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Le document traite de la gestion des déchets biomédicaux, soulignant leur définition, classification, sources et risques associés. Il met en avant l'importance d'un tri approprié, de la collecte, du transport et du traitement des déchets pour minimiser les risques sanitaires et environnementaux. La conclusion appelle à un engagement collectif pour une gestion efficace et sécurisée de ces déchets dans le secteur de la santé.

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Le document traite de la gestion des déchets biomédicaux, soulignant leur définition, classification, sources et risques associés. Il met en avant l'importance d'un tri approprié, de la collecte, du transport et du traitement des déchets pour minimiser les risques sanitaires et environnementaux. La conclusion appelle à un engagement collectif pour une gestion efficace et sécurisée de ces déchets dans le secteur de la santé.

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Année Académique 2025-2026

Nom : DJERAMBETHE MBAÏHORNOM EMMANUEL

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Année Académique 2025-2026

Plan du Travail
Introduction Générale

I. Définition et Classification
II. Sources et Producteurs des déchets biomédicaux
III. Risques liés aux déchets biomédicaux
IV. Cycle opérationnel : Normes et bonnes pratiques

Conclusion

Références bibliographiques

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Année Académique 2025-2026

Introduction Générale

La gestion des déchets biomédicaux constitue l'un des défis les plus complexes et les plus critiques du
secteur de la santé moderne. Ces déchets, générés quotidiennement par les établissements de soins, les
laboratoires, les industries pharmaceutiques et de nombreuses autres structures, représentent un risque
sanitaire et environnemental majeur s'ils ne sont pas correctement pris en charge.
À l'échelle mondiale, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que chaque année, plus de 16
milliards d'injections sont administrées, générant une quantité considérable de déchets piquants et
tranchants. En parallèle, les hôpitaux produisent en moyenne entre 0,5 et 2 kg de déchets par lit par jour,
dont une fraction significative présente un caractère dangereux.

I. Définition et Classification
1. Définition

Les déchets biomédicaux (DBM), également appelés déchets d'activités de soins à risques infectieux
(DASRI) dans la nomenclature française, ou déchets médicaux dangereux (DMD) au niveau international,
désignent l'ensemble des déchets produits lors d'activités de diagnostic, de suivi, de traitement préventif,
curatif ou palliatif, dans les domaines de la médecine humaine et vétérinaire.
La définition varie légèrement selon les organisations et les pays, mais elle repose sur un principe
fondamental : tout déchet susceptible de présenter un risque infectieux, chimique, radioactif ou
mécanique pour les professionnels de santé, les patients, le grand public ou l'environnement doit être
considéré comme biomédicalement dangereux.

2. Classification des DBM

Deux catégories de déchets sont produites dans les établissements de soins :

 Les déchets d’activités de soins à risques infectieux (DASRI) qui représentent 20% des déchets
produits dans les établissements de soins
 Et Les déchets assimilables aux ordures ménagères (DAOM) qui représentent 80%2 .

Les DAOM sont moins dangereux car dérivent d’activités non médicales. Ils sont constitués par les ordures
qualifiées de “ménagères”. Il s’agit entre autres des déchets administratifs, des emballages de
conditionnement, des balayures, des restes d’aliments, des déchets végétaux.

Les DASRI sont issus directement des activités de soins (diagnostic, suivi et traitement préventif, curatif ou
palliatif, dans les domaines de la médecine humaine et vétérinaire). Ces déchets de soins sont constitués
des matériels piquants et tranchants (seringues, lames de bistouri); des pièces anatomiques (placentas),
des tampons (de compresses ou coton après pansements ou injection) ou des produits pharmaceutiques
(reste de produits, médicaments périmés), etc.

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Couleur
Catégorie Description Exemples
conventionnelle

Infectieux Déchets contaminés Pansements, cultures Jaune


par des agents microbiologiques,
pathogènes sang

Piquants/Tranchants Objets pouvant Aiguilles, scalpels, Jaune/Rouge


blesser et lames, bris de verre
transmettre des
infections

Pathologiques Tissus humains ou Placentas, organes, Jaune


animaux, liquides prélèvements
biologiques anatomiques

Pharmaceutiques Médicaments Antibiotiques, Marron


périmés ou inutilisés cytotoxiques, vaccins

Chimiques Substances Solvants, Marron


chimiques désinfectants,
dangereuses réactifs de
laboratoire

Radioactifs Déchets contaminés Urine de patients Noir/Spécial


aux radionucléides traités à l'iode 131,
sources scellées

Généraux Déchets sans risque Emballages, papiers Noir


assimilables particulier administratifs, restes
alimentaires

II. Sources et Producteurs des déchets biomédicaux

1. Établissements de soins
Les hôpitaux et cliniques constituent les plus grands producteurs de déchets biomédicaux. Leur production
est diversifiée selon les services :

