GPD Introd
GPD Introd
Certaines personnes perçoivent la gestion documentaire comme un métier cloisonné, s’imaginant que les
tâches effectuées par le gestionnaire de documents attitré d’un organisme ne concernent en rien ses
collègues. D’autres personnes voient la gestion des documents comme un « problème » auquel il s’agit de
trouver une « solution » technologique. Ces deux points de vue sont monnaie courante. Ils sont tous les
deux parfaitement inexacts.
La gestion documentaire est un travail collectif. Une bonne gestion des documents implique la
participation de tous les acteurs de l’organisme, qui doivent conjuguer leurs efforts afin de créer et de
Grâce à une collaboration en bonne intelligence, toutes les personnes œuvrant au sein d’un organisme
seront en mesure de gérer et de protéger efficacement les documents et les preuves qu’elles produisent
dans le cadre de leur activité, qu’il s’agisse de documents tangibles, tels que des rapports ou des notes, de
documents électroniques, tels que des courriels ou des tableurs, ou encore de séries de données
numériques, par exemple les noms et adresses stockés dans une base de données clientèle.
Celui qui fait l’acquisition d’un véhicule doit aussi penser à son entretien. Sinon, l’argent investi sera
gaspillé. Le véhicule pourra connaître des pannes à répétition. Il refusera de démarrer lorsque nous aurons
besoin de lui. S’il roule, les conditions de sécurité pourront ne plus être réunies. Faute d’huile ou d’eau, le
moteur pourra se gripper. Faute de réparation en cas de crevaison, les pneus se dégonfleront. Faute
d’enlever la boue ou la crasse, la carrosserie rouillera. Notre vie et celle de nos passagers seront mises en
péril si nous ne préservons pas le bon état de notre véhicule.
Mais si nous réalisons l’entretien de notre véhicule comme il se doit, qu’il s’agisse d’une voiture, d’une
moto ou d’un vélo, nous pourrons compter sur lui pendant des décennies. Il nous permettra d’effecteur
nos trajets quotidiens, de conduire nos enfants à l’école, de ramener nos courses du supermarché. Un
jour, nous pourrons avoir la bonne surprise de découvrir que notre véhicule est devenu un objet de
collection ! Mais tout cela ne sera possible que si nous en prenons soin dès le départ.
Par analogie, le même principe s’applique aux documents d’activité. En adoptant une démarche efficiente
et efficace dès la création – ou même avant ! – d’un nouveau document, toutes les personnes au sein d’un
organisme seront en mesure de produire et de conserver des preuves fiables qui pourront leur être utiles
aussi longtemps que nécessaire. On emploiera ainsi ses moyens financiers et son temps à bon escient et
on protégera les droits individuels. La mise en place d’un programme de gestion des documents d’activité
ne comporte que des avantages, si celui-ci est conçu de façon intelligente, bénéficie des moyens
nécessaires et est entretenu de façon rigoureuse.
L’importance de la gestion documentaire prend une nouvelle dimension au 21e siècle. À travers le monde,
les services de l’État et les organismes de toutes sortes peinent à assurer la bonne gestion de leurs
documents traditionnels (papier ou analogiques) en même temps que celle des documents électroniques.
Le mot « preuve » peut s’appliquer à toute information enregistrée, sous quelque forme que ce soit, de
nature à constituer la représentation objective d’une action, d’une transaction, d’une décision, d’un avis
ou d’une idée. En voici quelques exemples :
Documents textuels sur papier : feuilles de papier physiques, telles que des rapports, des notes
ou des courriers, manuscrits ou dactylographiés.
Archives électroniques : documents ou supports de données qui peuvent être stockés, transmis
ou traités par ordinateur ou par tout autre dispositif numérique.
Dans certaines cultures, les traditions orales, les chansons, les histoires, les gravures et bien d’autres
formes de représentation peuvent constituer des documents à valeur probante. Cette Feuille de route
porte spécifiquement sur les types de documents probants définis ci-dessus : documents textuels sur
papier, archives analogiques et multimédia et archives électroniques. Pour des raisons de commodité, ces
types de preuve sont généralement répartis en deux catégories : papier/analogique d’une part et
électronique de l’autre. La gestion de ces différents types de preuve se complexifie sans cesse au rythme
des progrès technologiques. Toutefois, l’absence de gestion de ces éléments de preuve comporte des
risques certains. Aucun organisme ne sera en mesure de défendre ses droits, de respecter ses obligations
ou de documenter ses actions, ses transactions ou ses décisions, s’il ne dispose pas de documents
d’activité ou d’autres formes de preuve.
D’où l’importance que revêtent les documents d’activité et les archives, quelle que soit leur forme.
Pour rester dans la métaphore du transport, ces destinations visent l’obtention d’un résultat satisfaisant,
celui de se rendre d’un point A à un point B en toute sécurité, et non la perfection, qui correspondrait à
remporter une course de Formule 1.
Il n’est jamais facile d’atteindre ces différentes destinations et le voyage s’effectue rarement en un clin
d’œil. À vrai dire, il n’existe pas de cadre « parfait » pour la gestion documentaire. Les consignes fournies
pour vous guider vers chacune des destinations partielles sont conçues dans l’optique de vous
accompagner dans la définition d’actions stratégiques vous permettant d’atteindre vos objectifs.
À titre d’exemple, voici les étapes sur le chemin menant à la Destination no 1 : Notre organisme reconnaît
la valeur d’une gestion documentaire efficace.
Pour chaque étape, la Feuille de route propose une série d’énoncés. Au sein de votre organisme, vous
pourrez examiner chacun de ces énoncés en vue d’évaluer votre cheminement vers le franchissement de
l’étape concernée. En vérifiant la progression de votre organisme par rapport à chaque étape, vous finirez
par obtenir un aperçu global – une cartographie – de vos capacités actuelles en matière de gestion
documentaire. Vous pourrez alors vous tourner vers les conseils et les ressources proposées afin de
décider des actions à entreprendre pour faire évoluer ces capacités. Encore une fois, la réussite ne
tombera pas du ciel, mais les conseils et les ressources proposées en face de chaque étape vous aideront
à envisager de manière stratégique vos prochaines actions.
Si votre organisme se situe entre deux niveaux, nous vous recommandons d’opter plutôt pour le niveau
inférieur. Vous pourrez ainsi bénéficier plus largement des consignes et des conseils proposés par rapport
à l’étape en question. Vous pourrez toujours avancer plus rapidement dès que vos capacités le
permettront. Nous avons également ajouté une mention « en cours » dans la liste de contrôle de la
5e partie de ce document pour vous permettre de garder la trace des étapes dont l’évaluation se poursuit.
La catégorie non
L’énoncé en question ne s’applique pas à l’organisme. applicable est rarement
NON pertinente.
APPLICABLE
Chaque organisme élaborera ses propres livrables documentaires en fonction de ses besoins : un
organisme pourra élaborer un catalogue sur papier alors qu’un autre saisira les informations dans un
tableur. Il ne nous appartient pas de dicter la nature d’un produit : nous souhaitons plutôt inciter votre
organisme à réaliser les démarches nécessaires à l’obtention du résultat visé.
Il demeure néanmoins utile de connaître les types de livrables à privilégier et d’avoir accès à des exemples
de différents produits. Pour vous aider à parvenir aux résultats escomptés (étapes), nous émettons
quelques suggestions quant aux résultats à attendre de chaque étape, par exemple des rapports, des notes
de synthèse, des supports de formation, des plans stratégiques ou des études d’opportunité. Toutes ces
propositions sont ensuite regroupées dans une liste de résultats recommandés figurant à la 6e partie.
Gardez à l’esprit que certains résultats pourront s’avérer utiles pour plusieurs destinations. À titre
d’exemple, un catalogue des documents d’activité et des preuves permettra de garder la trace de
l’existence de ces documents, en lien avec la Destination no 5. Il sera également utile pour situer
l’emplacement de stockage des différents documents, point important évoqué à la Destination no 3, ou
pour le recensement des différentes technologies de l’information, élément essentiel pour atteindre la
Destination no 4.
Avant d’entreprendre un voyage, il convient de connaître la destination et les moyens pour l’atteindre.
S’il n’est pas forcément nécessaire de savoir soi-même dessiner une carte, encore faut-il en avoir une à
disposition et savoir la lire. En tant que conducteur, nul besoin de comprendre le fonctionnement d’une
voiture. En revanche, il faut savoir conduire.
La démarche est similaire pour la gestion documentaire. Pour qu’un organisme parvienne à mettre en
place une gestion documentaire efficace, toute personne intervenant dans la création et la conservation
de documents doit savoir identifier un document et une preuve, connaître les raisons pour lesquelles il
est important de bien les gérer et comment chacun peut soutenir les objectifs visés par la gestion
documentaire, à savoir l’efficacité, l’efficience, la responsabilité et la transparence.
Cet aperçu offre une vue d’ensemble des pratiques et principes essentiels de la gestion documentaire. À
l’instar du code de la route, il vous servira de guide pour naviguer dans le monde de la gestion
documentaire. L’objectif de cet aperçu n’est pas de vous enseigner la théorie de la gestion documentaire
ou archivistique, pas plus qu’un manuel du conducteur ne vous expliquera la conception d’un moteur à
combustion. Il s’agit ici de vous présenter quelques concepts de base ainsi que certaines pratiques
essentielles d’une gestion documentaire efficace. Le but principal est de vous donner des indications
contextuelles utiles pour vous aider à comprendre l’importance des étapes et destinations présentées
dans la 4e partie : Gestion documentaire – Évaluations.
Par conséquent, les sujets traités dans cette synthèse sont étroitement liés aux destinations décrites dans
la Feuille de route : qu’est-ce qu’un document d’activité et qu’est-ce que la gestion documentaire ? Pour
quelle raison la gestion documentaire est-elle importante, qui plus est à l’ère du numérique ? Quel est le
but de la gestion documentaire ? Quelles sont les actions clés d’une gestion documentaire efficace ?
Qu’est-ce qu’une « bonne » gestion documentaire ?
Les documents d’activité et les preuves constituent également des actifs. Ils aident un organisme à réaliser
ses activités quotidiennes, confirmer des décisions ou faire respecter des droits ou obligations légales.
Pour pouvoir être utiles, ces documents doivent être protégés de manière à conserver leur authenticité
et leur fiabilité en tant que preuves.
Le cheminement suivant explique comment une donnée peut devenir une preuve.
Le terme « donnée » vient du latin « datum » (ce qui est donné) et désigne un élément
de contenu brut tel qu’une lettre, un symbole ou un chiffre. Ainsi, « 11/01/2020 »
constitue un élément de donnée, qui devient une information lorsque cet élément est
contextualisé, c’est-à-dire quand on comprend qu’il représente un jour, un mois et une
année.
Ces informations deviennent des éléments probants lorsqu’il est possible de confirmer
qu’elles sont de nature à constituer des preuves authentiques. Lorsqu’on voit l’indication
« 11/01/2020 » écrite clairement sur la page de signature d’un contrat, il est possible de
prouver que ce contrat a été signé en date du 11 janvier 2020.
Pour pouvoir déterminer si une donnée ou une information constitue un élément probant, il faut se poser
cette question : est-il possible de confirmer que l’information en question est authentique et constitue
une preuve fiable ?
Imaginez que l’organisme pour lequel vous travaillez signe un contrat avec un fournisseur le
11 janvier 2020. Les noms, les signatures et la date figurant sur ce contrat fournissent la preuve que votre
organisme et le fournisseur se sont entendus sur les conditions qui y sont prévues.
Les données, les informations et les preuves sont trois choses différentes. Cette Feuille de route met
l’accent sur les problématiques associées à la gestion de documents et d’autres sources de preuves
documentaires. La gestion des données et la gestion de l’information sont des domaines d’expertise
certes importants mais qui diffèrent de la gestion documentaire.
Tous les documents d’activité ne se présentent pas sous un format traditionnel (feuilles de papier,
rapports reliés, photographies en noir et blanc ou cartes dessinées à la main). Les cassettes vidéo, les
enregistrements sur bande magnétique et les films peuvent aussi être considérés comme tels et sont
qualifiés de documents analogiques ou multimédia. Les documents d’activité peuvent aussi se présenter
sous forme électronique (fichiers informatiques, bandes de données, photographies numériques, etc.).
Les données présentes dans les bases de données peuvent fournir des preuves, de même que les courriels,
les publications sur les réseaux sociaux, les SMS et les photos Instagram. Le grand enjeu de la gestion
documentaire, en particulier au 21e siècle, est de savoir différencier preuves intéressantes et documents
obsolètes ou données/informations non probantes.
Il existe de nombreuses autres formes de preuves dans le monde qui ne correspondent pas aux définitions
précitées (document papier, analogique, multimédia, électronique). Les traditions orales, les gravures sur
pierre, les perles tissées et la sculpture sur bois peuvent tout autant être considérés comme des preuves,
en fonction de leur lieu de création et du type d’information qu’elles contiennent.
Quelle que soit sa forme, un élément probant peut contenir des informations susceptibles d’être utilisées
en tant que preuves. Cet élément doit donc être protégé. Dans cette Feuille de route, nous nous
concentrons essentiellement sur des documents d’activité papier, analogiques et électroniques, qui sont
les formes de documents et de preuves les plus courantes produites par les organismes d’aujourd’hui.
Toutefois, les principes que nous esquissons dans ce document s’appliquent également à toute autre
forme de preuve documentaire.
Si un support est censé apporter des preuves, il devrait être protégé de façon à conserver son authenticité
et sa fiabilité dans la durée.
La gestion documentaire aide par conséquent les organismes à s’acquitter de leurs responsabilités
vis-à-vis du public en leur permettant de gérer leur manière de créer, d’exploiter et de conserver leurs
documents et leurs preuves.
Les organismes qui élaborent et entretiennent un programme de gestion documentaire solide et bien
conçu sont efficients (leur performance est optimale), efficaces (leurs tâches sont accomplies avec
succès), responsables (ils sont en mesure de justifier leurs actions ou décisions) et transparents (ils
opèrent dans un environnement ouvert et inclusif).
Revenons-en au contrat imaginaire signé le 11 janvier 2020 par votre organisme et un de ses fournisseurs.
La gestion documentaire vous aide à créer, à conserver et à retrouver efficacement ce document en vous
guidant dans vos choix relatifs aux éléments suivants :
Cependant, que se passe-t-il lorsqu’aucune prise de décision n’a lieu, quand chacun gère les documents
d’activité à sa manière au sein d’un même organisme ? Un collaborateur peut, par exemple, conserver
tous ses documents d’activité dans un seul et même répertoire informatique sans jamais rien supprimer.
Un autre peut décider de détruire tous ses documents une fois qu’il n’a plus besoin de s’y reporter.
La mauvaise gestion documentaire est rarement un choix délibéré des intervenants, mais sans orientation
préalable, le personnel est livré à lui-même pour prendre ses propres décisions. Certains collaborateurs
prendront des décisions pertinentes et d’autres non. S’ensuit une confusion ainsi qu’une dilution de
responsabilités et une baisse de l’efficacité.
Obsolescence ou
archivage Actifs ou courants
Le cycle de vie d’un document représente son parcours de son « début » jusqu’à sa « fin ». En adoptant
une approche axée sur le cycle de vie, les organismes mettent en application des processus efficaces qui
vont de la mise en œuvre d’actions ou de la prise de décisions, en passant par la création, l’utilisation et
la conservation de documents et de preuves, et aboutissent à la destruction des documents obsolètes ou
à leur conservation définitive en tant qu’archives.
Pour gérer les documents d’activité selon le principe du continuum des archives tout au long de leur cycle
de vie, les organismes doivent élaborer des processus visant plusieurs finalités, qui sont définis dans cette
Feuille de route et qui sont au nombre de sept, mais avec des destinations reliées entre elles :
Cette Feuille de route a été conçue pour aider votre organisme à atteindre ces finalités/destinations en
décrivant des étapes spécifiques par lesquelles il vous faudra passer pour atteindre chacune des
destinations. Les étapes représentent des résultats à viser – des progrès obtenus par votre organisme
grâce à ses efforts en vue d’améliorer ses compétences en matière de gestion documentaire.
Comme expliqué dans la partie introductive, cette Feuille de route se concentre sur les résultats et non
sur les livrables. Si la finalité (ou destination) est de parvenir à une gestion documentaire efficace et
responsable, alors un des objectifs (ou étape) essentiels sera le recensement et l’organisation des
Dans la suite de cet aperçu, nous présenterons ces différentes destinations et les étapes à franchir pour
les atteindre, le but étant d’esquisser les principaux objectifs et résultats d’un programme de gestion
documentaire efficace et durable.
Si un organisme place simplement tous ses anciens documents d’activité dans une armoire au lieu de les
gérer efficacement, il lui sera impossible de retrouver les contrats dont il pourra avoir besoin à l’avenir. Il
ne pourra pas assurer le bon versement des retraites aux anciens employés en raison de l’inaccessibilité
des fichiers de la direction des ressources humaines. Il ne pourra pas non plus prouver qu’il est
propriétaire d’un bâtiment ou d’un terrain puisqu’il sera incapable de trouver les attestations et titres de
propriété correspondants. L’heure du changement sonne lorsque qu’un organisme prend conscience de
l’intérêt d’une meilleure gestion de ses éléments de preuve. Le changement intervient lorsqu’il y a prise
de conscience.
Les agents du secteur public ont la volonté de bien faire leur travail et veulent gérer la preuve
documentaire des tâches qu’ils ont effectuées de façon à pouvoir y accéder facilement plus tard.
Toutefois, si leurs efforts ne sont pas soutenus par leur hiérarchie, ils n’auront ni le temps ni les ressources
nécessaires pour travailler efficacement. Leur prise de conscience doit aller de pair avec un soutien solide
et durable de la part des décisionnaires.
Destination no 1, Étape no 3 : établir un lien entre la gestion documentaire et les obligations juridiques,
règlementaires et politiques.
La législation et les règlements sont là pour obliger les organismes à être en mesure de rendre
publiquement compte de leurs actes. La législation sur la gestion financière sert à garantir que les
différents services n’abusent pas de ressources rares. Les règlements militaires existent pour empêcher
les abus de pouvoir de la part de l’état-major. La mise en place de politiques d’achats sert à limiter le
risque de corruption ou de fraude. Les documents d’activité aident à garantir le respect de ces législations,
règlements et politiques. Ils fournissent la preuve du respect – ou non – des obligations officielles et
permettent à une direction de rendre des comptes.
Les organismes devant rendre compte de leurs actions vis-à-vis du public doivent respecter la vie privée
et protéger la sécurité des citoyens. Une bonne gestion documentaire vient renforcer autant l’accessibilité
que le respect de la vie privée. Les organismes gagnent en efficacité lorsqu’ils collaborent étroitement
avec les entités connexes chargées de gérer l’accessibilité, les questions relatives à la vie privée, les
Un organisme prévoit la construction d’un nouveau bâtiment de manière stratégique pour assurer la
bonne articulation des plans de masse, des schémas techniques, du budget et des délais. Il devrait
également élaborer un programme de gestion documentaire en commençant par la mise en place d’un
plan stratégique bien étudié. En effet, tout programme de gestion documentaire efficace, responsable et
transparent débute par l’établissement d’un plan stratégique formel.
Destination no 2, Étape no 2 : suivre les politiques et les procédures de gestion documentaire.
Les organismes ont tout à gagner de l’élaboration de politiques et de procédures internes de gestion
documentaire, qui s’appuient sur des normes s’inspirant des meilleures pratiques. En effet, les politiques
et procédures sont comparables au code de la route. Elles aident le personnel à gérer les documents
d’activité et les preuves de manière homogène en vue de permettre à ces éléments de preuve de
conserver leur authenticité et leur fiabilité.
Destination no 2, Étape no 3 : déterminer les responsabilités des collaborateurs en matière de gestion
documentaire.
Pour accomplir leur mission documentaire, les collaborateurs ont besoin de temps, de ressources et que
leur rôle soit reconnu. La définition des responsabilités de chaque collaborateur permet d’assurer une
cohérence globale. Si chacun se voit confier officiellement des tâches de gestion documentaire – et reçoit
une formation adéquate (question abordée à la Destination no 5) –, les activités autour de la
documentation s’améliorent considérablement.
Le suivi et l’audit aident les organismes à évaluer le degré de réussite de leur gestion documentaire. Le
suivi – qui est une activité interne – sert à évaluer si l’organisme se conforme aux obligations juridiques
ou réglementaires et dans quelle mesure il accomplit ses tâches de gestion documentaire. L’audit – qui
est une activité externalisée – sert à identifier les points forts et points faibles d’un organisme et les
changements à apporter pour améliorer son fonctionnement. Les opérations de suivi et d’audit aident un
organisme à réaliser son plein potentiel.
Un programme de gestion documentaire doit bénéficier de ressources durables et adaptées. Des fonds
sont nécessaires pour financer le personnel, les bâtiments et les locaux de stockage, les équipements et
les technologies, et pour les frais généraux comme l’eau, le chauffage et l’électricité. La mise à disposition
de ressources financières suffisantes permet aux organismes de mener à bien leurs activités de gestion
documentaire et démontre leur engagement en la matière.
Destination no 3, Étape no 2 : disposer d’installations physiques, d’équipements et d’outils technologiques
adéquats.
Les documents d’activité au format papier/analogique doivent être conservés en toute sécurité dans des
armoires de classement ou des locaux de stockage. Les documents électroniques doivent être conservés
sur des disques durs sécurisés, faisant l’objet de sauvegardes régulières et de contrôles sécuritaires
modernes. Le fait de prévoir et d’obtenir des installations, des solutions technologiques et des
équipements adaptés permet aux organismes de veiller à une gestion efficace de tous leurs documents
d’activité, quelle que soit leur forme.
Destination no3, Étape no 3 : recruter des professionnels qualifiés.
Tous les collaborateurs d’un organisme doivent contribuer à la gestion documentaire, mais idéalement,
une personne – ou une équipe – supervisera ce programme. Les professionnels de la gestion
documentaire apportent leur expertise, leur formation et leurs connaissances au projet, tout comme les
architectes et les ingénieurs qui chapeautent des travaux de construction ou les médecins et infirmières
qui dispensent des soins. Il va de soi que les autres collaborateurs ont un rôle important à jouer dans la
Destination no 4, Étape no 1 : gérer efficacement les documents d’activité indépendamment de leur forme
ou de leur support.
Les professionnels de la gestion documentaire soutiennent que « tous les documents se valent ». La forme
ou le support d’un document n’a pas d’importance d’un point de vue politique. Il importe néanmoins que
les preuves soient protégées pour pouvoir jouir de ce statut. L’enjeu consiste à établir des stratégies et
des pratiques qui garantissent la protection de ces preuves, quelle que soit leur forme. En gérant leurs
documents d’activité de manière adéquate, indépendamment de leur forme, les organismes réussissent
à atteindre leurs objectifs en matière de gestion documentaire et à migrer en douceur vers un espace de
travail électronique.
Destination no 4, Étape no 2 : sélectionner les technologies de l’information de manière stratégique.
Une transition vers un environnement de travail électronique implique la sélection stratégique des
technologies de l’information. La plupart des ordinateurs, des smartphones, des assistants numériques
personnels, des systèmes informatiques dans le cloud ou des autres outils ou appareils, peuvent être
utilisés pour créer, gérer des documents et des preuves et y accéder. Ces outils doivent être maniés de
manière stratégique afin d’assurer la sécurité et l’accessibilité dans la durée des preuves qu’ils
contiennent.
Une collaboration étroite avec des fournisseurs de technologies de l’information – par exemple, les
collaborateurs de l’organisme qui gèrent le parc informatique ou les fournisseurs externes de solutions
technologiques – contribue à garantir que les documents d’activité et les preuves restent des sources
authentiques et fiables. Aucun collaborateur n’est en mesure d’appréhender à lui seul les implications des
Destination no 5, Étape no 1 : créer des documents d’activité lorsque cela s’avère nécessaire.
Les exigences liées à l’obligation de documenter, qui figurent généralement parmi les dispositions de la
législation en vigueur, précisent les documents dont la création relève d’une obligation. Ainsi, un
organisme pourrait devoir se conformer à cette obligation de documenter en attestant qu’il produira
systématiquement un procès-verbal pour ses assemblées annuelles, documentera les dépenses engagées
ou enregistrera toute modification d’un titre de propriété. Les politiques relatives à l’obligation de
documenter mettent non seulement en exergue la nécessité de conserver certains documents d’activité
mais également celle d’en créer. Elles aident à garantir la responsabilité, l’efficience, l’efficacité et la
transparence des entités concernées. Un document d’activité qui existe est un document exploitable.
La création, de même que la saisie ou le classement de documents d’activité doit s’effectuer de manière
systématique et adaptée. Les inventaires de documents et les plans de classement documentaire servent
à identifier l’ensemble des pièces administratives d’un organisme et à les regrouper en catégories
distinctes. De cette manière, les procès-verbaux des assemblées annuelles et ceux de la commission des
finances seront regroupés séparément ; la politique relative aux ressources humaines sera classée
indépendamment des infolettres mensuelles destinées au personnel, et ainsi de suite. Lorsque les
documents d’activité sont dûment identifiés et classés, leur gestion par les collaborateurs devient
beaucoup plus efficace.
La saisie de métadonnées – avec des informations descriptives telles que les noms, titres, dates, etc. –
permet une identification claire des documents. Ces métadonnées doivent transmettre des informations
descriptives de manière homogène et indiquer, par exemple, que 11/01/2020 correspond au
Les collaborateurs travaillent plus efficacement s’ils connaissent leurs responsabilités en matière de
gestion documentaire. Sont-ils chargés d’une fonction spécifique par l’Instance de première
responsabilité, impliquant pour eux de gérer les documents d’activité relatives à cette fonction ? Qui est
le Dépositaire du document de référence ? Est-ce la personne en interne chargée de gérer les dossiers
d’un projet ou d’une initiative ? Grâce à la définition des responsabilités, les collaborateurs seront en
mesure de déterminer si les documents en leur possession doivent être conservés ou s’ils peuvent être
détruits, tout en préservant les systèmes de gestion documentaire de doublons indésirables.
Destination no 5, Étape no 5 : accompagner le personnel dans la gestion des documents d’activité et des
preuves.
Expliquer à ses collaborateurs ce qu’ils devraient faire ne suffira pas pour assurer leur réussite. Nul ne
peut comprendre la gestion documentaire – ou toute autre pratique professionnelle – sans formation,
sans orientations et sans soutien. Les sessions de formation organisées de manière structurée, les
orientations fournies et un soutien quotidien permettent aux collaborateurs de mener à bien les tâches
qui leur sont confiées.
Dans la mesure du possible, les organismes tournés vers l’avenir mettent leurs documents ou leurs
informations à la disposition du public de manière proactive. Ce concept de divulgation proactive est une
démarche selon laquelle les organismes mettent leurs documents dans le domaine public avant même
qu’on ne le leur demande. Il va de soi que la vie privée et la sécurité doivent systématiquement être
L’accessibilité aux documents et aux preuves fait partie des piliers soutenant un service public transparent
et responsable. Toutefois, les informations personnelles et celles d’ordre privé doivent quand même être
protégées. Un organisme peut par exemple avoir besoin de conserver les dossiers médicaux de son
personnel ou de ses clients. Par conséquent, ces éléments de preuve doivent être protégés de toute
divulgation involontaire. La mise en place de mesures pour garantir la confidentialité contribue à la
protection de ces informations.
De leur création à la fin de leur cycle de vie, les documents et preuves doivent être conservés dans des
conditions assurant leur sécurité et leur accessibilité. La durée de vie d’un projet de rapport pourra être
de seulement quelques mois, tandis que celle d’un contrat pourra s’étendre sur plusieurs décennies. Le
cycle de vie d’un titre de propriété n’a quant à lui pas de date d’expiration. Les documents doivent être
conservés de manière adaptée, aussi longtemps que nécessaire et indépendamment de leur forme. Un
document d’activité reste un document d’activité, quelle que soit sa nature.
Une fois qu’ils ont atteint la fin de leur durée de vie « active », certains documents seront néanmoins
conservés pour des raisons juridiques, politiques, administratives ou archivistiques. Les contrats portant
sur des fournitures de bureau pourront devenir obsolètes une fois le matériel livré. Toutefois, les titres de
propriété sont susceptibles d’avoir une valeur permanente. L’élaboration d’un calendrier et d’un
référentiel de conservation formalise le processus de gestion des documents tout au long de leur cycle de
vie.
Si des documents ne sont plus utiles, il convient de les détruire. Un organisme se met dans une situation
hasardeuse s’il ne gère pas convenablement les éléments de preuve obsolètes, en particulier les
documents contenant des informations personnelles ou sensibles. La destruction de documents doit
s’effectuer de manière sûre, complète et irréversible.
Destination no 7, Étape no 5 : conserver les documents et les preuves dans la durée et mettre à disposition
ceux ayant une valeur archivistique.
Certains documents doivent être conservés indéfiniment. Ils fournissent la preuve d’actions, de décisions
ou la vue d’un ensemble d’événements qui ont eu lieu par le passé. Les archives sont au service de la
responsabilité et de la transparence, mettent en lumière l’histoire et conservent les souvenirs individuels
et communs. Les organismes devraient conserver eux-mêmes leurs archives ou les transférer à une
institution archivistique afin que leurs documents de preuve puissent être stockés en toute sécurité et
demeurer à la disposition du public.
Comment votre organisme peut-il élaborer un bon programme de gestion documentaire ? Notre Feuille
de route est là pour vous aider dans cette démarche. Alors c’est parti !
COMMENT SE LANCER
Une fois que vous aurez parcouru l’introduction et l’aperçu général, vous serez en mesure de vous lancer
dans le processus d’évaluation. Pour vous accompagner dans l’élaboration de votre propre stratégie et
dans sa réalisation, nous vous proposons de commencer par lire l’évaluation dans son intégralité pour
vous familiariser avec les différentes destinations et leurs étapes. Vous pourrez alors décider de la
destination ou des destinations à prioriser au sein de votre organisme.
Lorsque vous vous lancez dans le processus d’évaluation proprement dit, n’oubliez pas d’utiliser la liste
de contrôle (5e partie) pour suivre les décisions vous permettant d’atteindre chaque destination et
d’arriver au bout de chaque étape. Nous vous conseillons de vous référer régulièrement à la carte
générale (2e partie) pour un rappel de l’ensemble des destinations et des étapes.
Quel que soit l’étape que vous viserez, les actions à entreprendre afin de définir votre niveau de
progression et de créer d’autres processus, nouveaux ou différents, suivront grosso modo le même
schéma :
➢ Tout d’abord, vous aurez à mener des recherches en vue d’estimer la position de votre organisme
par rapport à l’étape visée : l’organisme applique-t-il déjà la démarche concernée ou s’agit-il d’un
domaine totalement inexploré ?
➢ Il conviendra également d’étudier les activités d’organismes comparables, qu’ils opèrent ou non
sous le même régime, dans le but d’envisager différentes façons d’aborder la même étape.
➢ Vous aurez besoin de consulter vos collaborateurs et la direction en vue de solliciter leur
contribution à la mise en place d’un plan d’action et de les sensibiliser à l’étape en question.
➢ C’est alors que vous pourrez entamer l’élaboration de votre plan d’action, qui pourra inclure une
étude d’opportunité, un plan stratégique ou un canevas de projet. Dans l’idéal, le plan
stratégique, dont l’élaboration est vivement recommandée (à la Destination no 2, Étape no 1),
prévoira des actions touchant la plupart des autres étapes, voire toutes.
➢ Ensuite, vous allez faire le nécessaire pour déplacer le curseur indiquant votre niveau de
progression par rapport à l’étape visée et l’amener autant que faire se peut dans la catégorie
« Proactif ». Les actions impliquées dans le processus varieront d’une étape à une autre.
➢ Il conviendra également de concevoir et de dispenser des formations à vos collaborateurs, de
prévoir des conseils à leur donner et de leur fournir un soutien adéquat pour les préparer aux
processus, nouveaux ou différents, utilisés dans la production ou la gestion documentaire.
