Infections Et Grossesse
Infections Et Grossesse
GROSSESSE
Infections et grossesse :
Infections congénitales et périnatales
Introduction :
• plus l'acquisition est précoce (placenta peu
Infections congénitales :
perméable), plus elle sera grave
o acquisition « in utero » par franchissement de la BP
o embryopathies : malformations acquises par infection « in
utero » lors du 1er trimestre pdt la morphogénèse
o foetopathies : souffrances polyviscérales par infection
lors des 2 derniers trimestres de la grossesse ou à la
naissance
1.2 Transmission :
- En période anténatale au travers du placenta
- En période de travail lors des microbrèches provoquées par les
contractions utérines
- Lors de l'accouchement par mélange des sangs maternel et fœtal
(VIH,VHB,..)
- Lors du passage à travers les voies génitales si agent
pathogène présent à ce niveau (Strepto B, HSV, E. coli)
- En post-natal immédiat (allaitement : VIH, VHB, VZV) = maternage
Pharmaetudes 1
- (10 m2 condensé sur 20 cm2)
- Barrière contre système immunitaire de la mère : cellules
cytotoxiques du non soi de la mère ne passent pas BP mais les
Ac maternels passent : protection à la naissance du nv-né
- Barrière imperméable aux agents infectieux
- Les conséquences délétères pour le fœtus sont d'autant
plus importantes que l'infection est acquise tôt dans
la gestation
- Le + svt, seules les primoinfections maternelles sont
dangereuses pour le fœtus
- ^ non dangereuses s'il s'agit d'une réactivation du
virus
- ^ sauf virus virémiques, chroniques : HIV, VHB et ±
CMV où les réactivations st aussi dangereuses que les
primoinfections
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
• Les indications :
o À l'exception des femmes ayant un antécédent
d'accouchement prématuré, le prélèvement vaginal
systématique n'est pas recommandé en début de
grossesse.
o Il est recommandé de réaliser un PV en cas de :
■ Antécédent d'infection materno-foetale ;
■ Antécédent de prématurité ou d'avortement tardif ;
■ Femmes à risque de maladies sexuellement
transmissibles (femmes jeunes, partenaires
multiples, toxicomanes) ;
■ Menace d'accouchement prématuré.
■ 1 PV est indispensable au cours des Ruptures de
Membrane pour rechercher une vaginose bactérienne
et les bactéries à haut risque infectieux
Le dépistage systématique du portage de Streptococcus agalactiae ou
streptocoque du groupe B (SGB) est recommandé en fin de
grossesse, idéalement entre 34 et 38 SA.
• L'interprétation des résultats :
o La présence de streptocoque B (S. agalactiæ) est un
élément important à connaître. o Recherche de vaginoses
(vaginites non spécifiques). Les vaginoses sont
responsables
d'accouchements prématurés, de chorioamniotites,
d'endométrites post-partum. Elles sont
caractérisées par la disparition de la flore lactique
normale (bacilles de Doderlein) et
par la prolifération d'agents infectieux très divers,
(Gardnerella vaginalis, germes anaérobies,
mycoplasmes.)
o La recherche de mycoplasmes (Mycoplasma hominis, Ureaplasma urealyticum)
et de chlamydiæ doit se faire sur des milieux spéciaux et
doit être demandée spécifiquement. o Le gonocoque est très
rare.
o Le trichomonas et les candidoses sont gênants pour
la femme, mais très rarement dangereux pour
Pharmaetudes 3
l'enfant.
• Les traitements :
o Doivent être impérativement traités : gonocoque,
chlamydia. o Le streptocoque B ne doit pas être traité
en cours de grossesse (sauf rupture des
membranes) (traitement inutile car récidive immédiate).
Mais on traitera au moment de l'accouchement, en cours de
travail par de l'amoxicilline IV (ou pénicilline G IV). o Le
traitement systématique des vaginoses et/ou des mycoplasmes
est discuté, il ne s'impose que s'il existe des signes
cliniques (antécédents, menace d'accouchement prématuré). o
Le traitement des vaginoses repose sur le métronidazole per
os.
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
1.2Techniques de prélèvements :
Pharmaetudes 5
Ce traitement fait appel au métronidazole per os (1 g/j pendant 7
jours ou 2 g en dose unique) qui est efficace pour négativer les
prélèvements bactériologiques et sans effet tératogène. Les
traitements par ovules n'ont pas fait la preuve de leur efficacité
chez la femme enceinte.
En raison de la fréquence des récidives après traitement, un
prélèvement de contrôle tous les trimestres paraît justifié chez
les femmes traitées, et le traitement renouvelé si nécessaire.
