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MP TD Calcul Diff

Le document présente une série d'exercices de calcul différentiel pour la classe MP, conforme aux programmes de 2023 des CPGE marocaines et françaises. Chaque exercice aborde des concepts tels que la continuité, la différentiabilité, et le calcul des dérivées partielles de différentes fonctions. Les solutions détaillées sont fournies pour chaque exercice, permettant une compréhension approfondie des méthodes et résultats.

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Le document présente une série d'exercices de calcul différentiel pour la classe MP, conforme aux programmes de 2023 des CPGE marocaines et françaises. Chaque exercice aborde des concepts tels que la continuité, la différentiabilité, et le calcul des dérivées partielles de différentes fonctions. Les solutions détaillées sont fournies pour chaque exercice, permettant une compréhension approfondie des méthodes et résultats.

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Exercices avec corrigés

Calcul différentiel

Classe : MP
Conforme aux programmes de 2023 des CPGE marocaines et françaises

Date : 26 février 2026


Auteur : Pr. B. Seddoug

[Link] 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

Énoncés des exercices

Exercice 1. Soit f : R2 −→ R définie par :


1
(
(x2 + 2y 2 ) sin si x ̸= 0
f (x, y) = x
0 si x=0

Étudier la continuité et la différentiabilité et dérivées partielles de f.

Voir la solution

Exercice 2. Soit g : R2 −→ R définie par

g(u, v) = 0 si uv = 0 et g(u, v) = 1 si uv ̸= 0.

1. Montrer que g admet des dérivées partielles premières en (0, 0) et n’est pas continue en (0, 0).
2. Montrer que la fonction h : R2 −→ R définie par

h(x, y) = g(x2 + y 2 , x2 + y 2 )

n’admet pas de dérivées partielles en (0, 0).

Voir la solution

Z x+y
Exercice 3. Soit φ une fonction continue. Montrer que f : R2 −→ R définie par f (x, y) = φ(t)dt admet des
x−y
dérivées partielles à l’ordre 1 ; les calculer en fonction de φ.

Voir la solution

Exercice 4. Soit f une fonction de classe C 1 sur R2 . Calculer les dérivées des fonctions suivantes :
 
1. g(x, y) = f (y, x) ; 2. g(x) = f (x, x) ; 3. g(x, y) = f y, f (x, x) ; 4. g(x) = f x, f (x, x) .

Voir la solution

Exercice 5. Soit g : R −→ R une fonction dérivable.


Montrer que f : R2 −→ R définie par
g(xy)
f (x, y) =
1 + y2
admet des dérivées partielles à l’ordre 1. Les calculer en fonction de g et g ′ .

Voir la solution

[Link] 1/12 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

Exercice 6. Soit f : R2 −→ R de classe C 1 et F : R2 −→ R2 définie par



F (x, y) = f (x, y), 2xy .

Trouver une condition nécessaire et suffisante sur f pour que dF(x,y) soit une similitude.

Voir la solution

Exercice 7. (Math1 MP CCINP 2017) On définit deux fonctions :


- la fonction f de R2 dans R par f (x, y) = sin(x2 − y 2 ),
- la fonction g de R2 dans R2 par g(x, y) = (x + y, x − y).
1. Justifier que les fonctions f et g sont différentiables en tout vecteur (x, y) ∈ R2 et écrire la matrice jacobienne
de f puis de g en (x, y).
2. Pour (x, y) ∈ R2 , déterminer l’image d’un vecteur (u, v) ∈ R2 par l’application linéaire
d(f ◦ g)((x, y)) en utilisant les deux méthodes suivantes :
(a) en calculant f ◦ g ;
(b) en utilisant le produit de deux matrices jacobiennes.

Voir la solution

Exercice 8. Soit (E) l’équation aux dérivées partielles :

∂f ∂f y
x (x, y) + y (x, y) =
∂x ∂y x

En utilisant un changement de variables polaires, x = ρ cos(θ), y = ρ sin(θ), et la fonction F : (ρ, θ)7−→f (x, y)
Montrer que (E) devient :
∂F
ρ (ρ, θ) = tan(θ).
∂ρ
Résoudre (E).