➢ Il vous faudra continuer de communiquer sur vos actions ou vos décisions liées à cette étape et,
de façon générale, sur le programme de gestion documentaire, afin de tenir informés vos
collaborateurs et la direction en vue de les sensibiliser et de vous assurer leur soutien.
➢ Plus vous avancerez vers le franchissement de l’étape, plus vous aurez peut-être l’envie de
partager les enseignements tirés avec vos collègues et d’autres personnes, dans votre secteur ou
en dehors de celui-ci, afin de les inciter à suivre votre exemple et à améliorer leurs programmes
et prestations de gestion documentaire.
Dès le départ, n’oubliez pas de créer une équipe, de documenter vos recherches, de garder la trace de
vos conclusions et de sauvegarder les produits de votre travail (rapports, documents de politique,
procédures, projets ou outils de formation…).
La documentation que vous allez créer et réunir (le journal de bord de votre voyage dans le monde de la
gestion documentaire) vous permettra de constituer toute une série de preuves essentielles à votre
planification stratégique et à la croissance ultérieure de votre programme de gestion documentaire,
autrement dit, de tracer votre propre Feuille de route !
Destination no 1 :
Notre organisme reconnaît la valeur d’une gestion
documentaire efficace
Le fonctionnement d’un organisme sera plus efficace si tous les collaborateurs, de la direction et des
décisionnaires jusqu’aux employés, quel que soit leur rang ou leur service, comprennent et apprécient la
valeur d’une gestion documentaire responsable et performante. L’amélioration des processus de création
et de conservation des documents sera d’autant plus facile que les finalités et les avantages des meilleures
pratiques en la matière auront été reconnus à leur juste valeur.
Mais pourquoi les documents d’activité revêtent-ils une telle importance ? Les documents et les archives
attestent d’actions menées, de transactions réalisées et de décisions prises. Sans eux, ni les services de
l’État, ni les organismes, ni les entreprises, ni même les individus ne sauraient accéder à des preuves
authentiques ou les exploiter. Sans preuves, comment consulter les accords passés, exercer nos
responsabilités ou faire valoir nos droits ? Les organismes et les citoyens ont besoin de disposer de
preuves authentiques, fiables et accessibles, qu’il s’agisse de documents écrits ou de données
électroniques probantes.
Estimer le niveau de progression de votre organisme par rapport à chacune des étapes suivantes vous
permettra d’avancer vers la destination qui consiste à prendre conscience de la finalité et de la valeur
d’une gestion documentaire efficace.
Dès que vous aurez examiné chacun des énoncés correspondant aux différentes étapes (voir pages
suivantes), vous devrez renseigner vos réponses dans l’outil de suivi. Cela vous permettra d’étudier
l’ensemble de vos réponses pour estimer le niveau de progression de votre organisme. Vos réponses se
situent-elles dans les zones « INEXISTANT » ou « AMORCÉ », qui sont des zones à risque, ou dans celles,
plus sûres, de « DÉFINI », « ÉTABLI » ou « PROACTIF » ?
Vous pourrez ensuite consulter les orientations et les conseils proposés afin de décider des mesures à
entreprendre pour faire progresser votre organisme et vous rapprocher de la destination.
Destination no 1, Étape no 1
Notre organisme a conscience de la valeur de la gestion
documentaire pour assurer sa réussite
Impossible de partir en voyage si notre voiture est en panne, si la route comporte trop de nids-de-poule
ou si nos cartes routières ne sont pas à jour. En outre, nous ne pouvons pas régler tous ces problèmes
tout seuls. Notre efficacité sera accrue en travaillant au sein d’une équipe composée de conducteurs, de
garagistes, d’ingénieurs et de cantonniers qui conjuguent leurs efforts en vue de parvenir à un résultat
satisfaisant.
La gestion documentaire est également un travail d’équipe. Si tous les collaborateurs d’un organisme
produisent et gèrent isolément leurs propres documents d’activité sans aucune coordination avec les
autres membres de l’équipe, comment retrouver les preuves dont nous pourrions avoir besoin, en
particulier si la personne qui en est responsable est absente ce jour-là ou a quitté définitivement son
poste ?
Le bon fonctionnement de la gestion documentaire est assuré lorsque tout le monde est conscient de ses
finalités et de ses avantages. La gestion documentaire atteint son rythme de croisière lorsque le chef de
projet sauvegarde les courriels relatifs à son projet au nom de toute l’équipe, lorsque le responsable de
service détruit toutes les versions de travail d’un rapport selon les échéances fixées et non pas parce que
son classeur déborde, ou lorsque la hiérarchie approuve la création d’un poste dédié à la gestion
documentaire, qui consistera à établir et à piloter les démarches de l’organisme en matière de création
et de conservation des documents.
Un organisme a conscience de la valeur d’une bonne gestion de ses documents d’activité lorsque tout le
monde :
➢ perçoit la nécessité de bien gérer les documents pour permettre à l’organisme de fonctionner de
manière efficace, efficiente, responsable et transparente ;
➢ soutient la gestion de tous les types de documents (par exemple : papier, analogiques,
multimédia, électroniques, sans oublier les bases de données, les SMS ou les messages postés sur
les réseaux sociaux) ;
➢ participe activement aux efforts visant à assurer la bonne gestion de toutes les sources de preuve,
de leur création jusqu’au moment de procéder à leur élimination.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 1, Étape no 1, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il créé un poste dédié à la gestion documentaire en y affectant les
financements nécessaires ?
➢ Dans l’affirmative, le collaborateur concerné est-il non seulement responsable de la gestion
documentaire mais également doté de l’autorité et des ressources nécessaires pour lui permettre
de mettre en place et d’entretenir un programme de gestion à tous les niveaux de l’organisme ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Ce niveau ne s’applique pas dans le cas présent. Quel que soit l’organisme, une prise
de conscience de l’importance de la gestion documentaire sera toujours utile et
contribuera à sa réussite. Dans l’idéal, cette prise de conscience débouchera sur la
mise en place d’un programme de gestion documentaire durable. NON APPLICABLE
Pour cette étape, il vous faudra une équipe aussi polyvalente et aussi diversifiée que possible.
Tous les acteurs de l’organisme devront unir leurs forces pour faire reconnaître le rôle majeur
joué par la gestion documentaire dans sa réussite. Lors de la préparation de cette étape, vous
pourrez, par exemple, faire intervenir des conseillers juridiques, des décideurs politiques et
stratégiques ainsi que des collaborateurs chargés de la programmation et/ou de
l’accomplissement de toutes les missions et de toutes les tâches au sein de l’organisme,
susceptibles d’avoir un impact sur la production, la gestion et l’exploitation des documents et
des preuves.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : supports de
sensibilisation et d’orientation, dossiers de présentation, notes de synthèse, et
documents d’orientation (par exemple « argumentaires éclairs »).
Destination no 1, Étape no 2
La direction soutient activement la gestion documentaire
Lorsque nous partons seuls en voyage, nous pouvons choisir librement notre destination, mais dans la
limite du raisonnable. En effet, sans aide extérieure, il nous manquera parfois les capacités ou les
ressources pour aller très loin. Pour avancer, nous avons besoin de pouvoir compter sur des tiers, qu’il
s’agisse de stations-service, d’ateliers de réparation ou de services chargés de l’entretien des routes.
Les programmes de gestion documentaire ont également besoin d’être soutenus. Personne ne pourra
jamais assumer seul la décision de mettre en place un programme de gestion documentaire au sein d’un
organisme. Aucun collaborateur ne pourra ni faire l’acquisition de nouveaux équipements de gestion
documentaire ni réorganiser les méthodes de conservation des documents, ni décider seul des documents
qui font autorité sans obtenir au préalable l’accord de sa hiérarchie. Il incombe à la direction de donner
son aval, puis de soutenir les initiatives prises. Ces responsables sont investis de pouvoirs leur permettant
de décider de l’attribution de fonds (quand, comment et à qui), de l’adaptation des processus, ou de
l’élaboration de programmes et de prestations. La direction peut soit entraver un projet, soit être le
moteur du changement.
Quels sont les avantages à bénéficier du soutien de la direction ?
➢ La direction a une vision globale des besoins et des priorités de l’organisme dans son ensemble.
Elle soutiendra les changements proposés si elle reconnaît les liens entre un processus interne de
gestion documentaire et un fonctionnement responsable et transparent.
➢ La direction a un pouvoir de décision : il importe de s’assurer de son soutien pour garantir
l’attribution des ressources financières et humaines nécessaires à une gestion documentaire
efficace.
➢ La direction soutiendra une amélioration de la gestion des documents électroniques si elle est
consciente du lien étroit existant entre les preuves et les technologies de l’information.
➢ Une direction qui est consciente de la valeur des documents d’activité et des preuves est en
mesure de contribuer à la transformation de la culture de l’organisme grâce au soutien qu’elle
accordera aux démarches, nouvelles et différentes, proposées pour la création et la conservation
de documents.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 1, Étape no 2, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il envisagé, par le passé, de conduire des initiatives visant à mettre en place
de nouveaux programmes ou des programmes de gestion documentaire plus étendus ? Ces
initiatives ont-elles été fructueuses ou non ?
➢ Votre organisme a-t-il jamais effectué des recherches ou élaboré une étude d’opportunité en vue
d’évaluer les risques, le coût et les avantages d’une gestion documentaire ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé que correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
INEXISTANT
AMORCÉ
Ce niveau ne s’applique pas dans le cas présent. Il est conseillé à tous les organismes
de s’assurer de l’engagement et du soutien assidu de leur direction vis-à-vis d’un
programme de gestion documentaire interne et durable.
NON APPLICABLE
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des décisionnaires et des personnes
influentes issues de tous les secteurs de l’organisme, notamment des membres de la direction
en mesure d’accorder un soutien plus poussé à la gestion documentaire au sein de
l’organisme à partir du moment où ils auront pris conscience du rôle joué par la gestion des
documents et des preuves en matière de responsabilité et de transparence. Il conviendra de
prévoir des réunions périodiques avec les principaux décisionnaires au sein de l’organisme
afin de les sensibiliser à l’importance de la gestion documentaire.
➢ Tenir des réunions à intervalles réguliers avec la direction pour l’informer des
activités et des priorités liées à la gestion documentaire.
➢ Favoriser le soutien dans la durée de la direction vis-à-vis de la gestion
documentaire, y compris en ce qui concerne les ressources, les infrastructures, les
équipements, les technologies et le personnel (voir Destination no 3).
ÉTABLI ➢ Inviter les membres de la direction à assister aux réunions internes relatives à la
gestion documentaire pour qu’ils puissent demeurer informés des projets et des
évolutions en cours.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : notes de
synthèse, dossiers de présentation et études d’opportunité.
Destination no 1, Étape no 3
Notre organisme a conscience du lien entre gestion
documentaire et obligations légales, règlementaires et
politiques
Le code de la route fixe la vitesse à laquelle nous pouvons circuler, nous permet ou non de tourner à un
croisement et précise les conditions dans lesquelles nous pouvons doubler un autre véhicule. Ce code
contribue à la fluidification de la circulation et à la sécurité de tous les utilisateurs. Nous devons tous
respecter ce code pour éviter, au mieux, les incompréhensions et, au pire, une véritable situation de crise.
Les services de l’État, les organismes et les entités du secteur public imposent d’autres lois, règlements et
politiques dont le but est de favoriser l’efficacité des services rendus, l’obtention de résultats ainsi que la
protection des droits des citoyens et du grand public. Certaines lois et certains règlements limitent l’accès
aux informations personnelles. D’autres obligent les organismes à conserver des documents pendant un
certain nombre d’années avant de procéder à leur destruction. Le droit d’auteur et le droit relatif à la
propriété intellectuelle régissent les cas où la publication ou la diffusion d’informations peuvent se faire
sans autorisation, alors que le droit des biens encadre les documents qui doivent être conservés
indéfiniment pour attester des changements successifs de propriété d’un bien immobilier, au fil des
décennies et des siècles.
Il est donc impératif de mettre en relation les obligations en matière de conservation de documents avec
les lois, les règlements et les politiques officielles. Pour qu’un document puisse constituer une preuve
utile et authentique des actions, des transactions et des décisions d’un organisme, il devra être produit et
géré conformément aux obligations légales.
La reconnaissance des liens entre la gestion documentaire et les obligations légales ou réglementaires
implique de :
➢ chercher toutes les lois, tous les règlements, toutes les politiques ou toutes les autres obligations
qui, au sein de l’organisme, conditionnent la création de documents d’activité ainsi que la manière
de les produire, de les exploiter et de les conserver ;
➢ faire en sorte que l’organisme produise et gère ses documents d’activité dans le respect de ces
obligations ;
➢ documenter de façon formelle le lien entre les documents et les règlements, pour faciliter les
démarches de mise en conformité ;
➢ intégrer une définition claire et complète de la terminologie et des concepts utilisés dans le cadre
de la gestion documentaire dans les différents instruments législatifs, règlementaires ou
politiques, pour assurer l’homogénéité de leur exploitation à travers l’organisme ;
➢ actualiser, en cas de besoin, la terminologie utilisée dans les différents instruments législatifs,
règlementaires ou politiques, pour tenir compte notamment des modifications intervenant dans
les obligations légales ou dans l’attribution des responsabilités au sein de l’organisme.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 1, Étape no 3, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il documenté les obligations en matière de gestion documentaire découlant
de la législation, des règlements ou des politiques, et passe-t-il ces obligations en revue en les
mettant régulièrement à jour ?
➢ Votre organisme a-t-il analysé les termes utilisés pour définir ce qu’est un document d’activité
selon les différents instruments législatifs, règlementaires ou politiques, pour assurer
l’homogénéité de leur exploitation à travers l’organisme ?
➢ Votre organisme a-t-il mis en place des processus permettant de garantir la production, la gestion
et la protection des documents établis pour se conformer aux obligations juridiques,
réglementaires ou politiques ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé que correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Notre organisme n’a ni réalisé de recherches ni documenté les éventuels liens entre
documents d’activité et obligations juridiques, réglementaires ou politiques.
INEXISTANT
Notre organisme a conscience du lien entre les documents d’activité et les obligations
juridiques, réglementaires ou politiques applicables à l’organisme, mais n’a pris
aucune mesure concrète visant à consolider ces liens, que ce soit dans ses activités
de gestion documentaire ou dans les processus impliqués dans la mise en conformité AMORCÉ
législative ou réglementaire.
Notre organisme prévoit des initiatives en vue de concrétiser les liens entre
documents d’activité et obligations juridiques, réglementaires ou politiques, mais les
interventions menées à travers l’ensemble de l’organisme demeurent hétérogènes.
DÉFINI
Notre organisme a mis en œuvre des actions concrètes dans le but de confirmer le
lien entre gestion documentaire et obligations juridiques, réglementaires ou
politiques.
ÉTABLI
Notre organisme s’est formellement engagé à soutenir le lien entre les documents
d’activité et les obligations juridiques, réglementaires ou politiques applicables à
l’organisme, et nous avons mis en place des mesures stratégiques afin d’assurer la
conformité de la gestion de nos documents d’activité par rapport aux lois, aux PROACTIF
règlements et aux politiques en vigueur.
Ce niveau ne s’applique pas dans le cas présent. Il est conseillé à tous les organismes
d’établir le lien entre leurs documents d’activité et les obligations juridiques,
réglementaires ou politiques qui leur sont applicables, en vue d’assurer la conformité
de leur programme de gestion documentaire par rapport à toutes les obligations NON APPLICABLE
juridiques ou réglementaires.
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des décideurs politiques et des
conseillers juridiques impliqués dans la mise en œuvre, au sein de l’organisme, des lois, des
règlements et des politiques en vigueur. Vous aurez peut-être également intérêt à faire appel
à des collaborateurs ayant des connaissances en droit, qui pourront analyser les lois et les
règlements existants et repérer les obligations explicites ou implicites relatives à la création
ou à la conservation de documents et de preuves.
➢ Recenser toutes les lois, tous les règlements et toutes les politiques en vigueur au
sein de l’organisme qui comportent des obligations, explicites ou implicites, en
matière de création ou de conservation de documents.
INEXISTANT ➢ Regrouper les résultats de ces recherches dans une liste globale des lois, des
règlements et des politiques comportant des implications en matière de gestion
documentaire. Cette liste pourra s’avérer utile lors de l’élaboration de programmes
de gestion documentaire.
➢ Relever, dans les textes législatifs, règlementaires et politiques, tous les termes
relatifs aux documents d’activité, tels que « documents d’activité »,
« informations », « données », « archives » et autres notions en lien avec les
preuves.
AMORCÉ ➢ Regrouper les résultats de ces recherches dans un glossaire général des termes et
de leur emploi. Celui-ci pourra s’avérer utile lors de la mise à jour des instruments
législatifs ou règlementaires pour mieux les adapter aux obligations en matière de
documents d’activité et de preuves.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : liste de toutes
les lois, tous les règlements et toutes les politiques en vigueur qui comportent des
obligations en matière de création ou de conservation de documents ; liste de toutes les
lois, tous les règlements et toutes les politiques en vigueur dans lesquels figurent les
termes « documents d’activité », « informations », « données », « archives » et autres
notions en lien avec les preuves ; liste des documents à créer et à conserver pour se
conformer aux obligations juridiques, réglementaires et politiques ; documents de
sensibilisation et d’orientation ; dossiers de présentation.
Destination no 1, Étape no 4
Notre organisme collabore avec des entités connexes en vue
de coordonner les démarches en matière de gestion
documentaire
Le voyage sera beaucoup plus agréable, et souvent plus rapide, si nous l’effectuons à plusieurs. Les
programmes de gestion documentaire gagneront en qualité si l’organisme collabore avec des entités
connexes offrant des prestations liées aux documents d’activité : gestion d’archives, contrôle des accès et
du respect de la vie privée, et systèmes de management de la sécurité de l’information (SMSI). (La
question de la gestion des technologies de l’information est abordée à la Destination no 4.)
Les institutions d’archives, telles que les services d’archives d’un pays, d’un État, d’une
municipalité, d’une entreprise ou d’une communauté, doivent leur existence à la nécessité
d’acquérir, de conserver et de mettre à disposition les preuves documentaires des actions des
États, des organismes, des associations, des groupes et des personnes physiques dans une société.
Les institutions d’archives, dont la création est généralement décrétée par la loi, ont pour mission
de conserver les preuves pour le compte de la société dans laquelle elles évoluent.
Les instances responsables de l’accès et du respect de la vie privée, parfois également appelées
« Bureau du Commissaire à l’information » ou « Service d’accès à l’information et de protection
de la vie privée » doivent leur existence à la nécessité d’élaborer, de coordonner et de mettre en
œuvre des politiques, des procédures et des systèmes pour faciliter l’accès du public aux
informations détenues par l’organisme, y compris ses documents d’activité, tout en respectant la
vie privée des individus dont le nom y figure. Les conditions d’accès et du respect de la vie privée
sont généralement prescrites par la loi ou par des règlements.
Les agences chargées de la sécurité de l’information protègent les dossiers, les documents et les
données, sensibles ou confidentiels, d’un État ou d’un organisme du secteur public contre les
risques d’une divulgation inopinée. Les documents et les dossiers relatifs aux interventions
militaires ou au commerce international, par exemple, sont souvent soumis à des obligations
particulières en matière de sécurité de l’information.
Pour les organismes, la création de partenariats solides avec ces différentes instances s’avérera utile pour
la gestion des droits d’accès et la protection de la vie privée, le respect des obligations en matière de
sécurité de l’information ainsi que la sauvegarde et la conservation pérenne de documents ayant valeur
de preuve. De tels partenariats serviront également à éviter les doublons ou les lacunes dans les services
rendus, ce qui va de pair avec une meilleure efficacité.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 1, Étape no 4, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il recensé les instances responsables, sur votre territoire, de la gestion des
archives, du contrôle de l’accès et du respect de la vie privée ou des systèmes de management de
la sécurité de l’information (SMSI) ?
➢ Votre organisme a-t-il pris contact avec ces instances en vue de se renseigner sur les enjeux de la
gestion documentaire et sur les obligations y afférentes ?
➢ Votre organisme a-t-il tissé des liens avec ces instances afin d’obtenir leur soutien dans la gestion
des documents d’activité et des preuves ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé que correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Notre organisme ignore l’existence ou le rôle d’entités connexes telles que les
services d’archives nationaux, fédéraux ou régionaux, ou d’instances chargées
de l’accès, du respect de la vie privée ou de la sécurité de l’information.
INEXISTANT
AMORCÉ
Pour cette étape, votre équipe pourrait comporter des collaborateurs de l’organisme qui
encadrent les décisions relatives à l’identification ou à la gestion des archives, à la mise en
œuvre des obligations en matière d’accès et de respect de la vie privée ou au respect des
exigences de sécurité. Vous aurez peut-être également intérêt à solliciter, auprès des
représentants d’entités connexes, des renseignements sur les prestations qu’elles offrent et
de l’aide dans la définition du caractère et de la portée des relations que vous pourriez nouer
avec elles.
➢ Organiser une ou plusieurs rencontres avec des entités connexes en vue d’envisager
différentes possibilités, plus structurées, de collaboration.
➢ S’assurer du soutien de la direction au sein de votre organisme en vue d’officialiser ou
DÉFINI d’étendre vos relations avec ces entités.
➢ Élaborer et diffuser des informations pour mettre en lumière les liens entre votre
programme et vos prestations de gestion documentaire et les activités de ces entités.
Partager ces informations avec la direction et le personnel de votre organisme pour les
sensibiliser aux initiatives prises et aux collaborations mises en place.
PROACTIF ➢ Poursuivre les initiatives de collaboration avec ces entités en vue de parvenir à une
coopération plus poussée.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : communication
avec entités connexes ; propositions de projets et d’actions ; accords officiels ou relatifs
à des échanges d’information ; documents de sensibilisation et d’orientation ; dossiers de
présentation. Si votre organisme compte exécuter lui-même ces tâches, il vous faudra
élaborer des plans stratégiques et des projets, des politiques et des procédures, des
documents de sensibilisation et d’orientation, des dossiers de présentation ainsi que
d’autres livrables.
Destination no 2 :
Le programme de gestion documentaire en vigueur au sein de
notre organisme est géré de manière stratégique
Pour un organisme, la mise en place d’un programme de gestion documentaire élaboré de façon
stratégique, guidé par des règles internes et soutenu par des procédures et des orientations ne peut
qu’être bénéfique. Il est tout aussi intéressant de définir les responsabilités des collaborateurs en matière
de gestion documentaire et de mener régulièrement des évaluations et des audits afin de s’assurer de
l’efficacité, de l’efficience, de la fiabilité et de la transparence du programme dans la durée.
Aucun organisme complexe ne peut mener ses opérations efficacement sans une vision d’ensemble de
ses objectifs et de ses finalités. Comment un organisme peut-il savoir comment gérer ses documents
d’activité et éléments de preuve s’il ne sait pas comment (et pourquoi) il entend saisir ces éléments de
preuve et y accéder à l’avenir ? La planification stratégique contribue à traduire une vision en résultats
atteignables.
Les politiques et les procédures aident les collaborateurs à comprendre comment bien exécuter leur
travail. L’intégration des responsabilités relatives à la gestion documentaire dans les fiches descriptives
de poste permet de préciser les responsabilités et l’autorité de chacun dans la réalisation des tâches de
gestion documentaire. Le contrôle et l’audit des activités de gestion documentaire permet à l’organisme
d’évaluer ses progrès au fil du temps. Parfois, les résultats des contrôles et audits peuvent mettre en
évidence un besoin de changement. Il s’agit là d’informations précieuses qui aideront l’organisme à revoir
ses orientations puis à actualiser son plan stratégique. Et ainsi se poursuivra le cycle !
Estimer le niveau de progression de votre organisme par rapport à chacune des étapes suivantes vous
permettra d’avancer vers la destination qui consiste à déployer un programme de gestion documentaire
géré de façon stratégique.
Dès que vous aurez examiné chacun des énoncés correspondant aux différentes étapes (voir pages
suivantes), vous devrez renseigner vos réponses dans l’outil de suivi. Cela vous permettra d’étudier
l’ensemble de vos réponses pour estimer le niveau de progression de votre organisme. Vos réponses se
situent-elles dans les zones « INEXISTANT » ou « AMORCÉ », qui sont des zones à risque, ou dans celles,
plus sûres, de « DÉFINI », « ÉTABLI » ou « PROACTIF » ?
Vous pourrez ensuite consulter les orientations et les conseils proposés afin de décider des mesures à
entreprendre pour faire progresser votre organisme et vous rapprocher de la destination.
Destination no 2, Étape no 1
Notre organisme dispose d’un plan stratégique pour la
gestion documentaire
Les voyages doivent être préparés car sinon, on court le risque de se perdre. Comment savoir quelle
direction prendre si nous ne connaissons pas notre destination finale ? Il en va de même pour les
programmes de gestion documentaire. Quels prestations notre organisme doit-il proposer ? À quels
éléments de preuve les citoyens et le public que nous servons doivent-ils pouvoir accéder ? Quel sera,
dans l’idéal, le stade de développement du programme dans un an, cinq ans, dix ans ?
Un plan stratégique expose, dans les grandes lignes, la direction fixée par l’organisme pour un programme
tel que celui de la gestion documentaire. Un plan stratégique est un document d’orientation écrit
exposant une vision pour l’avenir et la façon d’y parvenir. La mise en place d’un plan stratégique aide les
organismes à définir leurs destinations, leurs étapes et leurs indicateurs de progression. Les étapes de la
présente Feuille de route correspondent à des résultats stratégiques que la plupart des organismes
pourraient viser afin d’optimiser leurs activités de gestion documentaire.
Généralement, un plan stratégique efficace comporte un énoncé de mission et un exposé des valeurs de
l’organisme, une étude du statut (ou de l’environnement) actuel de l’organisme ainsi qu’une description
des objectifs à long terme (ce qui devrait évoluer au cours des cinq ou dix années à venir) et à court terme
(ce qui doit être réalisé pendant l’année en cours ou la suivante) pour s’adapter aux changements à venir.
Un plan stratégique est un document visionnaire. C’est aussi un outil pratique qui permet à l’organisme
de mettre en place des changements importants de manière planifiée et structurée. Un plan stratégique
de qualité aide tous les collaborateurs à concrétiser, ensemble, leur vision commune.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 2, Étape no 1, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il déjà élaboré une vision stratégique en matière de gestion documentaire ?
➢ Pouvez-vous vous appuyer sur cette vision afin d’établir un nouveau plan stratégique ou devrez-
vous définir une nouvelle vision ?
➢ Avez-vous intégré les obligations juridiques, réglementaires ou politiques au plan stratégique afin
de garantir une articulation claire des responsabilités en matière de gestion documentaire, ou
êtes-vous en mesure de le faire ?
➢ Pouvez-vous consacrer le temps et les ressources nécessaires à une mise en place réussie du plan
stratégique ? Dans la négative, comment pourrez-vous mettre en œuvre ce plan à des fins utiles ?
➢ Avez-vous établi un processus d’évaluation de votre vision stratégique et de révision de votre plan
stratégique, à réaliser tous les trois à cinq ans par exemple, afin d’en assurer la pertinence et
l’utilité dans la durée ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
INEXISTANT
ÉTABLI
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre les collaborateurs responsables de la
planification stratégique au sein de l’organisme. Vous aurez peut-être également intérêt à
faire intervenir des représentants d’unités ayant réussi leur planification stratégique dans leur
propre domaine d’activité, même si celui-ci n’a rien à voir avec la gestion documentaire. Ces
représentants pourraient être en mesure d’apporter des éclairages intéressants à partir de
leur propre expérience en matière de planification stratégique. Certains organismes font
appel à consultants en gestion documentaire afin de les aider à mettre au point un plan
stratégique, car ceux-ci peuvent apporter un éclairage nouveau sur le statut actuel de la
gestion documentaire au sein de l’organisme ainsi que sur la direction que pourrait désormais
prendre cette gestion.
➢ Constituer une équipe qui comporte les membres de votre équipe existante de
gestion documentaire, afin d’étudier l’état actuel de la gestion documentaire au
sein de l’organisme. Vos conclusions déboucheront sur un état des lieux ou une
INEXISTANT évaluation des conditions existantes, que vous pourrez intégrer à votre plan
stratégique.
➢ Réunir les principaux représentants de votre organisme, de la direction aux
personnels d’exécution, afin d’identifier les problèmes et défis liés à la gestion
documentaire. Intégrer leurs remarques à votre état des lieux.
➢ Collecter des exemples de plans stratégiques de gestion documentaire déployés
dans des organismes semblables et les analyser afin de trouver des exemples ou des
idées utiles.
AMORCÉ ➢ S’inspirer de ces différentes informations et recherches internes et externes afin de
préparer une analyse globale de la situation actuelle de la gestion documentaire au
sein de votre organisme et à identifier les points forts, les points faibles, les lacunes
et les risques.
➢ Établir le canevas d’un projet ainsi qu’un calendrier afin de mettre au point un plan
stratégique formel.
➢ Solliciter le soutien de la direction dans l’élaboration de ce plan.
➢ Rédiger une ébauche de vision stratégique et des mesures recommandées et
examiner ces éléments avec les représentants et membres de la direction
concernés au sein de votre organisme.
➢ Se réunir régulièrement avec ces représentants afin de discuter des difficultés et
DÉFINI des priorités liées à la gestion documentaire et de confirmer les priorités pour le
déroulement de votre plan stratégique.
➢ Finaliser un plan stratégique et solliciter l’approbation de la direction vis-à-vis de
celui-ci.
➢ Une fois le plan approuvé, le mettre en œuvre en respectant le calendrier convenu.
➢ Contrôler les progrès réalisés vis-à-vis des étapes à atteindre et des dates butoir du
plan stratégique.
➢ Tenir régulièrement informés les collaborateurs et la direction sur les progrès
réalisés en lien avec le plan stratégique et inviter leurs commentaires.
➢ Documenter les progrès réalisés dans le cadre du déploiement du plan ainsi que les
commentaires des collaborateurs et responsables.
ÉTABLI
➢ Si nécessaire, adapter les attentes, les dates butoir et les priorités afin de vous
assurer que votre organisme continue de progresser en fonction de sa vision
stratégique.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : un état des lieux
ou une évaluation des conditions existantes, une ébauche et une version finale des plans
stratégiques, des documents liés à la planification du projet ainsi que des rapports
d’étape, des supports de sensibilisation et d’orientation à utiliser dans les
communications à propos du plan stratégique.
Destination no 2, Étape no 2
Notre organisme applique des politiques et des procédures
structurées en matière de gestion documentaire
Pour voyager, il faut une destination ; d’où la nécessité d’un plan stratégique. Chaque participant au
voyage doit également respecter un code de la route établi au préalable. Comment sait-on de quel côté
de la route il faut conduire ? Comment sait-on qu’il ne faut pas conduire à 120 km/h dans une zone limitée
à 50 km/h ? Nous n’agissons pas comme bon nous semble sur ces points : nous acceptons de respecter
des règles pour la sécurité de tous.
Les règles et procédures de gestion documentaire forment un « code de la route » pour la création et la
conservation des documents d’archives et des preuves. Elles aident tous les membres de l’organisme à
créer, à gérer, à partager et à conserver des documents et d’autres preuves en toute sécurité, pour
permettre à ceux-ci de conserver leur authenticité et leur fiabilité tant qu’ils seront utiles à l’organisme et
au public, aujourd’hui comme dans un siècle.
Les politiques et procédures les plus efficaces s’appuient sur des normes définissant les bonnes pratiques.
Les normes du transport et de l’ingénierie constituent une base factuelle permettant de savoir quand on
peut conduire à 120 km/h ou à 50 km/h sans risques, quelle est la capacité d’un autobus, quelle doit être
la résistance d’un pont pour permettre le passage de voitures, de camions et de bus en toute sécurité. De
la même façon, les normes de gestion documentaire constituent le socle nécessaire à la gestion de
documents de preuve. Lorsque ces normes sont intégrées à des politiques et des procédures, on sait, par
exemple, à quel moment il faut créer un document et pourquoi, quelles informations descriptives
(métadonnées) sont à saisir afin de pouvoir localiser facilement les différents documents et pourquoi il
est si important de conserver les documents d’archives en lieu sûr.
