BIBLIOTHEQUE ALPHA
Conscience
Cosmique
Par Bernard Lancelot
Président d’ALPHA INTERNATIONAL
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Conscience Cosmique
par Bernard Lancelot
Président d’Alpha International
Depuis mon adolescence je me suis passionné pour les grandes questions
métaphysiques.
Quelle est la cause de l’apparition de l’Univers et de l’homme ?
C’est là une question que je me suis souvent posée. C’est la grande
question, la question fondamentale ! Je me suis longtemps demandé si cette
question avait une réponse et je l’ai cherchée dans plusieurs directions.
Aujourd’hui, après tant d’années de réflexions, je suis conduit à penser
que la présence même de l’homme sur Terre implique forcément une réponse,
car, cette présence doit bien avoir une cause.
Les réponses généralement proposées sont le panthéisme, le matérialisme
et le déisme. Mais laquelle choisir ?
Certains pensent que l’Univers possède toutes les caractéristiques
attribuées à Dieu. Ce système de pensée s’appelle le panthéisme : l’Univers est
assimilé à Dieu. A l’opposé le matérialisme athée affirme que l’Univers seul
existe et constitue la totalité du Réel. Mais en réalité ces deux conceptions ne
sont que deux variantes d’une même idée : l’Univers matériel est la totalité de
l’Être.
En revanche, d’autres pensent que certains attributs divins manquent à
l’Univers matériel et que, par conséquent, il ne peut être Dieu. Selon eux, on ne
peut pas prétendre que la totalité du Réel se réduise à la matière. D’où l’idée
d’un Dieu transcendant à l’Univers matériel : c’est le déisme.
Qu’en est-il réellement ? Comment savoir ?
En exerçant une réflexion métaphysique sur ce que nous révèle la
science !
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Dans ma démonstration je ferai parfois appel à des concepts physiques
pouvant sembler difficiles. Certains sont même à la pointe de la physique
actuelle. Mais ne soyez pas effrayé par cette apparente complexité. La science
est accessible à tout le monde, même pour ceux qui n’ont pas nécessairement
fait des études universitaires. Soyez donc rassuré, vous allez être parfaitement
capable de suivre.
Les théories scientifiques concernant l’Univers sont intéressantes pour la
métaphysique, car la réflexion métaphysique doit se nourrir des connaissances
scientifiques. Une thèse métaphysique ne doit pas aller à l’encontre de ce que
nous révèle la science. Par exemple la conception grecque de l’Univers incréé et
éternel à la fois dans le passé et le futur, est aujourd’hui stérile
métaphysiquement parlant. Le big-bang a rangé cette théorie dans le magasin
des antiquités.
Il en va de même pour la théorie de l’éternel retour. Étant donné
l’indétermination de l’Univers et le nombre de choix possibles à chaque étape de
son évolution, en aucun cas, ce qui se passe dans l’Univers ne pourra se répéter.
Le déterminisme absolu n’existe pas en physique et donc la théorie de « l’éternel
retour » est impossible.
La science moderne fournit tout un matériel permettant la réflexion
métaphysique. Je vais vous exposer ce que la science actuelle nous dit
concernant l’Univers, et nous envisagerons les conséquences métaphysiques de
ce savoir scientifique. Chaque fois, je mettrai aussi ces réflexions en rapport
avec l’enseignement du Kybalion, de l’Association Alpha International ou de
l’Ordre Maçonnique Hermétique, en citant des passages de celui-ci, parfois
même en donnant des extraits des cours des niveaux les plus avancés1.
Vous vous apercevrez alors que lorsque la science et la métaphysique
dansent ensemble, une étrange figure se met en place peu à peu. C’est un peu
comme si on réunissait des éléments d’un puzzle qui, une fois assemblés,
reconstituent une image finale de l’Univers et de notre raison d’être.
1
La progression des membres de notre organisation s’opère à l’intérieur de structures
successives ayant pour nom :
- Alpha International (3 Niveaux + le Niveau Préliminaire),
- Ordre Maçonnique Hermétique (3 Degrés appelés « Portails »),
- G.F.B. (3 cercles).
Ces structures correspondent à une réflexion et à un travail intérieur que le membre doit faire.
4
L’Univers matériel a eu un
Commencement
Il n’y a aucun doute sur le fait que notre Univers soit en évolution. En
revanche, les choses sont plus complexes concernant son commencement.
L’astrophysique nous a appris que l’Univers a pour origine une singularité
qui a donné naissance au big-bang. Cette singularité correspond-elle à une
réalité physique ou n’est-elle qu’une simple formulation mathématique ? La
question reste ouverte. On sait cependant que des singularités peuvent
réellement exister dans l’Univers. C’est le cas par exemple des trous noirs. Or,
d’une certaine manière, l’état de l’Univers dans ses premières secondes est
comparable à un trou noir à cause notamment de sa densité considérable.
Le big-bang
De toutes manières, il est certain que ce point d’origine correspond à un
état particulier de l’Univers et que nous ne pouvons franchir ce point à l’aide de
nos théories physiques actuelles. Cette singularité constitue la limite de notre
connaissance du passé de l’Univers. On ne peut rien savoir sur ce qui l’a
5
précédée2. On ne sait pas si le temps existait avant le big-bang. On ne sait pas
non plus s’il y avait quelque chose « avant ». On sait simplement, et c’est déjà
très important, que notre Univers actuel n’a pas existé de toute éternité. Il a eu
un commencement (le big-bang) et depuis évolue à partir de ce point d’origine.
Le big-bang semble confirmer la théorie de la création de l’univers par une
intelligence supérieure. Cela a conduit des hommes politiques tels que Mao et
Staline à rejeter la théorie du big-bang et à orienter dans leurs pays les
recherches dans d’autres directions plus conformes à leur idéologie matérialiste
athée.
Contrairement donc à ce qu’affirmait la pensée marxiste, l’Univers n’est
pas la totalité du Réel puisqu’il n’a pas toujours existé et a bel et bien eu un
commencement. N’oublions pas non plus que le big-bang n’est que le
commencement de notre Univers matériel. Affirmer l’existence du big-bang ne
veut pas dire qu’il n’existait aucune réalité non matérielle (ou non physique)
avant. Qui avait-il donc avant le big-bang ?
Cette question n’a peut-être pas de sens ! En effet, un « avant » et un
« après » ne peuvent se définir que si le temps lui-même existe, autrement dit si
des durées peuvent être mesurées et ordonnées de façon chronologique. Si le
temps et l’espace sont apparus en même temps que l’Univers lors du big-bang,
la question d’un « avant » big-bang n’a plus aucun sens. Certains, comme les
frères Bogdanov ont pourtant tenté d’imaginer l’avant big-bang. Leur
description3 est étonnante et défie notre imagination :
« Nous passons maintenant le mur de Planck, qui peut être comparé à
l’horizon invisible d’un trou noir. Et instantanément, nous basculons dans ce
monde totalement étranger et qui représente un défi vertigineux à notre raison :
ici, l’espace et le temps sont devenus curieusement élastiques, déformables à
l’infini. Il n’y a plus de « haut » ni de « bas », plus de « droite » ni de
« gauche » : impossible de savoir d’où nous venons ni où nous allons.
Impossible d’évaluer la durée écoulée depuis que nous avons franchi le mur de
Planck. Désormais présents, comme tous les êtres quantiques, à la fois partout
et nulle part, nous n’existons plus à un endroit où à un instant déterminé : nous
ne sommes plus qu’une probabilité de présence dans tel ou tel lieu de ce très
étrange Univers. »
2
Il n’est pas possible pour la physique de décrire l’Univers avant le temps de Planck (10-43
secondes de l’origine), car alors la densité est si forte que les lois physiques actuelles ne
s’appliquent plus. Ainsi le big-bang doit plutôt être considéré non pas comme le départ de
l’Univers lui-même, mais comme le départ de notre savoir concernant l’Univers. Avant le big-
bang l’Univers nous est inintelligible et indescriptible à partir de nos connaissances actuelles.
3
Igor et Grichka Bogdanov « Au Commencement du Temps ».
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Alpha International - Niveau Trois
Leçon d’Introduction n°2
LE NÉANT
Qu'est-ce que le néant ? On est parfois tenté de se le représenter par
un espace vide et silencieux. Or le néant n'a aucune raison d'être noir ou
blanc, ou silencieux ou bruyant . Le néant n'a rien à voir non plus avec
l'espace vide, car l'espace est déjà quelque chose. Ce sont là des
représentations de notre mental qui essaye de se raccrocher à ce dont il a
l'habitude. En réalité le néant est l'absence de tout : absence de pensée,
d'espace, de temps et de matière . C'est un état d'absence qui n'a ni
commencement, ni fin . Le néant ne vient de nulle part, c'est l'absence
d'existence.
La logique aurait voulu qu'il n'y ait jamais rien. Le néant n'a besoin
d'aucune explication, car justement il n'y a rien à expliquer. Par contre,
l'existence de l'univers pose réellement un problème. Le problème de toute
cosmologie est donc d'expliquer comment l'univers est sorti du néant. Dire
que Dieu a créé l'univers à partir du néant ne fait que déplacer le problème,
car alors comment expliquer Dieu?
L'ACTE DE CRÉATION
Pour expliquer l'univers , nous sommes obligés de partir du néant
absolu, car c'est le seul état duquel en toute logique nous devons partir.
L'univers s'est formé par la séparation de 2 principes (+ et -) réunis
dans le néant. Mathématiquement, on peut exprimer le néant par l'équation:
(+1) + (-1) = 0. L'acte de création a donc consisté en la séparation de deux
principes qui se confondaient dans le néant . Ainsi, la physique moderne
nous décrit le néant (appelé vide quantique) comme un état instable.
L'occultisme complète ce point de vue et nous apprend que cette séparation
en 2 polarités provoqua une vibration (le verbe) qui structura ensuite
l'univers naissant . Cette vibration imposa les lois de la physique et
contenait ainsi potentiellement toutes les caractéristiques de notre univers
actuel . On ne peut que s'émerveiller devant la puissance créatrice de cette
vibration primordiale . C'est en effet cette vibration qui détermina les
constantes de la physique .
7
8
L’ajustement des
constantes de la physique
On ne peut pas dire, contrairement à ce que suggère une observation
superficielle des forces qui se déchaînent dans le cosmos, que celui-ci dans son
ensemble soit hostile à la vie et que celle-ci ne serait que le produit d'un extrême
hasard dans ce petit coin de l'univers qu'est la Terre.
Dans un livre récent, Life solution, le biologiste Simon Conway
Morris nous explique au contraire que tout semble réglé dès l'origine afin que la
vie apparaisse : « A l'échelle cosmique, même des différences infimes dans les
conditions initiales auraient conduit à un univers totalement différent et
parfaitement inhabitable ».
Voyons cela dans le détail : L’univers est caractérisé par un certain
nombre de valeurs appelées constantes de la physique (exemple : la force de
gravité, la charge de l’électron, la masse du proton, la vitesse de la lumière, etc.).
Si l'une de ces forces fondamentales était un tant soit peu différente d'un iota,
l'Univers tel qu'on le connaît n'existerait pas, y compris les particules et la vie
qui y est liée : soit il se serait effondré sur lui-même, soit il se serait dilué dans le
néant, soit aucune étoile ne serait apparue. Tout ceci donne à certains
l'impression que tout a été « conçu » afin de permettre, via les lois universelles,
de mettre en oeuvre les conditions adéquates pour que la vie puisse advenir un
jour ainsi que l'Homme par la suite...
Par exemple, si les forces qui lient les particules du noyau des atomes
(protons et neutrons) étaient seulement de quelques centièmes plus grandes,
l’univers serait dépourvu d’hydrogène. Des étoiles comme le soleil
n’existeraient pas, pas plus que l’eau. La vie telle que nous la concevons serait
impossible. De même, de très petits changements de la force G (gravitation)
transformeraient toutes les étoiles en géantes bleues ou en naines rouges, ce qui
aurait des conséquences désastreuses sur la vie.
C’est ce qu’on appelle le principe anthropique4. Il est vraiment très
4
Du grec anthrôpos = homme, à ne pas confondre avec le principe entropique de la
thermodynamique. Ceci dit, le mot anthropique est mal choisi, car il sous-entend que
l’Univers tend vers l’Homme exclusivement alors que cet argument peut s’appliquer à toute
forme d’intelligence dans l’Univers.
9
intrigant que ces constantes aient « très précisément » les valeurs qu'il faut pour
que l'être humain puisse exister. L’Univers aurait donc un but et ce but serait
l’homme (ou tout au moins des espèces pourvues d’une conscience supérieure) !
UN LEURRE ?
Mais certains disent qu’il s’agit là d’un leurre et que c'est un peu comme
si un Être Humain s'étonnait d'avoir eu la chance d'être ce qu'il est, issu d'un seul
spermatozoïde (parmi des centaines de millions d'autres) ayant fécondé un
ovule. Il pourrait également s'étonner du résultat génétique obtenu parmi toutes
les possibilités qui auraient pu survenir durant sa conception... Ou des
innombrables conditions et coïncidences lesquelles ont permis à ses parents de
se connaître... Et cet étonnement pourrait se répéter à l'infini, via la myriade de
générations précédentes, les ancêtres de ses ancêtres et ainsi de suite jusqu'aux
premières briques du vivant, puis des premières particules etc.
Pourtant, la comparaison avec les spermatozoïdes n'est pas très juste. Les
autres spermatozoïdes auraient généré des individus certes différents, mais
viables, alors que pour l’Univers d'autres valeurs n'auraient absolument pas
permis à une quelconque vie d'exister. Il ne s'agit pas d'un spermatozoïde parmi
des milliards d’autres possibles, mais d'un spermatozoïde fertile parmi des
milliards d'infertiles, ce qui est quand même assez différent...
LA THÉORIE DES MULTIVERS ?
Une réponse plus subtile et plus récente à la question anthropique est celle
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apportée par la théorie des multivers.5 Cette théorie prétend qu’il y a des
milliards d’autres univers qui sont apparus, tous différents, et qu’avec le temps,
inévitablement un de ces univers a eu par hasard la bonne combinaison des
constantes pour permettre à la vie d’apparaître.
Les hypothétiques multivers
Pourtant, cet argument est fallacieux et va complètement à l’encontre de
la théorie des probabilités. En termes de probabilités, il n'y aurait, selon les
calculs de Léonard Susskind (un des pères de la théorie des cordes), qu'une
chance sur 10500 pour qu'un tel événement se produise.
Vous avez peut-être entendu parler de ce problème imaginaire d'un singe
tapant sur le clavier d'une machine à écrire de façon aléatoire. Or, si tout le
monde s'accorde pour considérer comme extrêmement faibles les chances de
réussite du singe, certains prétendent qu'à la longue, l'animal serait « capable »
de produire une oeuvre littéraire, par exemple celle de Shakespeare. Or, en
réalité, le singe n'a aucune chance de réussir !
Cette erreur d'appréciation est liée à la facilité déroutante avec laquelle le
symbolisme mathématique traite les grands nombres. Pouvoir écrire que la
probabilité que le singe obtienne au hasard l'oeuvre de Shakespeare est
5
Cette hypothèse, popularisée notamment par les spécialistes de la théorie des cordes,
consiste à dire qu'il existe dans un super-univers d'innombrables variantes d'organisation des
éléments primaires de la nature que seraient les cordes. L'énergie du vide, antérieure aux Big-
Bangs, générerait constamment de tels univers, tous différents Ceci proviendrait du fait que
les formes à 10 dimensions dans lesquelles vibrent les cordes évoluent constamment et de
façon chaotique à chaque nouveau Big-Bang. Les lois et constantes de la nature sont
constamment rebattues à cette occasion, comme un jeu de cartes, la théorie des cordes
permettant jusqu’à 101000 valeur pour chaque constante fondamentale.
11
35-10.000.000 , est trompeur dans sa simplicité ! En effet, il faut saluer le mérite des
mathématiques de pouvoir si aisément calculer une telle quantité ; mais il faut se
garder de croire que le fait de l'avoir écrite lui donne d'office caractère de réalité.
Si les mathématiques peuvent jouer avec de tels nombres, en revanche, dans le
monde réel, il est tout à fait impossible de s'en servir.
Certes, la probabilité écrite est très faible, mais pas nulle. Mais il ne faut
pas en tirer des conclusions abusives. Un nombre si petit perd tout sens
physique. La probabilité discutée (qu'un singe écrive au hasard un livre), du fait
qu'elle sort de l'échelle des nombres expérimentaux, se comporte en pratique
comme une probabilité complètement nulle. Autrement dit, l'événement
considéré ne se produira jamais en pratique.
Par conséquent, on ne peut pas se référer à cette expérience imaginaire6
pour en tirer des conclusions relatives au monde réel. Dans la théorie des
probabilités, les mathématiciens considèrent une probabilité de 1 chance sur 1050
(10 suivis de 50 zéros) comme une impossibilité absolue.
En outre, les explications s'appuyant sur la théorie des cordes pour
justifier le principe anthropique ont le grand défaut, outre qu'elles sont
invérifiables, de méconnaître un postulat essentiel dans les sciences : il s'agit du
principe de simplicité. Si pour expliquer un phénomène unique et visible comme
le fait que notre univers soit favorable à la vie, l'on devait supposer que derrière
6
Notons pour l’anecdote qu’en 2003, le Comité des arts d’Angleterre a financé un test réel de
cette expérience avec six singes devant un clavier d’ordinateur. Au bout de quelques
semaines, ceux-ci composèrent cinq pages de texte contenant essentiellement la lettre S. Il n’y
avait aucun mot pouvant ressembler à de l’anglais. L’expérience fut abandonnée au bout d’un
mois, car certains singes s’attaquaient au clavier ou s’en servaient comme urinoir!
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celui-ci existent 10500 univers qui eux, ne le sont pas, on ne pourrait pas dire que
l'on simplifie le modèle global.
N’oublions pas le principe d’économie connu aussi sous le nom de
« rasoir d’Occam », du nom du théologien et philosophe Guillaume d’Occam.
Ce principe pose le principe « Pourquoi faire compliqué quand on peut faire
simple ? Dans le cas de l’Univers, pourquoi créer une infinité d’univers
infertiles, juste pour en avoir un comme le nôtre ?
Pour toutes ces raisons, on peut nommer la théorie des multivers comme
étant « la dernière solution de l’athée désespéré »7. Finalement la seule
interprétation possible du fin ajustement des constantes de la physique est celle-
ci : Les valeurs fondamentales de l'univers sont déterminées pour permettre
l'avènement de la conscience. Elles ne sont pas le fruit du hasard, mais d'une
véritable détermination spirituelle de l'univers ! Il y a donc une cause première
intelligente, un esprit omniscient et plein de sagesse qui a décrété cela.
J’aime beaucoup ce texte des Proverbes (un des livres composant la Bible)
qui expose d’une manière très poétique les débuts de la création dans le plan de
Dieu (Proverbes 8: 22-31) :
« Moi, la Sagesse, l’Éternel m’a créé la première de ses œuvres les plus
anciennes ; j’ai été établie depuis l’éternité : dès le commencement, avant
l’origine de la Terre, je fus enfantée. Quand il n’y avait point d’espace, ni
d’eau, avant que les montagnes ou les collines n’existent. Dieu n’avait encore
fait ni la matière, ni la croûte terrestre, ni le premier atome de la poussière du
monde. Lorsqu’Il disposa les cieux, j’étais là… lorsqu’Il posa les fondements de
la Terre, j’étais à l’œuvre auprès de lui, et je faisais chaque jour ses délices,
jouant sans cesse en sa présence sur le globe terrestre et trouvant finalement
mon bonheur parmi les fils des hommes. »
G.F.B. - Hiérarchie Occulte
Message Oméga
Dans son livre Notre existence a-t-elle un sens ? Jean Staune explique
le problème que constitue le fin ajustement des constantes de la physique :
7
C’est ainsi que s’exprime le scientifique Neil Manson dans son livre « God and Design, The
Teological Argument And Modern Science », Editions Taylor § Francis Ltd, 2003
13
« A ce moment là, on peut « jouer à Dieu ». On peut modifier les
constantes fondamentales de l’Univers (masse du proton, charge de
l’électron, constante de gravitation…) ou les forces (force nucléaire forte
ou faible…) et voir à quoi conduisent ces univers « virtuels » (ou « univers
jouets »). En faisant varier toutes les combinaisons de forces ou de
constantes, on peut obtenir un nombre quasi infini d’univers différents.
