine en un contour festonné. Il forme un plateau de niveau
supérieur à 200 mètres, rouge, cuirass.é de dallel;3 ferrugineuses
ou tapissé de gravillon~relativement peu touché par les actions
érosives d'origine atlantique. .
Au pied du plateau, s'étend un pays de vallonnements, de
collines, représentant le front d'attaque de l'érosion atlan-
tique (altitude moyenne 130 mètres). Les rivières y franchissent
des rapides.
Plus près de la câte,01es sables tertiaires forment un
alignement de plateaux littoraux qui dominent curieu~ement le
Birrimi'en schisteux de l'arrière pays. Ils se groupent en deux
séries: une autour de 100 mètres d'altitude, à sommet rigoureu-
sement plan, ,.1.,'Ep·[Link] en franges autour de la précédente, à
40 - 50 mètrés;.·;··:":.·:-':·~··

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- 7 -

5°) - Végétation

Hors du fourré 11titoral plus ou moins halophile et de .


quelques très petites savanes sèches sur sables prélagunair-es,
la région toute entière est couverte de forê~. L'homme certe~
y fait de ~ro~ondes entailles pour installer ses cul~es
vivrières \surtout manioc, igname, taro, bananie:r:rplantain) CU
établir ses plantations (caféier, cacaoyer, palmier à huile,
colatier). Mais l~ for~t toujours tenace reprend pied dans les
champs abandonnés: un peuplement broussailleux s'intaure d'abor~,
exubérant par sa croissance quoique appauvri floristiquement ;
puis une for~~ secondaire, encore caractérisé par-la denaivé de
ses étages inférieurs, se développe, évolue peu à peu vers la
belle forêt, peu différente de la forêt primaire qui ntexiste
certainement plus.
L'analyse botanique (5) a permis de distiIlguer dans cet
assemblage complexe de végétaux, un certain nombre d tunités
définies à la fois par leur composition floristique et par leur
écologie. Trois groupes de premier ordre peuvent·~-tre d'abord
distingués :
- les for~ts à Uapaca
- les forêts à Celtis
- les forêts à Symphonia

a) Forêts_à_U.ê)?ac!:!:,
Les forêts à Uapaca ont été depuis longtemps distinguées
sous les noms de "rain forest" oU,forêt ombrophile ou hygrophile,
ou forêt équatoriale. Un rôle physionomique importanv est joué
par les puissantes racines échasses des Uapaca, les colonnes 1~s
et droites des Azobés (Lophira procura), les gros f'tl1is sombres,
anfractueux, couverts d'épiphytes des Saccoglott1s, les tiges
tordues, spiralées de Neuropeltis. Ces forêts présentent deux
modalités différentes :
- forêt à Mapania
-forêt à Turraeanthus
La for~t à Mapania (les Mapania sont des cypéracées à larges
feuilles en touffes volumineuses partout visibles dans le sous-
bois) recouvre tous les sols argileux; sa limite Sud est éda-
phique (sol sableux de la région lagunaird, sa limite Nord
[Link] CP> 1.700 mm). Elle est donc qualifiée de pélohygro-
phi1e.
- 8 -

La forêt: à Turraeanthus. (l'Avodiré : Turraeanthu.:s africana


y est extrêmement' commun et- s 'y régénère abondammen"fr) a' pour .
domaine d'élection le pays sableux en bordure des lagunes. Elle
es~ dite psammohygrophile. C'es~ une ~or~t hé~érogène, 1'017-
morphe, sans caract"éristiques exclusives.

b) -_ _-_ _--
forêts à....Celtis
Les ....
Longtemps désignées sous le nom de "[Link] fores-ts", t;eme
mal choisi car elles ne sont pas vraiement caducifoliées, le
déterminisme de ces forêts es~ contrairement à celui des groupe-
ments équatoriaux, d'abord climatique (p compris 'entre 1.100 -
1.700 mm sur sol argileux, 1.300 - 1.700 sur sol sablonneux).
Les forêts à Celtis [Link]~ être appelées forêts mésophiles.
Elles sont carac~~risées par leur richesse en arbres de première
grandeur (Fromager, Samba, [Link], etc.) au :rot droit, liss.e et'- nu.
Sous les grands arbres, les arbustes ne manquent pas mais les
palmiers grimpants font défaut, les autres lianes sont plus
rares. Par contre le tapms herbacé, souvent continu, à base de
graminées surtout, s'étend d'autant plus que décroit l'humidité
du climat.

, c) !!e~ forêts_à_S;tm~h.2.nia_

Les forêts à Symphonia ou forêts marécageuses sont des


peuplements denses et d'apparence luxuriante groupant des arbres
de toutes dimensions dont beaucoup sont pourvus de racines-
échasses. De grandes herbes (Aracées, Cypéracées) des palmiers
grimpants (Calamus) ou dressés (Raphia) achèvent" d'encombrer le
sous-bois. Cet~e végétation très spécialisée comporte un nombre
dtespè~es très réduit. Sa destruction entraîne le développemen~
de Raphiales et de prairies marécageuses.
- 9 -