2.1Généralités :
Le dépistage systématique du portage de Streptococcus agalactiae ou
streptocoque du groupe B (SGB) (prescrit comme tel) est recommandé en fin
de grossesse, idéalement entre 34 et 38 SA, en
raison de :
- La fréquence du portage du SGB est d'environ 15% chez la
femme enceinte (SGB est une bactérie commensale de la flore
vaginale et intestinale de l'homme.)
- La prévalence de ses conséquences lors des accouchements à terme
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
2.3Diagnostic :
• Prélèvements chez le nv né :
- Liquide gastrique : prélèvement plutôt systématique
- Ponction lombaire (LCR) prélèvements plus spécifiques
- Hémocultures L_ en cas de suspicion d'infection
- Réaction d'agglutination basée sur les antigènes de paroi.
- Agglutination avec le sérum dirigé contre l'antigène du
groupe B.
- ^ Streptocoque du groupe B
• Sérotypage :
- Basé sur les polysaccharides capsulaires
- Les sérotypes B I et B III sont particulièrementvirulents.
- Le sérotype III est le sérotype qui a le plus detropisme
pour le SNC et qui est le plus associé à des méningites.
• Remarque : Il existe des méthodes directes de diagnostic :
- Test de détection rapide : recherche rapide des antigènes
du Strepto B.
- Détection moléculaire par PCR.
Pharmaetudes 7
2.4Traitement :
On ne traite pas les femmes porteuses du SGB pendant la grossesse.
L'antibioprophylaxie per-partum du portage à SGB est recommandée, > 37
SA :
- en cas de diagnostic de portage de SGB,
- en cas de bactériurie à SGB au cours de la grossesse
- et en cas d'antécédent d'infection néonatale à SGB ;
Antibiotique utilisé :
- Amoxicilline IV
- Ou Pénicilline G IV
- En cas d’allergie, des macrolides (eryhtromycine) ou une C3G
pourront être envisagés.
En l'absence de recherche de SGB, on administrera une antibioprophylaxie uniquement en cas de :
accouchement survient < 37 SA (prématurité)
-
durée de rupture des membranes > 12 heures
-
température maternelle dépasse 38°C au cours du travail.
-
Donc en dehors des femmes porteuses connues de germes
pathogènes, l'ATBthérapie systématique n'est pas recommandée en
cas de rupture des membranes à terme (après 37 SA).
3. Syphilis :
L'association syphilis et grossesse est rare en France. Chez
la femme enceinte, le risque principal est la syphilis congénitale. Celle
ci est liée à une contamination fœtale hématogène par voie
transplacentaire de la deuxième moitié de la grossesse.
Malgré l'existence d'une antibiothérapie efficace depuis plus
de 50 ans, et d'un dépistage systématique au cours de la
grossesse, la syphilis congénitale persiste encore, en particulier
au sein des populations défavorisées, mal suivies ou à risque de
contamination élevé.
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
3.3Traitement :
On utilise des pénicillines à effet retard et élimination lente
Pharmaetudes 9
- Extencilline, 2,4 millions d'unités, renouvelé 8 jours plus
tard.
- Biclinocilline : 1 millions d'unités par jour pendant 15 jours.
4. Listériose :
La listériose est une maladie à déclaration obligatoire.
4.1Contamination :
[Link] est une bactérie de l'environnement.
Il existe 1 à 5% de porteurs sains au niveau intestinal.
• Contamination de la mère :
- Par voie digestive = ingestion d'aliments contaminés par la
bactérie
- Il peut s'agir de cas sporadiques ou d'épidémies.
- Aliments incriminés : aliments crus ou mal cuits : viande
hachée, charcuterie, poisson fumé, lait et fromages non
pasteurisés, crudités.
- Danger : conservation trop longue au réfrigérateur :
multiplication de la bactérie psychrophile.
• Contamination de l'enfant :
- In utéro par voie transplacentaire à la suite d'une
bactériémie de la mère ^ forme précoce : infection grave
évidente à la naissance, avant le 4ième j de vie (Sepsis
sévère = granulomatose septique infantile, bactériémie,
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
4.2Clinique :
• Chez la mère :
o Incubation : qlq jours à plus de 2 mois
o Syndrome pseudo-grippal +++ : crampes, maux de tête et fièvre
persistante (présente dans 70 à 80 % des cas et isolée
dans 20 % des cas).
^ infection banale le plus souvent chez la mère (inapparente ou
pseudo-grippe).
o Mais le placenta est un organe cible et il peut se former un
abcès rétro-placentaire : la 1ère étape de l'infection est la
colonisation du placenta. Cette infection est rapidement associée
à
une chorio-amniotite et à une infection sévère de l'enfant
in utero. o D'autres symptômes peuvent aussi apparaître comme
des symptômes gastro-intestinaux (nausées, vomissements,
diarrhée, constipation) ou un syndrome méningé voire des
douleurs lombaires faisant évoquer une infection urinaire.