La grande découverte effectuée au cours des trente dernières années,
c’est que quasiment tous les univers résultant de ces simulations sont
stériles. Prenons par exemple, l’évolution de l’Univers. Elle dépend de la
densité initiale de l’Univers et de la vitesse initiale d’expansion de celui-ci
(…). Dans un univers moins dense, l’expansion l’aurait emporté sur la
gravitation et aucune structure n’aurait pu se former (ni étoiles, ni
planètes, ni galaxies…). Et un univers plus dense se serait effondré sur lui-
même trop rapidement pour permettre à la complexité de se développer.
Le réglage de la densité par rapport à la vitesse d’expansion a dû être
incroyablement précis à l’origine de l’Univers. En fait, on peut le
calculer : il est de 1 divisé par 1060.
Ce chiffre est si incroyablement petit qu’il ne vous dira rien. Mais
Trinh Xuan Thuan a calculé qu’il correspondait à la probabilité pour un
archer de toucher une cible de 1 centimètre carré situé à l’autre bout de
l’Univers en tirant à l’aveugle, une seule et unique flèche depuis la Terre,
sans savoir dans quelle direction se trouve la cible (…).
On peut multiplier les exemples de cette sorte (…). Et c’est cette
multiplication qui est importante. L’existence d’un seul réglage précis
pourrait être un heureux hasard. Mais l’existence de toute une série de
réglages précis (a priori) indépendants les uns des autres, reposant sur les
valeurs d’une quinzaine de constantes et d’un certain nombre de conditions
initiales, pose de formidables questions (qu’on ne peut ignorer en disant :
« Si les choses étaient différentes, nous ne serions pas là pour en parler »)
et constitue la base d’une nouvelle approche de l’Univers. »
Étant donné ce réglage si précis, on peut donc envisager
l’existence d’un Grand Architecte qui a conçu ce réglage.
14
L’Entropie augmente, mais il
existe aussi un principe de
complexité
TOUTE TRANSFORMATION NÉCESSITE UN APPORT
D’INFORMATION
Selon le second principe de la thermodynamique, la quantité
d’information (l’entropie) à l’intérieur d’un système fermé diminue avec le
temps.
Comment se fait-il alors qu’il y ait eu évolution si la quantité
d’information présente dans l’Univers a tendance à diminuer ? Cela semble a
priori contradictoire.
La cybernétique nous apprend que toute transformation nécessite un
apport d’information de l’extérieur. En effet, un système ne peut lui-même
générer une information qu’il ne possède pas au départ. Si l’Univers était un
système isolé et éternel il ne pourrait connaître aucune modification profonde.
D’autre part, si l’Univers est cyclique et a connu une infinité de big-bang,
la sauvegarde d’une certaine quantité d’information au passage des singularités
est difficilement envisageable s’il n’y a que l’Univers matériel. Où l’information
serait-elle sauvegardée s’il n’existe que le monde de la matière ?
La tradition initiatique propose une réponse : Elle enseigne que le monde
physique n’est pas la totalité du Réel. Le monde de la matière n’est pas
l’Absolu, il n’est pas la totalité de l’Être ! Il y a aussi un autre monde au-delà de
la matière : le monde spirituel.
L’ENTROPIE AUGMENTE AVEC LE TEMPS
La physique jusqu’au XIXe siècle pensait que l’Univers était immuable et
éternel. L’idée que l’Univers puisse avoir une histoire s’inscrivant dans le temps
était niée. L’Univers était considéré comme uniforme et semblable à lui-même à
la fois dans l’espace et dans le temps. Cette conception s’explique par le fait que
dans la mécanique classique qui prévalait à l’époque, le temps était réduit à un
simple processus faisant tourner les horloges.
15
Avec la découverte du second principe de la thermodynamique, le facteur
temps s’est vu ensuite reconnaître toute son importance. Avec ce second
principe, les deux sens possibles d’écoulement du temps (vers le passé ou vers le
futur) cessent d’être équivalents : l’un s’impose par rapport à l’autre. En effet, le
second principe de la thermodynamique implique que l’entropie (le désordre)
d’un système isolé ne peut qu’augmenter lorsque ce système reste livré à lui-
même.
ENTROPIE, DÉSORDRE ET COMPLEXITÉ
Le terme « entropie » est synonyme de désordre. On peut l’exprimer aussi
par « perte d’information ». Dire que l’entropie augmente signifie que la
quantité d’ordre et d’information d’un système fermé ne peut que se dégrader
avec le temps. On peut prendre des exemples issus de la vie courante : si nous
laissons un jardin bien soigné à l’abandon, il va devenir avec le temps une friche
inextricable ; de même si nous ne rangeons plus l’intérieur de notre maison,
c’est le désordre (et non pas l’ordre) qui va s’y installer.
Certes, nous devons lutter constamment contre l’augmentation du
désordre (de l’entropie) dans le monde, nous devons entretenir, réparer,
restaurer, mais s’il en était autrement le monde ne serait guère viable. Comment
pourrait-on vivre dans un monde dans lequel un simple battement générerait un
minuscule courant d’air qui, au lieu de s’atténuer, s’amplifierait jusqu’à devenir
un cyclone ?
Cette découverte du second principe de la thermodynamique est très
importante et a des implications scientifiques et philosophiques énormes. Si on
l’applique à l’Univers lui-même, elle a pour conséquence que dans l’Univers
l’entropie augmente8 avec une dégradation de l’information qu’il contient. Elle
implique donc sur le plan philosophique que l’Être ne peut surgir du non-être, et
qu’un système isolé ne peut accroître lui-même son degré d’organisation.
Comment se fait-il alors que la vie, qui est complexité, soit apparue dans
l’Univers ? Cela semble contredire le second principe de la thermodynamique. Il
faut donc reconnaître qu’il y aussi à l’œuvre dans l’Univers un mouvement de
complexification : apparition d’atomes de plus en plus lourds, de molécules de
plus en plus complexes, puis de macromolécules et enfin de l’incroyable
processus de la vie. Les mutations des êtres vivants, au lieu de se faire au hasard,
se sont produites dans le sens d’une croissance de l’information.
8
Il n’est pas totalement certain que le second principe de la thermodynamique puisse
s’appliquer à l’Univers. La validé du second principe n’a été observée que dans des systèmes
clos, mais où s’exerçait cependant la pesanteur. Dans le cas de l’Univers il n’est pas
impossible que son entropie demeure constante dans le temps.
16
AUTO-ORGANISATION ?
Étant donné que la seconde loi de la thermodynamique rend
l’augmentation de la complexité et l’évolution totalement impossibles, certains
scientifiques matérialistes ont avancé l’idée de processus auto-organisés. C’est
le cas du savant Ilva Prigogine qui avança l’idée qu’une création d’ordre
spontanée pouvait être parfois être générée par le chaos. Cette augmentation de
la complexité ne contredirait pas la seconde loi de la thermoïonique, car le
processus générerait de l’entropie ailleurs comme prix à payer pour la création
d’ordre. De nombreux évolutionnistes pensent que cette auto-organisation
constitue l’explication de l’origine et de l’évolution de la vie.
Pourtant il s’agit là d’une fausse théorie9. On confond ici deux choses :
l’auto-organisation et l’auto-ordonnance.
Le site internet [Link] nous l’explique avec
une argumentation parfaitement convaincante d’un point de vue scientifique :
« Nous pouvons l'expliquer en nous référant à un exemple. Imaginons un bord
de mer, avec différentes sortes de pierres mélangées les unes aux autres. De grandes
pierres, des plus petites et d'autres minuscules. Lorsqu'une grosse vague balaie le bord
de mer, une "ordonnance" peut apparaître parmi les pierres. L'eau soulèvera les pierres
dont le poids est équivalent en quantités équivalentes. Lorsque la vague revient à la
charge, les pierres peuvent éventuellement être ordonnées de la plus petite à la plus
grande en direction de la mer.
C'est ce que l'on appelle le processus "d'auto-ordonnance": le bord de mer est un
système ouvert et le flot d'énergie (la vague) peut causer une "ordonnance". Mais,
remarquez que ce même processus ne peut pas construire un château de sable sur la
plage. Si nous voyons un tel château sur le bord de mer, nous sommes sûrs que c'est
l'ouvre de quelqu'un. La différence entre le château et les pierres "ordonnées" est que le
premier comporte une complexité très unique, alors que les pierres ne comportent qu’un
ordre répétitif. C'est comme une machine à écrire qui répète la lettre
"aaaaaaaaaaaaaaaaaaa" des centaines de fois - parce qu'un objet (un flot d'énergie) est
tombé sur la lettre "a" qui figure sur le clavier. Bien évidemment, un tel ordre répétitif
de "a" ne comporte aucune information et donc aucune complexité. On a besoin d'un
cerveau conscient afin d'obtenir une séquence complexe de lettres qui comportent
l'information.
9
Il est intéressant de noter qu’Isabelle Stengers (professeur de philosophie des sciences à
l’ULB) qui a soutenu la conception de l’auto-organisation avec Prigogine par l’étude des
systèmes dits « loin de l’équilibre thermodynamique » s’est maintenant tournée pour des
raisons philosophico-scientifiques vers une variante du panthéisme inventée par le
mathématicien Whitehead.
10
Cela ne signifie pas que j’adhère aux conclusions religieuses des auteurs de ce site internet.
17
La même chose s'applique lorsque le vent envahit une chambre remplie de
poussière. Avant ce flot, la poussière était sûrement dispersée dans la chambre. Mais,
lorsque le vent entre dans la pièce, la poussière peut se rassembler dans un coin de la
chambre. C'est cela "l'auto-ordonnance". Or, la poussière ne "s'auto-organise" jamais
pour dessiner le portait d'un homme sur le sol de la chambre.
Ces exemples sont très similaires aux scénarii de "l'auto-organisation" avancés
par les évolutionnistes. Ils prétendent que la matière a tendance à l'auto-organisation,
puis avancent des exemples sur l'auto-ordonnance et tentent de mélanger les deux
concepts. Prigogine lui-même a donné des exemples de molécules qui s'auto-ordonnent
durant un flot d'énergie. Dans leur livre intitulé The Mystery of Life's Origin, les
scientifiques américains, Thaxton, Bradley et Olsen expliquent ce fait de la manière
suivante:
"Dans chaque cas, les mouvements aléatoires des molécules dans un fluide sont
spontanément remplacés par un comportement hautement ordonné. Prigogine, Eigen et
d'autres ont suggéré qu'un genre similaire d'auto-organisation peut être intrinsèque à
la chimie organique et peut potentiellement justifier les macromolécules hautement
complexes qui sont essentielles pour les systèmes vivants. Mais ce type d'analogies n'est
que très peu pertinent à la question de l'origine de la vie. La raison principale en est
que celles-ci n'arrivent pas à distinguer l'ordre de la complexité. La régularité ou
l'ordre ne peut pas servir à stocker la grande quantité d'informations requise par les
systèmes vivants. Une structure hautement irrégulière, mais précise, est nécessaire
plutôt qu'une structure ordonnée. C'est une faille sérieuse dans l'analogie avancée. Il
n'existe aucune relation apparente entre le genre d'ordonnance spontanée qui résulte
d'un flot d'énergie à travers de tels systèmes et le travail requis pour la construction de
macromolécules apériodiques à information intensive comme l'ADN et la protéine."
En fait, Prigogine lui-même a dû accepter l'idée que ses arguments n'entrent pas
en ligne de compte dans l'origine de la vie. Il a déclaré: « Le problème de l'ordre
biologique implique la transition à partir de l'activité moléculaire à l'ordre
supramoléculaire de la cellule. Ce problème est encore loin d'être résolu. » »
Le génome des êtres vivants a évolué plus rapidement que ce que le
hasard ne peut permettre, et à des vitesses incroyables qui ne peuvent être
compatibles avec les théories de l'auto-organisation hasardeuse de la matière.
Le biologiste et athée militant Richard Dawkins tente encore de persuader
ses lecteurs que l’évolution est basée sur un processus à deux composantes :
mutation et sélection naturelle. Il prend l’exemple d’un dispositif comportant 21
disques placés les uns à côté, des autres, chaque disque comportant les 26 lettres
de l’alphabet. Chaque disque tourne indépendamment des autres et fait
apparaître dans la fenêtre de vision à chaque rotation une des 26 lettres.
Il calcule ensuite combien de combinaisons différentes de lettres peuvent
apparaître, ce qui donne 2621 combinaisons possibles. La probabilité que :
18
JECROISCESTUNEBELETTE11 apparaisse après avoir fait tourner tous les
disques est donc de 1/2621 , ce qui est vraiment une chance infime.
Mais, nous dit Dawkins12, « imaginons maintenant qu’un disque se fige
dès que la lettre que celui-ci affiche dans la fenêtre de vision correspond à une
des lettres du message attendu. Sont alors mis en rotation de façon aléatoire les
disques restants ne correspondant pas au message, et le processus se répète.
Quelle est désormais la chance que les disques affichent le message
JECROISCESTUNEBELETTE après, disons, cinquante répétitions ? La réponse
est que l’on peut s’attendre à ce que le message apparaisse après un tout petit
nombre de répétitions […]. »
Le but de cette démonstration est de nous faire croire que les êtres vivants
complexes pourraient avoir été produits par le jeu des mutations survenues par
hasard en quelques générations seulement.
Mais cette démonstration est totalement fausse et conduit même à des
conclusions inverses à ce que Dawkins tente de prouver. En effet, son exemple
montre qu’il y a bien d’abord un but préétabli : constituer la phrase. Il y a donc
un dessein. Ensuite, il faut que quelqu’un décide de bloquer le disque quand une
lettre correcte apparaît à la bonne place. Il faut donc qu’il y ait l’intervention
d’un agent intelligent, à la fois pour déterminer le but et pour guider sa
réalisation, sans quoi rien ne se passe.
COMPLEXITÉ IRRÉDUCTIBLE :
La complexité irréductible est un concept popularisé par le biochimiste
Michael Behe de Lehigh University dans son livre de 1996 Darwin's Black Box
(la boîte noire de Darwin). Cette théorie soutient que si quelque chose est
irréductiblement complexe, il ne peut pas se réduire à ses fonctions moins
complexes, et donc ne pourrait pas se développer en assemblant des
composantes préexistantes. Un concepteur intelligent doit dans ce cas être le
responsable.
C’est ce qu’avaient conclu de nombreux philosophes grecs. L’un des
premiers, Anaxagore, a conclu au cinquième siècle avant Jésus-Christ, qu’il y a
une cause intelligente qui ordonne… tout ce qui fut… et tout ce qui est et tout ce
qui sera.
11
« Je crois c’est une belette » (phrase trouvée dans Hamlet)
12
Citation extraite de son livre : L’Horloger aveugle.
19
Les découvertes récentes réalisées dans le domaine biologie, révèlent que
les êtres vivants sont d’une complexité et d’une efficacité extraordinaires.
Prenons le cas de la cellule.
Coupe d’une cellule animale
On croyait autrefois que les cellules étaient très simples : une masse de
protoplasme entourée d’une membrane. Ainsi certains pensaient que les cellules
pouvaient parfaitement se former spontanément à partir de la vase marine. Or,
on sait actuellement que même les plus petites des cellules sont d’une extrême
sophistication. Le biologiste cellulaire Burce Alberts, président de la National
Academy of Sciences a ainsi déclaré dans le journal Cell :
« Nous avons toujours sous-estimé la cellule. Il ne fait aucun doute que
nous la sous-estimons encore aujourd’hui. Mais au moins, nous ne sommes plus
aussi naïfs qu’à l’époque où j’étais étudiant des cycles supérieurs dans les
années 1960. »
Il poursuit ainsi : « La cellule entière peut être vue comme une usine
contenant un réseau perfectionné de chaînes de montagnes imbriquées, chacune
étant composée d’un ensemble de grosses machines de protéines ».
Dans ce même numéro, les biologistes Tania Baker et Stephen Bell du
Massachusetts Institute of Technology, font remarquer que si la chaîne d’ADN
d’une bactérie [Link] avait l’épaisseur d’environ un mètre, les machines qui
20
copient l’ADN auraient environ la taille d’un camion de livraison FedEx. Par
contre, contrairement à un camion, ces machines parcourraient la chaîne à
environ 600 kilomètres à l’heure. De plus, en copiant l’ADN, elles feraient
seulement une erreur tous les 170 kilomètres !
La double hélice d’A.D.N.
Pierre Perrier13, membre correspondant de l’Académie des sciences,
rejette lui aussi le hasard comme explication de la complexité de la vie :
« (…) De plus ces cellules se régénèrent grâce à des programmes de
fabrication de leurs biomolécules, mais ces programmes ne peuvent être
assemblés que selon des règles précises qui ne font pas appel au hasard, car la
probabilité de réussite aléatoire directe des collisions constructives dans le bon
ordre est infime, inférieure à la probabilité de rencontrer ces molécules déjà
toutes prêtes à s’assembler en un point de la biosphère terrestre depuis
l’origine : le nombre des cas possibles dépasse cent cinquante zéros après le
« 1 » ; l’on ne peut donc pas faire appel au temps pour assurer le succès de
cette sélection, car les milliards d’années qui nous séparent de l’origine de la
vie ne représentent qu’un nombre de neuf zéros et pendant ce temps le maximum
de collisions possibles entre molécules n’atteint pas un chiffre avec vingt zéros.
Soit au total un tiers des «zéros » nécessaires pour que « ça se passe tout
seul » ! Au mieux, il faut faire appel aux molécules existantes sur Terre, mais
13
Pierre Perrier : « Complexité du monde physique en biologie » (article extrait du livre « La
Science, l’Homme et le Monde » - Editions Presse de la Renaissance.
21
elles ne sont pas capables de se réunir pour faire en un point donné un seul être
vivant dans le si court délai des temps astronomiques de la durée de la vie sur
Terre, voire sur toutes les planètes possibles.
Par l’expérience du démontage-remontage d’un objet mécanique
ordinaire, on comprend bien alors l’importance d’un ordre d’assemblage pas-
du-tout-au-hasard pour lequel il est également nécessaire de ne pas rater
l’assemblage des pièces intermédiaires, sous peine de tout recommencer :
mathématiquement il s’agit de retenir le seul ordre de montage valable parmi
l’explosion de combinaisons possibles (…).
L’argument « mais c’est très simple il suffit d’attendre le temps nécessaire
et on l’a, étant donné l’âge de la Terre » est numériquement faux devant
l’explosion de la combinatoire des configurations possibles : alors que les temps
astronomiques sont faciles à dénombrer (en vie humaine un nombre de moins de
dix chiffres), la combinatoire à réaliser par les essais et erreurs nécessaires,
nécessite des nombres avec cent fois plus de chiffres. Comment cette complexité
a-t-elle échappé aux scientifiques si longtemps si ce n’est parce que l’on
échappe difficilement aux présupposés de simplification du réel quand on veut le
maîtriser ? »
COMPLEXITE SPECIFIEE
Le concept de complexité spécifiée est développé par le mathématicien et
philosophe William Dembski. Selon ce savant il faut distinguer les évènements
qui sont simplement arrivés, de ceux qui se produisent suite à une intention.
Dembski affirme que si quelque chose présente une complexité spécifiée,
on peut en déduire qu'elle a été produite par une cause intelligente et non le
résultat de processus naturels. Il fournit les exemples suivants:
« Une lettre de l'alphabet est spécifique sans être complexe. Une phrase
longue des lettres au hasard est complexe sans être spécifique. Un sonnet de
Shakespeare est complexe et spécifique. En effet, l’assemblage des lettres aurait
pu prendre tellement de tournures différentes que les probabilités d’obtenir une
telle combinaison par hasard sont pratiquement nulles. »
Ce raisonnement s’applique non seulement aux textes, mais également
aux autres objets. Dembski affirme :
« Dans tous les cas où nous trouvons la complexité spécifiée et où
l’historique de la cause sous-jacente est connu, on constate effectivement qu’il y
a eu création».