Les organismes doivent étudier les normes en matière de bonnes pratiques afin de les convertir en
politiques et en procédures qui porteront sur des questions telles que : comment intituler ses documents,
quels documents sont éphémères et peuvent être détruits immédiatement et lesquels doivent être
conservés plus longtemps, quels courriels sont à conserver et de quelle façon, pendant combien de temps
faut-il conserver les projets de texte lorsque la version définitive du document a été finalisée ? (Les autres
instruments d’une politique de gestion documentaire sont, par exemple, les plans de classement, les
calendriers et les référentiels de conservation qui sont présentés à la Destination no 5.)
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 2, Étape no 2, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ? Niveau de progression
INEXISTANT
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre les collaborateurs responsables de la
planification stratégique dans leur propre domaine d’activité, même si celui-ci n’a rien à voir
avec la gestion documentaire. Ces représentants pourraient être en mesure d’apporter des
éclairages intéressants à partir de leur expérience en matière de planification stratégique.
Certains organismes font appel à des consultants en gestion documentaire afin de les aider à
mettre au point des politiques et procédures. Cependant, il est également important d’inclure
les décisionnaires responsables de l’approbation des initiatives de gestion pour les aider à
mieux comprendre et donc à soutenir la mise en place de politiques et de procédures.
➢ Le cas échéant, adapter les politiques et les procédures pour tenir compte de toute
inflexion ou de toute nouveauté dans les priorités de l’organisme ou dans les
technologies de l’information, pour que les obligations en matière de gestion
documentaire soient toujours en phase avec les pratiques professionnelles
courantes.
➢ Partager vos expériences avec la direction afin de la tenir informée des pratiques
PROACTIF actuelles en matière de gestion documentaire et de vous assurer de son soutien
continu.
➢ Partager vos expériences avec des collègues d’autres entités afin de favoriser les
échanges d’information et la collaboration.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : liste de normes
clés, listes de politiques idéales et actuelles et des procédures élaborées, documents liés
à la planification du projet, versions définitives des politiques et des procédures de
gestion documentaire, documents de sensibilisation et d’orientation et supports de
formation afin de soutenir l’adoption et l’application des politiques et des procédures
définies.
Destination no 2, Étape no 3
Notre organisme précise les responsabilités de tous les
collaborateurs en matière de gestion documentaire
Nous n’avons pas tous besoin de savoir comment monter ou réparer le moteur de notre voiture.
Cependant, nous devrions tous savoir comment conduire convenablement notre véhicule, qu’il s’agisse
d’une voiture, d’un scooter ou d’un vélo. De la même manière, tous les collaborateurs d’un organisme ne
sont pas censés comprendre parfaitement l’ensemble des concepts et des principes de la gestion
documentaire. En revanche, tout le monde doit savoir comment gérer efficacement les documents posés
sur son bureau ou enregistrés sur son ordinateur pour que ces documents et preuves puissent conserver
leur authenticité et leur fiabilité tout en restant accessibles et inaltérés.
Dans l’idéal, tous les collaborateurs disposeront du temps, des ressources et de l’autorité nécessaires à
l’intégration de responsabilités en lien avec la gestion documentaire à leurs tâches quotidiennes. Dans
certains organismes, par exemple, les décisionnaires ont décrété (voire exigé) que les différents
collaborateurs consacrent quelques heures par semaine à des tâches de gestion documentaire telles que :
suppression de versions « projet » et de documents obsolètes de leurs ordinateurs, classement de
documents papier dans des classeurs et des armoires afin de dégager la surface de leur bureau ou ajout
de métadonnées à des documents électroniques pour assurer une sauvegarde correcte de ces derniers
dans leurs ordinateurs. Certains collaborateurs, au sein d’une unité, peuvent se voir attribuer des
responsabilités plus spécifiques : ils peuvent endosser le rôle de « référent pour la gestion documentaire »
avec pour mission de soutenir les autres collaborateurs dans leurs tâches quotidiennes de gestion
documentaire. Ces référents devront recevoir une formation plus approfondie et jouiront de l’autorité et
des responsabilités nécessaires à l’accomplissement des tâches de gestion documentaire qui leur seront
assignées.
Idéalement, l’organisme emploiera au moins un gestionnaire documentaire qualifié, voire une équipe
entière. Le gestionnaire ou l’équipe sera responsable de la planification et du pilotage du programme de
gestion documentaire, y compris l’élaboration de politiques et de procédures, la conception de
programmes de gestion documentaire, la formation du personnel et le soutien des référents (la question
de l’emploi d’un gestionnaire documentaire est abordée à la Destination no 3).
S’il soutient tous ses collaborateurs dans leurs tâches de gestion documentaire, un organisme mènera
plus efficacement ses activités. Les salariés ont envie d’exécuter leurs missions au mieux et de gérer les
preuves de leurs actions en conséquence. Reconnaître formellement la valeur des documents d’archives
leur donne la possibilité d’accomplir leurs tâches au meilleur de leurs capacités.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 2, Étape no 3, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ? Niveau de progression
INEXISTANT
Notre organisme prévoit d’élaborer ou de réviser les fiches de poste afin d’y
intégrer les tâches de gestion documentaire mais nous ne l’avons pas encore
fait, ou bien nous avons identifié les tâches de gestion documentaire de
façon sélective et non systématique. DÉFINI
ÉTABLI
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des collaborateurs responsables de la
planification des ressources humaines au sein de l’organisme. Il vous sera utile de solliciter
des informations de la part des responsables des différentes unités de l’organisme afin de
vous assurer que toutes les obligations en matière de gestion documentaire imposées aux
collaborateurs correspondent bien aux besoins et aux priorités réels de l’ensemble du
personnel de l’organisme. Certains collaborateurs peuvent avoir à assumer des
responsabilités plus complexes et plus exigeantes en matière de gestion documentaire tandis
que d’autres peuvent ne jamais être amenés à s’occuper de documents d’archives ou de
preuves dans le cadre de leurs missions quotidiennes.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : synthèses des
responsabilités et des tâches des collaborateurs en matière de gestion documentaire,
fiches de poste révisées, documents de sensibilisation et d’orientation et supports de
formation, rapports sur la bonne réalisation de leurs missions par les collaborateurs,
comportant des indications relatives aux difficultés rencontrées dans l’accomplissement
de ces missions, afin de soutenir l’ensemble du personnel dans ses responsabilités.
Destination no 2, Étape no 4
Notre organisme réalise des contrôles et des audits des
programmes et prestations de gestion documentaire
Avez-vous suffisamment de carburant pour votre voyage ? Y a-t-il assez de liquide de refroidissement dans
le radiateur ? Les pneus sont-ils bien gonflés ? Vous ne pourrez pas répondre à ces questions sans vérifier
les niveaux de carburants et de liquide de refroidissement ou encore la pression des pneus.
On ne peut pas savoir si notre façon de gérer les documents d’activité est efficace, à moins d’effectuer un
suivi ou des audits des programmes correspondants. En règle générale, le suivi est une activité interne,
réalisée par l’organisme pour son propre compte, en vue de contrôler le respect des procédures et le
niveau de performance. L’audit est généralement un processus externe, réalisé par une tierce personne,
ne faisant pas partie de l’organisme, pour des raisons d’objectivité.
Le contrôle du respect des procédures consiste à évaluer si l’organisme respecte ou non les obligations
légales ou réglementaires en vigueur, ou les objectifs fixés par des politiques ou normes nationales ou
internationales, dans le but de confirmer que le programme de gestion documentaire est en accord avec
les principes de responsabilité et de bonne gouvernance.
Le contrôle de la performance consiste à déterminer à quel point le programme de gestion documentaire
de l’organisme est efficace au regard du plan stratégique et autres objectifs de l’organisme, et d’identifier
les modifications à apporter éventuellement au programme pour tenir compte de l’évolution des
priorités, des technologies ou des activités.
L’audit, une version élargie des contrôles du respect des procédures et des critères de performance,
consiste à examiner de près les activités de l’organisme, en l’occurrence ses missions et ses fonctions de
gestion documentaire. Même si l’organisme peut commander un tel audit, l’acte lui-même est
généralement réalisé par une tierce partie afin de garantir l’impartialité et l’objectivité des résultats.
L’audit révèle les points forts et les points faibles des activités de l’organisme et aide à constater les risques
à surmonter, tels que des systèmes de stockage électronique inadaptés ou la faible implication des
collaborateurs dans les activités quotidiennes de gestion documentaire.
Votre organisme a tout intérêt à intégrer un processus de contrôle structuré à son programme de gestion
documentaire et à insister sur la nécessité d’audits externes, car ces vérifications peuvent apporter de
nouveaux éclairages et de nouvelles orientations favorables à l’évolution continuelle de l’organisme et à
l’amélioration de ses prestations de gestion documentaire.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 2, Étape no 4, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il déjà contrôlé des activités de gestion documentaire, que ce soit de façon
formelle ou informelle ?
➢ Ce contrôle portait-il à la fois sur le respect des procédures et sur la performance ?
➢ Votre organisme a-t-il déjà fait réaliser un audit en bonne et due forme de son programme de
gestion documentaire ?
➢ Votre organisme fait-il usage des conclusions des contrôles et des audits afin de réviser ses
programmes et services de gestion documentaire ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ? Niveau de progression
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des collaborateurs responsables du
contrôle ou de l’audit des activités de l’organisme. Vous pouvez aussi faire appel à des
représentants d’unités ayant réussi à mettre en place des contrôles ou des audits dans leurs
domaines d’activité, même si ces derniers n’ont rien à voir avec la gestion documentaire. Ces
représentants seront susceptibles d’apporter des éclairages intéressants à partir de leur
propre expérience en matière de contrôle et d’audit. Certains organismes demandent aux
représentants d’institutions d’archives nationales ou régionales de réaliser des audits ou des
évaluations externes dans le but d’obtenir une évaluation objective de leurs conditions de
travail et des actions à prioriser.
➢ Mener des recherches sur les initiatives de contrôle et d’audit qui sont en place
dans votre organisme afin de déterminer leur nature, leur fréquence et leur portée.
Ces informations vous permettront de savoir si vous pourriez ou non intégrer le
INEXISTANT contrôle et l’audit à votre programme de gestion documentaire, de quelle manière
et à quel degré.
➢ Si des activités de gestion documentaire ont été évaluées par le passé, retrouver le
rapport final et l’analyser en vue d’établir les priorités en termes d’évaluations
nouvelles (cette information peut aussi être précieuse pour l’élaboration d’un plan
AMORCÉ stratégique de gestion documentaire).
➢ Se servir des résultats des contrôles et des audits pour identifier les éventuelles
pistes d’élargissement ou de modification pour votre programme de gestion
documentaire, plus particulièrement pour recenser les changements nécessaires
afin d’intégrer des technologies nouvelles ou différentes, de gérer les priorités de
l’organisme ou de répondre à des exigences de reddition de comptes vis-à-vis du
public.
➢ Réviser les exigences de contrôle et d’audit afin d’y intégrer d’éventuelles
PROACTIF modifications dans les pratiques en matière de gestion documentaire, pour que les
évaluations portent toujours sur les pratiques les plus récentes.
➢ Faire connaître publiquement les résultats des audits (en particulier lorsqu’ils sont
positifs mais pas uniquement) afin de soutenir votre organisme dans son rôle
émergent de leader dans le domaine de la gestion documentaire.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : politiques et
procédures et dossiers d’orientation définissant la nature et la portée des activités de
contrôle et d’audit, documents de planification de projet et rapports d’étape relatifs aux
activités de contrôle ou d’audit et rapports définitifs de contrôles et d’audits.
Destination no 3 :
Notre organisme consacre les moyens nécessaires à la gestion
documentaire
Les organismes ont tout à gagner à consacrer les ressources nécessaires pour assurer l’efficacité,
l’efficience, la responsabilisation et la transparence de leurs programmes de gestion documentaire. Ces
ressources incluent notamment les finances, les installations physiques, les équipements et les
technologies, ainsi que les ressources humaines.
Toute entreprise, qu’elle soit privée ou publique, a besoin de fonds pour s’approvisionner en biens et en
services. Disposer d’un budget consacré spécifiquement à la gestion documentaire permet à un organisme
de se procurer ces biens et services de façon homogène. Les montants ainsi mis à disposition peuvent
ensuite être utilisés pour acquérir, aménager et entretenir des installations physiques telles que des
bâtiments, des bureaux, des locaux de stockage et des salles informatiques. En outre, ces fonds
permettent à l’organisme de se doter d’équipements tels que des armoires de classement et des
photocopieuses, ainsi que d’outils technologiques (ordinateurs, disques durs, connexions internet, etc.).
Il va également sans dire que le recrutement de personnel qualifié en gestion documentaire et le
perfectionnement de ces collaborateurs au moyen de stages et de formations continues ne pourront se
faire en l’absence des financements nécessaires.
Estimer le niveau de progression de votre organisme par rapport à chacune des étapes suivantes vous
permettra d’avancer vers la destination qui consiste à assurer l’attribution de ressources suffisantes au
poste « gestion documentaire ».
Dès que vous aurez examiné chacun des énoncés correspondant aux différentes étapes (voir pages
suivantes), vous devrez renseigner vos réponses dans l’outil de suivi. Cela vous permettra d’étudier
l’ensemble de vos réponses pour estimer le niveau de progression de votre organisme. Vos réponses se
situent-elles dans les zones « INEXISTANT » ou « AMORCÉ », qui sont des zones à risque, ou dans celles,
plus sûres, de « DÉFINI », « ÉTABLI » ou « PROACTIF » ?
Vous pourrez ensuite consulter les orientations et les conseils proposés afin de décider des mesures à
entreprendre pour faire progresser votre organisme et vous rapprocher de la destination.
Destination no 3, Étape no 1
Notre organisme consacre des moyens financiers suffisants à
la gestion documentaire
Tous les véhicules (voitures, camions, motos…) représentent un coût. Il en va de même pour le carburant
et l’huile nécessaires à leur fonctionnement. Le garagiste qui répare notre voiture ne travaille pas
gratuitement. Nous avons besoin de moyens financiers non seulement pour acquérir notre moyen de
transport, mais également pour en assurer l’entretien.
Pour mettre en place et pour entretenir un programme de gestion documentaire, il faut également prévoir
les ressources nécessaires. Un programme de gestion documentaire n’est pas un projet ponctuel, mais
une tâche qui s’accomplit sur le long terme. Ce programme devra aussi être entretenu pendant
l’intégralité du cycle de vie de l’organisme qu’il dessert. Il convient de prévoir un budget pour les salaires,
les bâtiments, les bureaux et les locaux de stockage, les équipements, les technologies et les fournitures
ainsi que pour les frais généraux (éclairage, chauffage, eau…).
Même les organismes ne disposant que de faibles ressources ont tout intérêt à investir dans la protection
de leurs documents d’activité et de preuve. Tous les organismes ont besoin d’éléments de preuve pour
demeurer responsables et transparents. Sans documents d’activité et sans preuves, aucun organisme ne
saura justifier ni ses actions ni ses décisions. L’absence de ces éléments pourra avoir un effet néfaste sur
sa situation financière et sa capacité à respecter ses obligations. Même si l’organisme n’a pas les moyens
lui permettant, par exemple, de recruter un gestionnaire de documents à plein temps, il pourra toujours
protéger ses preuves en stockant ses documents papier/analogiques dans un lieu sûr ou en sauvegardant
régulièrement ses documents électroniques. Les ressources nécessaires à l’exécution de ces dernières
tâches sont relativement mineures, mais les avantages peuvent être considérables.
En mettant à disposition les ressources nécessaires à la gestion documentaire, l’organisme reconnaît
l’importance de ce type de prestation et admet la valeur et le caractère essentiel de la gestion
documentaire.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 3, Étape no 1, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des représentants de la direction
financière de votre organisme ainsi que des représentants de services étant parvenus à
obtenir les ressources nécessaires au financement de leurs activités, même si ces dernières
n’ont rien à voir avec la gestion documentaire. Ces personnes pourront vous apporter des
enseignements utiles sur la base de leur expérience en matière de planification et de gestion
budgétaires ainsi que d’obtention de fonds.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : analyses
financières et d’opportunité, relevés de dépenses, audits financiers et suivis de
documents, actions de sensibilisation, guides d’orientation, supports de formation, le
tout dans le but d’assurer la mise à disposition régulière de ressources financières
adéquates.
Destination no 3, Étape no 2
Notre organisme dispose d’installations physiques sûres et
fait l’acquisition des équipements et des technologies
nécessaires à la gestion documentaire
Garer sa voiture dans un box fermé à clé permet de la protéger contre les risques de dommages ou les
aléas météorologiques. Les documents d’activité doivent, eux aussi, être protégés. Les documents
papier/analogiques doivent être mis à l’abri dans des armoires, dans des tiroirs de bureau ou dans des
locaux de stockage. La sécurité des documents électroniques doit également être assurée : les dossiers
hébergés sur serveur informatique sont à sauvegarder à intervalles réguliers, les ordinateurs de bureau
sont à équiper de logiciels antivirus et l’accès aux systèmes électroniques est à sécuriser au moyen de
protocoles de sécurité internes.
Même les décisions apparemment anodines, par exemple sur le choix d’un emplacement pour le stockage
des documents papier les plus anciens, comportent un volet stratégique. Sont-ils à conserver dans des
caisses ou des cartons résistants pour les protéger contre les insectes ? Sont-ils à placer sur des
rayonnages, à une certaine distance du sol, pour les maintenir au sec en cas de fuite d’eau ? Les locaux de
stockage sont-ils équipés d’extincteurs, et ces extincteurs sont-ils toujours en état de marche, prêts à
fonctionner en cas de besoin ? Les caisses, les cartons, les rayonnages et les équipements anti-incendie
représentent un coût. L’organisme doit disposer d’informations précises concernant ses besoins et ses
priorités en matière d’installations, d’équipements et de technologies pour prendre les décisions qui
s’imposent sur le plan financier.
Tout organisme prévoyant tiendra compte des changements susceptibles de se produire dans un futur
plus ou moins proche. Même si votre organisme fait essentiellement usage de documents papier à l’heure
actuelle, s’il a pour objectif d’augmenter de façon conséquente le volume de dossiers électroniques à
gérer, il lui faudra prévoir les fonds nécessaires à l’acquisition et à la maintenance des matériels et des
logiciels informatiques, à la mise en place de connexions internet, à l’installation de systèmes de sécurité,
à l’acquisition d’équipements de secours, etc. Les matériels et les logiciels informatiques ont tendance à
vieillir très rapidement, ce qui conduira tout organisme avisé à prévoir non seulement l’achat initial mais
également les mises à niveau ultérieures. Et, quels que soient les projets, il faudra toujours penser aux
installations critiques essentielles à la protection des documents et des preuves. (Les indications figurant
à la Destination no 7 comportent des conseils plus étoffés sur les aspects « stockage » et
« conservation ».)
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 3, Étape no 2, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Qui prend les décisions concernant le financement des installations, des équipements et des
technologies ?
➢ Votre organisme affecte-t-il des ressources spécifiques aux installations, aux équipements et aux
technologies utilisés dans le cadre de la gestion documentaire ? De telles décisions sont-elles
basées sur le critère des meilleures pratiques en matière de gestion documentaire ?
➢ Votre organisme dispose-t-il d’ores et déjà d’installations physiques sûres pour la conservation de
ses documents d’activité et de ses preuves, dont un lieu pour le stockage des documents
papier/analogiques et des systèmes de sauvegarde et de redondance pour la protection de ses
documents électroniques ? Si tel n’est pas le cas, quels sont les aménagements à prévoir ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des responsables de la gestion des
installations physiques (bâtiments, bureaux, locaux de stockage), des personnes chargées des
matériels et des équipements et des décisionnaires en matière de solutions informatiques.
Vous pourrez éventuellement choisir de prendre contact avec des collègues qui sont déjà
intervenus dans la planification d’installations physiques, d’équipements et de technologies
pour la gestion documentaire, dans le but d’obtenir des éclairages utiles sur les priorités ou
sur les problématiques que pourrait souhaiter aborder votre organisme.
➢ Utiliser l’inventaire complet de la gestion documentaire que vous aurez réalisé pour
anticiper vos besoins futurs en installations, en équipements et en technologies.
(L’inventaire se trouve à la Destination no 5, Étape no 2.)
INEXISTANT ➢ Si l’inventaire de la gestion documentaire ne permet pas d’identifier de façon
précise les lieux de stockage ou les équipements et les technologies utilisés pour la
production et le classement des documents d’activité et des éléments de preuve de
l’organisme dans son ensemble, le mettre à jour en y ajoutant les informations
manquantes. Un inventaire de ce type est un instrument essentiel de gestion
documentaire et il est donc indispensable de tout y répertorier d’une manière aussi
détaillée que possible.
AMORCÉ ➢ Se renseigner sur les meilleures pratiques en matière de systèmes de stockage,
d’installations physiques, d’équipements et de technologies dans le domaine de la
gestion documentaire en vigueur dans d’autres secteurs afin de disposer
d’éléments de comparaison utiles lors du processus de planification.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : inventaire de
l’emplacement des documents papier/analogiques et électroniques et des éléments de
preuve ainsi que recensement des équipements et des technologies utilisés dans le cadre
de la gestion documentaire ; liste des modifications à apporter prioritairement aux
installations, aux équipements et aux technologies ; dossiers de sensibilisation et
d’orientation pour faciliter la diffusion d’informations démontrant les liens entre une
bonne gestion documentaire et les installations, les équipements et les technologies
sélectionnés et mis en œuvre.
Destination no 3, Étape no 3
Notre organisme engage des collaborateurs qualifiés pour
effectuer les tâches liées à la gestion documentaire
Nous n’avons pas forcément besoin de savoir comment entretenir ou réparer nous-mêmes le moteur
niché sous le capot de notre voiture. Mais nous avons besoin de savoir si le garagiste qui effectue les
entretiens ou les réparations connaît suffisamment bien son métier. Sinon, comment pourrions-nous
avoir la certitude que notre voiture sera toujours en bon état de marche ? Et même si nous ne savons pas
effectuer nous-mêmes les réparations nécessaires, nous devons bien maîtriser notre véhicule, que nous
roulions en voiture, à moto, en scooter ou à vélo.
Tous les collaborateurs d’un organisme ne doivent pas obligatoirement maîtriser les missions propres à la
gestion documentaire. Inutile d’exiger que tous soient capables de procéder au classement des dossiers,
de décider de leur calendrier de conservation ou de décréter lesquels sont à éliminer lorsqu’ils ne sont
plus d’actualité. Toutes ces tâches incombent aux professionnels de l’archivage et de la gestion
documentaire, qu’il s’agisse d’une seule personne, ou de plusieurs personnes travaillant en équipe au sein
d’organismes de taille plus importante.
La réparation d’une voiture, la construction d’une route, la conception d’un immeuble de bureaux ou la
réalisation d’actes médicaux sont autant de tâches qu’il vaut mieux laisser aux professionnels. Un
programme de gestion documentaire donne toujours de meilleurs résultats lorsqu’il est piloté par des
personnes possédant les connaissances, les compétences et les formations nécessaires.
Cela ne veut pas dire pour autant que les autres employés de l’organisme n’ont pas de rôle à jouer. Certes
le garagiste pourra régler le moteur, les freins, etc. de notre voiture pour la maintenir en bon état de
marche mais, entre deux révisions, il nous incombera de vérifier régulièrement les niveaux de liquide de
refroidissement et d’huile ainsi que de garer la voiture dans de bonnes conditions de sécurité. Un
bâtiment devra sa construction aux architectes qui l’auront conçu et aux ingénieurs qui l’auront bâti, mais
ce sont les équipes de nettoyage, le personnel des bureaux, les gardiens et le personnel des services
d’entretien qui vont le maintenir en bon état. Le professionnel de la gestion documentaire conçoit et
contrôle le programme de gestion documentaire, mais tous les collaborateurs de l’organisme doivent
savoir comment gérer les documents qui se trouvent sur leur propre bureau ou qui sont sauvegardés sur
le disque dur de leur ordinateur, pour que les documents en question puissent conserver, dans la durée,
leur authenticité et leur valeur de preuve.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 3, Étape no 3, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme, votre pays, votre État ou votre domaine d’activité reconnaît-il la gestion
documentaire en tant que profession à part entière ?
➢ Existe-t-il dans votre domaine d’activité des associations ou des groupements que vous pourrez
contacter en vue d’obtenir des conseils sur la meilleure manière d’intégrer des gestionnaires
documentaires qualifiés au sein de votre organisme ?
➢ Votre organisme compte-t-il parmi son personnel un ou plusieurs gestionnaires documentaires
de formation ?
➢ Si tel n’est pas le cas, qui est chargé de l’exécution des missions de gestion documentaire ?
➢ Votre organisme dispense-t-il des formations, prodigue-t-il des conseils et soutient-il ces
personnes dans le but de les aider à accomplir leurs tâches ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
INEXISTANT
DÉFINI
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des collaborateurs chargés de la gestion
des ressources humaines qui peuvent proposer la création de postes relatifs à la gestion
documentaire. Vous aurez tout intérêt à vous rapprocher d’associations ou d’entités
professionnelles pour obtenir des conseils sur les qualifications et les missions liées à la
gestion documentaire, si vous envisagez la création de nouveaux postes ou l’élaboration de
nouvelles fiches de poste. Si vous n’êtes pas en mesure de recruter un salarié qualifié à temps
complet à ce stade, les associations professionnelles pourront vous aiguiller vers des
consultants en mesure de vous aider sur le court terme dans la mise en place de votre
programme de gestion documentaire.
➢ Passer en revue les tâches et les missions de gestion documentaire incombant aux
collaborateurs de l’organisme (aspect traité à la Destination no 2, Étape no 3), avec
pour objectif de les rassembler pour créer un profil de poste dédié à la gestion
documentaire. Il conviendra de vérifier que les responsabilités attribuées au
gestionnaire documentaire viennent complémenter et soutenir les tâches des
autres membres du personnel au quotidien. De ce fait, il s’agira peut-être d’adapter
les responsabilités de ces derniers si jamais certaines de leurs activités actuelles
devraient plutôt incomber à un professionnel dûment qualifié.
DÉFINI
➢ Élaborer des descriptifs de poste pour les différentes fonctions de gestion
documentaire à remplir au sein de votre organisme, pour toute la gamme de postes
allant des chefs de service documentaire jusqu’au personnel auxiliaire et utiliser ces
descriptifs pour assurer l’affectation de ressources et, ensuite, le recrutement de
nouveaux collaborateurs.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : analyse des
besoins en personnel pour l’exécution des missions de gestion documentaire ;
descriptions (nouvelles ou modifiées) des postes de professionnels de la gestion
documentaire (et descriptions modifiées pour les autres postes au sein de l’organisme) ;
actions de sensibilisation ou d’orientation et supports de formation.
Destination no 4 :
Notre organisme reconnaît le lien entre documentation et
technologies de l’information
Les technologies que nous employons pour créer et conserver des documents d’activité sont en constante
évolution. Il fut un temps où les informations étaient saisies sur des tablettes d’argile stockées dans des
grottes. Avec l’invention du papier, les informations étaient consignées sur ce support et rassemblées
dans des livres reliés en cuir ou dans des coffres métalliques. De nos jours, nous utilisons des ordinateurs
pour créer et stocker des documents, tant sur nos propres disques durs que dans le cloud (informatique
en nuage), qui sont en réalité des disques durs situés dans un emplacement tiers.
Les organismes doivent instaurer des processus pour la gestion de tous types de documents, qu’ils soient
sous format papier, parchemin ou électronique. Pour être performants, les organismes doivent planifier
de manière stratégique l’archivage et la gestion documentaire. Quelles technologies utiliser pour créer et
stocker les documents et les preuves ? Comment l’organisme assurera-t-il la maintenance et la mise à
niveau de ces technologies ? Comment s’assurera-t-il que les documents et les preuves demeurent
protégés et accessibles, même si les technologies évoluent ?
La planification stratégique peut aider l’organisme à se doter d’une gestion efficace des documents et des
preuves, indépendamment des outils utilisés. En choisissant les technologies de manière stratégique et
en collaborant étroitement avec des fournisseurs de solutions informatiques, les organismes peuvent
harmoniser leurs décisions technologiques et leurs besoins en matière de preuves.
Estimer le niveau de progression de votre organisme par rapport à chacune des étapes suivantes vous
permettra d’avancer vers la destination qui consiste à associer gestion documentaire et gestion des
technologies de l’information.
Dès que vous aurez examiné chacun des énoncés correspondant aux différentes étapes (voir pages
suivantes), vous devrez renseigner vos réponses dans l’outil de suivi. Cela vous permettra d’étudier
l’ensemble de vos réponses pour estimer le niveau de progression de votre organisme. Vos réponses se
situent-elles dans les zones « INEXISTANT » ou « AMORCÉ », qui sont des zones à risque, ou dans celles,
plus sûres, de « DÉFINI », « ÉTABLI » ou « PROACTIF » ?
Vous pourrez ensuite consulter les orientations et les conseils proposés afin de décider des mesures à
entreprendre pour faire progresser votre organisme et vous rapprocher de la destination.
Destination no 4, Étape no 1
Notre organisme gère tous les documents d’activité et
preuves efficacement, indépendamment de leur forme ou de
leur support
L’automobile est un moyen de transport, le vélo en est un autre. Il en va de même pour le train, le scooter,
le bus ou encore nos pieds. Tous nous permettent de nous rendre d’un lieu à l’autre. Nous optons pour
l’un ou l’autre de ces moyens de transport pour diverses raisons. Pour choisir le plus adapté, il faut
connaître notre destination et l’importance relative que nous accordons à la rapidité ou à la commodité
du trajet.
Les rapports, les courriers, les notes de service, les directives et les listes de contrôle sont autant de
catégories de documents d’activité. Certains peuvent être créés par ordinateur, d’autres avec un stylo et
une feuille de papier. Le choix du type de document dépend de nombreux facteurs : avons-nous besoin
de conserver la trace d’une signature manuscrite sur un contrat, ce qui implique la création d’un
document papier ? Souhaitons-nous archiver un historique des paies du personnel, auquel cas une base
de données pourrait s’avérer plus efficace ?
Tous ces documents doivent être protégés, quelle que soit leur forme. Il est possible de ranger les archives
papier « à l’ancienne », dans des armoires de classement et des cartons, ce qui constitue un moyen
relativement simple de garantir leur sécurité et leur accessibilité. Elles n’y subiront pas de détérioration
rapide, sauf en cas d’incendie ou d’inondation. Les documents analogiques tels que les cassettes ou les
enregistrements vidéo peuvent être conservés en toute sécurité pendant de nombreuses années, mais si
nous ne gardons pas aussi les équipements nécessaires à leur lecture, leur contenu ne sera plus accessible.
Il est possible de stocker des documents électroniques sur des disques durs ou des bandes magnétiques,
mais nous risquons également de ne plus pouvoir y accéder ultérieurement si nous ne disposons pas des
équipements informatiques permettant leur consultation.
Pour garantir l’authenticité et l’exploitabilité sur le long terme des documents d’activité et des preuves,
tant sur supports papier/analogiques qu’électroniques, il faut non seulement protéger le contenu des
documents, mais aussi les technologies permettant d’accéder à ces contenus et de les utiliser, aujourd’hui
comme à l’avenir. Autrement, les informations en question pourraient devenir purement et simplement
inaccessibles.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 4, Étape no 1, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Avez-vous mis en place des procédures internes pour la saisie et la conservation des documents
papier/analogiques, et formez-vous et accompagnez-vous vos collaborateurs dans l’application
de ces procédures ?
➢ Votre organisme crée-t-il et sauvegarde-t-il régulièrement et systématiquement ses documents
électroniques ?