Dans certains cas, ces symptômes peuvent être suivis de
manifestations cliniques graves représentées par des
septicémies, méningo-encéphalites. o Une rechute fébrile,
avec bactériémie, peut être observée 3-4 semaines plus tard.
o La maladie non traitée est alors particulièrement
dangereuse, déclenchant très souvent chez une femme
enceinte :
■ un avortement spontané volontiers fébrile au 1er et 2ème
trimestre
■ un accouchement prématuré d'un enfant infecté
■ et la mort de l'enfant dans 20 à 30 % des cas.
• Chez l'enfant :
o Forme précoce :
- Contamination in utéro pendant la grossesse
- Infection grave évidente à la naissance, avant le
4ième j de vie : cyanose, apnée, détresse
respiratoire et troubles de la conscience.
- Sepsis sévère = granulomatose septique infantile,
bactériémie, pneumopathie, méningite (3ème cause
méningite chez nv né)
- Mortalité élevée : parfois de 50 à 75 % o Forme
Pharmaetudes 11
tardive :
- Contamination
en période périnatale ou au cours de
l'accouchement
- L'enfant naît apparemment sain et l'infection apparaît après le
4ième j et jusqu'à la 3ième
semaine de vie
- Meilleur pronostic
- Le plus souvent (95% des cas) : méningite aiguë
purulente avec : fièvre, insomnie, irritabilité,
troubles de la conscience.
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
■ Intracellulaire facultatif.
o Culture :
■ Bactérie non exigeante : culture sur milieux
ordinaires
■ Bactérie béta-hémolytique sur gélose au sang :
colonies de petite taille, arrondies, gris
bleuté, entourées d'une zone de béta hémolyse.
■ Bactérie aéro-anaérobie
■ Bactérie psychrophile : pousse entre 4 et
45°C. o Caractères biochimiques :
■ Catalase +
■ Oxydase -
■ Hydrolyse de l'esculine +, rapide (<2h).
■ ^ Identification définitive (espèce) sur API CORYNE
o Sérotypage : agglutination sur lame (intérêt épidémio) : 17
sérovars. o Typage moléculaire par électrophorèse en champ
pulsé (traçage des épidémies en particulier alimentaire)
4.4Traitement :
- Le traitement de base de la listériose est l'antibiothérapie et
on traite au cours de la grossesse une infection à Listeria
(*SGB).
- La bactérie est résistante naturellement aux Céphalosporines.
- On utilise en général les associations bétalactamines-aminosides.
- Le traitement repose sur amoxicilline IV (200mg/kg/j) pdt 14 à
21j
+/- Gentamicine (3 mg/kg) pdt 3 à 5j
en début de ttt puis, pour certaines,
amoxicilline (3g/j) PO jusqu'au terme de
l'accouchement.
- En cas d'allergie aux pénicillines, on peut donner
cotrimoxazole (triméthoprime-sulfaméthoxazole) associé à la
gentamicine.
* Au cours de la grossesse :
o Hémocultures : chez toute femme enceinte ayant une fièvre inexpliquée (avec
recherche de lisétriose). L'antibiothérapie doit être instituée au moindre doute. o Des
prélèvements orientés par les signes cliniques peuvent être effectués (ponction
lombaire... )
o On ne recherche pas Listeria dans un PV (portage négatif)
Pharmaetudes 13
4.5 Les mesures préventives :
La meilleure prévention consiste à éviter la consommation des
aliments les plus fréquemment contaminés et à respecter certaines
règles lors de la manipulation et la préparation des aliments. Ces
recommandations sont liées à la nature même de Listeria
monocytogènes, son habitat et sa résistance. Listeria
monocytogènes résiste au froid mais est sensible à la chaleur.
5. Tuberculose :
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
1. Introduction :
On distingue :
- des virus transmissibles pendant la grossesse et responsables
d’une maladie fœtale : rubéole, varicelle, cytomégalovirus,
parvovirus B19.
- des virus transmissibles en fin de grossesse et pendant
Pharmaetudes 15
l'accouchement et entraînant une maladie infantile, souvent plus
sévère que la forme adulte : herpès génital, hépatites B & C,
infection HIV, varicelle.
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
Pharmaetudes 17
Hépatite B 1 000 à 1 500 cas Dépend de la 90% de passage à • Vaccination des
par an Surtout, réplication virale : la chronicité avec femmes à risque.
haut risque de • Recherche
• régions 90% si présence cirrhose et de obligatoire de
parisienne d’ADN viral carcinome l’antigène HBs
et (recherche par hépatocellulaire. pendant la
lyonnaise PCR) grossesse
immigrés d’Afrique10 à 20% si ADN
Noire et d’Asie du viral Entre 25 et 27 SA.