22
Par exemple, si nous retraçons les étapes de la création d’un livre, cela
nous ramène à son auteur.
Les découvertes en biologie moléculaire rendent la théorie d’une
évolution à partir de mutations aléatoires et de la sélection naturelle14 difficile à
soutenir.
La bactérie [Link] et son flagelle
Par exemple, prenons le petit moteur hors-bord rotatif que les bactéries,
comme l’E. Coli, utilisent pour naviguer dans leur milieu. Cette formation,
qu’on appelle la flagelle, est équipée d’un moteur réversible complet (avec
rotors, stators et roulements), d’un arbre de transmission, d’un joint universel, et
d’une longue hélice en forme de fouet. Ce moteur peut exécuter jusqu’à 100 000
tours par minute. Le flagelle est d’une complexité inouïe. Selon le
microbiologiste Scott Minnich, de l’université de l’Idaho, on a besoin d’environ
50 gènes pour créer un flagelle fonctionnel. Chacun de ces gènes est aussi
complexe qu’une phrase contenant une centaine de lettres.
Des études poussées ont démontré que la flagelle est aussi très bien
spécifiée : le modèle requis pour qu’un système soit fonctionnel est
extrêmement précis. Minnich affirme :
« Des mutations survenant dans un seul gène suffisent à bloquer ou, dans
des cas de mutations mineures, à diminuer les fonctions. Par conséquent, pour
naviguer, il faut un ensemble complet de gènes. Il n’existe aucune étape
intermédiaire. »
Un tel système va à l’encontre des explications darwiniennes15. Et plus on
découvrira de cas semblables, plus le darwinisme sera difficile à soutenir.
14
Voir en annexe : « Darwin contesté par les scientifiques ».
23
Darwin essayait de convaincre le public que les organes complexes
pouvaient s’être formés graduellement, étape par étape. Dans le cas de l’œil son
raisonnement est particulièrement fallacieux : il ne chercha nullement à
découvrir le chemin que l’évolution avait dû prendre pour produire l’œil
humain, mais fit simplement remarquer que les animaux modernes possédaient
différents types d’yeux (du plus simple au plus complexe) et en tira la
conclusion que l’évolution de l’œil humain avait dû passer par de telles
formations intermédiaires.
Malheureusement pour Darwin, la vision est un phénomène très complexe
impliquant de nombreux processus biochimiques que Darwin ignorait
complètement à son époque. Pour ne pas alourdir le texte je vous passerai ici les
détails, mais les lecteurs désireux d’en prendre connaissance pourront se
reporter à l’adresse internet suivante :
[Link]
de-la-vision_667/c3/221/p5/
Il est bien évident que pour expliquer l’apparition de la vision on ne peut
se contenter d’examiner uniquement la structure anatomique de l’œil. Chacune
des étapes que Darwin croyait si simples, implique en réalité de nombreux
processus biochimique d’une complexité stupéfiante. Or il y a une défaillance de
la théorie darwinienne au niveau moléculaire.
Nous pouvons dire la même chose pour le processus de coagulation
sanguine qui constitue un système d’une extrême précision afin que le caillot se
forme au bon moment et au bon endroit16. Là encore le lecteur désireux
d’approfondir la question pourra se reporter à l’adresse internet :
[Link]
En réalité, aucun scientifique ne sait à ce jour comment le processus de
coagulation du sang a pu apparaître !
15
Je ne rejette pas entièrement les explications darwiniennes. Elles sont acceptables pour la
microévolution et permettent d’expliquer par exemple la diversité des pinsons des Galapagos
qui, d’après les explications de Darwin, avaient des becs aux formes variables d’une île à
l’autre, car chacun avait dû s’adapter à l’alimentation disponible sur son île. Mais ces mêmes
explications sont inefficaces pour rendre compte de la macroévolution qui implique des
modifications majeures dans le plan d’un organisme avec apparition d’organes nouveaux.
16
Si le caillot ne se forme pas à temps il y a hémorragie, s’il se forme au mauvais endroit cela
donne une crise cardiaque ou une embolie cérébrale.
24
C’est donc très justement que Michael J. Behe nous fait remarquer dans
son livre « La Boîte noire de Darwin » :
« Certains biologistes évolutionnistes, tels que Richard Dawkins, sont
dotés d’une imagination fertile. Ils peuvent à partir d’un point de départ donné,
vous raconter toute une histoire pour arriver à n’importe quelle structure
biologique souhaitée. Si ce talent est précieux, il n’en reste pas moins une arme
à double tranchant. Bien que capables de penser à des chemins d’évolutions
possibles que d’autres ne voient pas, ils ont également tendance à ignorer les
détails et les obstacles pouvant remettre leurs scénarios en question. Cependant,
la science ne peut ignorer ces détails et, au niveau moléculaire, tous les
« détails » s’avèrent essentiels. Il suffit d’un écrou ou qu’un boulon fasse défaut
pour que le système entier s’effondre.
Voilà pourquoi un professeur de mathématiques appliquées et
d'astronomie de University College (Cardiff, Pays de Galles), Chandra
Wickramasinghe affirme:
« La probabilité que la vie ait pu se former à partir de matière inanimée
correspond à un chiffre avec 40.000 zéros après…Un chiffre assez grand pour
enterrer Darwin et la totalité de la théorie de l'évolution. Il n'y a jamais eu de
soupe primitive, ni sur cette planète ni sur une quelconque autre. Et si les débuts
de la vie n'étaient pas dus au hasard, ils sont donc certainement le produit voulu
d'une intelligence. »
Nous pouvons conclure en toute objectivité et à partir des éléments
fournis par la science qu’il existe bel et bien une intelligence à l’origine de la
vie. C’est la conclusion à laquelle est parvenue l’astronome Fred Hoyle qui
confie :
« Une telle théorie (que la vie a été créée par une intelligence) est
tellement évidente que l'on se demande pourquoi elle n'est pas communément
acceptée. Les raisons sont psychologiques plutôt que scientifiques. »17
LE PRINCIPE DE COMPLEXITÉ
Il semble en réalité que l’Univers soit pris entre deux mouvements
opposés : la tendance globale à la dégradation de son état et, localement, des
états de plus en plus complexes et organisés.
17
Fred Hoyle, Chandra Wickramasinghe, Evolution from Space, New York, Simon &
Schuster, 1984.
25
Le matérialisme athée est incapable de rendre compte de ce phénomène
puisqu’il affirme que l’Univers matériel constitue la totalité de l’Être. Or, un
système isolé ne peut créer une information qu’il ne possède pas déjà. S’il n’y a
rien d’autre que l’Univers matériel, aucun apport d’information extérieur ne peut
avoir lieu, et sa quantité d’information ne peut augmenter. C’est là une certitude
absolue !
S’il n’y avait pas dans l’Univers un influx divin créateur, l’information
présente dans cet Univers ne pourrait que diminuer (selon le second principe de
la thermodynamique) et en aucun cas augmenter en faisant constamment
apparaître des nouveautés.
Par le terme de « divin » j’entends un principe créateur. Les lois de la
biologie seules ne permettent pas d’orienter l’évolution. Or, étant donné que
l’évolution s’est réalisée dans une direction constante, celle d’une augmentation
de la complexité, il faut admettre l’existence d’une énergie créatrice ou d’un
dynamisme créateur.
Donc on peut élaborer une preuve scientifique de l'existence d'une finalité
incontournable dans l'évolution du vivant qui n'est due ni à la sélection naturelle,
ni au hasard ni à une auto-organisation aveugle. Cette finalité oriente la flèche
du temps non pas dans la direction de l'augmentation de l'entropie, mais vers
l’organisation de systèmes complexes et la réalisation d'une conscience
universelle par une superforce spirituelle.
La vie apparaît comme inscrite dans l'auto-organisation de la matière, et
n'a rien ni de hasardeux, mais correspond à une évolution normale de l'univers.
Si la vie est inscrite dans les lois de la nature, c'est donc qu'elles contiennent en
elles un principe créateur.
Cela est complètement différent de la vision matérialiste du monde.
Néanmoins, cela est différent aussi de la thèse créationniste18, car ce principe
créateur à l'origine de la vie n'est pas un principe de création spontanée, mais un
principe d'évolution progressive.
J’ai eu la chance de rencontrer lors de mes études de médecine à
Montpellier le Professeur Pierre Rabischong ; un homme d’une intelligence
remarquable et d’une grande prestance. Je lui laisserai le soin de conclure ce
chapitre :
18
Le créationnisme prétend que Dieu a créé directement tous les êtres vivants présents sur
Terre.
26
« En réalité, il semble nécessaire de permettre à l’humanité de discuter
librement de l’Ingénieur de la vie. On pourrait comparer cette situation à
« l’effet Mozart » : aujourd’hui pas un seul d’entre nous n’a rencontré Mozart
en personne : nous le connaissons à travers les morceaux extraordinaires qu’il
a composés. Les biologistes sont dans la même situation à l’égard de la Nature,
qui nous apparaît comme l’œuvre d’un Ingénieur invisible, mais combien
puissant ! »19
Alpha International - Niveau Deux
Leçon numéro 18
MÉCANISME DE L’ÉVOLUTION
Ni la théorie de Darwin sur l’évolution, ni le créationnisme ne
permettent d’expliquer de manière satisfaisante comment les êtres vivants
sont apparus sur la Terre. Nous proposons quant à nous une troisième voie :
On est obligé de voir dans le processus de l'évolution un certain
déterminisme. Dès le départ la vie a eu une finalité : celle de se libérer de la
matière et de gagner en conscience. La science est actuellement méfiante
face à tout finalisme, car elle se souvient des erreurs que cela peut
entraîner. Le primitif pensant que l'orage est la manifestation de la colère
de Dieu est induit en erreur en voulant faire du finalisme. Mais n'est-ce pas
aussi aller vers l'erreur en niant systématiquement toute finalité lorsque
celle-ci devient évidente ?
Nous savons que les caractéristiques physiques des êtres vivants
(couleur des yeux, des cheveux, forme générale du corps) sont inscrites sur
les chromosomes dans des endroits appelés gènes. Les chromosomes avec
leurs gènes constituent en quelque sorte la carte perforée de l'individu où se
trouve codée sa morphologie à la fois interne et externe. On est en droit de
se demander quelle intelligence est à la base de la programmation des
chromosomes ?
Les plus anciennes traditions suggèrent qu’à l’origine de la vie il y a
19
P. Rabischong, « The concept of Evolution in Biology », dans le cadre de la conférence “A
scientific Critique of Evolution”, La Sapienza University, Rome, 3 novembre 2008.
27
eu une volonté divine, comme une étincelle qui est responsable d’avoir mis
en place les conditions propices à son éclosion. Alors on peut se poser la
question suivante : Qui ou quelle force est responsable d’un tel étalage de
puissance et de sagesse ? C’est en trouvant une réponse à cette question que
nous pourrons trouver le sens profond de notre existence.
Lors d’une interview donnée à la fin de sa vie, Albert Einstein
exprima sa croyance en un ordre immanent dans la Création. Il confia :
« Nous dansons tous au son d’une mystérieuse mélodie, entonnée au loin
par un invisible joueur de pipeau. »
L'évolution a un sens, il existe une loi universelle d'évolution. Dans
les laboratoires on a pu reconstituer les conditions prévalant sur Terre il y a
plusieurs milliards d'années. On a mis sous une cloche de verre un mélange
de méthane, gaz carbonique, ammoniac et vapeur d'eau, le tout à 60°C. Des
éclairs artificiels remplaçaient ceux provoqués par les orages. A partir de
ces 4 molécules la chimie a la possibilité de réaliser des millions de
molécules différentes. Or, au bout des quelques semaines que dura
l'expérience, on trouva dans la cloche presque exclusivement des lipides,
des glucides et les 20 acides aminés constituant les briques de la vie. Une
telle production semblait au départ hautement improbable et constituait un
défi à toutes les lois de la chimie que nous connaissons. On sait que les
lipides ont tendance à se mettre spontanément sous forme de double couche
sphérique. D'autre part, les argiles du sol attirent et soudent les acides
aminés pour en faire des protéines et l'ADN (l'ADN porte le code
génétique). Le jour où la quantité suffisante d'ADN et de protéines a été
emprisonnée dans une sphère de lipides, la première cellule vivante était
née.
Conclusion évidente : la matière a tendance à s'associer et
s'orienter naturellement vers une structure de plus en plus complexe
aboutissant à la vie. La matière est donc intelligente. (intelligente est à
prendre ici dans le sens de réponse correcte à un environnement) ou, si
vous préférez, il y a un fragment de conscience cosmique présente dans la
matière. Cette conscience désire faire l’expérience de toujours plus d’Être
et de liberté. C’est ce besoin qui a produit la manifestation des premiers
acides animés, puis des premiers être unicellulaires, aboutissant ensuite aux
organismes plus complexes. Tout cela ne s’est pas accompli sous l’effet
du hasard, mais a été téléguidé par la conscience cosmique. Ce n'est
donc pas l'évolution qui crée l'intelligence comme le prétendent certains
scientifiques, mais l'intelligence qui a produit l'évolution.
28
L’Univers est homogène,
corrélé et quantifié
Quel que soit l’endroit où on regarde, l’Univers se présente de la même
manière et les mêmes lois de la physique s’appliquent.
Comment est-il possible que l’Univers soit si homogène ? En effet, les
différentes parties de l’Univers sont si éloignées qu’il n’est pas possible de
transmettre l’information simultanément d’un endroit à un autre. La vitesse
limite est celle de la lumière ce qui prendrait à une éventuelle information
coordonnatrice plusieurs milliards d’années pour atteindre la totalité de
l’Univers.
Chaque point de l’Univers évolue donc indépendamment des autres ce qui
rend très difficile l’explication de son homogénéité. Il existe donc un lien
fondamental entre chaque partie, bien que l’on ne le comprenne pas encore.
Ce lien permet d’expliquer ce qu’on appelle en physique le paradoxe
20
EPR . Voici en quoi il consiste : deux particules issues d’un même choc, même
20
Cette expérience a été réalisée en 1982 par le physicien Alain Aspect. Elle a été confirmée
récemment par Nicolas Gisin et son équipe à Genève où les photons étaient séparés de 10
kilomètres.
29
séparées par une grande distance, présentent des caractéristiques
complémentaires. Ainsi, si l’une présente un spin21 de + ½ , l’autre aura un spin
de – ½. Si par un système d’électroaimants ont change le spin de l’une d’entre-
elles, instantanément l’autre particule va changer aussi et présenter un spin
opposé. L’information semble avoir été transmise avec une vitesse infinie ce qui
est en contradiction avec le fait que rien ne peut aller plus vite que la vitesse de
la lumière.
Les particules qui ont déjà été en contact, même très éloignées, demeurent
toujours corrélées entre elles22. Étant donné que toutes les particules sont issues
du big-bang elles sont toutes corrélées.
Chacun de nous est donc en rapport permanent avec tout l’Univers : les
étoiles dans le ciel, les océans, les autres créatures vivantes ! Cela permet
d’expliquer certains phénomènes parapsychologiques comme la télépathie. Dans
la télépathie il n’y pas un message qui traverse l’espace d’un esprit à l’autre. La
communication se fait de l’intérieur, parce que dans les couches profondes de
notre conscience, nous sommes tous en contact.
Pierre Perrier23, membre correspondant de l’Académie des Sciences fait
cette remarque étonnante :
« Quand on médite sur la non-localité quantique, ce lien instantané
conservé à distance entre les propriétés spécifiques de deux particules produites
lors du même événement, comme sur d’autres propriétés de connexions à
distance, la remarque peut être faite que ces propriétés ne sont pas observées à
notre échelle et ressemblent analogiquement à des propriétés attribuées par les
métaphysiciens au milieu divin. »
UN UNIVERS QUANTIFIE
Avez-vous déjà observé l’agrandissement d’une photo dans un journal ?
La trame de la photo est constituée par une succession de petits points
21
Le spin est valeur indiquant la façon dont la particule tourne sur elle-même. En réalité, le
spin n’a pas de valeur définie avant sa mesure.
22
Certains en ont déduit que ces deux particules pourraient n’être qu’une seule entité, vue
dans l’espace-temps comme deux particules séparées, mais qui seraient, dans un univers sous-
jacent au nôtre, une sorte de petite corde élastique dont on ne verrait seulement que les deux
bouts, mais pas le corps, donnant alors l’illusion de deux phénomènes autonomes.
23
Pierre Perrier : « Complexité du monde physique en biologie » (article extrait du livre « La
Science, l’Homme et le Monde » - Editions Presse de la Renaissance.
30
rapprochés. Plus ils sont fins, plus l’image sera fine :
Ils sont parfois si petits qu’ils ne sont pas discernables et de loin l’image
paraît parfaite et continue.
Il semblerait que notre monde soit constitué de cette manière ; rien n’est
continu, mais constitué de petites unités. En physique on appelle ces unités : les
quantas (d’où le nom de physique quantique).
Les circonstances de leur découverte sont intéressantes à connaître :
A l’époque de Max Planck24 on pensait que les échanges d'énergie entre la
matière et le rayonnement s'effectuaient de façon continue, alors que les
expériences faites en laboratoire prouvaient manifestement le contraire.
Planck tenta d’introduire la valeur d’une constante h (la constante de
Planck) dans ses calculs, afin d’obtenir une description continue du
rayonnement. Malgré tous ses efforts, il s’aperçut que la constante h ne pouvait
être nulle sans contredire le résultat des expériences... Il obtint finalement pour h
cette valeur :
h = 6,63 x 10-34.
La formule élaborée par Max Planck est : E = h x f , dans laquelle :
E = énergie de la fréquence;
h = constante de Planck;
f = fréquence de l'onde.
On obtient alors la quantité minimum d’énergie que l’on puisse avoir, et
on l’appelle l’énergie de Planck.
24
Cela se passait en l’an 1900.
31
Vous n’êtes pas obligé de retenir cette équation. Retenez seulement ce
qu’elle signifie : l’énergie ne peut être émise que par petits paquets : les quantas.
La constante de Planck définit ainsi ce qu'il y a de plus petit dans notre
monde. C’est une des constantes de la physique définissant les paramètres de
l’Univers.
Planck savait que les unités de mesure utilisées en physique (le
kilogramme, le mètre, la seconde) ne correspondaient pas à des unités naturelles
et avaient été choisies de manière arbitraire. Pourquoi par exemple le mètre ne
serait-il pas plus long ou plus court ? Il eut dès lors l’idée de refaire un système
d’unités de mesure partant de données naturelles. Ainsi h permet de définir aussi
la plus petite longueur possible : la longueur de Planck.25
Il y a aussi :
- la plus petite quantité de mouvement
possible appelée le quantum d’action,
- enfin, j’aurai l’occasion d’y revenir plus
loin, il y a le temps de Planck : la plus
petite durée possible. Même si l'on peut
toujours arithmétiquement diviser par deux
la durée de Planck, la durée ainsi obtenue
ne correspond plus à rien !
La résolution du monde physique
s'arrête aux valeurs de Planck. Si nous
comparons cela avec les points d'une
image, le monde observable est alors
composé d'une mosaïque de pixels qui ne
nous donne qu'une représentation
approximative du monde réel. C'est un peu
comme s'il y avait un voile composé de
petits paquets, qui nous cachait le Réel.
Tout est donc quantifié, que ce soit l’espace, le temps ou l’énergie. Ceci
est à la base de la physique quantique (la physique des petits paquets)26. Nous
25
La longueur de Planck est égale à 10-33 centimètres.
