UE9
Infectiologie
Pr
Bretagne
Jeudi
8
Février
Ronéotypeur
:
Laure
Catel
Ronéoficheur
:
Julie
Guyot
Cours
n°23
:
Helminthes
Le
professeur
a
insisté
sur
le
fait
de
bien
connaître
les
différents
cycles,
les
différentes
espèces
puis
les
projets
de
prévention/traitement
mondiaux
mis
en
place
par
l’OMS.
Les
traitements
individuels
de
chaque
vers
ne
sont
pas
à
connaître.
1
PLAN
I
Nématodes
A/
Tricocéphale
B/
Oxyurose
C/
Ascaris
D/
Larva
migrans
E/Ankylostomes
F/
Larva
migrans
cutanée
G/
Anguillulose
II
Plathelminthe
A/
Taenia
saginata
B/Taenia
solium
C/Echinococcus
granulosus
D/
Schistosomoses
a) Bilharrzioses
b) Schistosomiases
et
géohelminthes
E/
Onchocercose
F/Dracunculose
(ver
de
Guinée)
G/
Filariose
lymphatique
H/
Principes
de
la
prévention
individuelle
et
collective
2
Le
mot
Helminthes
est
synonyme
de
vers.
Il
S’agit
de
distinguer
les
vers
ronds
appelé
Nématodes
(dont
la
forme
teania
est
la
plus
fréquente)
des
vers
plats
:
les
Plathelminthes.
Il
s’agit
de
bien
comprendre
les
différents
cycles
tout
en
intégrant
que
le
tube
digestif
correspond
a
du
milieu
extérieur.
I
Les
nématode
A/
Le
triocéphale
3
à
cm
de
long
-‐ Cycle
:
le
nématode
vit
dans
le
milieu
extérieur
(le
sol)
puis
est
ingéré
par
des
herbivores.
Ils
ont
alors
deux
devenir,
la
majorité
meurent
détruits
par
les
sucs
gastriques,
tandis
qu’une
minorité
survit
:
élimination
des
œufs
dans
le
milieu
extérieur
au
travers
les
selles
puis
maturation
et
le
cycle
recommence.
-‐ En
terme
d’épidémiologie
:
on
voit
que
la
parasitose
nécessite
pour
se
propager
la
contamination
de
l’environnement
par
les
selles
humaines
(donc
dépend
de
l’hygiène
fécale)
et
conditions
du
milieu
extérieur
:
une
température
supérieur
à
20°C.
à
Elle
se
développe
dont
dans
des
pays
tropicaux
à
hygiène
réduite.
-‐
Prévention
:
mesures
d’hygiène
(se
laver
les
mains…)
3
Diagnostic
:
La
découverte
de
cette
parasitose
est
souvent
fortuite
sur
examen
parisologique
des
selles
(œufs).
Il
n’y
a
pas
d’hyperéosinophilie
sanguine
car
pas
de
contact
tissulaire
(reste
dans
le
milieu
extérieur).
Le
tricocéphale
est
très
fréquent
avec
d’autre
parasitoses
qui
possèdent
le
même
cyle
(dépendant
de
la
température
et
des
selles)
ce
qui
implique
leur
recherche
B/Oxyurose
Visible
à
l’œil
nu
-‐ Cycle
:
Dès
l’élimination
des
œufs
embryonnés,
le
parasite
devient
infectant
(pas
besoins
de
maturation
dans
le
milieu
extérieur).
La
contamination
se
fait
par
manuportage,
puis
ingestion
et
passage
dans
le
tube
digestif.
Il
s’agit
d’un
vers
très
fréquent.
-‐ La
contamination
est
donc
liée
à
l’hygiène
de
l’individu
(hygiène
douteuse/enfant)
mais
pas
à
l’environnement.
-‐ à
Parasitose
cosmopolite
qui
ne
se
limite
pas
aux
pays
tropicaux.