Sud-Est négatif et
anticorps anti-Hbe Immunoglobulines et
négatifs vaccination du nouveau-
• Proche de 0 né si la mère est
si porteuse de l’antigène
anticorps HBs.
anti-Hbe
positifs
Hé*gtitp C 5 à 7 000 e+s *+r Globglement : < M+l eonneps Lp Ué*istggp n’pst
+n F+etpers Up 5% rpeomm+nUé qep ehpz
risqep lps fpmmps à
Proehp Up 0 si risqep.
Toxieom+nip eh+rgp vir+lp • Si séro*ositivité
AntéeéUpnts inUétpetgbl eonnep, Uiseetpr
tr+nsfesionn pis. p. en tr+itpmpnt
• Poueiétions 15 à 20% pn e+s gntivir+l
U’Afriqep Up séro*ositivi té Uréeonep*tionnp
Noirp HIV l (intprféron +2,
rib+virinp) *oer
fgirp b+isspr lg
eh+rgp vir+lp.
Cps UroUeits
sont
formpllpmpnt
eontrp-inUiqeés
ehpz l+ fpmmp
pnepintp.
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
2. Rubéole :
2.1 Le virus :
- Famille Togaviridae
- Genre Rubivirus
- ARN monocaténaire directement codant (polarité +)
- Enveloppé, capside icosaédrique
- 1 seul type antigénique : immunité conférée lors de la primoinfection : protectrice à vie, 0 de
réactivation du virus
2.2 Epidémiologie :
• Répartition :
Pharmaetudes 19
o Cosmopolite, virus strictement humain
o Cas sporadiques ou petites épidémies au printemps (petites collectivités :
crèches,.) o Enfants (5-10 ans) = réservoirs de la pathologie
o 90% de la pop adulte est immunisée contre la rubéole (petit %tage de Ç avec risque
de primoinfection pdt la gestation) o On trouve encore près de 5% de femmes
enceintes non immunisées et cette situation est profondément anormale. Il n’y a,
certes, que quelques dizaines de cas annuels de rubéole pendant la grossesse, mais
le risque fœtal est majeur au 1er trimestre et ces cas pourraient être facilement
évités par le contrôle sérologique préconceptionnel et la vaccination des femmes
séronégatives en post-partum immédiat
• Transmission :
o Interhumaine, voie aérienne, faible contagiosité
o Transmission par voie transplacentaire +++ surtout pdt le 2 ème et 3ème trimestre
• Période contagieuse : 8 jrs avant (clinique muette) ^ éruption ^ 8 jrs après
2.3 Physiopathologie :
2.4 Clinique :
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
Syndrome malformatif :
- Lésions oculaires : cataracte, microphtalmie, opacité cornéenne
- Lésions auditives : surdité
- Lésions cardiaques : persistance du canal artériel (cœurs D et G communiquent),
sténose de l'artère pulmonaire
- Lésions neurologiques : microencéphalies, retard mental
- Malformations dentaires
- Diagnostic anténatal par échographie : malformat° assez visibles / gynéco ou
obstétricien avisé
- Lésions constatées à la naissance : ^ suivi car les troubles apparaissent avec l'âge
o Test de grossesse
Pharmaetudes 21
immunité avant ou après grossesse)
■ IgM- , IgG- : surveillance mensuelle
■ Chez le fœtus :
IgM spé sur sang de cordon (ponction sous échographie) après 22 ème SA car acte invasif
- Culture virale ou RT-PCR car virus à ARN, sur ponction de LA
■ Chez le nv-né :
- IgM + à la naissance : signent primoinfection du nv-né (car IgM ne passent pas BP)
- IgG+ après 6 mois de vie : évocatrice d'une infection in utero du nv-né, non due à un
passage transplacentaire (IgG issues de la mère ne restent pas + de 6 mois chez nv-né)
- Isolement du virus ou PCR
Une primo-infection prouvée au 1er trimestre pose la question d’une interruption médicale
de la grossesse (IMG) et impose l’avis d’un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal. Après
entretien et information du couple, on peut proposer :
• soit une IMG d’emblée, qui est acceptable dans ce cas très précis,
• soit un diagnostic prénatal :
o par amniocentèse après 18 SA => recherche du virus par PCR sur liquide amniotique, o ou
par prélèvement de sang fœtal après 22 SA => recherche du virus par PCR & recherche des
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
IgM antirubéoliques dans le sang fœtal (NB. Les IgM ne traversent pas le placenta => leur
présence signe l'infection fœtale).
