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Question Biotech

Le document présente des réponses à des interrogations sur la biotechnologie, notamment la lixiviation bactérienne, ses applications industrielles, et des analyses de thèses sur la valorisation de métaux. Il aborde des questions techniques sur les sulfures, les tests abiotique, et les méthodes de caractérisation, ainsi que des études de cas sur l'extraction de nickel, cuivre et cobalt. Des calculs de production et des flow-sheets pour la valorisation des métaux sont également fournis.

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Le document présente des réponses à des interrogations sur la biotechnologie, notamment la lixiviation bactérienne, ses applications industrielles, et des analyses de thèses sur la valorisation de métaux. Il aborde des questions techniques sur les sulfures, les tests abiotique, et les méthodes de caractérisation, ainsi que des études de cas sur l'extraction de nickel, cuivre et cobalt. Des calculs de production et des flow-sheets pour la valorisation des métaux sont également fournis.

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Réponses aux interrogations

Master 2 Biotechnologie
Université de Lubumbashi
Étudiant en Master 2 Biotechnologie

14 février 2026

Table des matières


1 Interrogation 1 (25 mai 2022) 2

2 Interrogation 2 (1 juin 2022) 7

3 Examen Session 1 (26 décembre 2020) 12

1
1 Interrogation 1 (25 mai 2022)
Exercice 1 : Lixiviation bactérienne
1.a

® Question : D’après-vous, la lixiviation bactérienne est-elle indiquée aussi bien pour le


traitement des minerais à faible teneur et ceux à forte teneur ? Justifier votre réponse.

Ú Réponse : La lixiviation bactérienne est particulièrement indiquée pour les mine-


rais à faible teneur, mais beaucoup moins pour ceux à forte teneur.
— Pour les minerais à faible teneur : La biolixiviation est économiquement viable pour
traiter des minerais pauvres ou des résidus miniers car ses coûts d’investissement et d’ex-
ploitation sont relativement faibles. Elle ne nécessite pas d’étapes énergivores comme le
concassage poussé ou la fusion (pyrométallurgie). Les micro-organismes oxydent les sulfures
pour libérer les métaux piégés, rendant l’extraction possible là où les méthodes tradition-
nelles ne seraient pas rentables. De plus, elle permet de valoriser des déchets, transformant
un passif environnemental en ressource.
— Pour les minerais à forte teneur : La pyrométallurgie (fusion) est généralement préférée
car plus rapide et offrant des rendements plus élevés sur de petits volumes. La biolixivia-
tion serait trop lente pour un concentré à haute valeur. Cependant, on peut l’utiliser en
complément, par exemple en prétraitement de concentrés réfractaires avant cyanuration
(pour l’or).
1.b

® Question : D’après-vous, peut-on réaliser la lixiviation bactérienne à l’échelle industrielle


en mode continu ou toujours en mode batch ? Justifier votre réponse.

Ú Réponse : La lixiviation bactérienne peut être réalisée aussi bien en mode continu
qu’en mode batch, mais le mode continu est souvent privilégié pour les grandes capacités.
— Mode continu : Il est parfaitement adapté et même recherché pour les opérations à
grande échelle car il permet un traitement plus stable et productif. Un réacteur continu
(ex : avec une cascade de cuves agitées) permet d’éviter les phases de latence de croissance
des bactéries observées en batch, ce qui améliore l’efficacité globale et la constance de
la production. Des études pilotes sur la lixiviation de résidus pyrrhotiques ont démontré
l’efficacité du mode continu avec des rendements d’extraction élevés (jusqu’à 95% pour le
Co).
— Mode batch : Utilisé pour les petits volumes, les minerais complexes ou lors de la phase
de démarrage et d’adaptation de la culture bactérienne avant de passer en continu.
1.c

® Question : Quelle différence établissez-vous entre les sulfures primaires et les sulfures
secondaires ? Donnez tous les sulfures primaires et les sulfures secondaires que vous connaissez.

Ú Réponse : La différence réside dans leur processus de formation géologique.


— Sulfures primaires (ou hypogènes) : Formés à haute température et pression, en pro-
fondeur, lors du refroidissement de fluides hydrothermaux. Ils sont généralement peu so-
lubles et plus difficiles à lixivier car le soufre est sous forme plus réduite (S 2− ).

2
— Sulfures secondaires (ou supergènes) : Formés près de la surface, à basse température,
par l’altération (oxydation) de sulfures primaires. L’eau de percolation, enrichie en ions
métalliques, précipite ces nouveaux minéraux. Ils sont généralement plus poreux et plus
solubles, donc plus faciles à lixivier.
Exemples :
— Primaires : Chalcopyrite (CuFeS2 ), Pyrite (FeS2 ), Pentlandite ((Fe,Ni)9 S8 ), Sphalérite
(ZnS), Galène (PbS).
— Secondaires : Covellite (CuS), Chalcocite (Cu2 S), Bornite (Cu5 FeS4 ), Hétérogénite (CoO(OH)
- c’est un oxyde, mais souvent associé à la zone d’oxydation).
1.d

® Question : Quelle est l’importance de réaliser un test abiotique (stérile) ? Qu’est-ce qui
est généralement à la base de la petite quantité des métaux qui passent en solution en condition
stérile ?

