IUT de Cergy Site de Neuville
GC CD R 1.2
25 26 Ch 1: applications linéaires, trigo et vecteurs
1. Trigonométrie
Definition 1. On appelle cercle trigonométrique est un cercle de centre O, un point du plan et
de rayon 1.
1.1. Nouvelles unités.
Le périmètre du cercle trigonométrique est 2π pour un angle de 360 degrés.
On fait correspondre à chaque angle α en degré, une mesure en radian qui représente la longueur
de l’arc de cercle intercepté par l’angle au centre de mesure α .
angle en degré 0 45 60 180
angle en radian 0 π/4 π/3 π
En topographie, il y a une autre mesure : le grade.
On a aussi proportionalité entre les mesures en degré et en grades.
angle en degré 0 45 60 180
angle en grade 0 50 75 200
Attention aux calculatrices : si elle ne le fait pas, c’est à vous de faire la conversion avant de
calculer les cos et sin des angles.
1.2. Repérage sur le cercle trigo.
L’origine du repère sur le cercle trigo est le point I et on tourne dans le sens inverse des aiguilles
d’une montre. Les points du cercle trigo ont donc plusieurs mesures: pour le point J ′ , on peut
3π π
avoir comme angle + ou − .
2 2
1.3. Mesure principale.
Definition 2. Parmi toutes les mesures des angles en radian, il en est une qui est préférée :
celle qui se trouve dans l’intervalle ] − π; π] : on l’appelle mesure principale de l’angle.
Ex pour les angles suivants, donner la mesure principale:
1) 19π
6
n’est pas principale, car la fraction 19
6
> 1,
donc comme elle est positive, on enlève un tour de cercle:
19π
6
− 2π = 7π 6
.
Or 6 > 1, donc on doit encore enlever un tour de cercle: 7π
7
6
− 2π = − 5π
6
, qui elle, est bien dans
] − π; π]
Attention aux notations: soit 19π 6
= − 5π
6
+ 2kπ avec k ∈ Z ou bien 19π
6
= − 5π6
[2π]
1
2
2) Pour − 14π
3
, la fraction est plus petite que −1, donc comme la mesure est négative, on ajoute
+2π: − 3 + 2π = − 8π
14π
3
, qui n’est toujours pas le bon intervalle.
Donc on continue à ajouter 2π jusqu’ à être dans le bon intervalle: − 8π 3
+ 2π = − 2π
3
.
On a donc: soit − 14π 3
= − 2π
3
+ 2kπ, avec k ∈ Z ou bien − 14π
3
= − 2π
3
[2π]
1.4. Cosinus et sinus.
Au collège, le cosinus, le sinus et la tangente ne sont définis que dans un triangle rectangle.
En physique, lorsque l’on projette les vecteurs forces sur les 2 axes, on n’est pas forcément entre
entre 0 et 90◦ .
On généralise cette notion à des angles plus grand que 90◦ .
1.4.1. Définition.
Definition 3. On se place dans le repère (O, I, J) sur le cercle trigonométrique.
Soit M un point du cercle trigonométrique tel que l’angle IOM
\ soit égal à x.
Les coordonnées de M dans ce repère sont M (cosx; sinx).
Remark 1. On vérifie que ce sont les mêmes définitions qu’au collège :
On regarde dans le cas où x est compris entre 0 et 90◦ .
Soit M (x) sur le cercle trigo , C le projeté orthogonal de M sur (OI) et S le projeté orthogonal
de M sur (OJ).
On remarque que OCMS est un rectangle, car il y a 3 angles droits.
OC
Le triangle OMC est rectangle est C, donc on a cos(M \ OC) = OM = OC, car le rayon du cercle
est OM = 1. On retrouve bien l’abscisse.
MC
De plus, sin(M\ OC) = OM = M C; or comme OCMS est un rectangle on a M C = OS,on a
bien l’ordonnée et donc l’honneur est sauf.
Theorem 1. Soit x un réel , on a cos2 (x) + sin2 (x) = 1.
Dem On utilise les mêmes notations que précédemment et on peut alors utiliser le théoreme
de Pythagore dans le triangle OMC rectangle en C:
OM 2 = OC 2 + CM 2 , ce qui correspond bien à ce qui est annoncé.