2.7 Traitement :
- Aucun
- Seule alternative : interruption médicale de grossesse (IMG) si séroconversion prouvée dans les
3 premiers mois de grossesse
2.8 Prévention :
• Dépistage obligatoire des femmes enceintes
• Vaccination pour prévenir les formes congénitales
o généralisation des vaccinations
o pas uniquement petites filles mais également garçons car sont des réservoirs du
virus
o vaccin vivant atténué : RUBIVAX® et/ou ROR
■ 1 injection à 12 mois ou à la scolarisation
■ revaccination des filles à 11-13 ans
■ vaccination des femmes séronégatives en âge de procréer (sous
contraception ! ! ! )
■ vaccin vivant atténué formellement contre indiqué chez la femme enceinte
• Danger pour la mère +++ : Pneumonie Varicelleuse mortelle dans 10% des cas ; à traiter par
aciclovir IV. En cas de forme grave, éviter l'hospitalisation en maternité (contagiosité
importante et très haut risque néonatal pour les autres femmes enceintes au voisinage du
terme ! ).
• Pour le fœtus :
o 8% de transmission fœtale mais seulement 2 à 3% de malformations (peau, SNC, yeux,
squelette), pas toujours détectables in utero => Proposer une surveillance renforcée :
échographie mensuelle o Embryopathie : dans 2% des cas si éruption avant la 20 ème SA
o Foetopathie : plus fréquente en périnatal (souffrance polyviscérale, pneumopathie)
• Pour le nouveau-né : risque de varicelle néonatale (25 à 50%) et gravité de cette dernière
(mortalité et séquelles neurologiques fréquentes) si l’éruption débute moins de 5 jours avant
l’accouchement (c’est à dire avant que le nouveau-né ne puisse bénéficier de l’immunité
passive d’origine maternelle).
Pharmaetudes 23
• Prévention :
o Par injection d'Ig G dirigée contre VZV ; polyvalente : ^° forme virémique o En cas de
varicelle maternelle en fin de grossesse, essayer de retarder l’accouchement par un
traitement tocolytique +/- traitement antiviral par Acyclovir est habituelle bien que son
efficacité dans cette indication soit encore mal documentée et consignes d’hygiène très
strictes pour le personnel soignant. o Vaccin :
■ Vaccin vivant atténué
■ Souche OKA
■ Pour les adultes sans ATCD de varicelle dc non immunisés en âge de
procréer, travaillant en contact avec enfants ID, ds services de pédiatrie,.
■ Actualité vaccinale : association VZV avec autres vaccins de la petite enfance
(ROR) : ^ formes congénitales de la varicelle particulièrement sévère
4. Cytomégalovirus :
4.1 Epidémiologie :
- C’est la plus fréquente des infections maternofœtales.
- Attention chez les ID et femmes enceintes
- 60% des femmes en âge de procréer sont immunisées et 0.5% des femmes, soit 3600 par an
en France, font une séroconversion pendant la grossesse. Le principal facteur de risque est le
contact avec les collectivités de jeunes enfants (personnel de crèches, puéricultrices, mères de
famille ayant un enfant placé en crèche) qui sont les principaux réservoirs du virus.
- On retrouve le CMV dans tous les liquides de l'organisme : contamination en collectivité par la
salive +++, les urines (liquide très contagieux) et par voie respiratoire.
4.2 Clinique :
La transmission maternofœtale est de 40%, ce qui représente 1500 infections congénitales par an :
o 10% font une infection prénatale sévère : « Maladie des inclusions cytomégaliques »
(RCIU, microcéphalie, hydrocéphalie, calcifications intracrâniennes) ^ rare mais grave o
10% sont en apparence sains à la naissance mais présenteront des séquelles
neurosensorielles (surdité à terme ++ notamment ^ suivi ORL) o 80% restent
asymptomatiques.
o Un dépistage systématique n’est pas recommandé en l’absence de traitement.
La transmission materno-fœtale du CMV se fait essentiellement par voie transplacentaire in utéro,
moins souvent en période périnatale (au passage de la filière génitale) et post-natale (allaitement).
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
4.3 Diagnostic :
• Chez la mère :
o Sérologie +++ ^ démonstration d'une séroconversion o Demande d'avidité des IgG =
datation de la primoinfection o PCR sur liquide amniotique si suspicion
• Chez le nv-né :
o Virus retrouvé dans tous les liquides de l'organisme donc diag fait sur n'importe quel
prélèvement
o Recherche du virus dans les urines +++ (on récupère les urines pendant 3 jours) ou
dans la salive après prélèvement de gorge (moins sensible). o Culture ou PCR
o Marqueur biologique chez le Nné : thrombopénie.
2.10 Traitement :
On ne traite pas la femme enceinte pendant la grossesse (contre indication des antiviraux anti
CMV, ganciclovir : mutagène et tératogène)
Si atteinte fœtale grave jugée sur l'échographie et la présence du virus dans le liquide
amniotique, on peut proposer une interruption médicale de grossesse (IMG).