Voir la solution

Exercice 9. (Math1 MP CNC 2023) On considère la fonction F : R2 −→ R définie par :

∀(x, y) ∈ R2 , F (x, y) = x2 + xy + y 2 − 3x − 6y.

1. Quelques propriétés de la fonction F


(a) Justifier que la fonction F est de classe C 2 sur R2 et calculer ses dérivées partielles premières en tout
point de R2 .
(b) Montrer que la fonction F admet un unique point critique (x0 , y0 ) ∈ R2 et le déterminer.
2. Étude de la nature du point critique (x0 , y0 )
(a) Calculer les dérivées partielles secondes de F au point (x0 , y0 ).
(b) À l’aide de la matrice Hessienne, montrer que la fonction F présente un extremum local au point (x0 , y0 ).
Est-ce un minimum ou un maximum local ?
3. Étude plus approfondie de l’extremum en question
(a) Soit (x, y) ∈ R2 ; on pose u = x et v = y − 3. Vérifier que F (x, y) = u2 + uv + v 2 − 9.

[Link] 2/12 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

(b) Montrer qu’en fait la fonction F présente un extremum absolu strict au point (x0 , y0 ).
On pourra remarquer que
 v 2 3v 2
∀(u, v) ∈ R2 , u2 + uv + v 2 = u + +
2 4

Voir la solution

Exercice 10. (Math1 MP CCINP 2023) On définit la fonction f : (x, y) 7→ x2 − 2xy + 2y 2 + e−x sur R2 .
1. Établir que l’équation e−x = x admet une unique solution sur R.
2. Démontrer que f possède un unique point critique (x0 , y0 ) ∈ R2 .
3. À laide de la matrice hessienne, démontrer que f admet un extremum local en (x0 , y0 ). Est-ce un minimum
ou un maximum ?

Voir la solution

2 ∗
 y  MP CNC 2009)Soit φ une fonction de classe C sur R; on définit la fonction g sur R × R
Exercice 11. (Math1
par g(x, y) = φ .
x
1. (a) Justifier que g est de classe C 2 sur R∗ × R et calculer ses dérivées partielles premières en fonction de φ′ .
∂2g ∂2g
(b) Calculer les dérivées partielles secondes 2
et en fonction de φ′ et φ′′ .
∂x ∂y 2
2. Déterminer sur R les solutions de l’équation différentielle

(1 + t2 )x′′ + 2tx′ = t. (1)

3. On veut déterminer les fonctions φ pour lesquelles g vérifie l’équation aux dérivées partielles

∂2g ∂2g y
2
(x, y) + 2
(x, y) = 3 (x, y) ∈ R∗ × R. (2)
∂x ∂y x

(a) Montrer que si g vérifie (2) alors φ vérifie (1).


(b) En déduire l’expression de φ puis celle de g.
(c) Vérifier que les fonctions trouvées ci-dessus sont effectivement des solutions de (2)

Voir la solution

[Link] 3/12 26 février 2026


Calcul différentiel Page 4

Solutions des exercices

Solution de l’exercice 1. Retour à l’énoncé

1. Continuité
— Sur D1 = R∗ × R : f est continue comme produit et composée de fonctions usuelles continues.
— En (0, 0) : Soit (x, y) → (0, 0) avec x ̸= 0. On a :

|f (x, y)| = |x2 + 2y 2 | · | sin(1/x)| ≤ |x2 + 2y 2 |

Or, lim(x,y)→(0,0) (x2 + 2y 2 ) = 0, alors lim(x,y)→(0,0) f (x, y) = 0 = f (0, 0). f est continue en (0,0).
1
— En (0, y0 ), avec y0 ̸= 0 : si on prend xn = π/2+2nπ , on a (x, y) → (0, y0 ) mais

f (xn , y0 ) = x2n + 2y02 → 2y02 ̸= 0

donc f (xn , y0 ) ne converge pas vers f (0, y0 ) = 0


Conclusion : f est continue sur R∗ × R ∪ {(0, 0)}.

