CORRECTION OPAE
1- Indiquez la composition de l’exécutif ivoirien en précisant comment le
vice-président est désigné
Le régime juridique de l’exécutif ivoirien est fixé aux articles 53 à 84 de la
constitution ivoirienne 08 novembre 2016 modifiée successivement en 2020 et 2023.
Au regard de l’article 53 de cette constitution, l’exécutif ivoirien est composé du
Président de la République, du Vice-Président et du Gouvernement.
S’agissant du vice-Président, il est désigné par le Président de la République en
accord avec le parlement comme l’exige l’article 55 alinéa 2 de ladite constitution.
2- Le parlement ivoirien :
- Sa composition
- Son rôle
- L’immunité des parlementaires
- Le congrès
Les dispositions constitutionnelles du parlement ivoirien se situent aux articles 85 à
100 de la constitution de 2016.
Relativement à sa composition, le parlement comprend deux chambres :
l’Assemblée Nationale et le Sénat conformément à l’article 85 de la constitution
précitée.
Au terme de l’article 93 de la loi fondamentale de 2016, le parlement vote la loi et
consent l’impôt. En sus, il contrôle l’action du gouvernement et évalue les politiques
publiques. Par ailleurs, s’agissant spécialement du SENAT, en plus des attributions
susmentionnées, il assure la representation des collectivités territoriales et des
ivoiriens établis hors de Cote d’Ivoire comme le prévoit l’article 87 de la
constitution.
L’immunité parlementaire peut être entendue comme une protection dont bénéficie
le parlementaire en raison de sa fonction. Elle est absolue dans certains cas et relative
dans d’autres.
Conformément à l’article 91 de la constitution ivoirienne de 2016, aucun membre
du parlement ne peut être poursuivi à l’occasion des votes ou opinions émis par lui
dans l’exercice de ses fonctions. A ce niveau, les conditions sont cumulatives.
L’immunité dans ce cas de de figure est absolue.
L’immunité relative quant à elle, se conçoit au travers de l’article 92 de la
constitution. Deux cas ou situations peuvent se présenter dans ce contexte.
En session, comme l’exige l’article 92 alinéa 1, aucun parlementaire ne peut être
poursuivi qu’avec l’autorisation de la chambre dont il est membre, sauf cas de
flagrant délit.
Hors session au contraire, la poursuite du parlementaire n’est autorisée que par le
Bureau de la chambre dont il relève sauf les cas de flagrant délit, de poursuite
autorisée et de condamnation définitive prévue à l’aline 2 de ce même article.
Toutefois, la détention ou la poursuite d’un parlementaire est suspendue si la
chambre dont il est membre le requiert suivant l’article 92 in fine.
Au terme de l’acte 98 de la constitution, la réunion en congrès du parlement est celle
qui réunit au même moment les membres de l’Assemblée et du Sénat à la demande
du Président de la République.
3- Le Conseil constitutionnel : Composition et Attributions
Le régime juridique du conseil constitutionnel est fixé aux articles 126 à 138 de la
Constitution ivoirienne de 2016.
Suivant l’article 128 de ladite constitution, le conseil constitutionnel comprend :
- Un président, nommé par le Président de la République
- Des anciens présidents de la république sauf renonciation expresse de leur part
- De six (06) conseillers dont trois (03) nommés par le président de la
république, deux (02) par le Président de l’Assemblée Nationale et 01 par le
Président du Senat.
Au titre des attributions, elles sont prévues aux articles 126 et 127 de la loi
fondamentale.
- Le Conseil Constitutionnel est Juge de la conformité de la loi au bloc de
constitutionnalité
- Il est juge du contrôle de l’élection présidentielle et des élections
parlementaires
- Il statue sur la déchéance des députés et des sénateurs
- Il proclame les résultats définitifs de l’élection présidentielle.
4- Citez dix (10) districts
Conformément à l’article 2 de la loi n° 2014-452 du 05 août 2014 portant
organisation et fonctionnement du district autonome, le district est une entité
territoriale particulière. Il est régi a la fois par les règles de la déconcentration et de
la décentralisation. L’Etat de CI compte actuellement 14 districts autonomes mais
pour les besoins de la question, nous en citerons que 10.