2.11 Prévention :
- Difficile : pas de dépistage systématique chez les femmes enceintes
- Attention aux Ç enceintes se trouvant dans un environnement avec de jeunes enfants ! ^éviter
de travailler pdt leur gestation si Ç CMV - (non immunisées) avec jeunes enfants réservoirs du
virus
5. Parvovirus 19 :
5.1 Epidémiologie :
- Petit virus nu à ADN
Pharmaetudes 25
- Agent du Mégalérythème épidémique ou « 5ème maladie » (rubéole rougeole, oreillons, varicelle)
: éruption bénigne du jeune enfant ^ syndrome gant et chaussette, joues rouges
- Les symptômes sont anodins : fébricule, rougeur des pommettes, discrète éruption maculeuse
rose pâle et quelques arthralgies qui disparaissent en quelques jours. Elle passe presque
toujours inaperçue.
- Infection ubiquitaire
- Virus à tropisme érythrocytaire : touche les précurseurs de la lignée rouge (anémie)
- A 5 ans, 50% des enfants sont immunisés.
- 40% des femmes enceintes sont séronégatives, dont 1,5% feraient une séroconversion pendant
la grossesse avec un risque de transmission fœtale de 30% => au total, environ 1500 fœtus
seraient contaminés chaque année en France.
- Les conséquences fœtales sont mal chiffrées.
5.2 Clinique :
L'acquisition pdt la grossesse (50% asymptomatique) entraîne un risque fœtal d'anasarque
foetoplacentaire
- anémie profonde du fœtus par atteinte lignée érythroblastique (transitoire)
- hypovolémie, insuffisance cardiaque
- phénomène d'ascite ou collection liquidienne au niveau du fœtus, rétentions hydriques
- état d'anasarque avec risque de mort in utero
En revanche, si le fœtus survit, la guérison sans séquelles est possible. Le taux de perte fœtale
a été estimé à 10% des séroconversions maternelles mais il est probable que ce chiffre soit
surévalué.
5.3 Diagnostic :
• Chez la mère = sérologie +++ :
- Sérologie négative ^ femme non immunisée ; contrôle à 15 jour d’intervalle si
contage suspect.
- Présence d'IgG et absence d’IgM ^ immunité ancienne.
- Présence d'IgM ^ séroconversion récente.
La sérologie doit être demandée dans 3 circonstances :
- Devant une éruption de nature indéterminée chez une femme enceinte
- Devant une éruption de nature indéterminée dans l’entourage. Certains proposent d’injecter
également des immunoglobulines polyvalentes sans attendre les résultats de la sérologie.
- Devant la découverte échographique d’une anasarque fœtoplacentaire.
• Diagnostic anténatal = détection du génome viral dans la ponction du liquide amniotique PCR
sur LA (assez systématisé quand ponction de LA faite)
5.4 Traitement :
Suivi par échographie de cet anasarque foetoplacentaire et hypovolémie : une séroconversion
impose une surveillance échographique étroite pendant trois mois à la recherche de signes
d’anémie sévère : lame d’ascite, hydramnios puis anasarque.
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
• Traitement possible : transfusion fœtale « in utero » pour palier l'anémie (acte délicat)
6. Herpès néonatal :
6.1 Epidémiologie :
- Forme la plus redoutable
- Fréquence : 1 à 5 cas/10000 naissances de HSV néonataux
- L’herpès néonatal est rare, quelques dizaines de cas par an, mais grave : plus de la moitié des
enfants décèdent ou gardent de lourdes séquelles neurologiques.
- Mortalité ++ de 50-70% lorsque pas de ttt mis en place et séquelles neurologiques chez 50%
des survivants
^ complications infectieuses obstétriques +++
- HSV 1 (1/4) ou HSV 2 ++ (3/4)
- Le principal mode de contamination (80%) est le passage dans la filière génitale au moment de
l'accouchement (signalisation si Ç avec réactivation HSV génital)
- Par ailleurs, il peut s’agir d’une contamination pendant la grossesse, ou d’une contamination
postnatale à partir d’un herpès labial dans l’entourage.
- Lors de primoinfection maternelle, de récurrences, ou le + svt lors de sécrétions
asymptomatiques ^ responsables de la plus grosse cohorte des herpès néonataux
6.2 Clinique :
L'enfant est tjs symptomatique :
- forme cutanée
- forme polyviscérale
- forme neurologique : encéphalite
Il y a un contraste saisissant entre la banalité de l’herpès génital chez la femme enceinte (20% de
femmes enceintes séropositives) et l’extrême rareté de l’herpès néonatal (moins de 50 cas par an).
Des antécédents d’herpès génital récurrent ou la survenue d’une récurrence avant le 9ème mois
n’ont donc rien d’alarmant.