Les principaux facteurs de formation des sols sont : le


climat,. la roche-mère, le reliefl et. le drainage.
1) Processus induits par le climat.
Le climat humide et chaud détermine à peu près automati:-
quement~un processus' spécial d 'altération appelé "ferrallitisation"
ou "latéritisation" : les silicates complexes des roches subissent
une hydrolyse8 totale ; la silice tend à se dissoudre et à migrer.
Au contraire, l'alumine et le fer migrent peu parcequ·1ils se
trouvent au voisinage de leur point, isoélectrique ; ils tenden~
donc à s'accumuler sous forme d'hydroxydes; silice et alumine
peuvent aussi recombiner [Link] pour former de la kaoli-
nite. Le rap~ort moléculaire Si o2/A12 03 de l'argile est une
indica~ion du degré de ferrallitisation. Il es~ voisin de 2 en
Côte d'Ivoire alors qu'il est inférieur à l, 7 dans. les sols
fortement latéritiques.
Le lessivage, processus plus commun, désigne l'entraînement
par les eaux de drainage des produits solubles ou pseudosolubles.
Il en résulte une désaturation du complexe absorbant d'autant
plus poussée que la pluviométrie est plus importante ; sans
doute existe-t-il aussi un transport concomittant d'argile, mais
le rapport de lessivage est difficile à apprécier en raison de
trop fréquents remaniements mécaniques.
En définitive, trois groupes climatogéniques de sols sont
retenus dans le secteur défini par les limites de l'enquête:
- sols ~[Link] très lessivés au Sud (mieux vaudrait
dire : très désaturés)
- sols ferrallitiques moyennement lessivés dans la zone
médiane (remarque identique)
- sols faiblement ferrallitiques au Nord.
Ces divisions se fondent à la fois sur des données de
laboratoire et sur des observations de terrain. ~es 2ar~c~é­
ristiques prises en considération, (rapport Si 0 lAI 0, teneur
en bases, coefficient de saturation, pH, profondeur du sol,
morphologie du profil) ne peuvent ssrvir séparément de critères
distinctifs ; mais elles doivent être envisagées toutes ensemble.
Liées fondamentalement au changement graduel des conditions
pluviométriques, elles présentent des [Link] non rigoureu-
sement corrélatives. On ne saurait définir de façon parfaite
l'individualité de chaque zone, à plus forte raison en donner
les limites exactes. La distinction est néanmoins importante
puisqu'elle souligne l'existence d'un gradient de fertili-t"é, ou',
plus exactement de potentiel chimique, décroissan~ du Nord au SUd.
...
- 10 -

2) - Différenciation liée à la roche-mère


Dans chaque groupe climatogénique, l'identification d'une
unité inférieure de classement est basée sur la nature du
substra~ géologique. Il s'agit de reconnaître les ensembles
qui définissent et individualisent des "paysages pédologiques"
homogènes. A l'échelle de notre travail nous distinguerons
simplement: :
1 - les sables quaternaires du cordon littoral
2 - les zables tertiaires
3 - le cristallin leucocrate (granite)
4 le cristallin mésocrate (gTanodiorite) et les schistes
très métamorphiques
5 - les roches basiques e~ ultra basiques..
6 - les schistes peu métamorphiques
7 - les alluvions fluviatiles.
Les caractéristiques différentielles les plus importantem
semblent être l'altérabilité de la roche, Itérodibilité des
matériaux résiduels~ la proportion relative d'argile e~ de sable
grossier, la teneur en minéraux ferro-magnésiens.

3) - Différ~nciatioB. liée_à_la t0-.E0~~lii~


A l'intérieUl~ de chaque famille définie par la nature du
substratum géologique~ les sols se différencient au long des
pentes, de façon très régulière. TIans un contexte morpho-pédogé-
né~ique évolué, la catena type en zone de forêt, comporte :
a) sur le somnlet plat des buttes, des sols ferrallitiques
souvent très cuirassés à faible prozondeur ;
b) sur les lignes de crêtBs étroi~es et sur les pentes
jusqu'aux 2/3 environ: des sols ferrallitiques de cou-
leur rouge, brun-rouge, brun-~aune, avec concrétionnemen~
ferrugineux plus ou moins profond, parfois cuirassement
lamellaire discontinu ,;
0) sur les bas de ];lentes: des sols [Link] de teinte
brun-jatUle, moins concrétiomlés, plus argileux, plus ou
moins colluviaux ;
d) à proximité des thalwegs : des sols sableux ou sablo-
,argileux gris f01~és sur arènes colluviales - alluviales,
avec hydromorphie semi-permanente de profondeur. .
- II -

Il est évideniL: que deux processus ou plus;"exactement deux


groupes de processus sont en cause dans la formaDion de chaque
type de sol. .
- le premier. d'ordre physico-ch~que a déjà. é~é partiel-
lement évoqué. Il conduit à l'altération intense des roches avec
libé~ation des oxydes de fer et d'alumine ainsi que de la silice
et des bases, lessi~ge par drainage vertical profond ou subsa-
perficiel oblique, néosynthèse de kaolinite, accumulation
d'hydroxydes de fer puis déshydratation de ces oxydes, accompagnée
souvent d'un concrétionnement, d'autant plus marq~é que le clima~
général est plus sec ; en bas-fonds, un pédoclimat. parfois très
humide, détermine l'accumulation de matière organique peu évoluée
et la gleyfication (réduction des oxydes de fer e~ de manganèse),
ces phénomènes carac~érisan~ des sols particuliers dits sols
hydromorphe s •
- le second d'ordre mécanique consiste en triage et transport,
Il entraine l'enrichissemen~relatifen quartz résiduel et en
gravillons, dans les horizons superficiels des terres hautes, et
le dépôt corrélatif des argiles e~ des sables, dans les bas de
pente. Il est facile àn certains cas de distinguer la partie
allochtone du profil, de la partie autochtone dérivant directement
de la roche.
e
Si l'on attachait à ce phénomène plus d'importance qu'il
n'est coutume de le- faire en pédologie, on distinguerait du haut
en bas de la pente : des sols Eédentaires érodés, des sols
co~luviaux de bas de pente, des sols alluviaux de vallée.

4) palé.Q.s.Q.l,ê. ~t_sols .E,e:!! évolué,ê.


