Exercices avec corrigés
Calcul différentiel
Classe : MP
Conforme aux programmes de 2023 des CPGE marocaines et françaises
Date : 26 février 2026
Auteur : Pr. B. Seddoug
[Link] 26 février 2026
Calcul différentiel Classe : MP
Énoncés des exercices
Exercice 1. Soit f : R2 −→ R définie par :
1
(
(x2 + 2y 2 ) sin si x ̸= 0
f (x, y) = x
0 si x=0
Étudier la continuité et la différentiabilité et dérivées partielles de f.
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Exercice 2. Soit g : R2 −→ R définie par
g(u, v) = 0 si uv = 0 et g(u, v) = 1 si uv ̸= 0.
1. Montrer que g admet des dérivées partielles premières en (0, 0) et n’est pas continue en (0, 0).
2. Montrer que la fonction h : R2 −→ R définie par
h(x, y) = g(x2 + y 2 , x2 + y 2 )
n’admet pas de dérivées partielles en (0, 0).
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Z x+y
Exercice 3. Soit φ une fonction continue. Montrer que f : R2 −→ R définie par f (x, y) = φ(t)dt admet des
x−y
dérivées partielles à l’ordre 1 ; les calculer en fonction de φ.
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Exercice 4. Soit f une fonction de classe C 1 sur R2 . Calculer les dérivées des fonctions suivantes :
1. g(x, y) = f (y, x) ; 2. g(x) = f (x, x) ; 3. g(x, y) = f y, f (x, x) ; 4. g(x) = f x, f (x, x) .
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Exercice 5. Soit g : R −→ R une fonction dérivable.
Montrer que f : R2 −→ R définie par
g(xy)
f (x, y) =
1 + y2
admet des dérivées partielles à l’ordre 1. Les calculer en fonction de g et g ′ .
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[Link] 1/12 26 février 2026
Calcul différentiel Classe : MP
Exercice 6. Soit f : R2 −→ R de classe C 1 et F : R2 −→ R2 définie par
F (x, y) = f (x, y), 2xy .
Trouver une condition nécessaire et suffisante sur f pour que dF(x,y) soit une similitude.
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Exercice 7. (Math1 MP CCINP 2017) On définit deux fonctions :
- la fonction f de R2 dans R par f (x, y) = sin(x2 − y 2 ),
- la fonction g de R2 dans R2 par g(x, y) = (x + y, x − y).
1. Justifier que les fonctions f et g sont différentiables en tout vecteur (x, y) ∈ R2 et écrire la matrice jacobienne
de f puis de g en (x, y).
2. Pour (x, y) ∈ R2 , déterminer l’image d’un vecteur (u, v) ∈ R2 par l’application linéaire
d(f ◦ g)((x, y)) en utilisant les deux méthodes suivantes :
(a) en calculant f ◦ g ;
(b) en utilisant le produit de deux matrices jacobiennes.
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Exercice 8. Soit (E) l’équation aux dérivées partielles :
∂f ∂f y
x (x, y) + y (x, y) =
∂x ∂y x
En utilisant un changement de variables polaires, x = ρ cos(θ), y = ρ sin(θ), et la fonction F : (ρ, θ)7−→f (x, y)
Montrer que (E) devient :
∂F
ρ (ρ, θ) = tan(θ).
∂ρ
Résoudre (E).
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Exercice 9. (Math1 MP CNC 2023) On considère la fonction F : R2 −→ R définie par :
∀(x, y) ∈ R2 , F (x, y) = x2 + xy + y 2 − 3x − 6y.
1. Quelques propriétés de la fonction F
(a) Justifier que la fonction F est de classe C 2 sur R2 et calculer ses dérivées partielles premières en tout
point de R2 .
(b) Montrer que la fonction F admet un unique point critique (x0 , y0 ) ∈ R2 et le déterminer.