Pharmaetudes 27
6.3 Diagnostic :
• Détection du virus :
o Culture : sur prélèvements génitaux ou sur nv-né si suspecté
infecté o PCR +++ : écouvillonnages un peu partout
Pour les femmes avec des antécédents d’herpès génital récurrent ou chez qui survient une
récurrence avant le 9ème mois : la tendance actuelle est de prescrire de l’acyclovir au 9ème mois.
La césarienne prophylactique est devenue exceptionnelle et ne se justifie qu’en cas de primo-
infection < 1 mois, récurrence < 1 semaine sans traitement par aciclovir, ou lésions vulvaires à
l’entrée en salle de travail.
Il faudra rechercher en début de travail, des lésions vulvaires en cas d’antécédents personnels
ou du conjoint et on recommandera de réaliser des prélèvements chez le nouveau-né.
6.5 Prévention :
- Education des parents (MST)
- Attention à l'herpès labial en présence d'un nv-né
- En péripartum :
o Proposition de césarienne quand lésions herpétiques détectées avant
l'accouchement o Désinfection des voies génitales par la BETADINE
o Aciclovir en perf pdt le travail pr ^ incidence de transmission maternofoetale
7. Hépatites :
• VHA : pas de risque de transmission materno-fœtale
• VHC : risque faible
• VHB : risque majeur :
- 90% si mère porteuse chronique active : HBe +
- 5 à 20% si HBe -
7.1 Hépatite B :
La transmission verticale est surtout per et post-natale. C'est la principale voie d'entretien de
l'endémie en zone tropicale.
Sa fréquence dépend de la réplication virale, évaluée par la recherche de l’ADN viral et des
anticorps anti-HBe :
- 90% si présence d’ADN viral (recherche par PCR),
- 10 à 20% si recherche d’ADN viral négative mais absence d’'anticorps anti-HBe,
- Proche de 0% si présence d’anticorps anti-HBe.
Le nouveau-né contaminé fait une maladie plus sévère que chez l’adulte : 90 % de passage à
la chronicité, risque élevé de cirrhose et de carcinome hépatocellulaire.
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
Allaitement : le VHC passe peu dans le lait maternel. Une conférence de consensus de 1999 a
conclu que l'allaitement n'est pas associé à un risque accru de contamination néonatale et n'est
pas contre-indiqué.
8. HIV :
8.1 Epidémiologie :
- Transmission majorée si charge virale élevée et CD4 bas
- Sans ttt : transmission materno-fœtale dans 25% des cas :
o 35% de transmission « in utero » et en fin de grossesse o 65%
durant le travail, la délivrance et le maternage (allaitement)
- Transmission mère enfant est d'environ 1% avec les traitements antirétroviraux actuels
Pharmaetudes 29
membranes intactes, chez les femmes traitées par AZT seul.
• Influence de l'allaitement : c'est un facteur important de contamination postnatale dans les
pays en voie de développement.
8.2 Diagnostic :
Pour l'intérêt de l'enfant (et de la mère), la séropositivité de sa mère doit être connue. Le
dépistage doit être systématiquement proposé même s'il n'est pas obligatoire pour l'instant.
• Chez l'enfant :
o PCR de l'ADN proviral intégré dans lymphocytes de l'enfant o PCR de l'ARN
viral
o et antigénémie P24 (si + : ttt immédiat : HAART= combinaison d'antirétroviraux)
8.3 Prévention :
• Prévention par ttt de la mère :
- Dès la 14ème SA
- Par HAART ^ pour obtenir une CV indétectable
- + perfusion en perpartum (AZT, efavirenz)
- et décontamination vaginale (bétadine)
- Pas de forceps ni épisiotomie ni monitorage par électrodes de scalp sur le nv-né
- Césarienne prophylactique discutée au cas par cas
- Allaitement déconseille sauf dans les régions où l'allaitement artificiel est risqué
(gastroentérite, patho digestive)
- Une prise en charge du nouveau-né sera mise en œuvre.
9 Entérovirus :
Coxsackievirus et Echovirus = 2 sous genres de virus
• Chez l'enfant :
o
Encéphalite
o Hépatite o
Myocardite
30
IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
Points essentiels
Il existe deux modes de transmission de contamination materno-fœtale selon les virus :
• Rubéole :
- Fréquence chez la femme enceinte : 61 cas en 2000,
- Transmission maternofoetale : 60 à 90% au premier trimestre,
- Conséquences :
o Rubéole avant 12 SA : 80 à 100% de malformations.
o Rubéole entre 13 et 18 SA : risque de surdité, les autres complications sont
moins fréquentes. o Rubéole après 18 SA : risques quasi nuls
- Prévention :
o Vaccination des filles avant la puberté (légalement recommandée mais pas
obligatoire). o Contrôle sérologique préconceptionnel.
o Vaccination après la grossesse des femmes enceintes séronégatives.