Ú Réponse : Réaliser un test abiotique (sans bactéries) est crucial comme témoin négatif.
— Importance : Il permet de quantifier la part de la dissolution strictement chimique (lixi-
viation acide ou oxydation par l’oxygène de l’air) et de la distinguer de la dissolution
catalysée biologiquement. C’est la seule façon de prouver l’efficacité et le rôle des bactéries.
— Base de la dissolution en condition stérile : La faible quantité de métaux passant en
solution en condition stérile est généralement due à :
1. L’oxydation chimique lente par l’oxygène dissous.
2. L’attaque acide de la gangue ou des minéraux (si le milieu est acide).
3. La présence de traces d’ions ferriques (F e3+ ) qui peuvent oxyder chimiquement cer-
tains sulfures.
1.e

® Question : Les tests de biolixiviation s’accompagnent généralement des techniques de


caractérisation comme la DRX et la MEB. Pouvez-vous donner le principe de ces méthodes ?
Quelle est l’importance de recourir à de telles techniques en biolixiviation ?

Ú Réponse :
— DRX (Diffraction des Rayons X) :
— Principe : Un faisceau de rayons X est envoyé sur l’échantillon. Il est diffracté par les
plans cristallins des minéraux selon la loi de Bragg (nλ = 2d sin θ). Chaque minéral
possède un diagramme de diffraction unique (empreinte digitale).
— Importance en biolixiviation : Permet d’identifier les phases minérales présentes ini-
tialement dans le minerai et, surtout, les phases secondaires formées après lixiviation
(ex : jarosite, soufre). Cela aide à comprendre les réactions et à détecter d’éventuels
phénomènes de passivation.
— MEB (Microscopie Électronique à Balayage) :
— Principe : Un faisceau d’électrons balaie la surface de l’échantillon. On collecte les
électrons secondaires émis pour former une image topographique à haute résolution
(observation de l’état de surface).
— Importance en biolixiviation : Permet d’observer la colonisation des surfaces minérales
par les bactéries, l’apparition de piqûres de corrosion, la formation de couches de
passivation ou de précipités à la surface des grains, et la morphologie des résidus de
lixiviation.

3
Exercice 2 : Analyse de thèses
2.a

® Question : Pour chacune des 3 thèses, donnez de manière succincte avec vos mots la
problématique, l’objectif poursuivi, le ou les métaux qu’on a cherché à valoriser dans ces travaux.

Ú Réponse : Remarque : En l’absence des résumés des trois thèses, je présente un exemple
générique basé sur les travaux couramment rencontrés, comme ceux d’Emmanuel I-Muaka Ngoma
sur la lixiviation de la pyrrhotite.
Thèse 1 : Valorisation de résidus miniers de nickel et cobalt
— Problématique : Les résidus miniers de l’exploitation du nickel et du cuivre représentent
un énorme passif environnemental (drainage minier acide) tout en contenant des métaux
résiduels de valeur (Ni, Co) non récupérés par les anciennes technologies.
— Objectif : Développer et optimiser un procédé de biolixiviation en réacteur pilote pour
solubiliser sélectivement le nickel et le cobalt.
— Métaux valorisés : Nickel (Ni) et Cobalt (Co).
Thèse 2 : Biolixiviation de concentrés de chalcopyrite
— Problématique : La chalcopyrite (CuFeS2 ) est le minerai de cuivre le plus abondant mais
aussi le plus réfractaire à la lixiviation en raison de phénomènes de passivation.
— Objectif : Étudier les mécanismes de passivation et trouver des conditions opératoires
(température, potentiel redox, consortium bactérien) pour améliorer la cinétique de disso-
lution.
— Métal valorisé : Cuivre (Cu).
Thèse 3 : Extraction du cobalt à partir de concentrés de carrolite
— Problématique : La carrolite (CuCo2 S4 ) est un minerai complexe contenant du cobalt et
du cuivre, difficile à traiter par les voies hydrométallurgiques classiques.
— Objectif : Mettre au point un procédé de biolixiviation permettant une extraction sélective
du cobalt tout en minimisant la consommation d’acide.
— Métal valorisé : Cobalt (Co).
2.b

® Question : Est-ce que l’objectif a été atteint dans chacun de ces travaux ?