2. Étude de la nature du point critique (x0 , y0 )
(a) Calculer les dérivées partielles secondes de F au point (x0 , y0 ).
(b) À l’aide de la matrice Hessienne, montrer que la fonction F présente un extremum local au point (x0 , y0 ).
Est-ce un minimum ou un maximum local ?
3. Étude plus approfondie de l’extremum en question
(a) Soit (x, y) ∈ R2 ; on pose u = x et v = y − 3. Vérifier que F (x, y) = u2 + uv + v 2 − 9.
[Link] 2/12 26 février 2026
Calcul différentiel Classe : MP
(b) Montrer qu’en fait la fonction F présente un extremum absolu strict au point (x0 , y0 ).
On pourra remarquer que
v 2 3v 2
∀(u, v) ∈ R2 , u2 + uv + v 2 = u + +
2 4
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Exercice 10. (Math1 MP CCINP 2023) On définit la fonction f : (x, y) 7→ x2 − 2xy + 2y 2 + e−x sur R2 .
1. Établir que l’équation e−x = x admet une unique solution sur R.
2. Démontrer que f possède un unique point critique (x0 , y0 ) ∈ R2 .
3. À laide de la matrice hessienne, démontrer que f admet un extremum local en (x0 , y0 ). Est-ce un minimum
ou un maximum ?
Voir la solution
2 ∗
y MP CNC 2009)Soit φ une fonction de classe C sur R; on définit la fonction g sur R × R
Exercice 11. (Math1
par g(x, y) = φ .
x
1. (a) Justifier que g est de classe C 2 sur R∗ × R et calculer ses dérivées partielles premières en fonction de φ′ .
∂2g ∂2g
(b) Calculer les dérivées partielles secondes 2
et en fonction de φ′ et φ′′ .
∂x ∂y 2
2. Déterminer sur R les solutions de l’équation différentielle
(1 + t2 )x′′ + 2tx′ = t. (1)
3. On veut déterminer les fonctions φ pour lesquelles g vérifie l’équation aux dérivées partielles
∂2g ∂2g y
2
(x, y) + 2
(x, y) = 3 (x, y) ∈ R∗ × R. (2)
∂x ∂y x
(a) Montrer que si g vérifie (2) alors φ vérifie (1).
(b) En déduire l’expression de φ puis celle de g.
(c) Vérifier que les fonctions trouvées ci-dessus sont effectivement des solutions de (2)
Voir la solution
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Calcul différentiel Page 4
Solutions des exercices
Solution de l’exercice 1. Retour à l’énoncé
1. Continuité
— Sur D1 = R∗ × R : f est continue comme produit et composée de fonctions usuelles continues.
— En (0, 0) : Soit (x, y) → (0, 0) avec x ̸= 0. On a :
|f (x, y)| = |x2 + 2y 2 | · | sin(1/x)| ≤ |x2 + 2y 2 |
Or, lim(x,y)→(0,0) (x2 + 2y 2 ) = 0, alors lim(x,y)→(0,0) f (x, y) = 0 = f (0, 0). f est continue en (0,0).
1
— En (0, y0 ), avec y0 ̸= 0 : si on prend xn = π/2+2nπ , on a (x, y) → (0, y0 ) mais
f (xn , y0 ) = x2n + 2y02 → 2y02 ̸= 0
donc f (xn , y0 ) ne converge pas vers f (0, y0 ) = 0
Conclusion : f est continue sur R∗ × R ∪ {(0, 0)}.
2. Dérivées partielles
— Sur D1 = R∗ × R : f est de classe C 1 par calcul direct :
x2 + 2y 2
∂f 1 1 ∂f 1
(x, y) = 2x sin − cos , (x, y) = 4y sin
∂x x x2 x ∂y x
donc les dérivées partielles existent et sont continues sur D1 , par suite f est de classe C 1 et en particulier
différentiable sur D1 .