Le
diagnostic
:
Il
est
clinique
:
la
femelle
pond
des
œufs
sur
la
marge
anale
ce
qui
entraine
un
prurit.
La
parasitose
des
selles
est
inutile.
Il
y
a
une
absence
d’hyperéosinophilie
sanguine
(pas
de
contact
tissulaire).
On
utilise
un
test
cellophane
adhésive
pour
mettre
en
évidence
les
œufs
embryonnés
ou
l’on
peut
visualiser
directement
les
vers
sur
les
selles
ou
sur
la
marge
annale.
Contamination
facile
surtout
chez
les
enfants
en
collectivité.
On
va
donc,
comme
souvent
dans
les
parasitoses
rechercher
la
présence
d’autres
cas
dans
l’entourage.
NB
:
Chaque
espèce/mammifère
possède
un
nématode
spécifique
adaptée
à
sa
taille.
C
/Ascaris
20cm
-‐ Cycle
:
Maturation
des
œufs
dans
le
milieu
extérieur
puis
ingestion.
Les
femelles
pondent
dans
l’organisme
:
les
œufs
traversent
la
paroi
intestinale
(contact
tissulaire)
:
migration
des
larves
dans
l’organisme
jusqu’aux
poumons
où
elles
passent
du
sang
aux
alvéoles
pour
être
déglutis
dans
le
tube
digestion
puis
élimination
des
œufs.
4
`
-‐
La
contamination
dépend
donc
de
l’hygiène
fécale
et
de
l’attitude
des
gens
(lavage
des
mains)
+
milieu
extérieur
donc
parasitose
des
pays
tropicaux
+
migration
tissulaire
donc
mise
en
jeu
des
éosinophiles.
Le
diagnostic
:
Il
dépend
du
timing
puisqu’il
existe
deux
phases
dans
la
contamination
:
• La
phase
d’invasion
(migration
tissulaire)
où
l’on
retrouve
une
hyperéosinophilie
+
signes
pulmonaires.
La
parasitose
des
selles
est
inutile.
• La
phase
d’état
:
qui
correspond
à
l’extériorisation
des
vers
adultes.
On
a
pas
d’hyperéosiniphilie
et
le
diagnostic
se
fait
sur
une
parasitologie
des
selles
avec
présence
d’œufs.
Il
s’agit
dans
un
vers
très
mobile
dans
le
tube
digestif
qui
peut
entrainer
des
efforts
de
vomissements.
L’endémie
ascaris
dans
les
pays
tropicaux
concernant
3
à
5
milliards
de
personnes
pour
lesquelles
en
cas
de
nécessité,
on
traite
le
vers
avant
une
opération
chirurgicale.
Il
peut
entrainer
des
péritonites
et
des
pancréatites
donc
prévention
ces
pays
la.
D/Larva
migran
-‐ Cycle
:
Suite
à
la
migration
larvaire,
le
ver
se
rend
compte
qu’il
ne
s’agit
du
bon
hôte
et
meurt
ce
qui
produit
une
réaction
inflammatoire.
Il
n’y
a
donc
pas
de
retour
dans
l’œsophage.
Il
s’agit
des
ascaris
de
chien
et
de
chat
(Toxocara
canis/catis)
qui
rentrent
chez
l’homme
par
voie
orale
commencent
à
migrer
(TD
à
poumons)
5
Le
diagnostic
:
On
parle
ici
de
migration
tissulaire
avortée
chez
l’homme
qui
donnera
une
hyperéosinophilie
d’ou
un
diagnostic
non
pas
avec
une
parasitologie
de
selles
mais
sérologiques.
La
dangerosité
dépend
du
lieu
où
les
larves
vont
mourir
:
pas
de
problème
particulier
si
elles
meurent
dans
les
poumons
ou
le
foie
(enlever
quelques
hépatocytes
sur
des
milliers
ne
changera
pas
grand
chose),
c
‘est
plus
embêtant
si
c’est
au
niveau
de
l’œil.