1.4.2. valeurs remarquables. Vous devez les connaitre par coeur.
angle x 0 √π6 √
π
4
π
3
π
2
π
3 2 1
cos(x) 1 2 √2 √2
0 -1
1 2 3
sin(x) 0 2 2 2
1 0
Dem on calcule le cos et avec le théo 1, on calcule le sin
3
1.4.3. Propriétés.
Theorem 2. Soit x un réel.
cos(−x) = cos(x) et sin(−x) = −sin(x)
cos(x + π) = −cos(x) et sin(x + π) = −sin(x)
cos(π − x) = −cos(x) et sin(π − x) = sin(x)
Dém On construit M sur le cercle trigo tel que IOM
\ = x.
On construit M1 , le symétrique M par rapport à (Oy). Par symétrie, M1 appartient aussi au
\1 = π − x.
cercle trigo et IOM
On construit M3 , le symétrique M par rapport à (Ox). Par symétrie, M3 appartient aussi au
\3 = −x.
cercle trigo et IOM
Enfin, on construit M2 , le symétrique M par rapport à O. Par symétrie, M2 appartient aussi
au cercle trigo et IOM
\2 = π + x.
Les 4 points M, M1 , M2 , M3 sont sur le cercle trigo, les segments [M M2 ] et [M1 M3 ] se coupent
en O ( M \ OM2 = M\ 1 OM3 = π ) et ont même longueur.
On peut en déduire que M M1 M2 M3 est un rectangle: diagonales qui se coupent en leur milieu
et de même longueur.
De plus, les côtés de ce rectangle sont parallèles aux axes (Ox) et (Oy), donc on a:
Avec M et M3 : cos(−x) = cos(x) et sin(−x) = −sin(x)
Avec M et M2 : cos(x + π) = −cos(x) et sin(x + π) = −sin(x).
Avec M et M1 : cos(π − x) = −cos(x) et sin(π − x) = sin(x).
2π
ex Calcul de cos(− ).
3
2π
On place − sur le cercle trigo, on lit son cos:
3
2π π −1
cos(− ) = −cos( ) =
3 3 2
4
1.5. Utilisation en topographie.
1.5.1. Dans un triangle rectangle.
Les formules suivantes ne sont vraies que dans un triangle rectangle...
Proposition 1. Dans le triangle ABC, rectangle en A,
on a cosABC [ = AC et tanABC
[ = AB , sinABC [ = AC
CB CB AB
1.5.2. Pythagore généralisé ( ou Al Khashi).
Theorem 3. soit ABC un triangle non aplati , avec les notations habituelles. Alors, on a
a2 = b2 + c2 − 2 b c cos(BAC)
[ .
Dém Les formules seront dém dans le ch2
Rmq : il y a 2 formules symétriques pour b2 et c2 : à vous:
1.5.3. Aire d’un triangle.
1
Theorem 4. Avec les mêmes notations, AireABC = bcsin(A).
b
2
dém
1
AireABC = AB × CH, avec H projeté orthogonal de C sur (AB).
2
b = CH soit donc CH = sin(A)
Dans le triangle ACH rectangle en H, on a sin(A) b × AC.
AC
1
il suffit de remplacer: AireABC = AB × sin(A)
b × AC
2
1.5.4. formule du sinus.
a b c
Theorem 5. Avec les mêmes notations, on a = =
sinA
b sinB
b sinC
b
Dém On écrit de 2 façons l’aire d’un triangle:
1 b = 1 acsin(B)b ⇔ bsin(A) b ⇔ a = b .
bcsin(A) b = asin(B)
2 2 sinA
b sinB
b
Même chose pour le troisème angle.
2. Coordonnées polaires
Pour l’instant, on connait les coordonnées cartésiennes:
→
− →− −−→ →
− →
−
dans un repère (O, i , j ), M (x, y) ⇔ OM = x i + y j .
On va définir une nouvelle façon de donner des coordonnées, avec un réel strictement positif et
un angle.