— En (0, 0) :
∂f f (h, 0) − f (0, 0) h2 sin(1/h)
(0, 0) = lim = lim = lim h sin(1/h) = 0
∂x h→0 h h→0 h h→0
∂f f (0, k) − f (0, 0) 0−0
(0, 0) = lim = lim =0
∂y k→0 k k→0 k
Les dérivées partielles existent en (0, 0) et ∇f (0, 0) = (0, 0).
3. Différentiabilité en (0, 0)
f est différentiable en (0, 0) si et seulement si :
|f (h, k) − f (0, 0) − ⟨∇f (0, 0), (h, k)⟩|
lim √ =0
(h,k)→(0,0) h2 + k 2
On étudie le rapport :
(h2 + 2k 2 ) sin(1/h)
ϵ(h, k) = √ (pour h ̸= 0)
h2 + k 2
On a la majoration :
h2 + 2k 2 2(h2 + k 2 ) p
|ϵ(h, k)| ≤ √ ≤ √ = 2 h2 + k 2
h2 + k 2 h2 + k 2
√
Comme lim(h,k)→(0,0) 2 h2 + k 2 = 0, alors lim(h,k)→(0,0) ϵ(h, k) = 0.
Conclusion : f est différentiable en (0, 0). Notez cependant qu’elle n’est pas C 1 en (0, 0) car les dérivées
partielles n’y sont pas continues.
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Solution de l’exercice 2. Retour à l’énoncé
1. Dérivées partielles et continuité de g en (0, 0)
— Dérivées partielles : On utilise la définition par le taux d’accroissement :
∂g g(t, 0) − g(0, 0)
(0, 0) = lim
∂u t→0 t
∂g
D’après la définition de g, puisque le produit t · 0 = 0, on a g(t, 0) = 0 et g(0, 0) = 0. D’où : ∂u (0, 0) =
0−0 ∂g
limt→0 t = 0. Par symétrie (car uv = vu), on a également ∂v (0, 0) = 0. Les dérivées partielles existent
donc et sont nulles.
— Continuité : Considérons la suite (un , vn ) = ( n1 , n1 ) qui tend vers (0, 0) quand n → ∞. Le produit
un vn = n12 ̸= 0, donc g(un , vn ) = 1 pour tout n ∈ N∗ . On en déduit : limn→∞ g(un , vn ) = 1 ̸= g(0, 0). La
fonction g n’est donc pas continue en (0, 0).
2. Étude de la fonction h
La fonction h est définie par h(x, y) = g(x2 + y 2 , x2 + y 2 ). Déterminons l’expression explicite de h(x, y) :
— Si (x, y) = (0, 0), alors x2 + y 2 = 0, donc le produit des arguments de g est nul. Ainsi h(0, 0) = g(0, 0) = 0.
— Si (x, y) ̸= (0, 0), alors x2 + y 2 > 0. Le produit des arguments (x2 + y 2 )(x2 + y 2 ) = (x2 + y 2 )2 est strictement
positif (donc non nul). Ainsi h(x, y) = g(x2 + y 2 , x2 + y 2 ) = 1.
On a donc :
0 si (x, y) = (0, 0)
h(x, y) =
1 si (x, y) ̸= (0, 0)
Dérivée partielle de h en (0, 0) : Calculons le taux d’accroissement selon x :
h(t, 0) − h(0, 0) 1−0 1
= =
t t t
Or, limt→0 1t n’existe pas dans R (limite infinie). Par conséquent, h n’admet pas de dérivée partielle ∂h
∂x (0, 0).
Par symétrie, il en est de même pour ∂h
∂y (0, 0).
Solution de l’exercice 3. Retour à l’énoncé
Calcul des dérivées partielles de f
Soit Φ une primitive de la fonction φ sur R. Puisque φ est continue, Φ est de classe C 1 et l’on a Φ′ (t) = φ(t). Par
définition de l’intégrale, nous pouvons écrire :
f (x, y) = Φ(x + y) − Φ(x − y)
Comme Φ est dérivable, f admet des dérivées partielles par rapport à x et y par composition.
