SECTION I.
L'IMPOT MINIMUM FORFAITAIRE SUR LES SOCIETES
Article 38. L'impôt minimum forfaitaire est perçu au profit du budget de l'Etat.
L'impôt minimum forfaitaire frappe les sociétés et les personnes morales passibles de l'impôt sur les
sociétés visées à l'article 4.
35SENEGAL – CGI annoté
Janvier 2025
Il est dû par toutes les sociétés ou personnes morales déficitaires ou dont le résultat fiscal ne permet
pas
de générer un impôt sur les sociétés supérieur au montant déterminé par le tarif visé à l’article 40.
Article 39. Sont exonérées de l'impôt minimum forfaitaire :
1°) les entreprises ayant commencé leurs premières opérations dans le courant de l'année précédant
celle de l'imposition et les sociétés ayant clos leur premier bilan au cours ou à la fin de ladite année, à
la
condition, dans ce cas, que l'exercice ne soit pas d'une durée supérieure à douze mois ;
2°) les entreprises ayant pour objet exclusif l'édition, l'impression ou la vente de publications
périodiques
3°) les entreprises ayant cessé toute activité professionnelle antérieurement au 1er janvier de l'année
d'imposition et non assujetties à la Contribution Economique Locale dans les rôles de l'année en
cours ;
4°) (Loi n° 2018-10 du 30 mars 2018). les titulaires de permis de recherche minière ou pétrolière
pendant la validité du titre de recherche, y compris ses renouvellements et pendant la phase de
développement ou d'investissement, sans que celle-ci ne puisse dépasser les durées prévues par les
textes régissant les secteurs concernés. Cette exonération est en outre valable pour une durée de
trois
années à compter de celle de la première production.
5°) (Loi n° 2019-17 du 20 décembre 2019). les entreprises nouvelles qui ne relèvent pas du service en
charge des grandes entreprises sont exonérées pendant une période de 3 ans à compter de leur date
de
création.
Article 40. Tarif de l’Impôt Minimum Forfaitaire
L'impôt minimum forfaitaire est dû sur le chiffre d’affaires hors taxes réalisé l'année précédant celle
de
l'imposition, à raison de 0,5 %.
(Loi n° 2019-17 du 20 décembre 2019). En aucun cas, le montant dû ne peut être supérieur à
5.000.000
francs.
⸨Circulaire d’application n° 0000504 du 15 janvier 2016
A défaut du chiffre d’affaires tel qu’il résulte des états financiers, le chiffre d’affaires à retenir
provisoirement est celui comptabilisé ou déclaré à la TVA (CA taxable à la TVA et CA exempté) au titre
de
la période considérée, à charge pour l’entreprise de procéder, s’il y a lieu, à une régularisation à
l’échéance du deuxième acompte. Le cumul des deux premiers acomptes ne peut en aucun cas être
inférieur 0,5% du chiffre d’affaires définitif déterminé à l’arrêté des comptes. ⸨