➢ Avez-vous mis en place des procédures internes pour la saisie et la conservation des documents
électroniques, et formez-vous et accompagnez-vous vos collaborateurs dans l’application de ces
procédures ?
➢ Votre organisme met-il à disposition les ressources nécessaires à l’entretien, à la mise à niveau
ou au remplacement des technologies et des équipements utilisés pour la saisie et la conservation
des documents, indépendamment de leur forme ou de leur support, pour assurer l’accessibilité
des preuves contenues dans ces documents aussi longtemps que nécessaire ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé que correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des responsables du choix et de la
gestion des technologies de l’information, ainsi que des décisionnaires et des membres de la
direction qui veillent au respect des lois et des règlements. Une bonne compréhension des
obligations juridiques en matière d’archivage aidera votre organisme à déterminer les
technologies à utiliser et la manière de les gérer pour garantir l’authenticité et la fiabilité dans
la durée des documents d’activité et des preuves.
➢ Utiliser l’inventaire complet de la gestion documentaire que vous aurez réalisé pour
identifier les différents supports ou formes de documents d’activité qui coexistent
au sein de votre organisme, ainsi que des informations relatives aux équipements
INEXISTANT et aux technologies utilisés pour la création et la conservation de ces documents.
(L’inventaire se trouve à la Destination no 5, Étape no 2.)
➢ Si l’inventaire de la gestion documentaire ne permet pas d’identifier de façon
précise les équipements et les technologies de création et de conservation des
documents d’activité, le mettre à jour en y ajoutant les informations manquantes.
Un inventaire de ce type est un instrument essentiel de gestion documentaire et il
est donc indispensable de tout répertorier d’une manière aussi détaillée que
possible.
➢ À partir de ces informations, rédiger une étude d’opportunité pour la gestion et la
conservation des documents d’activité sous toutes leurs formes ; cette étude
AMORCÉ d’opportunité doit exposer à la fois les difficultés et les solutions envisageables, et
justifier l’élaboration d’une démarche stratégique garantissant la gestion des
documents d’activité, indépendamment de leur forme ou de leur support.
➢ Identifier les membres de la direction de l’organisme devant être impliqués dans les
prises de décision relatives à la gestion des documents d’activité sous toutes leurs
formes.
PROACTIF ➢ Prévoir des rencontres régulières avec la direction pour échanger sur les activités
en cours et planifier les orientations futures en matière de gestion documentaire et
d’utilisation des technologies de l’information.
➢ Élaborer et diffuser des informations sur la démarche de l’organisme en matière
d’intégration de la gestion documentaire et des technologies de l’information, afin
de communiquer le plus largement possible sur ces éléments et ces idées.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : inventaire des
documents d’activité et des archives ; étude d’opportunité ; notes de synthèse et dossiers
de présentation ; plan stratégique et canevas de projet ; rapports d’étape et
d’avancement de projet ; dossiers de sensibilisation et d’orientation.
Destination no 4, Étape no 2
Notre organisme choisit ses technologies de l’information de
manière stratégique pour faciliter la gestion documentaire
Il y a un siècle, pour faire démarrer le moteur d’une voiture, on devait introduire et actionner une
manivelle à l’avant du véhicule. De nos jours, le démarrage s’effectue au moyen d’une clé de contact que
l’on introduit à proximité du volant. Les modèles les plus récents sont équipés d’un bouton sur le tableau
de bord qu’il suffit de presser pour mettre la voiture en marche, la « clé » restant dans notre poche ou
notre sac. Un jour, peut-être nos véhicules pourront-ils être mis en marche simplement par la pensée !
Les documents d’activité et les preuves évoluent au fil du temps, à l’instar des technologies mises en
œuvre. Certes, nous ne pouvons prédire l’avenir, mais si nous admettons que les choses vont évoluer de
manière inéluctable, nous pourrons adopter une démarche stratégique pour le choix de nos technologies
de l’information. L’objectif sera de préserver l’authenticité et la fiabilité des documents à valeur probante
que nous créons, indépendamment des technologies que nous mettons en œuvre. Pour y parvenir, il
faudra constamment garder à l’esprit le mantra suivant : flexibilité, stratégie et soutien.
Sachant que les technologies de l’information sont appelées à évoluer, notre organisme a tout intérêt à
demeurer flexible. Nous devons être en mesure de passer aisément d’un outil à un autre. Nos
collaborateurs doivent pouvoir continuer de travailler, et la protection des produits de leur travail (à savoir
des documents d’activité et des preuves) est à assurer.
Pour faire face à cette incontournable évolution des technologies de l’information, une démarche
stratégique s’impose. En tout état de cause, il y aura du changement et nous nous devons de nous y
préparer bien en amont.
Nous devons également assurer un maximum de soutien. En premier lieu, il importe de soutenir nos
collaborateurs pour qu’ils puissent travailler de façon efficace, indépendamment des technologies
utilisées. Nous devons également « soutenir » les technologies elles-mêmes, grâce à un entretien
programmé et à une mise à jour régulière en vue garantir la sécurité et l’accessibilité des documents
d’activité et des preuves produits au moyen de ces technologies.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 4, Étape no 2, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il mis en place un processus stratégique de choix des technologies de
l’information, ou les décisions sont-elles prises au coup par coup ?
➢ Ce processus couvre-t-il toutes les étapes du cycle de vie des documents, de leur création et leur
gestion jusqu’à leur utilisation, leur stockage, leur conservation et leur élimination ?
➢ Le processus de choix des technologies est-il flexible, ouvert et participatif ? Les principaux
acteurs de l’organisme, y compris les responsables des documents d’activité et des preuves, sont-
ils activement impliqués ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé que correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Notre organisme n’a mis en place aucun processus pour le choix des
technologies de l’information. Les décisions relatives au choix et à
l’utilisation des technologies pour créer, gérer, partager et stocker les
documents d’activité ainsi que les preuves ne sont prises qu’au coup par INEXISTANT
coup.
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des responsables du choix et de la
gestion des technologies de l’information, ainsi que des décisionnaires et des membres de la
direction qui veillent au respect des lois et des règlements. Vous pouvez également faire
intervenir des collaborateurs chargés de la création et de la conservation de documents
d’activité et de preuves électroniques, tels que des bases de données, des sites web ou
d’autres supports électroniques. Ces collaborateurs peuvent fournir des informations quant
aux préoccupations et aux priorités visant à garantir l’authenticité et la fiabilité dans la durée
des documents d’activité et des preuves qu’ils créent.
➢ Passer en revue les résultats de vos recherches sur les différents supports ou
formats de documents d’activité utilisés au sein de votre organisme, ainsi que ceux
de vos recherches sur les différentes technologies de l’information employées par
INEXISTANT votre organisme, afin d’évaluer la situation actuelle et de définir les actions
prioritaires.
➢ Prévoir des rencontres avec les responsables impliqués dans le choix, la gestion ou
l’utilisation des technologies de l’information, de la direction au personnel
d’exécution, pour échanger sur la situation actuelle et identifier les difficultés liées
à la gestion des documents d’activité et des preuves.
➢ Effectuer des recherches sur les pratiques d’organismes similaires en matière de
choix et d’utilisation des technologies de l’information ; analyser ces informations
générales pour identifier les difficultés ou les exemples qui pourraient se révéler
AMORCÉ pertinents dans le cadre de votre planification interne.
➢ Se concerter avec les fournisseurs de solutions informatiques de votre organisme
(voir Destination no 4, Étape no 3) afin de concevoir une démarche commune
permettant de mettre en phase les obligations de la gestion documentaire et les
technologies de l’information.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : inventaires des
équipements et des ressources technologiques ; plan stratégique et canevas de projet ;
rapports d’étape et d’avancement de projet ; dossiers de sensibilisation, d’orientation et
de présentation.
Destination no 4, Étape no 3
Notre organisme collabore avec des fournisseurs de
technologies de l’information en vue de protéger ses
documents d’activité et ses preuves
À l’époque où notre mode de transport était essentiellement pédestre, nous devions nous munir de
chaussures et de chaussettes, faites maison ou achetées, pour protéger nos pieds. Autrement, nous
n’aurions pas pu compter sur nos pieds pour nous transporter d’un point A à un point B. De nos jours,
nous ne fabriquons pas nos propres voitures, autobus ou trains. En outre, nous ne sommes pas forcément
capables de les réparer nous-mêmes non plus. Cependant, nous avons tout intérêt à veiller au bon
entretien de nos véhicules, qu’il s’agisse de voitures ou de vélos, même si nous confions cette tâche à un
tiers. Nous faisons confiance aux ingénieurs et aux garagistes pour assurer le bon fonctionnement de nos
véhicules.
De la même façon, nous étions autrefois en mesure de créer ou d’assurer l’entretien de nos propres
technologies de l’information : on savait fabriquer des tablettes d’argile et nous étions capables de
recoller une feuille de papier déchirée. Aujourd’hui, nous nous procurons des ordinateurs et des
smartphones dans le commerce. Nos connexions internet et la technologie cellulaire nécessaires à leur
fonctionnement sont fournies par des prestataires privés ou par l’État. Nous sommes bien peu à savoir
fabriquer ou réparer nos appareils électroniques nous-mêmes.
Si nous voulons protéger nos documents d’activité et nos preuves pour en assurer l’accessibilité dans la
durée, nous devrons forger de solides relations avec les experts qui choisissent, entretiennent et
accompagnent notre utilisation des technologies de l’information. Il se peut que les collaborateurs en
question travaillent dans le même service ou la même unité que nous, formant une équipe de spécialistes
dédiée à l’informatique. Ils peuvent aussi dépendre d’une unité distincte au sein de l’organisme,
constituant, par exemple, un service informatique dédié. Il peut également s’agir de sous-traitants : des
entreprises privées ou d’autres entités qui travaillent pour le compte de différents organismes dans un
secteur géographique donné.
Peu importe qui nous épaule, une chose est certaine : nous sommes très peu de personnes ou
d’organismes à posséder les compétences et les capacités nécessaires pour gérer les technologies de
l’information sans assistance. Si nous souhaitons protéger nos documents d’activité ou nos preuves, il
nous faut nouer des relations de collaboration et de partenariat avec les personnes, physiques ou morales,
qui proposent ce type de prestation.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 4, Étape no 3, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Savez-vous qui choisit, exploite et entretient les technologies de l’information destinées à être
utilisées par le personnel de votre organisme ? Cette personne ou ce groupe de personnes fait-il
officiellement partie de votre service ou de votre unité ? Travaillent-ils dans un service distinct de
votre organisme ? S’agit-il d’une entité tierce ? Ou bien comptez-vous sur un ensemble d’individus
ou de groupes pour vous assister dans la gestion des technologies de l’information ?
➢ Votre organisme a-t-il noué de solides relations avec ces personnes ou ces groupes ? Ces relations
sont-elles formelles, informelles, programmées ou ponctuelles ?
➢ La nature de ces relations permet-elle à votre organisme de collaborer avec ces personnes ou ces
groupes dans le choix et la gestion des technologies de l’information, de manière à favoriser une
gestion documentaire efficace ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé que correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Notre organisme est en relation avec les personnes ou les groupes chargés
de choisir, d’exploiter et d’entretenir les technologies de l’information, mais
nous n’avons pas collaboré avec eux à l’élaboration de plans stratégiques
susceptibles de garantir que les technologies de l’information tiennent DÉFINI
compte de la nécessité de protéger les documents d’activité et les preuves.
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre les collaborateurs de l’organisme qui
prennent les décisions relatives aux technologies de l’information, ainsi que des responsables
qui possèdent une bonne compréhension des besoins de l’organisme en matière de
documents d’activité et de preuves. Votre équipe pourrait également tirer profit de la
contribution de spécialistes en informatique. Dans l’idéal, il s’agirait de représentants internes
ou externes ayant la responsabilité de prendre des décisions en matière de technologies de
l’information, mais si votre organisme ne compte pas de tels spécialistes, vous pourrez faire
appel à des conseillers externes pour vous accompagner dans le processus de planification.
➢ Si votre organisme n’est pas en mesure de faire appel à des experts en informatique,
vous devriez peut-être mettre en place un processus de sélection et de gestion des
technologies de l’information.
NON ➢ Contacter des experts d’autres secteurs pour solliciter des conseils sur l’élaboration
APPLICABLE de démarches efficaces en matière de gestion des technologies de l’information.
➢ Concevoir une démarche stratégique pour le choix et la gestion des technologies de
l’information, en vue d’assurer la prise en compte des besoins et des obligations liés
aux documents d’activité et aux preuves.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : communications
avec des personnes ou des groupes chargés des technologies de l’information ;
propositions de projets et d’actions ; accords formels ou protocoles d’entente informels ;
documents de sensibilisation et d’orientation. Si votre organisme doit lui-même fournir
des services informatiques, il vous faudra élaborer des plans stratégiques et des projets,
des politiques et des procédures, des documents de sensibilisation et d’orientation, des
dossiers de présentation ainsi que d’autres livrables essentiels.
Destination no 5 :
Notre organisme gère ses documents de manière efficace et
responsable
L’objectif premier de la gestion documentaire est de mettre en place des processus pour la création et la
gestion de documents d’activité et de preuves, de sorte que ces derniers puissent avoir le statut
d’éléments probants authentiques. Grâce à l’application de normes, à l’élaboration de politiques et à la
mise en œuvre de processus de gestion et de conservation de documents au quotidien, les organismes
peuvent avoir la certitude que leurs actions, leurs transactions et leurs décisions seront toujours bien
documentées. Un document authentique est un document qui a été bien établi au départ, puis
sauvegardé en toute sécurité aussi longtemps que nécessaire pour être accessible en cas de besoin.
Les organismes du secteur public sont tenus d’assurer la gestion efficace et responsable des preuves de
leurs différentes interventions. Ces éléments probants, qu’il s’agisse de documents papier ou de fichiers
informatiques sauvegardés dans une base de données, ont pour rôle de constituer la preuve authentique
des actions menées, des transactions réalisées et des décisions prises. Si ces documents sont mal gérés,
les armoires de classement et les mémoires des ordinateurs regorgeront de fichiers obsolètes ou de
doublons. Des fonds seront consacrés à l’acquisition des équipements ou des technologies nécessaires à
la conservation de dossiers inutiles, alors que d’autres documents de preuve d’importance majeure
demeureront inutilisables. La non-gestion constitue un risque grave qu’on peut éviter si l’on gère
correctement les documents dès le départ.
Estimer le niveau de progression de votre organisme par rapport à chacune des étapes suivantes vous
permettra d’avancer vers la destination qui consiste à gérer vos documents d’activité de manière efficace
et responsable.
Dès que vous aurez examiné chacun des énoncés correspondant aux différentes étapes (voir pages
suivantes), vous devrez renseigner vos réponses dans l’outil de suivi. Cela vous permettra d’étudier
l’ensemble de vos réponses pour estimer le niveau de progression de votre organisme. Vos réponses se
situent-elles dans les zones « INEXISTANT » ou « AMORCÉ », qui sont des zones à risque, ou dans celles,
plus sûres, de « DÉFINI », « ÉTABLI » ou « PROACTIF » ?
Vous pourrez ensuite consulter les orientations et les conseils proposés afin de décider des mesures à
entreprendre pour faire progresser votre organisme et vous rapprocher de la destination.
Destination no 5, Étape no 1
Notre organisme crée des documents lorsque cela s’avère
nécessaire
Le bon fonctionnement d’une société est toujours mieux assuré lorsque toutes les décisions prises
respectent les droits et les obligations de chacun, et non pas ceux de quelques privilégiés. La décision de
construire une nouvelle autoroute devrait toujours répondre aux besoins d’un maximum de citoyens et
non pas de ceux d’une poignée de conducteurs. Toute décision d’accorder ou non le droit de conduire
une voiture devrait être prise en fonction des besoins de l’ensemble de la population et non pas en
fonction de considérations individuelles.
De la même façon, les organismes ont le devoir d’agir dans l’intérêt du grand public. Pour démonter le
respect de ce devoir, ils doivent pouvoir présenter des preuves de leurs actions, de leurs transactions et
de leurs décisions. Autrement, le public ne pourra ni être au courant des décisions prises ni demander des
explications ni poser des questions pertinentes. Cette responsabilité, qui entraîne la nécessité de fournir
des preuves, est généralement appelée « obligation de documenter », autrement dit le devoir de créer
des documents et des preuves attestant des actions ou des décisions et de conserver tous ces éléments
afin de pouvoir les présenter si jamais cela s’avère nécessaire.
L’obligation de documenter ne vise pas à forcer les organismes à produire davantage de documents. Il
s’agit plutôt de les inciter à produire les bons documents : ceux qui documentent de façon complète et
précise toutes les actions majeures. À titre d’exemple, un accord ayant force de loi doit être couché sur
papier, sous forme de contrat écrit, alors que la décision d’affecter une parcelle de terre à une utilisation
autre que celle prévue initialement doit être inscrite au cadastre.
L’obligation de documenter n’est pas simplement une politique ou une procédure interne. Dans l’idéal, il
conviendra de faire figurer cette obligation aux statuts ou au règlement intérieur de l’organisme. Tous les
services au sein de l’organisme seront alors informés de leurs responsabilités en matière de
documentation d’actions ou de décisions. L’organisme pourra identifier les types de documents à produire
afin de respecter son obligation de documenter et des procédures pourront être mises en place pour aider
le personnel à créer et à conserver les documents nécessaires afin de respecter cette disposition.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 5, Étape no 1, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Êtes-vous capable de repérer les actions, les transactions ou les décisions qui sont à documenter ?
➢ Votre organisme produit-il des documents pour conserver la trace de ses actions ? Quels types
d’actions ? Quels types de documents ?
➢ Les règlements en vigueur suffisent-ils à assurer la saisie par l’organisme des preuves essentielles
de ses actions, de ses transactions et de ses décisions ?
➢ Votre organisme a-t-il étudié le concept d’« obligation de documenter » et a-t-il réfléchi à
l’application de ce concept dans votre secteur d’activité ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
« Non applicable » pourrait s’appliquer à votre organisme s’il n’est pas tenu
de mettre des documents ou des preuves à la disposition du public,
indépendamment des circonstances. Alors que certains organismes peuvent
ne pas être légalement contraints de créer et de sauvegarder leurs NON APPLICABLE
documents pour qu’ils puissent servir éventuellement de preuves, leur
responsabilité et leur transparence seront toujours renforcées s’ils
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des décideurs et des conseillers
juridiques impliqués dans l’application de la législation, des règlements intérieurs et des
politiques au sein de l’organisme dans son ensemble, ou bien des collaborateurs avec des
connaissances en droit, qui auront la capacité de passer en revue les activités de l’organisme
et de recenser celles à documenter régulièrement à des fins de transparence et de
responsabilité.
➢ Dès que les exigences liées à l’obligation de documenter sont formalisées, suivre les
progrès réalisés dans leur mise en œuvre afin de constater d’éventuelles difficultés
ou préoccupations.
➢ Élaborer des politiques, des procédures, des lignes directrices et des supports de
formation pour accompagner la mise en pratique de l’obligation de documenter.
ÉTABLI ➢ Tenir régulièrement des réunions avec le personnel dans le but d’échanger sur les
obstacles ou les problèmes rencontrés dans le respect de l’obligation de
documenter.
➢ Passer en revue et réviser régulièrement les politiques, les procédures, les lignes
directrices et les supports de formation, notamment lors de l’émergence de
nouvelles priorités ou de changements de politique qui pourraient se répercuter sur
la conformité.
➢ Partager les expériences que vous vivez dans la gestion du respect de l’obligation
PROACTIF de documenter avec la direction pour la tenir informée et s’assurer de son concours.
➢ Partager vos expériences avec des collègues d’autres entités afin de favoriser le
partage d’informations et la collaboration.
➢ Votre organisme n’est peut-être pas tenu par la loi de mettre des documents ou des
preuves à la disposition du grand public, mais la philosophie dans laquelle s’inscrit
la gestion documentaire repose sur la conservation et la mise à disposition des
NON preuves. Tous les organismes sont donc incités à réfléchir à la manière d’exploiter
APPLICABLE leurs documents, en faveur de la transparence et de la responsabilité.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : listes des
obligations existantes et potentielles en matière de documentation ; listes de documents
et de dossiers à créer et/ou à saisir au nom de l’obligation de documenter : documents
d’information relatifs aux projets et rapports d’étape ; politiques et procédures ; dossiers
de sensibilisation, d’orientation et supports de formation.
Destination no 5, Étape no 2
Notre organisme répertorie et classe les documents selon
des principes logiques
Les véhicules peuvent être répartis en différentes catégories : voitures, autobus, vélos, scooters, avions,
hélicoptères, canots, canoës… et cette liste est loin d’être exhaustive. Notre choix de véhicule dépendra
de plusieurs facteurs : de notre destination, des moyens dont nous disposons, du fait de voyager seul ou
accompagné, de la quantité de bagages à transporter, et ainsi de suite. En réalité, nous parlons rarement
de « véhicules » mais plutôt de la catégorie de véhicules que nous empruntons à un moment donné
(voiture, mobylette, train…).
Le mot « document » a également un sens très large. Il existe de nombreuses catégories de documents.
Pour accéder aux documents et pour bien les exploiter, nous avons besoin de savoir quelles sont les
différentes catégories de documents dont nous avons la charge, afin de pouvoir les classer et les gérer de
manière homogène et logique. Nous classons nos documents selon leur fonction et non pas selon leur
forme.
À quoi servent les documents ? Pourquoi en avons-nous besoin ? Par exemple, tous les documents relatifs
à la gestion du budget annuel seraient à regrouper sous la rubrique « Budgets et gestion financière ». Les
documents en question prendraient des formes diverses (procès-verbaux de réunion, rapports, notes de
service, courriels ou SMS), mais leur forme importe moins que leur finalité. De la même façon, tous les
documents concernant l’entretien des biens mobiliers et immobiliers seraient à regrouper sous la
rubrique « Maintenance des installations ». Parmi ces documents, il pourrait également y avoir des
procès-verbaux de réunion, des rapports, des notes de service, des courriels ou des SMS. Une nouvelle
fois, c’est la finalité du document qui compte, la forme étant tout à fait secondaire. Si nous classions les
documents en fonction de leur forme, comment arriverions-nous à nous y retrouver ?
Le classement est un processus qui consiste à regrouper des documents en différentes catégories selon
leur fonction et leur finalité (et ensuite selon leur type, le cas échéant). Pour procéder au classement de
vos documents, la première étape consiste à dresser un inventaire de tous les documents et tous les
éléments de preuve utilisés au sein de l’organisme. L’inventaire est un outil essentiel, car il contient des
informations sur la finalité et la forme de documents à valeur probante et peut également englober des
indications relatives à leur lieu de stockage, aux obligations en matière de respect de la vie privée, aux
équipements et aux technologies impliqués... L’inventaire constitue le socle sur lequel repose le
classement des documents et l’élaboration de leur calendrier de conservation (voir Destination no 7). (À
noter que le classement des documents selon leur catégorie est un processus tout à fait différent de celui
qui consiste à les classer en fonction de critères tels que le respect de la vie privée et le niveau de
confidentialité qui leur est applicable, ces aspects étant abordés à la Destination no 6.)
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 5, Étape no 2, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il jamais regroupé ses documents et ses éléments de preuve par catégories
(autrement dit, a-t-il procédé à leur classement) ?
➢ Si tel est le cas, quel système a été utilisé à cette fin ? Ce système de classement est-t-il toujours
en usage ?
➢ Classez-vous tous vos documents (papier, analogiques, électroniques), ou uniquement une
certaine forme ou un certain type de documents ?
➢ Si aucun système formel de classement n’existe au sein de votre organisme, comment organisez-
vous actuellement vos documents ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Pour cette étape, votre équipe comprendra, dans l’idéal, des collaborateurs ayant des
connaissances et de l’expérience en matière de réalisation d’inventaires documentaires et de
processus de classement. Comme dans le cas de certaines des étapes à franchir pour atteindre
la Destination no 5, la meilleure solution serait de recruter un gestionnaire de documents, de
préférence à un poste permanent ou, à défaut, de faire appel à un consultant ou à un
conseiller qui pourrait vous aider à réaliser certaines missions essentielles de gestion
documentaire à court terme. Les associations ou les groupements professionnels pourront
vous aider à trouver des gestionnaires de documents dûment qualifiés dans votre secteur.
➢ Élaborer le canevas d’un projet visant à bâtir (ou à réviser) et à mettre en œuvre
des systèmes de classement et des processus de contrôle ; réfléchir à une mise en
œuvre par étapes, si nécessaire, afin de permettre des révisions, des essais et des
modifications en cours de route.
➢ Passer en revue et examiner les systèmes de classement existants ou créer de
nouveaux systèmes en les révisant et en les actualisant en fonction des résultats du
processus d’inventorisation, des recherches menées en interne et en externe, et
DÉFINI
des consultations avec le personnel d’exécution et les membres de la direction des
différents services de l’organisme.
➢ Élaborer et diffuser des ressources d’orientation et de formation pour aider le
personnel dans l’utilisation et l’entretien des systèmes de classement.
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : inventaire des
documents et des preuves ; canevas de projet et rapports d’étape ; systèmes de
classement pour tous les documents de l’organisme ; politiques et procédures
nécessaires à la mise en œuvre des systèmes ; documents de sensibilisation et
d’orientation et supports de formation.
Destination no 5, Étape no 3
Notre organisme produit des descriptions homogènes pour
le classement des documents et des preuves
Lorsque nous partons en voyage, nous avons besoin de cartes, de plans et de guides pour nous aider à
savoir où nous sommes et où nous allons. Mais pour bien comprendre ces différents outils, nous avons
également besoin de certaines informations contextuelles. Quelle est l’échelle de la carte ? Une échelle
de 1/100 000 n’a rien à voir avec une échelle de 1/100 000 000. En quelles unités sont exprimées les
distances ? Impériales ou métriques ? En quelle langue sont indiqués les noms des lieux ? La ville de
Florence s’appelle Firenze en italien, Floransa en turc, Florenz en allemand et Florença en portugais. Pour
comprendre les informations présentées dans les outils, nous avons besoin d’informations sur ces
informations. Nous avons besoin de métadonnées, autrement dit d’informations descriptives donnant
des indications contextuelles relatives à d’autres informations.
Nous avons également besoin de métadonnées pour comprendre les documents et les preuves. Les
métadonnées ne sont pas que des informations concernant le contenu des documents. Elles fournissent
également des indications contextuelles relatives aux documents eux-mêmes, d’où leur nom de
métadonnées, autrement dit des « données sur des données ». Les données relatives aux documents
peuvent comprendre les titres de ces documents, le nom de leur(s) auteur(s), le numéro de version et les
dates. Nous pouvons distinguer le procès-verbal d’une réunion sur les finances d’un procès-verbal d’une
réunion du personnel en lisant les documents concernés, mais nous devrions également pouvoir les
différencier grâce aux métadonnées.
Dans de cas de documents papier, les métadonnées figurent généralement sur le document lui-même
(dans l’en-tête, par exemple) ou sur l’étiquette du dossier dans lequel il est rangé. Dans le cas de
documents analogiques, comme les enregistrements vidéo ou les audiocassettes, les métadonnées sont
indiquées sur l’étui ou tout autre réceptacle qui contient l’enregistrement. Dans le cas de documents
électroniques, les métadonnées figurent généralement dans une boîte de dialogue « propriétés » faisant
partie intégrante du logiciel informatique.
Pour la gestion de leurs documents, les organismes doivent décider des métadonnées qui devront
toujours être saisies et lesquelles sont à saisir éventuellement en cas de besoin. Ces éléments sont ensuite
à normaliser. Par exemple, un document pourrait porter le titre normalisé de « procès-verbal de réunion
budgétaire » au lieu de celui de « procès-verbal de réunion ». Le format standard adopté pour les dates
pourrait être « 2020-04-15 » plutôt que « 15 avril 2020 ».
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 5, Étape no 3, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme attribue-t-il systématiquement un titre, un nom et une date à ses documents, et
ce de manière homogène, ou laisse-t-il le soin aux collaborateurs de nommer et de classer les
documents à leur guise ?
➢ Votre organisme a-t-il jamais standardisé des processus pour la description des documents et des
preuves ? Si tel est le cas, vous est-il possible de vous appuyer sur ces travaux pour créer ou pour
actualiser les processus relatifs aux métadonnées ?
➢ Avez-vous besoin de métadonnées différentes selon les différentes fonctions de l’organisme ? Si
tel est le cas, êtes-vous en mesure de garantir que les exigences en matière de métadonnées
s’appliquent de façon homogène tout en tenant compte de ces divers besoins ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Comme dans le cas de certaines des étapes à franchir pour atteindre la Destination no 5, la
meilleure solution serait de recruter un gestionnaire de documents, de préférence à un poste
permanent ou, à défaut, de faire appel à un consultant ou à un conseiller pour vous aider à
court terme dans la réalisation de certaines missions essentielles de gestion documentaire.
Les associations ou les groupements professionnels pourront vous aider à trouver des
gestionnaires de documents dûment qualifiés dans votre secteur.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 100
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : listes des
métadonnées obligatoires et facultatives ; canevas de projet et rapports d’étape ;
politiques et procédures ; documents de sensibilisation et d’orientation et supports de
formation.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 101
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 5, Étape no 4
Notre organisme attribue des responsabilités en matière de
gestion documentaire
Imaginez la situation suivante : vous arrivez un jour à la gare pour prendre le train et vous rendre au
travail. Le train est à quai, mais le conducteur n’est pas là. Vous n’êtes pas habilité à conduire le train
vous-même : encore faudrait-il que vous en soyez capable ! Seules options : attendre l’arrivée du
conducteur ou trouver un autre moyen pour vous déplacer.
Dans tous les organismes, qu’il s’agisse de services de l’État ou d’entreprises ferroviaires, le travail se fait
en équipe, et chaque membre de l’équipe doit remplir ses obligations. Si, au sein de l’équipe, c’est à nous
qu’on a confié la tâche de conduire le train, nous devons prendre notre service à l’heure convenue. Mais
si cette tâche ne nous incombe pas, alors conduire le train ne sera pas de notre ressort. Nous devrons
laisser aux personnes responsables, habilitées et compétentes le soin de remplir leurs fonctions, tandis
que nous nous chargerons des nôtres.
La gestion documentaire est également un travail d’équipe, et chaque membre de l’équipe doit être
informé de ses propres responsabilités en matière de gestion documentaire. Celles-ci comprennent, par
exemple, l’entretien des systèmes de classement, le rangement en toute sécurité des dossiers critiques
et le tri régulier des documents pour se débarrasser de ceux qui sont devenus obsolètes. Mais comment
savoir si un document revêt un caractère essentiel ou s’il est obsolète ? Comment savoir si la
responsabilité en la matière nous incombe ou non ?
Pour assister leur personnel dans la bonne exécution de ses missions, les organismes ventilent les
responsabilités en matière de gestion documentaire, et décident par exemple du service qui aura le statut
d’instance de première responsabilité et de la personne qui interviendra en tant que dépositaire de
documents de référence.
L’instance de première responsabilité est l’unité chargée de la conservation des originaux d’une série de
documents. Par exemple, le secrétariat du directeur financier pourrait avoir le statut d’instance de
première responsabilité pour la conservation des procès-verbaux des réunions budgétaires. Aucun autre
service ne serait tenu de conserver des copies de ces documents et les employés de ces autres services
pourraient se permettre de détruire leurs exemplaires dès lors que les originaux se trouveraient en lieu
sûr auprès du secrétariat du directeur financier.
Le dépositaire de documents de référence est l’individu au sein d’une unité (ou d’une équipe) auquel il
incombe de localiser et de conserver les originaux. Au secrétariat du directeur financier, c’est
probablement l’assistant administratif qui serait chargé du classement des procès-verbaux des réunions
budgétaires. Personne d’autre au sein de ce service ne serait tenu de conserver d’exemplaire de ces
documents. L’assistant administratif serait la seule personne responsable, habilitée et compétente en la
matière. (Dans l’idéal, bien sûr, une deuxième personne serait formée pour la remplacer en cas
d’urgence.)