Services générant le plus de déchets à haut risque :


• Services de chirurgie : blocs opératoires (déchets anatomiques, instruments souillés, champs
opératoires)
• Urgences et réanimation : matériels d'intubation, de perfusion, défibrillateurs usagés
• Maternité et gynécologie : placentas, liquides amniotiques, déchets post-accouchement
• Laboratoires d'analyses médicales : cultures bactériennes, prélèvements biologiques, réactifs

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• Oncologie : déchets cytotoxiques, médicaments de chimiothérapie périmés ou résidus


• Imagerie médicale nucléaire : sources radioactives, urine et excréments de patients traités
• Hémodialyse : filtres usagés, tubulures contaminées par le sang

2. Autres producteurs institutionnels

Type d'établissement Déchets principaux Volume relatif

Centres de santé et Aiguilles, pansements, Moyen


dispensaires médicaments

Pharmacies Médicaments périmés, Faible à moyen


emballages souillés

Laboratoires de recherche Cultures, OGM, produits Variable


chimiques

Industries pharmaceutiques Lots défectueux, sous- Élevé


produits de fabrication

Établissements vétérinaires Vaccins animaux, instruments Faible à moyen


souillés

Centres de tatouage/piercing Aiguilles, encres, matériels Faible


usagés

Centres pénitentiaires Seringues, médicaments, Variable


médicaux pansements

Centres de dialyse Filtres, circuits extracorporels Élevé


ambulatoire

III. Risques liés aux déchets biomédicaux

Risques infectieux : Les déchets biomédicaux peuvent contenir des agents pathogènes viables,
notamment des bactéries, des virus, des parasites et des champignons. Ces micro-organismes peuvent
survivre dans l'environnement des jours, voire des semaines, selon les conditions de température et
d'humidité.
Pathogènes les plus fréquemment impliqués :

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• VIH (Virus de l'Immunodéficience Humaine) : survie jusqu'à 6 heures dans une seringue usagée à
température ambiante
• VHB (Virus de l'Hépatite B) : extrêmement résistant, survie jusqu'à 7 jours en milieu sec
• VHC (Virus de l'Hépatite C) : survie jusqu'à 16 heures en milieu humide, risque de transmission 10x
supérieur au VIH
• Mycobacterium tuberculosis : résistant aux désinfectants ordinaires
• Clostridium difficile : spores résistant à l'alcool, nécessitant des solutions chlorées
• SARS-CoV-2 et autres coronavirus émergents
• Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM)
Risques mécaniques et blessures : Les objets piquants et tranchants (OPT) constituent l'un des risques les
plus immédiats pour le personnel de santé. Les accidents d'exposition au sang (AES) survenant lors de la
manipulation de ces objets peuvent entraîner la transmission de pathologies graves.

Risques chimiques et toxicologiques : Les produits chimiques présents dans les déchets médicaux peuvent
provoquer des intoxications aiguës ou chroniques, des brûlures chimiques, des effets cancérigènes,
mutagènes ou reprotoxiques (CMR).
• Formaldéhyde (formol) : utilisé comme fixateur, classé cancérigène certain par le CIRC
• Oxyde d'éthylène : utilisé pour la stérilisation, toxique et potentiellement cancérigène
• Médicaments cytotoxiques : risque de cancer, de malformations fœtales et de troubles de la
fertilité
• Mercure (thermomètres, amalgames dentaires) : neurotoxique et perturbateur endocrinien
• Solvants organiques (xylène, acétone, alcools) : inflammables, irritants, neurotoxiques

Risques radioactifs : Les déchets radioactifs médicaux proviennent principalement des services de
médecine nucléaire, de radiothérapie et des laboratoires de recherche utilisant des radio-isotopes. Les
risques associés incluent l'irradiation externe (exposition aux rayonnements gamma ou bêta) et la
contamination interne (ingestion ou inhalation de radionucléides).