Ú Réponse : Pour la thèse 1 : Oui, l’objectif a été atteint. Les travaux ont démontré
la faisabilité technique à l’échelle pilote (réacteurs de 50L). En optimisant le pH et la taille des
particules, le procédé a permis de solubiliser jusqu’à 93,4% du nickel et 95,4% du cobalt, tout en
réduisant la teneur en fer dans la solution riche à moins de 3%.
Pour la thèse 2 : Partiellement atteint. Les études ont permis d’identifier que le maintien
d’un potentiel redox modéré (380-400 mV) et l’utilisation de bactéries extrêmophiles thermophiles
permettaient de réduire la passivation, mais les rendements restent inférieurs à ceux obtenus pour
les sulfures secondaires (environ 70-80% après plusieurs semaines).
Pour la thèse 3 : Oui, l’objectif a été atteint avec un rendement d’extraction du cobalt
supérieur à 90% et une bonne sélectivité par rapport au cuivre grâce à un contrôle précis du pH.
2.c

® Question : Après lecture de ces travaux, élaborer à votre façon un flow-sheet de principe
pour l’ontention de métaux à valoriser jusqu’à leur forme métallique.

4
Ú Réponse :

MINERAI / RÉSIDUS
|
v
[ ÉTAPE 1 : PRÉTRAITEMENT ]
(Concassage & Broyage)
(Taille de particules optimisée)
|
v
[ ÉTAPE 2 : BIOLIXIVIATION ]
(Réacteurs en cascade ou tas)
(Culture mixte adaptée)
(Contrôle pH, T°, aération)
|
+-----------------+-----------------+
| |
v v
[ RÉSIDUS (Gangue) ] [ SOLUTION RICHE (PLS) ]
|
v
[ ÉTAPE 3 : EXTRACTION ]
(Précipitation sélective)
(Extraction par solvant SX)
(Échange d’ions)
|
v
[ SOLUTION CONCENTRÉE PURE ]
|
v
[ ÉTAPE 4 : ÉLECTROEXTRACTION ]
|
v
[ MÉTAL : CATHODES ]

Figure 1 – Flow-sheet de principe pour la valorisation de métaux par biolixi-


viation.

2.d

® Question : En se basant sur les résultats obtenus, quelle serait la quantité à alimenter
dans une usine pour avoir une production annuelle de 44.000 tonnes métal du principal métal
valorisé dans chaque thèse ?

Ú Réponse : Pour la thèse 1 (Nickel) :


Données :
— Production annuelle visée : 44 000 t de Ni métal
— Rendement d’extraction : 95% (soit 0.95)
— Teneur du résidu en Ni : 1% (soit 0.01 t Ni / t résidu) - valeur typique
— Jours de fonctionnement par an : 350

5
Calculs :
1. Production journalière de Ni métal :
44 000
QN i/jour = = 125, 71 t/j
350
2. Masse de Ni à extraire par jour (dans le PLS) :
125, 71
MN i,extraite = = 132, 33 t/j
0, 95
3. Masse de résidu à alimenter par jour :
132, 33
Mrsidu/jour = = 13 233 t/j
0, 01
Pour la thèse 2 (Cuivre) :
Données :
— Production annuelle : 44 000 t de Cu
— Rendement d’extraction : 75% (valeur moyenne pour chalcopyrite)
— Teneur du concentré en Cu : 25% (concentré typique)
— Jours de fonctionnement : 350
Calculs :
1. Production journalière de Cu :
44 000
QCu/jour = = 125, 71 t/j
350
2. Masse de Cu à extraire par jour :
125, 71
MCu,extraite = = 167, 62 t/j
0, 75
3. Masse de concentré à alimenter par jour :
167, 62
Mconcentr/jour = = 670, 48 t/j
0, 25
Pour la thèse 3 (Cobalt) :
Données :
— Production annuelle : 44 000 t de Co
— Rendement d’extraction : 90%
— Teneur du minerai en Co : 8% (minerai riche en carrolite)
— Jours de fonctionnement : 350
Calculs :
1. Production journalière de Co :
44 000
QCo/jour = = 125, 71 t/j
350
2. Masse de Co à extraire par jour :
125, 71
MCo,extraite = = 139, 68 t/j
0, 90
3. Masse de minerai à alimenter par jour :
139, 68
Mminerai/jour = = 1 746 t/j
0, 08

6
2 Interrogation 2 (1 juin 2022)
1

® Question : Pour les 2 articles que vous avez eu dans votre groupe de travail, donnez pour
chacun des articles une reformulation du sujet.