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 102
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 5, Étape no 4, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 103
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Notre organisme a mis en place des protocoles internes pour l’attribution des
responsabilités en matière de création et de gestion des documents et autres
sources de preuve, y compris en désignant des instances de première
responsabilité et des dépositaires de documents de référence ; nous formons ÉTABLI
nos collaborateurs à ces tâches et contrôlons leurs interventions à des fins de
cohérence et d’efficacité.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 104
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des décisionnaires capables de piloter
les processus d’identification d’instances de première responsabilité et de dépositaires de
documents de référence. L’équipe pourrait compter, parmi ses autres membres, des
personnes directement impliquées dans la création et la gestion de systèmes de gestion
documentaire, par exemple celles qui conçoivent et qui entretiennent des systèmes de
classement de documents papier ou électroniques. Ces membres de l’équipe seront en
mesure de participer à l’élaboration de supports de formation et d’orientation précisant les
différents rôles et responsabilités, nouveaux ou modifiés, en matière de gestion
documentaire.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 105
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Étudier les processus utilisés pour définir les désignations et les missions de
l’instance de première responsabilité et du dépositaire de documents de référence
au sein d’autres organismes ou dans d’autres secteurs.
INEXISTANT ➢ Examiner des guides de meilleures pratiques en matière d’attribution des
responsabilités relatives à la création et à la gestion de documents, y compris en ce
qui concerne la désignation d’instances de première responsabilité et de
dépositaires de documents de référence.
➢ Échanger avec différents collaborateurs de l’organisme en vue de bien cerner les
pratiques actuelles en matière de création et de gestion de documents, et de
AMORCÉ recenser les responsabilités attribuées. Ces informations vous aideront à identifier
les services et les individus devant assumer les fonctions d’instance de première
responsabilité et de dépositaire de documents de référence.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 106
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : listes des
instances de première responsabilité et des dépositaires de documents de référence (ainsi
que leurs suppléants désignés) ; canevas de projet et rapports d’étape ; politiques et
procédures ; documents de sensibilisation et d’orientation et supports de formation.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 107
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 5, Étape no 5
Notre organisme accompagne son personnel dans la gestion
efficace des documents d’activité et des preuves
Comment partir en voyage si nous ne savons pas conduire une voiture ? Comment ramener nos courses
de l’épicerie du quartier si nous n’avons jamais appris à faire du vélo ? Posséder un véhicule sera inutile
tant qu’on n’aura pas appris à l’utiliser comme il se doit.
Aucun organisme ne saura améliorer ses pratiques dans le domaine de la gestion documentaire, peu
importe le nombre de politiques qu’il aura élaborées, si son personnel n’est pas formé et si l’on ne dote
pas ce dernier des instruments lui permettant de créer et de gérer efficacement les documents d’activité
et les preuves. La présente Feuille de route formule de nombreuses recommandations quant à la
formation du personnel. Toutefois, comme pour tous les aspects de la gestion documentaire, les
formations et les orientations proposées au personnel ne seront efficaces que s’il y a planification et
coordination. Et une formation de base devra être obligatoire ! Aucune équipe ne pourra fonctionner au
mieux si certains de ses membres (à savoir les personnes exerçant des responsabilités au quotidien en
matière de gestion documentaire) ne reçoivent pas les formations et le soutien nécessaires.
Dans l’idéal, lorsqu’un organisme a atteint le stade consistant à former son personnel aux tâches de
gestion documentaire, il doit déjà compter dans son effectif un gestionnaire de documents dûment
qualifié. Auquel cas, ce dernier pourra élaborer et dispenser des formations et prodiguer des conseils,
tout en répondant aux questions posées et en soutenant ses anciens stagiaires. Cependant, de nombreux
organismes ont besoin de former leur personnel à la gestion documentaire bien avant de pouvoir recruter
un gestionnaire de documents. Les collaborateurs en place doivent donc être d’ores et déjà en mesure de
gérer les documents d’activité et les preuves : impossible pour eux d’attendre le recrutement d’un
gestionnaire de documents attitré.
Plusieurs étapes de cette Feuille de route peuvent être concernées par les formations et les orientations
à proposer au personnel de l’organisme, sur des thèmes tels que :
➢ la conformité avec les exigences découlant de l’obligation de documenter ;
➢ le classement et le stockage de documents ;
➢ la saisie et la mise en œuvre des métadonnées et des informations descriptives ;
➢ le rôle de l’instance de première responsabilité et du dépositaire de documents de référence ;
➢ le respect des obligations en matière d’accès, de respect de la vie privée et de mesures de
sécurité ;
➢ l’élimination de documents en toute sécurité conformément à la politique en vigueur.
Lorsque les collaborateurs auront été formés à ces tâches et à d’autres missions essentielles de la gestion
documentaire, ils seront en mesure de mieux exécuter leurs fonctions et l’organisme sera plus à même
de gérer tous ses documents d’activité et éléments de preuve.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 108
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 5, Étape no 5, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il jamais élaboré des supports de formation ou d’orientation en matière de
gestion documentaire ?
➢ Si tel n’est pas le cas, comment les collaborateurs savent-ils de quelle manière exécuter les tâches
qui leur incombent en matière de gestion documentaire ?
➢ Quelles sont les méthodes de formation qui donnent les meilleurs résultats au sein de votre
organisme (par exemple, formations en présentiel, manuels imprimés, formations assistées par
ordinateur, auto-apprentissages, ateliers ou autres) ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 109
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 110
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
service. Dans ce cas, vous pourrez inscrire vos collaborateurs à ces séances
de formation en fonction de leurs besoins.
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre, dans l’idéal, des collaborateurs ayant
des connaissances et de l’expérience en gestion documentaire, par exemple un gestionnaire
de documents qualifié capable de créer et de dispenser des séances de formation au
personnel. À défaut, vous pourriez recruter un consultant ou un conseiller qui serait en
mesure de dispenser des formations et de prodiguer des conseils. Sinon, vous pourriez inciter
vos collaborateurs à suivre des formations en ligne ou des stages d’auto-apprentissage
proposés par des institutions nationales d’archivage ou des associations professionnelles.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 111
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Élaborer le canevas d’un projet ou réaliser une étude d’opportunité par rapport aux
formations et à l’encadrement nécessaires à la gestion documentaire.
➢ Identifier des membres de la direction que vous pourriez utilement renseigner sur
les besoins en matière de formations et de conseils en gestion documentaire, dans
le but de solliciter leur concours.
➢ Lancer le processus de création de formations et d’orientations par rapport aux
problèmes prioritaires dans le domaine de la gestion documentaire ; faire appel aux
DÉFINI ressources de formation offertes par des tiers si les apprentissages en question
peuvent être adaptés à vos besoins.
➢ Tester les supports de formation et d’orientation auprès de collaborateurs
sélectionnés et les adapter en cas de besoin pour confirmer la pertinence des
supports en question avant de les mettre en œuvre a plus grande échelle.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 112
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : canevas de
projet et rapports d’étape ; notes de synthèses et documents de base ; documents de
sensibilisation et d’orientation et supports de formation. À noter la possibilité de
nombreux doublons entre ces supports de formation et ceux élaborés pour permettre le
franchissement d’autres étapes ; tous les supports de formation sont donc à coordonner
pour éliminer au maximum ces redondances et favoriser une cohérence globale.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 113
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 6 :
Notre organisme offre un accès satisfaisant aux documents
d’activité
Les organismes sont tenus d’informer le public sur leurs actions, leurs transactions et leurs décisions
lorsque celles-ci revêtent un caractère officiel. Il en découle donc que, dans la mesure du possible, ils
devront rendre disponibles leurs documents d’activité et leurs preuves autant que faire se peut.
Nous ne sommes pas forcément tous habilités à consulter librement tous les éléments de preuve que peut
créer ou rassembler un organisme. En règle générale, les relevés bancaires d’une personne physique sont
d’ordre privé, à moins que la personne en question ne soit accusée de malversations. Dans un tel cas, les
relevés bancaires devront être dévoilés pour confirmer ou infirmer les accusations portées contre cet
individu. Les documents concernant le lieu de stockage des équipements militaires d’une nation sont
classés secret d’État : les agents étrangers potentiellement hostiles ne doivent pas pouvoir accéder à ces
informations hautement sensibles, qu’ils pourraient utiliser à mauvais escient.
Les lois régissant l’accès aux informations, le respect de la vie privée et le secret documentaire sont
ancrées dans une philosophie inspirée de la nécessité de trouver un équilibre entre l’accès public
généralisé aux informations et la protection des droits de l’individu ou de groupes d’individus. Dans l’idéal,
un organisme adoptera par défaut une démarche de « divulgation proactive » de ses documents, dans la
mesure du possible. Autrement dit, il devra rendre disponibles ses documents et ses preuves de son
propre chef, avant même qu’on le lui demande. Mais parfois l’accès doit être limité, que ce soit en interne
(au sein même de l’organisme) ou en externe (vis-à-vis du grand public), pour des raisons liées au respect
de la vie privée et aux aspects sécuritaires. Pour trouver l’équilibre entre l’accès et le respect de la vie
privée et des obligations sécuritaires, les organismes ont tout intérêt à gérer leurs documents tout au long
de leur cycle de vie grâce à un processus d’archivage ininterrompu (« continuum »). Ce continuum
permettra aux organismes concernés de suivre les modalités de mise à disposition (quand, comment et
pourquoi) de chaque document d’activité et de chaque preuve.
Estimer le niveau de progression de votre organisme par rapport à chacune des étapes suivantes vous
permettra d’avancer vers la destination qui consiste à faire en sorte que votre organisme puisse offrir un
accès satisfaisant à ses documents d’activité.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 114
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Dès que vous aurez examiné chacun des énoncés correspondant aux différentes étapes (voir pages
suivantes), vous devrez renseigner vos réponses dans l’outil de suivi. Cela vous permettra d’étudier
l’ensemble de vos réponses pour estimer le niveau de progression de votre organisme. Vos réponses se
situent-elles dans les zones « INEXISTANT » ou « AMORCÉ », qui sont des zones à risque, ou dans celles,
plus sûres, de « DÉFINI », « ÉTABLI » ou « PROACTIF » ?
Vous pourrez ensuite consulter les orientations et les conseils proposés afin de décider des mesures à
entreprendre pour faire progresser votre organisme et vous rapprocher de la destination.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 115
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 6, Étape no 1
Notre organisme met ses documents à la disposition du
public de manière proactive
Le réseau routier est, dans l’ensemble, accessible gratuitement à tous les usagers. Une grande partie de
la population est en mesure de se déplacer par la route. Parfois, un péage est imposé limitant ainsi l’accès
à certaines voies, les sommes collectées devant servir à amortir les investissements engagés pour la
construction des chaussées concernées. En revanche, de tels péages peuvent constituer un obstacle
insurmontable pour les personnes qui ne sont pas en mesure d’engager un tel coût. Cela étant, les routes
dites « gratuites » ne le sont pas véritablement, car ce sont nos impôts qui financent leur maintenance et
les travaux d’entretien.
Le principe de la divulgation proactive est l’équivalent, en termes de gestion documentaire, des routes
dites « gratuites », autrement dit exemptes de péage. Il repose sur l’idée que le public a le droit d’accéder
à certains éléments de preuve sans nécessiter d’autorisation préalable, tout comme il a le droit
d’emprunter certaines chaussées sans devoir s’acquitter d’un péage. La divulgation proactive implique la
disponibilité par défaut.
Un organisme qui adopte le principe de la divulgation proactive pourrait décider de rendre certains
documents publics de façon spontanée au lieu d’attendre de recevoir des demandes expresses à cet effet.
Il pourrait s’agir de contrats importants, de descriptions de poste et de barèmes salariaux, de notes de
frais, de rapports d’audit, de notes de synthèse pour le personnel dirigeant ou de rapports transmis au
Parlement ou au législateur. Certains organismes choisiront de rendre publics des documents plus anciens
dans le but de porter leur propre histoire à la connaissance de tous. Par exemple, de nombreux
organismes publient des répertoires contenant le nom de tous leurs grands dirigeants passés ou rendent
publiques des archives historiques telles que des procès-verbaux de réunion, des rapports annuels, des
budgets, des lois ou des règlements.
Cette mise à disposition proactive de documents et de preuves va dans le sens de la responsabilité et de
la transparence. Elle peut également permettre à l’organisme de gagner du temps et d’économiser de
l’argent. Il est beaucoup plus facile de rendre publiques des preuves suscitant un grand intérêt et
présentant peu de risques que de conserver soigneusement les documents en question puis de devoir les
récupérer à chaque demande de consultation.
Un organisme pourrait également décider de rendre certains documents publics par anticipation, s’il
craint qu’un tiers ne s’apprête à publier des informations inexactes ou contradictoires. Il pourra ainsi
damer le pion aux auteurs de contre-vérités en mettant sur la table des preuves irréfutables. En prenant
les devants, l’organisme pourra faire valoir sa volonté de transparence et de responsabilité. Il pourra
également présenter ses actions et ses décisions de manière indépendante. La divulgation proactive peut
être un outil efficace pour tout organisme souhaitant respecter les principes de responsabilité, de
transparence et d’intégrité.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 116
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 6, Étape no 1, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme applique-t-il des lois, des règlements ou des protocoles en matière de
divulgation proactive ? Si tel est le cas, quels sont les types de documents ou de preuves que vous
rendez publics, selon quelle périodicité et sous quelle forme ?
➢ Si votre organisme n’applique pas de protocole de divulgation proactive, pourrait-il envisager de
le faire si la procédure pouvait être gérée de façon adéquate ? Quels types de documents seraient
alors rendus publics ?
➢ Pour votre organisme, quels seraient les risques et les avantages d’une politique de divulgation
proactive ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 117
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Notre organisme n’a pas mis en place de politique de divulgation et n’a pas
établi de procédures pour la mise à disposition auprès du public de
documents et de preuves.
INEXISTANT
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 118
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des décideurs politiques et des
conseillers juridiques impliqués dans l’identification des obligations liées à l’accès et au
respect de la vie privée. Vous aurez peut-être également intérêt à faire appel à des
collaborateurs ayant une formation en droit, qui pourront analyser les implications juridiques
de la divulgation proactive et vous aider à recenser les différentes séries de documents et
d’informations que l’organisme pourrait décider de rendre publics, dans le but de faciliter
l’accès public à ces éléments tout en respectant le droit à la vie privée et en se conformant
aux obligations de sécurité fondamentales.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 119
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Puiser dans la version définitive de l’inventaire des documents (et dans les systèmes
de classement, le cas échéant) en vue de répertorier les documents et les preuves
qui pourraient faire l’objet d’une divulgation proactive. Notez bien le nom du
INEXISTANT service ou de l’unité qui en est responsable, le lieu où se trouvent les documents en
question et les informations qu’ils contiennent. (Dans la mesure du possible, il
conviendra de coordonner les recherches effectuées pour les différentes étapes
menant vers la Destination no 6 ; les informations que vous réunirez vous aideront
dans vos projets de divulgation proactive, dans la gestion du respect de la vie privée
et dans la protection des informations sensibles ou confidentielles.)
➢ Demander aux collaborateurs de l’organisme de déclarer les documents qu’ils
rendent déjà publics et réfléchir à l’utilité d’intégrer les preuves en question dans
un programme de divulgation proactive.
AMORCÉ ➢ Étudier les protocoles de divulgation proactive utilisés par d’autres organismes ou
dans d’autres secteurs.
➢ Étudier les informations concernant les meilleurs pratiques en matière de
programmes de gestion de la divulgation proactive, afin de cerner les problèmes et
les difficultés qui pourraient se poser au sein de votre organisme.
➢ Suivre l’utilisation faite des documents et des preuves mis à la disposition du public
dans le cadre de la divulgation proactive et des dossiers communiqués sur
demande, afin de savoir lesquels sont les plus consultés ; ces informations vous
aideront dans le recensement des priorités en matière d’élargissement ou de
modification du programme de divulgation proactive.
ÉTABLI ➢ Actualiser régulièrement tous les processus au fur et à mesure de l’évolution des
fonctions, des technologies ou des processus, afin de structurer à son tour
l’évolution de la divulgation proactive.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 120
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : listes et
descriptifs de documents et de preuves susceptibles d’être rendus publics, dont des
documents courants et des archives historiques (ces éléments seraient alors intégrés, le
cas échéant, aux systèmes de classement de documents) ; canevas de projet et rapports
d’étape ; politiques et procédures ; documents de sensibilisation et d’orientation, et
supports de formation.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 121
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 6, Étape no 2
Notre organisme protège les informations personnelles et
celles d’ordre privé
Lorsque nous décidons de partir en voyage, nous ne sommes pas obligés d’annoncer à tout le monde où
nous allons. À moins d’avoir choisi une destination à risque ou à accès restreint, il est raisonnable de
penser que l’objet notre voyage n’a pas besoin d’être connu de tous.
De la même façon, l’être humain peut prétendre au respect de sa vie privée lorsque les documents et les
preuves conservés au sein d’un organisme le concernent à titre personnel. De tels documents ne devraient
être consultables que par des personnes dûment habilitées, dont les intéressés eux-mêmes. Ils ne
devraient pas forcément être rendus accessibles à d’autres personnes au sein de l’organisme ou à
l’extérieur de celui-ci. Un exemple fréquemment cité est celui de la santé de l’individu et de son dossier
médical. Les organismes peuvent vouloir créer ou saisir des informations médicales relatives à leurs
collaborateurs ou aux citoyens pour des motifs parfaitement légitimes. Ce sont cependant des données
qui nécessitent d’être protégées, car les résultats d’analyses sanguines ou les comptes-rendus
d’interventions chirurgicales ne relèvent pas du domaine public.
Les protocoles nécessaires à la protection de ces données personnelles impliquent la définition de niveaux
de confidentialité, autrement dit, un système pour la catégorisation des données figurant dans les
différents documents ou dans les différentes informations publiées lorsque celles-ci ont un caractère
personnel ou sont d’ordre privé. (Ces niveaux de confidentialité sont souvent intégrés aux structures de
classement de documents présentées à la Destination no 5, Étape no 2.) Pour protéger les données
personnelles ou d’ordre privé, les organismes ont tout à gagner de la définition de méthodes homogènes
et transparentes pour la création, la saisie, l’utilisation, le partage et la conservation de tous leurs
documents, y compris ceux renfermant des informations personnelles. Les organismes devraient
également assurer le suivi de la divulgation au public de documents et d’archives en notant à chaque fois
la date et le moyen de divulgation, afin d’être en mesure d’en démontrer la conformité par rapport aux
obligations en matière de respect de la vie privée.
De nombreux États ont voté des lois ou des règlements afin d’assurer la protection de la vie privée de
leurs citoyens. Les obligations correspondantes sont souvent définies dans des lois régissant « l’accès aux
informations », « le respect de la vie privée » ou « la liberté de l’information ». Parmi ces textes, l’un des
plus connus est le Règlement général sur la protection des données (RGPD), une directive de l’Union
européenne ayant pour objet la protection de la vie privée de l’individu en lien avec les données ou les
documents à caractère personnel. Pour respecter les exigences du RGPD, les États, les entreprises et tous
les autres organismes qui créent, qui reçoivent ou qui partagent des informations personnelles au sein de
l’Union européenne (UE) et dans l’Espace économique européen (EEE) doivent tout mettre en œuvre pour
éviter la diffusion de ces informations sans autorisation préalable. Même s’ils ne sont pas tenus de
respecter les dispositions du RGPD, de nombreux organismes choisissent néanmoins d’adopter les
principes de ce règlement dans le but de renforcer les processus dont ils font usage en interne pour
assurer la gestion des données personnelles et des informations d’ordre privé.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 122
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 6, Étape no 2, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il adopté des lois ou des règlements pour encadrer sa politique en matière
de respect de la vie privée ?
➢ Ces règlements traitent-ils du cas particulier que constituent la création et la gestion de
documents d’activité ?
➢ Votre organisme classe-t-il ses documents en accordant un niveau de confidentialité à chacun,
afin d’éviter tout risque d’atteinte à la vie privée ?
➢ Votre organisme assume-t-il ses responsabilités en matière de respect de la vie privée ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 123
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 124
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des décideurs politiques et des
conseillers juridiques impliqués dans l’identification des obligations liées à l’accès et au
respect de la vie privée. Vous aurez peut-être également intérêt à faire appel à des personnes
ayant de l’expérience en matière de gestion de documents et de preuves à caractère
personnel ou d’ordre privé, en vue de tirer parti de leur connaissance des meilleures pratiques
pour la gestion stratégique de ces informations confidentielles.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 125
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Puiser dans la version définitive de l’inventaire des documents (et dans les systèmes
de classement, le cas échéant) en vue de répertorier les documents et les preuves
qui contiennent des informations personnelles ou d’ordre privé. Notez bien le nom
INEXISTANT du service ou de l’unité qui en est responsable, le lieu où se trouvent les documents
en question et les informations qu’ils contiennent. (Dans la mesure du possible, il
conviendra de coordonner les recherches effectuées pour les différentes étapes
menant vers la Destination no 6 ; les informations que vous réunirez vous aideront
dans vos projets de divulgation proactive, dans la gestion du respect de la vie privée
et dans la protection des informations sensibles ou confidentielles.)
➢ Étudier les systèmes et processus de classement utilisés par d’autres organismes ou
dans d’autres secteurs.
AMORCÉ ➢ Étudier les informations concernant les meilleurs pratiques en matière de mise en
place de systèmes de catégorisation par niveau de confidentialité.
➢ Demander aux collaborateurs de l’organisme de recenser toutes les catégories de
documents contenant des informations personnelles et évaluer ensuite la manière
dont sont créés, exploités et conservés ces documents.
➢ Élaborer le canevas d’un projet visant à établir des systèmes de classement pour
assurer le respect de la vie privée
➢ Élaborer des politiques, des procédures et des processus pour encadrer la
protection de la vie privée et des données personnelles.
➢ Vérifier la cohérence, la conformité aux politiques en vigueur et la transparence de
ces processus et les tester avant leur mise en œuvre pour en assurer le bon
DÉFINI
fonctionnement.
➢ Élaborer et diffuser des outils d’orientation, de sensibilisation et de formation pour
aider le personnel dans l’exécution de ses tâches.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 126
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : listes et
descriptifs de documents et de preuves contenant des informations personnelles ou
d’ordre privé (ces éléments devraient être intégrés aux systèmes de classement) ;
canevas de projet et rapports d’étape ; politiques et procédures ; documents de
sensibilisation et d’orientation et supports de formation.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 127
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 6, Étape no 3
Notre organisme protège les informations sensibles ou
confidentielles
Nous ne pouvons pas toujours nous déplacer où bon nous semble. L’accès à certaines destinations est
limité, généralement pour de bonnes raisons. La route a pu être coupée à la suite d’une catastrophe
naturelle (volcan en éruption ou inondations dévastatrices) ou peut-être traverse-t-elle des zones de
conflit, où voyager représenterait un danger mortel. Parfois, certains accès doivent nous être refusés pour
notre propre sécurité.
Les organismes également doivent parfois restreindre l’accès à certains documents ou à certaines
preuves. Une bonne gouvernance implique certes le partage actif d’informations avec le public, mais il
existe des circonstances où les services de l’État doivent impérativement travailler en toute
confidentialité, ne divulguant les informations concernées que bien plus tard, lorsque les conditions de
sécurité le permettent. Un État peut logiquement décider de limiter l’accès aux informations concernant
l’emplacement des armements ou des défenses militaires : l’intérêt de l’individu qui voudrait se
renseigner sur ces emplacements s’estompe face à la nécessité d’assurer la sécurité nationale contre des
forces potentiellement hostiles. Un organisme pourrait limiter l’accès à des informations concernant des
négociations commerciales délicates tant que lesdits accords n’auront pas été conclus. Même si le public
souhaite être informé sur ces relations commerciales, la nécessité de permettre à toutes les parties
impliquées de profiter de conditions de négociation équitables revêt un caractère bien plus important.
Les protocoles de sécurité demandent l’élaboration d’une classification de sécurité, autrement dit, d’un
système permettant de désigner formellement les documents contenant des informations sensibles ou
protégées. On peut parler de documents « officiels », « classés secrets », « classés top secrets »,
« réservés au service », « confidentiels » ou « ultraconfidentiels »… Ce sont des termes appliqués à
différentes catégories de documents pour permettre à l’organisme de mettre en place des processus
visant à les protéger contre tout accès abusif (Ces classifications « sécuritaires » sont souvent ajoutées
aux structures de base adoptées pour le classement des documents et des archives : se reporter aux
explications figurant à la Destination no 5, Étape no 2). À partir du moment où les documents portent une
référence permettant d’identifier leur niveau de confidentialité, leur gestion devrait pouvoir s’effectuer
en toute sécurité, souvent en les conservant dans des environnements physiques ou numériques protégés
et à accès limité.
Les lois régissant la classification de sécurité des documents portent des appellations telles que « décret
sur la sécurité nationale » ou « décret relatif à la sécurité des systèmes d’information » et précisent les
différents types de preuves qui recèlent des informations à protéger. Même s’il n’existe pas de législation
précise en la matière, tout organisme a intérêt à se préoccuper des aspects sécuritaires au moment de
choisir les documents à rendre publics. Faire preuve de transparence est un objectif louable, mais parfois
des restrictions s’imposent.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 6, Étape no 3, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 128
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Votre organisme a-t-il adopté des lois ou des règlements pour tenir compte des obligations liées
au secret d’État ?
➢ Ces règlements traitent-il du cas spécifique que constituent la création et la gestion de documents
d’activité ?
➢ Votre organisme a-t-il mis en place une classification interne des documents en fonction de leur
niveau de sécurité ?
➢ Comment votre organisme assume-t-il ses responsabilités en matière de protection, le cas
échéant, des documents classés secrets, sans trop restreindre l’accès du public aux preuves ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 129
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Notre organisme a adopté des lois ou des règlements relatifs au secret d’État
et nous avons formellement classé nos documents et nos preuves en
fonction de leur niveau de sécurité ; nous avons également mis en place des
procédures pour limiter l’accès à certains documents. ÉTABLI
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 130
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des décideurs politiques et des
conseillers juridiques impliqués dans l’identification des obligations liées au secret d’État.
Vous aurez peut-être également intérêt à faire appel à des personnes ayant de l’expérience
en matière de gestion de documents et de preuves contenant des informations sensibles ou
confidentielles, en vue de tirer parti de leurs connaissances des meilleures pratiques
stratégiques pour respecter les dispositions imposées par le secret d’État tout en préservant,
dans la mesure du possible, l’accessibilité du public.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 131
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Puiser dans la version définitive de l’inventaire des documents (et dans les systèmes
de classement, le cas échéant) en vue de répertorier les documents et les preuves
contenant des informations sensibles ou confidentielles. Notez bien le nom du
INEXISTANT service ou de l’unité qui en est responsable, le lieu où se trouvent les documents en
question et les informations qu’ils contiennent. (Dans la mesure du possible, il
conviendra de coordonner les recherches effectuées pour les différentes étapes
menant vers la Destination no 6 ; les informations que vous réunirez vous seront
utiles dans vos projets de divulgation proactive, dans la gestion du respect de la vie
AMORCÉ privée et dans la protection d’informations sensibles ou confidentielles.)
➢ Étudier les systèmes et processus de classement utilisés par d’autres organismes ou
dans d’autres secteurs.
➢ Étudier les informations concernant les meilleurs pratiques en matière gestion
d’informations sensibles ou confidentielles.
➢ Demander aux collaborateurs de l’organisme de recenser toutes les catégories de
documents contenant des informations sensibles ou confidentielles et évaluer
ensuite la manière dont sont créés, exploités et conservés ces documents.
➢ Élaborer le canevas d’un projet visant à établir des processus pour l’identification
et la gestion d’informations sensibles ou confidentielles.
➢ Élaborer des politiques, des procédures et des processus pour encadrer
DÉFINI l’identification et la gestion d’informations sensibles ou confidentielles.
➢ Vérifier la cohérence, la conformité aux politiques en vigueur et la transparence de
ces processus et les tester avant leur mise en œuvre pour en assurer le bon
fonctionnement.
➢ Élaborer et diffuser des outils d’orientation, de sensibilisation et de formation pour
aider le personnel dans l’exécution de ses tâches.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 132
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : listes et
descriptifs de documents et de preuves contenant des informations sensibles ou
confidentielles (ces éléments devraient être intégrés aux systèmes de classement) ;
canevas de projet et rapports d’étape ; politiques et procédures ; documents de
sensibilisation et d’orientation et supports de formation.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 133
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 7 :
Notre organisme conserve ses documents de manière
appropriée et en assure le traitement final comme il se doit
Les organismes consacrent d’énormes efforts à la création de documents d’activité et de preuves. Ils ont
tout à gagner à en consacrer tout autant à la conservation de ces documents en lieu sûr et à leur
traitement final dans les règles de l’art. Comment doit-on conserver les documents dans un bureau ?
Pendant combien de temps les garder à des fins de consultation ? Quels documents peuvent être
détruits ? Lesquels garder de façon pérenne ? Ces décisions sont d’une importance fondamentale pour
qui souhaite mettre en œuvre une bonne gestion documentaire.
Les organismes ont besoin de conserver leurs documents et leurs preuves de manière à en assurer
l’authenticité et l’exploitabilité aussi longtemps que nécessaire. Les systèmes utilisés pour stocker les
documents doivent présenter de bonnes conditions de sécurité, de sûreté et d’adaptabilité. Toute
décision relative à la durée de conservation d’un document et, à terme, à sa destruction est à prendre en
fonction de la politique en vigueur, en dehors de toute considération personnelle. Grâce à l’élaboration
de calendriers (ou plans) de conservation permettant de fixer la durée de conservation de leurs différents
documents, les organismes sauront gérer le flux de ces derniers de manière plus stratégique. Le choix des
locaux et des ressources à consacrer à leur conservation sera d’autant plus facile que la sécurité de leurs
documents précieux sera assurée.
Estimer le niveau de progression de votre organisme par rapport à chacune des étapes suivantes vous
permettra d’avancer vers la destination qui consiste à s’assurer que votre organisme est en mesure de
conserver ses documents de manière adaptée et de procéder convenablement à leur élimination le
moment venu.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 134
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Dès que vous aurez examiné chacun des énoncés correspondant aux différentes étapes (voir pages
suivantes), vous devrez renseigner vos réponses dans l’outil de suivi. Cela vous permettra d’étudier
l’ensemble de vos réponses pour estimer le niveau de progression de votre organisme. Vos réponses se
situent-elles dans les zones « INEXISTANT » ou « AMORCÉ », qui sont des zones à risque, ou dans celles,
plus sûres, de « DÉFINI », « ÉTABLI » ou « PROACTIF » ?
Vous pourrez ensuite consulter les orientations et les conseils proposés afin de décider des mesures à
entreprendre pour faire progresser votre organisme et vous rapprocher de la destination.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 135
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 7, Étape no 1
Notre organisme conserve ses documents et ses preuves de
manière appropriée
Ranger notre voiture ou notre vélo dans un box ou un garage fermé le protègera contre les aléas de la
météo. Lorsque nous ne nous servons pas de notre véhicule, il est logique de couper le contact et de le
verrouiller pour limiter le risque de vol ou de casse. Lorsque notre véhicule arrive à la fin de sa vie utile,
nous nous en séparons comme il se doit. Mieux vaut pour tout le monde que notre véhicule reste en état
de marche le plus longtemps possible.
Les documents d’activité et les éléments de preuve ont également besoin d’être stockés et conservés dans
de bonnes conditions. Cela se traduira par le rangement de documents papier/analogiques dans des
armoires à clé ou dans des locaux de stockage sûrs et par la création de copies des documents
électroniques afin de conserver le fichier original et sa copie en toute sécurité dans des endroits distincts.
La protection des documents et des preuves passe également par la nécessité de savoir combien de temps
nous allons devoir les conserver et quand les éliminer, s’ils ne sont plus d’actualité, ou quand les transférer
aux archives, s’ils ont une valeur durable sur le plan professionnel ou sociétal.