1. Dérivée partielle par rapport à x : En fixant y et en dérivant par rapport à x, nous obtenons :
∂f ∂ ∂
(x, y) = (Φ(x + y)) − (Φ(x − y))
∂x ∂x ∂x
En appliquant la règle de dérivation des fonctions composées :
∂f
(x, y) = 1 · Φ′ (x + y) − 1 · Φ′ (x − y)
∂x
D’où :
∂f
(x, y) = φ(x + y) − φ(x − y)
∂x
[Link] 5/12 26 février 2026
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2. Dérivée partielle par rapport à y : En fixant x et en dérivant par rapport à y, nous obtenons :
∂f ∂ ∂
(x, y) = (Φ(x + y)) − (Φ(x − y))
∂y ∂y ∂y
∂f
(x, y) = 1 · Φ′ (x + y) − (−1) · Φ′ (x − y)
∂y
D’où :
∂f
(x, y) = φ(x + y) + φ(x − y)
∂y
Conclusion : Les dérivées partielles de f sont :
∂f ∂f
(x, y) = φ(x + y) − φ(x − y) et (x, y) = φ(x + y) + φ(x − y)
∂x ∂y
Solution de l’exercice 4. Retour à l’énoncé
Calcul des dérivées de fonctions composées
Soit f une fonction de classe C 1 . On note ∂1 f et ∂2 f les dérivées partielles de f par rapport à sa première et sa
deuxième variable respectivement.
1. Cas g(x, y) = f (y, x) : On utilise la règle de la chaı̂ne pour les fonctions de plusieurs variables :
∂g
(x, y) = 0 · ∂1 f (y, x) + 1 · ∂2 f (y, x) = ∂2 f (y, x)
∂x
∂g
(x, y) = 1 · ∂1 f (y, x) + 0 · ∂2 f (y, x) = ∂1 f (y, x)
∂y
2. Cas g(x) = f (x, x) : Ici g est une fonction d’une seule variable. Sa dérivée totale est :
g ′ (x) = 1 · ∂1 f (x, x) + 1 · ∂2 f (x, x) = ∂1 f (x, x) + ∂2 f (x, x)
3. Cas g(x, y) = f (y, f (x, x)) : Posons h(x) = f (x, x). Alors g(x, y) = f (y, h(x)).
— Par rapport à x :
∂g
(x, y) = 0 · ∂1 f (y, h(x)) + h′ (x) · ∂2 f (y, h(x))
∂x
En remplaçant h′ (x) par le résultat de la question 2 :
∂g
(x, y) = ∂1 f (x, x) + ∂2 f (x, x) ∂2 f (y, f (x, x))
∂x
— Par rapport à y :
∂g
(x, y) = 1 · ∂1 f (y, h(x)) + 0 · ∂2 f (y, h(x)) = ∂1 f (y, f (x, x))
∂y
4. Cas g(x) = f (x, f (x, x)) : On applique la formule de dérivation d’une composée g(x) = f (u(x), v(x)) avec
u(x) = x et v(x) = f (x, x) :
g ′ (x) = u′ (x)∂1 f (x, f (x, x)) + v ′ (x)∂2 f (x, f (x, x))
g ′ (x) = 1 · ∂1 f (x, f (x, x)) + ∂1 f (x, x) + ∂2 f (x, x) ∂2 f (x, f (x, x))
[Link] 6/12 26 février 2026
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Solution de l’exercice 5. Retour à l’énoncé
Calcul des dérivées partielles de f
La fonction f est définie par f (x, y) = g(xy)
1+y 2 . Comme g est dérivable sur R, le numérateur (x, y) 7→ g(xy) admet des
dérivées partielles par composition. Le dénominateur (x, y) 7→ 1 + y 2 est une fonction polynomiale qui ne s’annule
jamais sur R2 . Ainsi, f admet des dérivées partielles d’ordre 1 sur R2 .
