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Module Drogue VF

Le module sur les drogues pour l'enseignement moyen au Sénégal vise à sensibiliser les enseignants sur les effets, les mécanismes d'action et les conséquences de l'usage des drogues, afin qu'ils puissent transmettre ces connaissances aux élèves. Il aborde également la nécessité d'une approche pédagogique cohérente pour lutter contre l'usage de drogues en milieu scolaire, en impliquant les parents et la communauté. Ce document a été élaboré par le Comité Interministériel de lutte contre la drogue et la Division du Contrôle Médical Scolaire pour renforcer la prévention des drogues parmi les jeunes.

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Module Drogue VF

Le module sur les drogues pour l'enseignement moyen au Sénégal vise à sensibiliser les enseignants sur les effets, les mécanismes d'action et les conséquences de l'usage des drogues, afin qu'ils puissent transmettre ces connaissances aux élèves. Il aborde également la nécessité d'une approche pédagogique cohérente pour lutter contre l'usage de drogues en milieu scolaire, en impliquant les parents et la communauté. Ce document a été élaboré par le Comité Interministériel de lutte contre la drogue et la Division du Contrôle Médical Scolaire pour renforcer la prévention des drogues parmi les jeunes.

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REPUBLIQUE DU SENEGAL

Un Peuple-Un But-Une Foi

Module sur les drogues


pour l’Enseignement
moyen

Novembre 2018
PREFACE
REMERCIEMENTS
ACRONYMES ET ABREVIATIONS
CONTEXTE ET JUSTIFICATIONS
PRESENTATION DU MODULE
PARTIE DOCUMENTAIRE
I. GENERALITES SUR LES DROGUES
1. Historique
2. Clarification des concepts
II. MECANISMES D’ACTION DES DROGUES
III. TYPOLOGIE DES DROGUES
IV. MODES DE CONSOMMATION DES DROGUES
V. CONSÉQUENCES
VI. PRÉVENTION DES DROGUES EN MILIEU SCOLAIRE
1. Rôles de l’école, des parents et de la communauté
2. Prise en charge
PARTIE PEDAGOGIQUE
I. ANCRAGE DE LA PROBLEMATIQUE DE LA DROGUE DANS LE
PROGRAMME DE SVT DU PREMIER CYCLE
II. PLANIFICATION DES APPRENTISSAGES (ELABORATION DE LA
FICHE PEDAGOGIQUE)
ANNEXES
A l’instar des autres pays d’Afrique de l’ouest, le trafic et la consommation de drogues de
toutes sortes sont devenus au Sénégal un phénomène préoccupant avec des conséquences
néfastes sur la santé des populations, notamment celle de la frange jeune.

La contribution du secteur de l’Education à travers la prise en charge de la lutte contre l’usage


des drogues dans les enseignements/apprentissages, nécessite l’élaboration d’outils
didactiques. Ces outils pédagogiques permettront aux professeurs, notamment ceux des
Sciences de la vie et de la terre (SVT), d’avoir suffisamment de connaissances sur les drogues
afin de les partager avec les apprenants. Ceci contribuera à développer chez ces derniers une
véritable culture de la responsabilité individuelle et collective en matière de prévention de
l’usage des substances addictives.

Ce module de compétence sur les drogues est conçu et élaboré dans le cadre de la lutte
multisectorielle contre le trafic et la consommation de drogues par le Comité Interministériel
de lutte contre la drogue (CILD/Ministère de l’Intérieur) et la Division du Contrôle Médical
Scolaire (DCMS /Ministère de l’Education nationale).

L’outil est destiné aux enseignants du premier cycle, en vue de renforcer leurs connaissances
sur les questions de drogues. Ainsi, ils pourront transmettre les bonnes informations sur les
conséquences liées à l’usage de la drogue, développer des stratégies de prévention par le biais
de leçons, d’exposés, de jeux de rôle, et autres outils d’Information, d’Education et de
Communication/Communication pour un Changement de Comportement (IEC/CCC).

Que l'équipe de rédaction trouve ici mes vives félicitations pour la qualité du travail réalisé.
Je formule le souhait de voir les enseignants du moyen faire de ce module sur les drogues un
bon usage au profit des apprenants.
Le chef de la Division du Contrôle Médical Scolaire (DCMS), au nom du
Ministère de l’Education nationale, remercie le Comité Interministériel de lutte
contre la drogue (CILD) et l’Office des Nations Unies contre les Drogues et le
Crime (ONUDC) pour leurs appuis technique et financier.
L’ensemble des rédacteurs, des personnes ressources et des structures
impliquées sont vivement remerciés pour leur contribution à la réalisation du
module sur les drogues pour le cycle moyen.
Equipe de rédaction

PRENOM NOM STRUCTURE PROFESSION F0NCTION CONTACTS


Dr Aliou Abdourahmane DIA DCMS Médecin Chef de la DCMS docalioudia@[Link]
Amadou Adama Ndiaye DCMS Inspecteur de Responsable volet andndiaye12@[Link]
l’Enseignement Pédagogie
Sokhna Aissatou WONE DCMS PEM EFS Responsable bureau wsokhnaaissatou@[Link]
Lutte contre le
Tabac et addictions
Ndeye Fatou DIALLO DCMS PEM EFS Responsable suivi- ndeyefatoudiallo5@[Link]
évaluation
Amadou Ciré BOCOUM DCMS PEM EFS Coordination des acbocoum@[Link]
IME
Aminata TRAORE DCMS PEM EFS Responsable bureau amisokh66@[Link]
SRAJ
Ndeye Fatoumata FALL SECK DCMS PES SVT Responsable Bureau fatmbs@[Link]
maladies
Ousseynou KA DCMS PEM EFS Responsable EHA ouzinka@[Link]
Tafsir Mouhamed DIOP ORCTIS Commissaire Chef de la section tafdiop@[Link]
de Police opérationnelle
Seydina Youssouf DIALLO IEF PCEMG SVT Professeur de [Link]@[Link]
Collège
Dr Mamadou Hadi DIALLO CRFPE/Dakar PES SVT Formateur SVT diallo_mamadouhadi@[Link]

Moustapha DIOUCK IA/Dakar Inspecteur de BEMSG tafjuk@[Link]


l’Enseignement
Dr Ibra DIAGNE Psychiatre Médecin Chercheur en ibradiagnepsy@[Link]
/Division Santé qualité système de
Mentale MSAS santé
Ngouda SENE CRFPE /Thiès PES SVT Formateur [Link]@[Link]

Ngondy FAYE IEF PCEMG SVT Professeur de ngondy2@[Link]


Collège
Babacar DIOUF ONUDC Sociologue Chargé de [Link]@[Link]
programme
Ameth SOUGOU CEPIAD Assistant social Conseiller en sougousougou16@[Link]
prévention
Dr Abou SY CHU FANN Médecin Psychiatre abousypsy@[Link]
addictologue
Massamba SARR CILD Adjudant de Chef de la division de sarrmass@[Link]
Police la réduction de la
demande
Oumar SARR CILD Agent de Police Adjoint au chef de la omarsarr04@[Link]
division de la
réduction de la
demande
Adama DIENE IGEF SVT Professeur Formateur adadiene2000@[Link]
d’université SVT/FASTEF
Mame Birame NIANG CEPIAD Assistant de Conseiller en santé birou90@[Link]
Recherche au communautaire
CRCF CHNU
FANN
AOC Afrique de l'Ouest et du Centre
ARN Acide ribonucléique
BAAR Bacille acido-alcoolo-résistant
CDI Consommateur de Drogues Injectables
CEPIAD Centre de prise en Charge Intégrée des Addictions de Dakar
CILD Comité Interministériel de Lutte contre la Drogue
CIM Classification Internationale des Maladies
DCMS Division de Contrôle médical scolaire
DMT Di-Méthyl-Tryptamine
DSM Diagnostic and statistical manual of mental disorders
IEC Information Education Communication
IME Inspection Médicale des Ecoles
LSD « Lyserge Saüre Diäthylamid », (Diéthylamide de l'acide Lysergique)
MDMA MéthylèneDioxy-N-Méthyl Amphétamine
MSAS Ministère de la Santé et de l’Action Sociale
OFDT Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies
OMS Organisation Mondiale de la Santé
ONG Organisation Non Gouvernementale
ONUDC Office des Nations Unies contre les Drogues et le Crime
ONUSIDA Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida
PCP Phéncyclidine
PEC Prise En Charge
PES Programme d'Echange de Seringues
PIT Primo Infection Tuberculeuse
RdR Réduction des Risques
SIDA Syndrome d'Immunodéficience Acquise
SVT Sciences de la Vie et de la Terre
TB Tuberculose
TDR Test de Dépistage Rapide
THC Tétra Hydro Cannabinol
TSO Traitement de Substitution aux Opiacés
UD Usager de Drogues
UDSEN Enquête chez les Usagers de Drogues au Sénégal
UPAM Unité de prise en charge ambulatoire de Mbour
L’usage, l’abus et le trafic de drogues constituent de véritables sources de préoccupations, en
ce sens qu’ils représentent un problème de santé publique et entraînent des conséquences
négatives multiformes, notamment dans les domaines économique, social, politique et
sécuritaire. Autrefois décrite comme un fléau propre aux pays industrialisés, l’addiction aux
drogues s’est étendue actuellement au monde entier.
À l’échelle mondiale, on estime que 205 millions de personnes consomment des drogues
illicites, dont quelque 25 millions sont dépendantes selon l’Office des Nations Unies contre la
Drogue et le Crime (ONUDC)1. L’usage de drogues est parmi les vingt principaux facteurs de
risque sanitaire à l’échelle mondiale et l’un des dix principaux dans les pays développés. Les
troubles liés à l’usage de drogues sont associés à un risque accru de survenance d’autres
problèmes de santé comme le VIH/SIDA, les hépatites, la tuberculose, le décès par surdose et
les maladies cardiovasculaires. Le Sénégal n’échappe pas à cette réalité mondiale.
Depuis longtemps, on pensait qu’au Sénégal, les problèmes d’usage de drogues concernaient
seulement l’alcool, le tabac et le cannabis, jusqu’à ce que les autorités aient pris conscience de
l’ampleur du phénomène. Notre pays quitte progressivement le statut de zone de transit (pour
la cocaïne, l’héroïne et les amphétamines), pour devenir une zone de forte consommation
(figure 1), avec de nouvelles drogues jusque-là connues des sénégalais qu’à travers les films
et documentaires.