La conservation en lieu sûr dépasse le simple fait de ranger les documents dans un placard. Il dépasse la
simple sauvegarde des données électroniques sur un disque dur. Les documents d’activité doivent être
identifiables, et ainsi retrouvables. Les conditions de leur conservation doivent être contrôlées pour
pouvoir transférer les documents physiques vers de nouveaux cartons si les cartons actuels sont
endommagés et pour faire migrer les documents électroniques vers de nouveaux systèmes informatiques
si les logiciels ayant servi à leur création arrivent en fin de vie. Des documents non protégés risquent de
devenir inutilisables. Et quid alors de nos éléments de preuve ? Même si l’organisme choisit de confier la
tâche de conserver ses documents à une entreprise de stockage commerciale ou à un prestataire
informatique, il lui incombera néanmoins de bien vérifier que les conditions de stockage ou de sauvegarde
respectent a minima les exigences dictées par les meilleures pratiques en la matière. Sans cela,
l’organisme ne remplira pas ses obligations vis-à-vis de son personnel, des citoyens ou du grand public,
obligations qui consistent à protéger les documents et les éléments de preuve pour que ces derniers
puissent conserver leur statut de preuve authentique et garante des actions, des transactions et des
décisions de l’organisme concerné. La responsabilité et la transparence sont tributaires de l’accès aux
documents, aujourd’hui et au cours des siècles à venir.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 7, Étape no 1, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Comment votre organisme range-t-il ses documents papier/analogiques dans ses locaux ? Dans
des armoires de classement, dans des cartons ou dans des placards sécurisés ?
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 136
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Comment votre organisme sauvegarde-t-il ses documents électroniques dans ses locaux ? Au
moyen de systèmes informatiques centralisés, en procédant à des sauvegardes régulières et à la
conservation de copies dans des lieux sûrs, hors site ?
➢ Votre organisme a-t-il formellement décrété la durée de conservation de ses documents, leur
date de péremption et le moment où ils pourront être éliminés, s’ils ne sont plus d’actualité, ou
transférés aux archives, s’ils ont une valeur durable ?
➢ Comment votre organisme procède-t-il à la destruction de ses documents obsolètes ? Votre
organisme archive-t-il lui-même ses documents (tout en y donnant accès au public) ou les
transfère-t-il à une institution d’archivage tierce ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 137
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 138
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des responsables de la gestion des
installations physiques (bâtiments, bureaux, locaux de stockage), des personnes chargées des
matériels et des équipements et des décisionnaires chargés de l’attribution d’espaces
physiques, d’équipements, de fournitures et de matériels informatiques. Vous pourrez
éventuellement choisir de prendre contact avec des collègues qui sont déjà intervenus dans
la planification de prestations de stockage et de conservation de documents, dans le but
d’obtenir des éclairages utiles sur les problématiques liées au stockage des documents et des
preuves de votre organisme.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 139
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Puiser dans la version définitive de l’inventaire des documents (et dans les systèmes
de classement, le cas échéant) en vue de répertorier les lieux où se trouvent les
différents documents papier/analogiques ou électroniques (armoires de
INEXISTANT classement dans les bureaux, locaux de stockage, serveurs informatiques
centralisés, disques durs d’ordinateurs de bureau, etc.). Faire usage de ces
informations pour évaluer des conditions de stockage des documents et pour
décider des actions à entreprendre prioritairement.
➢ Étudier des guides de meilleures pratiques en matière de stockage de documents,
qu’ils soient sous format papier/analogique ou électronique.
AMORCÉ ➢ Sur la base des premières recherches, recenser et déplacer dès que possible les
documents les plus exposés aux risques, en vue d’en assurer un stockage provisoire
convenable en attendant de trouver une solution définitive.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 140
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : informations
relatives aux emplacements des différents documents et des différentes preuves ; plan
stratégique pour la gestion de ces emplacements, des équipements et des processus ;
canevas de projet et rapports d’étapes ; politiques et procédures ; outils de suivi pour
identifier l’emplacement et les déplacements des documents et des preuves lors de leur
utilisation ou de leur transfert ou au moment de leur élimination ; comptes-rendus des
contrôles des conditions de stockage effectués avec indication des risques et des
préoccupations notables ; dossiers de sensibilisation, d’orientation et supports de
formation.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 141
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 7, Étape no 2
Notre organisme protège ses documents et ses preuves en
cas de situation d’urgence
Imaginez la situation suivante : vous roulez en voiture et, sans crier gare, un autre véhicule vous percute.
Êtes-vous blessé ? Votre voiture peut-elle être réparée ? Si vous aviez attaché votre ceinture de sécurité,
si le châssis de votre véhicule est suffisamment robuste et si ses airbags fonctionnent correctement, vous
vous en sortirez probablement indemne. Mais si le véhicule est en mauvais état et s’il n’est pas muni de
ceintures de sécurité, les risques de blessure seront bien plus élevés. Les conséquences de l’accident
dépendront des parades mises en place pour faire face à une situation d’urgence. Personne ne souhaite
se trouver dans une telle situation, mais nous devons néanmoins nous y préparer.
Les organismes doivent aussi se préparer à faire face aux situations d’urgence. Comment votre organisme
peut-il faire en sorte de protéger son personnel, ses bâtiments, ses équipements, ses documents et ses
preuves ? Dans l’idéal, votre organisme aura mis en place un plan d’urgence pour faire face aux
éventuelles catastrophes, qu’elles soient majeures (séismes, incendies, tsunamis…) ou relativement
mineures mais tout aussi graves (inondation du local de stockage ou virus informatique dans les serveurs).
Et quid d’une crise sanitaire qui obligerait de nombreux collaborateurs à se tourner vers le télétravail ?
Pourront-ils accéder aux documents et aux informations dont ils auront besoin pour accomplir leurs
tâches à distance ? Un plan d’urgence doit envisager toutes les situations possibles, qu’il s’agisse d’une
offensive militaire, de fuites d’eau ou encore d’une pandémie. Ce plan doit préciser comment protéger
les documents d’activité et les preuves pour pouvoir les remettre à disposition le plus rapidement possible
et permettre à l’organisme de continuer de fonctionner. Un plan d’urgence peut porter d’autres noms
(plan de continuité d’activité, plan de reprise d’activités, plan de gestion de catastrophes…). Quel que soit
le nom de ce plan, il doit principalement consister à lister les actions essentielles que l’organisme devra
entreprendre pour parer aux situations d’urgence, en minimiser l’impact et se remettre sur pied.
Un plan d’urgence se doit d’identifier les documents essentiels, par exemple des titres de propriété, des
documents attestant de l’identité du ou des propriétaires d’équipements ou d’installations, des accords
juridiques d’importance majeure, des listes de noms et de coordonnées des employés de l’organisme, etc.
Le plan précisera les méthodes à adopter pour protéger ces documents essentiels afin de pouvoir y
accéder en cas d’urgence et d’aider les organismes à se remettre au travail, même si tous les
collaborateurs ne pourront pas nécessairement reprendre tout de suite le chemin du bureau.
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 7, Étape no 2, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 142
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 143
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Notre organisme n’a pas mis en place de plan pour faire face aux urgences
de toutes sortes qui pourraient le frapper, et nous n’avons ni recensé ni
protégé nos documents essentiels pour en assurer l’accessibilité en cas de
situation d’urgence. INEXISTANT
Notre organisme a mis en place des plans pour faire face aux urgences de
toutes sortes qui pourraient le frapper, mais ces plans ne visent pas
expressément les besoins liés à la gestion documentaire. En outre, ils ne
recensent ni les documents essentiels ni les processus à adopter pour AMORCÉ
protéger les documents qui pourraient s’avérer nécessaires en situation
d’urgence.
Notre organisme a mis en place des plans d’urgence visant expressément les
besoins liés à la gestion documentaire, y compris l’identification des
documents essentiels ; ces plans n’ont encore été soumis à aucun test ni
aucune révision ; nous avons donné des consignes à certains collaborateurs ÉTABLI
sélectionnés concernant leurs responsabilités dans le cadre du plan
d’urgence.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 144
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des responsables de la gestion des
installations physiques (bâtiments, bureaux, locaux de stockage), des personnes chargées des
matériels et des équipements et des décisionnaires responsables de la gestion des situations
d’urgence. Vous pourrez éventuellement choisir de prendre contact avec les services
d’urgence les plus proches (police, pompiers…) en vue de demander des conseils par rapport
aux points faibles, aux risques et aux menaces pesant sur votre organisme et de vous
renseigner sur les mesures à prendre pour protéger vos documents et vos preuves, votre
personnel, vos installations et le public en cas de situation d’urgence.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 145
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Étudier les situations d’urgence ayant déjà touché votre secteur, des simples
inondations de cave aux séismes, et rassembler la documentation y afférente afin
d’en tenir compte lors de l’élaboration de vos plans d’urgence.
INEXISTANT ➢ Étudier des guides de meilleures pratiques en matière d’identification et de
protection des documents essentiels et en matière d’élaboration de plans
d’urgence visant expressément les documents d’activité et les preuves.
➢ Identifier les risques et les dangers pesant actuellement sur les documents d’activité
et les preuves, et rechercher les ressources et le soutien nécessaires à leur
atténuation, par exemple le transfert de documents papier/analogiques vers des
lieux de stockage plus sûrs ou la modernisation des serveurs informatiques pour en
AMORCÉ accroître la robustesse.
➢ S’assurer du soutien de la direction en faveur de l’élaboration d’un plan d’urgence
et de l’identification et de la protection des documents essentiels, afin de disposer
d’outils à mettre immédiatement en œuvre en cas de situation d’urgence.
➢ Recenser les documents essentiels, autrement dit les éléments de preuve que votre
organisme aura besoin de retrouver en cas de situation d’urgence. Demander à la
direction et aux autres collaborateurs de l’organisme d’indiquer quels sont leurs
documents essentiels prioritaires. (N’oubliez pas que tout le monde va estimer que
« ses » documents sont essentiels, même si les documents « véritablement »
essentiels ne constituent qu’une faible proportion de l’ensemble des documents de
preuve).
➢ Élaborer un plan d’urgence pour la gestion documentaire, comprenant entre autres
l’identification des actions immédiates à réaliser, les fournitures et les équipements
nécessaires et les responsabilités incombant aux collaborateurs.
DÉFINI ➢ Élaborer un plan d’urgence pour les documents essentiels, comprenant entre autres
l’indication des priorités en matière de protection, par exemple la nécessité de
stocker des exemplaires papier ou numériques hors site ou de placer des
documents dans un lieu de stockage sécurisé.
➢ Assurez-vous de tester tous les plans au moins une fois et de réviser les processus
prévus avant de leur donner un statut définitif.
➢ Une fois que tous les plans auront été finalisés, formez tous vos collaborateurs à
leur mise en œuvre.
➢ Tester et mettre à jour tous les plans au moins une fois par an pour en assurer la
pertinence et l’exploitabilité. Les remettre à jour à chaque changement majeur, par
exemple lorsque certains documents changent de place, que les serveurs
informatiques sont modernisés ou que les conditions environnementales évoluent.
➢ Revoir annuellement le statut des documents essentiels, ou plus fréquemment si
ÉTABLI
nécessaire, pour s’assurer de leur bonne identification et de l’état de leur protection
et de leur accessibilité.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 146
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : informations
relatives aux emplacements des différents documents et des différentes preuves ; plan
stratégique pour la gestion de ces emplacements ; canevas de projet et rapports
d’étapes ; politiques et procédures ; plans d’urgence et de gestion de documents
essentiels, comprenant la liste des documents essentiels ; résultats de tests ; listes
d’équipements de première intervention : rapports de suivi des conditions
environnementales et des risques ; dossiers de sensibilisation, d’orientation et supports
de formation.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 147
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 7, Étape no 3
Notre organisme garde ses documents et ses preuves et s’en
sépare de manière convenable
Les voitures, les vélos et les trains ont tous une durée de vie plus ou moins limitée. Au bout d’un moment,
l’entretien de notre véhicule peut commencer à nous revenir trop cher, ou un nouveau modèle peut venir
le remplacer. En règle générale, nous remplaçons nos anciens modèles de voiture, de scooter ou de vélo
en faisant l’acquisition d’un modèle plus récent. Mais si nous entretenons bien nos véhicules, et s’ils nous
sont toujours utiles, alors nous pourrons continuer de les utiliser pendant des décennies.
La gestion documentaire s’apparente à l’acquisition et à l’entretien d’un véhicule. Plus efficace sera notre
gestion documentaire dès le départ, plus les documents en notre possession pourront nous être utiles par
la suite. Et le jour où nous n’aurons plus besoin des documents en question, que ce soit dans un an ou
dans un siècle, nous pourrons alors envisager de nous en séparer. Mais avant d’en arriver là, deux
questions doivent se poser. Tout d’abord, est-ce que notre organisme a encore besoin de ce document à
des fins professionnelles ? Ensuite, le document en question présente-t-il une valeur quelconque aux yeux
du grand public, ce qui impliquerait de le conserver aussi longtemps que nécessaire pour des raisons de
transparence et de responsabilité ? L’élimination de documents dépend de deux instruments politiques
distincts : le calendrier de conservation et le référentiel de conservation (parfois, ces deux documents ne
font qu’un).
Le calendrier de conservation précise la durée de conservation d’un document dans les bureaux
ou dans les locaux de stockage, ainsi que le sort final à lui réserver (destruction ou archivage
pérenne) à l’issue de cette durée.
Le référentiel de conservation sert à confirmer si une série de documents est à détruire ou à
transférer aux archives en vue de sa conservation pérenne, à l’issue de sa durée de vie. Le
référentiel précise autant la décision que le traitement définitif réservé au document.
À noter que les calendriers de conservation peuvent être provisoirement suspendus si l’organisme fait
l’objet d’une « obligation de conservation » empêchant l’élimination de certains documents appelés à
servir de preuves lors de procédures judiciaires à venir.
Il convient d’acter dans le détail toutes les éliminations réalisées pour pouvoir confirmer que l’organisme
a bien détruit ou transféré tel document X en la date d’Y et en appliquant le processus Z. Le fait de
documenter ainsi ses actes permettra à l’organisme d’assumer ses responsabilités non seulement par
rapport aux preuves qu’il conserve, mais aussi par rapport à celles dont il se sépare.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 148
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 7, Étape no 3, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme a-t-il formellement fixé la durée de conservation de ses documents ainsi que leur
sort final (destruction s’ils sont obsolètes ou archivage s’ils ont une valeur durable) ?
➢ Ces décisions s’appliquent-elles autant aux documents papier/analogiques qu’aux documents
électroniques ?
➢ Votre organisme acte-t-il dans le détail le sort final réservé aux documents, qu’il s’agisse de leur
destruction ou de leur transfert aux archives ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 149
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 150
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des décideurs politiques et des
conseillers juridiques impliqués dans l’identification des obligations juridiques ou internes à
votre organisme en matière de création et de conservation de documents, ces personnes
pouvant alors contribuer à la définition de vos obligations juridiques relatives à la
conservation de documents. Vous pourrez choisir également de prendre contact avec des
experts en gestion de litiges, qui pourront vous aider à recenser les meilleures pratiques de
gestion de documents et de preuves en vue d’assurer le respect des obligations juridiques
liées à la disponibilité de ces éléments dans le temps.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 151
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Puiser dans la version définitive de l’inventaire des documents (et dans les systèmes
de classement, le cas échéant) en vue de recenser les différentes catégories de
documents utilisés au sein de l’organisme. Si vous n’avez pas encore réalisé
INEXISTANT d’inventaire, si vous n’avez pas de système de classement ou si l’un et/ou l’autre de
ces outils sont obsolètes, faites-les réviser en priorité. Un inventaire constitue la
base d’un système de classement, et le classement celle d’un calendrier de
conservation.
➢ Étudier des guides de meilleures pratiques en matière de création de calendriers et
de référentiels de conservation efficaces et durables.
➢ Examiner les calendriers de conservation en vigueur dans d’autres organismes ou
dans d’autres secteurs.
➢ Étudier les obligations découlant de législations, de règlements, de politiques
AMORCÉ externes et internes applicables aux documents pour vous aider à déterminer la
durée de conservation de vos documents et le sort final à leur réserver (destruction
ou conservation pérenne en raison de leur valeur archivistique).
➢ Se renseigner auprès des collaborateurs de l’organisme sur les délais qu’ils ont
adoptés pour la conservation de leurs documents, que ce soit pour des raisons
juridiques ou administratives.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 152
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : informations
relatives aux emplacements des différents documents et des différentes preuves ;
canevas de projet et rapports d’étapes ; calendriers de conservation de tous les
documents de l’organisme ; référentiels de conservation dûment élaborés et approuvés ;
politiques et procédures ; dossiers de sensibilisation, d’orientation et supports de
formation.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 153
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 7, Étape no 4
Notre organisme détruit ses documents et ses preuves en
toute sécurité
Qui n’est jamais passé au moins une fois dans sa vie devant un cimetière de voitures ou de bus ? De tels
endroits ne sont pas beaux à voir et, pire encore, peuvent constituer un risque sanitaire. Il est donc plus
efficace de procéder à l’élimination de ces vieilles carcasses en toute sécurité, soit en recyclant leurs
pièces, soit en les broyant en vue de récupérer des matériaux.
Des locaux de stockage ou des décharges débordant de vieux documents inutiles ne sont pas très
esthétiques non plus, et les risques associés sont même plus graves. Les documents en question peuvent
contenir des informations personnelles ou sensibles (dossiers médicaux, secrets d’État, projets délicats en
cours au sein d’un organisme, entre autres). Ces documents doivent donc être détruits de manière
définitive lorsqu’ils atteignent la fin de leur cycle de vie (ou, comme expliqué à la Destination no 7,
Étape no 5, conservés de façon définitive s’ils ont une valeur archivistique durable). La présence d’un
« cimetière de documents » au sein d’un organisme est à déconseiller !
Les processus utilisés pour l’élimination des documents obsolètes doivent être fiables, complets et
irréversibles. Le contenu du document est à détruire intégralement avant de procéder à un quelconque
recyclage ou réutilisation du papier ou de tout autre support ainsi récupéré. Le recyclage et la réutilisation
du papier sont certes des procédés écologiques, mais les risques en matière de sécurité et de respect de
la vie privée l’emportent sur ces considérations. Cependant, brûler des documents, même s’il s’agit d’un
moyen sûr pour en assurer l’élimination complète, est un procédé nocif tant pour la santé que pour
l’environnement. Les meilleurs processus à adopter pour la destruction définitive de documents sont
décrits ci-après.
Documents papier/analogiques sans contenus sensibles (non classés « top secret »,
« confidentiels », etc.) : à déchiqueter, de façon à éliminer tout risque de reconstitution. Dans
l’idéal, les documents ainsi déchiquetés seront ensuite immergés dans un liquide en vue de les
réduire en pâte.
Documents papier/analogiques sensibles, classés secrets : passage au pilon, de préférence,
l’objectif étant de supprimer les contenus de façon définitive et irréversible.
Documents électroniques : supprimer les contenus en effaçant les documents du disque dur de
l’ordinateur ou du périphérique de stockage puis en formatant leur support matériel pour
éliminer tout contenu résiduel. (Nous pensons souvent avoir tout « supprimé » de notre
ordinateur, mais à moins de procéder au formatage des périphériques de stockage, on ne pourra
être certain d’avoir tout éliminé.)
Dans l’idéal, un représentant de l’organisme devrait assister au processus d’élimination en tant que
témoin. Le processus est à documenter dans les référentiels de conservation et doit être confirmé par
écrit, cette trace écrite étant alors conservée en qualité de preuve, pour permettre à l’organisme de
rendre compte de ses décisions en matière d’élimination de documents.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 154
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 7, Étape no 4, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 155
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 156
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des décideurs politiques et des
conseillers juridiques impliqués dans l’identification des obligations juridiques ou internes à
votre organisme en matière de création et de conservation de documents, ces personnes
pouvant contribuer à la définition de vos obligations juridiques relatives à la destruction de
documents et à la documentation de ces actes. Vous pourrez choisir également de prendre
contact avec les responsables des services de gestion et d’élimination de déchets œuvrant
pour le compte de votre organisme, ces personnes pouvant vous aider à identifier les
méthodes les plus adaptées pour la destruction intégrale de documents et de preuves tout
en tenant compte de considérations écologiques et sanitaires.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 157
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 158
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : canevas de
projet et rapports d’étapes ; référentiels de conservation ; documentation attestant des
actes de destruction, accompagnée, le cas échéant, de copies du référentiel de
conservation ; dossiers de sensibilisation, d’orientation et supports de formation.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 159
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Destination no 7, Étape no 5
Notre organisme conserve durablement ses documents et
ses preuves ayant une valeur archivistique afin de les mettre
à la disposition du public
Certains véhicules sont à conserver à jamais. Ils peuvent encore nous servir lors de nos déplacements, ou
bien constituer des souvenirs de modes de transport d’autrefois. Si nous avons investi dans la construction
d’un système ferroviaire bien conçu, robuste et de grande qualité, nous ne voudrons pas le laisser se
délabrer. Si nous possédons une Ford Modèle T des années 1920, nous serons enclins à consacrer de
nombreuses heures et beaucoup d’argent à son entretien.
Certains documents méritent également d’être conservés de façon pérenne. Ils témoignent d’actions ou
de décisions majeures ou nous éclairent sur des événements du passé. Même si nous ne les consultons
pas tous les jours, ils nous aident à mieux comprendre notre passé. Seul un faible pourcentage des
documents d’un organisme aura une valeur durable, mais ces quelques documents sont néanmoins à
protéger pour préserver leur caractère de preuve authentique et accessible, aujourd’hui et à l’avenir.
Ce faible pourcentage des documents et des preuves d’un organisme, à savoir ses « archives »,
sont des documents qui méritent d’être conservés de façon pérenne en raison de leur valeur
durable, due aux preuves et aux informations qu’ils contiennent, attestant de diverses activités
et événements.
Dans de nombreux secteurs, les archives sont rassemblées et conservées auprès d’institutions d’archivage
officielles, par exemple une archive nationale ou étatique. Dans d’autres cas, l’organisme créateur des
documents peut décider de les conserver lui-même. Toutefois, les enfermer dans une chambre forte n’est
pas la même chose que de les verser aux archives. Les documents d’archives sont à conserver de manière
à en préserver l’authenticité et l’exploitabilité. En outre, ils doivent demeurer accessibles au public. On se
réfère aux archives dans le but de mieux comprendre les actions ou les décisions des États, des
organisations, des individus et des groupes. Les documents d’archives constituent des éléments de preuve
incontournables qui permettent de rendre des comptes et de maintenir la transparence, qui mettent en
lumière les événements du passé et constituent le réceptacle de la mémoire individuelle et collective.
Aujourd’hui, les archives comptent aussi bien des documents papier/analogiques que des documents
électroniques. Les organismes ont désormais besoin d’assurer la protection non seulement des archives
dites « traditionnelles », mais aussi des archives numériques. La conservation numérique, c’est-à-dire le
processus consistant à gérer les fichiers et autres supports électroniques pour assurer leur accessibilité et
leur exploitabilité futures par tous, constitue un enjeu majeur de la gestion archivistique du 21e siècle.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 160
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour déterminer le niveau de votre progression vers la Destination no 7, Étape no 5, vous devrez vous
poser les questions suivantes :
➢ Votre organisme classe-t-il certains de ses documents d’activité ou de ses preuves en tant
qu’« archives » ? Ce traitement est-il appliqué tant aux documents papier/analogiques qu’aux
documents électroniques ?
➢ Votre organisme conserve-t-il ces archives lui-même ou les transfère-t-il à un service d’archives
tiers ? Si ni l’une ni l’autre de ces deux hypothèses ne s’applique, comment gérez-vous et
protégez-vous les documents qui ont une valeur durable ?
Gardez ces différentes questions à l’esprit lorsque vous choisissez l’énoncé qui correspond le mieux au
niveau de progression actuel de votre organisme. Avant de commencer, pensez éventuellement à
consulter les ressources pertinentes figurant à la 7e partie.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 161
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Niveau de
Lequel des énoncés suivants correspond le plus à votre organisme ?
progression
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 162
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
Pour cette étape, votre équipe pourrait comprendre des décideurs politiques et des
conseillers juridiques impliqués dans l’identification des responsabilités de votre organisme
vis-à-vis du public en ce qui concerne le recensement des documents à conserver de façon
définitive en raison de leur valeur durable. Vous aurez également tout intérêt à solliciter des
contributions de représentants des institutions nationales ou étatiques en mesure de vous
conseiller sur les manières de recenser les documents ayant une valeur durable et sur les
processus à adopter en vue de sécuriser la conservation de ces documents, au sein de votre
propre organisme ou auprès d’une institution tierce.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 163
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ Identifier l’institution d’archivage la plus adaptée aux besoins de votre service d’État
ou de votre organisme, et rechercher des informations sur son fonctionnement.
(Voir Destination no 1, Étape no 4.)
INEXISTANT ➢ Rencontrer des représentants de cette institution en vue de leur présenter les
activités de gestion documentaire menées actuellement par votre organisme, et
échanger sur l’éventualité d’une collaboration en vue d’accompagner la
conservation de vos documents d’archives.
➢ S’il n’existe pas d’institution dédiée, étudier les activités de nature semblable
menées dans d’autres sphères de compétence en vue d’appréhender l’étendue des
prestations proposées et de décider de stratégies pour la conservation des
documents d’archives de votre organisme, indépendamment de leur forme ou de
AMORCÉ leur support.
➢ Échanger avec la direction sur les options envisageables pour la conservation et la
mise à disposition des documents d’archives de votre organisme, et élaborer un
plan stratégique pour en assurer la conservation, soit par vos soins soit en les
confiant à une institution d’archivage.
➢ Que vous confiiez vos documents d’archives à une institution tierce ou choisissiez
de les gérer vous-même, mettre en place des procédures formalisées de suivi et de
contrôle pour garantir la bonne exécution et l’homogénéité des activités
d’archivage.
ÉTABLI ➢ Suivre et contrôler régulièrement les activités d’archivage ainsi que le maintien et
la tenue à jour des procédures, y compris l’orientation et la formation du personnel.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 164
FEUILLE DE ROUTE POUR LA GESTION DOCUMENTAIRE
➢ S’il n’existe pas d’institution d’archivage tierce, vous serez peut-être obligé de
mettre en place une solution interne ; consulter les ressources indiquées dans la
présente Feuille de route pour vous renseigner sur les meilleures manières d’initier
NON cette démarche.
APPLICABLE
Les éléments suivants pourraient faire partie des livrables à escompter : canevas de
projet et rapports d’étapes ; documents confirmant les décisions prises en matière de
conservation définitive ou de transfert de documents d’archives vers des institutions
tierces ; listes de documents d’archives (intégrées en règle générale aux systèmes de
classement et aux calendriers de conservation) ; politiques et procédures ; dossiers de
sensibilisation, d’orientation et supports de formation. À noter que si vous décidez de
gérer vos processus d’archivage en interne, vous serez forcément amené à produire
d’autres livrables tels que des plans stratégiques, des canevas de projet, des politiques et
procédures ainsi que des dossiers de sensibilisation et d’orientation.
Feuille de route pour la gestion documentaire du Groupe de la Banque mondiale, 4e partie, p. 165
5E PARTIE
Pour chaque étape sur le chemin menant à une destination, votre organisme sera appelé à prévoir une action, à
l’exécuter et à en documenter les résultats. Par exemple, l’Étape no 1 de la Destination no 2 recommande à votre
organisme de mettre en place un plan stratégique pour la gestion documentaire. Pour franchir l’étape
d’élaboration et de mise en œuvre d’un plan stratégique, vous serez amené à passer par plusieurs stades différents,
comprenant entre autres :
1. la réalisation de recherches de fond ;
2. la création d’une équipe ;
3. l’implication du personnel ;
4. la délimitation du cadre du projet ;
5. l’obtention du soutien de la direction ;
6. la recherche et l’élaboration d’une analyse environnementale ;
7. la rédaction d’un plan stratégique ;
8. l’examen des projets d’analyse environnementale et de plan stratégique ;
9. la finalisation de l’analyse environnementale et du plan stratégique ;
10. l’obtention d’un soutien de la direction pour la mise en œuvre ;
11. le lancement et la mise en œuvre du plan ;
12. la mise en place de formations et de conseils pour faciliter la mise en œuvre ;
13. l’élaboration de documents retraçant l’avancement de la mise en œuvre ;
14. le partage d’expériences et des enseignements tirés ;
15. les préparatifs d’un nouveau cycle de planification stratégique.
Il convient de rappeler que, lorsque vous parvenez à mettre en œuvre un plan stratégique et que votre organisme
réussit à atteindre le niveau de progression « PROACTIF » pour l’étape concernée, vous n’êtes pas au bout de vos
peines. Il vous faudra recommencer le cycle de planification, actualiser le plan stratégique afin de maintenir le cap
fixé pour le programme de gestion documentaire de votre organisme et en assurer l’efficacité dans la durée,
notamment pour tenir compte de l’évolution des rôles, des fonctions ou des technologies.
Chaque étape de la gestion documentaire comporte plusieurs stades, chacun pouvant aboutir à autant de livrables.
Certains livrables seront commun aux différentes étapes. Pour chaque projet, il faudra une trame, par exemple, et
le personnel aura toujours besoin de supports fournissant des orientations. La direction devra recevoir
régulièrement des rapports d’étape. Au lieu de dresser la liste de toutes les sortes de livrables que vous pourriez
finir par créer pour chaque étape, nous avons uniquement identifié les livrables essentiels (produits
documentaires) qu’il vous faudra créer ou réunir pour aider votre organisme à franchir l’étape en question.
Toutefois, nous sommes conscients que certains livrables seront communs à l’ensemble des étapes, notamment
les canevas de projets, les listes des membres de l’équipe, les calendriers de projet assortis de délais, les supports
de formation et d’orientation, les programmes provisoires ou projets de rapports et leurs versions définitives, les
remontées d’informations du personnel, les approbations de la direction, etc.
Pensez toujours à conserver vos produits documentaires essentiels aussi longtemps qu’il le faudra. Ce sont des
éléments importants faisant partie de votre programme de gestion documentaire. N’oubliez pas de garder des
copies des documents électroniques ou des contenus numériques que vous affichez sur le site web de votre
organisme pour soutenir vos activités de gestion documentaire. Ces documents électroniques ont également une
valeur de preuve.
LIVRABLES ESSENTIELS
Cette 7e partie de la Feuille de route propose un ensemble de publications, de sites web, d’exemples de
livrables, de publications ou de ressources internet sélectionnées, ou encore d’outils ou documents types
qui se rapportent aux destinations et aux étapes présentées dans la Feuille de route.
Les références indiquées sont réparties en quatre sections :
➢ Section no 1 : ressources fondamentales de la gestion documentaire ;
➢ Section no 2 : ressources essentielles correspondant à chaque destination ;
➢ Section no 3 : revues professionnelles ;
➢ Section no 4 : associations professionnelles et organismes de normalisation.
Même si, dans la mesure du possible, nous préférons orienter les utilisateurs de ce manuel vers des
ressources gratuites ou peu coûteuses, nous sommes néanmoins conscients que de nombreuses sources
d’information font l’objet d’une commercialisation. Nous avons donc choisi de citer tant les ressources
gratuites que celles accessibles contre paiement, ces dernières étant signalées par la présence du mot
PAYANT.
Nous reconnaissons que les ressources les plus connues ou les plus faciles d’accès sont souvent en anglais,
mais nous sommes également conscients de l’existence de ressources de qualité dans d’autres langues.
Afin de nous aider à élargir et à diversifier notre liste de ressources, nous invitons les utilisateurs de cette
Feuille de route à communiquer au Service des archives du Groupe de la Banque mondiale toutes les
indications utiles concernant d’autres ressources dont ils pourraient avoir connaissance en écrivant à :
archives@[Link].
