SOMMAIRE :
I. INTRODUCTION……………………………………………………….1
II. GENERALITES……………………………………………………....4
II.1. DEFINITIONS DU SONDAGE VESICAL……………………………4
II.2. CARACTERISTIQUES D’UN SYSTEME DE SONDAGE VESICAL
CLOS………………………………………………………………………….4
II.3. LES INDICATIONS DU SONDAGE VESICAL………………………7
II.4. LA POSE D’UNE SONDE VESICALE…………………………………8
II.4.1. Les mesures à respecter…………………………………………………8
II.4.2. Bonnes pratiques de pose d'une sonde urinaire…………………………9
II.5. MISE EN PLACE DU SYSTEME DE SONDAGE……………………11
II.6. LA GESTION D’UN SYSTEME DE DRAINAGE…………………...13
II.6.1. Entretien du système de sondage…………………………………..…13
II.6.2. Les soins aux malades sondés……………………………………….…14
II.6.3. Technique de prélèvement chez le malade sondé………………………15
II.7. DEFINITIONS ET DIAGNOSTIC DES INFECTIONS URINAIRES
NOSOCOMIALES………………………………….....................................16
II.7.1. Diagnostic biologique des infections urinaires…………………..……17
II.7.2. Les principales indications du traitement des infections urinaires
Nosocomiales……………………………………………...................18
III. PATIENTS ET METHODES………………………………………..18
IV. RESULTATS…………………………………………………………24
V. COMMENTAIRES ET DISCUSSION……………………………..37
VI. CONCLUSION………………………………………………………49
VII. RECOMMANDATIONS………………………………………….…50
VIII. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES…………………………..…51
ANNEXES……………………………………………………………58
I. INTRODUCTION
Les infections associées aux soins représentent un enjeu majeur de santé publique, affectant
toutes les structures de soins. Bien qu'elles soient souvent bénignes, elles suscitent des
préoccupations en raison de leur morbidité et mortalité élevées, des coûts supplémentaires
qu'elles engendrent, ainsi que de l'émergence de bactéries multirésistantes (BMR) (1).
Les infections urinaires associées aux soins (IUAS) constituent l’une des infections
nosocomiales les plus répandues, avec une prévalence estimée entre 20 % et 40 % de
l’ensemble des infections liées aux soins, variant selon les contextes hospitaliers et les
enquêtes épidémiologiques .ils constituent généralement la première cause d’infection
nosocomiale, représentant environ un quart à un tiers des cas recensés dont le Facteur de
risque majeur est La pose de sonde urinaire qui est impliquée dans 70 à 80 % , ce qui
explique leur fréquence élevée (2).
Au Sénégal, comme dans la plupart des pays de la Région africaine, les infections en
milieu hospitalier constituent un défi majeur. Dénommées infections nosocomiales, elles
font partie des événements indésirables les plus fréquemment observés dans le cadre de la
prestation de soins. Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), sur
100 patients hospitalisés en soins intensifs, 7 contracteront au moins une infection
nosocomiale pendant leur séjour à l’hôpital dans les pays à revenu élevé et 15 dans les pays
à revenu faible ou intermédiaire. Les audits conduits par l’État sénégalais et l’OMS ont
montré des insuffisances dans le respect des mesures de salubrité dans les structures de
santé, telles que l’hygiène des mains par les médecins et le nettoyage approprié des
infrastructures par le personnel de soutien. Ces insuffisances ont été notées dans de
nombreux services (3).
D'origine exogène ou endogène, les IU associées aux soins sont favorisées par des
techniques de soin de plus en plus invasives chez des patients de plus en plus fragiles, Les
interventions invasives, quelles qu'elles soient (sondage, cathétérisme veineux ou artériel,
intervention chirurgicale), favorisent le développement des infections urinaires (IU) et sont
impliquées dans près de 50 % des cas. Le sondage urinaire est responsable de la majorité des
IUAS, comme c'est le cas dans d'autres régions du monde. Selon les différentes séries, 50% à
80% des patients ayant développé une infection urinaire nosocomiale étaient porteuse de
sonde urinaire (4).