-‐ Répartition
géographique
:
partout
où
on
trouve
des
chiens
et
des
chats.
-‐ Prévention
:
interdire
l’accès
des
bacs
à
sable
aux
chiens
et
aux
chats.
-‐ Traitement
:
aucun
en
particulier
puisque
les
larves
finissent
par
mourir
à
Evidemment
recherche
des
cas
dans
l’entourage.
E/
Ankylostomes
5
à
11mm
-‐ Cycle
:
Ici
l’ingestion
n’est
pas
le
mode
de
contamination
mais
le
passage
transcutané
à
migration
larvaire
jusqu’aux
poumonsà
osoephageà
les
œufs
deviennent
adultes,
les
femelles
pondent
à
élimination
des
œufs
non
embryonnésà
Maturation
des
œufs
pour
donner
des
larves
dans
le
milieu
extérieur.
-‐ On
a
donc
ici
comme
facteur
de
risque
l’hygiène
fécale,
comme
répartition
géographique
les
pays
tropicaux
(puisqu’implication
du
milieu
extérieur
à
température
suffisante
à
la
survie
des
œufs)
et
une
contamination
à
traves
la
peau.
-‐ Prévention
:
éviter
de
marcher
pied
nu
dans
les
pays
à
risque.
Le
diagnostique
dépend
du
timing
:
• Durant
la
phase
d’invasion
:
Hyperéosinophilie
+
signes
pulmonaires
et
parasitologie
des
selles
négatives
• Durant
la
phase
d’état
:
parasitologie
des
selles
positives
(œufs)
+
absence
d’hyperéosinophilie
sanguine
6
NB
:
Les
ankylosotomes
entrainent
des
saignements
au
niveau
du
duodénum.
Ils
se
nourrissent
de
sang
mais
sans
entraîner
d’anémie
pour
éviter
de
nuire
à
leur
hôte
:
adaptation
du
ver
à
son
organisme
hôte.
F/
Larva
migrans
cutanéé
-‐ Cycle
:
Contamination
par
passage
transcutanée
puis
migration
larvaire.
La
larve
reconnaît
qu’il
ne
s’agit
pas
de
la
bonne
espèce
et
meurt.
-‐ Il
s’agit
des
ankylostome
de
chat
et
de
chien
très
fréquent
sur
les
plages
antillaises.
-‐ Prévention
:
interdire
l’accès
des
plages
aux
chats
et
aux
chiens.
-‐
Le
diagnostic
:
les
vers
meurent
au
niveau
de
la
peau
:
on
parle
de
migration
sous-‐
cutanée
avortée
chez
l’homme.
Le
diagnostic
est
donc
clinique
(prurit)
avec
une
parasitologie
des
selles
négatives.
Il
faut
rechercher
d’autres
cas
dans
l’entourage.
G/
Anguillulose
Strongiloides
stercoralis
-‐ Cycle
:
passage
transcutanéà
migration
larvaireà
Œsophage
à
vers
adultes
à
élimination
des
larves
à
maturation
des
larves
dans
le
milieu
extérieur.
-‐ Ces
larves
ont
la
particularité
de
pouvoir
passer
dans
le
milieu
extérieur
ou
repasser
dans
l’organisme
:
propriété
d’autoinfestation
entraînant
la
possibilité
d’être
infester
en
permanence
:
il
s’agit
d’une
contamination
à
vie
ce
qui
pose
d’important
problème
thérapeutique.
7
Le
diagnostic
:
Du
fait
de
la
re
infestation
et
du
cycle
régulier
on
aura
une
hyperéosinophilie
fluctuante
comme
signe
pathognomonique.
On
pourra
noter
également
une
parasitologie
des
selles
positives
avec
présence
de
larve.