2. Dérivées partielles
— Sur D1 = R∗ × R : f est de classe C 1 par calcul direct :

x2 + 2y 2
     
∂f 1 1 ∂f 1
(x, y) = 2x sin − cos , (x, y) = 4y sin
∂x x x2 x ∂y x

donc les dérivées partielles existent et sont continues sur D1 , par suite f est de classe C 1 et en particulier
différentiable sur D1 .
— En (0, 0) :
∂f f (h, 0) − f (0, 0) h2 sin(1/h)
(0, 0) = lim = lim = lim h sin(1/h) = 0
∂x h→0 h h→0 h h→0

∂f f (0, k) − f (0, 0) 0−0


(0, 0) = lim = lim =0
∂y k→0 k k→0 k
Les dérivées partielles existent en (0, 0) et ∇f (0, 0) = (0, 0).

3. Différentiabilité en (0, 0)
f est différentiable en (0, 0) si et seulement si :

|f (h, k) − f (0, 0) − ⟨∇f (0, 0), (h, k)⟩|


lim √ =0
(h,k)→(0,0) h2 + k 2
On étudie le rapport :
(h2 + 2k 2 ) sin(1/h)
ϵ(h, k) = √ (pour h ̸= 0)
h2 + k 2
On a la majoration :
h2 + 2k 2 2(h2 + k 2 ) p
|ϵ(h, k)| ≤ √ ≤ √ = 2 h2 + k 2
h2 + k 2 h2 + k 2

Comme lim(h,k)→(0,0) 2 h2 + k 2 = 0, alors lim(h,k)→(0,0) ϵ(h, k) = 0.
Conclusion : f est différentiable en (0, 0). Notez cependant qu’elle n’est pas C 1 en (0, 0) car les dérivées
partielles n’y sont pas continues.

[Link] 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

Solution de l’exercice 2. Retour à l’énoncé

1. Dérivées partielles et continuité de g en (0, 0)


— Dérivées partielles : On utilise la définition par le taux d’accroissement :

∂g g(t, 0) − g(0, 0)
(0, 0) = lim
∂u t→0 t
∂g
D’après la définition de g, puisque le produit t · 0 = 0, on a g(t, 0) = 0 et g(0, 0) = 0. D’où : ∂u (0, 0) =
0−0 ∂g
limt→0 t = 0. Par symétrie (car uv = vu), on a également ∂v (0, 0) = 0. Les dérivées partielles existent
donc et sont nulles.
— Continuité : Considérons la suite (un , vn ) = ( n1 , n1 ) qui tend vers (0, 0) quand n → ∞. Le produit
un vn = n12 ̸= 0, donc g(un , vn ) = 1 pour tout n ∈ N∗ . On en déduit : limn→∞ g(un , vn ) = 1 ̸= g(0, 0). La
fonction g n’est donc pas continue en (0, 0).

2. Étude de la fonction h
La fonction h est définie par h(x, y) = g(x2 + y 2 , x2 + y 2 ). Déterminons l’expression explicite de h(x, y) :
— Si (x, y) = (0, 0), alors x2 + y 2 = 0, donc le produit des arguments de g est nul. Ainsi h(0, 0) = g(0, 0) = 0.
— Si (x, y) ̸= (0, 0), alors x2 + y 2 > 0. Le produit des arguments (x2 + y 2 )(x2 + y 2 ) = (x2 + y 2 )2 est strictement
positif (donc non nul). Ainsi h(x, y) = g(x2 + y 2 , x2 + y 2 ) = 1.
On a donc : 
0 si (x, y) = (0, 0)
h(x, y) =
1 si (x, y) ̸= (0, 0)
Dérivée partielle de h en (0, 0) : Calculons le taux d’accroissement selon x :

h(t, 0) − h(0, 0) 1−0 1


= =
t t t
Or, limt→0 1t n’existe pas dans R (limite infinie). Par conséquent, h n’admet pas de dérivée partielle ∂h
∂x (0, 0).
Par symétrie, il en est de même pour ∂h
∂y (0, 0).