26
Il est donc mathématiquement concevable que nous vivions dans une simulation
informatique, dans un monde qui ne serait qu'une réalité virtuelle contrôlée par un esprit
32
avons l’impression de percevoir une réalité physique avec des objets en 3
dimensions alors qu’en réalité ils sont faits de petits paquets d’énergie.
Le physicien Basarab Nicolescu27, chercheur au C.N.R.S. s’interroge :
« Comment comprendre la vraie discontinuité, c’est-à-dire imaginer
qu’entre deux points il n’y ait rien, ni objets, ni atomes, ni molécules, ni
particules, juste rien ? Le mot « rien » étant même de trop. »
UN FILET TENDU DANS L’OCÉAN DU REEL
La réalité que nous observons est faite d’un maillage fin dont les petites
mailles du filet ont la longueur de Planck. Ce filet est lui-même plongé dans
l’océan du Réel. Chaque mesure se fait sur ce grillage, et celui-ci est si fin qu'il
nous donne l'illusion d'une surface continue. Mais en réalité, il laisse passer
toute l'eau de l’océan. Mais quand on est soi-même dans l'eau, on ne voit pas
l'eau, on ne peut que toucher le filet que l'on voit face à nous et qui nous
empêche d’aller plus loin.
L’ingénieur Patrice Weisz nous explique que cela nous laisse entrevoir
une autre causalité que la causalité matérialiste :
« Lorsque l'on fait une mesure, celle-ci tombe nécessairement sur l'un des
noeuds du filet et donc on ne peut ni voir ni mesurer ce qu'il y a dans les trous.
Ce qui fait que la trajectoire causale reliant les effets et leurs causes passe
également par la structure du maillage. Or la causalité du monde ne peut se
définir qu'à partir d'un observateur. Donc de sa possibilité d'observer et de sa
précision. Du coup, les modèles mathématiques, les théories explicatives,
permettent de relier uniquement certains points du monde entre eux. Mais alors
rien n'interdit d'imaginer des structures causales passant à travers les mailles
du filet qui nous seraient invisibles. »
C’est dans l’interstice des mailles du filet, c’est-à-dire en deçà de la
longueur de Planck que peut se glisser l'Esprit et que celui-ci agit sur la matière
d’une manière parfaitement indétectable et invisible à toute mesure physique.
omnipotent par rapport à nous. Cet esprit jouerait à son jeu de réalité virtuelle un peu comme
nous avec nos jeux de simulation. Le film Matrix en constitue une illustration, même si celle-
ci est dans le film exagérée et très pessimiste.
27
Basarab Nicolescu : « La science comme médiatrice du dialogue » (article paru dans le livre
« La Science, l’homme et le Monde » - Presses de la Renaissance.
33
Dans la vision métaphysique du monde, l'Influx Divin passe à travers les
vides laissés par les mailles du filet.
Le Kybalion
PRINCIPE DU MENTALISME
Ce Principe implique cette vérité que "Tout est Esprit". Il explique
que le Tout qui est la Réalité Substantielle se trouvant dans toutes les
manifestations et les apparences extérieures que nous connaissons sous le
nom "d'Univers Matériel", "Phénomène de la Vie", "Matière", ("Energie",
et en un mot tout ce qui est apparent (à nos sens matériels) est Esprit lequel,
en lui-même, est inconnaissable et indéfinissable, mais qui peut être
considéré et pensé comme un Esprit Universel, Infini, Vivant.
Il explique encore que le monde ou l'univers "phénoménal" n'est
qu'une simple Création Mentale du Tout sujette aux Lois des Choses
Créées ; que l'univers considéré dans son entier ou dans ses parties, existe
dans l'Esprit du Tout, que c'est dans cet Esprit "que nous vivons, que nous
agissons et que nous sommes nous-mêmes".
Ce Principe, en établissant la Nature Mentale de l'Univers, explique
facilement tous les divers phénomènes mentaux et psychiques qui occupent
une si grande place dans l'attention publique et qui, sans explications, ne
sont pas compréhensibles et défient toute interprétation scientifique.
Comprendre ce grand Principe hermétique du Mentalisme permet à
l'individu de saisir avec facilité les lois de l'Univers Mental, et de les
appliquer à son bien-être et à son perfectionnement.
34
L’Univers observable
est indéterminé
Dans un monde parfaitement déterminé, il n’y aurait pas de place pour
Dieu. Dans un monde entièrement déterminé la liberté serait étrangère ! C’est
l’indétermination qui offre la liberté. Étant donné que la nature de l’homme et de
l’univers sont intimement liées (l’homme n’est qu’un élément de ce gigantesque
univers), le déterminisme physique conduirait au déterminisme humain c’est-à-
dire à la suppression de toute liberté de choix dans notre vie.
Laplace pensait qu’une grande équation pourrait permettre, en connaissant
toutes les données de l’Univers à un instant donné, d’en déduire l’état de
l’Univers dans le futur.
Or, la science moderne a prouvé que ce déterminisme était faux. Il existe
toujours dans la nature une part d’incertitude et celle-ci ne vient ni de
l’opérateur ni des instruments de mesure, mais de la nature elle-même.
Autrement dit, même si on avait connaissance de toutes les valeurs des forces en
présence, il serait impossible d’en déduire avec certitude l’état à venir d’un
système, et par conséquent de l’Univers.
Aucune transformation naturelle n’est entièrement déterminée et on
pourrait ajouter que, même dans le présent, l’état du monde physique n’est
absolument pas déterminé. C’est ce qu’a démontré la physique quantique qui
parle à propos des particules élémentaires de « probabilité de présence ». Donc
même si on connaissait avec exactitude l’ensemble des lois physiques qui
s’appliquent, étant donné l’incertitude concernant l’état du départ où plusieurs
possibilités coexistent, il serait impossible de connaître l’état futur.
Cela est illustré par le paradoxe du « chat de Schrödinger » :
L'idée de Schrödinger consiste à placer un chat dans une boîte fermée.
Cette boîte est pourvue d'un système destiné à tuer le chat (il s'agit évidemment
d'une expérience de la pensée et non réelle.). Ce système est constitué d'un
flacon de poison, d'une petite quantité de matière radioactive et d'un compteur
Geiger. Lorsque la première désintégration d'un noyau radioactif se produit, le
compteur Geiger réagit en déclenchant un mécanisme qui casse le flacon et
35
libère le poison mortel. Ainsi, la désintégration d'un noyau radioactif se traduit
par la mort du chat.
Cette expérience est très intéressante, car elle permet d’établir un lien
entre un événement survenu dans le monde quantique (la désintégration
radioactive) et le monde de la réalité objective (la mort du chat).
La désintégration d'un noyau radioactif est un processus purement
quantique qui se décrit en termes de probabilités. Il est impossible de prévoir
quel noyau se transformera en premier ou quand la première désintégration se
produira. La seule chose que nous puissions calculer est la probabilité qu'un
certain nombre de noyaux se soient désintégrés après un temps donné. Nous
pouvons choisir une substance radioactive adéquate de telle façon qu'après cinq
minutes, il y ait 50% de chances qu'un noyau se soit désintégré et 50% de
chances que rien ne se soit produit.
Fermons donc la boîte et patientons pendant cinq minutes. Puisque la
désintégration radioactive s'exprime en termes de probabilités, le sort du chat ne
peut être décrit qu'en termes similaires. Après cinq minutes, il y a donc 50% de
chances que le chat soit mort et 50% de chances qu'il soit vivant.28
28
Schrödinger a formulé pour la première fois le paradoxe du chat en juillet-août 1935, dans
une lettre à Einstein et dans un brouillon d'article paru finalement en novembre 1935. Son
objectif était de revoir sous un angle neuf une thèse qui venait d'être solidement argumentée
dans le célèbre article d' Einstein, Podolsky et Rosen. La thèse porte sur la fonction d'onde,
curieuse entité mathématique qui a la forme d'une onde et ne permet de calculer que des
probabilités. Elle énonce que si on comprend la fonction d'onde comme une description de la
réalité, en disant par exemple qu'elle dénote l'"état" réel des particules, cette description doit
être incomplète.
36
La question est de savoir quand et pourquoi une particule radioactive se
désintègre, choisissant ainsi un de ses états possibles. Il y a de fortes chances
pour que cette détermination se produise sous l’effet de la conscience de
l’observateur29 ce qui confirmerait alors que notre esprit crée la réalité, comme
l’enseigne notre tradition.
Actuellement, il y a une grande réflexion sur les fondements de la
physique quantique. Beaucoup essaient de mieux appréhender sa signification
ou de l’appréhender différemment à partir des avancées faites en théorie des
probabilités et théorie de l’information30…
L’INDÉTERMINATION EST PRÉSENTE DANS LE MONDE
PHYSIQUE OBSERVE
Certains scientifiques parlent maintenant de « fluctuations quantiques qui
pourraient être le véritable moteur de l’évolution ». Mais d’un point de vue
Peut être est il admissible, commence par remarquer Schrödinger, de décrire la réalité
microscopique par "un modèle flou" qui représente les atomes dans un état de superposition.
Mais, le formalisme de la mécanique quantique implique que ce flou et cette superposition se
propagent de proche en proche jusqu'à des objets à grande échelle. Or, nous voyons bien que
les propriétés de ces objets ne sont pas floues. Dans la "situation parfaitement burlesque" du
chat, l'état de superposition de l’atome radioactif se propage à lui et suggère que le chat mort
et le chat vivant sont "mélangés", chose que personne n'a jamais vue !
Cela suffit à Schrödinger en 1935 pour disqualifier l'idée que la fonction d'onde décrit la
réalité et montrer qu'elle n'est en fait qu'un catalogue de prévisions. Schrödinger considérait
en somme son paradoxe du chat comme une expérience de pensée cruciale, destinée à jeter
une lumière vive sur plusieurs problèmes d'interprétation de la mécanique quantique. Ces
problèmes se situent au contact de la physique et de la philosophie, dans ce que Schrödinger
appelle les "fondements" de la théorie physique; autrement dit dans les suppositions qu'on doit
faire afin de donner sens aux symboles mathématiques de cette théorie.
29
Voir le chapitre « La Matière est une Illusion » où l’on parle de l’expérience de la double
fente de Young.
30
Certains pensent que « la théorie ne décrit pas les caractéristiques d'objets réels, mais
l'information dont on dispose à leur sujet . Une particule n'est pas à deux endroits à la fois,
c'est seulement sa probabilité qui est égale.» Selon Anton Zeilinger, « l'irréductible caractère
aléatoire lié aux mesures quantiques vient simplement du fait qu'un système ne contient pas
assez d'information pour donner une réponse déterminée à toutes les questions que l'on peut se
poser expérimentalement. La question de savoir pourquoi la nature apparaît quantifiée est
juste une conséquence du fait que l'information elle-même est nécessairement quantifiée ».
37
métaphysique, l'indéterminisme31 de la mécanique quantique ne remet pas en
cause l'existence d'un dieu. C’est cette indétermination qui nous donne la liberté,
le choix entre les différentes possibilités. Cette liberté n’opère pas par hasard
comme le voudraient les matérialistes athées. Il suffit d’observer l’évolution de
la vie pour voir au contraire immédiatement une orientation. Il existe bel et bien
une poussée créatrice dans l’Univers et cette « poussée » ne peut pas être
générée par la matière elle-même. Elle est donc de nature non matérielle : c’est
l’influx divin.
La main de Dieu
31
Dans le NewScientist daté du 3 novembre 2007, Mark Buchanan, diplômé en physique
théorique, rédacteur scientifique et auteur de divers ouvrages sur l’importance de Dieu dans
notre compréhension du monde et de la science, discute les hypothèses du physicien Joy
Christian de l’université d’Oxford, concernant la possible existence d’une réalité déterministe
sous-jacente au monde quantique. Celle-ci permettrait d’expliquer les «bizarreries» de la
physique quantique, notamment la non-localité, la superposition d’états et l’intrication.
Quelques physiciens, notamment le hollandais Gerard’t Hooft de l’Université d’Utrecht et le
mathématicien Roger Penrose, d’Oxford, n’ont pas renoncé à formuler des hypothèses
postulant le caractère déterministe de l’univers à un niveau encore plus fondamental que celui
considéré par la physique quantique. Ces hypothèses permettraient de comprendre pourquoi le
déterminisme disparaît en laissant place à l’aléatoire constaté par le physicien manipulant des
entités quantiques. Le vide quantique pourrait de la même façon être composé d’un très grand
nombre d’états distincts qui évolueraient d’une façon déterministe et dont la physique
quantique ne connaîtrait que les produits statistiques. Tout pourrait se passer comme si nous
étions des personnages dans un monde plat, en 2 dimensions, dans un plan, avec une
impossibilité de sortir de ce plan. Mais ce plan serait traversé par des objets en trois
dimensions. Dès lors, nous n'en verrions que la coupe qui grossirait puis diminuerait avant de
disparaître sans que nous puissions prédire quoi que ce soit sur la forme qu'auront les
prochains. Pourtant, à l'extérieur, les objets en 3D sont régis par des lois très déterministes. Il
y aurait donc deux mondes : un monde physique soumis à l’indétermination et une autre
monde non physique qui serait lui, déterministe.
38
Il y a là un point fondamental à relever : ce que le scientifique perçoit
comme de l'indétermination sur le plan physique est peut-être la traduction
observable de l'action de l'esprit sur la matière.
L’influx divin peut intervenir parce que justement l’Univers n’est pas
déterminé physiquement (tout au moins à notre niveau de réalité), ce qui laisse
un certain degré de liberté. L’influx divin peut alors orienter le hasard et les
probabilités physiques.
« Tel est le but de l’approche « NIODA » (AONI : action divine objective
non interventionniste en français), l’une des recherches principales menées
grâce à la collaboration datant d’une décennie entre le CTNS et l’Observatoire
du Vatican. Le programme de ce groupe de recherche est d’explorer les théories
des scientifiques contemporaines dans lesquelles une interprétation
philosophique montrant un « indéterminisme ontologique est possible : à savoir
que des évènements ayant lieu dans certains domaines, niveaux ou sortes de
processus dans la nature, n’ont pas de cause naturelle suffisamment efficace. Si
de tels domaines pouvaient être trouvés, il serait cohérent de déclarer que Dieu
agit objectivement dans la nature, afin d’occasionner ces évènements
particuliers qui ne seraient pas déterminés par la nature seule. »32
BIOSPHÈRE INTELLIGENTE ÉTENDUE
James Gardner suppose que le processus d'évolution biologique et
technologique se déroule aussi ailleurs dans notre univers.
Il pourrait alors donner naissance, après un nombre suffisant d'années ou
de siècles, à des êtres d’une telle intelligence33 qu’ils deviennent dès lors
capables d’influencer l’évolution de l’Univers. Réfléchissez un peu : Imaginez
la capacité technologique que posséderait une civilisation des millions d’années
plus avancée que la nôtre.
Ces êtres sont peut-être de type humain34, mais ils possèdent un tel niveau
d’intelligence que nous aurions du mal à nous reconnaître en eux. Le décalage
entre nous et ces êtres est sûrement aussi important qu’entre l’homme actuel et
32
Article de Robert John Russel : « Interaction mutuelle aux frontières de la théologie et de la
science contemporaines » paru dans le livre « La Science, l’homme et le Monde » - Editions
Presses de la Renaissance.
33
Voir l’annexe 2 consacrée aux observations d’O.V.N.I. par les astronautes.
34
La forme humaine semble être une des formes physiques les plus adaptées pour servir de
véhicule à une conscience sur une planète de type tellurique.
39
l’homme préhistorique.
Martin Rees, par exemple, le très honorable astronome britannique, n'avait
pas hésité à affirmer que si une intelligence de type humain (à supposer qu'elle
ne se détruise pas dans l'intervalle) continuait à s'étendre au-delà de notre
système solaire et à en rejoindre d'autres dans d'autres galaxies, les unes et les
autres pourraient influencer dans un sens favorable à la vie intelligente
l'évolution du Cosmos.
La « biosphère intelligente étendue » ainsi constituée serait en ce cas le
mécanisme contrôleur de la reproduction et la photocopieuse transmettant le
plan de reproduction de l’univers à sa descendance. Le plan de construction
découlerait des lois et constantes gouvernant l'évolution de l'univers,
éventuellement modifiées par l'intelligence cosmique. La machine à fabriquer de
nouveaux univers serait peut-être les trous noirs35, opérant sous le contrôle de
cette intelligence cosmique.
Un trou noir débouchant sur un autre Univers
Sous l’influence de cette intelligence, les univers successifs auraient des
caractéristiques les rendants de plus en plus amis de la vie.
35
Un trou noir à 4 dimensions serait destructeur, mais un trou noir à 5 dimensions ne le serait
pas. Nous pourrions alors fabriquer avec les technologies de demain des trous noirs à 5
dimensions avec un contrôle des caractéristiques physiques des univers issus de ces trous
noirs de manière qu’ils possèdent un maximum de caractéristiques favorables à la vie.
40
Cette idée d’Êtres très avancés présents dans l’Univers a suscité une très
belle expression poétique, dans laquelle Louis Amade36 nous parle du « Monde
des Eloignés » :
Une chose inconnue visite cette terre
c’est le monde des éloignés
qui va et vient déjà Moïse connaissait
leur promenade énigmatique et familière.
Ils arrivaient vers lui dans sa marche nomade
avec leurs chars de feu suspendus dans le ciel
c’étaient les Elohim anges providentiels
dont la Bible décrit les vastes escalades.
Du plus loin de la vie ils portaient leurs mystères
dans leurs tenues aux brillances d’argent
ils paraissaient avoir vaincu la distance et le temps
ils étaient blonds le regard bleu et volontaire.
Et ils sont toujours là ou leurs fils que m’importe
et ils veillent sur nous dans nos égarements
un jour viendra je sais un jour viendra pourtant
où ils se stopperont au-devant de nos portes.
Dans les « Maîtres de la Nuit » il imagine la rencontre :
Les Maîtres de la Nuit sont venus pour me prendre
et je leur ai ouvert les portes du couloir
où je suis enfermé jusqu’à n’en plus savoir
ni qui je suis ni d’où je viens ni qu’attendre.
Mais ces portes de bois taillés à même l’arbre
ont l’odeur des sapins et des vastes forêts
les Maîtres de la Nuit sans doute le savaient
ils sont entrés chez moi par notre allée de marbre.
Les Maîtres de la Nuit avaient de longues capes
ils étaient grands et jeunes avaient des cheveux blonds
leurs yeux étaient si bleus et d’un bleu si profond
qu’on aurait cru la mer quand un regard l’attrape.
Alors ils mont parlé : « Sais-tu bien qui nous sommes
nous venons d’un lointain qu’on ne peut mesurer
les temps immémoriaux à force de marcher
nous ont conduits ici dans le siècle des Hommes ».
36
Louis Amade était un des paroliers de Gilbert Bécaud et avait écrit pour lui la célèbre
chanson « L’Important c’est la Rose. »
41
J’allais leur expliquer le nom de chaque étoile
les levers du soleil quand la montagne rit
de rocher en rocher amorce d’incendie
qui donne à l’ermitage un air de cathédrale.
J’allais leur expliquer la chanson des fontaines
les sauts des écureuils jouant à chat perché
le vieux secret du miel debout dans les ruchers
et les fils d’araignée que la rosée malmène.
J’allais leur dire aussi la douceur d’un sourire
que l’enfant adopté prononce à ses parents
j’allais les inviter à boire du lait blanc
à l’écuelle ocre où le berger la tire.
Les Maîtres de la Nuit on fait un geste large
qui arrêta mes mots un grand geste de bras
signifiant simplement « Nous savons tout cela
et ne perds pas ton temps à parapher les marges ».
Alors brillait si fort cette étoile première
qui semble à elle seule accrocher tout le ciel
alors le vent du soir semblait si irréel
que j’ai pris le chemin allant vers leur frontière.
En passant prés du pont de fer dernière étape
de la dernière rue j’ai senti comme un glas
frapper dans tout mon corps et parce que j’eus froid
un Maître de la Nuit me fit passer sa cape.