Nous rappelons que l’utilisation de ces ressources doit s’effectuer dans le respect des droits de propriété
intellectuelle. Faites le nécessaire pour obtenir les autorisations requises en matière de droit d’auteur et
pensez à indiquer, le cas échéant, les mentions y afférentes.
Nous espérons que ces ressources vous seront utiles dans la mise en œuvre de vos propres initiatives de
gestion documentaire.
SECTION NO 1
SUPPORTS DE FORMATION
Aux États-Unis, la NATIONAL ARCHIVES AND RECORDS ADMINISTRATION (NARA) a mis en place un
cursus étendu pour la formation en ligne à la gestion documentaire (Records Management Training
Online Lessons), qui propose plusieurs cours accessibles à titre gratuit. Il s’agit de cours composés de
diaporamas PowerPoint associés à des présentations audio (uniquement en anglais).
Voir [Link]
La BRANCHE RÉGIONALE POUR LE PACIFIQUE DU CONSEIL INTERNATIONAL DES ARCHIVES (PARBICA) a
élaboré une boîte à outils pour la bonne gouvernance (Recordkeeping for Good Governance Toolkit –
uniquement en anglais) dans le but de sensibiliser les gouvernements et les décideurs de la région à
l’importance de la gestion des archives pour une bonne gouvernance. La boîte à outils est disponible en
version .doc et PDF. Son accès est gratuit.
Voir [Link]
toolkit/.
Canada
Archives publiques de l’Ontario (AO). Voir [Link]
Enterprise Information Management Alberta. Voir [Link]
[Link] (uniquement en anglais)
Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Voir [Link]
Commissaire à l’Information et à la Protection de la vie privée de l’Ontario (CIPVP). Voir
[Link]
Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada (SCT). Voir
[Link]
SECTION NO 2
Nous avons choisi volontairement de ne donner que quelques exemples et quelques références par
rapport à chaque destination, mais nous tenons à vous rappeler qu’il existe de grandes quantités
d’informations disponibles. Des commentaires ont été ajoutés pour préciser la portée ou l’objectif d’une
publication dans la mesure où son intitulé ne le laisserait pas transparaître. À noter que quelques
exemples comportent également des recommandations et des suggestions, alors que certaines
publications citent des exemples. Il est donc toujours utile de consulter l’ensemble de la documentation
relative au thème que vous étudiez au cas où elle pourrait s’avérer pertinente dans le contexte de votre
organisme.
Les publications relatives à certains thèmes peuvent avoir trait à plusieurs étapes jalonnant le chemin qui
mène vers une destination donnée. À titre d’exemple, il n’existe pas beaucoup de documentation sur le
thème spécifique de la « sensibilisation » à la valeur des documents d’activité (Destination no 1). En
revanche, il n’est pas rare qu’un ouvrage aborde l’ensemble ou la plupart des questions relatives à toutes
les étapes. Pour éviter les répétitions, nous avons donc regroupé les références par destinations plutôt
que de procéder selon les étapes. Les seules références répétées sont celles présentant de l’intérêt pour
plusieurs destinations.
Tout utilisateur désireux de suivre l’actualité de la gestion archivistique et documentaire devrait consulter
régulièrement les sites web des éditeurs spécialisés dans le but de rechercher de nouvelles ressources.
Les éditeurs indiqués ci-après ont pour spécialité la gestion des documents d’activité, de l’information,
des archives et des bibliothèques.
Au Royaume-Uni et en Europe :
Aux États-Unis :
À noter que la gestion archivistique et documentaire est un domaine restreint et spécialisé. De nombreux
éditeurs assurent également la diffusion générale de titres. Le même titre peut apparaître plusieurs fois,
et afficher différents prix, en fonction des endroits. Il vous faudra trouver le distributeur correspondant à
votre pays ou à votre région.
Office des normes générales du Canada. Enregistrements électroniques utilisés à titre de preuves
documentaires, Norme nationale du Canada ; no 72.34-2017. PAYANT
Ressources
Brooks, Julie. « Perspectives on the Relationship between Records Management and Information
Governance », Records Management Journal, Vol. 29, No 1/2, pp. 5-17 (2019). Voir
[Link]
Gibbons, Paul. The Freedom of Information Officer’s Handbook. Facet Publishing, 2019. PAYANT. Cet
ouvrage comporte des conseils relatifs à la législation sur le droit d’accès à l’information et aux exigences
correspondantes, le public visé étant principalement, mais pas uniquement, britannique. Il fournit des
informations relatives à l’impact sur l’accès à l’information du Règlement général sur la protection des
données (RGPD) de l’Union européenne. L’ouvrage est utile car il permet aux organismes de bien
comprendre le rôle des services annexes, tels que les commissariats à l’accès à l’information et à la
protection de la vie privée, et de forger de bonnes relations de travail avec eux.
Bibliothèque et Archives Canada (BAC). La tenue de documents et la gouvernance dans le monde. Ce
bulletin présente des nouvelles des derniers événements, des initiatives récentes, des conseils, des
bonnes pratiques et des outils, dans le but de tenir informés les gestionnaires de l’information, les
archivistes et les bibliothécaires. Voir [Link]
documents-gouvernance/Pages/[Link]. Pour s’inscrire à la liste de diffusion, adressez un courriel
à pdtd-drkp@[Link].
Étape no 1 Notre organisme dispose d’un plan stratégique pour la gestion documentaire.
Étape no 2 Notre organisme suit des politiques et des procédures structurées en matière
de gestion documentaire.
Étape no 3 Notre organisme précise les responsabilités de tous les collaborateurs en
matière de gestion documentaire.
Étape no 4 Notre organisme réalise des contrôles et des audits des programmes et
prestations de gestion documentaire.
Australian National Audit Office. Records Management in the Australian Public Service, 2012. Voir
[Link] Cet
audit de la gestion documentaire en Australie offre un bon exemple des problèmes mis en évidence lors
d’interventions de suivi et d’audit.
Archives du Bureau des documents du Gouvernement du Manitoba, Canada. Records Officer Roles and
Responsibilities, 2019. Voir
[Link]
National Archives and Records Administration (NARA). Records Management Regulations, Policy, and
Guidance, couvrant la période jusqu’en 2019. Voir [Link]
Ressources
National Archives and Records Administration (NARA). Performance Budgets, couvrant la période
jusqu’en 2020. Voir [Link] Les demandes
d’allocations budgétaires soumises par la NARA au Congrès des États-Unis entre 2009 et 2020 (au titre de
l’année 2021) comportent des pièces justificatives, des plans de performance, et des liens entre les
montants demandés et les objectifs stratégiques visés.
National Archives of Australia (NAA). Types of Information and Systems, couvrant la période
jusqu’en 2020. Voir [Link]
Cet ouvrage contient des informations relatives à différents systèmes pour la gestion de documents et
d’archives électroniques et à la manière de gérer différents types d’informations et de documents.
Ressources
Acker, Edward, AIA, Steven Winter Associates, Inc., et Paul O’Connell, P.E., Operations Concepts, Inc.
Archives & Record Storage Building, WBDG Whole Building Design Guide, 2017. Voir
[Link]
Association of Records Managers and Administrators (ARMA International). Job Descriptions for
Information Management and Information Governance, 2017. Disponible au format PDF auprès de
l’ARMA ; voir [Link] PAYANT
National Archives of Australia (NAA). Types of Information and Systems, couvrant la période
jusqu’en 2020. Voir [Link]
Cet ouvrage offre des informations relatives à différents types de systèmes de gestion de documents
d’activité et de documents électroniques et à la façon de gérer différentes formes d’information et de
documents.
University of Wisconsin Systems, Records Management Guidelines for Information Technology Systems,
couvrant la période jusqu’en 2020. Voir [Link]
topics/records/records-management-resources/records-management-guidelines-for-information-
technology-
systems/#:~:text=Information%20technology%20systems%20create%20and,records%20management%
20requirements%20in%20mind.&text=Information%20technology%20system%20implementation%2C%
20maintenance,called%20the%20software%20development%20lifecycle.
Wisconsin State Legislature, Administrative Code, Chapter ADM 12: Electronic Records Management –
Standards and Requirements, 2002. Voir [Link]
Ressources
DLM Forum. Modular Requirements for Electronic Records (MoReq), couvrant la période jusqu’en 2010.
MoReq constitue une série exhaustive mais simple d’exigences pour l’architecture des systèmes
électroniques de gestion documentaire et définit un ensemble de prestations communes à intégrer à tout
logiciel ou à tout outil de gestion de documents électroniques. Voir [Link]
Organisation internationale de normalisation (ISO), Information et documentation – Gestion des
documents d’activité dans les architectures (des systèmes d’information) d’entreprise. ISO 21965:2019.
PAYANT
National Archives and Records Administration (NARA). Universal Electronic Records Management
Requirements, couvrant la période jusqu’en 2020. Voir [Link]
mgmt/policy/universalermrequirements.
Queensland Government, Australie. Technology and applications for managing records, couvrant la
période jusqu’en 2020. Voir [Link]
records.
Smallwood, Robert. Managing Electronic Records: Methods, Best Practices, and Technologies, Wiley,
2013. PAYANT
Étape no 1 Notre organisme crée des documents lorsque cela s’avère nécessaire.
Étape no 2 Notre organisme répertorie et classe les documents selon des principes
logiques.
Étape no 3 Notre organisme produit systématiquement des descriptions pour le
classement des documents et des preuves.
Étape no 4 Notre organisme attribue des responsabilités en matière de gestion
documentaire.
Étape no 5 Notre organisme accompagne son personnel dans la gestion efficace des
documents d’activité et des preuves.
National Archives of Australia (NAA). Getting Started with Information Management, couvrant la période
jusqu’en 2020. Voir [Link]
management.
National Archives and Records Administration (NARA). Series Inventory Form, couvrant la période
jusqu’en 2019. Voir [Link]
Section des Archives et de la Gestion des dossiers (UNARMS). Guidance. Voir
[Link] Les guides de référence rapide des Nations Unies
offrent un aperçu synthétique des pratiques en matière de gestion documentaire, ainsi que des conseils
plus détaillés destinés aux collaborateurs appelés à manier des documents d’activité au quotidien. Ces
ressources sont disponibles à titre gratuit sur le site web de l’UN ARMS et peuvent jouer le double rôle
d’outil de sensibilisation et de support de formation.
University of British Columbia. Retention Schedules, couvrant la période jusqu’en 2019. Voir
[Link]
Ressources
Baca, Murtha. Introduction to Metadata. 3e édition. Getty Research Institute, 2016. Voir
[Link] (uniquement en anglais).
Haynes, David. Metadata for Information Management and Retrieval: Understanding Metadata and Its
Use. 2e édition. Facet, 2018. (uniquement en anglais) PAYANT
Exemples
Groupe de la Banque mondiale. Politique d’accès à l’information de la Banque mondiale, 1er juillet 2010.
Voir [Link]
reports/documentdetail/644031468155705767/politique-dacces-a-linformation-de-la-banque-
mondiale.
Groupe de la Banque mondiale. Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) Politique
de Divulgation de l’Information, 1er octobre 2007. Voir
[Link]
pdf.
Gibbons, Paul. The Freedom of Information Officer’s Handbook. Facet Publishing, 2019. PAYANT
Goldman, Jan, et Susan Maret. Intelligence and Information Policy for National Security. Rowman &
Littlefield, 2016. PAYANT
Government of British Columbia, Canada. Guide to Good Privacy Practices, couvrant la période
jusqu’en 2020. Voir [Link]
government/information-management-technology/privacy/good-privacy-practices.
Information Commissioner’s Office (ICO), Royaume-Uni. Guidance for Organisations, couvrant la période
jusqu’en 2020. Voir [Link] Ce site web regorge de conseils et de
recommandations, d’outils et de ressources, tous liés à la gestion des documents, de l’information et des
preuves nécessaires pour assurer la conformité aux obligations légales et pour respecter les critères
relatifs à l’accès, à la vie privée et à la sécurité, essentiellement au Royaume-Uni.
MacGuire, Rachel. Information Rights for Records Managers. Facet Publishing, 2018. PAYANT
Archives New Zealand (ANZ). Disposal Authorities, couvrant la période jusqu’en 2020. Voir
[Link]
Archives du Manitoba. Preparing Records Schedules, Government Records Procedure GRO 1, 2019. Voir
[Link]
National Archives and Records Administration (NARA). Essential Records Guide, 2018. Voir
[Link] Cette
ressource offre des conseils pour l’identification des documents essentiels (documents d’état civil) et pour
l’élaboration de plans d’urgence (également appelés « méthodologie de diminution des risques et de
planification de reprise d’activité »).
National Archives and Records Administration (NARA). Storage and Handling, 2018. See
[Link]
National Archives of Australia (NAA). Records Authorities, couvrant la période jusqu’en 2020. Voir
[Link]
Simon Fraser University (Canada). Procedure for Transferring Records, 2019. Voir
[Link]
United States Government. Records Disposition Schedules, couvrant la période jusqu’en 2020. Voir
[Link]
disposition-schedules.
University of British Columbia, Canada. Retention Schedules, couvrant la période jusqu’en 2019. Voir
[Link]
Ressources
Brown, Adrian. Practical Digital Preservation: A How-To Guide for Organizations of Any Size (uniquement
en anglais). Facet, 2013. PAYANT
Halsted, Deborah, Shari Clifton, Daniel Wilson. Library as Safe Haven: Disaster Planning, Response, and
Recovery. ALA Neal-Schuman, 2014 (uniquement en anglais). Disponible en 2020 à titre gratuit dans le but
de soutenir les interventions d’urgence liées à la pandémie de COVID-19. Voir
[Link]
Conseil International des Archives, Section des Associations Professionnelles. Lignes directrices pour le
développement d’un programme de conservation pour les Associations de gestionnaires d’archives et de
documents d’activité (comporte aussi un modèle de calendrier de conservation). Voir
[Link] (Le texte n’est pas disponible en français à ce stade).
The National Archives (Royaume-Uni). Identifying and Specifying Requirements for Offsite Storage of
Physical Records. Janvier 2009 (uniquement en anglais). Voir
[Link]
[Link].
Université d’Édimbourg, Records Management Section. Creating a Retention Schedule, n.d. (uniquement
en anglais). Voir [Link]
SECTION NO 3
REVUES PROFESSIONNELLES
Certaines des principales recherches dans le domaine de la gestion documentaire et archivistique sont
publiées dans les revues et les périodiques des associations professionnelles concernées. L’accès aux
numéros les plus récents est parfois réservé aux adhérents, mais les contenus plus anciens sont souvent
disponibles gratuitement en ligne.
Les titres ci-après (uniquement en anglais pour la plupart) sont présentés par ordre alphabétique.
SECTION NO 4
Les différentes instances sont classées de la manière suivante : les organisations internationales par ordre
alphabétique suivies des organismes nationaux rassemblés par pays. L’URL officielle de l’instance est
également indiquée ainsi que quelques éléments descriptifs destinés à exposer brièvement la mission de
celle-ci.
Comme nous l’avons déjà fait remarquer, cette liste ne se veut pas exhaustive. Nous serons ravis de
recevoir des contributions de la part des utilisateurs de la Feuille de route à propos d’organismes ou de
groupes qui, dans leur secteur, épaulent les gestionnaires d’archives et de documents d’activité. Envoyez-
nous vos contributions à archives@[Link].
International
[Link]
Le Conseil International des Archives (ICA) est une organisation neutre, non gouvernementale, financée
par ses membres, qui représente les professionnels de l’archivage et de la gestion documentaire du
monde entier. L’ICA a pour objectif la gestion efficace des archives et la conservation, le traitement et
l’exploitation du patrimoine archivistique mondial. Pour y parvenir, l’association s’emploie à défendre et
à promouvoir la profession, à élaborer des normes, à faciliter l’évolution professionnelle et la
communication et à créer des liens de proximité entre archivistes, décideurs politiques, créateurs et
utilisateurs d’archives.
L’ICA propose plusieurs formations portant sur les différents volets de la gestion archivistique et
documentaire, dont l’introduction à la gestion de l’archivage. L’ICA a également mis en place des groupes
d’experts et des sections d’intérêt spécial traitant de différentes thématiques liées à la gestion
archivistique et documentaire, ainsi que des branches régionales regroupant des membres situés dans les
différentes régions du monde. Une liste des branches régionales figure ci-après. Pour de plus amples
renseignements les concernant, vous pourrez suivre les liens correspondant à chaque branche sur le site
web de l’ICA à : [Link]
anglais par « Document Life-cycle Management » (gestion du cycle de vie des documents). Le Forum DLM
œuvre en vue de relever les défis associés à la gouvernance de l’information et à la gestion et conservation
de documents d’activité, d’informations et d’archives.
Une des grandes réussites du Forum est d’avoir pu élaborer une série de normes européennes en matière
de gestion documentaire, appelées MoReq (Exigences types pour la maîtrise de l’archivage électronique),
qui définissent les prestations et activités essentielles des entreprises que doivent appuyer les
programmes de gestion documentaire. La version la plus récente de cette norme est la MoReq 2010. Voir
[Link] (indisponible en français).
FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES ARCHIVES DU FILM (FIAF)
[Link]
Fondée en 1938, la Fédération international des Archives du Film (FIAF) a pour objet la conservation et
l’accessibilité de l’héritage cinématographique mondial. La FIAF collabore avec ses affiliés à travers le
monde dans le but de récupérer, de réunir, de conserver, de diffuser et de promouvoir les documents
cinématographiques en mettant l’accent sur leur valeur artistique et culturelle et sur leur rôle de
documents historiques. En mai 2020, la FIAF comptait parmi ses membres plus de 170 institutions
réparties dans 75 pays.
INTERNATIONAL RECORDS MANAGEMENT TRUST (IRMT)
[Link]
L’International Records Management Trust (IRMT), qui a existé entre 1989 et 2019, avait pour mission
d’assister les pays à faibles ressources dans le renforcement de leurs services de gestion documentaire et
archivistique afin d’améliorer l’accès à l’information et de promouvoir la responsabilité et la transparence.
Les supports de formation, les rapports sur les recherches effectuées ainsi que d’autres ressources
produites par l’IRMT sont toujours disponibles sur le site web du Trust.
OPEN PRESERVATION FOUNDATION (OPF)
[Link]
Fondée en 2010 sous le nom d’« Open Planets Foundation », l’Open Preservation Foundation (OPF) avait
initialement pour mission le maintien de la dynamique créée par le projet de recherche et développement
PLANETS, financé par l’Union européenne, ce projet ayant consisté en l’étude des enjeux et des défis de
la conservation numérique. (La fondation a adopté sa nouvelle appellation en 2014.)
L’OPF est une organisation à but non lucratif dont les membres sont des professionnels de la conservation
numérique issus de divers pays. Elle soutient la collaboration et la communication autour de l’élaboration
de bonnes pratiques pour les démarches liées à la conservation et à la mise à disposition de documents,
de preuves et d’autres ressources numériques.
ORGANISATION INTERNATIONALE DE NORMALISATION (ISO)
[Link]
L’Organisation Internationale de Normalisation (ISO) est une organisation internationale non
gouvernementale, indépendante, dont les 166 membres sont les organismes nationaux de normalisation.
L’ISO réunit des experts qui mettent en commun leurs connaissances pour élaborer des normes
internationales d’application volontaire, fondées sur le consensus et pertinentes pour le marché.
L’ISO TC 46/SC 11 est le comité technique chargé de l’élaboration des normes relatives à la gestion des
documents d’activité/archives. La norme phare, dont la dernière révision remonte à 2016, est l’ISO 15489,
qui porte l’intitulé Gestion des documents d’activité — Concepts et principes. La série ISO 30300,
Systèmes de gestion des documents d’activité, peut également s’avérer utile. D’autres normes ISO sont
citées ailleurs dans le présent document sous les différentes rubriques « ressources ». Consulter le site
web de l’ISO pour de plus amples renseignements et des informations concernant le prix et les conditions
d’achat.
Afrique du Sud
SOUTH AFRICAN SOCIETY OF ARCHIVISTS (SASA)
[Link]
La South African Society of Archivists (SASA) est une association professionnelle réunissant des archivistes
et gestionnaires documentaires de toute l’Afrique du Sud. SASA offre une plateforme pour l’échange de
connaissances professionnelles, recense les normes de performance professionnelles, représente la
profession vis-à-vis des tiers et défend les intérêts de cette dernière. SASA publie une revue
professionnelle, gère un site web, organise des conférences, chapeaute les activités de ses branches
régionales, contribue à la mise en place de normes professionnelles et de formations. La société anime
également des formations et des ateliers et renseigne le public sur les questions touchant la profession.
Australie
(y compris des initiatives régionales en partenariat avec la Nouvelle-Zélande)
[Link]
Le Council of Australasian Archives and Records Authorities (CAARA) réunit les responsables des services
d’archivage de différentes autorités gouvernementales du Commonwealth de l’Australie et de la
Nouvelle-Zélande ainsi que de chacun des États et des territoires d’Australie. CAARA s’est fixé l’objectif
de promouvoir la cohérence et le partage des informations liées à la gestion des archives et des
documents d’activité au sein du Commonwealth d’Australie, de la Nouvelle-Zélande et des États et
territoires australiens.
RECORDS AND INFORMATION MANAGEMENT PROFESSION OF AUSTRALASIA (RIMPA)
[Link]
L’association Records and Information Management Professionals Australasia (RIMPA) promeut les
bonnes pratiques, élabore des normes sectorielles et soutient l’évolution professionnelle des
gestionnaires d’archives et de documents d’activité en poste en Australie et en Nouvelle-Zélande.
Brésil
[Link]
Fondée en 1959, la Fédération brésilienne des Associations de Bibliothécaires, Spécialistes des Sciences
de l’Information et Institutions (FEBAB) est une organisation à but non lucratif dont la mission consiste à
soutenir et à favoriser le développement de ces professions de l’information connexes. Elle met en
relation ses différents adhérents et institutions affiliées, coordonne et organise des activités conçues dans
le but de mettre en exergue les bibliothèques, les professionnels et les affiliés, lance et soutient des
projets de recherche, assure des liens avec les organismes internationaux et œuvre en faveur de la
croissance et du développement de la bibliothéconomie et des sciences de l’information.
Canada
ARCHIVES ASSOCIATION OF BRITISH COLUMBIA (AABC)
[Link]
L’Archives Association of British Columbia (AABC) est une association archivistique provinciale du Canada.
Un des sites web hébergés par l’AABC propose une boîte à outils de ressources relatives à la gestion
documentaire et archivistique.
Conçu essentiellement à l’intention des archivistes et employés des services d’archivage, notamment ceux
des institutions de faible et de moyenne taille, l’outil comporte également des références et des liens vers
des publications et des produits susceptibles d’intéresser la communauté de la gestion documentaire, ces
informations pouvant concerner non seulement les professionnels canadiens mais également un public
international.
États-Unis
ASSOCIATION FOR INTELLIGENT INFORMATION MANAGEMENT (AIIM)
[Link]
Fondée en 1943, l’Association for Intelligent Information Management (AIIM) portait initialement le nom
de National Microfilm Association avant de devenir l’Association for Information and Image Management
en 1982. Son nom actuel d’Association for Intelligent Information Management a été adopté en 2018.
L’AIIM assiste les professionnels de l’information par la publication d’articles, l’organisation de webinaires
et de conférences et par la mise à disposition d’autres ressources pédagogiques destinées à favoriser une
gestion de l’information efficace. L’AIIM pilote également un processus de certification de professionnels
de l’information, qui aboutit à l’attribution du titre de Certified Information Professional (Professionnel de
l’information accrédité).
COUNCIL ON LIBRARY AND INFORMATION RESOURCES (CLIR)
[Link]
Le Council on Library and Information Resources (CLIR) est une organisation indépendante à but non
lucratif qui vise à favoriser les environnements propices à la recherche, à la formation et à l’apprentissage
en collaboration avec des bibliothèques, des institutions culturelles et le monde de l’enseignement
supérieur. L’objectif du CLIR consiste à encourager la progression des connaissances grâce à la promotion
de démarches collaboratives pour la gestion des ressources bibliothécaires et informationnelles.
COUNCIL OF STATE ARCHIVISTS (CoSA)
[Link]
Le Council of State Archivists (CoSA) est une organisation à but non lucratif, qui œuvre au service de ses
membres, à savoir des archives des États et des territoires de l’ensemble des États-Unis et du District de
Columbia. Au moyen de recherches collaboratives, de parcours d’enseignement, d’actions de
sensibilisation, de réseautage et de partages d’informations, CoSA est en mesure de piloter et de guider
des actions visant à conserver et à assurer la mise à disposition de documents appartenant aux services
de l’État.
INSTITUTE OF CERTIFIED RECORDS MANAGERS (ICRM)
[Link]
L’Institute of Certified Records Managers (ICRM) est un organisme chargé de l’accréditation des
gestionnaires professionnels de documents et de l’information. L’ICRM a pour mission l’élaboration et la
gestion d’un système d’accréditation professionnelle de gestionnaires documentaires et de responsables
de l’information (CRM).
LAW ENFORCEMENT RECORDS MANAGEMENT ASSOCIATION (LERMA)
[Link]
La Law Enforcement Records Management Association (LERMA) est une organisation américaine ayant
son siège dans le Michigan. Fondée en 1992, elle a pour mission de porter son concours aux gestionnaires
documentaires responsables de la création et de la gestion de documents liés aux activités des services
chargés de l’application de la loi.
SOCIETY OF AMERICAN ARCHIVISTS (SAA)
[Link]
La Society of American Archivists (SAA) est l’association professionnelle nationale des archivistes
étatsuniens. La SAA soutient l’enseignement archivistique, défend la protection des documents d’activité
et des archives et publie toute une série de ressources relatives à des thèmes intéressant les archivistes
occupant des postes dans les services de l’État, les universités, les entreprises, les bibliothèques, les
sociétés historiques, ainsi qu’au sein d’autres organismes.
France
ASSOCIATION DES ARCHIVISTES FRANÇAIS (AAF)
[Link]
Fondée en 1904, l’Association des archivistes français (AAF) regroupe aujourd’hui plus de
2 500 professionnels des archives, issus du secteur public comme du secteur privé. L’association a pour
objet la sensibilisation aux enjeux de le profession archivistique et l’étude des questions intéressant les
archives et les archivistes, ainsi que la promotion et la défense des intérêts de la profession.
Kenya
KENYA ASSOCIATION OF RECORDS MANAGERS AND ARCHIVISTS (KARMA)
[Link]
Créée en 2010 en tant qu’organisation à but non lucratif, la Kenya Association of Records Managers and
Archivists (KARMA) oriente son action vers des fonctions d’organisation, de représentation et
d’intervention en tant qu’instance professionnelle agissant au service des professionnels de la gestion
archivistique ou documentaire, ou de personnes s’intéressant aux questions y relatives. Elle a pour
mission de conseiller ses membres sur toutes les questions relevant de la pratique professionnelle.
KARMA œuvre également en faveur de l’enseignement, de la recherche, de la formation et de l’innovation
dans la gestion archivistique et documentaire, grâce à des partenariats forgés avec des institutions des
secteurs public et privé. Ses adhérents sont notamment des archivistes et des gestionnaires de documents
exerçant au sein d’institutions du secteur public comme du secteur privé.
Nouvelle-Zélande
(voir aussi sous « Australie »)
Portugal
ASSOCIACAO PORTUGUESA DE BIBLIOTECARIOS, ARQUIVISTAS E DOCUMENTALISTAS (BAD)
[Link]
L’Association portugaise de Bibliothécaires, Archivistes et Documentalistes (BAD) a été fondée en 1973.
Ayant pour objet de soutenir les professionnels de la documentation et de l’information, la BAD défend
leurs intérêts professionnels et intervient dans le but de renforcer leur collaboration professionnelle. Elle
favorise et facilite la recherche, promeut les avancées scientifiques, techniques et culturelles, défend le
droit d’accès à l’information, contribue à la formation et à l’apprentissage professionnels et réalise
d’autres tâches destinées à encourager et à accompagner l’épanouissement et la croissance sur le plan
professionnel.
Royaume-Uni
(y compris initiatives régionales en partenariat avec la République d’Irlande)
[Link]
La British Records Association (BRA) est un organisme caritatif qui promeut la conservation des archives
et du patrimoine documentaire et en favorise la bonne compréhension, l’accessibilité et l’étude. Toute
personne s’intéressant aux archives et aux documents d’activité peut prétendre à y adhérer, qu’il s’agisse
de spécialistes en histoire locale, d’universitaires, d’archivistes professionnels, de conservateurs ou
propriétaires de fonds ou de tout autre membre du grand public. L’association joue un rôle majeur dans
la sensibilisation à la valeur des archives et dans leur protection face aux menaces pesant sur leur survie.
Tous les ans, elle organise une conférence et présente des exposés. Elle publie une revue ainsi qu’une
lettre d’information et met en place d’autres activités visant à accroître la notoriété des archives et des
documents d’activité.
Gestion documentaire
Glossaire
8E PARTIE : Gestion documentaire – Glossaire
Ce glossaire des principaux termes et principes de la gestion documentaire est structuré de la manière
suivante : pour chaque entrée, le premier paragraphe contient une définition du terme concerné,
autrement dit ce que signifie le terme ou le concept en tant que tel ; le second paragraphe est quant à
lui consacré à un bref énoncé des raisons pour lesquelles le principe revêt une importance pour
l’efficacité de la gestion documentaire.
Les termes figurant ici ont été repris et adaptés à partir de différentes sources, selon les indications ci-
après. Toute personne désireuse d’approfondir ses connaissances du vocabulaire et des notions de la
gestion documentaire pourra consulter, en cas de besoin, les ressources en question. Les références
portant la mention PAYANT ne sont disponibles que contre paiement.
ARMA, Glossary of Records and Information Management Terms, 2016 (uniquement en anglais).
Conditions d’achat : [Link] PAYANT
Society of American Archivists, Dictionary of Archives Terminology (uniquement en anglais), 2020. Voir
[Link]
MOTS CLES
Accès Droit de récupérer et/ou d’exploiter des documents d’activité ou des
informations, ou action de rechercher, de récupérer et d’exploiter des
documents d’activité ou des informations.
L’accès constitue une des clés de voûte de la gestion documentaire, la
conservation de documents d’activité et de preuves ayant pour objet de
permettre aux organismes, aux citoyens et au grand public d’y avoir accès et de
s’en servir.
Archives Documents et éléments de preuve produits, reçus et exploités par un service de
l’État, un organisme, un individu, une famille ou un groupe de personnes dans
le cadre de leur travail ou dans leur vie quotidienne, les documents ou éléments
en question ayant été conservés en raison de leur valeur durable en tant que
preuve et des informations relatives à des activités, à des transactions ou à des
décisions qu’ils contiennent. Par métonymie, le mot « archives » peut
également désigner l’institution chargée de l’acquisition et de la conservation
des documents d’activité et de la mise à disposition de ces documents en vue
de leur exploitation. Il peut également désigner le lieu de conservation de fonds
d’archives.
Tous les États et tous les organismes génèrent des archives. Ces éléments de
preuve d’importance majeure sont souvent identifiables dès leur création, voire
en amont. Les titres de propriété correspondant à des biens fonciers ou
immobiliers, les documents confirmant les droits et les devoirs de personnes
physiques ou d’organismes, les accords ayant une importance juridique sont
tous des formes de preuve susceptibles de nécessiter une conservation
définitive. Grâce à la mise en place de procédures efficaces permettant de
protéger tous les documents dès leur création, il est possible de préserver
l’authenticité des documents d’activité et d’archives indispensables et d’en faire
des éléments de preuve fiables, disponibles et exploitables pour les décennies,
voire les siècles, à venir.
Audit Examen ou contrôle en bonne et due forme des activités d’un organisme (ou,
dans le cas d’un audit financier, du budget ou des dépenses de cet organisme),
généralement réalisé par un organe indépendant pour étayer une analyse
objective.
L’audit constitue un moyen précieux, pour les organismes, de réussir leur
gestion documentaire ainsi que d’autres opérations. Il permet également de
repérer les points forts et les points faibles des actions entreprises et de détecter
d’éventuels risques à atténuer, tels que l’inefficacité des systèmes de stockage
ou une participation insuffisante du personnel dans les gestes quotidiens de la
gestion documentaire.