1
1. Dérivée partielle par rapport à x : En fixant y, on dérive par rapport à x. Le terme 1+y 2 est alors
considéré comme une constante :
∂f 1 ∂
(x, y) = 2
· g(xy)
∂x 1 + y ∂x
Par la règle de la chaı̂ne, ∂
∂x g(xy) = y · g ′ (xy). D’où :
∂f y g ′ (xy)
(x, y) =
∂x 1 + y2
u ′ u′ v−uv ′
2. Dérivée partielle par rapport à y : On utilise la formule de dérivation d’un quotient v = v2 en
dérivant par rapport à y :
— u(y) = g(xy) =⇒ u′ (y) = x g ′ (xy)
— v(y) = 1 + y 2 =⇒ v ′ (y) = 2y
On obtient :
x g ′ (xy) (1 + y 2 ) − g(xy)(2y)
∂f
(x, y) =
∂y (1 + y 2 )2
Soit, après réécriture :
∂f x(1 + y 2 )g ′ (xy) − 2y g(xy)
(x, y) =
∂y (1 + y 2 )2
Conclusion : Les dérivées partielles de f sont :
∂f y g ′ (xy) ∂f x(1 + y 2 )g ′ (xy) − 2y g(xy)
(x, y) = et (x, y) =
∂x 1 + y2 ∂y (1 + y 2 )2
Solution de l’exercice 6. Retour à l’énoncé
Condition pour que dF(x,y) soit une similitude
La matrice jacobienne de F (x, y) = (f (x, y), 2xy) est donnée par :
∂f ∂f
JF (x, y) = ∂x ∂y
2y 2x
c a
Pour qu’une matrice M = soit la matrice d’une similitude, il faut qu’elle soit de l’une des deux formes
d b
suivantes :
a −b
— cas de similitude directe : M = , avec a2 + b2 ̸= 0 ;
b a
a b
— cas de similitude indirecte : M = , avec a2 + b2 ̸= 0.
b −a
[Link] 7/12 26 février 2026
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1. Analyse des deux cas
— Cas 1 (Similitude directe) : (
∂f
∂x = 2x
∂f
∂y = −2y
En intégrant la première équation par rapport à x, on obtient f (x, y) = x2 + h(y). En dérivant par rapport
à y, on a ∂f ′ ′ 2
∂y = h (y). En identifiant avec la deuxième équation, h (y) = −2y =⇒ h(y) = −y + C. D’où
2 2
f (x, y) = x − y + C.
— Cas 2 (Similitude indirecte) : (
∂f
∂x = −2x
∂f
∂y = 2y
Par un raisonnement analogue, on obtient f (x, y) = −x2 + y 2 + C.
2. Conclusion
Pour que dF(x,y) soit une similitude en tout point (x, y) ̸= (0, 0), la condition nécessaire et suffisante est qu’il existe
une constante C ∈ R telle que :
f (x, y) = x2 − y 2 + C ou f (x, y) = y 2 − x2 + C
Solution de l’exercice 7. Retour à l’énoncé
1. Différentiabilité et matrices jacobiennes
— Fonction f : La fonction (x, y) 7→ x2 − y 2 est polynomiale donc de classe C ∞ . Par composition avec la
fonction sin (également C ∞ ), f est différentiable sur R2 . Sa matrice jacobienne Jf (x, y) est une matrice
ligne (1 × 2) :
Jf (x, y) = ∂f ∂f 2 2 2 2
∂x ∂y = 2x cos(x − y ) −2y cos(x − y )
— Fonction g : Les composantes de g sont des fonctions linéaires, donc g est une application linéaire. g est
donc différentiable en tout point. Sa matrice jacobienne Jg (x, y) est une matrice carrée (2 × 2) :
!