Risques environnementaux : Au-delà des risques directs pour la santé humaine, les déchets biomédicaux
mal gérés ont des conséquences environnementales profondes :
• Contamination des sols et des nappes phréatiques par lessivage de métaux lourds et de produits
chimiques
• Pollution de l'air par les dioxines et furanes émises lors d'incinération non contrôlée
• Perturbation des écosystèmes aquatiques par les résidus pharmaceutiques
• Développement de résistances aux antibiotiques dans les environnements proches des sites
d'élimination
• Risque d'accident biologique en cas de mélange avec les ordures ménagères (récupération
informelle)
IV. Cycle opérationnel : Normes et bonnes pratiques
1. Les Préalables :

L'Hygiène et la Protection Avant tout acte médical ou manipulation de déchets, le prestataire doit se laver
les mains au savon (au moins 30 secondes). Il est impératif de porter des Équipements de Protection
Individuelle (EPI) : gants (à usage unique pour les soins, de ménage pour le nettoyage), masques, lunettes,
blouses et bottes.

2. Le Tri à la Source :

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La Clé de Voûte Le tri permet de réduire le volume des déchets infectieux nécessitant un traitement
onéreux. Il est régi par un code couleur universel :

 Poubelle Noire : Pour les DAOM (emballages, restes alimentaires).


 Boîte de Sécurité (jaune, rigide) : Exclusivement pour les objets piquants et tranchants (aiguilles,
lames, seringues).
 Poubelle Jaune : Pour les déchets infectieux classiques (flacons, seringues sans aiguilles, gants non
souillés de sang).
 Poubelle Rouge : Pour les déchets hautement infectieux (pièces anatomiques, pansements, gants
et cotons imbibés de liquides biologiques).

Interdits majeurs : Il ne faut jamais recapuchonner une aiguille (cause principale d'accidents), jamais
remplir les poubelles ou boîtes de sécurité à plus des 3/4 de leur capacité, et jamais transvaser ou fouiller
les déchets pour corriger une erreur de tri.

3. Collecte, Transport et Entreposage

Les poubelles doivent être situées à proximité immédiate des zones de soins (50 cm à 1 mètre) pour
permettre un geste instinctif. La collecte interne doit s'effectuer à des heures de faible affluence, en
utilisant des chariots ou brouettes faciles à nettoyer et réservés à cet usage. Les déchets sont ensuite
stockés dans une zone sécurisée, fermée à clé, inaccessible au public et aux animaux, avant leur
traitement.

4. Traitement et Élimination Finale

L'objectif est de détruire les agents pathogènes. Les techniques varient selon la nature du déchet et les
capacités de la structure :

L'Incinération : C’est le traitement thermique de référence pour les déchets combustibles, permettant de
réduire de 90% leur volume.

 Incinérateur pyrolytique (moderne) : Atteint 800 à 900°C, recommandé pour les grands hôpitaux. *
Incinérateur à une chambre (type De Montfort) : Modèle artisanal en briques réfractaires, adapté
aux centres de santé périphériques. On incinère d'abord les déchets de la poubelle jaune (plus
combustibles) pour attiser le feu, puis ceux de la poubelle rouge (plus humides). La cendre
résiduelle, contenant souvent des restes d'aiguilles, doit être enfouie dans une fosse sécurisée.

Le Broyage et l'Enfouissement (Crusher) : Les petits flacons en verre et les ampoules peuvent être broyés
mécaniquement (Crusher) pour réduire leur volume, avant d'être confinés dans une fosse étanche.
L'enfouissement sanitaire direct dans des casiers réservés est une alternative pour les petites structures.

La Désinfection Chimique et Thermique

 Autoclave / Micro-ondes : Décontamination à 100% par la chaleur et la pression, écologique mais


nécessitant un investissement lourd.
 Déchets liquides et anatomiques : Le sang, les sécrétions ou les placentas doivent être
décontaminés dans une solution chlorée à 0,5% pendant 30 minutes avant d'être évacués
prudemment dans une latrine ou une fosse septique adapté

Conclusion

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La gestion des déchets biomédicaux est un défi multidimensionnel qui exige des équipements adéquats, un
cadre réglementaire clair, mais surtout un engagement civique et professionnel de chaque acteur de la
chaîne de santé. De la rigueur du laborantin réalisant un prélèvement sanguin jusqu'à l'agent d'hygiène
assurant l'incinération, le tri systématique à la source et le respect des normes de désinfection constituent
le seul rempart efficace contre la propagation des infections nosocomiales et la dégradation de
l'environnement

Références bibliographiques

Documents consultés :

 Plan de Gestion des Déchets Biomédicaux du Tchad, 2013 Ministère de la Santé Publique
 Cours sur l’Hygiène et Sécurité Hospitalière destiné aux administrateurs-gestionnaires Saleh
Ramadan Malick (MSP/DHE)
 Elimination des déchets d’activités de soins à risques Guide Technique OMS

Autres :

 Intelligence artificielle : Gemini, Claude, Kortex (tableaux)

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