• CMV :
- Fréquence chez la femme enceinte : 0.5% des grossesses => 3 600 séroconversions par
an
- Transmission maternofoetale : 40% => 1 500 infections congénitales par an
- Conséquences :
o Aucune : 80% o surdité : 10%
o formes sévères : 10% (RCIU, microcéphalie, hydrocéphalie,. )
- Prévention :
o Pas de vaccin.
o Des règles d'hygiène assez contraignantes peuvent réduire l'incidence des
séroconversions.
• Herpès :
- Fréquence chez la femme enceinte : 3 à 5% des femmes ont des antécédents d'herpès
génital récurrent mais 20% sont séropositives pour le virus HSV2
- Transmission maternofoetale : La majorité des cas surviennent à l'accouchement. Le
risque dépend du contexte clinique : > 50 % si primo-infection dans le mois précédent le
travail, 2 à 5 % si récurrence dans la semaine précédente, moins de 1 / 1 000 si absence
de lésions visibles
- Conséquences : L'herpès néonatal est très rare : < 1 / 10 000 naissances. En revanche,
son pronostic est sombre : plus de la moitié des nouveau-nés décèdent ou gardent de
lourdes séquelles,
- Prévention : Interrogatoire et examen clinique ; césarienne prophylactique si herpès
récent ou lésions suspectes à l'entrée en salle de travail ; traitement antiviral au 9è mois
chez les
femmes à haut risque.
Pharmaetudes 31
• Hépatite B :
- Fréquence du portage de l'antigène HBs chez la femme enceinte : 0.15 % en moyenne ;
1.5 à 3 % dans les régions parisienne et lyonnaise ; jusqu'à 5 à 8 % dans les populations
immigrées d'Afrique Noire et d'Asie du sud-est
- Transmission maternofoetale : Le risque dépend de la réplication virale :
o 90 % si présence d'ADN viral (recherche par PCR),
o à 20 % si ADN viral négatif et Ac anti-HBe
négatifs, o proche de 0 si Ac anti-HBe positifs
- Conséquences : 90 % de passage à la chronicité. Risque élevé de cirrhose et de CHC
- Prévention :
o Vaccination des femmes à risque.
o Recherche obligatoire de l'antigène HBs pendant la grossesse. o
Immunoglobulines et vaccination du nouveau-né si la mère estporteuse de
l'antigène HBs.
• Hépatite C :
- Fréquence chez la femme enceinte : 1% (facteurs de risque : toxicomanie IV, transfusion
avant 1991, populations originaires d'Afrique Noire)
- Transmission maternofoetale : Globalement < 5%. Elle est influencée par 2 facteurs : la
sérologie HIV et la CV
- Conséquences : L'évolution lointaine du nouveau-né contaminé est encore mal connue
- Prévention : Elle est basée sur un traitement antiviral préconceptionnel par l'interféron ?
ou la ribavirine visant à réduire la charge virale. Ces produits sont formellement CI chez la
femme enceinte.
• HIV :
- Fréquence chez la femme enceinte : un peu plus de 1000 grossesses par an
- Transmission materno-fœœtale : 16%
- Conséquences : SIDA
- La prévention repose sur 4 mesures : le dépistage de l'infection maternelle, la surveillance
de la grossesse, le traitement antirétroviral et, souvent, une césarienne prophylactique et
le traitement du nouveau-né.
Suivi pendant la grossesse
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IV-7 INFECTIONS ET
GROSSESSE
Suivi de grossesse :
En plus de l'évaluation du niveau de risque durant toute la grossesse, la HAS recommande ces
Pharmaetudes 33
Différents types de suivi :
• En fonction des facteurs de risque, 2 suivis :
o A : situation sans risques ou à faible niveau de risque
■ le suivi peut être fait par un médecin, généraliste ou sage-femme mais
■ l'avis d'un gynécologue-obstétricien peut être conseillé (A1)
■ l'avis d'un gynécologue-obstétricien est nécessaire (A2) o B : le suivi
est fait par un gynécologue-obstétricien.
• Examen direct (coloration de Gram) : Cocci G+en chaînettes ou en
diplocoques, capsulés
• Culture :
- Culture sur milieux ordinaires (gélose au sang),
- Incubation à 37°C sous 5 à 10% de CO2 (ou en anaérobiose).
- Remarque : il existe aussi des milieux spécifiques chromogènes.
- Bactérie aéro-anaérobie facultative.
- Bactérie béta-hémolytique : étroite zone d'hémolyse béta sur gélose au sang.
- CAMP test + : utilisation de [Link] qui va potentialiser l'hémolyse du SGB pour
mieux la visualiser ^ hémolyse en cocarde.
• Caractères biochimiques :
- Catalase - , oxydase -
- Hydrolyse de l'hippurate de sodium +
• Sérogroupage : classification de Lancefield
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