∂g1 ∂g1
∂x ∂y 1 1
Jg (x, y) = ∂g2 ∂g2 =
∂x ∂y
1 −1
2. Calcul de d(f ◦ g)(x,y) (u, v)
a) Méthode 1 : Calcul direct de f ◦ g
Pour tout (x, y) ∈ R2 :
(f ◦ g)(x, y) = f (x + y, x − y) = sin (x + y)2 − (x − y)2
En développant l’argument : (x2 + 2xy + y 2 ) − (x2 − 2xy + y 2 ) = 4xy. Ainsi, (f ◦ g)(x, y) = sin(4xy).
La différentielle de cette fonction appliquée au vecteur (u, v) est :
∂(f ◦ g) ∂(f ◦ g)
d(f ◦ g)(x,y) (u, v) = u+ v = 4y cos(4xy)u + 4x cos(4xy)v
∂x ∂y
Soit :
d(f ◦ g)(x,y) (u, v) = 4 cos(4xy)(yu + xv)
[Link] 8/12 26 février 2026
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b) Méthode 2 : Produit des matrices jacobiennes
D’après la règle de la chaı̂ne : Jf ◦g (x, y) = Jf (g(x, y)) × Jg (x, y). Posons (X, Y ) = g(x, y) = (x + y, x − y). On a
X 2 − Y 2 = 4xy.
Jf (X, Y ) = 2(x + y) cos(4xy) −2(x − y) cos(4xy)
Calculons le produit :
1 1
−2(x − y)
Jf ◦g (x, y) = cos(4xy) 2(x + y)
1 −1
= cos(4xy) 2x + 2y − 2x + 2y 2x + 2y + 2x − 2y = 4y cos(4xy) 4x cos(4xy)
u
L’image du vecteur (u, v) est donnée par le produit matriciel Jf ◦g (x, y) :
v
d(f ◦ g)(x,y) (u, v) = 4y cos(4xy)u + 4x cos(4xy)v = 4 cos(4xy)(yu + xv)
Les deux méthodes aboutissent bien au même résultat.
Solution de l’exercice 8. Retour à l’énoncé
1. Changement de variables polaires
On pose x = ρ cos θ et y = ρ sin θ. La fonction F est définie par F (ρ, θ) = f (ρ cos θ, ρ sin θ). Calculons la dérivée
partielle de F par rapport à ρ en utilisant la règle de la chaı̂ne :
∂F ∂f ∂x ∂f ∂y
= +
∂ρ ∂x ∂ρ ∂y ∂ρ
∂x ∂y
Or, ∂ρ = cos θ et ∂ρ = sin θ. On obtient :
∂F ∂f ∂f
= cos θ + sin θ
∂ρ ∂x ∂y
Multiplions par ρ :
∂F ∂f ∂f ∂f ∂f
ρ = ρ cos θ + ρ sin θ =x +y
∂ρ ∂x ∂y ∂x ∂y
Le membre de gauche de l’équation (E) est donc égal à ρ ∂F
∂ρ .
Le membre de droite de (E) est :
y ρ sin θ
= = tan θ
x ρ cos θ
L’équation (E) devient donc bien :
∂F
ρ (ρ, θ) = tan θ
∂ρ
2. Résolution de l’équation
L’équation obtenue est une équation différentielle en ρ où θ est considéré comme un paramètre :
∂F tan θ
=
∂ρ ρ
En intégrant par rapport à ρ (pour ρ > 0), on obtient :
F (ρ, θ) = tan θ ln(ρ) + C(θ)
où C est une fonction de classe C 1 arbitraire de la variable θ.
[Link] 9/12 26 février 2026
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3. Retour aux variables (x, y)
On exprime le résultat en fonction de x et y sachant que :
— tan θ = xy
p
— ρ = x2 + y 2
— θ = arctan( xy ) (sur un domaine où x > 0)
La solution générale de (E) est donc :
y p 2 y
f (x, y) = ln x + y2 + H
x x
où H est une fonction de classe C 1 arbitraire.
