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INT90C

Le document présente un corrigé d'exercices de mathématiques pour le concours d'admission à l'Institut National des Télécommunications, abordant des concepts tels que les matrices de transvection, les déterminants et les propriétés des matrices. Il démontre des résultats sur les bases de matrices, les opérations sur les lignes et colonnes, ainsi que des propriétés de linéarité des traces. La seconde partie traite des applications linéaires et des propriétés des matrices, incluant des démonstrations et des calculs spécifiques.

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Concours des 21, 22 et 23 mai 1990 d’admission en 1ère année à L’INSTITUT

NATIONAL DES TÉLÉCOMMUNICATIONS


Mathématiques

( option M )

—————–

Corrigé

Partie I
1. (a) Par définition on a, ∀(i, j) ∈ [[1, n]]2 , Eij = (δki δlj )(k,l)∈[[1,n]]2 où δij est le symbole de Kronecker.
Soit (u, v) ∈ [[1, n]]2 . Le coefficient de la ligne u et de la colonne v, de Eij Eh,k est
n
X n
X
(δui δwj )(δwh δvk ) = δui δvk δwj δwh = δui δvk δjh . (obtenu pour w = j).
w=1 w=1
Ce coefficient est aussi celui de δjh Eik ce qui démontre le résultat :

Eij Ehk = δjh Eik .

(b) (Eij )1≤i,j≤n est une base de Mn (R), c’est la base canonique de Mn (R). Si A = (aij )1≤i,j≤n ∈ Mn (R),
X
alors A s’écrit d’une manière unique dans cette base : A = aij Eij .
1≤i,j≤n
(c) Si i 6= j, det(In + λEij ) = 1, car In + λEij est une matrice triangulaire avec des 1 sur la diagonale.
(d) Avec i 6= j, j 6= h et h 6= k, on a :

(In + λEij )(In + µEhk ) = In + λEij + µEhk + λµδjh Eik = In + λEij + µEhk

On en déduit (In + λEij )(In − λEij ) = In , donc In + λEij est inversible d’inverse In − λEij .
X
2. (a) Soit i 6= j et A = ahk Ehk . Alors (In + λEij )A = A + λEij A avec
1≤h,k≤n

X X n
X
λEij A = λ ahk Eij Ehk = λ ahk δjh Eik = λ ajk Eik .
1≤h,k≤n 1≤h,k≤n k=1

n
X
Or ajk Eik est la matrice dont tous les coefficients sont nuls, sauf ceux de la i-ème ligne, qui sont
k=1
ceux de la j-ème ligne de A.
Ainsi, (In + λEij )A est la matrice obtenue à partir de A par le remplacement de la ligne Li par la ligne
Li + λLj
(b) On trouve de même que la matrice A(In + λEij ) est celle obtenue à partir de A par le remplacement
de la colonne Ci par la colonne Ci + λCj .
On peut aussi utiliser la relation : t((In + λEij )A) = t(In + λEij )tA = (In + λEji )tA et se ramener ainsi
au cas précédent.
3. Premier cas : a11 = 1 : Les opérations Li ← Li −  ai1 L1 ( 2 ≤ i ≤n ) et Cj ← Cj − a1j C1 ( 2 ≤ j ≤ n )
1 0 ... 0
 0 
transforment A en une matrice B de la forme B =  . .
 
