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Hydraulique
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Ne doit pas être confondu avec Hydrographie, Hydrologie ou Hydromécanique.
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources ().
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité
traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa
vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».
En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?
L'hydraulique est une technologie et une science appliquée ayant pour objet d'étude les propriétés
mécaniques des liquides et des fluides. La mécanique des fluides est une science fondamentale qui
constitue la base théorique de l'hydraulique.
L'ingénierie a recours à l'hydraulique pour la génération, le contrôle et la transmission de puissance par
l'utilisation de liquides sous pression. Les sujets d'étude de l'hydraulique couvrent des questions
scientifiques et des problématiques d'ingénierie. L’ingénierie hydraulique s’intéresse aux concepts de
débit dans des tuyaux, à la conception de barrages, à la microfluidique et aux pompes.
Les principes de l'hydraulique sont utilisés également en biologie dans le corps humain, par exemple
pour étudier le système cardiovasculaire[1].
L'hydraulique à surface libre est la branche de l'hydraulique étudiant les débits des écoulements à
surface libre, comme les rivières, les canaux, les lacs, les estuaires et les mers.
Étymologie
Le mot hydraulique vient du mot grec ὑδραυλικός / hudraulikós, de ὕδραυλος / húdraulos, « orgue à
eau », composé de ὕδωϱ / húdōr, « eau » et αὐλός / aulós « instrument à vent, tuyau[2] »[3].
Histoire
Article connexe : Hydromécanique.
Les premières traces certaines de captage sont observées au Proche-Orient et datent du Néolithique (-).
Sur les plateaux et dans les montagnes, là où l'eau de surface n'était pas pérenne, les habitants ont capté
des eaux souterraines et creusé des puits, souvent à l'échelle du foyer. Certaines de ces installations
traditionnelles sont encore utilisées aujourd'hui aux Émirats arabes unis, en Oman ou en Arabie
saoudite[4].
La plus ancienne clepsydre que l'on connaisse a été découverte à Karnak en . Datée du règne
d’Aménophis III, vers -1400, elle se trouve aujourd'hui exposée au musée égyptien du Caire.
Dans le monde méditerranéen, notamment en lien avec Alexandrie, les premiers grands maîtres de cette
science furent Ctésibios d'Alexandrie, Archimède et Héron d'Alexandrie et. Ainsi ce dernier
perfectionna la clepsydre, inventa un monte-charge et un orgue hydraulique, l'hydraule.
De manière générale, le fluide utilisé dans les systèmes hydrauliques (eau ou huile) est incompressible.
Une pression est appliquée au fluide par l'intermédiaire d'un piston dans un cylindre, provoquant une
pression équivalente sur un autre piston qui délivre l'énergie. Si la surface du second piston est
supérieure à celle du premier, alors la force exercée par le second piston est supérieure à celle appliquée
au premier piston. C'est le principe de la presse hydraulique, qui a été découvert en par Blaise Pascal et
mis en application en par Joseph Bramah.
Un des fondateurs de l'hydraulique moderne a été Benedetto Castelli, élève de Galileo Galilei.
Définitions
Anciennement, l'hydraulique désignait la science qui enseigne à mesurer, à diriger et à élever les eaux.
Ces notions se retrouvent dans des mots du grec antique: κλεψύδρα (« clepsydre »), ὕδρα (« hydre »),
ὑδραγωγεῖον (« aqueduc »), ὑδροφόρος (« hydrophore, porteur d’eau »), ὑδροφοβία (« hydrophobie »).
Les machines hydrauliques désignaient principalement les pompes employées à cet effet. L'hydraulique
était alors du ressort du fontainier et de ses ouvriers spécialisés : les pompiers, spécialisés dans la
fabrication et l'entretien des pompes, et les plombiers, spécialisés dans le façonnage du plomb[5].
Au XVIIIe siècle, Louis Vicat lui donnera une signification supplémentaire, l'hydraulicité désignant la
qualité des mortiers, plâtres, chaux et ciments pouvant faire prise sous eau.
Le mot hydraulique désigne de nos jours deux domaines différents :
• les sciences et les technologies de l'eau naturelle et de ses usages : hydrologie, hydraulique
urbaine, hydrogéologie, (voir le Portail Eau) ;
• les sciences et les technologies de l'usage industriel des liquides sous pression : hydrostatique et
hydromécanique, oléohydraulique, moteur hydraulique, pompe oléohydraulique, presse
hydraulique, machine hydraulique,
Champs d'études de l'hydraulique
Les champs d'études qu'elle propose regroupent plusieurs domaines :
• les machines hydrauliques (voir hydromécanique et oléohydraulique) ;
• les écoulements de fluides incompressibles en conduite ou à surface libre ;
• l'énergie hydraulique ;
• l'hydraulique urbaine ;
• l'hydraulique fluviale ;
• l'hydraulique en charge ;
• les canaux.
Les types d'étude hydraulique
Il existe plusieurs types d'études hydrauliques. Ces études consistent à calculer les hauteurs d'eau et les
vitesses d'écoulement dans une section mouillée. Toutes ces études utilisent des équations comme celle
de Manning-Strickler, Bernoulli, Colebrook ou Barré Saint-Venant.