La figure 1 illustre le fait que,


bien que les principaux
marchés de consommation
soient au nord (USA, Europe),
les pays producteurs utilisent
différentes voies de trafic, en
particulier, en Afrique. Ainsi,
ces zones d’Afrique connues
jusque-là comme lieux de
transition, sont devenues des
consommateurs.

Source : Observatoire géopolitique des drogues

Figure 1 : Filières du trafic de drogues

1
ONUDC, Rapport mondial sur les drogues 2013 (publication des Nations Unies, numéro de vente: F. [Link].6
Dans son rapport d’évaluation rapide de la situation des drogues au Sénégal en 2004-2005, le
Comité interministériel de Lutte contre la Drogue (CILD/Ministère de l’Intérieur) faisait état
de l’usage de la cocaïne/crack et de l’héroïne, ainsi que du recours à la voie intraveineuse
dans plusieurs régions du pays. Il a été constaté, qu’à partir de 2010, la consommation de
drogues a augmenté, ainsi que le marché des stupéfiants tels que l’héroïne, la cocaïne et les
barbituriques.
De plus, toutes les catégories sociales sont représentées, mais la frange jeune semble la plus
vulnérable, à cause de plusieurs facteurs endogènes (immaturité neurobiologique et psycho
affective) et exogènes (période de vulnérabilité et d’expérimentations).
L’usage de drogue dans nos écoles est une réalité et il est devenu de plus en plus
problématique. Une étude réalisée en 20072dans cinq IDEN3 de Dakar par le ministère de la
Santé et de l’Action Sociale (MSAS), en partenariat avec le Ministère de l’Education
nationale (MEN) sur un échantillon de 3107 élèves, avait montré que :
 7% ont déjà fumé du tabac ;
 4% ont déjà fumé du cannabis;
 5,9% ont bu de l’alcool ;
 5,4% ont consommé des somnifères ou des tranquillisants sans prescription médicale ;
 1,5% ont consommé d’autres drogues comme les inhalants /solvants.
Ainsi, pour lutter contre la drogue en milieu scolaire, il est important d’élaborer un référentiel
commun et cohérent pour les enseignements/apprentissages. Aussi, la formation des
professeurs, notamment ceux des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) et le partage d’une
vision commune de prévention sont des facteurs essentiels pour la mise en œuvre d’une
réponse efficace dans le cadre de la lutte contre l’usage des drogues en milieu scolaire. Elle
exige, dans un champ aussi complexe que celui des addictions, de concilier savoirs et savoir-
faire pédagogiques, qualités d’écoute, éthique et respect. Pour répondre au mieux à ces
impératifs, ce module offre aux professeurs des écoles du cycle moyen, des éléments de
réflexion et des repères pour le partage avec les apprenants.

Ce module sur les drogues est conçu et élaboré dans le cadre de la lutte multisectorielle contre
le trafic et la consommation de drogues par le CILD (ministère de l’Intérieur) et la DCMS
(ministère de l’Education nationale). L’outil est destiné aux enseignants du premier cycle, en
vue d’accroitre leurs connaissances sur les questions de drogues. Ainsi, les enseignants
pourront à leur tour, sensibiliser les élèves sur les drogues par le biais de leçons, d’exposés, de
jeux de rôle, et autres outils IEC/CCC et participer de ce fait, à la lutte contre l’usage de
drogues en milieu scolaire.
Le module est constitué de deux grandes parties
 Une partie documentaire :
2
CILD, ME-DCMS, & UNODC/GAP. (2007). Rapport de l’enquête sur l'abus des drogues en milieu scolaire,
Dakar, Sénégal.
3
Actuelles IEF
 Présentation du module
 Mode d’utilisation du module

 Une partie pédagogique :


 Ancrage dans le programme de SVT du premier cycle
 Planification des apprentissages (élaboration de la fiche pédagogique)

Renforcer les compétences des professeurs du cycle moyen sur les drogues pour la
prévention de son usage en milieu scolaire.

A l’issue de la formation, les professeurs de l’Enseignement moyen doivent être capables


de :
 connaître les drogues, leurs effets, leur mécanisme d’action, leurs modes de
consommation et leurs conséquences ;
 comprendre l'univers des drogues et des dépendances avec leur cadre réglementaire et les
modalités de préventions actuelles ;
 reconnaître un apprenant ayant une conduite addictive ;
 mettre en œuvre des stratégies de prévention sur l’usage de drogues.

Le module est articulé autour de l’acquisition de connaissances sur les drogues et la maîtrise
des pratiques de prévention.
Ainsi, l’enseignant acquiert progressivement des ressources théoriques et méthodologiques,
en vue de mettre en œuvre des stratégies d’enseignements/apprentissages pour lutter contre
l’usage et l’abus de drogues en milieu scolaire. Pour ce faire, l’enseignant doit exploiter la
partie documentaire puis la partie pédagogique.
I. GENERALITES SUR LES DROGUES

1. Historique

Les drogues naturelles ont déjà été utilisées dans l’histoire précoce des peuples pour les
clients de bien-être, les rites religieux, mais également à la production d'une intoxication et
d'une euphorie. Des cultures de pavot existaient déjà il y a 3000 à 4000 ans en Asie et
également dans l'Europe du Sud-Est. Dans les rapports antiques, il est mentionné l’utilisation
des opiacés comme médicaments contre des douleurs et des diarrhées et comme moyen
d'intoxication et de bénéfice. Toutes les cultures utilisent (ou ont utilisé) de manière
ancestrale, des substances pour un usage thérapeutique ou dans l'optique d'un état modifié de
conscience permettant oracles et divinations4.

La notion de drogue peut ainsi être utilisée et appréhendée de différentes manières, selon les
contextes (socioculturels, professionnels, légaux), la nature des effets biologiques que la
drogue induit et les rapports que le consommateur entretient avec elle.

2. Clarification des concepts

 Drogues

Une drogue est une substance d’origine naturelle, synthétique ou semi-synthétique qui, quand
elle est introduite dans l’organisme, modifie son fonctionnement physique et/ou
psychologique.5

Une drogue est un produit susceptible d’entraîner une dépendance physique et/ou psychique.

Figure1 : Cannabis Figure 2 : Héroïne Figure 3 : Ecstasy

 Substances psychoactives
Le terme de substance psychoactive (ou psychotrope) s’entend d’une substance qui,
lorsqu’elle est ingérée ou administrée, altère les processus mentaux comme les fonctions

4
Sources : …
5
OMS, 1994, Geneva, Lexocon of alcohol and drug terms.
cognitives (se rapportant à la fonction de connaissance : mémoire, langage, raisonnement,
apprentissage, perception, attention, etc.) ou l’affect6.
A noter cependant que la notion de substance psychoactive ne prend pas en compte le
caractère licite ou illicite du produit consommé ni le phénomène de dépendance pouvant
découler de leur consommation.