La région n'a pas été suffisamment étudiée sur le plan
géomorphologique pour qu'il soit possible d'esquisser l'évolution
probable du pays sous des conditions de milieu différant de celles
que nous connaissons. Il semble toutefois hors de doute qu'il
existe des surfaces où le relief e~ le sol sont l'héritage de
cycles d'érosion antérieurs. Citons, par exemple, les lambeaux
perchés dont l'altitude se tient uniformément à 200 mè[Link] et
qui sont coiffés de cuirasse fossile ; cet~e cuirasse sommitale
est parfois à peu près démantelée, parfois même disparue, mais
il reste alors de gros blocs épars sur les pentes, mêlés aux
formations gravillonnaires.,
La présence très fréquente de nappes de gravats est à signaler
aus~i dans cette rubrique. Sous un recouvrement meuble, ces
formations grossières s'étalent dans le paysage à peu près indé-
pendamment des formes de relief. Les cailloux dont elles sont·
formées proviennent des veines de quartz qui abondent en certaines
roches, schistes et granites notamment.
Pour expliquer leur formation, il faut évoquer une phase anté-
rieure d'érosion aÉ30laire généralisée qui tendait à accumuler
.. sur place des éléments grossiers par soustraction d'éléments fins
plus aisément transportables. Le recouvrement meuble postérieur,
dont la parenté aTec le substratum profond ,est très souvent indis"
cutable est principalement attribuable aux remontées de terre fine
des termites, vers de terre et autre faune terricole.
Il existe aussi des surfaces où les sols au contraire
paraissent très jeunes, en raison d'une pente très forte, de
l'inertie du matériau originel, ou de sa mise en place trop
récente ( sables littoraux ). "

Il
- 1.3 -

L'"association de sols" est une unité cartographique


qui groupe l'ensemble de sols coexistant" dans. une même aire
géographique.
Les sols d'une même association diffèrent fort entre eux,
mais ils ont quelque chose en commun qui permet de les dif-
férencier des sols d'une autre association.
Lorsqu'il s'agit du dé~aloppement de l'agriculture, le
découpage d'un secteur en "associations de sols" est la meilleure
base de définition des "zones homogènes", notion capitale en
matière de planification.

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Fig 6 ~ Asso cio tÎan des


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- 14 -

1) Association des sols peu évolués sur sables littoraux

Le cordon littoral comporte :


- une plage ancienne située à lm 5 - 3m 5 au dessus du
niveau marin, formée de sables roux grossiers, bien triés et
contenant des débris de coquillages ;
- plus à l'intérieur une zone d'altitude 4 ~ 6 m., consti~·
tuée de plusieurs cordons successifs séparés par des sillons
marécageux, du moins en saison pluvieuse.
Les sols, bruns, parfois ocre-jaune, sont d'un sable moins bien
trié, plus riche surtout en éléments fins. Ils sont recouverts
d'une végétation dense de forêt.

La richesse en humus est variable suivant que la dis:pa-


rition de la forêt est. récente ou ancienne ; comme dans tout
milieu non tamponné, le pH 0 scille dans une large gamme, la
teneur en éléments fertilisants est très faible, le drainage
excessif.
Si le drainage est gêné par la présence à faible profondeur
de la nappe phréatique (Om20-2 m) on peut rencontrer des
horizons tourbeux et même des pseudo-podsols de nappe à alios
ferrugineux et humique.

Sables roux et sables bruns conviennent bien au cocotier ;


le climat chaud et humide est très favorable et compense très
largement la grande pauvreté des sols (la) •
. Les cultures vivrières les mieux adaptées soni; le manioc et
l'arachide. Le palmier à huile n'est pas impossible dans les
sables bruns les plus éloignés du rivage.
,

Estimation des supe~ficies : total: 200 km2 •


inutilisables (marécageux : 70 km 2
Possibilités ( .
cocotier, manioc, arachide:130 km2 •

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2) Association des sols ferrallitiques très lessivés
sur sable tertiaire

Les sables tertiairEs donnent des surfaces de terres hautes


(30-50 m), plates ou à pente faible, dominant vers le sud les
lagunes, et festonnées sur leur pourtour par des entailles pro-
fondes aux bords escarpés. En surface, les sols sont gris-beige
et très sableux ; en profondeur la couleur devient ocre-jaune
ou rougeâtre et le taux d'argile augmente jusqu'à'15-25 %vers
1 m - l m 50.
Une caractéristique remarquable de ces sols est leur grande
homogénéité tant en extension horizontale que sur un profil.
L'autre caractéristique est un drainage excellent: l'eau
s'infiltre si rapidement qu'il n'y a pas d'écoulement superficiel
excepté durant les mois très pluvieux de Mai et de Juin. Les
deux mètras de pluie qui passent tous les ans au travers de ces
sa~à-sableux causent un lessivage intense. Aussi les teneurs en
bases échangeables sont extrêmemenT faibles. La réaction du sol
est généralement très acLcle.j rilciLs du fait de la faible capacité
d'échange, le pH peut chal!~~r assez fortement pour des raisons
infimes. Les teneurs en phosphore sont généralement très
satisfaisantes.
La planéité et l'homogénéité de ces terres facilitent leur
mise en valeur et les désignent tout pa~ticulièrement pour
l'établissement: de cultures arbusti~cs de type industriel, comme
celles de l'hévéa et du palmier à huile. Ces plantes, pas très
exigeantes du point de vue nutritif, trouveront sous ces lati-
tudes une pluviosité favorable pour une bonne production.
Toutefois, une déficience potassique est à prévoir, plus sévère
sur les sols déjà cultivés que sur les sols récemment défrichés.
Les sols sur sables tertiaires conviennent aussi au coco-
tier et constituent par leur perméabilité et leur acidité un
excellent support pour l'anro1as. Cette culture doit fournir, comme
dans la région d'ABIDJAN, des rendements de l'ordre de 50 t/ha,
mais elle exige beaucoup de technicité et de soins.
Cacaoyer et caféier peuvent croître, mais l'extension n'en
est pas souhaitable en raison de rendements assez médiocres
(300 kg/ha de cacao, un peu moins de café). .
Les cultures vivrières habituelles sont le manioc, le mals,
l'arachide, la banane, la banane plantain, l'igname.
. .
Estimation des superficies: total: 1. 400 km 2.
( Forêt (pentes abruptes, surfaces
( perchées ou découpées) ••••••••• 400 km2
JI Possibilités
> Palmier à huile, hévéa, cocotier,
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- 16 -