 .. B 0 
0

1
n
Y n
Y
D’après ce qui précède, B = P AQ où P = (In + ai1 Ei1 ) et Q = (In + a1j E1j ) ce qui donne le résultat
i=2 j=2
demandée.
Deuxième cas :
1 − a11
◦ Il existe i > 1 tel que ai1 6= 0 : Alors l’opération L1 ← L1 + Li transforme A en une matrice
ai1
A0 = (a0ij )1≤i,j≤n du type précédent.
n   n
Y 1 − a11 Y
Ainsi, B = P AQ, où P = (In + ai1 Ei1 ) In + Ei1 et Q = (In + a0i1 Ei1 ), sera du type voulu.
ai1
i=2 i=2
1 − a11
◦ Il existe j > 1 tel que a1j 6= 0. L’opération C1 ← C1 + Cj nous ramène là encore au premier cas, et
a1j
on conclut comme ci-dessus.
Troisième cas : a11 6= 1 et ∀i ≥ 2 ai1 = 0 et ∀j ≥ 2 a1j = 0 : L’opération L2 ← L2 + L1 ( multiplication à
gauche par In + E21 ) nous ramène au deuxième cas, ce qui achève la démonstration.
4. Remarquons d’abord que la multiplication à droite ou à gauche d’une matrice par une matrice de transvec-
tion ne change pas le déterminant.
• Cas n = 2 :
◦ Si la première ligne ou la première colonne de A n’est pas nulle, la question  précédente donne : il existe
1 0
P, Q, produits de matrices de transvection d’ordre 2, telles que P AQ = = B et det(B) = det(A) =
0 b
b. Cela donne le résultat. ( le cas r = 1 correspondant au cas b = 0 )
◦ Sinon, l’opération L1 ← L1 + L2 nous ramène au cas précédent ( car A 6= 0 ).
• Supposons le résultat démontré à l’ordre n − 1 ≥ 2, et soit A ∈ Mn (R), rg(A) = r ≥ 1.
◦ Si la première ligne ou la première colonne de An’est pas nulle,il existe P, Q produit de matrices de
1 0 ... 0
 0 
transvection d’ordre n, telles que A = P AQ = B =  .  avec rg(B) = rg(A) = r et det(B) =
 
 . . B 0 
0
det(B 0 ) = det(A).
On a B 0 ∈ Mn−1 (R) et rg(B 0 ) = r − 1.
. Si rg(B 0 ) = 0, c’est-à-dire si r = 1, on a directement le résultat voulu.
. Sinon, l’hypothèse de récurrence permet d’affirmer qu’il existe P1 , Q1 , produit de matrices de transvection
d’ordre n − 1, telles que P1 B 0 Q1 = B1 avec
 
1
 .. 
 . (0) 
 
 1 
 si rg(B1 ) < n − 1
B1 = 
 0 

 .. 
 (0) . 
0
et
 
1 (0)
 .. 
.
B1 =   si rg(B1 ) = n − 1 ( et det(B1 ) = det(B 0 ) = det(A) ).
 
 1 
(0) det(B1 )
  
1 0 ... 0 1 0 ... 0
 0   0 
En notant P 0 =  et Q0
= , on vérifie alors facilement, en effectuant le
   
..   ..
 . P1   . Q1 
0 0

2
produit par blocs :  
1 0 ... 0
 0 
P 0 AQ0 =  .
 
..
 . P1 B 0 Q1 
0
 
1 0 ... 0
 .
 0 ..

Soit P 0 AQ0 = 

 si rg(B) = n − 1, c’est-à-dire rg(A) = n, et
 .. 
 . 1 
0 det(A)
 
1
 .. 
 . (0) 
 
1
P 0 AQ0 = 
 


 0 

 .. 
 (0) . 
0
sinon.
On obtient alors le résultat à l’ordre n, en remarquant que si P1 et Q1 sont des produits de matrices de
transvection d’ordre n − 1, P 0 et Q0 sont encore des
 produits
 de matrices de transvection d’ordre n ( car, si
1 0
T est une matrice de transvection d’ordre n − 1, est une matrice de transvection d’ordre n ).
0 T
◦ Le cas où la première ligne et la première colonne de A sont nulles se ramène au cas précédent, à l’aide
de l’opération L1 ← L1 + Li où Li est une ligne non nulle de A ( il en existe car A 6= 0 ).
5. D’après ce qui précède, si A est une matrice carrée de déterminant 1( leur ensemble forme un sous-groupe
de GLn (R), noté SLn (R) ), il existe P, Q produit de matrices de transvection telles que In = P AQ soit
A = P −1 Q−1 .
P −1 , Q−1 étant elles aussi des produit de matrices de transvection, A est donc produit de matrices de
transvection. Donc SLn (R) est engendré par les matrices de transvection.
6. (a) Calculons A = (In + λEij )(In + µEhk )(In + λEij )−1 (In + λEhk )−1 en supposant i 6= j et h 6= k. On a :

A = (In + λEij )(In + µEhk )(In − λEij )(In − λEhk )