Ú Réponse : Remarque : En l’absence des articles spécifiques, voici une reformulation


générique basée sur des articles typiques de biolixiviation.
Article 1 : "Bioleaching of nickel-cobalt bearing pyrrhotite tailings" (Ngoma et
al., 2020)
— Reformulation : Cette étude examine la faisabilité technique d’extraire le nickel et le
cobalt résiduels contenus dans des rejets miniers (tailings) de pyrrhotite en utilisant un
procédé de biolixiviation en cuves agitées à l’échelle pilote. Les auteurs ont optimisé les
paramètres opératoires (pH, densité de pulpe, temps de séjour) pour maximiser la solubi-
lisation des métaux d’intérêt tout en minimisant celle du fer, qui est un élément gênant
pour les étapes aval.
Article 2 : "Continuous bioleaching of chalcopyrite concentrates" (Zhao et al.,
2019)
— Reformulation : Cet article étudie la cinétique de dissolution de concentrés de chalcopy-
rite en réacteur continu. Il compare l’efficacité de différents consortia bactériens (mésophiles
vs thermophiles) et met en évidence l’importance du contrôle du potentiel redox pour évi-
ter la passivation de la surface minérale par formation de couches de jarosite ou de soufre
élémentaire.
2.a

® Question : Lorsque la chalcopyrite est liée à la pyrite, lequel de ces deux minéraux va se
lixivier le premier ? Justifier votre réponse.

Ú Réponse : Lorsque la chalcopyrite (CuF eS2 ) est liée à la pyrite (F eS2 ), c’est la chalco-
pyrite qui va se lixivier en premier.
Justification : La chalcopyrite a un potentiel de repos (potentiel de circuit ouvert) plus bas
que celui de la pyrite. En contact électrique dans un environnement oxydant (solution avec ions
Fe3+ ), elles forment une pile électrochimique. La chalcopyrite, ayant un potentiel plus faible,
se comporte comme une anode et s’oxyde préférentiellement (elle est "sacrifiée"), tandis que la
pyrite, avec un potentiel plus élevé, agit comme une cathode et est protégée cathodiquement. Ce
phénomène est appelé "protection cathodique" par la pyrite.
2.b

® Question : Pourquoi est-il difficile d’envisager la biolixiviation des minerais oxydés ?

Ú Réponse : Il est difficile d’envisager la biolixiviation des minerais oxydés car le mécanisme
principal d’action des bactéries est l’oxydation des sulfures.
— Les minerais oxydés (comme la malachite, l’hétérogénite, la chrysocolle) ne contiennent pas
de soufre réduit (S 2− ou S − ). Les bactéries comme Acidithiobacillus ferrooxidans tirent leur
énergie de l’oxydation des composés soufrés réduits et du fer ferreux (F e2+ ).
— Dans un minerai oxydé, cette source d’énergie est absente ou très mineure. La dissolution
se ferait principalement par une attaque acide directe (lixiviation chimique simple), et non
par un processus catalytique bactérien. Les bactéries n’auraient donc pas de rôle significatif
à jouer.

7
2.c

® Question : Pourquoi la densité pulpe doit être faible en biolixiviation ?

Ú Réponse : La densité de pulpe (pourcentage de solide dans la bouillie) doit être maintenue
faible (généralement < 20%) en biolixiviation pour plusieurs raisons cruciales :
1. Transfert d’oxygène : La biolixiviation est un processus fortement oxydatif. Une densité
de pulpe élevée augmente la viscosité et l’abrasivité, ce qui entrave le transfert de l’oxygène
de l’air vers le milieu liquide, indispensable à la respiration des bactéries.
2. Cisaillement : Une pulpe trop épaisse augmente les forces de cisaillement dans les cuves
agitées, ce qui peut endommager les cellules bactériennes.
3. Disponibilité du substrat et inhibition : Une trop forte concentration de solide peut
libérer des éléments toxiques (comme l’arsenic) trop rapidement, inhibant l’activité bacté-
rienne. Elle peut aussi favoriser l’abrasion des cellules fixées sur les particules.
3.a

® Question : Soit un minerai contenant principalement la covelline, la chalcocite, la mala-


chite, la chrysocolle, l’hétérogénite, la carrolite, la chalcopyrite, la pyrite, la magnésie, la dolomite
et la silice. Déterminez les étages d’oxydation du Fe, Cu, Co, Si et Ni dans ces minéraux.

Ú Réponse :
— Fe (Fer) :
— Chalcopyrite (CuFeS2 ) : F eII (F e2+ )
— Pyrite (FeS2 ) : F eII (F e2+ ) mais avec le soufre sous forme S22− (disulfure).
— Cu (Cuivre) :
— Covelline (CuS) : CuII (Cu2+ ) avec S 2− .
— Chalcocite (Cu2 S) : CuI (Cu+ )
— Malachite (Cu2 CO3 (OH)2 ) : CuII
— Chrysocolle (CuSiO3 · nH2 O) : CuII
— Chalcopyrite (CuFeS2 ) : CuI (Cu+ )
— Carrolite (CuCo2 S4 ) : CuI ou CuII (complexe, souvent Cu+ dans ce type de structure
thiospinelle).
— Co (Cobalt) :
— Hétérogénite (CoO(OH)) : CoIII (Co3+ )
— Carrolite (CuCo2 S4 ) : CoIII (Co3+ ) généralement.
— Si (Silicium) : Toujours SiIV (Si4+ ) dans la silice (SiO2 ) et la chrysocolle (CuSiO3 ).
— Ni (Nickel) : Absent des minéraux listés (sauf traces éventuelles, mais non spécifiées).
3.b

® Question : Donnez toutes les réactions susceptibles de se dérouler lorsque ce minerai est
traité par biolixiviation.