ATTENTION
:
il
existe
des
patients
à
risques
immunodéprimés
(en
hématologie,
HTVL1
rétrovirus
responsable
de
lymphome)
chez
qui
l’organisme
ne
peut
contrôler
la
multiplication
du
vers
:
on
parlera
alors
d’anguillulose
maligne.
Ces
patients
bénéficieront
d’un
traitement
préventif.
II
Les
Plathelminthes
A/Taenia
saginata
ATTENTION
:
il
n’
a
pas
de
migration
larvaire
comme
sur
la
diapo
!
-‐
Cycle
:
La
contamination
se
fait
par
l’ingestion
de
viande
de
bœuf
peu
cuite.
La
larve
évolue
en
adulte
dans
le
tube
digestif
puis
élimination
des
anneaux
et
dispersion
des
œufs
dans
le
milieu
extérieur
qui
sont
ensuite
mangés
par
les
herbivores
dont
les
bœufs.
-‐
Il
s’agit
du
ver
solitaire,
parasitose
très
fréquente
et
cosmopolite
(pas
uniquement
dans
les
pays
tropicaux).
-‐
Prévention/
traitement
:
consiste
dans
l’arrêt
de
la
consommation
de
viande
crue
ou
peu
cuite.
Le
diagnostique
:
se
fait
sur
la
présence
d’anneaux
visible
à
l’œil
nu
dans
les
selles
(parasitoses
des
selles
pas
nécessaire).
B/
Taenia
solium
-‐ Cycle
:
la
contamination
se
fait
ici
par
l’ingestion
de
viande
de
porc
peu
cuite
(ingestion
d’embryophores)
puis
migration
larvaire,
déglutition
et
passage
dans
l’œsophage.
Les
larves
deviennent
adultes,
élimination
d’anneaux
et
dispersion
des
œufs
dans
le
milieu
extérieur.
8
-‐ Ver
très
fréquent
dans
les
tropiques
et
véritable
problème
de
santé
publique
dans
certains
pays
comme
le
méxique,
le
pérou,
l’équateur.
(élevage
de
procs
domestiques,
latrines
ouvertes
:
accès
aux
selles
humaines
contaminés
qui
servent
de
nourriture
aux
porcs
qui
se
contaminent
à
leur
tour.)
Le
diagnostique
:
se
fait
sur
la
présence
d’anneaux.
L’ingestion
d’œufs
entraine
la
formation
de
kystes
(chez
l’homme
comme
chez
le
porc),
on
parle
de
cysticercose.
Il
s’agit
de
la
première
cause
d’épilepsie
acquise
chez
l’adulte.
C/
Echinococcus
granulosus
-‐ Le
cycle
:
le
cylce
a
lieu
entre
carnivore
et
herbivore,
très
fréquemment
chez
le
chien
et
le
mouton.
L’herbivore
(hôte
intermédiaire)
ingère
des
œufs
provenant
des
selles
du
carnivores
(hôte
définitif)
infectés.
Le
carnivore
mange
les
kystes
des
abas
des
herbivores
contaminés.
-‐ Ce
ver
possède
une
grande
capacité
d’évolution
:
chaque
vésicule
qu’il
construit
dans
l’organisme
contient
de
nombreuses
formes
infectantes
qui
représentent
de
nombreuses
possibilités
d’adaptations.
-‐ L’homme
peut
se
contaminer
par
la
présence
d’œufs
émis
dans
l’environnement
par
le
chien
ou
le
mouton.
Le
ver
entraine
la
formation
d’un
kyste
hydatique
qui
évolue
en
5
ans
minimum.
Le
diagnostique
:
sérologique.
Le
traitement
est
chirurgicale.
ATTENTION
:
pas
de
ponction
à
l’aiguille
du
kyste
car
pour
contrer
les
défenses
immunitaires
le
ver
entraine
la
formation
d’une
paroi
kystique
étanche
(coque
épaisse).
Une
fuite
du
kyste
entrainerai
la
libération
d’antigène
et
un
choc
anaphylactique
ou
la
formation
de
nouveaux
kystes.