= (In + λEij + µEhk + λµδjh Eik )(In − λEij − µEhk + λµδjh Eik )
= In + λEij + µEhk + λµδjh Eik − λEij − λ2 Eij
2
− λµδik Ehj − λ2 µδjh δik Eij
−µEhk − λµδjh Eik − λµ2 δjh δkh Eih + λµδjh Eik
λ2 µδjh δji Eik + λµ2 δjh δik Ehk + λ2 µ2 δjh δjh δik Eik
= In + λµδjh Eik − λµδik Ehj − λ2 µδjh δik Eij + λµ2 δjh δik Ehk + λ2 µ2 δjh δik Eik

En supposant i 6= k, on a A = In + λµδjh Eik puis, pour h = j : A = In + λµEik ( il est possible de


trouver (i, j, k) ∈ [[1, n]]3 tel que i 6= j, i 6= k et j 6= k car n ≥ 3 ). Il suffit donc ensuite de choisir i = α,
k = β et λµ = a pour obtenir A = In + aEαβ .
(b) Soit A = In + aEαβ avec α 6= β une matrice de transvection, et i, j, h, k, λ, µ comme ci-dessus. On a
alors :

f (A) = f (In + λEij )f (In + µEij )f ((In + λEij )−1 )f ((In + λEij )−1 ).
Donc
f (A) = f (In + λEij )f ((In + λEij )−1 )f (In + µEij )f ((In + λEij )−1 )
f (A) = f (In + λEij )(In + λEij )−1 f (In + µEij )(In + λEij )−1 = f (In )f (In )
   

Or f (In ) = 1, d’où f (A) = 1.

3
(c) Soit A ∈ Mn (R). Alors, il existe P et Q produits de matrice de transvection, telles que B = P AQ soit
diagonale, de la forme décrite à la question 4., donc f (B) = det(A).
D’autre part, on a f (B) = f (P )f (A)f (Q) = 1 × f (A) × 1, d’où f (A) = det(A).

Partie II
1. ∀A, B ∈ Mn (R), ∀λ ∈ R, on a tr(A + λB) = tr(A) + λ tr(B), donc l’application tr est linéaire.
n
X
Posons A = (aij )1≤i,j≤n , B = (bij )1≤i,j≤n et C = AB = (cij )1≤i,j≤n avec cij = aik bkj . On a
k=1

n
X n X
X n n X
X n
tr(AB) = cii = aik bki = bki aik = tr(BA).
i=1 i=1 k=1 k=1 i=1

2. (a) Soit i 6= j. On a σ(Eij Eii ) = σ(0) = 0 car σ est linéaire. D’où 0 = σ(Eii Eij ) = σ(Eij ) = 0.
(b) σ(Eij Eji ) = σ(Eji Eij ), d’où σ(Eii ) = σ(Ejj ) pour tous (i, j) ∈ [[1, n]]2 .
X
(c) Notons λ la valeur commune des σ(Eii ) pour 1 ≤ i ≤ n. Soit M ∈ Mn (R), M = aij Eij . σ étant
1≤i,j≤n
linéaire, donc :
X n
X n
X
σ(M ) = mij σ(Eij ) = mii σ(Eii ) = λ mii .
1≤i,j≤n i=1 i=1

En conclusion, il existe λ ∈ R tel que σ(M ) = λ tr(M ) pour tout M ∈ Mn (R).


3. Si A, B ∈ Mn (R), on a tr(AB − BA) = 0, donc ∀M ∈ T , tr(M ) = 0, car M est combinaison linéaire de
matrices de la forme AB − BA, et tr est une forme linéaire.
Notons T 0 = {M ∈ Mn (R)/ tr(M ) = 0}, on a donc T ⊂ T 0 . De plus, dim T 0 = n2 − 1 puisque T 0 est un
hyperplan de Mn (R), c’est le noyau d’une forme linéaire non nulle. Donc dim T ≤ n2 − 1.
D’autre part : si i 6= j : Eij = Eii Eij − Eij Eii ∈ T et si i ∈ [[2, n]], E11 − Eii = E1i Ei1 − Ei1 E1i ∈ T . Donc
T contient, en particulier, les n2 − 1 matrices (Eij )i6=j et (E11 − Eii )2≤i≤n . Ces matrices étant linéairement
indépendantes, il en résulte que dim T ≥ n2 − 1.
Finalement dim T = n2 − 1 et donc T = T 0 .
/ T 0 = T , la droite vectorielle engendrée par In est bien un supplémentaire de T et donc
Puisque In ∈

Mn (R) = T ⊕ H .