3) Association des sols des bas-fonds e~ vallées inclus


dans les sables te~iaires

Ils sont généralement plus riches en éléments fins et


bénéficient presque [Link] d'une plus grande humidité liée à
la proximité de la nappe phréatique. Des niveaux ifourbeux se
développent parfois dans les marécages plus ou moins ~emp~aires ;
ce sont des secteurs incultes.
En bordure, il existe cependant quelques bonnes terres parfois.
consacrées au cacaoyer et au bananier.. L'inondation par pluies
abondantes est un risque sérieux. ,
Globalement ces terrean'ont pas grand intérêt, à cause
de leur valeur très inégale. A l'Ouest de la lagune Aby, la
proximité d'ABIDJAN justifierai~ le développement· de la culture
bananière. Il conviendrait de chercher des vallées drainables et·
.. à cours d'eau permanent, 1 tirrigation étant indispensable pour
échelonner la production. .
. ..
Estimation des superficies: total: 600 km2 •

Possibilités ,lForêts
Cultures •villageoises • • • 300 km~
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. Banane d'exportation •••• 50 km 2
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- 17 -

4) Association des sols fernal1itiquea fortemen~ 1es~1~s

sur cristallin leucocra~e

Les granites calco-alcalins leucocrates donnent au total


un relief peu différencié : zones planes, ou croupes très sur-
baissées, aux versants convexes jusqu'en bas. Ils'sous-tendent
des aires assez profondément- arasées car les manteaux d'alté-
ration qui les revêten~ sont ceux qui de loin offrent le plus
de pr~se à l'érosion. On trouve parfois la roche dure ou tendre
à moins d'un mètre de profondeur. Le produit d'altération
comporte une matrice argileuse, du sable et du gravier quartzeux,
et des paillettes de mica.
Les sols sont beige, jaune ou ocre, peu colorés. En surface
et m~me asseé souvent en sous-sol, la fraction granulométrique
dominante est le sable grossier. Les concrétions ferrugineuses
sont rares. Le pH varie de 4, 0 à 4,6. La fertilité est basse,
.. en relation avec un faible taux de base et' un horizon organique
assez peu développé. Le drainage interne est relativement lent,
la capacité de rétention en [Link] réduite, mais ce n'est
pas là un facteur [Link] du fait que la saison sèche est:: très
courte.
Au demeurant, c'est un sol pauvre, aux possibilités agricoles
très l~itées. Le palmier à huile, l'hévéa, 'l l ananas, à la
rigueur le caféier, peu~nt être en~sagés ; il est conseillé
de choisir soigneusement les périmètres. Les cultures vivrières
(manioc, mais, banane plantain) donneront, sauf cas exceptionnel,
des rendements peu encourageants.
,.

Estimation des superficies : total : 2


900 km
Forêt •••••••••••••• 550 km2
Possibili~és

! Palmier à huile, hévéa,


. ananas,. culture s
vivrières ••••••••••


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- 18 -

5) Associa1tion des sols ferrallitiques fort"ement; lessivés_,


sur. cnstallin mésocr~:tte et- [Link]:es très métamoPIlhiques

Les granodiorites de la région d'ABOISse participen~ aux
eStés des roches vulcaniques du Birrimien à la constitution de
reliefs vigoureux: mamelons aux versants convexes et· bas-fonds
plans, dév:eloppés sans hiérarchisation évidente dans le premier
cas, alüernance de bandes de hauteurs d'orientation Nord-Es~
Sud-OUest, et de larges vallées à fond plat et: à flancs rela-
tivamenv'abrupts dans le seco~d. ~ers la frontière du Ghana, les
altitudes ont tendance à se rele~r, alors qu'elles s'abaissen~
vers l'Ouest~ Les. schisiîes sont presque tous chargés de:. minéraux
de métamorphisme [Link] qu'amphibole, pyroxène ou tourmaline.
La g::ranodiorite se présente comme une roche gris v:er:dâ[Link].à
grain mo;wen. Les roches éruptiv:es basiques onit une très grande
extension (dolérites du massif de Boka X'Fri, diorite au Sud
d'Ayamé e~' à l'Oues~ de la Bia, etc.).
L'intrication des formations géologiques rend pres~ue tou-
jours difficile l'ident2fication certaine de la roche~&.re. Mais
"tioutes ces roches ont en commun d'être [Link] en quartz eit richea
en éléments f~rro-magnésiens. Aussi les sols qui en dérivent sonit
caractérisés par un fort pourcenta~e d'argile (30 à 60 %) e~ par
leur couleur rouge. L'altération penètre fort en profondeur mais.
épargne des boulders de roche saine. Les profils assez différenciés.
comportent la succession d'horizons classiques des sols ferral-
litiques ~opicaux. Le taux de saturation reste ordinairement: bas,
et le pH fortement'. acide ; mais la iieneur en [Link] échangeables
est en valeur absolue nettement supérieure à celles des sols.
décrits jusqu'ici.
Aussi cette zone a des possibilités agricoles considérablea.
Des surfaces importantes de sol bien drainé conviennent fort bien
au caféier qui doit donner en cultures villageoises peu soignées.
des rendements de l'ordre de 400-500 kg/ha. On ne peut guère
conseiller l'hévéa et, le palmier à huile, le [Link] accusé et
l'hétérogénité des sols risquant de g8ner l'implantation de grandes
exploitations industrielles. Le cacaoyer peut ~tre int:éressant
dans les zones les moins acides et la plupart des cultures vi~ièref
sont susceptibles de donner. de bons rendements. Mais il fau~
prendre garde au risque d'érosion et disposer les cultures par
bandes alternées de niveau. A proximité d'ABOISSO, des fonds de
vallée se prêtent: à la production
,
de bananes
. d'exportation.
Estimation des superficies: total: 1.600 km2 •
700 Icrn~

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Caféier et cultures [Link]ères. :
Possibilités . Cacaoyer • • • • • • • • • • • • ••.• • • • • 100 km2
. Banane d'exportation ••••••• 40 km2
. à laisse~ en for~~ ••••••••• 760 km
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6) Association des sols ferralli tiques_ très le,ss!v:és


sur schis~es peu mé~orphiques

Les schist:es graphiteux ou arkosiques du Birrimien sois..


