0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues4 pages

Rappel Histo

La Banque du Congo Belge a été créée en 1909 pour soutenir le développement économique du Congo après la cession des territoires à la Belgique. Elle a progressivement ouvert des agences et a joué un rôle clé dans la diffusion de la monnaie et le financement des infrastructures, même en période de guerre et de dépression économique. Le privilège d'émission monétaire a été accordé à la banque jusqu'en 1952, avec des conditions spécifiques sur son fonctionnement et la répartition des bénéfices avec la Colonie.

Transféré par

mbalaj42
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues4 pages

Rappel Histo

La Banque du Congo Belge a été créée en 1909 pour soutenir le développement économique du Congo après la cession des territoires à la Belgique. Elle a progressivement ouvert des agences et a joué un rôle clé dans la diffusion de la monnaie et le financement des infrastructures, même en période de guerre et de dépression économique. Le privilège d'émission monétaire a été accordé à la banque jusqu'en 1952, avec des conditions spécifiques sur son fonctionnement et la répartition des bénéfices avec la Colonie.

Transféré par

mbalaj42
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1.

RAPPEL HISTORIQUE

I.1.1. La première implantation bancaire au Congo

En 1908, lorsque les territoires composant l'Etat indépendant du Congo sont cédés à la Belgique, il
n'existe aucune banque sur place. Au premier plan du programme des réformes, on note cependant une
politique de rénovation économique, déclenchée par une large liberté d'action garantie aux sociétés
commerciales.

Dans le milieu des affaires coloniales, ces perspectives d'un avenir économique en rapide progrès
plaident en faveur de la création d une banque au Congo. Selon certaines considérations, cette banque
pourrait, dès le début, compter sur la clientèle de diverses sociétés, dont notamment la Compagnie du
Chemin de Fer du Congo et sur l'essor de la région minière du Katanga D'autres personnes soutenaient
qu'une telle banque rendrait, en outre, de précieux services à l'Etat et au progrès économique du pays
en assurant la diffusion de la monnaie sur tout le territoire. « Mais en en cette année là tous ces
arguments ne reposaient en somme que sur des hypothèses et la plupart des hommes d'affaires
estimaient qu'il n'y avait encore aucune place au Congo pour des opérations bancaires ».

Néanmoins au cours de cette même année, vont s'engager, à l'initiative des dirigeants de la Banque
d'Outre Mer, des pourparlers avec d'influentes personnalités du monde financier belge. Ces pourparlers
ont abouti, le 11 janvier 1909, à la constitution de la « Banque du Congo Belge », une société anonyme
de droit belge.

A ses débuts la Banque du Congo Belge ne compte que trois agents. S'implantant progressivement dans
les principaux centres économiques, elle va contribuer, petit à petit, à la diffusion de la monnaie
étatique. La première agence est ouverte le 1er juin à Matadi, qui est déjà un centre commercial
relativement actif abritant le port le plus important du pays et une bonne clientèle de la Compagnie du
Chemin de Fer du Congo.

Le 28 octobre 1909 s'ouvre l'agence d'Elisabethville qui réunira ses premiers clients à l'Union Minière du
Haut Katanga et parmi des recruteurs de main-d'oeuvre locale ainsi que des commerçants venus de la
Rhodésie voisine. Le 1er août 1910 l'agence de Léopoldville - future capitale du pays - ouvre ses portes
profitant justement du régime du commerce libre et de l'obligation des conformant aux clauses de son
mandat ultérieur d'institut d'émission et de caissier colonial, la Banque du Congo Belge établit deux
nouvelles agences : à Boma le 1er octobre 1911 et à Stanleyville le 1er janvier 1912. Elle est alors en
pleine expansion. Son personnel atteint 25 agents et elle comptabilise, en 1912, près de 1.800 comptes
ouverts à ses guichets. Elle poursuit sur cette lancée lorsque survient la première guerre mondiale de
1914-1918.