Il est possible de classifier les études hydrauliques en fonction de la complexité des modèles utilisés :
• méthode classique simple sans modélisation (utilisation sans perte de charge complexe ou
d'influence aval - souvent dans des sections régulières comme des conduites circulaires,
rectangulaires, des fossés en V ou de forme trapézoïdale)
• modélisation 1D (utilisée dans les domaines des risques majeurs - inondation de vallées)
• modélisation casier (utilisée dans les domaines des risques majeurs - inondation de plaines)
• modélisation 1D/2D (utilisée dans les domaines des risques majeurs - inondation de vallées et
de plaines et milieu urbain)
• modélisation 3D (utilisée surtout dans les domaines de l'aérospatiale ou l'automobile)
Les outils de modélisation sont nombreux et bien souvent payants mais il existe des logiciels gratuits
comme HEC-RAS ou EPANET. Les codes de calculs de ces outils sont aussi performants que les outils
payants mais l'interface est moins bien travaillé.
Dans la législation française (code de l'urbanisme), les permis de construire ou les permis d'aménager
sont instruits avec une demande d’étude hydraulique ou notice hydraulique[6] permettant d'expliquer à
l'administration la gestion des eaux pluviales du futur projet. Certains projets peuvent être en plus
soumis au code de l'environnement en fonction de leur importance et de leur impact sur les milieux
aquatiques. Les porteurs de projet doivent alors faire valider un dossier appelé dossier « loi sur l'eau »
basé sur une étude hydraulique.
Système hydraulique
Article détaillé : Système hydraulique.
Le réseau hydraulique
Un réseau hydraulique est typiquement composé de :
• réservoir ;
• filtres ;
• pompes ;
• limiteur de pression (aussi appelé détendeur) ;
• ballon anti coup de bélier (plus communément appelé « boule d'azote » dans le milieu agricole
ou accumulateur de pression) ;
• clapet anti-retour ;
• régulateur de débit ;
• régulateur de pression ;
• distributeurs et appareils de régulation ;
• valves d'équilibrages ;
• clapet parachute (notamment dans le domaine des ascensoristes) ;
• limiteur de capacités ;
• flexibles et conduites (en France, les conduites en plomb des années 1950 sont peu à peu
remplacées par des conduites en polyéthylène haute densité couramment appelé PEHD) ;
• clapet unidirectionnel ou bypass ;
• récepteurs ;
• pompe péristaltique.
Comparaison entre systèmes pneumatique et hydraulique
Articles connexes : Système hydraulique et Système pneumatique.
La compression d'un gaz dégage de la chaleur, qui est une énergie perdue. Plus la pression est élevée,
plus la chaleur dégagée est importante. Le rendement est donc plus faible.
Inversement, avec un liquide incompressible (huile, eau), la chaleur dégagée lors de la mise en pression
n'est due qu'aux frottements (déplacement du liquide) et augmente peu avec la pression. On obtient
donc des rendements largement supérieurs à ceux obtenus avec des systèmes à air comprimé.
La perte d'énergie due à la circulation d'un fluide dépend : de la longueur du conduit, du diamètre du
conduit, des obstacles au déplacement du fluide, de sa vitesse, de la masse volumique du fluide (eau :
1 000 g/l ; air non compressé : 1,3 /l).
Mais autant les fuites d'air ont souvent des effets négligeables, ce n'est pas le cas des fuites d'huile
(pollution, risque d'incendie, etc.) ou des fuites d'eau (oxydation des pièces voisines, etc.).
Notes et références
1. « The Circulatory System: The Hydraulics of the Human Heart », Industrial Outpost - The
Official News Source of PSC, (lire en ligne [archive], consulté le )
2. Anatole Bailly ; 2020 : Hugo Chávez, Gérard Gréco, André Charbonnet, Mark De Wilde,
Bernard Maréchal & contributeurs, « Le Bailly [archive] », (consulté le ).
3. Hydraulique [archive], sur le site [Link]
4. Léa Desportes, « L'hydraulique, une histoire vieille de 9000 ans [archive] », sur Journal du
CNRS, (consulté le ).
5. J.M. Morisot, Tableaux détaillés des prix de tous les ouvrages du bâtiment. Vocabulaire des arts
et métiers en ce qui concerne les constructions (fontainerie), Carilian, 1814
6. étude hydraulique ou notice hydraulique [archive]
Bibliographie
• Pierre Guével, Mécanique des fluides: dynamique des fluides parfaits, écoulements laminaires
des fluides visqueux et éléments d'hydraulique industrielle, École Centrale de Nantes, 1971 [lire
en ligne [archive]]
• Jacques Grinevald, L’Architecture hydraulique au xviiie siècle : un paradigme vitruvien
(Contribution à une sociologie historique de la technologie). Itinéraires, notes et travaux, o 2,
Genève, I.U.E.D., , 29,7 cm, 70 p., ill. (Polycopié.)
• Jacques Grinevald, « Le Monde comme architecture hydraulique », CoEvolution, Paris, o 10,
Automne 1982, p. 30-33, ill.
• Jean-Pierre Viollet, L’Hydraulique dans les civilisations anciennes : 5000 d’histoire. e éd.
Revue et corrigée. Paris, Presses de l’École des Ponts et Chaussées, 2004. 24 cm, 383 p., ill.
Bibliogr. p. 367-383.
• Jean-Pierre Viollet, Histoire de l’énergie hydraulique : moulins, pompes, roues et turbines de
l’Antiquité au xxe siècle. Paris, Presses de l’École des Ponts et Chaussées, 2005. 24 cm, 232 p.,
ill. Bibliogr. p. 221-227.
Voir aussi
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Articles connexes
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