5
→
− →−
Theorem 6. Dans le plan muni d’un repère OND (O, i , j ),
le point M de coordonnées cartésiennes M (x, y) peut également s’écrire en coordonnées polaires:
− −−→
→
M [r, θ], avec OM = r et θ = ( i , OM )
cos(θ) = x
r
p
On a alors OM = r = x2 + y 2 et
sin(θ) = y
r
Dém p
Sens direct: M (x, y), donc OM = x2 + y 2 .
− −−→
→
Pour trouver l’angle θ = ( i , OM ), on projette sur les axes, dans les triangles rectangles:
x y
cos(θ) = et sin(θ) = .
r r
réciproquement: soit M [r, θ].
Pour avoir les coordonnées cartésiennes, toujours en projetant, on a x = rcos(θ) et y = rsin(θ)
exo
−2π
1) Donner les coordonnées cartésiennes du point P [3, ]
3
2) Donner les coordonnées polaires du point M (−2, 2).
Corrigé
−2π −2π
1) On a xP = 3cos( ) et yP = 3sin( )
3 3
Il suffit de donner les valeurs exactes des 2 lignes trigo (cf partie I]):
−1
xP = 3 ×
2 √
− 3
et yP = 3 × ( )
2 √
−3 −3 3
Donc les coordonnées cartésiennes du point P sont P ( ; ).
p √ 2 √2
2) On commence par calculer r = (−2)2 + (2)2 = 8 = 2 2.
Ensuite, on calcule les lignes trigo:
√ √
x −2 −1 − 2 y 2 2
cos(θ) = = √ = √ = et sin(θ) = = √ = .
r 2 2 2 2 r 2 2 2
3π
On regarde sur le cercle trigo et on trouve θ = .
4
√ 3π
Donc les coordonnées polaires du point P sont P [2 2; ].
4
3. Vecteurs du plan
3.1. Définition et premières propriétés.
Définition 1 En maths, tout vecteur est défini par sa direction
- sa direction : la droite (AB)
- son sens : de A vers B −→
- sa norme : la distance AB, notée ∥ AB ∥
En physique, on parle plutôt de point d’application ( A) , de direction et sens, et de valeur (
pour la norme).
De plus, il y a toujours une unité ( N pour les forces).
En général, c’est noté FA/B : ce qui veut dire la force de A vers B.
Theorem 7. 2 vecteurs sont égaux ssi ils ont même direction, même norme et même sens:
−→ −−→
AB = CD ⇐⇒ ABDC est un parallèlogramme.
Rmq : On le note souvent →
−
u , puisqu’il y a une infinité de vecteurs égaux entre eux.
Exo Sur la figure suivante, donner les vecteurs égaux.
6
Figure 1.
Theorem 8. Soit O un point du plan et → −u un vecteur du plan.
→
− −−→
il existe un unique point M tel que u = OM
Rmq En physique, les forces sont appliquées au centre de gravité. Elles pourraient être ap-
pliquées à partir de n’importe quel autre point.
−→ −→
Exo Sur le graphique ci dessus, construire le point L tel que CL = AE.
Figure 2.
Theorem 9. Soit A et B 2 points distincts.
−
→ −→
Le point I est le milieu du segment [AB] ⇐⇒ AI = IB
Rmq en Physique, lorsqu’il n’y a que 2 forces qui se compensent, on a FA/B = −FB/A
C’est le cas lorsqu’un solide en équilibre : il n’y a que le poids et la résistance.
Par contre, lorsqu’un de vecteur a une norme ( valeur) plus grande que l’autre, il n’y a pas
équilibre: chute du parachutiste...
7
−−→ −−→
Exo Construire le point K tel que KE = BK
3.2. Somme de vecteurs. −−→ −→
Exo Construire le vecteur somme →
−
z = BG + F E
Figure 3.
Il y a 2 techniques : relation de Chasles et propriété du parallèlogramme.
3.2.1. Relation de Chasles.
Theorem 10. soit A,B et C 3 points distincts.
−→ −−→ −→
AB + BC = AC
Cela signifie que pour additionner 2 vecteurs, il faut mettre le second sur l’extrémité du premier.
