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Cours D

Le document présente une introduction générale au droit, définissant la règle de droit comme une norme sociale obligatoire, générale, permanente et coercitive, régie par l'autorité publique. Il distingue le droit objectif, qui organise la vie en société, du droit subjectif, qui concerne les prérogatives individuelles. Le cours aborde également les différentes branches du droit, l'élaboration des lois, ainsi que les sources indirectes comme la coutume, la doctrine et la jurisprudence.

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Le document présente une introduction générale au droit, définissant la règle de droit comme une norme sociale obligatoire, générale, permanente et coercitive, régie par l'autorité publique. Il distingue le droit objectif, qui organise la vie en société, du droit subjectif, qui concerne les prérogatives individuelles. Le cours aborde également les différentes branches du droit, l'élaboration des lois, ainsi que les sources indirectes comme la coutume, la doctrine et la jurisprudence.

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Cours D'Introduction Générale au Droit - Une Vision

Structurée
0
CHAP I. LA REGLE DE DROIT

La règle de droit est une règle de conduite sociale


dont le respect est assuré
par l’autorité publique. Etymologiquement,
l’expression « règle de droit »
procède à la fois d’une métaphore et d’un
pléonasme. Le mot « règle » vient du
latin (« regula »). Il désigne un objet rigide et
rectiligne qui empêche de dévier.
Le mot droit vient « direct », c'est-à-dire du latin
« directum, ou dirigere » et
signifie à la fois « en ligne droite » ( en suivant
les règle) et, au figuré, « conforme
à la règle ». La règle de droit existe dès lors qu’il
y a déjà deux personnes, dès
lors qu’une société existe.
D’où l’adage, « UBI SOCIETAS, IBI IUS ». Mais, le
droit n’est pas la seule règle
de conduite sociale. Il y en a plusieurs autres à
ses côtés. Nous pouvons citer
:
‐ La règle religieuse (Exemple : si vous
commettez un péché, la sanction est
l’enfer éternel, selon la Bible et le Coran).
‐ La règle morale qui condamne le vol, l’adultère,
l’injure, l’impolitesse, etc.
Toutes ces règles ont souvent le même contenu,
le même champ d’application,
la même forme, les mêmes sources que la
règle de droit. D’où, il convient
d’examiner les caractères de la règle de droit en
vue de la distinguer de ces
autres règles de conduite sociale.
SECTION I/ LES CARACTERES DE LA REGLE DE
DROIT
La règle de droit a, notamment, un caractère
obligatoire, général, permanant
et coercitif.
I/ Le caractère obligatoire de la règle de droit
Pour tous ceux à qui elle s’applique, la règle de
droit est un ordre, un précepte
au bon soin de celui qui doit l’appliquer. La Règle
de droit ordonne, défend,
permet, récompense ou punit. Elle ne consiste
pas en des conseils adressés

Chargé de cours : M. ALLOGO Email :