42
GFB - Cercle des Illuminati
Message Secret n°6
L'apparition de la vie dans l'univers n'est pas un événement aussi rare
qu'on l'imaginait récemment. La vie est apparue à plusieurs reprises dans
l'univers et dans notre galaxie. Elle a évolué lentement vers des formes
complexes, puis conscientes, et finalement intelligentes. Au moins une
espèce vivante intelligente s'est tournée vers l'exploration spatiale. Dès lors,
un processus artificiel et délibéré de création de la vie a très bien pu se
substituer, ici et là, depuis des temps immémoriaux, au processus naturel
ou tout au moins le compléter. C’est la théorie de la panspermie.
Il est donc possible que dans un lointain passé, des interventions
génétiques aient pu favoriser l'apparition de notre espèce sous sa forme
actuelle. Cela a consisté à modifier les gènes qui existaient déjà afin
d'obtenir une espèce améliorée. Une manipulation génétique que nos
savants seraient presque capables de réaliser aujourd'hui. Voilà pourquoi
aucun fossile ne relie directement l'homme aux singes anthropoïdes.
Malgré plus d'un siècle de recherches, le fameux "chaînon manquant" n'a
jamais été trouvé.
Rien n'interdit d'imaginer ensuite une action civilisatrice et même de
fréquents contacts à l'époque biblique. De nombreuses traditions
légendaires semblent en effet conforter la thèse d'une présence extra-
terrestre au début de l'évolution humaine. Dans toutes les traditions,
l'éducation, l'introduction de techniques ou de concepts nouveaux, par des
entités venues d'ailleurs est une idée constante.
43
44
Résumé de cette
première étape
Nous savons donc maintenant que :
- Le déterminisme physique est faux. La nature n’est pas déterminée dans
son évolution par des lois naturelles. Au contraire, elle se présente comme
un système ouvert à quantité de possibilités d’évolutions futures. Dans les
lois physiques elles-mêmes, nous trouvons l’indétermination ce qui
interdit toute prédiction de la direction qui va être prise par un système
donné.
- La seule orientation que les lois physiques permettent est celle de
l’augmentation de la désorganisation. Pourtant, c’est absolument le
contraire que nous constatons dans l’évolution de l’Univers. Nous
observons localement (sur la planète Terre) une augmentation de la
complexification avec l’apparition d’espèces vivantes d’une complexité
allant croissante.
Par ailleurs la cybernétique nous apprend qu’il ne peut y avoir
augmentation de l’information dans l’Univers si celui-ci est seul. Il ne peut se
donner à lui-même une information qu’il ne possédait pas au départ.
C’est pour cette raison que Marx et ses disciples, ne voulant reconnaître
qu’il existait autre chose que la matière, ont avancé l’idée que cette information
existait sous forme d’un logos présent dans la matière elle-même37.
37
Cela contredit le théorème d’incomplétude de Gödel (1906-1978). Ce théorème indique
qu’il est mathématiquement impossible de démontrer la cohérence d’un système en tenant
compte exclusivement des proportions contenues dans le dit système. Pour y parvenir, il est
45
Cette idée est de plus en plus difficile à soutenir de nos jours, pour la
simple raison que la matière n’a pas toujours existé (il y avait au début de
l’univers uniquement de l’énergie). Ou alors on fait de ce logos, une réalité non
matérielle, et à ce moment-là nous sortons du matérialisme et devenons
spiritualistes.
En réalité, dans un Univers non déterministe comme le nôtre, il n’y a que
deux solutions pour expliquer la réduction des indéterminations naturelles :
- le hasard, qui ne leur donne alors aucune orientation particulière
- un influx extérieur évolutif (que l’on peut qualifier de divin) qui leur
donne une certaine orientation.
La première solution, celle des tenants du matérialisme ne rend
absolument pas compte de la réalité. En effet, le hasard n’est pas orienté et ne
peut être systématiquement en lui-même créateur.
On sait maintenant la faiblesse des théories tentant d’associer hasard et
nécessité pour expliquer l’évolution. La nécessité laisse inexpliquée l’apparition
de la plupart des caractères dans l’évolution des systèmes vivants et son recours
est impossible dans le domaine de l’astrophysique.
Le hasard ne peut être en
lui-même créateur !
nécessaire d’en sortir et d’inclure dans la démonstration des facteurs supplémentaires qui lui
sont extérieurs.
46
Les lois de la physique et de la biologie ne sont nullement créatrices par
elles-mêmes.
Les lois physiques régissent des transformations qui se dégradent avec le
temps l’organisation en augmentant l’entropie du système. Par conséquent,
puisqu’il y a création dans le monde où nous vivons, cette création s’accomplit
en dehors de ses lois, grâce au degré de liberté et d’indétermination qu’elles
laissent. L’action divine se fait donc, non pas à l’encontre des lois de la nature,
mais en les utilisant au mieux. Cette force créatrice divine agit dans le monde de
la matière en orientant les probabilités.38
38
Comme l’ont exposé les groupes de Zurich (Lorenzo de Vittori, Andreas Schwaab) et de
Zagreb (Vuko Brigljevic et Roco Plestina), il est possible de concilier la perspective
philosophique de Thomas d’Aquin et les expériences récentes de la physique quantique. Ces
expériences révèlent l’existence de phénomènes dont l’origine ou la cause est hors de l’espace
et du temps parce qu’elle est immatérielle. Un autre résultat intéressant: la vision « positive »
du hasard proposée par les groupes d’Utrech (Alfred Driessen, Daan Van Schalkwijk) et de
Zurich. Le hasard n’aurait rien d’aveugle, comme on le pense, mais viendrait d’une cause
intelligente et libre, il serait comme le jeu que Dieu permet dans le « mécanisme » du monde
afin que celui-ci ne soit pas totalement rigide et permette des mouvements des corps libres,
comme les mouvements de mes doigts sur le clavier de l’ordinateur lorsque j’écris un texte.
On peut en quelque sorte comparer le hasard à la « terre informe » ou matière première que
Dieu créa au début, d’après le récit biblique.
47
Le Kybalion
PRINCE DE CAUSE ET D’EFFET
"Toute Cause a son Effet ; tout Effet a sa Cause ; tout arrive
conformément à la Loi ; la Chance n'est qu'un nom donné à la
Loi méconnue ; il y a de nombreux plans de causalité, mais
rien n'échappe à la Loi,"
Ce Principe implique le fait qu'il existe une Cause pour tout Effet
produit et un Effet pour toute Cause. Il explique que : "Tout arrive
conformément à la Loi" ; que "jamais rien n'arrive fortuitement" ; que le
Hasard n'existe pas ; que, puisqu’il y a des plans différents de Cause et
d'Effet, et que le plan supérieur domine toujours le plan inférieur, rien ne
peut échapper entièrement à la Loi.
Les hermétistes connaissent jusqu'à un certain point l'art et les
méthodes de s'élever au-dessus du plan ordinaire de la Cause et de l'Effet.
En s'élevant mentalement à un plan supérieur, ils deviennent la Cause au
lieu d'être l'Effet. Les foules se laissent docilement emmener ; elles
obéissent à tout ce qui les entoure, aux volontés et aux désirs de ceux qui
sont plus puissants qu'elles, à l'hérédité, à la suggestion, et à toutes les
autres causes extérieures qui les dirigent comme de simples pions sur
l'Échiquier de la Vie.
Les Maîtres, au contraire, s'élevant sur le plan supérieur, dominent
leurs sentiments, leur caractère, leurs qualités et leurs pouvoirs aussi bien
que ce qui les environne ; ils deviennent des Maîtres au lieu d'être des
pions. Ils jouent le jeu de la vie au lieu d'être joués et dirigés par la volonté
des autres et par les influences extérieures. Ils se servent du Principe au lieu
d'être ses outils. Les Maîtres obéissent à la Causalité du plan supérieur,
mais ils règnent sur leur propre plan. Il y a, dans cette affirmation une
véritable fortune de connaissances hermétiques. Le comprenne qui pourra.
48
La matière est une illusion
Notre Univers de matière est une illusion et notre mental croit dur comme
le fer à cette illusion.
Prenons l’exemple de la chaise où vous êtes installé actuellement. Votre
cerveau vous fait croire qu’il s’agit d’une matière dense et dure. Vous ne
pourrez jamais passer à travers. Cependant, si vous examiniez votre chaise avec
un microscope électronique à effet tunnel, vous vous apercevriez que cette
matière est en réalité composée d’atomes, qui eux-mêmes sont constitués par des
particules qui vibrent.
La première chose à savoir est que ces particules ne sont pas des billes
solides, mais des champs d’énergie et c’est la force de cohésion39 qui lie ces
particules entre-elles qui vous donne l’impression de dureté. Ces particules se
nomment électrons, protons, neutrons et, à une échelle plus petite encore : les
quarks, les gravitons et peut-être les tachions40. Mais l’essentiel des atomes est
constitué par du vide !
Prenons une comparaison : si on agrandissait un atome d’hydrogène à
l’échelle d’un terrain de foot, le noyau aurait à peu près la dimension d’un grain
de riz placé au centre et l’électron graviterait en décrivant un cercle autour du
stade.
Deuxième chose à savoir : les particules élémentaires se comportent à la
fois comme des ondes et comme des particules. Prenons le cas de la lumière.
Einstein expliqua l’effet photoélectrique par la présence de photons, qui sont des
particules d’énergie lumineuse. Auparavant les expériences de diffractions de la
lumière41 semblaient démontrer que la lumière agit comme une onde avec la
présence d’interférences caractéristiques.
39
Il y a essentiellement deux forces qui assurent la cohésion : la force électromagnétique et la
force nucléaire.
40
Les tachyons sont des particules encore hypothétiques.
41
Lorsqu'ils sont projetés sur un cristal, les électrons donnent lieu à un phénomène de
diffraction. Il s'agit là d'un processus purement ondulatoire qui prouve que les électrons ne
peuvent pas être considérés comme des billes.
49
En réalité la lumière (et également toute matière) n’est ni onde ni
particule, mais encore autre chose que nous ne comprenons pas. D’où la
métaphore du cylindre qui, éclairé par une source lumineuse, se projette sur une
surface plane à la fois comme rectangle et comme cercle. En réalité le rectangle
et le cercle ne sont que des manières différentes de voir les choses dans un
monde à deux dimensions et ne traduisent pas réellement ce qu’est le cylindre
dans son univers à 3 dimensions.
Nasarab Nicolescu42 nous explique toutes les conséquences de cette
découverte :
« L’impact majeur culturel de la révolution quantique est certainement la
remise en cause du dogme philosophique contemporain de l’existence d’un seul
niveau de Réalité (…).
Il faut entendre par niveau de Réalité un ensemble de systèmes invariants
à l’action d’un nombre de lois générales ; par exemple, les entités quantiques
soumises aux lois quantiques, lesquelles sont en rupture radicale avec les lois
du monde macrophysique. C’est dire que deux niveaux de Réalité sont différents
si, en passant de l’un à l’autre, il y a rupture des lois et rupture des concepts
fondamentaux (comme, par exemple, la causalité). Personne n’a réussi à
trouver un formalisme mathématique qui permette le passage rigoureux d’un
monde à l’autre. »
De son côté, le physicien David Bohm est persuadé qu’à un niveau plus
basique de la réalité, les particules subatomiques ne sont pas des entités
individuelles, mais quelque chose d’autre, de bien plus subtil, auquel nous ne
pouvons pas avoir accès directement par nos sens.
Ce « quelque chose d’autre » pourrait être l’information pure. Dans leur
42
Basarab Nicolescu : « La science comme médiatrice du dialogue » (article paru dans le livre
« La Science, l’homme et le Monde » - Presses de la Renaissance.
50
livre « Au commencement du temps » Igor et Grichka Bogdanov font une
comparaison intéressante :
« Vous êtes sur Facebook. Vous venez de recevoir une photo de la
dernière soirée où vous êtes passé. Plusieurs de vos amis sont présents. Vous les
reconnaissez ici et là, dans tel ou tel groupe. Un détail vous amuse : un chien est
parvenu à s’infiltrer dans la soirée. Il a fait sensation, avec la balle rouge vif
qu’il serre fermement dans sa mâchoire. Ça, c’est ce que vous voyez à l’écran.
Or, cette scène banale, si simple à interpréter, va devenir d’un seul coup
incompréhensible si on la réduit à ce qu’elle est réellement :
01100010001101100011100000011…, des dizaines de milliers de fois. Une
suite infernale de 0 et de 1. Comment pourriez-vous donc établir le moindre
rapport entre 01100010001101100011100000011…et la couleur du chien ? La
réalité n’est donc pas ce qui apparaît sur l’écran. La substance ultime de ce que
vous interprétez vous est totalement inaccessible.
Mais ce qui est vrai pour cette image l’est également pour la réalité tout
entière : l’essence profonde de tous les objets qui vous entourent vous
échappe. »
Dans la célèbre revue scientifique Nature43 de Décembre 2003, on évoque
l’idée que les particules élémentaires et leurs interactions pourraient se réduire à
un simple codage numérique : « De quoi est constitué l’Univers ? Un nombre
croissant de scientifiques pressentent que l’information doit être un élément de
réponse particulièrement clef. Certains vont même jusqu’à imaginer que des
concepts dérivés de l’information pourraient finir par fusionner avec les notions
traditionnelles de particules, de champs et de forces, voire s’y substituer ».
43
Revenue « Nature » - article « Ces bits qui constituent l’Univers »
51
Alpha International - Niveau Trois
Leçon numéro 3
MATIÈRE ÉGALE ÉNERGIE
A bien réfléchir, électrons et protons ne sont que des tourbillons
d'énergie. Ainsi, quelque chose de matériel se réduit à de l'énergie, donc à
quelque chose de non-matériel. Les équations d'Einstein montrent bien que
la matière est équivalente à l'énergie. Autrement dit, lorsque celle-ci
disparaît, on obtient en échange de l'énergie et inversement. Ce principe est
malheureusement appliqué dans la bombe atomique. L'énergie dévastatrice
de l'explosion est due à la disparition de quelques grammes de matière lors
de la réaction nucléaire.
LA FORCE
Il y a donc une force sous-jacente à la matière. Nous l'appelons la
Force avec un F majuscule pour traduire toute son importance. La Force
s'irradie de tout l'univers et est à la base de toute la création. Les électrons
et les protons sont en fait les premières formes que prend la Force pour se
manifester sous l'aspect de matière. La Force ne peut être détruite: "Rien ne
se perd, rien ne se crée" a dit Lavoisier, "tout se transforme". Cela signifie
que la Force ne disparaît jamais; elle ne peut que modifier sa manifestation,
en passant par exemple de l'état de matière à l'état d'énergie.
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La Conscience de
l’observateur crée la Réalité
Les lignes suivantes sont extraites de l’encyclopédie en ligne Wikipédia
qui décrit avec un langage simple une des expériences les plus troublantes faites
en physique :
Les fentes de Young ou interférences de Young désignent en physique
une expérience qui consiste à faire interférer deux faisceaux de lumière
issus d'une même source, en les faisant passer par deux petits trous percés
dans un plan opaque. Cette expérience fut réalisée pour la première fois
par Thomas Young en 1801 et a permis de comprendre le comportement et
la nature de la lumière. Sur un écran disposé en face des fentes de Young,
on observe un motif de diffraction qui est une zone où s'alternent des
franges sombres et illuminées.
Cette expérience permet alors de mettre en évidence la nature
ondulatoire de la lumière. Elle a été également réalisée avec de la matière,
comme les électrons, neutrons, atomes, molécules, avec lesquels on observe
aussi des interférences. Cela illustre la dualité onde-particule : les
interférences montrent que la matière présente un comportement
ondulatoire, mais la façon dont ils sont détectés (impact sur un écran)
montre leur comportement particulaire.
L'interprétation quantique de l'expérience repose sur le fait qu'un
photon individuel se retrouve dans un état superposé suite au
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franchissement des fentes. On peut interpréter ce fait en disant que le
photon est passé par les deux fentes en même temps.
Mais que se passe-t-il si, insatisfait par cette interprétation des
choses, on cherche à détecter par quelle fente le photon "est réellement
passé" ? Le résultat net de l'expérience est qu'on détecte bien que le photon
passe soit dans la fente de droite, soit dans la fente de gauche, mais alors
la figure d'interférence disparaît : le photon n'est plus dans un état
superposé suite à la mesure. La détection du photon dans l'une des fentes
provoque un "effondrement de la fonction d'onde" et de l'état superposé.
Cette expérience nous révèle deux choses très troublantes :
- Le Réel se manifeste sous forme d’ondes quand il n’est pas observé et
sous forme de particules quand il est observé.
- C’est dans la conscience de l’observateur qui semble figer le Réel dans un
état déterminé.
En d’autres termes, quand le Réel n’est pas observé, il est dans un état de
potentialisation44 (plusieurs possibilités d’état se superposent). L’acte
d’observation produit l’actualisation : de toutes ces possibilités une seule
devient actuelle.
Cela rejoint parfaitement la tradition métaphysique45 qui nous enseigne
que c’est notre conscience qui crée la Réalité. Le monde extérieur n’est fait que
de vibrations (ondes) et notre conscience agit comme une sorte de filtre qui
permet de figer les évènements. Le monde dans lequel nous croyons vivre n’est
qu’une image créée par notre conscience. L’impression que le monde nous est
extérieur est une illusion créée par notre mental. C’est ce qu’explique Chris
Frith dans on libre Making up the Mind :
« La distinction entre le mental et le physique est fausse. Il s’agit d’une
illusion créée par le cerveau. Tout ce que nous savons du monde physique, de
notre propre corps et de notre monde mental, vient de notre cerveau. Mais nous
n’avons pas de relations directes avec les objets ou les idées. En nous cachant le
44
Selon les physiciens Bohr et Heisenberg, nous ne devons pas nous imaginer les atomes ou
les électrons comme des entités avec des propriétés bien définies telles que la vitesse ou la
position. Nous devons les imaginer, non pas comme des objets ou des faits, mais comme des
pures potentialités.
45
Voir le Mythe de la Caverne de Platon ainsi que les mythes hindous et tibétains.
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travail de (re)construction du monde auquel il procède, notre cerveau nous
donne l’illusion de cette relation directe [… ].
Dans sa globalité, le milieu naturel est constitué d’un enchevêtrement de
particules et de forces dont aucun organisme vivant n’est capable de modéliser
les interactions de façon exhaustive. Par contre, chaque espèce, du fait même
qu’elle a réussi à survivre dans un environnement particulier auquel elle s’est
adaptée, obtient du fait de son organisation corporelle une description
pertinente de la partie limitée du milieu naturel avec laquelle les individus de
cette espèce interagissent. »
J’avance que notre perception de la réalité est une fabrication de notre
esprit. Les couleurs que nous percevons sont une interprétation par notre cerveau
de l’énergie des photons ; le salé ou le sucré perçu en goûtant les aliments,
l’odeur d’un parfum, sont des abstractions faites à partir de réactions chimiques
présentes en nous. Cette fabrication de la réalité est utile et nous permet de
dégager du sens en faisant abstraction de toutes les causalités qui seraient trop
complexes à appréhender.
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Ordre Maçonnique Hermétique
Premier Portail – Leçon n°48
Nous avons vu lors de la dernière leçon, que le monde dans lequel
nous vivons est déterminé par nos systèmes de croyances. Cela nous
conduit maintenant à revenir sur la notion de Réel/Réalité.
Depuis votre naissance, vous avez appris à décoder les signaux en
provenance de vos sens d’une certaine manière. Lorsque, par exemple,
vous « voyez » une chaise devant vous, vous devez bien comprendre que
dans le Réel il n’y a pas de chaise. Il n’y a qu’un assemblage de molécules
qui émettent des vibrations. Ces vibrations entrent en contact avec la rétine
de vos yeux, puis un courant électrique chemine le long de votre nerf
optique, ce signal atteint ensuite l’aire visuelle de votre cerveau, et c’est à
ce niveau-là que se crée l’image de la chaise. L’image de la chaise est une
constitution de votre cerveau qui projette ensuite cette image dans l’espace.