Solution de l’exercice 9. Retour à l’énoncé
1. Quelques propriétés de la fonction F
1. Classe C 2 : La fonction F est une fonction polynomiale, elle est donc de classe C ∞ sur R2 , et a fortiori de
classe C 2 .
Dérivées partielles premières :
∂F ∂f
(x, y) = 2x + y − 3 et (x, y) = x + 2y − 6
∂x ∂y
2. Point critique : Un point (x, y) est critique si et seulement si son gradient est nul :
( ( ( (
2x + y = 3 y = 3 − 2x y = 3 − 2x x0 = 0
⇐⇒ ⇐⇒ ⇐⇒
x + 2y = 6 x + 2(3 − 2x) = 6 −3x = 0 y0 = 3
L’unique point critique est donc (x0 , y0 ) = (0, 3).
2. Étude de la nature du point critique
1. Dérivées partielles secondes :
∂2F ∂2F ∂2F
(x, y) = 2, (x, y) = 2, (x, y) = 1
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
Ces dérivées sont constantes, elles valent donc la même chose en (0, 3).
2. Matrice Hessienne :
2 1
HF (0, 3) =
1 2
Le déterminant est det(H) = (2 × 2) − (1 × 1) = 3 > 0. Puisque le déterminant est strictement positif, il
2
s’agit d’un extremum local. Comme ∂∂xF2 (0, 3) = 2 > 0, il s’agit d’un minimum local.
3. Étude plus approfondie de l’extremum
1. Changement de variables : Posons u = x et v = y − 3 (soit y = v + 3).
F (u, v + 3) = u2 + u(v + 3) + (v + 3)2 − 3u − 6(v + 3)
= u2 + uv + 3u + v 2 + 6v + 9 − 3u − 6v − 18 = u2 + uv + v 2 − 9
L’égalité est bien vérifiée.
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3v 2
2. Extremum absolu strict : D’après la remarque, u2 + uv + v 2 = (u + v2 )2 + 4 . Cette expression est une
somme de carrés, elle est donc toujours positive ou nulle :
v 2 3v 2
F (x, y) = u + + −9
2 4
Le minimum est atteint quand les deux carrés sont nuls : v = 0 =⇒ u = 0, ce qui correspond au point
(x0 , y0 ) = (0, 3). En ce point, F (0, 3) = −9. Pour tout (x, y) ̸= (0, 3), on a F (x, y) > −9. Ainsi, F admet un
minimum absolu strict en (0, 3).
Solution de l’exercice 10. Retour à l’énoncé
1. Étude de l’équation e−x = x
Soit h : x 7→ x − e−x définie sur R.
— Dérivabilité : h est dérivable sur R comme somme de fonctions dérivables, et h′ (x) = 1−(−e−x ) = 1+e−x .
— Monotonie : Pour tout x ∈ R, e−x > 0, donc h′ (x) > 1 > 0. La fonction h est donc strictement croissante
sur R.
— Limites : limx→−∞ h(x) = −∞ (car e−x → +∞) et limx→+∞ h(x) = +∞.
D’après le théorème de la bijection, h réalise une bijection de R sur R. Comme 0 ∈ R, l’équation h(x) = 0 ⇐⇒
e−x = x admet une unique solution sur R, que nous noterons x0 .
2. Recherche du point critique de f
La fonction f est de classe C ∞ sur R2 . Cherchons les points (x, y) tels que ∇f (x, y) = (0, 0) :
(
∂f −x
∂x (x, y) = 2x − 2y − e = 0 (L1 )
∂f
∂y (x, y) = −2x + 4y = 0 (L2 )
D’après (L2 ), on a 2x = 4y, soit x = 2y ou encore y = x2 . Injectons cela dans (L1 ) :
x
2x − 2 − e−x = 0 ⇐⇒ 2x − x − e−x = 0 ⇐⇒ x − e−x = 0
2
x0
D’après la question 1, cette équation admet pour unique solution x = x0 . On en déduit que y = 2 . Le point
critique unique est donc (x0 , y0 ) = (x0 , x20 ).