[Link], près de la frontière du Ghana,. une basse~ région
~llemen~ moutcl~ée aux altitudes. de 30 à 50 mètres. Les fo~es
sont souvent empâtées de produits colluviaux. Les collines
correspondent parfois à des filons de quartz.
En raison de la forte pluviométrie; les sols sont profon-
dément lessivés; sur les È~rfaces bien drainées le pWest de
l'ordre de 4, 6-4, 8. L'horizon superficiel gris-brun humifère
es~ relativemen~ peu épais et recouvre un sous-aol très profonŒ
d'argile graveleuse dans lequel pisolithes ferrugineuses e~
gravier.s de quartz abondent sur près de deux mètres d "épaisseur,
La valeur du sol dépend de la proportion de gravier. Dana les
cas les plus favorables le palmier à huile est à envisager ou
encore le caféier.
Les bas de pentes et les étendues planes sont constitués
de sol limoneux beige-jaunâtre, d'origine plus ou moins collu-
~ale. Ils conviennent bien au palmier. à huile, aux cultures
vivrières, au cacaoyer avec ~ploi d'engrais. Certains sols de
vallée à réac~ion peu acide sont encore plus favorables.
.. .
Estimation des superficies : total : 1.200 km 2

For@t ou caféier médiocre


Possibilités . ou cultures vivrières •••••• aoo Km 2
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des sols su r roches


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- 20 -

7) Association des sols sur roches basiques. et ultra basisues


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A un soubassement. de roches éruptives basiques ou ultra-'


basiques (gabbros, do1érites, basal~es, orthoamphibolites) cor-
respondent des ha~eurs à flancs raides et. à sommet tabulaire qui
se ~iennent à des altitudes le 150 à 175 mètres. Le sommet corres-
pond souvent à une cuirassE ferrugineuse, parfois ample, parfois
exig{ie mais toujours fort épaisse. Les flancs passent aux bas-fonds
suivant un véritable knick basal. Les pentes atteignent [Link]-
menit 40 %. .
Les sols sont brun foncé ou brun-rouge foncé t profonds, avec
peu de concrétions si la pente est forte ; mais ils. eôImportent,
éparpillés sur tout le profil, de nombreux débris de roche qui
s'altèrent en libéran~ des éléments fertilisants. La réac~on es~
presque neutre en surface, acide en profondeur. La teneur en
argile et limon est. fQrte. Ce sont des sols bien drainés, à forte
capacité de r.étention en eau, très fertiles supportant ou suscep-
tibles de porter de tr.ès belles cultures de cacaoyers. Au moment.
du défrichement: des précautions doivent être prises pour évit'er
l'érosion accélérée.
Estimation des superficies :[Link] : 200 kJn2
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Possibilités CCacaoyer ••••••.••• 80 km
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8) Assoctation des sols ferrallitiques moyennement lessivés


sur schistes......J?e'U métamorphiques -
Entre le s 'isohiète s. 1.700 et. 1.4-00 mm, un réseau tr.ès dense
et; hiérarchisé de ravinau'A et: de rivières découpe la [Link] des
schistes en vallons parallèles. 'Pas de mamelons; mais des
croupes étroites ~ui s'allongent, disposées en rides allant mou-
rir en éperons de confluence.
Le schiste arkosique domine. Il couvre des sols argilo-
limoneux contenant très souvent des graviers et cailloux dé[Link]
des nombreuses veines de quartz de la roche-mère. Ce niveau gra-
veleux épouse les formes topographiques. Il semble dû à l'accumu-
lation relative d'éléments grossiers au COQTS d'une phase érosive
antérieure; la couverture de terre-fine, rapportée par la suite,
résulterait. le plus vraisemblable~ent de l'activité des ~ra de
terre, [Link], fourmis, etc.
La chaîne de sols décrite au début- de [Link] note s'applique
à cette zone très vallonllée. Au sommet des rides, les sols rouges
occupent-une bande relativement étroit.e ; très tôt sur. la pente
apparaissent des sols ocres~ qui passent plus bas aux sols jaunea
argileux, puis au sable fiL limoneux sur nappe de gravier. dea
fonds de vallée.
Ces sols se différencient: des sols ferrallitiques très
lessivés par lUl pH moins acide (5,5 à 6,5), une teneur en bases
échangea'ble s plus élevée (5 à 8 meq %), un horizon humifère mieux
caractérisé et plus épais~ Ils sont donc plus riches et; convien-
nent bien aux cult:Qres exigeantes telles que caféier et cacaoyer,
le premier en sol bien drainé de haut; de pente, le second sur
bas de pente et- alluvions de vallées.• Il importe d' éviiier les
sols trop gravillonnaires ou trop graveleux.
Estimation des superficies: total: 1.800 km2 •
,: 850 km2
~. Caféier_ ou cultures vivr~eres
Possibilités. ~ cacaoyer. ou cnlturesvivrières : 550 km 2
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22-

9) Association des s01s faiblement ferrallitiques sur


schistes peu métamorphiques

Plus au Nord, sous une pluviométrie réduite à 1.400-1.000 mm


le réseau hydrographique devient moins dense. Les interfluves plus.
larges ~ésentent des étendues subhorizontales sinon tabulaires,
riches en produits ferrugineux, gravillons ou débris de cuirasse,
correspondant aux lambeaux d'une surface d'érosion de niveau
200-300 màtres ..
Le schéma'~ype de répartttion des sols en fonction de la
topographie reste toujours valable. Mais ici les sols. rouges des
sommets et hauts de pen~es s'étalent très largement. Les horizons
sont assez peu différenciés. On peu~ trouver un horizon d'argile
tachetée, mais il nia jamais une netteté et une épaisseur compa-
rables à celles des sols ferxalliiiiques. La roche altérée apparait"
à deux mètres de profondeur.
Assez souvent en surface le pH n'est- pas très éloigné de la
neutralité. Il est nettement plus acide en profondeur. La capaci~é
d'échange est en général supérieurE à celle des sols fer~llitiques.
La fraction argileuse recèle assez souvent des argiles micacées.
Chimiquement, les sols sont assez bien pourvus.
Mais vers l'isohiète 1.300 mm, la pluviométrie n'es~ pas
précisément satisfaisante pour les cultures tropicales des régions
humides. Les propriétés physiques du sol prennent alors de l'impor-
tance, l'insuffisance des pluies pouvant être compensée, soit par
une rétention d'eau particulièrement élevée des sols, soitpar
une position topographique de bas-fond. Le cacaoyer ne viendra
bien que sur sols jaunes et sols alluviaux, alimentés par frange
capillaire. Le caféier-, quoique plus résistant: à la sécheresse,
suppor:bera mal les niveaux trop gravillonnaires ou trop graveleux.
. .