Figure 4 : Psychotropes. Exemple : Rivotril, Valium


 Expérimentation
L’expérimentation désigne le fait d’avoir consommé au moins une fois un produit au cours de
sa vie.
 Usage simple
L’usage simple est une consommation de substances psychoactives qui n’entraîne ni
complications pour la santé ni troubles du comportement ayant des conséquences nocives
pour soi ou pour autrui7. C’est la consommation usuelle d’un produit ou la réalisation d’un
comportement, sans qu’il ne présente un caractère pathologique.
 Usage occasionnel
L’usage occasionnel correspond à une consommation au moins une fois dans l’année.
 Usage régulier
L’usage régulier correspond à 10 usages (ou plus) de produit au cours des 30 derniers jours.
L’usage quotidien de tabac est considéré comme un usage régulier du produit.
 Usage nocif/abus
C’est une consommation qui induit (ou peut induire) des dommages de nature sanitaire,
sociale ou judiciaire. Ces dommages peuvent dépendre de contextes particuliers de
consommation (conduite automobile, grossesse, etc.) et être causés par l’usager lui-même ou
par un tiers.
Par définition, l’abus implique une répétition du comportement. On parle
indifféremment d’abus ou d’usage nocif.

6
Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Drogues et dépendances, données essentielles.
Paris : La découverte, 2005
7
Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES). Drogues et dépendance : le livre
d’information, Saint-Denis : INPES, 2006
 Usage à risque

L’usage à risque est défini par une consommation de substance pendant 12 mois, entrainant au
moins une des conséquences psychosociales suivantes :
 incapacité de remplir les obligations majeures (maison, travail, école, etc.) ;
 prise de risques (ex. conduite en état d’ivresse) ;
 transgression de la loi (problèmes judiciaires) ;
 poursuite de la consommation malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux (ex. :
disputes, bagarres).

 Addiction

Selon l'étymologie, « addictus », en latin, signifie « adonné à ». Ce terme était utilisé en droit
romain pour désigner la situation du débiteur qui, incapable de payer ses dettes, devait les
rembourser par le travail à son créancier. La définition clinique du concept d’addiction est
relativement récente.

C’est un processus selon lequel, un comportement qui permet à la fois l’éprouvé d’un plaisir
et le soulagement d’une tension interne, est répété malgré les efforts pour en réduire la
fréquence, du fait de la perte de contrôle au cours de sa réalisation, et poursuivi malgré ses
conséquences négatives8.

Ce concept d’addiction est maintenant largement adopté par la plupart des soignants, car il
permet de s’éloigner des perceptions et représentations négatives liées à l’usage de produits («
alcoolique », « toxicomane », « drogué »). Il permet également de réfléchir sur les addictions
sans produits (ou addictions comportementales) telles que l’addiction aux jeux vidéo.

Selon le DSM 4 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux), l’addiction à une
substance est un mode d’utilisation inadapté d’une substance, conduisant à une altération du
fonctionnement ou à une souffrance cliniquement significative, caractérisé par la présence de
deux (2) ou plus des manifestations suivantes, à un moment quelconque d’une période
continue de 12 mois :
1. le produit est souvent pris en quantité plus importante ou pendant une période plus
prolongée que prévue ;
2. il existe un désir persistant ou des efforts infructueux, pour diminuer ou contrôler
l’utilisation du produit ;
3. perte de temps à la recherche du produit, utiliser le produit ou récupérer de leurs effets ;
4. craving ou envie intense de consommer le produit ;
5. utilisation répétée du produit, conduisant à l’incapacité de remplir des obligations majeures
au travail, à l’école ou à la maison ;
6. utilisation du produit malgré des problèmes interpersonnels ou sociaux, persistants ou
récurrents, causés ou exacerbés par ses effets ;
7. activités sociales, occupationnelles ou récréatives importantes abandonnées ou réduites à
cause de l’utilisation du produit ;
8. utilisation répétée du produit dans des situations où cela peut être physiquement
dangereux ;

8
GOODMAN MD. Addiction: définition et implications, British Journal of Addiction. Volume 85, Numéro 11
Pages: 1385-1543, Novembre 1990 [Link]
9. utilisation poursuivie du produit, bien que la personne sache avoir un problème
psychologique ou physique persistant ou récurrent, susceptible d’avoir été causé ou exacerbé
par cette substance ;
10. tolérance à la substance définie par l’un des symptômes suivants :
 besoin de quantités notablement plus fortes du produit pour obtenir une intoxication
ou l’effet désiré ;
 effet notablement diminué en cas d’utilisation continue d’une même quantité du
produit ;
11. sevrage caractérisé par l’une ou l’autre des manifestations suivantes :
 syndrome de sevrage caractéristique du produit (cf. diagnostic du syndrome de
sevrage du produit),
 produit (ou substance proche) pris (e) pour soulager ou éviter les symptômes de
sevrage.

En fonction de la cotation, des scores sont donnés pour déterminer le niveau d’addiction :

Cotation : attribuer 1 point en cas de réponse «oui». Le score total du questionnaire est
obtenu par la somme des points aux différents items.

Score < 2 Absence d’addiction

Score de 2 à 3 Addiction légère

Score de 4 à 5 Addiction modérée

Score ≥ 6 Addiction sévère

 Dépendance

Quand il est impossible de s’abstenir de consommer. Elle associe :

 une dépendance physique qui se traduit par un phénomène de tolérance (il faut
augmenter les doses pour obtenir les mêmes effets ; ou bien l’effet de la substance
diminue en cas d'utilisation continue d'une même quantité) et un syndrome de sevrage
(signes de manque physiques et psychiques)

 une dépendance psychique (encore appelée «craving ») qui se traduit par le besoin
irrépressible de consommer.

Actuellement, il existe des critères pour évaluer l’usage de substances psychoactives qui ont
évolué suivant le concept d’addiction. Ainsi, la définition utilisée pour la dépendance dans la
CIM10 de l’OMS est que 3 ou plus des 6 critères suivants soient retrouvés dans l’année
écoulée de consommation de substances psychoactives :

 désir puissant ou compulsif d’utiliser une substance psychoactive ;


 difficultés à contrôler l’utilisation de la substance (début ou interruption de la
consommation ou niveaux d’utilisation);
 syndrome de sevrage physiologique quand le sujet diminue ou arrête la consommation
d’une substance psychoactive, comme en témoigne la survenue d’un syndrome de
sevrage caractéristique de la substance ou l’utilisation de la même substance (ou d’une
substance apparentée) pour soulager ou éviter les symptômes de sevrage ;
 mise en évidence d’une tolérance aux effets de la substance psychoactive : le sujet a
besoin d’une quantité plus importante de la substance pour obtenir l’effet désiré ;
 abandon progressif d’autres sources de plaisir et d’intérêts au profit de l’utilisation de
la substance psychoactive, et augmentation du temps consacré à se procurer la
substance, la consommer, ou récupérer de ses effets ;
 poursuite de la consommation de la substance malgré la survenue de conséquences
manifestement nocives (par exemple, atteinte hépatique due à des excès alcooliques,
épisode dépressif après une consommation importante ou altération du fonctionnement
cognitif liée à la consommation d’une substance).

En résumé il existe un continuum entre la consommation et la dépendance sous l’influence de


nombreux facteurs. On distingue l’usage (simple), l’usage à risque, l’usage nocif et la
dépendance.

Figure 5 : Continuum entre consommation et dépendance

II. MECANISMES D’ACTION DES DROGUES

L’addiction aux drogues perturbe notre dépendance naturelle. En effet, l’espèce humaine est
conçue pour être dépendante, que ce soit de la nourriture et de la boisson qu’elle ingère, de
l’air qu’elle respire, des parents, des uns et des autres dans les systèmes sociaux.

Les drogues interfèrent avec ces mécanismes de dépendance et touchent la régulation


désir/manque. Naturellement, tous les plaisirs sont régulés par une sinusoïde désir‐plaisir‐
apaisement‐manque qui s’autorégule avec les stimulants naturels du plaisir.
Le désir augmente le plaisir, trop de plaisir sature le plaisir et trop d’absence finit par
éteindre le désir.

Les drogues agissent directement sur les voies de la récompense, en faisant disparaitre la
période de latence, en maintenant indéfiniment la tension du désir, et en faisant disparaitre
l’apaisement.
Figure 6: Sinusoïde Désir-Plaisir-Apaisement-Manque

Les drogues perturbent le système de récompense en augmentant la dopamine (DA) dans une
région cérébrale appelée le nucleus accumbens. Les neurones à dopamine sont régulés par des
substances endogènes (endorphines, endocannabinoïdes, GABA, …) qui, par la stimulation de
récepteurs, augmentent la dopamine dans le but d’augmenter les motivations à reproduire les
sensations plaisantes et le bien‐être du sujet.
Plus la drogue est récompensante, plus elle est mise en mémoire pour être recherchée et
répétée.

Figure 7 : Mécanisme d’action des drogues

Enfin, les addictions aux drogues perturbent la régulation corticale. Le système de


récompense d’une personne qui n’est pas addicte aux drogues s’autorégule grâce au contrôle
cortical. La mise en mémoire envoie les informations au cortex qui analyse la valeur de
l’émotion ressentie et renforce les prises de décision, alors que chez un sujet souffrant
d’addiction, il y a perte du rétrocontrôle entre le cortex, la mémoire et le système de
récompense. Le système de récompense n’étant plus contrôlé, renforcera le comportement
addictif par la motivation et la mise en mémoire.
Figure 8 : Aspects neurobiologiques de la dépendance (le système de récompense)

III. TYPOLOGIE DES DROGUES

Il existe plusieurs types de drogues en fonction de l’origine, des effets et du statut légal.