4. On trouve, comme dans la question I.6.(a),

−1
Fhk Fij Fhk = In + Eij − δik Ehj + δjh Eik − δik δjh Ehk .
5. On a alors :
−1 −1
 
θ Fhk Fij Fhk = θ Fij Fhk Fhk = θ(Fij ).
D’où :
θ(Fij ) = θ(Fij ) − δik θ(Ehj ) + δjh θ(Eik ) − δik δjh θ(Ehk )
Donc
−δik θ(Ehj ) + δjh θ(Eik ) − δik δjh θ(Ehk ) = 0.
Pour i = j = h et i 6= k, on obtient : θ(Eik ) = 0.
Pour i = k, j = h et i 6= j, on obtient θ(Eii ) − θ(Ejj ) = θ(Ehk ) = 0, donc θ(Eii ) = θ(Ejj ).
X
Notons λ la valeur commune des θ(Eii ) pour 1 ≤ i ≤ n. Soit M ∈ Mn (R), M = aij Eij . θ étant
1≤i,j≤n
linéaire, donc :
X n
X
θ(M ) = mij θ(Eij ) = mii θ(Eii )
1≤i,j≤n i=1

4
1
Si λ = θ(In ), alors θ et λ tr coïncident sur Mn (R) = ker(tr) ⊕ H . Donc θ(M ) = λ tr(M ) pour tout
n
M ∈ Mn (R).

Partie III
1. Le caractère morphique de Ag résulte des règles de calcul dans une algèbre sa bijectivité provient de l’éga-
lité :
Ag ◦ Ag−1 = Ag−1 ◦ Ag = idL(E) .
On montre facilement que χ est morphisme du groupe GL(E) dans le groupe Aut(E). L’application χ est
non injective puisque son noyau contient les homothéties de rapports non nuls.
2. (a) Vérifions que g est homothétie, en effet, soient x et y de E, alors il existe λx , λy et λx+y des scalaires
tels que
g(x) = λx x, g(y) = λy y et g(x + y) = λx+y (x + y).
Si x et y sont libres, la condition (λx+y − λx )x + (λx+y − λy )y = 0 implique λy = λx , et si y = αx, alors
g(y) = g(αx) = αg(x) = αλx x = λy y = λy αx,
donc λy = λx . Ainsi il existe λ ∈ K tel que pour tout x ∈ E, g(x) = λx, c’est-à-dire g est une homothétie
de rapport λ.
(b) Le noyau de χ est ker(χ) = χ−1 IdL (E) . Soit