Ainsi partant du decret n2021-276 de juin 2021 portant creation de douze (12)
districts nous avons notamment :
- Le DA du Bas Sassandra
- De la Comoé
- Du denguele
- Du Goh Djiboua
- Des Lacs
- Des lagunes
- Des montages
- Du sassandra marahoué
- Des savanes
- De la vallée du Bandama
- Du woroba
- Du zanzan.
5- Précisez la compétence de la Haute Cour de justice
Le siège juridique de la Haute cour de justice est fixé aux articles 156 à 162 de ladite
constitution de 2016.
Conformément à l’article 156 de la constitution précitée, la HCJ est une juridiction
d’exception chargée de juger le président de la république, le vice-président de la
république et les membres du gouvernement.
Notons par ailleurs que le PR est traduit devant la haute cour de justice durant son
mandat, qu’en cas de haute trahison comme le perçoit l’article 157 de la constitution
de 2016.
Le vice-président et les membres du gouvernement sont quant à eux, jugés pour les
faits qualifiés crimes et délits dans l’exercice de leur fonction conformément à
l’article 158 de la constitution.
6- Précisez les attributions : - Médiateur de la République - Chefferie
traditionnelle - Commission Electorale indépendante (CEI) - Conseil
économique, social, environnemental et culturel (CESEC
Médiateur de la République :
Le régime juridique du médiateur de la république est prévu aux articles 165 à 169
de la constitution de 2016.
Le médiateur de la république est une autorité administrative indépendante. Il est
chargé d’une mission de service public comme l’indique l’article 165. Il est
l’intercesseur gracieux entre l’administration et les administres. Notons par ailleurs
qu’il ne reçoit d’instruction d’aucune autorité.
La chefferie traditionnelle :
Le siège du régime juridique de la chefferie traditionnelle se situe aux articles 175 à
176 de la constitution de 2016.
Au terme de l’article 175 ; la chefferie traditionnelle regroupe ou comprend tous les
rois et chefs traditionnels de Cote d’Ivoire. Elle est chargée notamment :
- De la valorisation des us et coutumes
- De la promotion des idéaux de paix, de développement et de cohésion sociale
- Du règlement non juridictionnel des conflits dans les villages et entre les
communautés.
Commission Electorale indépendante (CEI)
Cette institution est fixée à l’article 51al3 de la constitution de 2016. Elle est une
Autorité administrative indépendante, chargée notamment de l’organisation du
référendum, des élections présidentielle, législatives et locales. Ainsi, elle a pour
rôle en autres :
- D’établir et réviser la liste électorale
- De garantir le bon déroulement des campagnes électorales, des scrutins à la
proclamation des résultats
- De veiller à la stricte application du Code électorale et des textes subséquents.
Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC
Au terme de l’article 163 de la constitution, le cesec est une institution de la
République de l’Etat de Côte d’Ivoire qui conseille le Gouvernement en matière
économique, social, environnementale et culturelle. A cet effet, il est chargé entre
autre :
- Donner son avis sur les projets de lois, d’ordonnances ou de décrets ainsi que les
propositions de lois qui lui sont soumis ;
- Donner un avis sur les projets de lois de programme à caractère économique, social
en visionnement et culturel ;
- Être consulté par le PR de la république sur tout problème à caractère économique,
social, environnementale et culturel.
7- Définissez les notions de contrôles hiérarchique et de tutelle et précisez le
cadre d’exercice de chacun d’eux.
Aux fins d’éviter des risques de contrariété au sein de l’administration, le contrôle
hiérarchique et le contrôle de tutelle ont été institués.
Le contrôle hiérarchique :
Le contrôle hiérarchique peut être entendu comme le contrôle exercé par un
supérieur hiérarchique sur son subordonné. Ce contrôle s’exerce sans texte et le
subordonné n’a aucun moyen de défense. Par ailleurs ce contrôle se réalise
essentiellement dans le cadre de la déconcentration
Le contrôle de tutelle :
Il est celui exercé par l’Etat sur les collectivités territoriales. Précisons qu’il nécessite
un texte et l’autorité décentralisée dispose de moyens de défense. S’agissant de son
cadre d’exercice, ce contrôle se réalise au niveau de la décentralisation
administrative.