Au
Magrèbe
on
trouve
une
véritable
épidémie
de
cette
parasitose
:
pas
assez
de
chirurgien
disponible
d’où
un
traitement
par
PAIR
(ponction-‐aspiration-‐injection-‐
reaspiration)
qui
laisse
une
coque
kystique
vide.
9
D/
Schistosomiases
1)
Bilharzioses
-‐
Cycle
:
ce
sont
les
mollusques
qui
sont
responsables
de
la
multiplication
du
parasite
dans
le
milieu
extérieur.
Les
hommes
émettent
des
œufs
avec
des
larves
qui
nagent,
rentrent
en
contact
avec
le
mollusque
ce
qui
entrainent
une
multiplication
et
l’émission
de
formes
mobiles
dans
l’eau
qui
peuvent
passer
la
peau.
-‐
Prévention
:
Baignade
en
eau
douce
prohibée.
Pas
de
traitement
chirurgical,
inefficaces
sur
les
œufs
calcifiés.
Le
diagnostique
se
fait
sur
les
urines,
les
selles
ou
par
biopsie
rectale.
Les
femelles
migrent
dans
les
organes
cibles
(vessie/TD)
pour
éliminer
les
œufs
responsables
de
la
pathologie.
En
effet
les
œufs
pas
encore
éliminés
passe
la
paroi
intestinale,
arrivent
dans
le
système
porte
et
provoquent
des
emboles
au
niveau
du
foie
et
sa
nécrose
à
force
d’accumulation.
Il
en
va
de
même
au
niveau
urinaire.
Ainsi
on
distingue
deux
types
de
bilharzioses
intestinale
(fréquente
en
Afrique,
Amérique
du
Sud)
et
urinaire
(Afrique)
(cancer
de
la
vessie,
problème
gynécologique
:
infertilité
tubaire).
Ce
sont
des
pathologies
d’accumulations
dues
aux
œufs
qui
restent
bloqués
dans
les
tissus.
2)
Schistosomiases
et
géohelminthes
:
un
exemple
de
projet
de
l’OMS
Il
s’agit
d’une
pathologie
touchant
2
milliards
de
personnes
dont
300
millions
de
pathologie
graves.
Cette
parasitose
représente
40%
de
la
morbitité
des
pathologies
tropicales
à
l’exclusion
du
paludisme.
Les
enfants
sont
la
premières
cibles
avec
un
retentissement
sur
le
développement,
des
pathologies
rénales
et
vésicales.
85%
des
bilharziens
vivent
en
Afrique.
10
L’OMS
a
mis
en
place
un
Programme
Nationale
de
Lutte
contre
la
Schistosomiase
et
les
vers
intestinaux.
(PNLSc)
au
Burkina
Faso
(pays
où
la
parasitose
reste
toujours
très
active)
:
traiter
les
enfants
symptomatiques
avec
une
hématurie.
NB
:
Il
s’agit
d’une
maladie
à
déclaration
obligatoire.
Il
y
a
eu
une
épidémie
de
Bilharziose
en
Corse
où
vraisemblablement
des
personnes
contaminées
se
sont
installées
:
le
mollusque
vecteur
s’est
installé
dans
les
rivières
corses
et
un
nouveau
cycle
s’est
créé.
B/Onchocercose
-‐
Importance
du
problème
:
Afrique
de
l’Ouest
et
centrale,
Yemen,
6
pays
d’Amérique
centrale
-‐
Clinque
:
cécité
de
rivières
+
prurit
intense
et
abandon
des
zone
cultivables
.
-‐
Le
cycle
de
l’
Onchocercose
fait
intervenir
une
mouche
qui
vit
dans
les
cours
d’eau
rapides
(les
larves
ont
besoins
d’O2)
-‐
Des
projets
de
l’OMS
ont
donc
été
mis
en
place
pour
réhabiliter
ces
terres
agricoles
:
11
-‐
OCP
a
été
lancé
en
1974
:
largage
d’insecticide
par
hélicoptère
et
campagne
de
traitement
de
masse
des
populations.