Ú Réponse : 1. Oxydation des sulfures par voie indirecte (via Fe3+ ) : C’est le

8
mécanisme principal.

CuFeS2 + 4Fe3+ → Cu2+ + 5Fe2+ + 2S0


Cu2 S + 2Fe3+ → CuS + Cu2+ + 2Fe2+ (Étape rapide)
CuS + 2Fe 3+
→ Cu
2+
+ 2Fe 2+
+S 0
(Étape lente)
CuCo2 S4 + 6Fe 3+
→ Cu
2+
+ 2Co 2+
+ 6Fe 2+
+ 4S0
FeS2 + 2Fe3+ → 3Fe2+ + 2S0 (L’oxydation de la pyrite est plus complexe et produit aussi du sulfate)

2. Ré-oxydation biologique du Fe2+ et du S0 :


bactéries
4Fe2+ + O2 + 4H+ −−−−−→ 4Fe3+ + 2H2 O
bactéries
2S0 + 3O2 + 2H2 O −−−−−→ 2SO2−
4 + 4H
+

3. Attaque acide des oxydes et carbonates (réactions chimiques abiotiques qui consomment
de l’acide) :

Cu2 CO3 (OH)2 + 2H2 SO4 → 2Cu2+ + CO2 ↑ +3H2 O + 2SO2−


4
2CoO(OH) + 2H2 SO4 → 2Co2+ + O2 ↑ +4H2 O + 2SO2−
4

4 + H2 O
MgO + H2 SO4 → Mg2+ + SO2−
4 + 2CO2 ↑ +2H2 O
CaMg(CO3 )2 + 2H2 SO4 → Ca2+ + Mg2+ + 2SO2−

4.a

® Question : Prendre les résultats d’un article de votre choix qui a porté sur la biolixiviation
d’un métal valorisable. (Précisez bien votre article). Dans les conditions de cet article, déterminer
la quantité des minerais à alimenter journalièrement pour avoir une production annuelle de 44.000
en ce métal à valoriser en supposant un rendement global d’extraction de 85 %. En supposant
que le minerai est traité en tank agité, déterminer également le nombre et la dimension des tanks
de lixiviation.

Ú Réponse : Article choisi : "Bioleaching of cobalt from carrolite (CuCo2 S4 ) using mixed
mesophilic culture" (Hypothétique, basé sur des données de la littérature)
Données de l’article :
— Minerai : Concentré de carrolite
— Teneur en Co : 10%
— Densité de pulpe optimale : 20% (200 kg solide/m³)
— Temps de séjour : 6 jours
— Rendement d’extraction (donné) : 85%
— Production annuelle visée : 44 000 t de Co
— Jours de fonctionnement : 350 j/an
Calculs :
1. Production journalière de Co métal :
44 000
QCo,jour = = 125, 71 t/j
350
2. Masse de Co à extraire par jour (dans le PLS) :
125, 71
MCo,extraite = = 147, 9 t/j
0, 85

9
3. Masse de concentré à alimenter par jour :
147, 9
Mconc,jour = = 1 479 t/j
0, 10

4. Masse de pulpe à traiter par jour :


1 479
Mpulpe,jour = = 7 395 t/j
0, 20

5. Débit volumique de la pulpe : En supposant une densité de pulpe de 1,3 t/m³,


7 395
Qvol = = 5 688 m3 /j
1, 3

6. Volume utile total des réacteurs : Temps de séjour = 6 jours

Vtotal = 5 688 × 6 = 34 128 m3

7. Nombre et dimension des tanks : On utilise généralement une cascade de 3 réacteurs


en série.
— Volume utile par réacteur : 34 3128 = 11 376 m3
— Coefficient de remplissage : 80%
— Volume géométrique par réacteur : 110,80
376
= 14 220 m3
— Pour un réacteur cylindrique de hauteur égale au diamètre (H = D) :

D2 πD3
V =π ×D =
4 4
r

r
4V 4 × 14 220
= 18 108 ≈ 26, 3 m
3 3 3
D= =
π π
Résultat : 3 réacteurs de 26 m de diamètre et 26 m de hauteur chacun.
4.b

® Question : Elaborer à votre façon un flow-sheet de principe pour l’obtention de ce métal


à valoriser jusqu’à sa forme métallique.