Solution de l’exercice 3. Retour à l’énoncé

Calcul des dérivées partielles de f


Soit Φ une primitive de la fonction φ sur R. Puisque φ est continue, Φ est de classe C 1 et l’on a Φ′ (t) = φ(t). Par
définition de l’intégrale, nous pouvons écrire :

f (x, y) = Φ(x + y) − Φ(x − y)

Comme Φ est dérivable, f admet des dérivées partielles par rapport à x et y par composition.
1. Dérivée partielle par rapport à x : En fixant y et en dérivant par rapport à x, nous obtenons :
∂f ∂ ∂
(x, y) = (Φ(x + y)) − (Φ(x − y))
∂x ∂x ∂x
En appliquant la règle de dérivation des fonctions composées :
∂f
(x, y) = 1 · Φ′ (x + y) − 1 · Φ′ (x − y)
∂x
D’où :
∂f
(x, y) = φ(x + y) − φ(x − y)
∂x

[Link] 5/12 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

2. Dérivée partielle par rapport à y : En fixant x et en dérivant par rapport à y, nous obtenons :
∂f ∂ ∂
(x, y) = (Φ(x + y)) − (Φ(x − y))
∂y ∂y ∂y
∂f
(x, y) = 1 · Φ′ (x + y) − (−1) · Φ′ (x − y)
∂y
D’où :
∂f
(x, y) = φ(x + y) + φ(x − y)
∂y
Conclusion : Les dérivées partielles de f sont :
∂f ∂f
(x, y) = φ(x + y) − φ(x − y) et (x, y) = φ(x + y) + φ(x − y)
∂x ∂y

Solution de l’exercice 4. Retour à l’énoncé

Calcul des dérivées de fonctions composées


Soit f une fonction de classe C 1 . On note ∂1 f et ∂2 f les dérivées partielles de f par rapport à sa première et sa
deuxième variable respectivement.
1. Cas g(x, y) = f (y, x) : On utilise la règle de la chaı̂ne pour les fonctions de plusieurs variables :

∂g
(x, y) = 0 · ∂1 f (y, x) + 1 · ∂2 f (y, x) = ∂2 f (y, x)
∂x
∂g
(x, y) = 1 · ∂1 f (y, x) + 0 · ∂2 f (y, x) = ∂1 f (y, x)
∂y
2. Cas g(x) = f (x, x) : Ici g est une fonction d’une seule variable. Sa dérivée totale est :

g ′ (x) = 1 · ∂1 f (x, x) + 1 · ∂2 f (x, x) = ∂1 f (x, x) + ∂2 f (x, x)

3. Cas g(x, y) = f (y, f (x, x)) : Posons h(x) = f (x, x). Alors g(x, y) = f (y, h(x)).
— Par rapport à x :
∂g
(x, y) = 0 · ∂1 f (y, h(x)) + h′ (x) · ∂2 f (y, h(x))
∂x
En remplaçant h′ (x) par le résultat de la question 2 :

∂g 
(x, y) = ∂1 f (x, x) + ∂2 f (x, x) ∂2 f (y, f (x, x))
∂x
— Par rapport à y :
∂g
(x, y) = 1 · ∂1 f (y, h(x)) + 0 · ∂2 f (y, h(x)) = ∂1 f (y, f (x, x))
∂y

4. Cas g(x) = f (x, f (x, x)) : On applique la formule de dérivation d’une composée g(x) = f (u(x), v(x)) avec
u(x) = x et v(x) = f (x, x) :

g ′ (x) = u′ (x)∂1 f (x, f (x, x)) + v ′ (x)∂2 f (x, f (x, x))

g ′ (x) = 1 · ∂1 f (x, f (x, x)) + ∂1 f (x, x) + ∂2 f (x, x) ∂2 f (x, f (x, x))