Authenticité Conformité à la réalité de documents d’activités et d’autres éléments de preuve,
qui n’ont subi aucune modification ou altération. L’authenticité de documents
et d’archives peut normalement être établie à partir d’une analyse des
documents eux-mêmes et de la connaissance des actions impliquées dans leur
création, leur gestion et leur exploitation, cette analyse comportant également
une évaluation de leurs caractéristiques physiques, de leur contenu, de leur
contexte et de leur structure.
Le terme « authenticité » appliqué à un document d’activité ou d’archives
signifie que celui-ci est bien ce qu’il est supposé être. La confirmation de
l’authenticité consiste à permettre à toute personne faisant usage d’un
document ou d’un autre élément de preuve de vérifier que le document ou
élément en question a bien été créé par la personne ou par l’institution qui
prétend en être l’auteur. Le qualificatif « authentique » ne signifie pas
automatiquement qu’un document d’archive est fiable ou qu’il constitue une
représentation exacte de la vérité, certains documents « authentiques »
contenant des informations inexactes ou erronées. Toutefois, une confirmation
de l’authenticité est nécessaire pour établir si le document concerné a été créé
et géré par la personne ou par l’entité censée en être l’auteur, quel qu’en soit le
contenu.
Calendrier de
conservation Plan fixant et confirmant les délais correspondant aux différentes étapes du
cycle de vie d’un document, de sa création jusqu’à son sort final, c’est-à-dire sa
destruction s’il est devenu obsolète et n’a plus aucune utilité, ou son transfert
vers une institution d’archives s’il a une valeur pérenne pour l’organisme ou
pour la société, en passant par son utilisation active au sein de l’entreprise et
par son stockage en tant que document semi-actif accessible en cas de besoin.
Le calendrier de conservation est un élément essentiel d’une gestion
documentaire efficace, car il matérialise les décisions prises en matière de
conservation et constitue un instrument de politique destiné à assurer la gestion
efficace, performante et responsable des documents d’activité au sein de
l’organisme à travers leur cycle de vie.
Classement Processus visant la mise en place d’un système d’identification et d’organisation
de documents ou d’éléments de preuve en vue d’en faciliter la conservation et
les recherches futures. Les systèmes de classement sont généralement élaborés
à partir d’une évaluation de la fonction remplie au sein d’une entreprise ou du
thème abordé, plutôt qu’en fonction de la nature du document ou de l’élément
de preuve ou du support utilisé ou sur la base d’autres critères moins riches en
indications utiles. Voir également Conservation définitive.
L’élaboration et la mise en œuvre homogènes de systèmes de classement
permettent à un organisme de regrouper les documents similaires, en fonction
de leur objet, pour faciliter les recherches et les exploitations ultérieures.
Confidentialité
des données Voir Vie privée et Données personnelles.
Conservation
numérique Processus impliquant la gestion des objets numériques (fichiers et autres objets
informatiques) pour en permettre, à l’avenir, l’accès et l’exploitation par toute
personne qui le souhaiterait.
La conservation numérique sera plus efficace si l’organisme prévoit la gestion
des objets numériques (documents, fichiers ou bases de données électroniques)
dès le début de leur cycle de vie. Ainsi, il sera en mesure de mettre en place des
procédures avant toute dégradation ou toute évolution dans le temps des objets
en question. La technologie employée pour la création de ces derniers n’aura
pas encore atteint le stade de l’obsolescence, ce qui rendrait leur migration ou
leur déplacement vers un autre format ou un autre environnement de stockage
bien plus difficile.
Conservation
préventive Ensemble de mesures ayant pour objet le prolongement de la vie d’un élément
de preuve tel qu’un document d’activité, une archive, une base de données ou
tout autre élément d’information. Ces activités peuvent s’étendre au stockage
des documents en lieu sûr, au maintien de conditions de stockage acceptables
et à la duplication et au stockage en toute sécurité de copies d’archives
électroniques.
La conservation préventive de documents papier, analogiques, électroniques
ou de tout autre élément de preuve est essentielle pour assurer l’accessibilité
dans la durée des preuves concernées et pour éviter toute dégradation ou toute
atteinte à leur authenticité et à leur fiabilité. La conservation préventive se
distingue de la simple conservation, qui consiste à traiter et à réparer les
différents objets pour freiner leur dégradation ou pour les restaurer en vue de
rétablir leur état précédent ou leur condition d’origine. Voir également
Conservation numérique.
Continuum
des archives Théorie relative à l’archivage qui fait référence aux processus cohérents et
systématiques de conservation archivistique intervenant aux différents stades
du cycle de vie d’un document d’activité, de la conception et de la réalisation de
systèmes de production et de gestion des documents à la production et au
stockage de ces derniers, jusqu’à leur conservation et leur exploitation en milieu
professionnel ou, à terme, à leur archivage définitif. Voir également Cycle de
vie.
Les services de l’État et les organismes qui gèrent leurs documents en fonction
de ce principe réalisent des démarches en vue de protéger, dès leur création,
tous les éléments de preuve dont ils pourraient avoir besoin immédiatement ou
à l’avenir. Ils veillent également à ce que de tels éléments restent accessibles et
exploitables aussi longtemps qu’il le faut, qu’il s’agisse d’un an ou un siècle.
Cycle de vie Notion selon laquelle un document d’activité ou tout autre élément de preuve
évolue de sa « naissance » à sa « mort » (ou sa « seconde vie » lorsqu’il est
confié à une institution d’archives en vue de sa conservation définitive).
Dans le cycle de vie documentaire, l’organisme peut créer et exploiter des
archives ou des preuves (phase « active » ou « courante »), les conserver en vue
de leur consultation ultérieure en cas de besoin (phase « semi-active » ou
« semi-courante »), et enfin les éliminer (phase « non-active » ou « non-
courante »). Une telle élimination peut prendre la forme d’une destruction, s’ils
sont obsolètes, ou d’une consignation définitive aux archives s’ils ont une valeur
pérenne pour l’organisme ou pour la société. Voir également Continuum
d’archivage.
Dépositaire de
documents
de référence Personne (et son adjoint ou remplaçant désigné) responsable de la gestion d’un
ensemble de documents qui relèvent de la compétence de son service au sein
d’un organisme.
Le dépositaire de documents de référence est responsable de la conservation
du document de référence, épargnant ainsi les autres services la nécessité d’en
garder des copies actuelles ou obsolètes, le tout au nom d’une efficacité et d’une
responsabilité accrues. Voir également Instance de première responsabilité.
Destruction Acte d’éliminer ou de supprimer un document d’activité. Dans l’idéal, la
destruction se réalise grâce à des méthodes empêchant toute reconstitution du
document concerné, telles que le déchiquetage, le broyage ou l’incinération.
La destruction représente un volet essentiel de la bonne gestion documentaire.
Tous les documents ne méritent pas d’être archivés de façon permanente. Si un
organisme choisit d’éliminer tout ce dont il n’a plus besoin et ce, en suivant des
politiques et des directives clairement établies au préalable, l’intégralité de son
programme de gestion documentaire sera plus efficace et plus efficiente. Même
si les organismes se doivent de tenir compte de considérations écologiques lors
du choix des meilleures pratiques à adopter pour la destruction de leurs
documents devenus inutiles, l’exigence qui devra toujours primer est celle d’une
élimination complète et irréversible.
Divulgation proactive Action de mettre des informations ou des preuves à la disposition du public
avant même qu’une demande à cet effet ne soit formulée.
En s’inspirant du concept du « libre accès » (open access), la divulgation
proactive consiste à faire de la divulgation d’informations ou de preuves une
pratique courante plutôt que de réagir face à une demande du public. La
divulgation proactive n’est pas simplement un vecteur d’ouverture et de
transparence mais permet également à un organisme de gagner du temps et de
réaliser des économies grâce à l’intégration de procédures de divulgation
d’informations parmi ses pratiques courantes.
Document analogique Document créé grâce à l’enregistrement d’un signal continu gravé sur un
support ou contenu dans le support lui-même. Le terme « analogique » provient
du fait que la copie ainsi obtenue est censée être « analogue » ou comparable
au son ou à l’image d’origine. Les documents analogiques se distinguent des
documents électroniques par le fait que les signaux numériques utilisés lors de
la création de documents électroniques y sont représentés en nombres discrets
alors que les signaux analogiques sont reliés physiquement à un support.
Exemple : les pistes (signal) sur un disque vinyle (support).
La gestion de documents analogiques doit obligatoirement se faire de manière
différente de celle employée pour la gestion de documents papier ou
électroniques. Les contenus analogiques sont stockés sur un support physique,
souvent magnétique (une bande de film ou de pellicule), qui porte une série de
signaux accessibles uniquement au moyen d’un matériel spécial. La
conservation de documents analogiques implique obligatoirement le recours à
des processus destinés à protéger le support (le film ou la pellicule) et ses
contenus (les images ou les sons enregistrés sur le film ou la bande) contre toute
atteinte ou dégradation. Pour la bonne conservation des documents
analogiques, il est également nécessaire, parfois, de transférer les contenus d’un
support à un autre, par exemple en convertissant un fichier audio au format
électronique.
Document d’activité Informations saisies sur un support fixe, qui ont été créées et sont conservées
dans le but d’aider un service de l’État, un organisme ou un individu dans
l’exécution de ses activités, de lui permettre de garder la trace d’événements ou
d’informations et de constituer une preuve des décisions prises ou des actions
réalisées.
Les documents d’activité sont créés, reçus et conservés pour servir de preuve
des actions réalisées, des transactions accomplies ou des décisions prises. Leur
auteur sera donc un service de l’État, un organisme, un individu ou un groupe.
De tels documents ne sont pas seulement des éléments de preuve mais font
également partie des actifs de l’organisme ou de l’individu qui en est l’auteur.
Ce dernier peut avoir besoin d’accéder aux preuves figurant dans les documents
en question et de les exploiter dans son travail quotidien ou pour confirmer ou
défendre ses droits ou devoirs juridiques.
Document actif Tout document ou élément de preuve utilisé de façon régulière qui doit donc
être conservé et stocké dans un endroit facile d’accès, qu’il s’agisse d’un lieu de
stockage physique dans un bureau ou à proximité de celui-ci ou de systèmes
électroniques permettant un accès fréquent et facile grâce à des moyens
numériques. On les nomme également « documents courants ».
La gestion efficace des documents d’activité, à partir de leur production et tout
au long de leur cycle de vie, permet aux organismes de faire des économies
d’espace et de ressources, en distinguant entre documents actifs (ou courants)
qui nécessitent un accès immédiat, documents semi-actifs (ou semi-courants)
qui peuvent être conservés dans des locaux de stockage moins coûteux ou moins
proches, et documents inactifs (ou non-courants) qui peuvent être éliminés,
c’est-à-dire détruits, s’ils sont obsolètes, ou consignés définitivement aux
archives s’ils ont une valeur pérenne.
Document
électronique Document pouvant être stocké, transmis ou traité par ordinateur. Les
documents électroniques sont conservés en format crypté et ne sont accessibles
qu’au moyen d’un système informatique qui convertit les codes ou les chiffres
en texte, en images ou en sons perceptibles par l’œil ou l’oreille humains.
Les documents électroniques se distinguent des documents papier ou
analogiques car le support utilisé pour héberger leur contenu est numérique
(bits et octets informatiques stockés sur disque dur ou sur tout autre type de
dispositif numérique). La conservation des documents électroniques nécessite
la mise en place de processus pour protéger leurs contenus (bits et octets de
codage convertis par l’ordinateur en versions accessibles et lisibles) de toute
atteinte ou dégradation. Parmi ces processus, la migration de contenus d’un
format à un autre, par exemple le transfert d’un fichier numérique d’un logiciel
ancien de traitement de texte vers un logiciel plus récent. Les documents
électroniques sont également appelés « documents numériques ».
Document
essentiel Document ou preuve créé(e), reçu(e) et exploité(e) par un service de l’État ou
par un organisme et contenant des informations essentielles pour permettre la
reprise des opérations commerciales pendant ou juste après la survenue d’un
sinistre ou d’une catastrophe, pour rétablir, confirmer et maintenir les droits et
les devoirs juridiques, financiers et opérationnels de l’organisme ainsi que les
droits et les devoirs des individus, des entreprises, d’autres États ou d’autres
organismes par rapport à l’organisme concerné. Les documents essentiels sont
souvent également qualifiés d’indispensables.
Le répertoriage des documents essentiels permet à un organisme d’affecter des
ressources à la protection d’un ensemble réduit mais critique de ses éléments
de preuve en cas de sinistre ou de catastrophe.
En anglais, le terme employé pour désigner les documents essentiels (vital
documents) se réfère également aux documents d’état civil, c’est-à-dire aux
différents documents ou preuves correspondant aux événements majeurs d’une
vie (par exemple, actes de naissance, de mariage ou de décès).
Document inactif Tout document ou élément de preuve qui n’est plus utilisé de façon régulière
par les collaborateurs et qui peut donc être éliminé, s’il est obsolète, ou consigné
définitivement aux archives s’il a une valeur pérenne.
La gestion efficace des documents d’activité, à partir de leur production et tout
au long de leur cycle de vie, permet aux organismes de faire des économies
d’espace et de ressources, en distinguant entre documents actifs (ou courants)
qui nécessitent un accès immédiat, documents semi-actifs (ou semi-courants)
qui peuvent être conservés dans des locaux de stockage moins coûteux ou moins
proches, et documents inactifs (ou non-courants) qui peuvent être éliminés,
c’est-à-dire détruits, s’ils sont obsolètes, ou consignés définitivement aux
archives s’ils ont une valeur pérenne.
Document
numérique Voir Document électronique.
Document papier Document ou élément de preuve, tel que des rapports, notes de service,
budgets ou autres types de documentation créés en utilisant des produits
papier.
Les documents papier se distinguent des documents analogiques ou
électroniques par le fait que leurs contenus sont hébergés sur un support
physique : feuille de papier, morceau de parchemin ou de vélin ou tout autre
matériau tangible. La conservation des documents papier nécessite la mise en
place de procédures pour éviter toute dégradation et toute altération du
support ou du matériau de base, autrement dit du papier lui-même ou des
contenus qu’il porte (les mots ou les images qui y figurent).
Document
semi-actif Document ou preuve ayant une valeur juridique, une valeur de preuve ou une
valeur fonctionnelle pour l’organe qui en est l’auteur mais qui n’est pas utilisé
de façon régulière. Dans l’idéal, de tels documents semi-actifs seront conservés
à proximité des agents utilisateurs, que ce soit dans des lieux de stockage
physiques ou dans des systèmes de stockage électroniques accessibles « quasi
en ligne » pour faciliter leur récupération en cas de besoin. (Le terme « stockage
quasi en ligne » s’emploie pour désigner les dispositifs et les systèmes de
stockage qui n’offrent pas un accès immédiat aux documents électroniques mais
qui permettent néanmoins la consultation fréquente de ceux-ci. Les systèmes
quasi en ligne sont plus avantageux économiquement que les systèmes en ligne
qui permettent un accès permanent et ininterrompu aux dossiers sur demande).
La gestion efficace des documents d’activité, à partir de leur production et tout
au long de leur cycle de vie, permet aux organismes de faire des économies
d’espace et de ressources, en distinguant entre documents actifs (ou courants)
qui nécessitent un accès immédiat, documents semi-actifs (ou semi-courants)
qui peuvent être conservés dans des locaux de stockage moins coûteux ou moins
proches, et documents inactifs (ou non-courants) qui peuvent être éliminés,
c’est-à-dire détruits, s’ils sont obsolètes, ou consignés définitivement aux
archives s’ils ont une valeur pérenne.
Données Éléments de contenu brut, tels que des chiffres, des lettres ou des symboles qui
représentent ou correspondent à des idées, des objets, des événements, des
concepts et des choses.
Certaines données peuvent avoir une valeur de preuve. Les informations
stockées dans une base de données médicales ou dans une liste de
collaborateurs (nom, date de naissance, adresse postale, état civil, dossier
médical, etc.) constituent la preuve de certains éléments propres à l’individu
concerné. De telles données sont à répertorier en vue d’en assurer la protection
dans la mesure où elles pourraient être appelées à servir de preuve.
Données personnelles Informations ou preuves contenant des indications facilitant l’identification
directe ou indirecte d’un individu (personne physique) par opposition à un
service de l’État, à un organisme ou à une entreprise commerciale.
Les données personnelles, également appelées « renseignements personnels »
ou « informations personnelles », peuvent comprendre le nom d’une personne,
son numéro de pièce d’identité ou de sécurité sociale, son numéro de
téléphone, sa date et lieu de naissance, le nom de ses parents, des indications
biométriques, voire des données relatives à sa situation financière, à ses études,
à son dossier médical ou à sa carrière professionnelle. La gestion des données
personnelles revêt un caractère impératif lorsqu’il s’agit de protéger la vie privée
des individus, surtout à une époque où l’informatique facilite la collecte ou la
vente illicites de données personnelles ou leur utilisation abusive en vue de
violer les droits juridiques et humains d’autrui.
Efficacité Capacité d’un organisme ou d’un individu à atteindre l’objectif visé par une
action.
La gestion documentaire a pour but d’assurer la production et la gestion
homogènes de documents et d’éléments de preuve sur la base de politiques
clairement définies pour permettre à leur créateur d’atteindre l’objectif de
l’efficacité.
Efficience Capacité d’un organisme ou d’un individu à faire bonne utilisation de ses moyens
financiers, de son temps, de son espace, de ses collaborateurs et de ses autres
ressources.
La gestion documentaire veille à la création de documents d’activité et
d’éléments de preuve et à leur gestion homogène et stratégique pour permettre
à leur créateur d’atteindre l’objectif d’efficience.
Fonction Ensemble d’activités, d’opérations ou de procédures réalisées par un service de
l’État, un organisme, un individu ou par tout autre acteur dans le but d’atteindre
un objectif, d’accomplir un mandat ou de mener à bien une mission donnée.
Dans la plupart des organismes, les fonctions correspondent aux principales
responsabilités assurées par les différents services, unités d’affaires ou branches
en vue d’atteindre les objectifs stratégiques d’une entité organisationnelle.
Gestion documentaire Processus de création, de stockage, d’exploitation, de conservation et
d’élimination de documents et d’autres éléments de preuve conçu de manière
à permettre à ces derniers de servir de preuve fiable et authentique aussi
longtemps que nécessaire.
La gestion documentaire sert à assurer la création et la conservation
homogènes et précises de documents, de données ou d’autres éléments de
preuve pour garantir l’intégrité de leur valeur probante. Un des premiers
objectifs de la gestion documentaire est celui d’augmenter l’efficacité,
d’améliorer la performance économique et de produire des documents, des
preuves et toute autre forme de témoignage documentaire à caractère
authentique et fiable. La gestion documentaire s’étend également à
l’élaboration et à la mise en œuvre de processus à travers les trois âges de la vie
d’un document, c’est-à-dire pendant tout son cycle de vie dès sa création ou sa
réception jusqu’à son sort final en passant par sa gestion et son exploitation.
Bien que la gestion documentaire soit souvent considérée comme une tâche
revenant au seul gestionnaire de documents désigné, en réalité tous les
collaborateurs d’un organisme contribuent à une gestion documentaire
performante grâce à leurs efforts communs pour assurer la création, la gestion
et la conservation efficaces de documents et de preuves. Dans le cas de cette
Feuille de route, l’expression « gestion documentaire » est censée englober tous
les aspects de la création et de la conservation des documents d’activité.
Gestionnaire
de documents Collaborateur ou collaboratrice au sein d’un État ou d’un organisme qui est
responsable de la mise en place, du pilotage et de l’encadrement de la gestion
documentaire à tous les échelons de l’État ou de l’organisme concerné.
Le rôle du gestionnaire de documents est celui de permettre à son institution
d’attache d’atteindre ses objectifs commerciaux et de remplir ses obligations
grâce à la création, à la gestion, à l’exploitation et à la protection d’éléments de
preuve authentiques et fiables. Les gestionnaires de documents sont souvent
aidés dans leurs missions par d’autres collègues issus de différents services de
l’organisme. Ces derniers sont nombreux à ne pas disposer de compétences
formellement reconnues dans le domaine de la gestion documentaire mais sont
formés et accompagnés pour pouvoir accomplir leurs tâches de gestion
documentaire au quotidien au sein de l’unité de gestion de l’organisme de
laquelle ils ou elles dépendent.
Une gestion documentaire réussie est le fruit d’un travail d’équipe bâti sur des
politiques et des procédures robustes et bénéficiant des connaissances et du
soutien de gestionnaires de documents professionnels et d’autres employés en
poste aux différents échelons de l’organisme.
Informations Données, idées, pensées ou souvenirs qui ont été transmis, saisis ou représentés
sous une forme tangible.
Certaines informations peuvent être exploitées en tant que preuves dans la
mesure où elles sont conservées de manière à permettre la confirmation et la
préservation de leur authenticité. Il importe de répertorier les différentes
sources d’informations qui pourraient constituer des preuves en vue d’en
assurer la protection dans le cas où elles seraient appelées à remplir cette
fonction.
Instance de première
responsabilité Unité au sein d’un organisme chargée de produire, de gérer et d’assurer la
protection d’un ensemble donné de documents ou de preuves.
En nommant le service auquel revient l’ultime compétence, un organisme est
en mesure de charger ce service de la protection d’un ensemble de documents,
de former des collaborateurs au sein du service concerné et de rappeler à tous
les autres services qu’il ne leur incombe pas de garder des exemplaires des
documents ou des preuves en question, ce qui permet d’éviter les doublons et
favorise l’efficacité et la prise de responsabilité. Voir également Dépositaire de
documents de référence.
Inventaire Liste descriptive de différentes séries ou de différents groupes de données
indiquant leur fonction ou leur objet ainsi que le lieu physique ou électronique
de leur stockage.
L’inventaire constitue un premier pas, incontournable, du processus de
classement d’un document d’activité et de la mise en place de son calendrier de
conservation. Il fournit des informations relatives aux différentes catégories
d’information existant au sein de l’organisme, par exemple leur nature, leur
forme, leur objet, le service ou le secteur compétent, la fourchette de dates, les
volumes ou quantités, le lieu de stockage et les obligations en matière de
confidentialité ou de sécurité. Un inventaire n’a pas pour but la saisie
d’informations relatives à chacun des documents individuels mais vise plutôt à
documenter les différentes séries ou les différents groupes de dossiers, par
exemple tous les rapports annuels d’un service qui constituent une série ou
toutes les demandes d’emploi qui en constituent une autre, l’objectif global
étant de mettre en place des systèmes permettant de gérer les séries en
question de manière homogène. Dès la réalisation du premier inventaire et la
mise en place de systèmes de gestion documentaire, l’organisme devrait prévoir
la révision et la mise à niveau à intervalles réguliers de cet inventaire pour
maintenir à jour ses systèmes et ses processus.
Libre accès Voir Divulgation proactive.
Métadonnées Ensemble de données qui décrit et qui fournit des informations contextuelles
par rapport à d’autres données, par exemple des dates, des noms, des titres ou
d’autres informations semblables permettant de définir et de contextualiser un
document d’activité ou un élément de preuve.
Grâce à l’association de métadonnées ou d’informations descriptives ou
contextuelles à des documents physiques/analogiques ou électroniques de
manière précise et homogène, les organismes sont en mesure d’accéder à leurs
différents dossiers et de les exploiter bien plus facilement.
Migration Déplacement de documents d’activité ou d’éléments de preuve d’une
technologie (logiciel ancien, par exemple) vers une autre (nouvelle version du
même programme informatique).
La migration sert à maintenir l’accessibilité et l’exploitabilité des archives et des
éléments de preuve électroniques lorsque les systèmes informatiques ou les
dispositifs de stockage utilisés pour leur production arrivent en fin de vie. Une
migration peut être qualifiée de réussie lorsque les contenus et les formats des
documents concernés ne sont pas modifiés pendant leur déplacement d’une
plateforme ou d’un outil logiciel à un(e) autre. L’authenticité et l’intégrité d’une
preuve doivent rester inaltérées.
Une autre façon d’assurer la sécurité et l’accessibilité des documents
électroniques est celle de l’émulation, qui consiste à créer de nouveaux
programmes informatiques qui émulent ou recopient d’anciens logiciels, ce qui
permet aux organismes de continuer d’accéder aux documents d’activité et de
les exploiter. Pour la gestion de documents électroniques, la migration est
généralement jugée plus fiable et durable qu’une démarche d’émulation.
Période
de conservation Décision de conserver ou non un document ou une preuve et définition de la
durée d’une telle conservation afin que ledit document ou ladite preuve reste à
la disposition de l’organisme tant que cela sera nécessaire avant de procéder à
son élimination, s’il est obsolète, ou à sa consignation définitive aux archives s’il
a une valeur pérenne pour l’organisme ou pour la société.
Le choix de la période de conservation est un élément essentiel d’une gestion
documentaire efficace, car un organisme a besoin de savoir quels documents
conserver, et pendant combien de temps, quels documents éliminer en raison
de leur obsolescence et quels documents protéger en les consignant
définitivement aux archives pour pouvoir gérer ses différents documents et
éléments de preuve de manière efficace, performante et responsable.
Plan d’urgence Ensemble de politiques et de procédures élaborées et testées par un organisme
en vue de leur mise en œuvre en situation d’urgence ou de catastrophe pour
empêcher ou atténuer les dégâts subis par l’organisme, ses équipes, ses moyens
et, dans un contexte archivistique, ses fonds documentaires.
Un plan d’urgence permet à un organisme de fixer ses priorités en matière de
sauvegarde des preuves et de mettre en place des procédures pour assurer la
protection des documents concernés et en préserver l’intégrité en cas de
catastrophe ou pour prioriser leur sauvegarde en cas de crise.
Preuve Donnée, archive ou toute autre forme d’information enregistrée censée
constituer une représentation objective d’actions, de transactions, de décisions,
d’avis ou d’idées qui peut donc avoir une valeur de preuve authentique.
Les preuves doivent être protégées pour en conserver l’authenticité et la
fiabilité, en particulier en vue de leur exploitation éventuelle dans le cadre de
procédures judiciaires ou d’autres situations où elles pourraient servir à établir
ou à confirmer des faits présumés ou contestés. Les preuves peuvent prendre la
forme de documents papier ou analogiques, de documents ou d’archives
électroniques, de fichiers, de bases de données ou d’autres contenus
numériques, ou toute autre forme, qu’il s’agisse d’enregistrements vidéo ou de
pierres sculptées, produits, reçus et exploités par un service de l’État, un
organisme ou un individu en vue de conserver des informations qui pourraient
servir de preuve dans l’immédiat ou à l’avenir.
Référentiel
de conservation Outil interne répertoriant un ensemble de dossiers ou de preuves produits et
conservés par un organisme en vue d’en préciser la durée de conservation en
fonction des obligations juridiques, réglementaires ou administratives en
vigueur. Il précise également quand et dans quelles conditions un document
peut être détruit ou éliminé lorsqu’il arrive à la fin des deux premières étapes
de son cycle de vie (statuts de document courant et semi-courant).
Pour une bonne gestion documentaire tout au long du cycle de vie, il est
impératif de formaliser et de documenter les différentes décisions prises au
sujet du passage d’un document à travers le système et du sort final qui lui est
réservé : destruction, dans le cas d’un document obsolète, ou transfert vers une
autorité dûment homologuée telle qu’une institution archivistique, s’il doit être
conservé et rester à la disposition du public. L’application du référentiel de
conservation doit toujours être avalisée par une personne dûment habilitée
préalablement à toute intervention particulière à l’égard du document d’activité
ou de l’élément de preuve concerné.
Respect de la
vie privée Capacité d’un individu ou d’un groupe à sécuriser son périmètre ou à empêcher
tout accès aux informations le concernant.
Le respect de la vie privée constitue un volet majeur de la bonne gestion des
activités du secteur public. De ce fait, l’assurance d’opérations responsables et
efficaces dans le secteur public passe obligatoirement par la protection des
documents et des preuves contenant des données personnelles.
Responsabilité Capacité d’une organisation ou d’un individu à reconnaître et à rendre compte
de ses actes, de ses transactions et de ses décisions, y compris par l’élaboration
et la mise en œuvre de politiques.
La gestion documentaire sert à assurer la production de documents d’activité et
de preuves, ainsi que leur gestion, pour en maintenir l’authenticité, la fiabilité
et l’utilité, ce qui permet à l’entité à l’origine de ces documents d’atteindre le
niveau désiré de responsabilité.
Sécurité Capacité d’une organisation ou d’un individu à se protéger des forces hostiles,
qu’elles soient de nature humaine, environnementale, technologique,
psychologique ou autre.
Il incombe aux services de l’État et aux organismes de gérer les documents et
les preuves en vue d’assurer la sécurité de ce patrimoine, l’objectif étant de
sécuriser les ressources informationnelles contre tout dommage ou dégradation
et de protéger ainsi les droits des individus ou des groupes concernés par les
agissements de l’organisme. Voir également Sécurité de l’information.
Sécurité de
l’information Capacité d’un organisme ou d’un individu à assurer la protection des sources
d’informations papier/analogiques ou électronique ou des éléments de preuve
contre tout accès et toute exploitation non-autorisés, tels que les utilisations
abusives, la divulgation inopinée, la destruction, la modification ou le vol.
Il incombe aux États et aux organismes de mettre en œuvre les mesures
nécessaires en vue d’assurer la sécurité de l’information, l’objectif devant être
de sécuriser les documents d’archives, les preuves et toutes les autres
ressources informationnelles contre toute atteinte ou dégradation et de
protéger ainsi les droits des individus ou des groupes auxquels il est fait
référence ou qui sont concernés par ces éléments de preuve.
Sort final Série de processus associés à la mise en œuvre de la décision d’archiver un
document d’activité de façon définitive, de le détruire ou de le transférer.
Également appelé « traitement final ».
Le sort final réservé à un document est dicté par un plan de conservation
approuvé en amont. La solution adoptée doit être documentée conformément
aux procédures internes mises en place. Le sort final d’un document consiste
normalement en sa destruction, s’il est obsolète, ou en son transfert vers un lieu
homologué tel qu’une institution archivistique, s’il s’agit d’un document de
valeur durable qui doit être conservé de façon pérenne pour rester à la
disposition du public.
Traitement final Voir Sort final.
Transfert Mouvement administratif et physique de documents ou de preuves consistant
à les passer de la garde et du contrôle de leur créateur pour les confier souvent
à la garde et au contrôle d’une institution d’archives officiellement établie,
qu’elle soit pilotée par le même organisme global ou gérée par une institution
distincte.
Le transfert a pour but de reprendre des documents ou des preuves dont le
créateur n’a plus besoin au quotidien mais qui conservent toujours une certaine
valeur, soit pour l’organisme lui-même, soit pour la société au sens large, et qui
doivent donc être protégés pour en assurer la sécurité et la disponibilité pour
une utilisation interne ou externe.
Transparence Capacité d’un organisme ou d’un individu à agir de façon ouverte, en tenant le
public au courant de ses actions, de ses transactions et de ses décisions.
La gestion documentaire a pour but d’assurer la production et la gestion de
documents et de preuves de manière ouverte et dans le respect des besoins du
public. Elle permet ainsi au créateur d’atteindre l’objectif de la transparence.
Valeur archivistique Valeur durable d’une archive en raison de l’importance des informations ou des
preuves documentaires qu’elle contient. Toute décision aboutissant à
l’archivage pérenne d’un document ou d’un élément de preuve doit se baser sur
une évaluation de la valeur archivistique dudit document ou dudit élément de
preuve.
Les documents qui confirment les obligations juridiques d’un organisme ou
l’appartenance à l’État de biens fonciers ou immobiliers peuvent posséder une
valeur archivistique, dans la mesure où ils définissent certains droits et certains
devoirs dont il importe de garder éternellement la trace. De tels documents
doivent être conservés sans limite dans le temps, même si le public n’y a accès
que de façon ponctuelle.