−→
On commence par translater le second vecteur F E à l’extremité du premier, donc en G. On
−→ −→ −→
obtient F E = GI. Puis, on les additionne: la somme est un vecteur: le vecteur → −z = BI
3.2.2. Propriété du parallèlogramme.
Theorem 11. Soit A, B et C 3 points distincts.
−→ −→ −−→
Alors AB + AC = AD tel que ABDC soit un parallèlogramme.
Cela signifie que lorsqu’on additionne 2 vecteurs de même origine, la somme est la diagonale
de même origine.
−−→ −→
exo Même construction : → −
z = BG + F E
On commence par translater le second vecteur à l’origine du premier cette fois, donc en B. On
−→ −−→
obtient F E = BH.. Puis on trace la diagonale du parallèlogramme partir de A:BGIH.
8
Figure 4.
Figure 5.
3.3. Coordonnées.
→
− →−
Definition 4. On appelle repère du plan, tout triplet (O, i , j ), où O est un point du plan et
→
− →
−
i et j , 2 vecteurs de directions non parallèles.
On dit que ce repère est Orthogonal si les vecteurs sont orthogonaux , Normé, si les 2 vecteurs
ont même norme ( je le note RON) et on peut aussi avoir un ROND ( Direct : pour les angles)
9
→
− →
−
Definition 5. Dans un repère quelconque (O, i , j ) , le point M a pour coordonnées (x; y) (
−−→ →
− →
− →
− →
−
respectivement,le vecteur →
−
u (x; y) ) ssi OM = x i + y j ( respectivement →−
u =x i +y j )
On les appelle aussi coordonnées cartésiennes.
Remarque En physique, les coordonnées sont écrites dans l’autre sens: au lieu d’écrire →−u
(x; y), on écrit (ux , uy ).
Remarque on parle aussi de composantes pour les vecteurs, plutot que de coordonnées.
→
− →
−
Theorem 12. Soit (O, i , j ) un repère du plan.
Soit A(xA ; yA ) et B (xB ; yB ). Soit également → −
u (x; y) et →
−
v (x′ ; y ′ ) Alors
−→
Les coordonnées du vecteur AB sont (xB − xA ; yB − yA )
B yA +yB
Les coordonnées du milieu de [AB] sont ( xA +x 2
, 2 )
→
−u +→ −v a pour coordonnées (x + x′ ; y + y ′ ).
Si a est un réel non nul , (a→ −
u) appour coordonnées (ax; ay).
Si le repère est RON, on a AB = (xB − xA )2 + (yB − yA )2
3.4. Colinéarité.
3.4.1. Définition algébrique. On dit que 2 vecteurs →−u et →
−
v non nuls sont colinéaires ⇐⇒ il
→
−
existe un réel k non nul tel que u = k v→
−
3.4.2. Définition géométrique. On dit que 2 vecteurs →
−
u et →
−
v non nuls sont colinéaires ⇐⇒ les
directions des 2 vecteurs sont parallèles.
3.4.3. Définition analytique.
Theorem 13. 2 vecteurs → −
u (x, y) et →
−
v (x′ ; y ′ ) non nuls sont colinéaires ⇐⇒ xy ′ − x′ y = 0.
Démonstration
On l’appelle cette démonstration : disjonction des cas
- si l’un des vecteurs est nul, alors il est colinéaire à tout autre vecteur ( tous les réels k vérifient
la condition de colinéarité)
- si l’une des coordonnées est nulle, x par exemple , alors on a l’un des vecteurs → −
u par exemple,
a pour coordonnées (0; y).
Pour qu’il soit colinéaire à l’autre vecteur → −v (x′ ; y ′ ), il faut donc que les coordonnées de → −
v
→
−
soient de la forme v (0; y ).′
Dans ce cas, la relation 0 ∗ y ′ − 0 ∗ y = 0 est vraie.
- supposons qu’aucun des 2 vecteurs n’a des coordonnées nulles:x ̸= 0, x′ ̸= 0, y ̸= 0 et y ′ ̸= 0.
x = kx′
Alors, →−u = k→−v donne le système suivant au niveau des coordonnées:
y = ky ′
x
= k
′
⇐⇒ puisque x ̸= 0 et y ̸= 0,′ x′
y ⇐⇒ k = xx′ = yy′ ⇐⇒ xy ′ = x′ y
y ′ = k
Definition 6. le réel xy ′ − x′ y est appelé déterminant des vecteurs →
−
u et →
−
v , noté det(→
−
u ,→
−
v)
Theorem 14. Soit → −u un vecteur non nul et k un réel non nul.