Pour la mise en place de la sonde urinaire, le risque infectieux dépend de la technique de
pose (nécessitant des mesures rigoureuses d’hygiène et d’asepsie), du type d’établissement
(CHU, hôpitaux généraux, cliniques), ainsi que de la durée du séjour hospitalier avant le
sondage. De plus, la durée de la sonde vésicale (au 30e jour, le risque s'élève à 100 %) et les
pratiques de prévention et de contrôle des infections jouent un rôle déterminant.
Au senegal a l instar de pays a ressources limitees il ya un manque de donnees et de
programme de surveillance a l echelle nationale rendant difficile l estimation precise de l
ampleur des IAS , a cet effet nous avons entrepris cette étude dont les objectifs sont exposés
ci-dessous.
```
OBJECTIFS DE L’ETUDE
1. Objectif général
Faire le point sur les connaissances et les pratiques des professionnels de sante pour
la mise en œuvre des règles d’asepsie dans le cadre des bonnes pratiques de la pose
de sonde urinaire .
2. Objectifs spécifiques
Déterminer les indications de la pose d’une sonde urinaire et le choix du
matériel dans les services de médecine ;
Décrire les mesures d’asepsie misent en œuvre en amont et en aval de la
pose de la sonde urinaire ;
Déterminer la prévalence des infections urinaires liées au sondage urinaire ;
Identifier les germes responsables d’IU nosocomiales urinaires.
II. GENERALITES
1. DEFINITIONS
Le sondage vésical est défini par l’introduction aseptique d’une sonde stérile dans la
vessie par l’urètre
Le sondage vésical est un geste invasif avec un risque infectieux qui nécessite une
asepsie rigoureuse dès la pose associée à la gestion du système clos pendant toute la
durée du sondage.(5)
2. CARACTERISTIQUE D UNE SONDE A DEMEURE
Une sonde urinaire à demeure, souvent appelée sonde de Foley, est un tube souple en
silicone ou latex conçu pour un drainage continu de l'urine sur plusieurs heures à plusieurs
mois. Elle se distingue par un ballonnet à son extrémité distale qui se gonfle avec de l'eau
stérile (généralement 10 ml) pour la fixer dans la vessie et empêcher son expulsion
accidentelle. (6)
La sonde vésicale à demeure (sonde de Foley) est un dispositif médical destiné au drainage
continu des urines. Elle est introduite dans le méat urinaire jusqu'à la vessie et maintenue
dans celle-ci grâce à un ballonnet gonflé avec de l'eau stérile.(7)
Elle comprend :
Une extrémité vésicale, munie d'orifices permettant l'évacuation de l'urine.
Un canal de gonflage relié au ballonnet, pour maintenir la sonde dans la vessie.
Une extrémité externe, connectée à la poche de recueil urinaire par un système clos.
Les sondes ou le raccord des sacs collecteurs disposent également d'un site de prélèvement
intégré, qui permet de réaliser un examen cytobactériologique des urines (ECBU) sans
rompre le circuit.
Pour assurer un drainage vésical efficace et bien toléré, le choix de la sonde repose sur
plusieurs paramètres physiques: longueur, calibre, matériau, type d'extrémité et volume du
ballonnet.
→ La longueur, généralement comprise entre 20 et 40 cm, varie selon le sexe :
Chez l'homme dont l'urètre mesure de 15 à 20 cm, la sonde doit être plus longue
pour positionner correctement les œillets de drainage dans la vessie.
Chez la femme dont celle-ci est plus petite (3 à 4 cm), une sonde plus courte est
utilisée.
→ Le calibre, exprimé en Charrière (Ch), dépend de l'âge et du sexe :
Adulte: 12 à 24 Ch (14-16 Ch recommandé chez la femme, 16-18 Ch chez l'homme).
Enfant: 8 à 12 Ch, pour limiter le risque de traumatisme urétral.
Plus le nombre de Charrière (Ch) est élevé, plus le diamètre de la sonde est important.
Les caractéristiques présentées dans le tableau suivant complètent ces paramètres de choix.
Les sondes en silicone sont bien tolérées, elles sont utilisées pour les sondages de longue
durée. Elles doivent être changées toutes les 6 semaines.