Votre esprit vous dit que cette chaise est dense, dure, résistante. Vous
pouvez vous asseoir dessus et vous ne passerez pas au travers. Et pourtant,
si vous examiniez cette chaise avec un microscope électronique à effet de
tunnel, vous vous rendriez compte que cette matière est en réalité
composée d’atomes de carbones et d’autres composants qui ne sont en fait
que des particules qui s’agitent et sont soumises aux énergies
électromagnétiques.
Ces particules ne sont en vérité pas des choses « solides » et c’est la
force de cohésion qui existe entre ces particules « vibrantes » qui donne
l’illusion de la solidité. La force électromagnétique (et le force nucléaire
forte qui assure la cohésion entre protons et neutrons qui forment le noyau
de l’atome) jouant le rôle de cohésion de la matière nous empêche de
traverser la chaise ou de passer au travers des murs.
A CHACUN SA RÉALITÉ
À cause de nos organes des sens limités, nous ne percevons qu'une
certaine gamme de fréquences du monde extérieur (le Réel), que nous
appelons Réalité. Nos organes des sens peuvent se comparer à des filtres
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qui font que seulement certaines fréquences du Réel sont perçues.
La bande de lumière visible est très étroite par rapport aux kilomètres
des fréquences invisibles du spectre électromagnétique, depuis les ondes
radio jusqu’aux rayons gamma.
Ce que nous voyons du monde est une reconstruction de notre esprit,
à partir d’un traitement de l’information en provenance de nos sens. Cette
représentation n’est pas universelle et dépend de l’espèce à laquelle on
appartient, car selon que l’on vole, chasse ou nage, on a besoin d’un
modèle du monde différent.
Par exemple, 1'infrarouge n'est pas enregistré par notre oeil et les
ultraviolets ne sont pas perçus par notre oreille.
En revanche, certains animaux comme les animaux de nuit, captent
des fréquences vibratoires que l'oeil humain ne voit pas. Par exemple, les
yeux des insectes ont une fenêtre spectrale légèrement décalée par rapport à
la nôtre ce qui les rend aveugles à la couleur rouge, mais leur permet de
voir les ultraviolets. De même, les chiens entendent des sons, flairent des
odeurs que nous ne percevons pas. Ces animaux ont donc une perception
du monde qui n'est pas la même que la nôtre.
On peut donc dire qu'ils vivent dans une réalité différente de la nôtre.
Retenez bien ceci : nous n'avons qu'une bande étroite de perceptions. Les
fréquences du Réel qui sont au-delà de cette bande ne sont pas perçues et
sont irrémédiablement perdues. Nous sommes un peu comme devant un
spectacle d’ombres chinoises. Les objets une fois révélés n’ont aucune
ressemblance avec les formes dessinées par les ombres.
Le monde physique tel que nous le percevons est donc une pure
illusion, une imagerie mentale créée par notre esprit. Nous avons l’illusion
de percevoir des objets en 3 dimensions alors qu’ils ne sont en fait rien de
plus que des ondes. L’impression tangible que le monde est extérieur à
nous est aussi une illusion, une sorte de programme de perception.
57
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L’Univers a-t-il un but ?
Là est la grande question ! Quel est le fin mot de l’histoire ? Quel est le
but de la vie et de l’Univers ?
Tout d’abord il faut savoir que l’on confond parfois un but intermédiaire
avec un but final. L’homme est sûrement appelé à évoluer encore et ne peut
donc être considéré comme le but final de l’Univers. D’autre part, parler d’un
but présuppose que ce but existe déjà dans l’esprit de quelqu’un, par exemple
sous forme d’intention et que ce but précédait l’Univers lui-même.
En tenant compte de ces deux remarques, on peut cependant tenter de
trouver un but à l’Univers, qui soit compatible avec ce que nous savons de son
histoire.
N’importe quel but n’est pas compatible avec cette histoire. On ne peut
affirmer par exemple que le néant ou le chaos soient des buts alors que
justement, toute l’histoire de l’évolution indique un puissant mouvement de
l’inorganisé vers des structures de plus en plus complexes.
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En réalité, l’Univers tend vers l’élaboration de formes les plus élaborées
possible dans certaines de ses parties. C’est cela la finalité vers laquelle il tend.
Mais pour être vraiment une finalité, ce but doit avoir une certaine constance
dans le temps et ne pas être quelque chose d’éphémère qui disparaîtrait aussitôt.
Il est sans nul doute faux de dire que l’homme est le but de l’évolution.
Cette affirmation reflète un point de vue réduit et limité sur l’Univers. On peut
en effet penser qu’il y ait sur d’autres planètes d’autres espèces évoluées qui
soient bien plus avancées que l’homme.
Toutefois, l’homme ne semble pas non plus être une branche sans issue de
l’évolution. Son intelligence va lui permettre d’engendrer lui-même une
évolution, mais d’une autre manière ; car son intelligence lui donne la possibilité
de commander sa propre évolution en agissant sur son propre matériel
génétique. Cette possibilité est unique et totalement neuve. Les perspectives
qu’elle donne sont immenses d’un point de vue évolutif !
L’homme, en tant qu’être divin peut agir consciemment sur l’Univers. Il
devient à son tour un principe créateur. Cette action de l’homme sur l’Univers,
bien qu’elle comporte d’énormes risques, est infiniment plus rapide que celle de
l’influx divin, car elle s’exerce directement sur la nature.
L’homme est donc capable d’évoluer encore, et d’une façon considérable
grâce à son intelligence et sa capacité d’agir sur son propre matériel génétique,
c’est-à-dire là où est stockée l’information biologique. Il possède un pouvoir de
transformation que ne possède aucun autre être vivant connu sur Terre.
L’homme devient alors le relais de la force créatrice divine46 grâce à sa capacité
d’avoir une action directe sur le monde physique.
Cette nouvelle forme d’évolution a pour avantage la rapidité par rapport
aux mutations biologiques, mais pour inconvénient de ne pas se faire
automatiquement. Il faut que l’homme le veuille bien et ensuite qu’il s’oriente
vers de bons choix. L’homme est ainsi appelé à évoluer librement, à partir de
son libre consentement.
Se pose aussi un autre problème : par sa liberté, l’homme a également la
possibilité d’agir négativement et donc d’aller à l’encontre de l’influx divin. Il
peut constituer à la fois une force créatrice du bien, mais aussi une force
créatrice du mal. L’homme possède à la fois le pouvoir de créer et le pouvoir de
détruire. Auparavant la nature ne pouvait opposer à l’influx divin que sa force
46
Souvenez-vous des paroles du maître Jésus dans l’Évangile de Jean : « Je vous le dis en
vérité, vous êtes des dieux… ».
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d’inertie (c’est ce qu’on appelle dans nos cours l’agent négatif). Avec l’Homme,
une partie de l’Univers a le pouvoir d’agir pour le mal. L’évolution spirituelle
est donc nécessaire pour aider l’homme à choisir une direction valable et opérer
de bons choix. Espérons que l’homme réussira. Si l’Homme échoue dans ses
réalisations, cela ne voudra pas dire que l’Univers ne pourra pas y parvenir par
d’autres moyens. L’Univers pourra très bien susciter, sur Terre ou ailleurs, une
nouvelle espèce intelligente. Cela ne serait pas la première fois que l’Univers
choisirait une autre piste après un échec. Il y a eu bien avant l’homme d’autres
espèces qui ont disparu…
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G.F.B - Hiérarchie Occulte
Message Secret n°1
La vie sur la Terre a pour seul but de produire des êtres capables de
doter le Ciel d’une Âme transcendante. Il faut des Intelligences tellement
larges et étendues qu’elles puissent concevoir les Lois de la Création de
l’Univers suivant pour gérer un Cosmos tout entier. En parvenant à un tel
degré d’amour mutuel et de sagesse, ces âmes auront le pouvoir d’agir
comme un seul Être et en fusionnant leurs capacités elles deviendront Dieu.
Ce projet se réalisera en fin de cycle par la réunion totale de tous les
Maîtres Cosmiques. Ils perdront alors progressivement leur individualité au
bénéfice de leur fusion dans le Divin.
C’est donc dans un système entièrement conçu pour eux que les Fils de
Dieu doivent évoluer. Ces grands Méritants, nés de la poussière et du
limon, s’élèvent jusqu’aux plus hautes étoiles ! Pourtant, ce destin fabuleux
s’accomplit seulement par le sentier ordinaire. Celui de l’Humanité actuelle
que tous les hommes foulent en ce moment, c’est le chemin de
l’Expérience par laquelle les Maîtres sont parvenus à leur admirable
niveau. Là, à cette hauteur, règne infailliblement la grande Sagesse qui les
rend aptes à accéder à la nature vibratoire très élevée du domaine divin.
Les difficultés dont est semé le sentier actuellement suivi préparent à
toutes les surprises que peuvent réserver les Univers futurs. Les
expériences qu’offre la vie sur les plans inférieurs permettent aux êtres de
développer leur pouvoir.
Le grand philosophe Henri Bergson qui s’interrogeait sans cesse sur
l’avenir de l’homme eut, à l’instant de sa mort, une vision globale du
phénomène humain. Elle est rapportée par l’un de ses élèves, le philosophe
Jean Guitton :
« Voici un demi-siècle qu’Henri Bergson s’est éteint. Hanté comme
tous les philosophes par l’ultime interrogation, il avait murmuré cette
chose étrange : « L’univers est une machine à faire des dieux... »
Ce fut son dernier souffle philosophique. »
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La nature du Temps
La compréhension intérieure de la véritable nature du temps est quelque
chose de fondamental. On dit même que cette compréhension peut seule amener
à l’éveil. Tentons donc de saisir ce qu’est réellement le temps.
L’ORIGINE DU TEMPS
Il y a d’abord le problème de l’origine du temps. Pour Newton, cette
question ne se pose pas puisqu’il part de l’hypothèse d’un univers infini dans le
passé.
La question ne peut se poser de la même manière aujourd’hui puisque
nous savons, contrairement à ce que pensait Newton, que l’univers eut un
commencement il y a environ 15 milliards d’années. Nous nous trouvons à ce
moment-là devant une singularité physique fondamentale à laquelle on a attribué
un temps nul (t = 0). Le temps a donc bien une origine ! L’espace et le temps ont
été générés ensemble lors du big-bang.
L’ILLUSION DU PRÉSENT
Chacun de nous a la sensation subjective d'une durée qui s'écoule. Cela
nous permet de ranger dans un ordre chronologique la suite des stimuli apportés
à notre conscience par nos sens. Néanmoins cela s’avère souvent trompeur.
Si l’on prend le sens de la vue, toute information qui arrive à l'oeil arrive
avec un certain retard correspondant au temps mis par la lumière pour venir
(300.000 km/sec). Quand je regarde le ciel étoilé, l'image me venant de la lune
est vieille d'une seconde, celle de l'étoile la plus proche est ancienne de 4 ans,
etc. Ce qui apparaît être le présent est en fait constitué par des informations
venant du passé, ayant un retard par rapport à l'observateur, à cause du temps
nécessaire à la lumière pour arriver.
Rien de ce que je vois dans le ciel n'est vraiment à la place qu'il occupe
actuellement, mais se laisse voir à la place occupée dans le passé, parfois même
il y a des milliards d'années. Tous les astres sont en mouvement. Donc toutes les
positions visibles aujourd’hui sont erronées. L'image renvoyée par l'univers est
complètement faussée, car elle mélange des époques révolues en une seule vaste
illusion d'optique. Autrement dit, mon image subjective du présent ne
correspond à rien d'actuel.
63
Cette vision des choses est valable aussi pour les autres sens. En ce qui
concerne l'ouïe, le son allant à 340m/sec le retard est facilement observable dès
qu’il y a quelques centaines de mètres de distance. C’est le cas lors d’un orage
où l’on constate une absence de synchronicité entre l’éclair et le bruit du
tonnerre. Si la foudre est tombée à plusieurs kilomètres, l’information sonore
voyageant moins vite que la lumière, elle nous parvient avec un certain
décalage. Mais dans la vie de tous les jours, ce décalage temporel permanent ne
nous affecte pas et nous considérons que tout ce que nous percevons appartient
au présent.
Le ciel nous envoie une image du passé.
L'instant présent est donc réduit en un point minuscule entouré de couches
de passé qui forment l’image erronée d’un présent "subjectif".
LE CONE DU TEMPS
On pourrait avoir l’impression en regardant les horloges que le temps
correspond à de la distance parcourue. Pourtant la nature du temps ne peut se
réduire à un simple mouvement spatial. Les physiciens ont maintenant admis
que le temps n’est pas assimilable à l’espace. On peut parcourir l’espace dans
tous les sens. Or le temps, lui, s’écoule toujours dans la même direction et
présente ainsi une propriété n’ayant rien à voir avec l’espace.
Une difficulté supplémentaire apparaît avec le « cône du temps ». Comme
je vous l’ai expliqué, étant donné la vitesse de propagation de la lumière,
lorsqu’on regarde le ciel, on observe les objets les plus lointains tels qu’ils
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étaient dans le passé. En revanche, il est impossible de les voir tels qu’ils seront
dans le futur.
L’axe du temps n’a donc pas grand-chose à voir avec les 3 axes d’espace
(longueur, largeur, hauteur) où nous pouvons nous déplacer dans toutes les
directions. Sur l’axe du temps en revanche nous ne pouvons nous déplacer que
dans un seul sens. Dans le meilleur cas nous pouvons nous y déplacer plus
lentement, puisque la relativité a montré que plus on se déplace rapidement dans
l’espace, plus le temps se ralentit (par rapport à celui mesuré par un observateur
resté immobile). Mais nous ne pouvons ni accélérer le temps ni l’immobiliser.
Aucune théorie n’a pu jusqu’ici rendre compte de cette flèche du temps, c’est-à-
dire de son orientation.
RELATIVITÉ DU TEMPS
En réalité, même les mots « accélérer » ou « immobiliser » sont
impropres, car c’est toujours relativement à autre chose. Le temps reste toujours
lui-même. La seule chose qui change, ceux sont les mouvements qui se
ralentissent ou s’accélèrent selon la position de l’observateur. Pour celui qui est
dans une fusée allant à grande vitesse dans l’espace, tout demeure normal. En
revanche, pour un observateur resté immobile et observant la fusée de
l’extérieur, les mouvements de la fusée et de ses occupants vont se ralentir.
Ce qui peut être relatif dans le temps, ce n’est pas le temps en lui-même,
mais sa mesure. Ce que nous enseigne la relativité c’est que la mesure du temps
change en fonction des vitesses relatives. Autrement dit, le temps ne s’écoule
pas de la même manière partout dans l’Univers. D’où le paradoxe des jumeaux
65
de Langevin. Dans cette expérience de la pensée47, un des frères jumeaux fait un
voyage dans une fusée à une vitesse très proche de celle de la lumière tandis que
l’autre reste sur Terre. A son retour, il constate que son frère qui était resté sur la
Terre est bien plus âgé que lui. Mais il ne faut pas confondre le temps et sa
mesure. Lorsqu’on dit que celui des deux jumeaux de Langevin qui est dans sa
fusée vieillit moins vite, cela signifie simplement qu’il ressent les effets du
même temps que son frère sur Terre, mais différemment.
Dans quoi le temps se déploie-t-il donc ? Je pense qu’il se déploie dans
« rien », autrement dit dans la vacuité. Pour aller encore plus loin, je dirais
même que le temps n’existe pas, que c’est une illusion créée par notre esprit
pour se représenter les mouvements et les durées manifestées dans l’éternel
présent ! Il n’y a que notre conscience qui existe, tout le reste n’est que pure
illusion !
LA FLÈCHE DU TEMPS
Leibniz conçoit le temps comme un rapport d’ordre entre les évènements.
Dans la théorie de Leibniz, ce sont les évènements qui font le temps. Mais si le
temps est une succession d’évènements pourquoi précisément cette succession
s’opère-t-elle dans cet ordre ? Autrement dit, à quoi est due la flèche du temps ?
Elle semble provoquée par la perception de plusieurs phénomènes présents à
l’extérieur de notre conscience :
La flèche du temps
47
Cette expérience est impossible à réaliser concrètement.
66
Pour les thermodynamiciens, la flèche du temps correspond à une entropie
grandissante (le lait se dilue dans le café en haut à gauche). Pour les
cosmologistes, c'est l'expansion de l'univers qui donne sa direction au temps (du
Big Bang à l'Univers actuel, en haut à droite). Pour les astrophysiciens, la flèche
est gravitationnelle, fondée sur l'impossibilité de sortir d'un trou noir une fois
entré (matière attirée dans un piège gravitationnel, en bas). Sans compter que la
biologie introduit son propre cours immuable des choses avec le vieillissement.
LE TEMPS DE PLANCK
Le temps de Planck est la plus petite durée que nous puissions mesurer.
En effet, aucune mesure du temps ne peut être inférieure à 5,4 x 10-44 secondes.
Cette durée, appelée aussi chronon, correspond au temps que met un photon
dans le vide pour franchir la distance de Planck (la plus petite longueur
possible).
Si nous ne pouvons pas mesurer des durées inférieures, est-ce à cause de
la limitation de nos instruments de mesure ou à cause d’une propriété
fondamentale de notre Univers, une sorte d’horizon théorique au-delà duquel les
concepts de la physique ne s’appliquent plus ? Dans ce dernier cas, se serait
comme si le temps s’écoulait d’une manière discontinue, par paquets.
Voici la réponse et elle est étonnante : En réalité nos instruments de
mesure n’y sont pour rien ! Ils sont dépassés bien avant le temps de Planck. La
précision de nos meilleures horloges est de 10-12 secondes. On est loin de la
limite du temps de Planck. Il semble bien que le temps soit réellement
discontinu !
La longueur de Planck étant la plus petite longueur mesurable et la vitesse
de la lumière la plus grande vitesse qui existe, le temps de Planck correspond
lui-même à la plus petite mesure de temps qu'il soit possible d'effectuer.
L’impression de continuité que nous avons est donc une pure illusion, semblable
à l’impression de continuité que nous avons au cinéma alors que les images
défilent devant notre regard au rythme de 24 images par seconde.
Une durée, quelle qu’elle soit est donc une somme de petits temps de
Planck multipliés. Le temps physique n'est pas continu. Il s'écoule par petits
paquets successifs.
C’était déjà l’intuition du philosophe Bergson qui envisageait le temps
comme une somme de moments instantanés dont notre esprit recrée ensuite la
continuité.
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LE TEMPS N’EST PAS UNE DIMENSION INDÉPENDANTE
Si vous avez bien compris ce que je viens d’expliquer, vous savez
maintenant que le temps de Planck est obtenu en reliant h (la constante de
Planck) et c (la vitesse de la lumière). On obtient alors la plus petite durée
possible : le temps de Planck ! Cela montre clairement que le temps n'est pas
une dimension indépendante, mais dépend de deux constantes fondamentales :
- la longueur de Planck
- et la vitesse de la lumière.
En d’autres termes, le temps est une conséquence de la vitesse de la
lumière et de la constante de Planck. C’est un paramètre lié à d’autres unités
naturelles. Ceci montre bien que le temps n’est pas quelque chose d’absolu.
Autrement dit, il n’existe pas en tant que contenant : c’est un simple rapport
liant la distance entre deux phénomènes.
De plus en plus de scientifiques vont plus loin et affirment que le temps
est une illusion humaine, une façon classique pour notre conscience
d’appréhender le Réel. C’est une illusion commode, facilitant la modélisation du
monde par notre esprit.
Notons en passant que si le temps est simplement une représentation
humaine, l’immortalité ne doit pas s’envisager comme une éternité à l’intérieur
d’un temps linéaire, mais plutôt comme une émergence dans une autre réalité
présente hors du temps.
DEUX THÉORIES POUR LE TEMPS
Il y a deux grandes théories sur le temps ; elles sont radicalement
différentes et même opposées.
- La première représente le temps comme une ligne allant du passé au futur
et se créant constamment elle-même, instant après instant.