Alors ∥ k u ∥=| k | × ∥ →
→
− −u ∥
remarque : la valeur absolue permet de garder un signe positif à la norme.
3.5. Barycentres.
Theorem 15. Soit A et B 2 points distincts, soit a et b 2 réels.
−→ −−→ →−
Il existe un unique point G vérifiant aGA + bGB = 0 ⇐⇒ a + b ̸= 0.
Definition 7. G est alors appelé barycentre du système {(A, a)(B, b)}.
a et b sont appelés masses de A et B, respectivement.
10
Démonstration
Pour tout point M du plan, on a
−−→ −−→ −−→ −−→ −→ −−→ −→
aM A + bM B = aM A + b(M A + AB) = M A(a + b) + bAB
Donc, il y a 2 cas:
−−→ −−→ → − −−→ −→ → − −−→ −→
-si a + b ̸= 0, alors aM A + bM B = 0 ⇐⇒ M A(a + b) + bAB = 0 ⇐⇒ M A(a + b) = −bAB
−−→ b −→
⇐⇒ AM = AB, ainsi le point M existe et est donc unique.
a+b
−−→ −−→ −→
-Si a + b = 0, alors aM A + bM B = bAB, qui est un vecteur constant, donc il n’y a pas de point
M ..
−−→ 1 −→
Rmq : Si a = b, on a AM = AB et G est le milieu de [AB].
2
Definition 8. lorsque les masses sont égales, le barycentre est appelé isobarycentre.
Exemple Construire le point G = bar{(E, −2)(D, 4)}
On vérifie que ce point existe : −2 + 4 = 2 ̸= 0, donc c’est bon.
−−→ −−→ →− −−→ −−→ −−→ →
−
On écrit l’égalité vectorielle : −2GE + 4GD = 0 ⇐⇒ −2GE + 4(GE + ED) = 0
−−→ −−→ −−→ → −
⇐⇒ −2GE + 4GE + 4ED = 0
−−→ −−→ → − −−→ −−→ −−→ −−→ −−→ −−→
⇐⇒ 2GE + 4ED = 0 ⇐⇒ 2GE = −4ED ⇐⇒ GE = −2ED ⇐⇒ GE = 2DE
−−→ −−→
⇐⇒ EG = 2ED
Figure 6.
On peut généraliser cette définition à plusieurs points :
Proposition 2. Soit A , B et C 3 points distincts et a , b et c 3 réels.
−→ −−→ −→ → −
Il existe un unique G du plan qui vérifie aGA + bGB + cGC = 0 ⇐⇒ a + b + c ̸= 0
Le point G est appelé barycentre du système {(A; a)(B; b)(C; c)}.
Exemple Construire le point H = bar{(E, −2)(D, 4)(F, 3)}
On vérifie que ce point existe : −2 + 4 + 3 ̸= 0, donc c’est bon.
−−→ −−→ −−→ → −
On écrit l’égalité vectorielle : −2HE + 4HD + 3HF = 0
−−→ −−→ −−→ −−→ −→ →
− −−→ −−→ −−→ −−→ −→ →
−
⇐⇒ −2HE + 4(HE + ED) + 3(HE + EF ) = 0 ⇐⇒ −2HE + 4HE + 4ED + 3HE + 3EF = 0
−−→ −−→ −→ → −
⇐⇒ 5HE + 4ED + 3EF = 0
−−→ −−→ −→ −−→ −−→ −→ −−→ −−→ −→
⇐⇒ 5HE = −4ED − 3EF ⇐⇒ 5HE = 4DE + 3EF ⇐⇒ EH = 51 (4ED + 3EF )
Rmq : l’isobarycentre d’un triangle est le centre de gravité.