[Link] 6/12 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

Solution de l’exercice 5. Retour à l’énoncé

Calcul des dérivées partielles de f


La fonction f est définie par f (x, y) = g(xy)
1+y 2 . Comme g est dérivable sur R, le numérateur (x, y) 7→ g(xy) admet des
dérivées partielles par composition. Le dénominateur (x, y) 7→ 1 + y 2 est une fonction polynomiale qui ne s’annule
jamais sur R2 . Ainsi, f admet des dérivées partielles d’ordre 1 sur R2 .
1
1. Dérivée partielle par rapport à x : En fixant y, on dérive par rapport à x. Le terme 1+y 2 est alors
considéré comme une constante :
∂f 1 ∂ 
(x, y) = 2
· g(xy)
∂x 1 + y ∂x
Par la règle de la chaı̂ne, ∂
∂x g(xy) = y · g ′ (xy). D’où :

∂f y g ′ (xy)
(x, y) =
∂x 1 + y2

u ′ u′ v−uv ′

2. Dérivée partielle par rapport à y : On utilise la formule de dérivation d’un quotient v = v2 en
dérivant par rapport à y :
— u(y) = g(xy) =⇒ u′ (y) = x g ′ (xy)
— v(y) = 1 + y 2 =⇒ v ′ (y) = 2y
On obtient :
x g ′ (xy) (1 + y 2 ) − g(xy)(2y)

∂f
(x, y) =
∂y (1 + y 2 )2
Soit, après réécriture :
∂f x(1 + y 2 )g ′ (xy) − 2y g(xy)
(x, y) =
∂y (1 + y 2 )2
Conclusion : Les dérivées partielles de f sont :

∂f y g ′ (xy) ∂f x(1 + y 2 )g ′ (xy) − 2y g(xy)


(x, y) = et (x, y) =
∂x 1 + y2 ∂y (1 + y 2 )2

Solution de l’exercice 6. Retour à l’énoncé

Condition pour que dF(x,y) soit une similitude


La matrice jacobienne de F (x, y) = (f (x, y), 2xy) est donnée par :
 ∂f ∂f 
JF (x, y) = ∂x ∂y
2y 2x
 
c a
Pour qu’une matrice M = soit la matrice d’une similitude, il faut qu’elle soit de l’une des deux formes
d b
suivantes :  
a −b
— cas de similitude directe : M = , avec a2 + b2 ̸= 0 ;
b a
 
a b
— cas de similitude indirecte : M = , avec a2 + b2 ̸= 0.
b −a

[Link] 7/12 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

1. Analyse des deux cas


— Cas 1 (Similitude directe) : (
∂f
∂x = 2x
∂f
∂y = −2y

En intégrant la première équation par rapport à x, on obtient f (x, y) = x2 + h(y). En dérivant par rapport
à y, on a ∂f ′ ′ 2
∂y = h (y). En identifiant avec la deuxième équation, h (y) = −2y =⇒ h(y) = −y + C. D’où
2 2
f (x, y) = x − y + C.
— Cas 2 (Similitude indirecte) : (
∂f
∂x = −2x
∂f
∂y = 2y

Par un raisonnement analogue, on obtient f (x, y) = −x2 + y 2 + C.

2. Conclusion
Pour que dF(x,y) soit une similitude en tout point (x, y) ̸= (0, 0), la condition nécessaire et suffisante est qu’il existe
une constante C ∈ R telle que :

f (x, y) = x2 − y 2 + C ou f (x, y) = y 2 − x2 + C

Solution de l’exercice 7. Retour à l’énoncé

1. Différentiabilité et matrices jacobiennes


— Fonction f : La fonction (x, y) 7→ x2 − y 2 est polynomiale donc de classe C ∞ . Par composition avec la
fonction sin (également C ∞ ), f est différentiable sur R2 . Sa matrice jacobienne Jf (x, y) est une matrice
ligne (1 × 2) :  
Jf (x, y) = ∂f ∂f 2 2 2 2

∂x ∂y = 2x cos(x − y ) −2y cos(x − y )