jddalloghomve@gmail INTRODUCTION 1 - Définition du
droit La notion de « Droit » peut être défini comme un
ensemble de règles de conduite destinées à organiser la
vie en société, et qui ont vocation à s'appliquer à toutes
les personnes qui forment le corps social. Ces règles qui sont
formulées de manière générale et impersonnelle,
concernent chacun et ne désignent personne en
particulier. Le mot « Droit » correspond, dans ce premier
sens, à ce que les juristes appellent le « Droit objectif ».
Dans son second sens, le Droit désigne « les facultés,
les pouvoirs et les prérogatives individuelles que les
personnes ont vocation à puiser dans le corps de règles
qui constitue le Droit objectif». On parle alors de « droits
subjectifs ». Le Droit a une fonction civilisatrice et emplit
la même fonction dans la diversité des civilisations : il a
été lentement sécrété par l’Histoire pour éviter la
généralisation de la « loi de la jungle », du plus fort, du
plus influent ou du plus rusé, etc...
COURS D’INTRODUCTION GENERALE AU
DROIT
2 - Intérêt du droit Celui qui connait le droit peut calquer
sa conduite sur celle qui est prescrite par la société et
éviter les embuches posées ici ou là par la complexité
des sociétés contemporaines, étatisées, civilisées. A ce
titre, la connaissance du droit permet d’être un individu
policé, un citoyen éclairé. Toutefois, la connaissance
totale de l’ensemble des règles de conduite sociales est
impossible même au juriste expérimenté. En revanche, il
est possible de disposer d’une connaissance de base en
vue de faciliter la compréhension de l’organisation
sociale et de se mouvoir dans la société. C’est
exactement là l’objet du présent cours. 3 - Les
différentes branches du droit Le doit est subdivisé en
plusieurs branches en fonction de la nature des règles
applicables. La plus grande de ces subdivisions est celle
qui s’appuie sur le champ d’application territorial des
règles en distinguant le droit national du droit
international. Le droit national est celui qui s’applique à
tous les habitants d’un pays alors que le droit
international régi les rapports entre les Etats et les
rapports entre particuliers comportant un élément
d’extranéité. La deuxième subdivision majeure du droit
est celle qui se fonde sur le contenu des règles. Elle
oppose le droit privé au droit public. Le droit public
regroupe l’ensemble de règles qui régissent le
fonctionnement et l’organisation d’un Etat et celles
relatives aux rapports entre l’Etat et les particuliers
résultant d’un acte administratif. Le droit public
comprend : le droit constitutionnel, le droit administratif
et le droit financier. Le droit privé quant à lui se consacre
à l’étude des règles juridiques régissant les rapports
entre particuliers, entre ceux-ci et les collectivités
privées (Sociétés et associations), entre les particuliers
et un Etat étranger. Le droit privé comprend : le droit
civil, le droit commercial, le droit social, le droit
international privé.
CHAP I. LA REGLE DE DROIT
La règle de droit est une règle de conduite sociale dont
le respect est assuré par l’autorité publique.
Etymologiquement, l’expression « règle de droit »
procède à la fois d’une métaphore et d’un pléonasme.
Le mot « règle » vient du latin (« regula »). Il désigne un
objet rigide et rectiligne qui empêche de dévier. Le mot
droit vient « direct », c'est-à-dire du latin « directum, ou
dirigere » et signifie à la fois « en ligne droite » ( en
suivant les règle) et, au figuré, « conforme à la règle ».
La règle de droit existe dès lors qu’il y a déjà deux
personnes, dès lors qu’une société existe. D’où l’adage,
« UBI SOCIETAS, IBI IUS ». Mais, le droit n’est pas la