1. Classification en fonction de l’origine de la drogue

o Naturelle : c’est la nature qui fournit la drogue (alcool, nicotine, cannabis, cocaïne)

o Semi-synthétique : on prend une substance naturelle et on la bricole chimiquement


(exemple : Morphine Héroïne (di-acylmorphine)

o Synthétique : produit condensé avec des substances chimiques (LSD, Ecstasy)

2. Classification en fonction des effets de la drogue

Il existe trois grandes catégories de drogues : les stimulants, les dépresseurs et les
hallucinogènes.

Le tableau suivant résume les effets des différents types de drogues dont certaines cumulent
plusieurs effets.
Tableau 1 : Classification des drogues en fonction de leurs effets

Classes Effets Exemples de drogues

- stimulent le système nerveux ; - Amphétamines,


- favorisent un état d’excitation ; - Méthamphétamine,
Stimulants - réduisent la fatigue ; - Cocaïne,
- induisent un sentiment d’assurance et de contrôle de - Nicotine,
soi. - Qat (Khat),
Ces effets sont souvent suivis d’épuisement, d’anxiété - Caféine,
et de dépression. - MDMA, etc.

- ralentissent l'activité du cerveau et d'autres fonctions - Alcool,


du corps ; - Benzodiazépine
Dépresseurs - soulagent la douleur ; - Opioïdes (héroïne),
- réduisent l'anxiété avec sensation de détente ; - Solvants,
- entrainent une perte d’inhibition et des retenus. - Barbituriques,
Ils peuvent avoir, à forte dose, des conséquences - Cannabis (à faibles
doses)
graves (dépression respiratoire)
- perturbent la perception de l’environnement et de la - LSD,
réalité ; - DMT,
- modifient la perception du temps et de l’espace. - Mescaline,
A long terme, ils peuvent modifier, de façon durable, - PCP,
Hallucinogènes - Kétamine,
la personnalité du consommateur qui ne peut plus
composer avec les éléments de la réalité. - Cannabis (à fortes
doses),
- Champignons,
Hallucinogènes,
- MDMA, etc.

Description de quelques exemples de drogues

a) Les stimulants (Tabac, cocaïne, …)

 Tabac :
Le Principe actif du tabac est la nicotine. Il peut être fumé
ou mastiqué. On retrouve plus de 4 000 produits
chimiques dans la composition du tabac (principalement
des gaz toxiques, des métaux toxiques, des produits
chimiques cancérigènes…).
Les effets majeurs du tabac sont entre autres :
o un plaisir,
o une relaxation,
o une concentration accrue,
o une libération de glucose,
o une augmentation de la pression artérielle, de la
respiration et du rythme cardiaque. Figure 9 : Cigarette allumée
Cas particulier : La nouvelle tendance - la chicha

Connue aussi bien sous le nom de water pipe, narguilé (narghilé) ou hooka, selon la région du
monde où l’on se trouve, la chicha est une pipe à eau permettant de fumer du tabac. Ce mode
de consommation donne le sentiment de pouvoir fumer en toute sécurité.
Or, comme le précise le rapport de l’OMS9 : « Le fumeur de pipe à eau, et la personne
exposée à la fumée passive provoquée par la pipe à eau, encourent les mêmes maladies
pulmonaires, cardiovasculaires et cancers que le fumeur de cigarette »

Le volume d’une bouffée de chicha


est 20 fois supérieur à celui pris
d’une bouffée de cigarette ; et 40
bouffées d’une seule chicha
intoxiquent autant que 2 paquets de
cigarettes.

Figure 10 : Une Chicha

 La cocaïne

Le chlorhydrate de cocaïne est une poudre blanche floconneuse


et cristalline. Elle est peu soluble dans l'eau et a une saveur
amère. Elle est obtenue à partir des feuilles de Coca (Erythroxylon).

Le crack :
Figure 11 : Cocaïne et Crack
-cocaïne + bicarbonate de soude ou
-cocaïne + ammoniaque + eau + chaleur (free base)

Les effets de la prise de cocaïne sont entre autres :


 sensation d'avoir la gorge gonflée, anesthésie du nez et des dents ainsi qu'une difficulté à
déglutir ;
 forte excitation, euphorie appelée «flash» plus intense que pour l'héroïne mais moins
que pour le crack ;
 sentiment de puissance intellectuelle (illusion de tout comprendre et d'avoir une
intelligence inconcevable) et physique (voire sexuelle) qui provoque une désinhibition;
 indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim ;
 baisse de la fatigue ; etc.

Ces effets vont laisser place ensuite à ce qu'il est commun d'appeler « descente » ou craving :
un état dépressif et une anxiété que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de
médicaments psychoactifs tels que les antidépresseurs, les anxiolytiques, les divers calmants.

9
WHO TobReg Advisory Note: Water pipe Tobacco Smoking: Health Effects, Research Needs and Recommended
Actions by Regulators, WHO study group Tobacco product Regulation, WHO, 2005, 1-20
b) Les dépresseurs (Alcool, héroïne, etc.)

 Alcool

L’alcool est une boisson contenant de l'éthanol. Sa


consommation présente un effet psychotrope et de
nombreux risques pour la santé. C'est la drogue qui
occasionne la plus forte mortalité et tue plusieurs millions
de personnes par an.
En conséquence, la plupart des pays possèdent une
législation réglementant la production, la vente et la
Figure 12 : Images de l’alcool
consommation de ces boissons et certains vont même
jusqu'à son interdiction totale.

En 1951, Pierre Fouquet proposait la définition suivante : « Il y a alcoolisme lorsqu’un


individu a, en fait, perdu la liberté de s’abstenir de boire »10. Cette définition fait de
l’alcoolisme une maladie conséquence de la dépendance.

Selon l’OMS11 (1952) « Les alcooliques sont des buveurs excessifs, dont la dépendance à
l’égard de l’alcool conduit à une consommation responsable d’un trouble mental ou physique
décelable et affectant le comportement, les relations sociales et familiales et le statut
économique du sujet ».

La dépendance est installée quand la personne ne peut plus se passer de consommer, sous
peine de souffrances psychiques et/ou physiques qui traduisent un état de manque. La
progression dans le temps est l'une des caractéristiques majeures de cette addiction. L'usage
sans dommage (appelé usage simple) précède l'usage à risque et l'usage nocif (sans
dépendance), puis enfin la dépendance. L'alcool est une substance psychoactive à l'origine de
cette dépendance, mais elle est également une substance toxique induisant des effets néfastes
sur la santé.

L'alcoolo-dépendance est à l'origine de dommages physiques, psychiques et sociaux.

Le « binge drinking » est un terme anglais utilisé pour décrire une consommation excessive
d'alcool, en une seule occasion, dans un contexte festif, par une population jeune (adolescents
et jeunes adultes).

10
FOUQUET P. Lettres aux alcooliques. Presses Universitaires de France (1956)
11
Définitions de l’alcoolisme. Cours de psychiatrie. 13 octobre 2012. [Link]/toxicomanies
Les effets à long terme de la consommation d’alcool sont :

 Baisse des globules rouges conduisant à l’anémie ;


 Cicatrisation plus lente des blessures et autres maladies ;
 Dommage cérébral : perte de mémoire, trous noirs, baisse de la vue,
troubles de la parole, diminution de la motricité ;
 Augmentation du risque d’hypertension artérielle ;
 Durcissement des artères, et maladies cardiaques ;
 Cirrhose du foie, jaunisse, diabètes ;
 Dysfonctionnement du système immunitaire ;
 Ulcères d’estomac, hémorragie, gastrite ;
 Carence en thiamine (et autres) ;
 Atrophie testiculaire et ovarienne ;
 Dommage fœtal pendant la grossesse.

Figure 13 : Intoxication aiguë à l’alcool


Héroïne

L’héroïne (diacétylmorphine) est un opiacé semi-


synthétique obtenu à partir de la morphine. Elle
appartient à la famille des opiacés de même que la
méthadone, le buprénorphine, etc.
L’héroïne se présente sous différentes formes (granulée,
caillou ou poudre fine) et différentes couleurs (brune,
Figure 14 : Héroïne beige, grise, blanche ou rosâtre).