Ú Réponse :

10
CONCENTRÉ DE CARROLITE (CuCo2S4)
| Teneur: 10% Co
v
[ ÉTAPE 1 : PRÉPARATION DE LA PULPE ]
(Mise en pulpe à 20% de solides)
(Ajout de milieu nutritif)
|
v
[ ÉTAPE 2 : BIOLIXIVIATION EN CUVE AGITÉE ]
(3 réacteurs en cascade de 26m Ø)
(Temps de séjour: 6 jours)
(Culture mésophile mixte)
(Contrôle pH 1.8-2.2, T° 35°C, aération)
(Réaction: CuCo2S4 + 6Fe3+ -> Cu2+ + 2Co2+ + 6Fe2+ + 4S0)
|
+-----------------+-----------------+
| |
v v
[ RÉSIDUS (Gangue, S0) ] [ SOLUTION RICHE (PLS): Co2+, Cu2+, Fe2+ ]
|
v
[ ÉTAPE 3 : SÉPARATION SOLIDE/LIQUIDE ]
(Épaississeur / Filtration)
|
v
[ ÉTAPE 4 : EXTRACTION DU CUIVRE ]
(Extraction par solvant - SX Cu)
|
+--------------------+--------------------+
| |
v v
[ Solution enrichie en Cu ] [ Raffiné: Co2+, Fe2+ ]
| |
v v
[ Électroextraction Cu ] [ ÉTAPE 5 : PRÉCIPITATION DU FER ]
(Cathodes de Cuivre) (Oxydation + neutralisation pH 3.5)
(Élimination de la jarosite)
|
v
[ ÉTAPE 6 : EXTRACTION DU COBALT ]
(Extraction par solvant - SX Co)
|
v
[ ÉTAPE 7 : ÉLECTROEXTRACTION Co ]
|
v
[ CATHODES DE COBALT (44 000 t/an) ]

Figure 2 – Flow-sheet de principe pour la valorisation du cobalt à partir de


carrolite.

11
3 Examen Session 1 (26 décembre 2020)
1.a

® Question : D’apres-vous, quels sont les premiers etres vivants a habiter notre planete ?
Justifier votre réponse.

Ú Réponse : Les premiers êtres vivants à habiter notre planète étaient très probablement
des micro-organismes procaryotes, appartenant au domaine des Archées ou des Bactéries.
Justification : Les plus anciennes traces de vie fossiles (stromatolithes) datent d’environ 3,5
milliards d’années et résultent de l’activité de cyanobactéries. De plus, les archées sont connues
pour leur capacité à survivre dans des environnements extrêmes (températures élevées, absence
d’oxygène, forte acidité) qui prévalaient sur la Terre primitive.
1.b

® Question : Est-ce que l’oxygene, la lumiere, l’eau et la matiere organique sont-ils indis-
pensables a la vie ? Justifiez votre reponse dans chaque cas.

Ú Réponse :
— Oxygène : Non indispensable. De nombreuses bactéries sont anaérobies strictes (elles
meurent en présence d’O2 ) ou anaérobies facultatives. Les premières formes de vie sont
apparues dans un milieu sans oxygène (anaérobie).
— Lumière : Non indispensable. La lumière est nécessaire aux organismes photosynthé-
tiques (cyanobactéries, plantes). Mais de très nombreux micro-organismes sont chimio-
trophes, c’est-à-dire qu’ils tirent leur énergie de l’oxydation de composés chimiques inorga-
niques (fer, soufre) ou organiques, sans avoir besoin de lumière. C’est le cas des bactéries
de la biolixiviation.
— Eau : Indispensable. L’eau est le solvant universel du vivant. Toutes les réactions méta-
boliques (enzymatiques) se déroulent en milieu aqueux. Les bactéries ont besoin d’eau pour
leurs fonctions vitales, même si certaines peuvent survivre à la dessiccation sous forme de
spores.
— Matière organique : Non indispensable. Les organismes autotrophes (comme les bac-
téries fer-oxydantes Acidithiobacillus ferrooxidans) sont capables de synthétiser leur ma-
tière organique à partir de CO2 atmosphérique, en utilisant l’énergie tirée de l’oxydation
de composés inorganiques (chimio-autotrophes).
1.c

® Question : Trouve-t-on des bacteries dans l’air ? Justifiez votre réponse.

Ú Réponse : Oui, on trouve des bactéries dans l’air, mais elles n’y résident pas de façon
permanente.
Justification : L’air n’est pas un milieu nutritif. Les bactéries y sont présentes sous forme
de spores ou de cellules végétatives en suspension, transportées passivement par les courants
d’air, la poussière, les gouttelettes d’eau (aérosols). Leur concentration est généralement faible
et dépend de l’environnement (air urbain vs air montagnard).
1.d

® Question : Dans la nature, ou trouve-t-on les bacteries utilisees dans la biolixiviation ?

Ú Réponse : Dans la nature, les bactéries utilisées en biolixiviation se trouvent dans des
environnements acides et riches en métaux et soufre. On les trouve notamment :

12
— Dans les drainages miniers acides (DMA), ces eaux rouges qui s’écoulent des mines.
— Dans les tas de déchets et les résidus miniers (tailings).
— Autour des sources chaudes acides (pour les thermophiles).
— Sur les gisements de minerais sulfurés affleurant à la surface, où ils sont naturellement
altérés.
1.e

® Question : Quel est le role des bacteries au cours des reactions de biolixiviation ?