Application en physique En physique, le barycentre est le point d’équilibre ou centre d’inertie
- Concrètement, on décompose la figure en rectangles, triangles..on place les centres d’inertie
11
Figure 7.
de chaque figure et on calcule leurs aires.
-Le centre d’inertie de la figure est le barycentre des centres de gravité des figures, affectés des
aires des figures.
En effet, lorsque la figure est homogène, ce sont les aires qui rentrent en jeu ( même masse
volumique, donc même masse et même aire)
4. Equations de droites, application affine
4.1. Définition.
Definition 9. Soit a et b 2 réels .
La fonction f est appelée affine ssi pour tout x réel , son expression est f : x −→ f (x) = ax + b
Rmq : On dit qu’elle est linéaire ssi b = 0
Si a = 0, alors cette fonction est constante, égale à b.
4.2. Représentation graphique.
Theorem 16. Toute fonction affine admet comme représentation graphique, une droite non
parallèle à (Oy).
Dém : soit f, une fonction affine dont l’image est donnée par f (x) = ax + b
On se place dans un repère. On considère 3 points de la représentation graphique de f . On les
choisit tels que A(0; b) B(1; a + b) et C(−1; −a + b). On va démontrer qu’ils sont alignés...
−→ −−→
On calcule les coordonnées des vecteurs AB(1; a) et BC(−2; −2a) . Les vecteurs sont bien
−−→ −→
colinéaires : BC = −2AB
Et les points A , B et C sont bien alignés.
−−→ →
−
Ils forment une droite, non parallèle à (Oy) car BC n’est pas colinéaire au vecteur j .
Theorem 17. Réciproquement, toute droite non parallèle à (Oy) est la représentation graphique
d’une fonction affine
Démonstration On considère une droite D , non parallèle à (Oy). On choisit 2 points sur
cette droite: A(xA ; yA ) et B(xB ; yB ) que l’on suppose distincts l’un de l’autre. Comme la droite
est non parallèle à (Oy), A et B n’ont pas la même abscisse .
yB − yA yA xB − yB xA
On considère la fonction f : x −→ x+( )
xB − xA xB − xA
yB − yA y A xB − y B x A
C’est bien une fonction affine en posant a = et b =
xB − xA xB − xA
yB − yA y A xB − y B xA (yB − yA )xA + yA xB − yB xA
Calculons f (xA ) = xA + ( )= = yA .
xB − xA xB − xA xB − xA
De même, on a f (xB ) = yB .
Ainsi, les coordonnées de A et B, points de D vérifient l’équation de f et le théo est démontré.
12
Concrètement Pour trouver l’équation réduite d’une droite, on commence par vérifier sur un
yB − yA ∆y
dessin qu’elle n’est pas parallèle à (Oy), puis on calcule a = = avec la formule et
xB − xA ∆x
ensuite b en remplacant dans l’équation.
Exo :Déterminer l’équation réduite de la droite (AB) avec A(2; −1, 2) et B(−2; 4)
On calcule a = 4−(−1,2)
−2−2
= −1, 3
On calcule b : l’équation de la droite est y = −1, 3x + b.
On prend B par exemple :4 = −1, 3 ∗ (−2) + b soit b = 1, 4 donc l’équation réduite de la droite
(AB) est y = −1, 3x + 1, 4
4.3. variations.
Theorem 18. Soit f une fonction affine de coefficient directeur a.
- Si a > 0, f est croissante
- Si a < 0, f est décroissante
- Si a = 0, f est constante
Dém Supposons xA < xB , avec yA = f (xA ) et yB = f (xB ).
yB − yA
On a a = , donc le dénominateur est toujours positif.
xB − xA
Ainsi a > 0 ⇐⇒ yB − yA > 0 ⇐⇒ yB > yA .
Même chose pour les autres cas.
4.4. équation cartésienne d’une droite.
Definition 10. Soit a, b et c 3 réels, avec a et b non nuls en même temps.
On appelle équation cartésienne de droite toute écriture de la forme ax + by + c = 0.