Les effets recherchés de l’héroïne par les consommateurs de drogues sont :


 d’apaiser la douleur morale (tristesse, angoisse),
 de calmer la douleur physique (action antalgique).
 de sentir un bien-être et une euphorie tout en restant lucide avec un sentiment de confiance
en soi, de calme, d'apaisement et de désinhibition.

c) Les hallucinogènes (Cannabis à fortes doses, Kétamine)

 Cannabis

- Appelé chanvre indien, « yambaa » ou marijuana, le cannabis est l’une des drogues les
plus consommées par les jeunes, du fait de sa disponibilité et de son prix. Le cannabis est
la drogue la plus utilisée au Sénégal. Selon le rapport de l’ONUDC (année à préciser), le
Sénégal est le troisième pays producteur de cannabis de l’Afrique de l’Ouest derrière le
Nigéria et le Ghana.

- Le Cannabis est une plante dont le principe actif est le delta 9 THC (Tétra
Hydrocannabinol). Il peut être fumé comme une cigarette ou dans une pipe, infusé comme
du thé ou mélangé à la nourriture.

- Les principaux effets du cannabis sont :


 une relaxation,
 une augmentation de l’appétit,
 une bouche sèche,
 une perception modifiée du temps,
 des hallucinations,
 des sauts d’humeur,
 des yeux injectés de sang (yeux rouges),
 des troubles de la mémoire,
 une réduction des nausées,
 une augmentation de la pression artérielle,
 une réduction de la capacité cognitive, Figure 15 : Cannabis
 des idées paranoïaques,
 Etc.

NB : le cannabis à faible dose est considéré comme un dépresseur du système


nerveux alors qu’à forte dose, il est un perturbateur du système nerveux
3. Classification en fonction du statut légal

Le statut légal des drogues est défini par les conventions internationales12. Les pays
s’inspirent de ces conventions internationales pour légiférer sur le statut légal ou illégal de
chaque drogue.

 Drogues licites :

En accord avec la loi, ce sont des drogues que l’on peut consommer, acheter et vendre sans
être embêté par la loi, à quelques restrictions près. Il y en a trois : l’alcool, le tabac et les
médicaments. Il existe quand même, quelques réglementations :

- l’alcool : les mineurs n’ont pas le droit d’en acheter, il y a un certain taux à ne pas
dépasser sur la voie publique.

- le tabac : interdiction de fumer dans les lieux publics et ouverts au public (établissements
scolaires hôpitaux restaurants…) interdiction de vente aux alentours des écoles sur un
rayon de 200 m (Cf. article 16 de la loi antitabac 2014 du 28 mars 2014).

- les médicaments : tous ceux qui peuvent être assimilés à des drogues sont les
psychotropes. Ce sont des médicaments qui sont listés. Pour se les procurer, il faut un avis
médical.

 Drogues illicites :

Il s’agit de toutes les autres drogues qui ne sont pas sur la liste des drogues licites. Nul n’a le
droit d’en vendre, d’en acheter ou d’en consommer sans tomber sous le coup de la loi. Ces
produits sont considérés comme des stupéfiants.

Le concept de drogues dures/douces est à bannir.


C’est l’usage qui fait la différence et non la substance en elle-même.

12
Les conventions de 1961, 1971 et 1988 qui répartissent les stupéfiants et les substances psychotropes selon
les tableaux de 1 à 4.
IV. MODES DE CONSOMMATION DES DROGUES

Il existe différentes façons de consommer les drogues ; bien souvent cela est lié à la
substance.

Tableau 2 : Modes de consommation des drogues13

Modes de consommation Description Exemples de drogues

Injection - Essentiellement - Héroïne


intraveineuse, parfois intra - Cocaïne.
musculaire.
- Le temps d'apparition des
effets est très court (moins
d'une minute)
Sniff/Inhalation - La substance est introduite - Héroïne
par le nez. - Cocaïne.
- Les effets apparaissent en -Diluants
quelques minutes et la
montée de ces effets est
progressive.
Fumer - Le produit est brûlé et la - Cannabis,
fumée produite est absorbée - Tabac
par la bouche ou par le nez. - Crack,
- Les effets sont aussi rapides - Héroïne
que pour l'injection.

Ingestion - C'est le fait d'introduire la - Alcool,


substance par la bouche. - Champignons,
- les effets mettent jusqu' à - Cannabis,
quelques heures pour - Ecstasy,
apparaître et dépendent de - LSD,
plusieurs facteurs (quantité -Médicaments
de principe actif, à jeûn ou détournés de leur usage.
non, etc.).

V. CONSEQUENCES DE L’USAGE DE DROGUES

Nombreux sont les jeunes qui, par curiosité, essaient une fois une substance psychoactive ou
en consomment occasionnellement et n’en subissent pas de conséquences négatives
apparentes à court terme. Cependant, cet usage de substances psychoactives peut avoir des
conséquences visibles à long terme.

13
CNLS, GUIDE PRATIQUE DE PRISE EN CHARGE DES CONSOMMATEURS DE DROGUES INJECTABLES AU
SENEGAL, 2017-2018
1. Conséquences sanitaires :
La consommation de drogues est associée à toute une série de conséquences néfastes pour la
santé : cela va des dommages corporels aux problèmes de santé chronique, comme la
dépendance, les maladies cardiovasculaires, le VIH, l’hépatite C , différents cancers,
Hypertension, maladies du foie, du système nerveux (troubles psychiques, anxiété,
dépression, troubles du comportement, …), cancers.
La dépendance aux drogues est considérée comme une maladie du cerveau.

2. Conséquences scolaires et sociales :


L’usage des drogues a des conséquences physiques, psychosociales et des coûts en soins de
santé. Il a aussi des coûts élevés sur le plan social, éducatif, et de la justice pénale.
La consommation de substances psychoactives, en particulier la consommation nocive, peut
affecter le bien-être d’une jeune personne, et elle est clairement liée à l’échec scolaire (par ex.
altération des fonctions cognitives, baisse des performances scolaires, absentéisme et
abandons précoces) (Arthur et al., 2015), perte du contrôle de soi, absentéisme, baisse des
performances scolaires, décrochage, accident de la voie publique, comportements violents
(vols, agressions, harcèlements sexuels, viols, etc.), insécurité, destruction des liens sociétaux
et familiaux, causant la misère aux parents et proches…

3. Conséquences économiques :
Aucune société n'est viable si elle ne contrôle pas l'utilisation des ressources humaines et
naturelles. Or concernant les drogues, le consommateur « attaché14 » au produit n'est plus
une force productive. L’usage de la drogue entraine une perte de productivité, qui fait peser
un poids économique considérable sur la société.
L’usage de la drogue ruine les ressources, favorise la déperdition scolaire et compromet les
opportunités d’emploi (chômage, baisse de productivité, etc.)

4. Conséquences juridiques
La détention, l’usage et le trafic de drogues illicites exposent à des sanctions pénales prévues
par le code des drogues. (Cf. code des drogues)15

VI. PREVENTION DES DROGUES EN MILIEU SCOLAIRE

Les programmes de prévention peuvent être mis en œuvre dans différents milieux : par
exemple, à l'école, dans les collectivités territoriales et dans les familles. Étant donné que les
jeunes passent une bonne partie de leur journée à l'école, le milieu scolaire constitue un
environnement idéal pour la réalisation de programmes visant à réduire, voire à éliminer, à la
fois le risque d'un usage précoce de drogues et le risque de comportements délinquants futurs.
C'est à l'école que les jeunes ont l'opportunité d'adopter des comportements favorables pour
prévenir et réduire la consommation de drogues.

« Accompagner l’enfant d’aujourd’hui pour qu’il devienne


l’adulte épanoui et responsable de demain. »

14
Le terne « attaché» est utilisé pour remplacer le terne anglais « addicted », il reflète la dépendance à un
produit
15
Loi n° 97-18 du 1er décembre 1997 portant code des drogues au Sénégal et ses décrets d’application.
Le dépistage précoce de l’usage des drogues chez les apprenants incombe aussi bien aux
parents, aux acteurs de l’école qu’à la communauté.

1. Rôle de l’école :

L’intervention du secteur de l’Education est plus efficace dans le cadre d’une stratégie
intégrée à long terme de prévention et de lutte contre la consommation de drogues. L’école
doit intégrer dans les enseignements-apprentissages les thématiques de la drogue dans tous les
ordres d’enseignement et l’étendre et à toutes les disciplines. Parallèlement, les activités péri
et para scolaires pourront participer à mieux sensibiliser les apprenants sur les méfaits de la
drogue.

Il existe des pratiques plus ou moins efficaces en matière de prévention :

Pratiques moins efficaces :

 Les programmes basés sur la dissémination de l'information qui consistent principalement


à renseigner les jeunes sur les drogues et leurs effets ;

 Les programmes axés sur la peur qui mettent l'accent sur les risques associés à l'usage de
drogues ;

 Les programmes qui font appel à la morale en soulignant le fait que l'usage de drogues est
moralement répréhensible ;

 Les programmes basés sur une éducation émotionnelle.