à ses côtés. Nous pouvons citer : ‐ La règle religieuse


seule règle de conduite sociale. Il y en a plusieurs autres

l’enfer éternel, selon la Bible et le Coran). ‐ La règle


(Exemple : si vous commettez un péché, la sanction est

morale qui condamne le vol, l’adultère, l’injure,


l’impolitesse, etc. Toutes ces règles ont souvent le
même contenu, le même champ d’application, la même
forme, les mêmes sources que la règle de droit. D’où, il
convient d’examiner les caractères de la règle de droit
en vue de la distinguer de ces autres règles de conduite
sociale. SECTION I/ LES CARACTERES DE LA REGLE
DE DROIT La règle de droit a, notamment, un caractère
obligatoire, général, permanant et coercitif. I/ Le
caractère obligatoire de la règle de droit Pour tous ceux
à qui elle s’applique, la règle de droit est un ordre, un
précepte au bon soin de celui qui doit l’appliquer. La
Règle de droit ordonne, défend, permet, récompense ou
punit. Elle ne consiste pas en des conseils adressés
aux citoyens. Signalons tout de même l’existence des
règles impératives à côtés de celles supplétives. II/ Le
caractère général de la règle de droit Elle est abstraite et
ne vise pas un groupe ou une catégorie des gens. Elle
s’applique à toutes les personnes, en principe. C’est
exceptionnellement qu’elle vise des catégories
abstraites comme les femmes, les enfants, les réfugiés,
etc. III/ Le caractère permanent de la règle de droit Cette
règle ne prétend pas à l’éternité. Il y a un
commencement (la promulgation) et une fin
(l’abrogation, la caducité,...). La permanence n’est rien
d’autre qu’une applicabilité constante pendant son
existence. La règle s’applique chaque fois que les
conditions de son application sont réunies. Peu importe
que cette application soit fréquente ou non. IV/ Le
caractère coercitif de la règle de droit Les sanctions de
la règle de droit sont, en principe, confiées à la
puissance publique. Elle, seule, peut recourir à la force
pour faire respecter la règle ou le droit, l’appliquer Manu
militari. Ce monopole conduit à s’interroger sur les
conséquences d’un refus par la Puissance publique de
remplir sa mission. Comment contraindre l’Etat à
respecter lui-même le droit ou prêter le concours de la
force publique pour faire respecter le droit? C’est la
question de l’Etat de droit. Dans un Etat de droit, l’Etat
est le Premier à respecter ses lois. Mais dans un Etat
dictatorial, il faut faire recours à la pression diplomatique
et politique dans la plupart des cas. C’est ainsi qu’il
existe des sanctions applicables aux Etats: L’embargo,
la rupture des relatons diplomatiques, l’intervention
armée,
Lato sensu, la loi désigne toute règle de droit formulée
par un organe étatique compétent. Que le texte soit pris
par le parlement, par le gouvernement ou par une
autorité administrative. Il suffit qu’il soit assorti de
contrainte, c'est-à-dire de la force exécutoire. stricto
sensu, la loi est la règle de droit produite par l’organe
législatif dans un Etat, en l’occurrence le parlement. La
règle de droit produite par le pouvoir exécutif et
l’administration d’une manière générale prend le nom de
règlement. Nous examinerons cette notion de règlement
dans le paragraphe suivant. I/ L’élaboration de la loi 1 -
L’initiative de la loi Aux termes de l’article 53 de la
constitution gabonaise, l’initiative des lois appartient
concurremment au gouvernement et au parlement. Il
résulte de ce texte que, la loi peut être élaborée soit par
le parlement, soit par le gouvernement. Lorsque la loi
émane du parlement, on parle d’une proposition de loi et
lorsqu’elle émane du gouvernement, on parle de projet
de loi. 2 - L’adoption de la loi Lorsqu’elle émane du
gouvernement, le projet de loi sont délibéré en conseil
de Ministre après l’expertise du conseil d’Etat. La
consultation du conseil d’Etat est obligatoire pour tout
projet de loi. Toutefois, le gouvernement n’est pas lié par
les recommandations du conseil. Concernant les
propositions de lois, elles n’obéissent à aucune formalité
particulière, chaque parlementaire dépose sa proposition
de loi auprès de la chambre à laquelle il appartient. Le
parlement a le droit d’amender un texte avant de
l’adopter. En cas de désaccord entre le Senat et