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Estimation des superficies : total : 4.000 km 2
Caféier ou cultures vivrières ,: 1.300 :km2
Possibilités
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(cacaoyer ot!." cultures vâ[Link]ères.: 1.600 km2
For.êt •••••••••••••••••••••• : 1.100 km2

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- 2)

10) Association des sols faiblemen~ ferrallitiques sur


granites

A l'est d'Aôengourou, le batholite de granite [Link]


sous-tend un plateau digité entaillé.par les affluents du Manzan.
Les sols plus sablo-argileux, rouge, ocre ou gris. suivant leur
position dans le proÏil topognaphique, présentent à peu près
les mêmes caractéristiques que les sols précédemment décrits.
. .
Estimation des superficies: total = 800 km2 •
Caféier ou culiiures vivrières .= 300 km2
Possibilités t Cacaoyer ou cultures vivrières .= 300.km2
For~t •••• ~ •••••••••••••••••• : 200 km 2
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11) Association des sols sur alluvions fluviatile a

Dans ce pays dépourvu de lar~es vallées, les alluvions ne


se présentent· qu'en lambeaux, irregulièrement étirés le long de~
cours d'eau importants.
Dans les dépôts fluviatiles anciena on peut distinguer des
terrasses, à galets emballés dans un sable argileux, et· des baur.-
relets de limon finement sableux. Les alluvions récentes forment:
parfois au bord des grands axes(Komoé) àes baases ~errasses argi-
leuses ou argilo-limoneuses, découpées. de très nombreux et très
petits chenaux anastomosés. Le lon~ des tributaires., l"alluvion-
nement est, par contrepres~ue entierement sableux (ex: Manzan)
e~ assez mal différencié des apports colluviauxde bas-fonds.

Les sols ne paraissent pas très intéressants ; chimiquement:


ils sont pauvres, mais pour en juger de façon plus. générale, il
faudrai~ connaitre parfaitement en chaque endroit la cote e~ la
configuration du terrain, le régime de crue du cours d'eau,
s'assurer qu'un aménagement hydro-agricole est. ou non possible,
en estimer la rentabilité. Ce problème n'ayant pas.ét~ abordé,
il n'est pas possible de formuler sur. ces sols un avis autoris:é.
Estimation des superficies : 160 km2
Possibilités : ?
Nous avons indiqué dans le chapitre précédent, les ~ltures
q1i:.i paraissent· le mieux convenir à chacune des zones auparavant
définie. Il ne nous paratt :pas inutile d'aborder le problème
sous un autre angle, afin de mieux saisir les relations plus O~
mains lâches ou étroites qui lient un type de culture et un type
de sol.

1) - Les-9ul·tur~s ~rbustives conservatrices,'en ErinciEe,


~~ ]Qtentiel de fertilité -
Le palmier à huiJ_e (Elaeis guineensis) se trouve à l' éta'f;.
sauvage-dan'S' Ies forê'is-'secondaires hygrophiles. Tou-tefois du
point de vue économique, seules les palmeraies cultivées sont. à
prendre en considération. Elles se contentent de sols [Link]
chimiquement, mais il faut qu'ils soient profonds, 0~U graveleux,
que les p]~ies soient abondantes et. surtout bien répar~ea. Les
jeunes plants béné~icieront toujours d'un apport d'azote: 0 kg 250
de sulfate dlammoniaque l'année de la plantation, 0 kg 500Ja
suivante. Fort consommateur de potasse, le palmier à huile se
trouve bien d 'un appoy·t; de 2 lrg de chlorur.e de potasse par arbre
et par an, surtout en sol épuisé par les cultures vivrières
antérieures ; cette dose double les rendements~ Les nouvelles:
sélections de paJmiers de J. '.IaR.H.O. permettent d'atteindre une
production de 30 tOYl..nes d 'huile à l'hectare (10).
L lhévéa (Hevea braziliensis) a, à peu de choses près,. les
mêmes-exigences éco].ogiques que le palmier à huile et comme il
s'agit dans les deux cas de cultures de type industriel, les
conditions géographlques d'implRntation seront indifféremmen~,
pour~'une et pour l'autre, favorables ou non. La carence en
potassium se manifeste aussi fréquemment et doit être compensée
par un apport d'engrais.
Le [Link] (Cocos nucifera) est par~ois considéré comme
légèremë~n':t
[Link] parcequ'il croît bien à proximité de la mer.
Mais l'intérieur des terres lui convient également. Il s'accomode
des sables les plus pauvres du cordon littoral. En suivant les
précautions élémentaires (nettoyage correct du terrain, maintien
en bon état de la plantation), le rendement en [Link] d'une
cocoteraie adulte doit se situer autour de 1.000 kg/Ha et atteindre
2.000 kg si l'on corrige la carence potassique par un apport
régulier d'engrais.
- 26-