L'agence de la Banque Centrale du Congo Belge à Elisabethville (Lubumbashi) inaugurée le 28 octobre


1909

L'activité bancaire est quelque peu perturbée au début de la guerre, en raison des incertitudes du
lendemain et de la rupture brutale d'avec les ressources financières et l'action du siège social installé à
Bruxelles. Cependant, la direction locale de la Banque réagit opportunément et parvient à transformer
les fatalités de la guerre en atouts pour consolider sa position en tant qu'instrument essentiel du
développement économique du Congo. En effet, réagissant à la demande du Gouvernement d'assurer
partout dans la Colonie son service de comptabilité, la Banque entreprit d'ouvrir des agences dans
chaque chef-lieu de district alors que le personnel était quasi introuvable en pleine guerre.

La Banque du Congo Belge va résister avec bonheur autant à la première et à la grande déflation de
1920 qu'à la dépression économique et financière d'après 1929. Si, au début de la guerre, le caoutchouc,
le copal, l'huile de palme et l'ivoire se vendaient mal faute de preneurs, ces mêmes produits ont aussitôt
bénéficié de la raréfaction des produits concurrents sur les marchés européens et, aussi, de l'ouverture
de nouveaux débouchés en Amérique et au Japon. Les cours mondiaux du cuivre de l'Union Minière du
Haut Katanga se sont également améliorés. L'Etat a accru ses dépenses d'infrastructure, le pouvoir
d'achat des populations s'est nettement amélioré, et l'activité bancaire a profité de cette expansion
économique générale.

I.1.2. La « Banque du Congo Belge » : exécutante de la « Charte d'émission monétaire » (1911-1952)

Les dirigeants de la Banque du Congo Belge étaient, dès la constitution de celle-ci, en pourparlers avec le
Département des Colonies afin de fixer les conditions de l'exercice du privilège d'émission. En exécution
de la convention signée le 7 juillet 1911 et approuvée après un décret du 18 juillet, "l'autorisation
d'émettre des billets" fut accordée à la Banque du Congo Belge pour une période de 25 ans, aux
conditions suivantes :
(i) le capital devait être porté de 3 à 5 millions de francs, libéré d'au moins 20%;

(ii) deux nouvelles succursales devaient être ouvertes, l'une à Boma, l'autre à Stanleyville;

(iii) l'objet social devait être modifié afin de le limiter strictement aux activités autorisées par la
convention;

(iv) les bénéfices de la Banque seraient désormais partagés avec la Colonie, cette dernière en recevait la
moitié après attribution de 5% de la réserve et prélèvement d'une somme égale à 6% du capital appelé
et versé;

(v) les opérations de la Banque seraient dorénavant contrôlées par un Commissaire du Gouvernement;

(vi) la Banque s'engageait à assurer le service de la Caisse et de la Trésorerie de la Colonie dans ses
succursales et agences aux conditions d'une convention spéciale portant la même date du 7 juillet 1911.

L'émission de billets était autorisée à Matadi. Léopoldville, Stanleyville et Elisabethville ou toutes autres
succursales ou agences désignées avec l'accord du Ministre des Colonies, sans que le nombre des
centres d'émission puisse être supérieur à six. Le montant des billets en circulation ne pouvait excéder le
triple de l'encaisse métallique.

De même, le montant cumulé des billets en circulation et des engagements à vue-excepté ceux résultant
des dépôts faits par le Gouvernement de la Colonie-ne pouvait excéder le triple du capital social et des
réserves. Le jour même où la Banque du Congo Belge se donnait de nouveaux statuts conformes à son
mandat d'Institut d'Emission, une autre banque, la "Banque Commerciale du Congo", se constituait à
son initiative afin de reprendre les opérations auxquelles son aînée devait renoncer.

Le décret du 27 juillet 1935 confirma le privilège d'émission monétaire reconnu à la Banque du Congo
Belge, non seulement sur les billets mais aussi sur les monnaies métalliques dont le Gouvernement de la
colonie s'était réservé jusque-là le monopole. Les monnaies frappées par l'Etat Indépendant du Congo
étaient progressivement retirées de la circulation au profit du franc congolais émis par la Banque du
Congo Belge. Le privilège d'émission qui lui était accordé fut prorogé jusqu'au 30 juin 1952.

Selon ces accords, la Banque du Congo Belge pouvait proposer au Gouvernement, dans les délais
prescrits, le réexamen de la "charte d'émission". Toutefois, à l'approche de la date d'expiration de cette
convention, il se posa la question de savoir s'il fallait continuer ou pas à accorder le privilège d'émission
à une banque privée ou abandonner cette pratique.

Vous aimerez peut-être aussi