— Fonction g : Les composantes de g sont des fonctions linéaires, donc g est une application linéaire. g est
donc différentiable en tout point. Sa matrice jacobienne Jg (x, y) est une matrice carrée (2 × 2) :
! 
∂g1 ∂g1 
∂x ∂y 1 1
Jg (x, y) = ∂g2 ∂g2 =
∂x ∂y
1 −1

2. Calcul de d(f ◦ g)(x,y) (u, v)


a) Méthode 1 : Calcul direct de f ◦ g
Pour tout (x, y) ∈ R2 :
(f ◦ g)(x, y) = f (x + y, x − y) = sin (x + y)2 − (x − y)2


En développant l’argument : (x2 + 2xy + y 2 ) − (x2 − 2xy + y 2 ) = 4xy. Ainsi, (f ◦ g)(x, y) = sin(4xy).
La différentielle de cette fonction appliquée au vecteur (u, v) est :

∂(f ◦ g) ∂(f ◦ g)
d(f ◦ g)(x,y) (u, v) = u+ v = 4y cos(4xy)u + 4x cos(4xy)v
∂x ∂y
Soit :
d(f ◦ g)(x,y) (u, v) = 4 cos(4xy)(yu + xv)

[Link] 8/12 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

b) Méthode 2 : Produit des matrices jacobiennes


D’après la règle de la chaı̂ne : Jf ◦g (x, y) = Jf (g(x, y)) × Jg (x, y). Posons (X, Y ) = g(x, y) = (x + y, x − y). On a
X 2 − Y 2 = 4xy. 
Jf (X, Y ) = 2(x + y) cos(4xy) −2(x − y) cos(4xy)
Calculons le produit :  
 1 1
−2(x − y)
Jf ◦g (x, y) = cos(4xy) 2(x + y)
1 −1
 
= cos(4xy) 2x + 2y − 2x + 2y 2x + 2y + 2x − 2y = 4y cos(4xy) 4x cos(4xy)
 
u
L’image du vecteur (u, v) est donnée par le produit matriciel Jf ◦g (x, y) :
v

d(f ◦ g)(x,y) (u, v) = 4y cos(4xy)u + 4x cos(4xy)v = 4 cos(4xy)(yu + xv)

Les deux méthodes aboutissent bien au même résultat.

Solution de l’exercice 8. Retour à l’énoncé

1. Changement de variables polaires


On pose x = ρ cos θ et y = ρ sin θ. La fonction F est définie par F (ρ, θ) = f (ρ cos θ, ρ sin θ). Calculons la dérivée
partielle de F par rapport à ρ en utilisant la règle de la chaı̂ne :
∂F ∂f ∂x ∂f ∂y
= +
∂ρ ∂x ∂ρ ∂y ∂ρ
∂x ∂y
Or, ∂ρ = cos θ et ∂ρ = sin θ. On obtient :

∂F ∂f ∂f
= cos θ + sin θ
∂ρ ∂x ∂y
Multiplions par ρ :
∂F ∂f ∂f ∂f ∂f
ρ = ρ cos θ + ρ sin θ =x +y
∂ρ ∂x ∂y ∂x ∂y
Le membre de gauche de l’équation (E) est donc égal à ρ ∂F
∂ρ .
Le membre de droite de (E) est :
y ρ sin θ
= = tan θ
x ρ cos θ
L’équation (E) devient donc bien :
∂F
ρ (ρ, θ) = tan θ
∂ρ

2. Résolution de l’équation
L’équation obtenue est une équation différentielle en ρ où θ est considéré comme un paramètre :
∂F tan θ
=
∂ρ ρ

En intégrant par rapport à ρ (pour ρ > 0), on obtient :

F (ρ, θ) = tan θ ln(ρ) + C(θ)

où C est une fonction de classe C 1 arbitraire de la variable θ.