Pratiques plus efficaces :

 Les approches qui incluent un apprentissage permettant aux jeunes d'acquérir des
aptitudes spécifiques pour résister aux pressions sociales, allant de paire avec une
formation générale en habiletés sociales ;

 les comportements des jeunes face à l'usage d'alcool et d'autres substances sont fortement
influencés par le contexte social, par des besoins biologiques et affectifs, par des pressions
réelles et imaginaires exercées par les pairs ou les autres.

Les programmes axés sur le développement de compétences psychosociales fonctionnent


mieux que ceux qui se limitent à l'apprentissage d'aptitudes à la résistance. Il faut mentionner
aussi ceux qui visent les influences sociales et considèrent que les jeunes commencent à
consommer de la drogue parce qu'ils se soucient de leur propre image ou se soumettent aux
pressions de leur entourage.

Les personnes qui administrent le programme doivent s'impliquer, le centrer sur les élèves, et
utiliser des méthodes interactives. Les jeunes sont réceptifs à des informations sur la
prévention de l'usage de drogues dans la mesure où elles sont pertinentes, honnêtes et
transmises par des personnes crédibles.

Enfin, il faut souligner que des interventions efficaces de prévention de drogues en milieu
scolaire sont souvent mises en œuvre dans le cadre d'approches intégrées plus globales
(impliquant les familles, les groupes de pairs et les communautés).
2. Rôle des parents et de la communauté :

Les parents doivent engager un dialogue interactif permanent avec leur(s) enfant(s), sans
dramatisation ni banalisation et à demander une aide extérieure si nécessaire.

La lutte contre la drogue nécessite un engagement fort de la communauté. Elle doit dérouler
des activités de communication pour un changement de comportement (sensibilisation,
causerie, fora, etc.)

Il est de la responsabilité de la communauté de jouer le rôle de veille et d’alerte et de rappeler


aux adolescents les différentes lois et sanctions liées à la détention, à l’usage et au trafic de
drogues.

3. Prise en charge

- Orientation des apprenants vers les structures dédiées (IME, CEPIAD, UPAM16, , etc.)

- Suivi et accompagnement des cas (problématiques) pour une réinsertion scolaire et


sociale.

16
Unité de prise en charge ambulatoire de Mbour
I. ANCRAGE DE LA PROBLEMATIQUE DE LA DROGUE DANS LE
PROGRAMME DE SVT DU PREMIER CYCLE
L’ancrage de la lutte contre l’usage de la drogue dans les programmes de SVT au premier
cycle est manifeste à plusieurs (6) niveaux dont voici la certitude illustrée par des extraits de
ce programme.
1. Au niveau de la préface :
« La mise en œuvre de ce programme exige une nouvelle posture chez les professeurs de
SVT, posture qui privilégie un enseignement selon les méthodes actives favorisant la
construction du savoir par l’élève lui-même (sous l’impulsion indispensable de son
professeur), et l’autonomisation progressive de l’élève.
Pour aider le professeur dans sa noble et exaltante mission, le programme propose un grand
nombre d’activités possibles, chacune en rapport avec une (ou plusieurs) des compétences
visées. Dès lors, j’invite les professeurs et leurs différents partenaires à faire preuve
d’initiative et de capacité d’adaptation en fonction des contextes socio-éducatifs dans
lesquels ils exercent. » Le Ministre de l’Education nationale.
2. Au niveau des finalités de l’éducation

 D’abord, dans la loi 91-22 du 16 février 1991 notamment :


Article 1er :
-« L’Éducation nationale… tend :
1. à préparer les conditions d’un développement intégral, assumé par la nation toute entière :
elle a pour but de former des hommes et des femmes capables de travailler efficacement à la
construction du pays ; elle porte un intérêt particulier aux problèmes économiques, sociaux et
culturels rencontrés par le Sénégal dans son effort de développement et elle garde un souci
constant de mettre les formations qu’elle dispense en relation avec ses problèmes et leurs
solutions.
3. à élever le niveau culturel de la population : elle permet aux hommes et aux femmes qu’elle
forme d’acquérir les connaissances nécessaires à leur insertion harmonieuse dans la
communauté et à leur participation active à la vie de la nation ; elle leur fournit les
instruments de réflexion, leur permettant d’exercer un jugement.

Article 2

L’Éducation nationale contribue à faire acquérir la capacité de transformer le milieu et la


société et aide chacun à épanouir ses potentialités :
1. en assurant une formation qui lie l’école à la vie ;
2. en adaptant ses contenus, objectifs et méthodes aux besoins spécifiques des enseignés, en
fonction des âges, des étapes de l’enseignement, des filières les plus aptes à l’épanouissement
optimal de leurs possibilités.

 Ensuite, au niveau de la lettre de politique générale de janvier 2005, pour le


secteur de l’Education et de la Formation :
Elle affirme, entre autres :
« … Au niveau moyen, les objectifs sont de relever le niveau de connaissances, d’aptitudes et
de compétences nécessaires pour l’amélioration des performances des élèves, pour permettre
leur intégration dans les cycles supérieurs de l’enseignement général, professionnel et
technique…
-La qualité dans l’éducation formelle et non formelle fera l’objet d’une attention particulière
durant les prochaines années. Cette qualité sera développée en s’appuyant sur :
-l’institutionnalisation et l’optimisation des différentes fonctions de l’évaluation
-la réforme du curriculum fondé sur l’entrée par les compétences afin d’orienter les
activités d’apprentissage sur un ensemble de savoirs, de savoir-faire et de savoir- être intégrés,
significatifs et nécessaires pour la résolution des problèmes scolaires et ceux de la vie
courante. »

3- Au niveau du référentiel de compétences en SVT dans l’enseignement moyen général

Le référentiel de compétences en SVT dans l’enseignement moyen comprend six tableaux.


Les deux premiers tableaux sont relatifs aux compétences éducatives (développement
personnel et social, métier d’élève), les quatre autres sont relatifs aux compétences
méthodologiques (s’informer, réaliser, raisonner, communiquer).
Les activités proposées dans le programme concernent les compétences méthodologiques.
L’installation des compétences éducatives assimilables au savoir-être, est plus complexe et
leur évaluation n’est pas toujours réalisable en classe.
Les quatre tableaux de compétences éducatives et méthodologiques suivants sont relatifs à ce
sujet :
Tableau 1

COMPETENCES RELATIVES AU
6ème 5ème 4ème 3ème
DEVELOPPEMENT PERSONNEL ET SOCIAL
1- Etre attentif : Orienter son attention vers une cible X X X X
2- Etre rigoureux : Appliquer le principe de rigueur X X
3- Avoir un esprit critique et de doute. X X
4- Respecter autrui X X X
5- Avoir confiance en soi. X X X
6- S’ouvrir aux autres. X X X
7- Accepter une argumentation fondée. X X
8- Etre curieux, se questionner. X X
9- Rechercher des explications X X
10- Avoir le sens des responsabilités : respecter le matériel, les X X
règles d’hygiène (nettoyer et ranger)

Tableau 2

COMPETENCES RELATIVES A LA PRATIQUE DU


6ème 5ème 4ème 3ème
RAISONNEMENT SCIENTIFIQUE : RAISONNER
1- Décrire une situation problématique X X X
2- Identifier un problème X X X
3- Formuler un problème X X X
4- Formuler des hypothèses X X X X
5- Concevoir des moyens de tester les hypothèses (expériences, X X X X
analyse documentaire…)
6- Confronter les résultats d’une expérience, d’une recherche X X X X
documentaire, ou d’une enquête, avec une hypothèse formulée.
7- Interpréter des résultats X X X
8- Tirer une conclusion X X X X
9- Mettre en relation des informations pour expliquer un phénomène, X X X
un fait
10- Classer selon des critères X X
11- Investir ses connaissances pour résoudre un problème X X
12- Mettre en relation des données d’un graphique ou d’un tableau X X
13- Mettre en relation des résultats d’expériences X X
14- Appliquer la notion de témoin à une expérience X X X X
15- Exploiter des résultats expérimentaux pour formuler une X X X X
hypothèse
16- Effectuer une synthèse X X X
Tableau 3

COMPETENCES RELATIVES A LA RECHERCHE ET


AU TRAITEME NT DE L’INFORMATION : 6ème 5ème 4ème 3ème
S’INFORMER
1- à partir d’un discours oral X X
2- à partir d’un support numérique X X X X
3- à partir d’un texte scientifique X X X X
4- à partir d’un film, d’une photo, d’une diapositive… X X
5- à partir d’un tableau X X X
6- à partir d’observations sur le terrain X X X
7- à partir d’observations d’élevage et de cultures X X
8- à partir d’un dessin ou d’un schéma X X
9- à partir de coupures de presse X X
10- à partir d’une expérience X X X X
11- à partir d’une carte, d’un plan, d’un matériel biologique ou X X X X
géologique
12- à partir d’un graphique X X
13- à partir d’une recherche documentaire effectuée par soi- même X X
14-à partir d’un vidéogramme, du Net X X X X