l’Assemblée Nationale, la deuxième chambre statue
en dernier ressort. L’adoption d’une loi se fait à la
majorité simple des parlementaires présents au jour du
vote. II/ L’entrée en vigueur de la loi La vigueur de la loi
résulte de la promulgation qui en est faite par le
Président de la République après un contrôle exercé par
la cour constitutionnelle. Toutefois, elle ne devient
obligatoire sur toute l’étendue du territoire qu’après un
délai légal d’information.
 Le contrôle de constitutionalité : Il permet à la cour
constitutionnelle de vérifier la conformité d’une loi à
la constitution (poursuivre à l’orale)
 La promulgation : La promulgation est l’acte par
lequel la loi adoptée est rendue publique. Par lequel
le Président de la République atteste l’existence de
la loi votée par le parlement et donne l’ordre aux
autorités publiques de l’observer et de la faire
observer. C’est qu’il ne suffit pas que le parlement
élabore la loi et l’adopte pour la rendre applicable
par les citoyens et obligatoire. Il faut encore qu’un
commandement émane de la plus haute autorité du
pouvoir exécutif pour faire part aux citoyens de
l’existence de la loi et les engager à s’y soumettre.
 La publication La publication est le fait de mettre le
texte à la disposition du public, c'est-à- dire
d’assurer l’information du public. Il n’y a donc pas
de loi promulguée qui soit secrète, ou confidentielle.
La publication est assurée au moyen d’une insertion
au Journal Officiel (J.).
 Le délai légal d’information C’est le délai pendant
lequel le Journal Officiel est supposé parvenir au
citoyen. A l’expiration de ce délai, chaque citoyen
est présumé avoir
Ce principe résulte de l’article 16 du code civil gabonais,
aux termes duquel « la loi ne statue que pour l’avenir ;
elle ne peut avoir d’effet rétroactif sans une
manifestation express de la volonté du législateur ».
Cette règle signifie qu’une loi ne régit pas les faits qui se
sont produits avant son entré en vigueur. Toutefois, ce
principe ne s’applique pas aux lois interprétatives, aux
lois pénales plus douces aux lois de compétence et de
procédure et aux lois expressément rétroactives... 2 - Le
principe de l’effet immédiat de la loi nouvelle Ce principe
est déduit de l’article 16 sus cité et signifie que les faits
et actes qui interviennent après l’entrée en vigueur de la
nouvelle loi seront automatiquement régis par celle-ci.
Cette règle ne concerne pas les effets produits par un
contrat conclu sous l’égide de l’ancienne loi. Paragraphe
2 : Les règlements La constitution reconnait à l’exécutif
un pouvoir règlementaire que celui exerce par des actes
tels que les décrets et les arrêtés. 1 - Les décrets : c’est
le PR qui est investi du pouvoir de prendre les décrets.
Ceux-ci doivent être conformes aux lois de la
République. 2 - Les arrêtés : ce sont des règlements
administratifs pris en application d’un décret. Les arrêtés
sont de la compétence du Premier Ministre. Il peut
déléguer cette compétence au Ministre et aux autorité
administratives telles les Gouverneurs, les Préfets, les
Maires... Section 2. Les sources indirectes Paragraphe 1
: La coutume La coutume est une règle non écrite
établie non par la volonté étatique, mais par la pratique
répétée des intéressés eux-mêmes. C’est une règle de
droit d’origine populaire. L’existence d’une règle
coutumière suppose la réunion de deux éléments : un
élément matériel et un élément psychologique.
1 - L’élément matériel : c’est la répétition d’un
comportement. En d’autres termes, la formation d’une
règle coutumière suppose que la pratique dont elle
résulte soit répétitive dans le temps et dans l’espace (il
faut que l’usage soit largement rependu dans le milieu
social : localité ,une profession...) 2 - L’élément
psychologique : c’est l’adhésion du groupe auquel
s’applique la coutume. Le groupe doit considérer sa
violation comme manifestant le non-respect d’une règle
de droit. Paragraphe 2 : La doctrine Il s’agit des travaux
des Auteurs ayant écrit sur le droit. Elle trouve son
fondement dans le fait que le juriste ne doit pas
considérer la loi comme la RATIO SCRIPTA. Il a le
devoir d’en rechercher les défauts, de montrer au
législateur la faille susceptible de la séparer de la morale