- La seconde considère qu’il y a une scène infinie déjà existante de toute
éternité, et que c’est simplement notre conscience qui la découvre au fur
et à mesure.
Selon l’hypothèse que l’on choisit, les conséquences philosophiques sont
complètement différentes et en particulier le statut accordé au futur. En effet, si
le temps crée constamment le présent, seul le présent existe et le futur n’a pas
d’existence en soi.
68
Dans la seconde hypothèse au contraire, l’avenir existe déjà dans le futur.
Le passé, le présent et le futur sont là de toute éternité et ce n’est que la
conscience de l’observateur qui avance sur le fil du temps48.
Mon choix personnel va vers la première hypothèse, celle du temps
comme une ligne se créant elle-même, mais en ajoutant cependant cette
précision importante : là où se crée la ligne du temps, c’est dans mon esprit.
Seule la première hypothèse permet à l’être humain d’être libre ! Si seul le
présent existe, j’ai la possibilité d’agir et de faire prendre aux évènements une
certaine direction. Comme le disait Aristote, « l’avenir n’existe pas puisqu’il
n’existe pas encore ».
Dans le second cas en revanche, si le futur existe déjà, je n’ai absolument
aucune liberté et je ne suis pas responsable de mes actes puisque tout est déjà
écrit. Je ne peux pas changer le cours des évènements et peux simplement les
découvrir au fur et à mesure passivement.
L’ÉTERNEL PRÉSENT
Depuis que je suis né, ma conscience n’a jamais quitté le présent un seul
instant. Seul le présent existe ; tout ce qui existe est présent. Le présent change,
bien sûr, il ne cesse de changer; mais il reste le présent. C’est toujours
maintenant !
L’éternité n’est pas le contraire du temps, ni le contraire du devenir : c’est
le toujours-présent de ce qui dure et change.
Avez-vous jamais quitté le présent ?
Non, bien sûr ! Vous n’avez donc jamais quitté l’éternité !
S’il faut vivre au présent, comme disaient les stoïciens et comme disent
tous les sages, c’est qu’on n’a pas le choix : le présent seul est réel, le présent
seul nous est donné.
48
Ce point de vue a eu les faveurs de certains physiciens inspirés par la relativité
einsteinienne. Il était notamment défendu par Hermann Weyl, ami très proche d'Einstein, qui
écrivait : « Le monde objectif tout simplement est ; il n'advient pas. C'est seulement au regard
de ma conscience, avançant en rampant le long de la ligne d'univers de mon corps, qu'une
section de ce monde vient à la vie dans l'espace comme une image fugace, qui change
continuellement dans le temps ».
69
Mais ce serait bien sûr un contresens que de renoncer pour cela à tout
rapport au passé ou à l’avenir. La Sagesse n’est pas amnésie. La Sagesse n’est
pas oubli. Vivre au présent, ce n’est pas s’enfermer dans le « no future ». Mais
ce n’est pas non plus s’enfermer dans la nostalgie (qui est le manque du passé)
ou dans l’espérance (qui est le manque de l’avenir).
Vivre, pour un être humain, c’est toujours se souvenir du passé, c’est
toujours imaginer un futur. Comment être soi-même, sans se souvenir de ce
qu’on a vécu ? Comment aimer, sans se souvenir de ceux qu’on aime ?
Comment penser, sans se souvenir de ses idées ? Et comment agir sans projet,
sans prévision, sans anticipation ? S’engager, c’est toujours prendre parti, au
présent, pour un certain avenir. Et nul n’accomplirait quelque action que ce soit
s’il n’en imaginait à l’avance le résultat.
LE TEMPS ET L’ÊTRE
Pour Parménide, considéré comme le père de la philosophie occidentale,
seul compte l'Être. Au point que son disciple Zénon s'efforcera de démontrer, à
travers des paradoxes devenus célèbres, dont le plus connu est l'histoire
d'Achille et la Tortue49, que le mouvement est impossible et que le temps
n'existe pas.
À première vue, le temps semble ne rien avoir à faire avec l'être; il semble
même être sa négation, puisqu'il se manifeste à travers l'usure et la mort. Mais
en affinant l'observation et en approfondissant la réflexion, on s'aperçoit que le
changement est la seule façon pour l'être de persister.
L'écrivain argentin J.L. Borgès a donné une belle formulation du temps
comme mouvement : « Le temps est le problème fondamental de l'existence... Le
temps est succession... Exister, c'est être le temps, et nous-mêmes, nous sommes
le temps... Je veux dire qu'il est impossible de le mettre entre parenthèses...
Notre conscience passe continuellement d'un état à un autre, et c'est cela, le
temps, la succession ».
On aura compris que non seulement le mouvement est possible, pour
contredire Zénon, mais qu'il est « indispensable » à l'Être. Le temps, le
mouvement est même ce qui donne l'illusion de l'être. « Le temps est la seule
49
Dans ce fameux paradoxe de la course d'Achille et la tortue, si Achille laisse une avance à
la tortue, il ne pourra jamais rattraper cette dernière parce que pendant qu'il parcourt la
distance qu'elle a déjà parcourue, elle se rend encore plus loin et en somme ce n'est que la
distance les séparant qui se réduit toujours et toujours sans jamais se rejoindre... Il s’agit
pourtant là d’une erreur de raisonnement qui considère qu’une distance peut se segmenter à
l’infini. Le paradoxe disparaît si l’on considère que toute distance est finie et possède une
limite.
70
possibilité pour une entité d'être différente d'elle-même ou de changer de
position. C'est la seule façon pour le changement en général de s'exprimer ».
Une entité parfaitement fixe n'est pas possible selon la physique actuelle,
à cause de la relativité du mouvement et à cause de l'aspect ondulatoire de la
matière. En effet, l'onde est toujours en mouvement. Et s'il existait une entité
purement corpusculaire, elle devrait être dans le noir absolu et inaccessible à
toute entité ou champ de forces, sinon elle est altérable. Donc, si l’on suit ce
raisonnement, rien ne peut la distinguer du néant, donc elle n'existe pas.
71
G.F.B. - Hiérarchie Occulte
Message Secret n°18
L’INSTANT PRÉSENT
La plupart des gens sont possédés par leurs pensées, car ils croient
qu’ils sont leurs pensées. Ils sont totalement identifiés à leur mental et pris
au piège de leur ego. Lorsqu’on les observe, on voit très facilement qu’ils
sont absents, totalement mangés par leurs pensées. Ils ne sont présents à
aucun moment, leur attention étant tournée soit vers le passé, soit vers le
futur. Au mieux ils vivent le présent comme un moyen pour atteindre un
but futur. Ne connaissant pas le bonheur que procure la présence de l’Être
ils cherchent un substitut à ce manque en désirant des choses extérieures
situées dans un hypothétique avenir.
Or, le futur n’est jamais au rendez-vous, car il n’est rien d’autre
qu’une simple pensée. Il n’y a pas de futur. Il n’y a que le présent qui
existe. Si vous regardez bien votre expérience quotidienne, vous
découvrirez qu’il n’y a que l’instant présent, toujours et uniquement
l’instant présent ! C’est l’éternel présent ! Vous avez l’impression
d’avancer dans le temps, car vous possédez la faculté de vous souvenir et
celle d’anticiper. Votre mémoire et votre imagination créent ainsi l’illusion
du temps.
Il est important de mettre fin à l’illusion du temps. En effet, temps et
mental sont indissociables. Le passé confère une identité à notre mental et
le futur peut lui faire anticiper la satisfaction de ses désirs. Si on élimine le
temps, le mental s’arrête automatiquement. Vous pouvez donc choisir de
sortir de la dimension temporelle chaque fois où nous avez pas besoin du
temps chronologique. Entraînez-vous à ne plus faire attention au passé et
au futur quand cela n’est pas nécessaire. Vivez hors du temps.
Bien sûr, pour agir dans ce monde nous avons parfois besoin de nos
pensées et de la notion de temps chronologique. Dans certaines
circonstances de la vie nous pouvons évidemment nous en servir. Mais ils
doivent alors être considérés comme de simples outils et nous ne devons
pas nous faire posséder par eux.
72
La nature obéit-elle
à des lois ?
La nature obéit-elle aux lois qu’énoncent les physiciens et les biologistes ?
En réalité, ces lois ne sont que des lois théoriques et non les lois mêmes
de la nature. Il n’y a aucune raison pour la nature de se réduire aux équations
humaines élaborées pour tenter d’en comprendre son fonctionnement. Les lois
de la physique sont toujours le produit d’une formalisation qu’il ne faut pas
confondre avec la nature elle-même.
Un exemple significatif est la dualité onde/corpuscule décrite par les
physiciens du XXe siècle : selon les situations on considère la lumière soit
comme une onde, soit comme une particule (le photon). Ces deux conceptions
sont contradictoires. Qu’est donc la lumière par elle-même ? Une onde ou une
particule ? En réalité, ni l’une ni l’autre. C’est uniquement dans nos
modélisations théoriques que nous avons besoin de considérer la lumière tantôt
comme une onde, tantôt comme une particule.
D’autre part, « obéir à des lois » n’a de sens que si ces lois sont
indépendantes de la nature elle-même, autrement dit constituent des règles
extérieures à la nature qui lui sont imposées. Or, il ne faut pas séparer ce qui
n’est pas séparable, séparer la nature de son fonctionnement. La nature n’obéit à
rien qui soit extérieur à elle-même. Par nos théories scientifiques, nous essayons
d’enfermer la nature dans nos équations, car cela nous aide à la comprendre.
Mais ces lois et ces théories ne sont que des produits de notre raisonnement.
Depuis que la science existe, elle a constamment remis en question ces
lois. Par exemple la relativité d’Einstein remet en cause les lois de la physique
de Newton. A l’heure actuelle, la relativité d’Einstein et la mécanique quantique
décrivent le Réel de deux manières différentes, parfois même contradictoires.
Cet exemple est significatif, car si le Réel nous apparaît sous deux aspects
inconciliables (certains disent même que la Réalité est voilée) cela signifie bien
que le discours scientifique est bien distinct des phénomènes. Un jour, la
relativité d’Einstein et la physique quantique seront à leur tour détrônées par une
nouvelle théorie. Il faut bien comprendre que la physique ne peut rendre compte
de la vraie nature des choses. Le réel est bien plus complexe que nos
conceptualisations actuelles et ne peut pas tenir dans les catégories dans
lesquelles nous tentons de l’enfermer. Toute théorie physique butte sur des
73
observations qui sont en contradiction avec ce qu’elle prédit. Ainsi, la
mécanique classique devient fausse quand les vitesses deviennent très élevées.
Pour dépasser ces paradoxes, il est nécessaire d’inventer alors une nouvelle
théorie, autrement dit de repenser la réalité avec un nouveau cadre conceptuel.
Prenons l’exemple du paradoxe du « chat de Schrödinger »50.
L’interprétation de l’école de Copenhague nous parle d’une « réduction du
paquet d’ondes » lors du passage au monde macroscopique. Mais toutes ces
explications sont bien artificielles et ne parviennent absolument pas à rendre
compte du Réel.
Aucune des théories physiques ne correspond exactement aux lois de la
nature. Simplement, elles sont considérées comme valables dans la mesure où
elles arrivent à prédire certains phénomènes. Il n’y a aucune raison pour que
l’univers corresponde exactement aux concepts élaborés par l’intelligence
humaine. Si l’Univers nous paraît ordonné, cela ne provient pas de la structure
de l’Univers elle-même, mais avant tout de notre intelligence qui calque sur
l’Univers une grille de lecture pour tenter d’expliquer le Réel. Ce Réel est
infiniment complexe et ne peut correspondre à aucune de nos théories
rationnelles.
Pourquoi alors les lois physiques inventées par les hommes parviennent-
elles à décrire le Réel avec une certaine efficacité ?
Un élément de réponse consiste à dire que l’intelligence humaine a été
elle-même élaborée par l’Univers. Elle n’est pas coupée de la nature. Cette
intelligence est apparue au cours de l’évolution afin de permettre à celui qui la
possédait une certaine perception du monde et en retour une capacité d’action
sur celui-ci. Notre intelligence est donc parfaitement adaptée au monde
macroscopique dans lequel nous vivons. Prétendre le contraire reviendrait à dire
que par une coïncidence étrange nos yeux sont capables de capter le spectre des
fréquences lumineuses, alors qu’en réalité nos yeux se sont adaptés à la lumière
solaire.
Cela explique aussi pourquoi nous avons tant de difficultés à décrire le
monde microscopique. Notre intelligence n’est pas adaptée au monde de
l’infiniment petit. Ce monde fait appel à des idées telles que la non-localisation
et l’indétermination qui heurtent notre intelligence rationnelle. L’idée, en
physique quantique, selon laquelle c’est la conscience de l’observateur qui lève
l’indétermination (réduis la fonction d’onde) va à l’encontre de ce que nous
constatons avec l’observation du monde macroscopique. Lorsque
50
Voir le chapitre « L’Univers observable est indéterminé. »
74
l’astrophysicien observe des planètes lointaines avec son télescope, il ne fait
aucun doute pour lui que ces planètes sont bien présentes qu’il soit là pour les
observer ou non. Le fait d’observer un corps céleste n’induit aucune
modification. Voilà pourquoi les astronomes adoptent un réalisme fort alors que
les physiciens quantiques parlent d’une réalité voilée, sachant qu’une partie du
réel leur échappe.
L’UNIVERS A-T-IL 4 DIMENSIONS ?
On dit généralement que l’Univers a 4 dimensions ; mais on pourrait tout
aussi bien dire qu'il n'a pas vraiment de dimension, car l’idée de « dimensions »
est une notion humaine, une manière d’appréhender le monde extérieur. Cette
idée correspond uniquement au point de vue limité de la conscience humaine,
mais ne constitue pas une propriété fondamentale de l’Univers.
On pourra toujours plaquer autant de dimensions que l’on voudra sur
l’Univers et tenter de l’y circonscrire. Mais en réalité, les 3 dimensions d’espace
et la dimension supplémentaire du temps sont une modélisation de la réalité,
mais certainement pas le Réel dans sa totalité ! Il s’agit là d’une façon simplifiée
de se représenter l’Univers. Autrement dit, ces dimensions n’existent que dans
notre esprit. C’est lui qui les crée en ordonnant le monde selon 4 axes
indépendants. Comme l’avait compris Kant51, l’espace et le temps ne sont pas
51
« Que sont l'espace et le temps ? Sont-ils des êtres réels ? Sont-ils seulement des
déterminations ou même des rapports des choses, mais des rapports de telle espèce qu'ils ne
cesseraient pas de subsister entre les choses, même s'ils n'étaient pas intuitionnés ? Ou bien
sont-ils tels qu'ils ne tiennent qu'à la forme de l'intuition et par conséquent à la constitution
75
des réalités objectives, mais des élaborations de notre esprit. Le Réel lui, est bien
au-delà de l’entendement humain.
Si nous ne pouvons rien voir en dehors de ces 4 dimensions, pourquoi le
Réel serait-il obligé de se restreindre à ce que nous pouvons voir ? Il y a
sûrement autre chose que ce que nous voyons et un élément inconnu à l’intérieur
duquel se positionne notre espace-temps.
L'espace-temps n'est rien d'autre qu'une représentation du Réel à partir des
informations envoyées par nos sens limités. Nos organes des sens agissent
comme des filtres ne laissant passer qu’une quantité très limitée d’informations,
un peu à la manière d’un poste radio qui se positionne sur une longueur d’onde
bien déterminée pour capter une station au sein d’une quantité incroyable
d’ondes électromagnétiques qui nous entourent.
Nos organes des sens sont réglés pour capter certaines longueurs d’onde
bien précises alors que la bande de fréquences possibles est des millions de fois
plus large. Et pourtant, c’est cette perception très limitée du Réel qui détermine
notre vision de la Réalité. Un être vivant ayant des capteurs sensoriels réglés
différemment percevrait d’autres fréquences du Réel et les ordonnerait en une
Réalité très différente de celle à laquelle nous sommes habitués. Notre
perception de l’Univers dépend de l’angle sous lequel on l’observe.
Lorsqu’on a saisi cela, on comprend aussitôt que ce que nous nommons
« matière » dans notre monde à 4 dimensions correspond à quelque chose de
bien plus vaste. L’espace-temps est la partie émergée et visible de l’iceberg du
Réel. Au-delà de l’espace-temps, il y a le non-matériel.
Ce monde immatériel n’est pas observable par l’homme. Il ne peut entrer
à l’intérieur de notre modélisation habituelle de l’Univers. Il n’a aucune durée et
n’occupe aucun espace. Le Réel est très certainement sans dimensions précises !
Dans un texte intitulé « Penser l’immatériel » le professeur Patrice Weisz
nous propose une autre vision de l’Univers :
« Imaginez que c'est notre entendement qui nous fait percevoir de la
matière là où il y a quelque chose de plus vaste, mais inaccessible à cause de
notre finitude. Que la matière ne soit qu'une facette de la substance constituant
le monde… Imaginez maintenant la petitesse de notre espace-temps
"observable", plongé dans le TGU52 réel dont une infime partie nous apparaît
subjective de notre esprit sans laquelle ces prédicats ne pourraient être attribués à aucune
chose ? » Kant, Critique de la raison Pure, p.55.
52
Très Grand Univers
76
matérielle. Si vous imaginez tout cela, l'immatériel bien que non appréhendable
par notre entendement se retrouve exactement sur le même plan de réalité que
la matière qu'il nous est donné de toucher. Il est le flux informatif que nous ne
pouvons écouter avec nos sens.
C'est la spécificité des sens extérieurs de l'homme qui crée la distinction
arbitraire entre le matériel et l'immatériel. Un peu comme le prisonnier qui,
dans sa cellule, se dit que tout ce qui se trouve en dehors n'existe pas, sous
prétexte qu'il ne peut ni le voir, ni le toucher, ni le sentir. La prison de l'homme
c'est son espace-temps modal. »
Il serait ridicule de limiter l’Univers à ce qui est connu. La pensée
matérialiste voudrait nier l’existence de ce qui n’est pas observable, démarche
complètement abusive sur le plan philosophique. Étant donné la limitation des
sens humains, on peut au contraire penser que ce que l’homme perçoit est infime
par rapport à l’immensité du Réel.
77
78
Dieu et la Causalité
« Ce que l’on doit connaître, il faut le connaître dans sa cause.
Il ne peut jamais y avoir de connaissance véritable tant qu’on
ne pas une chose dans sa cause manifeste »
Maître Eckhart
Dire que c’est un pur hasard qui est à l’origine de l’Univers et de la vie,
apaise l’esprit, mais ne résout rien. Pour ma part, je refuse de penser que
l’Univers est absurde, et de considérer le hasard comme la cause agissante. Je
pense avoir démontré dans les chapitres précédents que le hasard ne peut en
aucun cas expliquer l’existence de l’Univers et l’apparition de la vie.
Il y a un Principe créateur, comme point de départ de tout modèle
cosmologique, que certains appellent Dieu. Mais si c’est Dieu qui crée l’Univers
d’où vient ce Dieu ? Dieu lui-même a-t-il une cause ? La succession de causes
doit normalement avoir un point de départ, et c’est là tout le problème !
LES LIMITES DE LA CAUSALITÉ
La causalité est une notion fondamentale. C’est un principe essentiel que
l’on rencontre un peu partout dans les sciences. Pourtant la causalité physique a
aussi ses limites.
Avant la relativité d'Einstein, on pensait que la relation physique était
instantanée, que l'attraction gravitationnelle par exemple avait un effet immédiat
et ne correspondait pas à une propagation. Après les connaissances apportées par
la relativité ce n'est plus le cas. En effet, la relativité contraint la vitesse de
propagation de tout processus physique à une vitesse limite, celle de la lumière.
On appelle également cette vitesse, la vitesse causale.
La causalité suppose une cause antérieure dans le temps à l’effet. La
vitesse de la lumière étant la vitesse limite de la propagation de toute force ou
information pouvant agir, l’événement A ne peut être la cause de l’événement B
que si la lumière a eu le temps de parcourir la distance qui les sépare.