Les sondes en latex sont indiquées pour les sondages de courte durée et doivent être
changées tous les 10 jours(8) .
[Link]
(9)
Deux types de systèmes pré-connectés sont disponibles à ce jour sur le
Marché (10):
− un premier ensemble proposé et destiné aux sondages de longue durée de
plus de 8 jours, avec une sonde de foley100% silicone, ballonnet 10ml, -
− un deuxième destiné aux sondages de plus courte durée (<8jours), il inclut
une sonde de foley en latex siliconé .
Les deux systèmes ont les caractéristiques communes suivantes (10) :
− site de prélèvement (avec ou sans aiguille),
− bague de connexion transparente (si le système poche – sonde est pré connecté,
"thermo soudé"),
− robinet de vidange,
− valve anti-reflux,
− crochets intégrés,
− poche à urines d’une contenance de 2000 ml, ou plus.
Les règles de bonnes utilisations sont les suivantes :(11)
Les règles de bonnes utilisation d'une sonde urinaire à demeure visent à prévenir les
infections urinaires, assurer un drainage efficace et prolonger la durée de vie du dispositif.
Elles reposent sur l'asepsie stricte, une surveillance quotidienne et le maintien d'un système
clos.
Hygiène des mains et manipulations
Friction hydroalcoolique (FHA) pendant 30 secondes avant/après toute manipulation
de la sonde ou poche ; sinon lavage au savon doux.
Port de gants de soins pour toute intervention ; éviter de déconnecter sonde et
poche pour rompre le système clos.
Toilette urogénitale quotidienne à l'eau et savon doux (du méat vers l'extérieur),
après selle ou souillure.
Surveillance et maintenance
Vérifier l'absence de plicature sur sonde/tuyau, bon gonflage du ballonnet et
écoulement urinaire continu.
Boire abondamment (sauf contre-indication), surveiller diurèse (volume/aspect
urines), température ; vidanger poche régulièrement sans la laisser au sol.
Réévaluer quotidiennement la pertinence du sondage ; changer sonde/poche tous les
15-30 jours ou en cas de problèmes
3. LES INDICATIONS DE POSE DE SONDE VESICAL (6,7)
La pose d'une sonde urinaire est indiquée principalement en cas de rétention urinaire aiguë
ou chronique, lorsque la vessie ne peut pas se vider normalement. Elle est aussi utilisée en
période périopératoire (chirurgie pelvienne, anesthésie prolongée), pour surveiller la diurèse
(volume d'urine), ou en cas d'obstruction urétrale, d'hématurie massive avec caillots, ou de
vessie neurologique.
Indications principales
Rétention urinaire : Aiguë (impossibilité d'uriner malgré l'envie) ou chronique avec
obstruction (ex. : hypertrophie prostatique, œdème, caillots).
Contexte chirurgical : Après interventions sur voies urinaires, prostate ou appareil
génital ; anesthésie générale > 3 heures.
Surveillance : Mesure précise de la diurèse chez patients alités, comateux, en
réanimation ou soins intensifs.
Autres situations
Incontinence sévère avec escarres sacrés ou plaies ; soins palliatifs ; irrigation vésicale
pour hématurie ; repos de fistules vésicales.
Diagnostic : Distinguer rétention d'anurie ou évaluer le volume vésical.
La pose doit toujours être prescrite médicalement et réalisée aseptiquement pour minimiser
les risques d'infection. L'incontinence seule n'est pas une indication standard.
4. POSE D UNE SONDE VESICALE
(7)
4.1. Les mesures a respecter :
Rappel sur les mesures d'efficacité certaines à respecter (12).
1- Limiter les indications du sondage et favoriser les alternatives:
- sondages itératifs,
- cathéters sus-pubiens,
- étuis péniens,
- protections absorbantes.
2- poser et maintenir le sondage en système clos:
- mettre en place le système sonde/collecteur,
- ne jamais désolidariser la sonde du sac collecteur.
3- respecter l'asepsie:
- lors de la pose de la sonde,
- lors des manipulations.