Tableau 4

COMPETENCES RELATIVES A LA
6ème 5ème 4ème 3ème
COMMUNICATION : COMMUNIQUER
1- Echanger des informations orales : formuler une question,
X X
répondre à une question
2- Faire un résumé ou un commentaire X X
3- Présenter des données sous la forme d’un tableau X
4- Traduire une observation par un texte, un dessin, un croquis, un
X X
schéma…
5- Rédiger un compte rendu simple, un exposé X X X
6- Présenter des données sous la forme d’un schéma fonctionnel,
X X X X
d’un graphique (courbes, histogrammes, cycle…)
7- Exprimer son opinion X X X
8- Présenter un exposé X X X

NB : L’emplacement des croix représente les classes dans lesquelles la compétence doit être
installée. Cependant, toute compétence installée dans une classe peut être évaluée dans les
classes suivantes. Ainsi, en fin d’année de la classe de troisième, l’évaluation des
compétences peut porter sur n’importe quelle compétence installée dans le cycle.
4. Au niveau des méthodes d’enseignement et d’apprentissage
« Concernant le présent programme conçu selon l’approche par les compétences, plusieurs
logiques sous-tendent les méthodes d’enseignement et d’apprentissage suggérées. Parmi ces
dites logiques :
- La priorité accordée au développement personnel et social de l’élève ;
- Le souci de développer chez l’élève des compétences liées au « métier d’élève » ;
- La centralité de l’élève dans toutes les activités ;
- La reconnaissance du droit à l’erreur lors des activités d’enseignement et d’apprentissage ;
- La valorisation de la diversité culturelle des élèves et de leur vécu ;
- La prise en compte des représentations des élèves ;
- Le recours au travail collaboratif et aux interactions entre pairs ;
- L’acquisition et le renforcement de véritables compétences relatives à l’information, à la
communication, au raisonnement scientifique et à la réalisation. »
- La possibilité pour l’apprenant de transférer ses acquis dans des situations nouvelles,
inédites, différentes des situations d’apprentissages, pour résoudre un problème donné, en
rapport avec les compétences visées dans le programme.

Le professeur de SVT devra prendre en compte de telles logiques dans les méthodes
d’enseignement et d’apprentissage ; ce qui exige qu’il soit un médiateur, un animateur, un
stimulateur, un accompagnateur et qu’il utilise davantage les méthodes actives que les
méthodes traditionnelles. Pour ce faire, le professeur privilégie :
-les méthodes incitatives ;
-les méthodes appropriatives.
A cet effet, le programme propose des situations d’apprentissage caractérisées par des
activités qui devraient permettre à l’élève de construire par lui-même son propre savoir.

Le professeur de SVT pourra, chaque fois que nécessaire, proposer des activités préparatoires,
afin de mettre l’élève en situation de recherches, de productions, d’évaluation, d’intégration…
Toutes ces considérations montrent que parmi les trois « modèles » d’enseignement d’Astolfi
(1993) que sont la transmission, le conditionnement et le constructivisme, le présent
programme préconise de privilégier le constructivisme qu’il retient comme son modèle
théorique de référence.

5. Au niveau des thèmes


Dans le programme de SVT du premier cycle (classe de troisième), les thèmes dans lesquels
la problématique de la drogue est évoquée sont les trois suivants :
Thème 1 : Fonctions de relation
Thème 2 : Fonctions de nutrition
Thème 3 : Immunité /dysfonctionnement du système immunitaire/cas de l’infection au
VIH/SIDA
6. Au niveau des leçons et séquences

THEME N° 1 : FONCTIONS DE RELATION (12 heures)

Leçon N°1 : Le fonctionnement du système nerveux (8h)


COMPETENCES SEQUENCES CONTENUS ACTIVITES

S’informer : 3- Hygiène du système Surmenage, Identifier, à partir de textes,


nerveux d’enquêtes, spots publicitaires les
Extraire des informations Alcoolisme, méfaits des substances nocives, de
de documents. la fatigue et du stress dans le
Tabagisme,
fonctionnement du système
Drogues (cana bis, nerveux (I)
héroïne, cocaïne…).

Excitants

S’informer : Sommeil A partir de documents relatifs à


l’hygiène du système nerveux,
Extraire des informations Sport relever les comportements à
de documents adopter pour le bon fonctionnement
Alimentation saine et
équilibrée du système nerveux (I)

THEME N°2 : FONCTIONS DE NUTRITION (24 heures)

Leçon N°3 : La respiration chez l’espèce humaine (08 heures)


COMPETENCES SEQUENCES NOTIONS ACTIVITES

S’informer : 5- Les effets du tabac et Tabagisme, goudron, Comparer chez des fumeurs et des
de la pollution de l’air nicotine, cancer, non fumeurs, l’état de santé général,
Saisir des informations à sur la respiration et la allergies, monoxyde les organes respiratoires, à partir de
partir de d’observations santé de carbone photos et de résultats d’enquêtes, (I)
du réel, de photos et de
résultats d’enquêtes

Communiquer : Echanger entre pairs sur les méfaits


du tabac(C).
Exprimer son opinion

Raisonner : En déduire l’attitude à adopter vis à


vis du tabac (Ra).
Mettre en relation des
données pour tirer une
conclusion

Raisonner : Relier, à partir de données, la


Mettre en relation des fréquence de certaines maladies
données pour expliquer respiratoires à la pollution de l’air
un fait. (Ra)
Communiquer :
Exprimer son opinion 6- Comment assurer le Hygiène respiratoire Echanger entre pairs pour proposer
bon fonctionnement de les attitudes à adopter afin d’assurer
l’appareil respiratoire ? Individuelle le bon fonctionnement de l’appareil
Collective respiratoire (C)

THEME N°3 : IMMUNITE/DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTEME


IMMUNITAIRE/CAS DE L’INFECTION AU VIH/SIDA (Durée : 22 heures)

Leçon N° 11 : Dysfonctionnement du système immunitaire : cas de l’infection au VIH/SIDA (4


heures)
COMPETENCES SEQUENCES NOTIONS ACTIVITES

S’informer : 2- La transmission et Transmission, Rechercher, à partir d’enquêtes et


les moyens de de documents les modes de
Saisir des informations à prévention Prévention transmission et les méthodes de
partir de documents prévention (I)
.

Communiquer : Transmission, Présenter les résultats sous forme


d’exposé (C)
S’exprimer par un Prévention
exposé

II. PLANIFICATION DES APPRENTISSAGES (ELABORATION DE


LA FICHE PEDAGOGIQUE)
Il s’agit de présenter des séquences pédagogiques dans trois leçons différentes. Les supports
pédagogiques indiqués sont numérotés (de 1 à 12). Ils sont essentiellement extraits de la partie
documentaire du module.
1-THEME 1 : FONCTION DE RELATION
LECON 1 : Le fonctionnement du système nerveux
Compétences Objectifs Séquences Activités Supports Activités de Durée
spécifiques du l’élève
professeur
S’informer : -Préciser la 3. -Mise à -Documents - Rappel la A
extraire des nature de Hygiène disposition relatifs aux nature de déterminer
informations l’information du des méfaits des l’information par le
(méfaits des -Identifier les système documents substances -Identification professeur
substances sources nerveux - nocives, de la des sources de SVT
nocives, de la d’information Formulation fatigue et du d’information
fatigue et du -Repérer les de stress dans le -Elaboration
stress dans le informations, consignes fonctionnement d’un
fonctionnement - Relever les -Suivi de du système questionnaire
du système informations l’exécution nerveux : -
nerveux) -Récapituler des Support 1 : Administration
d’enquêtes et de les consignes Classification d’un
documents informations des drogues questionnaire
(textes, -Concevoir selon leurs -Exploitation
photographies, un effets ; des documents
tableaux, questionnaire support 2 : -Production de
courbes…) d’enquête Méfaits de la résumé sur les
-Mettre en drogue méfaits des
œuvre le Support 3 : substances
questionnaire Fiche méthode nocives
-Exploiter les d’enquête
résultats -Questionnaire
d’enquête :
-Résultats de
l’enquête

S’informer : -Préciser la -Mise à Photographies,- Rappel de la A


extraire des nature de disposition textes, films nature de déterminer
informations(les l’information des relatifs aux l’information par le
comportements -Identifier les documents comportements recherchée professeur
à adopter pour sources - à adopter pour-Identification de SVT
le bon d’information Formulation le bon des sources
fonctionnement -Repérer les de fonctionnementd’information
du système informations, consignes du système -Exploitation
nerveux) de - Relever les -Suivi de nerveux des documents
documents informations l’exécution - Production de
(photographies, -Récapituler des support 4 : résumé sur les
textes, films) les consignes Facteurs de comportements
informations risques de la à adopter pour
consommation le bon
de drogue fonctionnement
support 5 : du système
Tableau nerveux
comparatif
des facteurs
de risques et
facteurs de
protection