En d’autres termes cela signifie que l'on ne peut pas parler de causalité
entre deux objets trop éloignés dans l'espace puisque dans ce cas l’information
n’aura pas eu le temps de se propager. Dans ce cas aucune chronologie absolue
79
n’existe entre eux. On peut les considérer l’un dans le futur de l’autre ou au
contraire dans son passé sans que cela ne change rien. En réalité ils sont
indépendants de notre chronologie. Cela signifie aussi cette chose
particulièrement étonnante : les endroits de l’espace-temps qui sont au-delà de
notre sphère de causalité53 sont en même temps en dehors de notre temps ! Pour
nous, les objets qu’il contient (une étoile ou même une galaxie) sont
indétectables, ils n’existent pas.
Aucune information ne peut voyager plus vite que la vitesse de la lumière.
DES CAUSES EXTÉRIEURES
Les expériences récentes sur des photons intriqués54 montrent qu’il existe
des évènements liés de façon instantanée55, contredisant l'antériorité nécessaire
de la cause sur l'effet. Dans ce cas il faut chercher, non pas une cause antérieure,
mais une cause extérieure dont les phénomènes observés seraient l'effet.56 En
l’occurrence, ces photons ne pourraient être qu’une seule entité, perçue dans
notre espace-temps comme deux particules séparées, mais qui seraient dans un
plan supérieur une sorte de petite corde élastique dont on ne verrait seulement
que les deux bouts, donnant alors l’illusion de deux particules indépendantes.
53
L’extérieur du cône de la causalité est sûrement bien plus vaste que son intérieur.
54
Voir le chapitre « L’Univers est homogène est corrélé ».
55
Pour qu’il y ait une relation de cause à effet, il faudrait que ces photons communiquent à
une vitesse plus de 1000 fois supérieure à la lumière, ce qui est physiquement impossible.
56
Le physicien Bernard D’Espagnat parle de « causalité élargie ».
80
Cette cause extérieure n’est pas présente dans le monde phénoménal, mais
provient d’une réalité supérieure indépendante que l’on peut nommer méta-
monde ou plan supérieur. Cette réalité supérieure est reliée au monde matériel
par un lien différent de la causalité physique.
Il semble que le principe de causalité physique ne s’applique qu’à partir
du moment où l’espace-temps existe. Dès l’instant où l’espace-temps apparaît, il
y a création de matière et également une organisation des évènements selon le
principe de causalité. En revanche, quand le temps n’existe pas encore, il n’y a
pas d’organisation temporelle possible, donc pas de cause antérieure.
L’idée d’une cause première n’a plus de sens dans un monde sans
dimension, ni temps, ni matière. Si le temps n’existe pas, il ne peut y avoir de
cause « antérieure », donc pas de cause première. Nous ne sommes plus là dans
le cadre d’un univers matériel et la limitation de la vitesse de la lumière ne
s’exerce plus. Il n’y a plus d’antériorité, mais une synchronicité totale entre la
cause extérieure présente dans le monde supérieur et son effet dans le monde
physique.
Dans un article intitulé « Une réouverture des chemins du sens ? », le
physicien Bernard d’Espagnat nous parle de cet Être éternel :
« Du fait que notre entendement ne nous révèle pas le Réel tel qu’il est en
soi, il suit, je le rappelle, que nos lois physiques portent seulement sur les
phénomènes et non sur ce « réel » ultime ; et que donc, en particulier,
l’évolution temporelle décrite par ces lois n’est pas l’évolution temporelle du
Réel. Il semble bien par conséquent que le temps ne soit pas une réalité en soi.
Qu’il ne soit, finalement, rien d’autre qu’une pure et simple représentation, cela
étant vrai même du « temps cosmique » des astrophysiciens. En d’autres termes,
l’Être, le Réel ultime, paraît être é-ternel, au sens étymologique du terme :
premier par rapport au temps.
UN DIEU INTEMPOREL
Si l’on part de l’hypothèse que « quelque chose » existe en dehors de
l’espace et du temps, ont peut imaginer que cette réalité existait avant même
l’apparition de notre Univers. Ce « quelque chose » n’obéît pas aux lois de la
physique et n’est pas localisable ni dans l’espace ni dans le temps, donc n’a ni
commencement ni fin. C’est la substance métaphysique originelle et elle a
toujours était là. Cette substance n’est pas forcément le Dieu des religions, mais
quelque chose comme une Conscience Cosmique.
81
Albert Einstein dans son livre « Au Risque de Croire » exprime sa
conviction57 :
« Ma religion consiste en une humble admiration envers l’esprit supérieur
et sans limites qui se révèle dans les plus simples détails que nous puissions
percevoir avec nos esprits faibles et fragiles. Cette profonde conviction
sentimentale de la présence d’une raison supérieure se révélant dans l’Univers,
voilà mon idée de Dieu. »
Cette Conscience Cosmique doit avoir aussi sa propre nécessité,
vraisemblablement un principe fondamental de survie, l’amenant à générer notre
monde et ensuite le faire évoluer dans la direction favorisant la pérennisation de
son existence. La seule raison d’être de l'Univers est identique à la raison d’être
de ses habitants : trouver un état stable pour « s’auto-pérenniser » : survivre pour
survivre !
Ou bien l’Univers est là comme un jeu, une distraction inventée par la
Conscience Cosmique pour se distraire dans son éternité !
57
De nombreuses discussions ont eu lieu autour de la vision de Dieu d’Einstein, étant donné
qu’il faisait parfois référence à un Dieu personnel et, en d’autres occasions, exprimait la
vision d’un Dieu impersonnel. Peut-être y a-t-il aussi une troisième voie, faisant alors de Dieu
la somme des milliards de consciences présentes dans l’Univers.
82
Ordre Maçonnique Hermétique
Troisième Portail – Leçon n°7
Nous savons que le but de l'évolution cosmique est une
expansion de la conscience. Cette conscience existe partout dans
l'univers, mais elle ne peut devenir pensée que par la descente dans la
matière, l'incarnation. L'apparition de la pensée chez les formes de vie
évoluées dont l'homme est un exemple, les libère des automatismes
premiers, mais en même temps elle les coupe de la connaissance
contenue dans la conscience universelle, qu'il leur faut redécouvrir.
Le plan cosmique comporte donc deux phases : une phase
d'involution (descente dans la matière) et une phase d'évolution
(épanouissement de la conscience au cours des vies successives). Au
terme, il y a réintégration, le retour à l'état glorieux antérieur à la
"chute". Voilà les étapes de la véritable transmutation alchimique. La
matière se dégage peu à peu de toutes ses impuretés et devient pensée
(symbolisée par l'or pur). La pierre philosophale permettant cette
transmutation n'est autre que la vie avec toutes les épreuves qu'elle
comporte.
83
84
Conclusion
L'évolution de l'Univers est la conséquence de la direction qu'impriment
les lois de la physique dans l'organisation de la matière. Et cette organisation est
déjà arrivée à faire jaillir localement la conscience au niveau le plus bas et se
continue à différents niveaux de plus en plus élevés. Le niveau supérieur de
conscience, celui de l'univers dans son ensemble n'est pas encore atteint, car la
complexification de la matière n'est pas achevée.
Certaines espèces, notamment dans le règne des insectes, ont
vraisemblablement atteint aussi un niveau de conscience collective qui
expliquerait certains comportements de masse. Cela suggère que la conscience
peut exister à des niveaux d'imbrication différents un peu comme des poupées
russes. Ainsi peut se constituer un cerveau global à l’échelle de l’Univers tout
entier.
Où en sera l'organisation de la matière dans 1 milliard d'années ?
S'il a fallu quelques millions d'années à la nature pour faire apparaître la
conscience humaine, que va-t-elle faire apparaître ensuite ?
Si la matière poursuit son rythme effréné d'organisation où en sera-t-elle à
ce moment-là ?
Il paraît tout à fait logique d’envisager l'émergence d'une conscience
globale, infiniment plus élaborée que la nôtre et utilisant comme support
matériel l'univers dans son ensemble. On peut appeler cette conscience la
Conscience Cosmique.
85
Post-face
DIEU ET LA SOUFFRANCE
Si Dieu existe comment expliquer la souffrance, la maladie et la mort qui
sont présentes dans la nature. Ces maux ne sont pas tous imputables à l’Homme.
La mort existait bien avant l’apparition de l’Homme sur Terre et ces maux sont
déjà présents à un niveau pré-humain chez les animaux.
Ce thème sera l’objet de ma prochaine monographie « Dieu et la
Souffrance ».
86
Annexe 1 : Darwin contesté
par des scientifiques
De nombreux scientifiques contestent la théorie de l’évolution. Les
critiques les plus vives de l’évolution, viennent, je vous le fais remarquer,
d’hommes de science. Ces observations de 10 hommes de sciences sont à
l’opposée du dogme darwinien. Si l’évolution était prouvée, aurions-nous lu ces
commentaires?
1) Yves Coppens anthropologue est actuellement
l’un des plus grands spécialistes français de
l’évolution humaine… de lui vient la découverte
de Lucy (déjà considérée comme le chaînon
manquant). Il a su se remettre lui-même en cause
et abandonner ses idées sur le processus
d’évolution quand les faits étaient contre lui.
(East Side Story).
Puis selon Sciences et Avenir d’août 1995, il
remet en doute le mécanisme de l’évolution.
Pourquoi ? C’est à cause des nouvelles
découvertes. L’Évolution est scientifiquement
IMPOSSIBLE.
2) Le Dr Francis Crick qui était l’un des chercheurs qui ont découvert l’ADN,
lui aussi a critiqué la théorie de l’Évolution.
87
3) L’astronome Fred Hoyle dans son livre Life Itself pose cent questions
auxquelles l’évolution ne répond pas !
4) Le paléontologue Stephen Jay Gould avait avoué « tous les paléontologues
savent que les témoignages fossiles ne contiennent rien de précieux sur les
formes intermédiaires. Les transitions entre les groupes majeurs sont toujours
abruptes ».
5) Doug Horchak qui avoue : « Certains évolutionnistes reconnaissent les
difficultés pour expliquer l’apparition spontanée de la vie. Ils ont observé un
haut degré de complexité et admettent que c’est une tâche impossible d’offrir
une explication plausible. » How Did Life Begin? par Doug Horchak
6) Le professeur Werner Gitt. Le directeur de l’Institut Fédéral Allemand de
Physique et de Technologie qui écrit : « Toutes les expériences indiquent qu’un
être pensant qui exerce volontairement sa propre volonté, sa cognition et sa
créativité est nécessaire. On ne connaît pas de lois de la nature, ni de processus
ni de séquence d’événements susceptibles de permettre à l’information
d’apparaître par elle-même dans la matière ».
7) Le très réputé Pierre-Paul Grassé qui déclare : « Les mutations apparaissent
dans le temps d’une manière très désorganisée. Elles ne disposent pas de
caractéristiques pouvant mutuellement se combler, et n’ont pas sur les
générations se succédant d’effet cumulatif ciblé. Elles modifient une structure
déjà existante, mais le font d’une manière totalement désordonnée. Lorsque la
moindre désorganisation apparaît dans le corps d’un être vivant, aussi minime
soit-elle, elle entraîne la mort de l’individu. Aucune conciliation n’existe entre
la vie et l’anarchie (la désorganisation )». (Pierre-Paul Grassé, Evolution of
Living Organisms, Academic Press, New York, N.Y. 1977, s. 97)
8) Joseph Mastropaolo « Si l’évolution était vraie, alors nous devrions observer
une décroissance future des affections génétiques. Selon la première définition
de l’évolution, le changement se démontre avec le passage du temps, et selon la
troisième, par la sélection naturelle. Au lieu de cela, ce que nous observons est
l’augmentation exponentielle d’affections génétiques, ce qui s’oppose
précisément à la théorie de l’évolution, et confirme la dévolution menant à
l’extinction permanente. Ainsi les données réelles vous ont-elles été présentées,
prouvant que la dévolution est la seule théorie qui puisse être considérée comme
un fait, et que l’évolution n’est qu’un mythe que Anaximandre a créé il y a 2 500
ans (Durant, 1939) et que Darwin a répété comme un perroquet il y a 140 ans
(Darwin, 1859). »
88
9) Le docteur Lee Spetner après des années d’études sur la mutation des
molécules dans son livre Not by Chance: Shattering the Modern Theory of
Evolution a écrit: « Sur toutes les lectures que j’ai faites, je n’ai jamais trouvé
une mutation qui a ajouté de l’information. Toutes les études ont montré une
perte d’information génétique et jamais un accroissement. »
10) Dans son excellent livre Notre existence a-t-elle un sens ? Jean Staune fait
cette remarque très pertinente au sujet du pouvoir de la sélection naturelle :
« Quels que soient les ajouts théoriques et pratiques au néo-darwinisme fournis
par le progrès de nos connaissances (et certains comme les gènes de régulation
sont essentiels), l’essence même de cette théorie n’a pas varié depuis la
publication de L’Origine des Espèces : il s’agit d’une théorie fondée sur le
mécanisme dit « d’essais et d’erreurs ». On part d’un état X que l’on modifie de
nombreuses fois au hasard. On regarde par rapport à un critère donné (par
exemple la consommation minimale d’énergie) lesquels des mutants de l’état
X+1 sont les plus performants et on les recombine ensemble (chaque mutant est
défini par un « génome », un certain nombre de bits d’information, duquel
dépendent ses performances). Et on recommence avec l’état X+2, X+3, etc.
L’algorithme que je viens de décrire
s’appelle un « algorithme génétique »
justement parce qu’il est supposé simuler la
façon dont évolue un génome au cours d’un
processus de sélection naturelle. Mais quel
est le réel potentiel de tels algorithmes ?
[…] Prenons pour commencer des objets
comme des fours à micro-ondes ou des
téléviseurs, c’est-à-dire des objets bien
moins complexes qu’un Airbus 380, lui-
même bien moins complexe qu’un être
humain. Modélisons-les et faisons-les muter,
puis mettons en place des procédures de
sélection des mutants. [ …]
Il ne s’agit nullement ici de science-fiction, mais d’une application
modeste et très limitée de ce principe de « sélection des résultats d’un processus
d’essais et d’erreurs », dont tant de scientifiques éminents pensent que lui, et lui
seul, permet de passer en moins d’un milliard d’années d’un être unicellulaire à
tous les êtres vivants existant sur terre. Bon ! Regardons maintenant autour de
nous : où sont-ils ces fours à micro-ondes et autres appareils « darwiniens » ?
[…] Depuis plus d’un quart de siècle, de nombreuses tentatives ont été faites
89
pour améliorer via ces procédés non seulement des fours, mais même des
avions. Les résultats ? Échec total ! » Notons au passage que vous aurez du mal
à trouver des articles sur ces résultats : dans notre société, on n’aime pas
beaucoup communiquer sur les résultats négatifs, surtout quand ils sont gênants
pour un paradigme aussi important que le paradigme darwinien. »
90
Annexe 2 :
Les Témoignages des
astronautes
Loin d’être des naïfs et des crédules, de nombreux témoins d’observations
d’ovni sont des personnes dont la profession les met en rapport avec le ciel : des
pilotes, des astronautes, des bergers…
J’ai réuni dans cette annexe des déclarations d’astronautes ayant vu des
OVNIS. Ces déclarations sont si nombreuses que Scott Carpenter, qui a
participé au programme Mercury, a déclaré :
« A aucun moment, alors qu'ils étaient dans l'espace, les astronautes
n'étaient seuls : ils étaient surveillés en permanence par les OVNI. »
EDGAR MITCHELL
Edgar Mitchell n’est pas n’importe qui : il s’agit du 4e homme qui a
marché sur la Lune, lors de la Mission Apollo 14. Voici ce qu’il déclare :
« Quand j'ai été sur la Lune, il y a 26 ans, cela faisait partie de la sagesse
populaire, religieuse et philosophique de croire que nous étions le centre
biologique de l'univers.
Peu, si tant est qu'il en reste, de gens instruits et cultivés acceptent encore
cette théorie.
Je suis convaincu qu'il existe d'autres formes de vie dans l'univers. La
question est de savoir quel est leur degré de développement, combien de milliers
d'années de plus que nous.
D'après ce que je sais aujourd'hui, d'après ce que j'ai vu et expérimenté,
je pense que les preuves sont formelles et beaucoup d'entre elles sont classées
top secret par le gouvernement.
J'ai changé de position ces deux ou trois dernières années - ces deux
dernières années pour être précis - pour suggérer :
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- que nous disposons maintenant de suffisamment de preuves
- que nous avons réellement besoin d'avoir un débat sérieux et ouvert
- et une déclassification des informations, qu'il est maintenant parfaitement clair
que le gouvernement et d'autres gouvernements détiennent
- et que cela fasse partie de nos connaissances officielles...
Maintenant, que cela soit vrai ou non, cela mérite une sérieuse
investigation.
Il y a là beaucoup trop de fumée pour qu'il n'y ait pas de feu...
Si c'est réel, occupons-nous-en au grand jour ; brisons les verrous que
cette bureaucratie a posés sur tout cela.
Il y a assez de preuves qui montrent clairement que ces informations sont
dissimulées. Où pourrons-nous aller avec tout cela, je ne le sais pas. »
JOHN GLENN
John Glenn est le tout premier astronaute américain. Voici les propos qu’il
a tenus lors d’une émission télévisée de la chaîne NBC en date du 6 Mars 2001 :
« En ces jours glorieux, j'étais très mal à l'aise lorsque l'on nous
demandait de dire des choses que nous ne voulions pas et d'en démentir
d'autres.
Certaines personnes nous demandaient, vous savez, étiez-vous seuls là
haut ?
Nous n'avons jamais répondu la vérité, et cependant nous avons vu des
choses là bas, des choses étranges. Nous savions ce que nous avions vu là haut,
mais nous ne pouvions réellement rien dire.
Nos supérieurs avaient vraiment très peur de cela, ils avaient peur d'un
truc du genre de la guerre des mondes, et de la panique générale dans les rues.
Donc, nous devions rester silencieux.
92
Et maintenant nous voyons ces choses seulement dans nos cauchemars ou
peut-être dans des films, et certains sont très proches de la vérité. »
GREGORY GRECHKO
Cette déclaration sont en mettre en rapport avec celles du cosmonaute
russe Gregory M. Grechko qui a participé à plusieurs missions Soyouz et qui a
déclaré :
« Si j’étais libre de dire ce que j’ai vu dans l’espace, le monde en serait
stupéfait. »
YEVGENI KHRUNOV
Toujours côté russe, le cosmonaute, pilote de Soyouz-5, Yevgeni Khrunov
a déclaré dans la revue "Spoutnik" de décembre 1980 :
« La présence de civilisations extraterrestres est-elle concevable ? Bien
sûr! Tant que l'unicité de la Terre n'est pas démontrée, cette hypothèse doit être
considérée comme tout à fait valable.
En ce qui concerne les OVNI, leur présence ne peut être niée. Des milliers
de gens en ont vu. Il se pourrait qu'ils soient dus à des effets d'optique, mais
certaines de leurs caractéristiques, par exemple, leur capacité à changer de cap
de 90° à grande vitesse, dépasse tout simplement l'imagination. »
MISSION APOLLO XIV
Ayant gardé le meilleur pour la fin, voici la transcription d’une liaison
radio attribuée à la mission Apollo XIV en 1971, qui aurait été « piratée par des
radio-amateurs » (évidemment, cela a été démenti par la NASA).
- Astronaute : "Qu'est-ce que c'est ?"
- Houston : "Ne vous inquiétez pas, continuez votre mission."
- Astronaute :"Oh les gars ! C'est vraiment fantastique, vous ne pouvez pas
imaginer !"
- Houston :"Roger, nous sommes au courant. Allez de l'autre côté, retournez de
l'autre côté !"
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- Astronaute : "Mon Dieu ! Qu'est-ce que cela peut bien être ? Il y a une lumière
par là maintenant."
- Houston : "Brouillez les communications !"
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traitent de sujets se rapportant aux questions philosophiques, spirituelles ou
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