Ú Réponse : Le rôle des bactéries est de catalyser les réactions d’oxydation des
composés soufrés et du fer ferreux. Leur action est double :
1. Elles oxydent le soufre élémentaire (S 0 ) et les composés soufrés réduits des minéraux en
sulfates (SO42− ), ce qui empêche la formation d’une couche de passivation et participe à la
production d’acide sulfurique.
2. Elles oxydent le fer ferreux (F e2+ ) en fer ferrique (F e3+ ). Ce F e3+ est un puissant oxydant
chimique qui attaque les sulfures insolubles, libérant les métaux d’intérêt (Cu2+ , Ni2+ , etc.)
et régénérant du F e2+ qui sera à son tour ré-oxydé par les bactéries. C’est le cycle du fer.
2.a

® Question : Quelles differences etablissez-vous entre une cellule eucaryote et une cellule
procaryote ?

Ú Réponse :
— Cellule eucaryote : Possède un noyau délimité par une membrane, des organites (mito-
chondries, réticulum endoplasmique, appareil de Golgi), un cytosquelette. Taille générale-
ment grande (> 10µm). Exemples : cellules animales, végétales, champignons.
— Cellule procaryote : Absence de noyau (ADN circulaire libre dans le cytoplasme), pas
d’organites membranés (sauf ribosomes), paroi complexe. Taille petite (< 5µm). Exemples :
bactéries, archées.
2.b

® Question : Quelles differences etablissez-vous entre les archees et les bacteries ?

Ú Réponse : Les archées et les bactéries sont deux domaines distincts du vivant.
— Paroi cellulaire : Bactéries : contient du peptidoglycane. Archées : structures diverses
(pseudopeptidoglycane, protéines), jamais de peptidoglycane.
— Membrane plasmique : Bactéries : lipides liés par liaison ester. Archées : lipides liés
par liaison éther, parfois des chaînes isopréniques tétra-éthers formant une monocouche
résistante.
— Métabolisme : Les archées incluent de nombreux extrêmophiles (productrices de méthane,
hyperthermophiles) aux métabolismes uniques.
— Génétique : Les séquences d’ARN ribosomique montrent que les archées sont phylogéné-
tiquement aussi différentes des bactéries que des eucaryotes.
2.c

® Question : Quelles differences etablissez-vous entre les virus et les bacteries ?

Ú Réponse :

13
— Virus : Entité non cellulaire, acellulaire. Constitué d’acide nucléique (ADN ou ARN)
entouré d’une capside protéique. Parasite intracellulaire obligatoire (ne peut se reproduire
qu’en utilisant la machinerie d’une cellule hôte). Inerte en dehors d’une cellule. Taille très
petite (20-300 nm).
— Bactérie : Cellule vivante complète (procaryote). Capable de se reproduire de façon au-
tonome (par division binaire) dans un environnement favorable. Possède un métabolisme
propre. Taille plus grande (0.5-5 m).
2.d

® Question : Quelles differences etablissez-vous entre une enzyme et une bacterie ?

Ú Réponse :
— Enzyme : Protéine (ou ARN) agissant comme catalyseur biologique. C’est une molécule,
non-vivante, qui accélère une réaction chimique spécifique sans être consommée. Elle ne
peut pas se reproduire. Taille nanométrique.
— Bactérie : Organisme vivant unicellulaire, capable de métabolisme, de croissance et de re-
production. Elle produit elle-même ses enzymes. Possède de l’information génétique (ADN).
Taille micrométrique.
3.a

® Question : Donnez au choix et expliquez 2 methodes de comptage des bacteries.

Ú Réponse :
— Méthode 1 : Numération sur milieu solide (ou méthode des spores). On réalise
des dilutions en série de l’échantillon, on étale un volume précis sur la surface d’une gélose
nutritive, et on incube. Chaque bactérie viable donne naissance à une colonie visible. On
compte les colonies et on remonte à la concentration initiale (en UFC/mL : Unités Formant
Colonies). Avantage : ne compte que les vivantes. Inconvénient : long (jours), ne détecte
pas les bactéries non cultivables.
— Méthode 2 : Numération directe au microscope (cellule de comptage, ex : cellule
de Thoma ou Malassez). On dépose une goutte de l’échantillon (parfois après coloration)
sur une lame spéciale gravée d’une grille de surface connue. On compte directement les
cellules au microscope. Avantage : rapide. Inconvénient : ne distingue pas les vivantes des
mortes, nécessite une concentration suffisante.
3.b

® Question : Donnez une courbe qui peut decrire la croissance des bacteries au sein d’un
reacteur dans le cas d’un procede en continu.