Arrêt
du
projet
de
2002
avec
un
bilan
très
positif
puisque
600
000
cécités
évitées
et
25
millions
d’hectares
rendus
à
l’agriculture.
C/Dracunculose
ou
ver
de
Guinée
-‐ Cycle
:
l’homme
se
contamine
en
buvant
l’eau
contenant
le
crustacé.
Après
la
maturation
du
ver,
la
femelle
met
son
orifice
utérin
au
contact
de
la
peau
ce
qui
entraîne
un
prurit.
Pour
soulager
le
prurit
les
personnes
infectés
mettent
peur
pied
dans
l’eau
:
la
femelle
pond
ses
larves
qui
sont
alors
avalées
par
le
copépodes
(crustacés)
qui
devient
infectant.
-‐
On
retrouve
une
périodicité
liée
à
la
saison
des
pluies
-‐
Le
diagnostic
est
facile
avec
un
vecteur
(crustacé)
non
mobile
et
une
incubation
chez
l’homme
de
durée
limitée
(10
mois)
;
-‐
La
distribution
géographique
est
limitée
-‐
Prévention
facile
:
ne
pas
ingérer
de
copépodes
vecteurs
d’où
la
confection
de
filtres
(de
gaze
ou
de
tissu)
afin
de
filtrer
l’eau
de
boisson
à
Réduction
très
importante,
parasitose
presque
entièrement
disparue
(éradication
effective
dans
de
nombreux
pays
comme
Ouzbekistan,
l’Iran
et
l’Inde)
D/Filariose
lymphatique
-‐ Clinique
:
lymphoedème
et
varicocèle
(le
parasite
gène
le
flux
de
la
lymphe
qui
stagne)`
-‐ Il
s’agit
d’une
endémie
touchant
83
pays
dont
65%
en
Asie
et
30%
en
Afrique
avec
1
307
000
personnes
exposées
-‐ Le
parasite
responsable
est
le
Wuchereria
bancrofti
12
Le
diagnostic
se
fait
grâce
à
un
frottis
sanguin
avec
la
présence
d’une
hyperéosinophilie.
Afin
de
diminuer
la
morbidité
on
s’est
demander
s’il
fallait
éliminer
le
vecteur
?
(tuer
tous
les
moustiques
qui
deviennent
résistants),
traiter
les
patients/
les
populations
?
On
a
décider
de
traiter
les
patients
:
diminuer
la
charge
parasitaire
pour
ne
plus
avoir
de
symptômes
et
de
traiter
principalement
les
zones
où
l’épidémie
se
transmet.
E/
Les
principes
de
la
prévention
individuelle
-‐ La
connaissance
du
cycle
ce
qui
permet
la
pertinence
des
examens
et
l’interprétation
-‐ La
connaissance
de
la
répartition
-‐ Cibler
le
«
maillon
faible
»
par
des
médicaments
disponibles
et
des
stratégies
non
médicamenteuses
-‐ Stratégies
réalisables
:
logistique,
personnel
compétent,
acceptation
par
les
populations
ciblées,
pérennité
des
programmes
-‐ Coûts
:
médicaments
et
logistiques
Cette
dernière
diapo
nous
montre
que
le
développement
des
antiparasiraires
n’est
plus
une
priorité
….
13
Dédicaces
:
A
Faris
et
Helori
qui
rendent
ses
années
de
médecines
bien
plus
drôles…
Faris
pourrais
tu
arrêter
d’avoir
de
meilleure
que
moi
?
Ce
serait
gentil…
Une
petite
phrase
de
Pasteur
ou
Claude
Bernard
je
ne
sais
plus
:
Le
hasard
ne
favorise
que
les
esprits
qui
y
sont
préparés
14