[Link] 9/12 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

3. Retour aux variables (x, y)


On exprime le résultat en fonction de x et y sachant que :
— tan θ = xy
p
— ρ = x2 + y 2
— θ = arctan( xy ) (sur un domaine où x > 0)
La solution générale de (E) est donc :
y p 2  y
f (x, y) = ln x + y2 + H
x x
où H est une fonction de classe C 1 arbitraire.

Solution de l’exercice 9. Retour à l’énoncé

1. Quelques propriétés de la fonction F


1. Classe C 2 : La fonction F est une fonction polynomiale, elle est donc de classe C ∞ sur R2 , et a fortiori de
classe C 2 .
Dérivées partielles premières :
∂F ∂f
(x, y) = 2x + y − 3 et (x, y) = x + 2y − 6
∂x ∂y

2. Point critique : Un point (x, y) est critique si et seulement si son gradient est nul :
( ( ( (
2x + y = 3 y = 3 − 2x y = 3 − 2x x0 = 0
⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒
x + 2y = 6 x + 2(3 − 2x) = 6 −3x = 0 y0 = 3

L’unique point critique est donc (x0 , y0 ) = (0, 3).

2. Étude de la nature du point critique


1. Dérivées partielles secondes :

∂2F ∂2F ∂2F


(x, y) = 2, (x, y) = 2, (x, y) = 1
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y

Ces dérivées sont constantes, elles valent donc la même chose en (0, 3).
2. Matrice Hessienne :  
2 1
HF (0, 3) =
1 2
Le déterminant est det(H) = (2 × 2) − (1 × 1) = 3 > 0. Puisque le déterminant est strictement positif, il
2
s’agit d’un extremum local. Comme ∂∂xF2 (0, 3) = 2 > 0, il s’agit d’un minimum local.

3. Étude plus approfondie de l’extremum


1. Changement de variables : Posons u = x et v = y − 3 (soit y = v + 3).

F (u, v + 3) = u2 + u(v + 3) + (v + 3)2 − 3u − 6(v + 3)

= u2 + uv + 3u + v 2 + 6v + 9 − 3u − 6v − 18 = u2 + uv + v 2 − 9
L’égalité est bien vérifiée.

[Link] 10/12 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

3v 2
2. Extremum absolu strict : D’après la remarque, u2 + uv + v 2 = (u + v2 )2 + 4 . Cette expression est une
somme de carrés, elle est donc toujours positive ou nulle :
 v 2 3v 2
F (x, y) = u + + −9
2 4
Le minimum est atteint quand les deux carrés sont nuls : v = 0 =⇒ u = 0, ce qui correspond au point
(x0 , y0 ) = (0, 3). En ce point, F (0, 3) = −9. Pour tout (x, y) ̸= (0, 3), on a F (x, y) > −9. Ainsi, F admet un
minimum absolu strict en (0, 3).

Solution de l’exercice 10. Retour à l’énoncé

1. Étude de l’équation e−x = x


Soit h : x 7→ x − e−x définie sur R.
— Dérivabilité : h est dérivable sur R comme somme de fonctions dérivables, et h′ (x) = 1−(−e−x ) = 1+e−x .
— Monotonie : Pour tout x ∈ R, e−x > 0, donc h′ (x) > 1 > 0. La fonction h est donc strictement croissante
sur R.
— Limites : limx→−∞ h(x) = −∞ (car e−x → +∞) et limx→+∞ h(x) = +∞.
D’après le théorème de la bijection, h réalise une bijection de R sur R. Comme 0 ∈ R, l’équation h(x) = 0 ⇐⇒
e−x = x admet une unique solution sur R, que nous noterons x0 .

2. Recherche du point critique de f


La fonction f est de classe C ∞ sur R2 . Cherchons les points (x, y) tels que ∇f (x, y) = (0, 0) :
(
∂f −x
∂x (x, y) = 2x − 2y − e = 0 (L1 )
∂f
∂y (x, y) = −2x + 4y = 0 (L2 )

D’après (L2 ), on a 2x = 4y, soit x = 2y ou encore y = x2 . Injectons cela dans (L1 ) :


x
2x − 2 − e−x = 0 ⇐⇒ 2x − x − e−x = 0 ⇐⇒ x − e−x = 0
2
x0
D’après la question 1, cette équation admet pour unique solution x = x0 . On en déduit que y = 2 . Le point
critique unique est donc (x0 , y0 ) = (x0 , x20 ).