ou des besoins sociaux et économiques de la société.
Les juristes universitaires ont le devoir de porter sur les
Institutions un jugement de valeur. D’ailleurs, beaucoup
de textes de loi ont toujours été préparés, modifiés ou
abrogés sur impulsion des critiques formulées par les
auteurs. Paragraphe 3 : La jurisprudence La
jurisprudence est l’ensemble des décisions de justice
rendues sur un cas déterminé (JP en matière de divorce,
la JP en matière de vacance de la PR) ou par une
juridiction déterminée (JP de la cour de cassation, JP de
la cour constitutionnelle). Tous les auteurs ne sont pas
d’accord sur l’autorité de la jurisprudence comme source
de droit. Pour certains, les tribunaux ayant reçu mission
d’interpréter la loi ont, en même temps, le pouvoir à côté
du législateur de crée la règle de droit. Toutefois, cette
règle ne peut être contraire à la loi. D’autre refuse à la
jurisprudence tout pouvoir créateur : Les Tribunaux
doivent se borner à appliquer la loi. Leurs décisions
n’ont qu’une autorité indirecte. Tirée des sources
directes sur lesquelles, elles reposent.
I/ La composition de la cour constitutionnelle La cour est
composée de 9 membres appelés Juges
constitutionnels. Ils sont nommés pour un mandat de 9
ans non renouvelable comme suit : 3 par le PR dont le
Président ; 3 par le parlement dont 2 par l’AN et 1 par le
Sénat ; 3 par le conseil supérieur de la Magistrature. Six
d’entre eux sont forcément des juristes donc 3
magistrats. Les anciens Présidents de la République
sont membres de droit de la cour. II/ La compétence de
la cour constitutionnelle. La cour constitutionnelle est
juge de la constitutionnalité des lois. Elle est garante du
bon fonctionnement des institutions de République. A ce
titre, la cour est seule compétente pour interpréter la
constitution et tous les autres textes à valeur
constitutionnelle. Par ailleurs, la cour constitutionnelle
assure à chaque citoyen, le respecte de ses droits
fondamentaux. Les décisions rendues par la cour
constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et
elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes autorités
administratives et juridictionnelles et à toutes les
personnes physiques et morales. Paragraphe 2 : Les
juridictions de l’ordre judiciaire Il faut distinguer les
juridictions du fond (a) de la juridiction de cassation (b).
a) – Les juridictions du fond Les juridictions du fond sont
celles qui sont appelées à se prononcer sur l’ensemble
des éléments de fait et de droit de la contestation. Il
existe à ce niveau, en principe, un double degré de
juridictions, dans ce sens que la
décision rendue par la juridiction primitivement saisie
peut être contestée devant une juridiction supérieure
(notamment par le moyen de l’appel).
1 - Les tribunaux
Les tribunaux gabonais sont appelés « tribunaux de
première instance ». Ils constituent les juridictions de
premier degré parce qu’ils examinent en premier les
litiges relevant de la compétence des juridictions de
l’ordre judiciaire. Ils sont organisés en chambres qui
reçoivent, suivant la matière, les appellations de
chambre civile, chambre commerciale, chambre
correctionnelle, chambre sociale ou tribunal du travail. Il
en existe actuellement neuf ayant leur siège dans les
chefs-lieux des neuf provinces du pays.
2 - Les cours d’appel
La CA est la juridiction du second degré. Elle est
compétente pour connaître des appels formés contre les
jugements rendus en premier ressort par les tribunaux
de première instance. En principe, il doit avoir une cour
d’appel dans chaque province, mais à ce jour, seules 3
CA fonctionnent et étendent chacune sa compétence sur
deux autres provinces. Nous avons ainsi : - La CA de
Libreville : Estuaire, Moyen Ogoué et Woleu Ntem - La
CA de FCV : Haut ogooué, ogooué Lolo et l’ogooué
Ivindo, - La CA de Port-Gentil : Ogooué Maritime ; la
Ngounié et la Nyanga. b/ Les juridiction du droit Ce sont
des juridictions qui ne sont saisie des litiges qu’après la
saisine des juges du fond. Leur compétence se limite à
la vérification de la bonne application du droit par les
juridictions inferieures. Elles sont au nombre de trois : la
cour de cassation, la CCJA et la cour de justice de la
CEMAC.
chambre judiciaire et la chambre des comptes. Elle est