4.2. BONNE PRATIQUE DE POSE D UNE SONDE URINAIRE (7)
Information
Le patient vit souvent une situation anxiogène, associée à la pathologie et à la
douleur.
L'infirmier(e) fait preuve de bienveillance, d'écoute et de respect pour instaurer .
un climat de confiance favorable au bon déroulement du soin.
Il est essentiel d'expliquer la procédure, d'adapter le discours au niveau de
compréhension du patient et d'utiliser un langage clair, sans utiliser de
formulations anxiogènes.
Respect du confort, de la pudeur et de l'intimité
L'installation doit garantir le confort et la pudeur du patient. En effet, ce soin
touchant les parties génitales, il est primordial d'adapter sa posture de
soignant(e). L'infirmier(e) veille à préserver l'intimité du patient en fermant la
porte ou le rideau, en mettant la présence de soin lumineuse et en ne
découvrant que la partie basse du patient.
Le patient est placé en décubitus dorsal, la tête légèrement relevée pour
favoriser la détente.
Tout au long du soin, l'infirmier(e) reste attentif/attentive aux signes de douleur,
d'anxiété ou d'inconfort, afin d'ajuster la posture et l'accompagnement.
Vérification et préparation du matériel stérile
Avant la réalisation du soin, il est nécessaire de préparer et vérifier l'ensemble du
matériel requis, de vérifier l'intégrité des emballages stériles (absence de
déchirure, d'humidité, de perforation) et de contrôler les dates de péremption.
Le choix de la sonde se fait en fonction de la prescription médicale et en tenant
compte de l'ensemble des caractéristiques évoquées précédemment (type,
calibre, matériau, durée d'utilisation et indication clinique).
Matériel :
Pour hygiene soignant et environement
- Plateau préalablement désinfecté pour transporter le matériel
- Solution hydroalcoolique (SHA)
- Désinfectant de surface
- Tablier à usage unique
- Masque chirurgical 15
Toilette urogenitale ou toilette intime
- Protection absorbante et/ou bassin
- Gant de toilette propre ou à usage unique .
- Serviette propre
- Deux paires de gants à usage unique non stériles
- Savon doux
- Bassine
- 2 sachets de 5 compresses stériles ou tampons stériles.
- Antiseptique aqueux chloré (Dakin Cooper B) ou
Povidone iodée dermique (Bétadine dermique
Materiel sterile pour le sondage
- Une paire de gants stériles
- Sac collecteur d'urines
- Set de sondage
- Sonde de Foley
- Gel à la lidocaïne 2 %
- OU (si absence de set) :
- Gel lubrifiant stérile
- 1 seringue de 10 mL (ou selon taille du ballonnet)
- Ampoules d'eau pour préparation injectable (10 ou 20 mL selon la taille du
ballonnet)
- Pince stérile
- Cupule
- Champ stérile non troué
- Champ stérile troué
Les déchets:
- sacs pour les déchets type ordure ménagère,
- un collecteur pour les opct,
- un sac déchets d’activité de soins à risques infectieux (dasri).
ATTENTION !!!
La taille de la sonde est choisie en tenant compte de l’anatomie du patient. La sonde doit
permettre un bon drainage des urines et ne doit pas être un risque de traumatisme pour
l’urètre. Le choix est donc fait par la personne qui sonde en fonction de la corpulence du
patient. Les charrières les plus utilisées sont 14-16 18.
La qualité du matériau est également un élément à prendre en considération. Les sondes en
latex sont à proscrire, car elles vieillissent mal et se dégradent rapidement, de plus lors de la
pose elles doivent être lubrifiées. Ceci est vrai même pour des sondages de courtes durées.
Les sondes en latex enduit de silicone, n’ont pas ces inconvénients. Le meilleur choix est la
sonde en silicone pur, elle est bien tolérée, vieillit bien mieux et ne nécessite pas un
lubrifiant. Pour les sondages de longue durée il faudra retenir cette qualité de sonde.
le latex peut engendrer des phénomènes d’allergie qu’il convient de rappeler lors du choix
de la sonde. Attention aux patients connus allergiques et plus particulièrement ceux qui le
seraient au latex.