Un vecteur directeur de la droite d est →
−u (−b; a)
dém On commence par démontrer que D : ax + by + c = 0 est une droite
On suppose que b ̸= 0 par exemple et prenons 3 points de D: A(0, −c/b) , B(1, (−c − a)/b) et
C(−1, (a − c)/b) et vérifions que les points sont alignés:
−→ −→
Les vecteurs AB(1, −a/b) et AC(−1, a/b) sont colinéaires ( coordonnées proportionnelles), donc
D est bien une droite.
Si b = 0 alors on a ax + c = 0 c’est une droite paralèlle à l’axe des ordonnées.
Maintenant, vérifions que le vecteur →
−
u (−b; a) est bien un vecteur directeur: il est bien colinéaire
−→
à AC(−1, a/b)
4.5. Signe d’une application linéaire.
Theorem 19. Soit a un réel non nul. le signe de l’application linéaire f (x) = ax + b est
x −∞ −b/a + ∞
1) Si a > 0,
ax + b − 0 +
x −∞ −b/a + ∞
2) Si a < 0,
ax + b + 0 −
Dém On a ax + b > 0 ⇐⇒ ax > −b.
Si a > 0, x > −b/2a et si a < 0, x < −b/2a.
4.6. Droites paralléles.
Theorem 20. 2 droites parallèles ssi elles ont même coefficient directeur
Dém Soit d : y = ax + b et d′ : y = a′ x + b′ . Leurs équations cartésiennes respectives sont
ax − y + b = 0 et a′ x − y + b′ = 0.
→
−
Elles sont parallèles ⇐⇒ les vecteurs directeurs sont colinéaires ⇐⇒ → −u (−1; a) et u′ (−1; a′ )
colinéaires ⇐⇒ a = a′
13
4.7. Interpolation linéaire.
But: Lorsque 2 valeurs sont en croissance linéaire, calculer une valeur qui se situe sur la droite.
Il y a 2 techniques: soit on calcule l’équation de la droite en entier.
Soit la méthode d’interpolation linéaire:
exo
On mesure la température en fonction de la profondeur, lors de plongées:
profondeur (en m) x 0 100 500 1000
◦
température (en ) 27 23 12 6
1) Quelle est la température à 143 m de profondeur?
2) A quelle profondeur est-on lorsqu’il y a 8 degrés?
Correction
1) En regardant le tableau, on sait que la température sera entre 23 et 12 degrés.
On suppose donc qu’entre 2 couples de valeurs, la progression est linéaire, cela signifie qu’il
existe une droite entre 2 valeurs.
Cela veut qu’entre les points B(100, 23) et C(500, 12), il existe une droite.
Soit on la calcule, soit on utilise la technique de l’interpolation linéaire: on ne calcule que les
coefficients directeurs.
On note M (143, y) qui va être sur le segment[BC].
12 − 23 −11 y − 23 y − 23
a[BC] = = et a[BM ] = =
500 − 100 400 143 − 100 43
−11 y − 23
Et comme les points sont alignés, les coeff directeurs sont égaux: =
400 43
−11 y − 23
Il ne reste qu’à résoudre l’équation: = ⇔ −11 × 43 = 400(y − 23)
400 43
−11 × 43
⇔ y = 23 + ≃ 21, 82m
400
2) Même principe, mais avec les points C(500, 12) et D(1000, 6). On note P (x, 8).
6 − 12 8 − 12 −6 −4
= ⇔ = ⇔ −6(x − 500) = −4 × 500
1000 − 500 x − 500 500 x − 500
−4 × 500
⇔ x = 500 + ≃ 833, 33m
−6
4.8. Applications aux pentes. Le triangle ABC est rectangle est B, AB est la longueur (
distance horizontale) , BC la hauteur (dénivelé), AC la longueur de la pente.
La pente p correspond au rapport p = BCAB
et s’exprime en pourcentage.
[ mais pas exprimé en ◦ , en %.
En fait, cela correspond à la tangente de l’angle BAC,
exo La pente max pour une descente de garage est de 3%. On doit descendre de 4m.
Quelle est la longueur du chemin pour accéder au garage?
14
correction
4 m correspond au dénivelé, on cherche donc la distance horizontale.
On fait un tableau de proportionalité:
verticale horizontale
3 100
4 d
Donc on a 3d = 100 × 4, donc il faut reculer de 133, 33m.