composée de treize juges qui élisent parmi eux un
président. La Cour de justice de la CEMAC a pour
mission d’assurer le respect du droit communautaire
régional, le control des comptes et l’harmonisation de la
jurisprudence dans les matières relavant du domaine du
traité. Paragraphe 3 : les juridictions de l’ordre
administratif
1 - Les tribunaux administratifs
Ce sont les juridictions de premier degré de l’ordre
administratif. Il doit en principe avoir un tribunal
administratif dans chaque chef-lieu de province, mais,
jusqu’à présent, seul le tribunal administratif de Libreville
fonctionne. Le tribunal administratif est compétent pour
connaitre des recours pour excès de pouvoir dirigés
contre les autorités administratives de son ressort et les
recours contre les actes administratifs applicable dans la
province où elle est installée. Le tribunal administratif
juge enfin du contentieux de l’inscription sur les listes
électorales.
2 - Les cours d’appel administratives
Elle constitue le second degré de juridiction dans l’ordre
administrative et reçoit des appels formés contre le
jugement des tribunaux administratif de son ressort. Il
doit en principe exister une CAA dans chaque chef-lieu
de province. Mais, à ce jour, seule la CAA de Libreville
est opérationnelle et exerce donc une compétence
nationale.
3 - Le conseil d’Etat
Il a une double compétence : contentieuse et
consultative. En matière consultative, il rend les avis sur
tout projet de loi, d’ordonnance ou de décret
règlementaire avant sa délibération en conseil des
ministres. En matière contentieuse, elle connait en
cassation, les arrêts rendus par les CAA. Paragraphe 4 :
les juridictions de l’ordre financier
1 - Les tribunaux des comptes
Le tribunal des comptes est une juridiction ayant une
compétence provinciale. La loi 7/94 prévoit l’installation
d’un tribunal des comptes dans chaque chef- lieu de
province. Ils sont chargés de juger les comptes des
comptables publics locaux, de contrôler la gestion des
services administratifs locaux. Le tribunal des comptes
n’est pas une juridiction de premier degré en matière
administrative. Il juge en premier et en dernier ressort
les affaires relevant de sa compétence. Ses décisions
ne sont pas susceptibles d’appel.
2 - La cour des comptes
La Cour des Comptes est la plus Haute Juridiction de
l'Etat en matière de contrôle des finances publiques. Elle
est l'institution supérieure de contrôle des finances
publiques. A cet effet :
 elle vérifie la régularité des recettes et des
dépenses décrites dans les comptabilités publiques
et s'assure, à partir de ces dernières, du bon emploi
des crédits, fonds et valeurs gérés par les services
de l'Etat ou par les autres personnes morales de
droit public ;
 elle assure la vérification des comptes et la gestion
des entreprises publiques et organismes à
participation financière publique ;
 elle juge les comptes des comptables publics ;
 elle déclare et apure les gestions de fait ;
 elle sanctionne les fautes de gestion commises à
l'égard de l'Etat, des collectivités locales et des
organismes soumis à son contrôle.
2 - La Cour de Justice de la République La Cour de
Justice de la République est une juridiction d'exception
non permanente. Elle juge le Vice-président de la
République, les Présidents et Vice-présidents des
institutions constitutionnelles, les membres du
Gouvernement, les chefs des Hautes Cours et les
membres de la Cour Constitutionnelle pour les actes
commis dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de
leurs fonctions et qualifiés de crimes ou délits au
moment où ils ont été commis, ainsi que leurs complices
et co-auteurs en cas d'atteinte à la sûreté de l'Etat. La
Cour de Justice de la République est saisie, soit par le
Président de la République, soit par le Procureur
Général près la Cour de Cassation agissant d'office ou
sur saisine de toute personne lésée par un crime ou un
délit commis dans l'exercice de ses fonctions par l'une
des personnalités citées à l'article 81 ci-dessus. Le
Procureur Général, après avis de la Commission des
Requêtes, ordonne soit le classement sans suite de la
procédure, soit la saisine de la Cour de Justice de la
République.
Company

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