5. MISE EN PLACE DU SYSTEME DE SONDAGE (7,13)
Toilette urogénitale pré sondage :
Effectuer une hygiène des mains avec une solution hydroalcoolique (FHA), et
respecter les étapes recommandées pour une durée minimale de 30
secondes.
Porter des gants non stériles et un tablier à usage unique (précautions.
standard).
Installer le patient en décubitus dorsal :
Hommes: jambes allongées écartées.
Femmes: jambes fléchies écartées.
Placer un bassin ou une protection absorbante sous le patient.
Réaliser la toilette à l'eau et au savon doux avec un gant propre :
Homme: décalotter le prépuce, nettoyer du méat vers la base du gland.
Femme: nettoyer de haut en bas, de la région génitale vers la région anale.
Rincer avec de l'eau et sécher à l'aide d'une serviette propre.
Retirer les gants et effectuer une nouvelle FHA.
Préparation du matériel stérile :
Pour commencer, effectuer une FHA et mettre le masque chirurgical,
ensuite ouvrir :
Le set stérile de sondage urinaire ou, en l'absence de set, réunir les
éléments nécessaires.
La sonde de Foley.
Le collecteur à urines.
Arroser les tampons ou les compresses de la solution antiseptique
adaptée aux muqueuses.
Les disposer soigneusement sur un champ stérile, en veillant à ne pas toucher
les parties stériles.
S'assurer que tout le matériel est à portée de main afin de limiter les
manipulations pendant le soin et préserver l'asepsie.
Introduction de la sonde urinaire :
Effectuer une friction hydroalcoolique.
Enfiler les gants stériles.
Préparer le matériel avec une asepsie stricte :
Pour les sondes pré-lubrifiées: appliquer de l'eau stérile à l'aide d'une compresse sur
la sonde pour activer le lubrifiant.
Pour les sondes non lubrifiées: appliquer le lubrifiant stérile à l'aide d'une compresse
stérile.
Connecter la sonde au sac collecteur.
Préparer la seringue d'eau PPI en tenant compte du volume recommandé par le
fabricant.
Installer le champ stérile troué autour des parties génitales du patient.
Poser la sonde et le collecteur directement sur le champ stérile troué, à proximité
immédiate de la zone d'insertion.
Prendre la pince stérile et saisir une compresse ou un tampon imbibé d'antiseptique
adapté aux muqueuses.
Réaliser l'antisepsie du méat urinaire (utiliser la main dominante).
Chez l Homme :
Saisir le pénis en position verticale avec la main non dominante.
Décalotter et procéder du méat vers l'extérieur: méat, gland, sillon préputial, verge.
Chez la Femme :
Écarter délicatement les grandes lèvres, puis les petites lèvres avec la main non
dominante.
Pour des raisons anatomiques, procéder de l'extérieur vers le méat : grandes lèvres,
petite lèvre et le méat (nettoyer de haut en bas)..
Effectuer un anesthésie locale avec un gel à la lidocaïne 2 %, selon prescription
médicale (voir paragraphe ci-dessous : « utilisation d'un anesthésique local »).
Prendre la sonde vésicale raccordée à la poche avec la main dominante et l'introduire
de la manière suivante :
Chez l'homme :
- Gland décalotté, positionner la verge à la verticale (90°) en maintenant une légère
traction vers le haut durant toute la durée du sondage (voir paragraphe « Suppression
des courbures urétrales »).
- Introduire délicatement la sonde dans le méat.
- Après l'apparition des urines, enfoncer encore la sonde de 2 à 3 cm pour s'assurer
que le ballonnet soit bien dans la vessie.
- Recalotter le gland pour prévenir le paraphimosis.
Chez la femme :
- Écarter les petites lèvres avec la main non dominante pour dégager le méat (voir
paragraphe « repérage du méat urinaire »).
- Introduire la sonde dans le méat.
- Après l'apparition des urines, enfoncer encore la sonde de 2 à 3 cm pour s'assurer
que le ballonnet soit bien dans la vessie.
Gonfler le ballonnet avec l'eau stérile à l'aide de la seringue en vérifiant le volume
exact mentionné sur la sonde.
Retirer doucement la sonde de façon à ce que le ballonnet se positionne contre le col
vésical.