3. Étude de la nature de l’extremum
Calculons les dérivées partielles secondes :
∂2f ∂2f ∂2f
(x, y) = 2 + e−x , (x, y) = 4, (x, y) = −2
∂x2 ∂y 2 ∂x∂y
La matrice Hessienne au point (x0 , y0 ) est :
2 + e−x0
−2
Hf (x0 , y0 ) =
−2 4
Calculons le déterminant de cette matrice :
det(H) = (2 + e−x0 ) × 4 − (−2)2 = 8 + 4e−x0 − 4 = 4 + 4e−x0
Puisque e−x0 > 0, on a det(H) > 4 > 0. Le déterminant est strictement positif, il s’agit donc d’un extremum local.
2
Comme ∂∂xf2 (x0 , y0 ) = 2 + e−x0 > 0, il s’agit d’un minimum local.
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Solution de l’exercice 11. Retour à l’énoncé
1. Calcul des dérivées partielles de g
1. Classe de g : La fonction (x, y) 7→ xy est de classe C ∞ sur R∗ × R. Comme φ est de classe C 2 sur R, par
composition, g est de classe C 2 sur R∗ × R.
Dérivées premières : En posant t = xy :
∂g y y ∂g 1 y
(x, y) = − 2 φ′ et (x, y) = φ′
∂x x x ∂y x x
2. Dérivées 2secondes :
∂ g 1 ′ y
— Pour ∂y 2 : on dérive xφ (x) par rapport à y :
∂2g 1 1 ′′ y 1 ′′ y
(x, y) = · φ = φ
∂y 2 x x x x2 x
∂2g
— Pour ∂x2 : on dérive − xy2 φ′ ( xy ) par rapport à x (produit uv) :
∂2g 2y y y y ′′ y 2y ′ y y 2 ′′ y
2
(x, y) = 3 φ′ + − 2 − 2 φ = 3φ + 4φ
∂x x x x x x x x x x
2. Résolution de l’équation différentielle (1 + t2 )x′′ + 2tx′ = t
Posons z = x′ . L’équation devient (1 + t2 )z ′ + 2tz = t. On remarque que le membre de gauche est la dérivée du
produit (1 + t2 )z :
d
(1 + t2 )z = t
dt
1 t2 C1 1 t2 +1−1 C1 C1 −1/2
En intégrant, on obtient : (1 + t2 )z = 21 t2 + C1 . D’où x′ (t) = 2 1+t2 + 1+t2 = 2 1+t2 + 1+t2 = 1
2 + 1+t2 . En
posant K = C1 − 1/2, on intègre à nouveau :
1
x(t) = t + K arctan(t) + L (K, L ∈ R)
2
3. Lien avec l’équation aux dérivées partielles
1. Somme des dérivées secondes :
∂2g ∂2g y 2 ′′ y2
2y 1 1 2y ′
+ = φ (t) + 3 φ′ (t) + 2 φ′′ (t) = 2 ′′
+ 1 φ (t) + φ (t)
∂x2 ∂y 2 x4 x x x x2 x
y y
En remplaçant x par t, l’équation ∆g = x3 devient :
1 2 t
(t + 1)φ′′ (t) + 2tφ′ (t) = 2 ⇐⇒ (1 + t2 )φ′′ (t) + 2tφ′ (t) = t
x 2 x
C’est bien l’équation (1).
2. Expression de φ et g : D’après la question 2 :
t y y
φ(t) = + K arctan(t) + L =⇒ g(x, y) = + K arctan +L
2 2x x
3. Vérification : La fonction φ étant de classe C ∞ , g est bien C 2 . Par construction, elle vérifie l’équation (2).
Fin du corrigé
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