ker(χ) = g ∈ GL(E) Ag = IdL (E)
g ∈ GL(E) ∀u ∈ L (E), g ◦ u ◦ g −1 = u

=
= { g ∈ GL(E) | ∀u ∈ L (E), g ◦ u = u ◦ g }
Soit g ∈ ker(χ), x ∈ E \ {0}, H un hyperplan supplémentaire de Rx et u la symétrie par rapport à
Rx, de direction H. On a g ◦ u = u ◦ g ; d’où g(u(x)) = u(g(x)) ou encore g(x) = u(g(x)). Donc g(x)
est invariant par u, donc g(x) ∈ Rx. Ainsi, x et g(x) sont colinéaires, le résultat est vrai même pour
x = 0. On en déduit que g est un homothétie. Réciproquement, il est facile de vérifier que si g est une
homothétie, alors χ(g) = 0. D’où :
ker(χ) = { λIdE | λ ∈ R } .
3. (a) La linéarité de uϕ,x découle de celle de ϕ. Si x = 0, uϕ,x est nulle. Supposons x est non nul. On a
∀y ∈ E, uϕ,x (y) ∈ Vect (x), de plus si ϕ est non nul, x ∈ Im (uϕ,x ). D’où Im (uϕ,x ) = Vect(x) et
ker (uϕ,x ) = ker(ϕ) est un hyperplan de E.
Si ϕ = 0, alors Im (uϕ,x ) = {0} et ker (uϕ,x ) = E.
(b) Pour tout vecteur y ∈ E, on a :
u2(ϕ,x) (y) = ϕ(y)ϕ(x)x.
Donc uϕ,x soit un projecteur non nul si et seulement si ϕ est non nul et ϕ(x) = 1.
4. (a) On remarque que ∀x ∈ E, on a uij (x) = ue∗j ,ei (x) = e∗j (x)ei , ce qui donne en particulier :
∀k ∈ [[1, n]], uij (ek ) = e∗j (ek )ei = δjk ei .
Ainsi, la matrice de uij dans la base (e1 , e2 , ..., en ) est Eij et par conséquent uij uhk = δjh uik .
(b) C’est une base de L (E) comme image réciproque de la base canonique de Mn (R) par l’isomorphisme
qui à un endomorphisme associe sa matrice dans la base (e1 , e2 , ..., en ).
5. (a)  est une relation d’ordre. En effet, l’antisymétrie et la réflexivité découlent de définition, la transitivité
résulte de ce que pour tout p tout q et tout r éléments de P, si r  p et si p  q alors :
r = r ◦ p = p ◦ r ⇒ r = r ◦ (p ◦ q) = (q ◦ p) ◦ r ⇒ r = r ◦ q = q ◦ r.
Donc r  q.
Cette une relation d’ordre non totale, si p est le projecteur sur Vect(e1 ) suivant Vect(e2 , ..., en ) et q est
le projecteur sur Vect(en ) suivant Vect(e1 , ..., en−1 ), p ◦ q(e1 ) = 0 6= p(e1 ) et q ◦ p(en ) = 0 6= q(en ).