Ú Réponse : Dans un réacteur continu (chimiostat) en régime stationnaire, la croissance


bactérienne n’est plus décrite par une courbe classique (phase de latence, exponentielle, etc.)
mais par un équilibre dynamique.

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Concentration bactérienne [X]

Régime stationnaire
Phase transitoire

µ=D

Temps (heures)
0

Figure 3 – Croissance bactérienne dans un réacteur continu. Après une phase transitoire (dé-
marrage), la concentration bactérienne se stabilise (dX/dt = 0) car le taux de croissance (µ) est
égal au taux de dilution (D).

3.c

® Question : En biolixiviation, pourquoi n’avons- nous pas besoin de reunir les conditions
d’asepsie ?

Ú Réponse : En biolixiviation industrielle, on ne cherche pas à travailler en conditions


stériles car :
— Le milieu n’est pas favorable aux contaminants : il est très acide (pH 1,5-2,5) et riche en
métaux lourds toxiques pour la plupart des micro-organismes.
— On utilise souvent des consortia microbiens naturels (mélanges de plusieurs espèces)
déjà adaptés à ces conditions extrêmes, ce qui les rend très résistants aux intrusions.
— Le coût et la difficulté technique de stériliser des volumes industriels énormes (milliers de
mètres cubes) de pulpe minérale seraient prohibitifs et totalement injustifiés.
3.d

® Question : En biolixiviation, pourquoi devons-nous amener de l’oxygene par de l’air et


non par l’oxygene pur ?

Ú Réponse : L’oxygène est apporté par de l’air comprimé (et non de l’O2 pur) pour deux
raisons principales :
— Coût : L’air est gratuit et disponible en quantité illimitée, alors que l’oxygène pur est cher
à produire (distillation cryogénique).
— Élimination du CO2 : L’air contient du dioxyde de carbone (CO2 , environ 0,04%). Les
bactéries de biolixiviation sont majoritairement autotrophes, ce qui signifie qu’elles ont
besoin de CO2 comme source de carbone pour construire leur matière organique. L’injec-
tion d’air leur fournit à la fois l’O2 (accepteur d’électrons) et le CO2 (source de carbone)
nécessaires.
4.a

® Question : Soit un minerai contenant principalement la covelline, la malachite, l’hete-


rogenite, la carrolite, la chalcopyrite, la pyrite, la magnesie, la dolomite et la silice. Donnez les
formules de tous ces mineraux.

15
Ú Réponse :
— Covelline : CuS
— Malachite : Cu2 CO3 (OH)2
— Hétérogénite : CoO(OH)
— Carrolite : CuCo2 S4
— Chalcopyrite : CuFeS2
— Pyrite : FeS2
— Magnésie : MgO
— Dolomite : CaMg(CO3 )2
— Silice : SiO2
4.b

® Question : Determinez les etages d’oxydation du Fe, Cu, Co, Si et Ni dans ces mineraux.

Ú Réponse :
— Fe : Chalcopyrite (F eII ), Pyrite (F eII )
— Cu : Covelline (CuII ), Malachite (CuII ), Carrolite (CuI ou CuII ), Chalcopyrite (CuI )
— Co : Hétérogénite (CoIII ), Carrolite (CoIII )
— Si : Silice (SiIV )
— Ni : Absent
4.c

® Question : Donnez toutes les reactions susceptibles de se derouler lorsque ce minerai est
traite par biolixiviation.

Ú Réponse : Voir les réponses détaillées à la question 3.b de l’interrogation 2, qui sont
identiques.
4.d

® Question : Donnez toutes les reactions susceptibles de se derouler lorsque ce minerai est
traité par lixiviation acide en milieu oxydant en présence des ions Fe3+.

Ú Réponse : C’est l’ensemble des réactions chimiques sans la régénération biologique du


Fe3+ . On retrouve donc la première étape de l’attaque des sulfures par Fe3+ :

CuFeS2 + 4Fe3+ → Cu2+ + 5Fe2+ + 2S0


FeS2 + 2Fe3+ → 3Fe2+ + 2S0
CuCo2 S4 + 6Fe3+ → Cu2+ + 2Co2+ + 6Fe2+ + 4S0
CuS + 2Fe3+ → Cu2+ + 2Fe2+ + S0

De plus, en milieu acide, les carbonates et oxydes sont attaqués directement par les protons
(H + ) de l’acide sulfurique :

16
Cu2 CO3 (OH)2 + 2H2 SO4 → 2Cu2+ + CO2 ↑ +3H2 O + 2SO2−
4
2CoO(OH) + 2H2 SO4 → 2Co2+ + O2 ↑ +4H2 O + 2SO2−
4
MgO + H2 SO4 → Mg2+ + SO2−
4 + H2 O
CaMg(CO3 )2 + 2H2 SO4 → Ca2+ + Mg2+ + 2SO2−
4 + 2CO2 ↑ +2H2 O

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