3. Étude de la nature de l’extremum


Calculons les dérivées partielles secondes :

∂2f ∂2f ∂2f


(x, y) = 2 + e−x , (x, y) = 4, (x, y) = −2
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y

La matrice Hessienne au point (x0 , y0 ) est :

2 + e−x0
 
−2
Hf (x0 , y0 ) =
−2 4

Calculons le déterminant de cette matrice :

det(H) = (2 + e−x0 ) × 4 − (−2)2 = 8 + 4e−x0 − 4 = 4 + 4e−x0

Puisque e−x0 > 0, on a det(H) > 4 > 0. Le déterminant est strictement positif, il s’agit donc d’un extremum local.
2
Comme ∂∂xf2 (x0 , y0 ) = 2 + e−x0 > 0, il s’agit d’un minimum local.

[Link] 11/12 26 février 2026


Calcul différentiel Classe : MP

Solution de l’exercice 11. Retour à l’énoncé

1. Calcul des dérivées partielles de g


1. Classe de g : La fonction (x, y) 7→ xy est de classe C ∞ sur R∗ × R. Comme φ est de classe C 2 sur R, par
composition, g est de classe C 2 sur R∗ × R.
Dérivées premières : En posant t = xy :

∂g y y ∂g 1 y
(x, y) = − 2 φ′ et (x, y) = φ′
∂x x x ∂y x x

2. Dérivées 2secondes :
∂ g 1 ′ y
— Pour ∂y 2 : on dérive xφ (x) par rapport à y :

∂2g 1 1 ′′  y  1 ′′  y 
(x, y) = · φ = φ
∂y 2 x x x x2 x
∂2g
— Pour ∂x2 : on dérive − xy2 φ′ ( xy ) par rapport à x (produit uv) :

∂2g 2y  y   y   y  ′′  y  2y ′  y  y 2 ′′  y 
2
(x, y) = 3 φ′ + − 2 − 2 φ = 3φ + 4φ
∂x x x x x x x x x x

2. Résolution de l’équation différentielle (1 + t2 )x′′ + 2tx′ = t


Posons z = x′ . L’équation devient (1 + t2 )z ′ + 2tz = t. On remarque que le membre de gauche est la dérivée du
produit (1 + t2 )z :
d 
(1 + t2 )z = t

dt
1 t2 C1 1 t2 +1−1 C1 C1 −1/2
En intégrant, on obtient : (1 + t2 )z = 21 t2 + C1 . D’où x′ (t) = 2 1+t2 + 1+t2 = 2 1+t2 + 1+t2 = 1
2 + 1+t2 . En
posant K = C1 − 1/2, on intègre à nouveau :
1
x(t) = t + K arctan(t) + L (K, L ∈ R)
2

3. Lien avec l’équation aux dérivées partielles


1. Somme des dérivées secondes :
∂2g ∂2g y 2 ′′ y2
  
2y 1 1 2y ′
+ = φ (t) + 3 φ′ (t) + 2 φ′′ (t) = 2 ′′
+ 1 φ (t) + φ (t)
∂x2 ∂y 2 x4 x x x x2 x
y y
En remplaçant x par t, l’équation ∆g = x3 devient :

1  2 t
(t + 1)φ′′ (t) + 2tφ′ (t) = 2 ⇐⇒ (1 + t2 )φ′′ (t) + 2tφ′ (t) = t

x 2 x
C’est bien l’équation (1).
2. Expression de φ et g : D’après la question 2 :
t y y
φ(t) = + K arctan(t) + L =⇒ g(x, y) = + K arctan +L
2 2x x

3. Vérification : La fonction φ étant de classe C ∞ , g est bien C 2 . Par construction, elle vérifie l’équation (2).

Fin du corrigé

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