5
(b) Supposons i). Soit q  p.
De p ◦ q = q on déduit Im(q) ⊂ Im(p), donc Im(q) = Im(p) (puisque q est non nul et dim(Im(p)) = 1 ).
De ◦qp = q on déduit ker(p) ⊂ ker(q) et donc ker(p) = ker(q) ( par la formule du rang). Finalement
q = p, d’où ii).
Supposons ii). Si p n’était pas de rang 1, en notant F son image G son noyau et D une droite de F
et F 0 un supplémentaire de D dans F , le projecteur q sur D suivant F 0 ⊕ G vérifiait q  p et q 6= p
contredisant ii). Donc i) est vrai.
D’où l’équivalence de i) et de ii).
Passons à celle de ii) et de iii). Un projecteur non nul de la forme uϕ,x est de rang 1 ( d’après 3.(a) ), si
p est un projecteur de rang 1, en notant x un vecteur directeur de son image et G son noyau, p = uϕ,x ,
avec ϕ la forme linéaire nulle sur G et valant 1 en x.
6. (a) Soit p ∈ P, on a A(p) ◦ A(p) = A(p ◦ p) = A(p), donc A(p) est un projecteur.
(b) On suppose que p est un élément minimal de P pour la relation . Soit q 0 un élément de P tel que
q 0  A(p). On pose q = A−1 (q 0 ). De A(q) ◦ A(p) = A(q ◦ p) = A(q) on déduit A(q ◦ p) = A(p ◦ q) = A(q)
puis q ◦ p = p ◦ q = q et par la minimalité de p, q = p, donc q 0 = A(p).
Ainsi, A(p) est encore un élément minimal de P pour la relation .
(c) Les applications uii sont des projecteurs de rang 1, donc des éléments minimaux de P. D’après ce qui
précède, A(uii ) est aussi un élément minimal de P, donc, d’après 5., il existe (ϕi , εi ) ∈ E ∗ × E tel que
A(uii ) = uϕi ,εi et ϕi (εi ) = 1 pour tout i.
(d) Soit (i, j) un couple d’éléments de {1, 2, ..., n}, on a :
A(uii ) ◦ A(ujj ) = A(uii ◦ ujj ) = δij A(uii ).
En appliquant à εj , on obtient :
ϕi (εj )εi = δij ϕi (εj )εi = δij ϕi (εi )εi = δij εi .
On en déduit que la famille (ε1 , ..., εn ) est libre, donc que c’est une base et que (ϕ1 , ϕ2 , ..., ϕn ) est sa
base duale.
7. Soit un couple (i, j) d’éléments de {1, 2, ..., n}.
(a) On a :
A(uij ) ◦ uϕk ,εk = A(uij ) ◦ A(ukk ) = δjk A(uik ).
Donc pour tout élément k de {1, 2, ..., n} distinct de j, A(uij )(εk ) = A(uij ) ◦ uϕk ,εk (εk ) = 0. Donc le
noyau de A(uij ) contient l’hyperplan Vect(εk )k=1,2,...,n,k6=j , c’est même cet hyperplan puisque uij étant
non nul et A un automorphisme A(uij ) est non nul. La formule du rang donne que rg(A) = 1.
(b) On a :
A(uij ) ◦ A(uji ) = A(uij ◦ uji ) = A(uii ) = uϕi ,εi .
Donc on peut déduire que l’image de A(uij ) contient εi ( en appliquant à ce vecteur l’égalité précédente
) et donc l’image de A(uij ), de dimension 1, est la droite engendrée par εi .
(c) On a A(uij ) = λij uϕj ,εi , où λij = A(uij )(εj ). Se vérifie sur les vecteurs de la base (ε1 , ε2 , ..., εn ).
8. (a) D’une part :
A(uij ) ◦ A(ujk ) = A(uik ) = λik uϕk ,εi .
D’autre part
A(uij ) ◦ A(ujk ) = λij λjk uϕj ,εi ◦ uϕk ,εj .
Or uϕj ,εi ◦ uϕk ,εj vaut uϕk ,εj ( les images des vecteurs de la base (ε1 , ε2 , ..., εn ) par ces deux endomor-
phismes sont égales ). Donc λij λjk = λi,k .
λi1
(b) D’où immédiatement, λij = puisque λi1 6= 0.
λj1
9. (a) On pose, pour i ∈ {1, 2, ..., n}, αi = λ1i εi , (α1 , α2 , ..., αn ) est alors une base de E dont la base duale
1
(α1∗ , α2∗ , ..., αn∗ ) est donnée par αj∗ = ϕj , pour j ∈ {1, 2, ..., n} ( d’après 6.(d) ). Donc d’après la
λ1j
question 8.,
A(uij ) = uα∗j ,αi .

6
(b) Notons g l’endomorphisme de E défini par g(ei ) = αi pour tout i ∈ {1, 2, ..., n}. Alors,

∀k ∈ {1, 2, ..., n}, A(uij )(αk ) = αj∗ (αk )αi = δjk αi

et  
−1
(ek ) = g e∗j (ek )ei = δjk g(ei ) = δjk αi .

g ◦ uij ◦ g (αk ) = g ◦ uij (ek ) = g u e∗j ,ei

Ainsi, A(uij ) = g ◦ uij ◦ g −1 puisque coïncident sur la base (α1 , α2 , ..., αn ).


(c) Puisque (uij )1≤i,j≤n est une base de L (E), on en déduit A = Ag , c’est-à-dire il existe g ∈ GL(E) tel
que ∀u ∈ L (E), A(u) = g ◦ u ◦ g −1 .
Autrement dit, tous les automorphismes de l’algèbre L (E) sont des automorphismes intérieures, ou
encore l’application :
χ : g 7→ Ag
est injective de GL(E) dans Aut(L (E)).
10. D’après la question précédente, il faut déterminer les formes linéaires sur L (E) telles que

∀u ∈ L (E), ∀g ∈ GL(E), ϕ(g ◦ u ◦ g −1 ) = ϕ(u).


Or, pour tout v de L (E), pour tout g ∈ GL(E), il existe u ∈ L (E) tel que ug −1 = v, soit u = vg. ce qui
précède équivaut donc à :

∀v ∈ L (E), ∀g ∈ GL(E), ϕ(g ◦ v) = ϕ(v ◦ g).


D’après la question .5 de la deuxième partie, il existe λ ∈ R tel que ∀u ∈ L (E), ϕ(u) = λ tr(u).
• • • • • • • • ••

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