2-THEME 2 : FONCTIONS DE NUTRITION


LECON 3: La respiration chez l’espèce humaine

Compétences Objectifs Séquences Activités Supports Activités de Duré


spécifiques du l’élève e
professe
ur
S’informer : -Préciser la 5. Effets du -Mise à Photographie - Rappel la A
saisir des nature de tabac et la de la dispositio s, textes, nature de déter
informations à l’informatio pollution de n des films relatifs l’information mine
partir n l’air sur la document aux méfaits - r par
d’observation -Identifier respiration et la s du tabac (voir Identification le
du réel, de les sources santé - Support 3 : des sources profe
photos et de d’informatio Formulati Fiche d’informatio sseur
résultats n on de méthode n de
d’enquêtes -Repérer les consignes d’enquête; -Elaboration SVT
information -Suivi de Support 6 : d’un
s, l’exécutio Une questionnaire
- Relever les n des cigarette -
information consignes allumée; Administrati
s Support 7 : on d’un
-Récapituler Effets du questionnaire
les tabac sur les -Exploitation
information capacités des
s respiratoires documents
Support 8 : -Production
Evolution de de tableau
la mortalité comparatif
liée au tabac sur l’état de
au niveau santé et les
mondial organes
Support 9 : respiratoires
Composants d’un fumeur
toxiques du et d’un non-
tabac fumeur
-Résultats de
l’enquête
Communique -Décrire les -Mise à Photographie - Présentation A
r : exprimer méfaits du dispositio s, textes, des méfaits déter
son opinion tabac sur la n des films relatifs du tabac sur mine
respiration document aux méfaits la santé r par
-Ecouter ses s du tabac (voir - Discussion le
pairs - Support 6 : - profe
- Formulati Une Stabilisation sseur
Argumenter on de cigarette des de
une opinion consignes allumée ; arguments SVT
-Accepter -Suivi de Support 7 :
des l’exécutio Effets du
arguments n des tabac sur les
fondés consignes capacités
respiratoires
Support 8 :
Evolution de
la mortalité
liée au tabac
au niveau
mondial et
Support 9 :
Composants
toxiques du
tabac)
Raisonner : -Décrire les Photographie -Exploitation
mettre en méfaits du s, textes, de A
relation des tabac sur la films, documents, déter
données pour respiration tableaux, -Mise en mine
tirer une -Expliquer graphiques relation des r par
conclusion les relatifs aux méfaits du le
arguments méfaits du tabac et les profe
fondés tabac (voir arguments sseur
-Tirer une Support 6 : fondés pour de
conclusion Une déterminer SVT
quant à cigarette l’attitude à
l’attitude à allumée ; adopter vis-à-
adopter vis Support 7 : vis du tabac
à vis du Effets du
tabac tabac sur les
capacités
respiratoires
Support 8 :
Evolution de
la mortalité
liée au tabac
au niveau
mondial
Support 9 :
Composants
toxiques du
tabac

[Link] 3 : IMMUNITE/DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTEME


IMMUNITAIRE/CAS DE L’INFECTION AU VIH/SIDA
LECON 11 : DYSFONCTIONNEMENT DU SYSTEME IMMUNITAIRE/CAS DE
L’INFECTION AU VIH/SIDA
Compétences Objectifs Séquences Activités Supports Activités de Durée
spécifiques du l’élève
professeur
S’informer : -Préciser la 2. Transmission et -Mise à textes, - Rappel de la A
saisir des nature de moyens de disposition photographies, nature des déterminer
informations l’information prévention des films (voir informations par le
(modes de recherchée documents Support 10 : recherchées professeur
transmission, -Identifier - Mode de -Identification de SVT
méthodes de les sources Formulation consommation des sources
prévention) à des de des drogues d’information
partir d’enquêtes informations consignes par injection -Elaboration
et de documents -Concevoir -Suivi de Support 11 : d’un
(textes, un l’exécution Rapports questionnaire
photographies, questionnaire des entre l’usage -
films) d’enquête consignes de la drogue Administration
-Mettre en et la d’un
œuvre le transmission questionnaire
questionnaire du VIH/SIDA -Exploitation
-Exploiter Support 12: des documents
les résultats importance de -Production de
la prévention résumé sur les
modes de
transmission et
méthodes de
prévention de
l’infection au
VIH/SIDA
Communiquer : -Décrire les Mise à textes, -Rédaction A
s’exprimer par modes de disposition Photographies, d’un exposé déterminer
un exposé transmission des films relatifs sur les modes par le
et les documents aux modes de de professeur
moyens de - transmission et transmission et de SVT
prévention Formulation aux méthodes les méthodes
-Rédiger un de de prévention de prévention
exposé consignes (voir -Présentation
-Présenter un -Suivi de Support 10 : de l’exposé
exposé l’exécution Mode de
des consommation
consignes des drogues
injectables
Support 11 :
Rapports
entre l’usage
de la drogue
et la
transmission
du
VIH/SIDA
Support 12:
Importance
de la
prévention

SUPPORTS PEDAGOGIQUES

Support 1 : Classification des drogues selon leurs effets


Stimulants Dépresseurs Hallucinogènes (ou
perturbateurs)
Effets - Stimulent le système - ralentissement de - perturbent la perception
- favorisent un état d’excitation l’activité du cerveau et de l’environnement et de la
- réduisent la fatigue d’autres fonctions du réalité
- induisent un sentiment corps - modifient la perception
d’assurance et de contrôle de soi - soulagent la douleur du temps et de l’espace
Ces effets sont souvent suivis - réduisent l’anxiété avec A long terme, ils peuvent
d’épuisement, d’anxiété et de sensation de détente modifier la personnalité de
N° de l’étape Ce que tu dois faire. Comment tu dois procéder

dépression - entrainent une perte façon durable du


d’inhibition et de retenue consommateur qui ne peut
Ils peuvent avoir, à forte plus composer avec les
dose, des conséquences éléments de la réalité
graves (dépression
respiratoire)
Produits - Stimulants mineurs : café, tabac, - Alcool - Cannabis (forte
boissons énergétiques, cola, etc. - Cannabis (faible consommation)
- Stimulants majeurs : cocaïne et consommation) - Solvants et colles
crack, amphétamines et dérivés, - Opiacés : opium, - Anesthésiques volatils
MDMA (ecstasy, etc.) codéine, héroïne, - LSD, champignons,
- Anorexigènes morphine, méthadone, plantes (datura), kétamine,
- Stimulants de l’humeur et buprénorphine, tramadol, MDMA (aussi stimulant)
antidépresseurs etc.
- Anesthésiants,
antalgiques,
tranquillisants,
somnifères, GHB,
benzodiazépines,
barbituriques

Support 2 : Méfaits de la drogue


1. Délimiter le sujet.  Tu réfléchis au sujet de
l’enquête afin d’éliminer les
aspects hors- sujet.
 Tu envisages ce que tu
souhaites savoir sur le thème
de l’enquête et tu rédiges des
questions simples mais
précises qui guideront la
recherche des informations.

2. Poser les questions  Tu vérifies des faits au travers


essentielles. d’observations, du
questionnement de différentes
personnes. Tu consultes les
livres, les revues et certains
sites qui traitent du sujet.
 Tu prends des notes à tout
moment ou tu fais des copies.
3 Rechercher des indices.  Tu réunis l’ensemble des
informations reçues et tu les
classes.
4 Constituer un dossier  Tu sélectionnes dans le dossier
ce qui est vraiment utile et
considéré comme des éléments
de réponses.
5 Présenter des résultats.  Tu rédiges un compte rendu
bien structuré faisant
apparaître clairement :
l’introduction, la méthode de
travail suivie, les problèmes
rencontrés (et éventuellement
les solutions apportées) les
principaux résultats obtenus, et
en fin la conclusion.
Support 3 : Fiche Méthode d’enquête
Support 4 : Facteurs de risque de la consommation de drogues

Support 5 : Tableau comparatif des facteurs de risque et Facteurs de protection


Support 6 : Une cigarette allumée

Support 7 : Effets du tabac sur les capacités respiratoires

Support 8 : Evolution de la mortalité liée au tabac au niveau mondial


Support 9 : Composants toxiques du Tabac

Support 10 : Mode de consommation de drogues par injection (IV, IM, SC)


Support 11 : Rapport entre l’usage de la drogue et la transmission du VIH/SIDA au
Sénégal

Support 12 : Importance de la Prévention


ANNEXES
Extrait loi antitabac du 28 mars 2014
Article 16. – Il est interdit de vendre ou d'offrir du tabac ou des produits dans les
établissements préscolaires, scolaires, centres de formation établissement d'enseignement
supérieur ainsi que dans les établissements de santé, les infrastructures sportives, culturelles,
les administrations.
I1 est également interdit de vendre du tabac et des produits du tabac dans les abords
immédiats de ces établissements, infrastructures et administrations, jusque dans un rayon de
deux cents (200) mètres.
Références:
- Loi anti-tabac :
- Code des drogues :

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