~e_c!c!ole~ (Thebroma cac~o) a besoin d'un sol fertile car


ses exigences en éléments [Link] sont [Link] élev:ées. Il tol~re
un drainage défeciiueux et survi"li:: même à une cuur'te inondation .
annuelle. Les fonds alluvionnaires peuvent lui ê~re réservés~
Sur schis~es, l'horizon gravillonnaire ne doit pas être trop
important: (30-50 cm) e~· surtou~ pas trop dense. Les cacaoyers
son~ très productifs avec une teneur en bases échangeables. supé~
rieure à 5 ou 10 me./100 g., suivant que la pluviométrie dépasse
ou non 1.400 mm annuellement. En zone s-èche, mieux vaut ins~aller
les cacaoyers dans le bas des pentes où l'alimen~ation en eau
est:: plus sa~isfaisante. Dans les régions mieux arrosées, cela
n'a gaère d'importance.
Le caféier. (Coffea SPI') a des exiEences un peu moindre que
le caëaoyër-qüaiit à l'humidité du sol : il ae trouve bien sur
les oroupes et les pentes de sols rouges très filtrants. et sou-
vent gravillonnaires ; par contre il vient plu1ie1ï mal des les
fonds à draina~e défectueux. Il s'adapte aussi à une gamme de
pH plus large : on peut obtenir de très bonnes récoltes [Link]
pH' = 4,5 si le taux d'argile + limon dépasse 50 %. Lea exigences
en éléments fertilisants sont par contre du même ordre. Sur sol
en pente, une plan~e de couverture est absolument indispensable,

2) - Les cultures intensives proches du jardinage -


Elles impliquent: une organisation parfaite de la production
et se pratiquent rentablement.: dans un milieu hau"ttement artifi..·
cialisé. De ce fait c'est souvent' moins le choix du sol qui se
pose que celui d'un site adéquat: proximit-é d'un port, fac.i11'té
d'accès, possibilité d'irrigation.
L'ananas (Ananas_ sativns) aime les sols acides qui draineli'ft
bien T ia-s,;agnation de l'eau en surfac.e lui étant très préjud1.
ciable, un terrain très pla~: sans cuvettes ou à pente très faible
e't: J!égulière esit indiqué. Une pente plus forte implique des pré.·
cautions anti-érosiv:es qui augmentent le co'ftt des travaux. La.
richesse chimique est sans grande importance puisque c'est une
culture qui exige beaucoup de technicité et de ~oins, entre auve
_ une fumure minérale d'environ 4g d 'N eot 6g de K 0 par pied ; la
production qui atteint; alors 50 -tt/Ha paie aisément" le col1:t de
la fumure.
Le bananier. - L'extension de s bananiers en oete d 'l''llOire
pose ün-proolemë de débouché qui ne peut: @tre résolu que par la
production à contre saison; l'[Link] es~ donc indispensable
ev c.'est en f'[Link] de cet impératif premier. que le choix. d'un
terrain doit ~t:re conduit. [Link] on év:i tera les sols sableux
~ui exigent un paillage trop abondan'fi; et les sols argileux qui
2' -

nécessjsn~' en bas-fonds la création coûteuse d'un réseau de


drainage. L'idéal est une terre sablo-argileuae,. humifère, à
pH voisin de 6. Si elle est acide', l'apport œ.'amendements calcique
ou calco~agnésien es~ importan~ : le rendemen~ double entr.e
pH 4, 5 eit pH 6.

3) - Les cultures dégJ:'adantes et desiï:rucin:'ices du sol -


Les. cultures vivrières : banane plantain, manioc, taro, riz,
ma!s, arachide, igname" sont: [Link]ées le plus souvent à côt~
des villages et. le long des routes en champs nombreux, peti t:s.~
de forme irrégulière.
Des considérations très locales semblent présider au choix du
terrain; ce dernier est exploité jusqu'à épuisemen~ ; la parcelle
retourne ensuite lentement à la forêt.
Ce système est désastreux pour le sol, désastreux pour la
forêt qui s'appauvrit en essences de valeur et éreintant pour
l'homme qui s'astreint au dur labeur d'un défrichement fréquem-
ment renouvelé.

4) - ,pa production fourragère et, l'association agriculture -


élevage -
Or la jachère forestière peut-Ôtre avantageusement remplacée
...
1
par la jachère herbageuse qui permet l'exploitation d'un bétail
bovin dont· l'importance es~ considérable pour l'amélioration du
niveau de vie des populations (fourniture de viande et de lait).
Il n'est pas question cormne en zone de savane de vouer les
ter~es médiocres au parcours du bétail ; la production fourragère
ne peut ~tre ici envisagée qu'intensivementr ; c'est une véritable
culture qui doit entrer, au moins partiellement, dans l'assolement
à instaurer.
L!implantation exige certes un travail importan~, car elle
se fa:.:t souvent par bouturage, faute de graines. Mais la r.éussite
est assurée du fait de la plasticité des eapèces fourragères et
de la large gamme qui s'off~z.à des conditions écologiques variées.
Digitauia [Link] exemple slest~ ré~élée capable de s'instâlle~
sur une parcelle expérimentale très érodée où les ~lantes de
couverture (Centrosema et Ti-tonia) avaient.. échoué (22). Cet1ie
plante stolonifère est intéressante par son pouvoir. couV!1:'ant: et:
anti.-érosîf ~ Les graminées. à port érigé, en touffes laissant: le
sol partiellement nu (Setaria, Panicum), doivent ~tre au contraire
réservées aux terrains plats. c~odon ~olystachyus s'accomode dea.
sols sableux en pente où l'humiï:tè fa1.t souvent défaut- ;
~chinochloa ~yramidal~~ au contraire es~ adap~é aux terraina
marécageux. [Link]·tro~~..ma pubes~ répond favorablement à un sol
riche et manifeste des signes de carence dans les sols appauvris..
... 2'8 -

La production v.égétale est:: importante (24) : 80 "tionnes de


fourrage ver~ à l'hectare et. par an a~ec des cultures pacagées
de Digitaria, Setaria, Panicum. ; un hectare de l?àn1oum maximum,
plante à litière, fournit [Link] de paille :pour fabriquer 80 à 100
tonnes de fumier. Six à huit animaux assurent au mieux 1.a trans-
formation ; la production fourragère nécessaire pour ce cheptel'
peut. être couverte par un hectare de cul1iuJ:'e : T~~èaown la~
comme fourrage de coupe, Digitaria U111folozi, :OiS! [Link] d'ecum ;:
comme pacage. .
En résumé l'intégration de la culture de pan:f..cum dans les
assolements et l'association agriculture-élevage àboutit à un
équilibre intéressan~ car il ne conduit pas à une emprise trop
forte du [Link] herbage + paille sur le secteur agricole.
L'utilisation d'une fumure organique (à compléter par une
fumure minérale)- révolut~onnerai~~éritablement la technique
agricole locale : sédentarisation des cultures, amé11ora~on
progressive de la productivité etr amélioration des conditiona
d'exploitation.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE

(1 ) B. TAGINI - Hypothèses nouvelles pour une eaquisse atructura~e du


Sud-Est de la C8te d'Ivoire - Oct. 1960 - Cycle de
Conférences 1960 - Direction de la Géologie et: de la
Prospection minière - ronéo, 23 P.f 14 fig. -
(2 ) B. TAGINI - Essai de division structurale du Précambrien de la oeta
d'Ivoire - Juil. 1962 - Société pour le Développemen~
minier de la C8te d'Ivoire - ronéo, 34 ~., 6 fig. -
(3 ) P. LE BDURDIEO - Contribution à l'étude géomorphologique du Bassin
sédimentaire et des régions littorales de C8te d'Ivoire.
EVudes Eburnéennes - Abidjan 1958 -·93 p., 34 grap~,
23 photos - .
(4 ) G. ROUGERIE - Le façonnement actuel des modelés en Oete d'Ivoire.
I.F.A.N. - Dakar 1960, 542 p., 134 fig. -
(5 ) G. MANGENOT - Etude sur les for~ts des plaines et· plateaux de la Oate
d'Ivoire - Etudes Eburnéennes - Abidjan 1955 - 54 :p.,
3 graphe -
(6 ) N. LENEUF & G. MANGENOT - Un exemple de relations entre' les sols et
la ~gétation dans les tropiques humides : La c8te l
d'Ivoire - In Rapports du Sol et de la Eégétation -
Premier colloque de la Société Bo~anique de France -
Paris 1959 - 6 p., 2 cartes -
(7 ) J .. MIEGE - La végétation entre BIA eir COMOE - Bulletin de l'Instî.
tut Français d'Afrique noire - Dakar, Oct. 1954, 16 p.t
4 fig. -
(8 ) N. LENEUF - L'alté:L'anon des granites calco-alca1fus et des grano-
diorites en Côte d'Ivoire forestière e~ les sols qui en
sont dérivés. 1959 - D.R.S.T.O.M. Paris - 210 p. -
10 graphe - 44 photos -
(9 ) P. M. AHN - So11s of the lower Tano basin, South Western Ghana -
Kumasi 1961, Memoir N° 2, 266 :p., 74 fig., 29 tab.,
32 photos, 3 cartes.
(10) I.R.H.O. - Vingt ans d'activité - Oléagineux - 17e année, N° 4,
Avril 1962, 449 p. -
(11) A. LAPLANTE - Etude pédologique des sols de la Station expérimentale
du cacaoyer à Abengourou - rapport inédit O.R.S.T.O.M.
1947, 20 p., 1 carte au 1/5.000 -

(12) A. LAPLANTE - Etudes pédologiques dans l'Est et; le Sud-Est de la
cSte d'Ivoire .. Communication aU. Congrès international
des A~ricanistes de l'Ouest - Ibadan 1949 -
(13) A. LAPLANTE & G. ROUGERIE - Etude eit carte pédologique provisoire de
1a région littorale sitqée à l'Est de la CSte d'Ivoire.
n.B.A. N° 315-316, 1949, 10 p., 1 carte.
(14) G. ROUGERIE - Etude morphologique du Bassin Français.. de la Bia et dea
régions littorales de la lagune Aby.. Etudes Eburnéennes.
1951, 108 p., 25 fig., 18 photos, 3 cartes au 1/400.000 •
"
(15) G. ROUGERIE - Les pays Agni du Sud-Est de la Cate d'Ivoire forestière "!!'
Essai ·de géographie humaine - Etudes Eburnéennes 1957 -
209 p., 35 ~ig., 19 photos~
(16) G. AUBER:e & H. MOULINIER - Observations sur quelques caract:ères des
sols de cacaoyères en Cete d'Ivoire - Agronomie Tropi-
cale N° 4, 1954, p. 428-437.
4.17) B. DA:BIN & N. LENEUF - Les sols de bananeraies de la Côte d'Ivoire -
Fruits - Vol. 15, N° 1, 2 e~ 3, 1960, 48 p. -
'\
1 (18) B. DABIN - Reconnaissance pédologique du secteur de la COMOE dans
la région d'A1épé - Inédit O.R.S.T.O.M., 1957, 29 p. -
...
(19) B. DABIN - Etude des sols sur sables quaternaires le long du Canal
d'ASSINIE. - Inédit O.R.S.T.O.M., 1959, 5 p. -
(20) F. CO~-DAAGE - Observations sur quelques sols à cacaoyers et
caféiers en Côte d'Ivoire - Inédit O.R.S.T.O.M., 1956,
26 p. -
(21) B. DABIN, N. LENEUF, G. RIOU - Carte pédologique de la cate d'Ivoire
au 1/2.000.000 - Notice explicative - Direction des sola,
Abidjan 1960 - 25 p. -
(22) Anonyme - Etude expérimentale de l'érOSion - Bilan des années
1956-1962 - I.D.E.R.T., Adiopodoumé - Archives du
Service de Pédologie.
( 23) Anonyme .. Fiches descriptives et analytiques de profils de sols.
I.D.E.R.T. - Adfbpodoumé - Archives du Service de
Pédologie
(24) H. BOTTON - Choix et amélioration des cultures fourragères en Basse
Côte d'Ivoire - Conférence des Nations Unies sur l'ap-
plication de la science et de la technique dans ltinv~­
rêt des régions peu développées - 1962 - 4 p. -

(25) H. BOTTON - Utilisation de la fumure organique en agriculture


tropicale, technique de production en zone forestière -
Conférence des Nations Unies sur l'application de la
science et de la technique dans l'intérêt des régions
peu développées - 1962, 5 p. -

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