Positionner le sac collecteur en déclive (sous le niveau de la vessie) et sans contact
avec le sol.
Vérifier l'absence de pliure sur la sonde vésicale et sur le tuyau collecteur : l'urine doit
s'écouler librement dans le sac.
S'assurer du confort du patient : absence de gêne, de douleur.
Éliminer les déchets et les gants dans le sac DAOM.
Effectuer une friction hydroalcoolique.
Tracer le soin dans le dossier patient:
- Date de pose.
- Calibre et matériau de la sonde.
- Volume utilisé pour remplir le ballonnet.
- Aspect et volume de la première diurèse.
AVERTISSEMENT !!!
S'il est impossible de faire progresser la sonde, ne pas insister sous peine de provoquer des
lésions.
Prévenir le médecin. Si l'écoulement d'urine est supérieur à 500 cc, clamper la sonde et vider
la vessie par étapes.
Si par erreur, c'est l'orifice vaginal qui est cathétérisé, changer impérativement la totalité du
système (sonde et sac collecteur) avant le deuxième essai.
Si la pose doit être faite par une seule personne, elle devra préparer l'ensemble du matériel
avant, en pensant à prévoir 5 à 10 cc d'eau stérile dans une cupule ou dans une seringue
stérile pour gonfler le ballonnet.
Ne jamais désunir la connexion entre sonde et poche de recueil.
La première pose d'une sonde vésicale chez l'homme est un geste médical.
6. GESTION DU SYSTEME DE DRAINAGE. (14,15)
Les éléments de surveillance et d'entretien d'une sonde urinaire à demeure sont quotidiens
pour prévenir infections et obstructions, avec une réévaluation régulière de sa pertinence. Ils
incluent hygiène, contrôle visuel et traçabilité.
Surveillance clinique
Diurèse : Volume (≥ 0,5 ml/kg/h), aspect urines (claires, sans pus/sang/odeur),
écoulement continu ; température 2x/jour, signes infection (fièvre, douleur, frissons).
Système : Absence plicature/coudure/traction sonde/tuyau, gonflage ballonnet,
fixation cuisse, déclive poche (jamais sol), valve antireflux.
Patient : Globe vésical (douleurs abdominales), fuites méat ; réévaluer indication
sondage tous les jours.
Entretien quotidien
Toilette urogénitale : Eau + savon doux (méat → extérieur), après selle/souillure ;
recalottage homme ; séchage.
Vidange poche : FHA, vanne sans toucher embout quand 2/3 pleine ; hydratation
abondante.
FHA avant manipulation ; gants soins ; système clos (jamais déconnecter).
Changement et traçabilité
Changer sonde : 15-30 jours silicone, ou obstruction/infection ; tracer date, calibre,
volume ballonnet, surveillance.
ECBU : Clampage 30 min, antiseptie site prélèvement. Retirer dès inutilité.
Soins chez les personnes sondées : (15–17)
Les soins chez les personnes sondées urinairement visent à prévenir les infections, maintenir
la perméabilité et favoriser l'autonomie quotidienne. Ils sont quotidiens et adaptés au
domicile ou établissement.
Hygiène intime
Toilette 1-2x/jour et après selle : savon doux liquide + eau (méat → anus chez
femme, décalottage gland chez homme), rinçage abondant, séchage tamponnement ;
nettoyer sonde.
Friction hydroalcoolique (FHA) 30 s avant/après manipulation ; gants usage unique si
souillure.
Douche possible (sac vidé), éviter bains/talc/crèmes non prescrites.
Gestion du drainage
Poche : déclive sous vessie, vidanger vanne quand 2/3 pleine (sans toucher embout),
sac cuisse toutes 6h, sac nuit au coucher ; changer 7-30 jours selon type.
Hydratation : 1,5-2 L/jour (sauf contre-indication) pour fluidifier urines.
Surveillance et autonomie
Vérifier : écoulement continu, urines claires, absence fuites/tractions ; température,
douleur.
Éducation : mobilité, éviter tirer sonde ; signaler fièvre/sang/obstruction ; réévaluer
pertinence sondage.
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