Cours Analyse
Cours Analyse
Christophe GUYEUX
guyeux@[Link]
26 mai 2008
Table des matières
1 Suites numériques 4
1.1 Notions de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.1 Monotonie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1.2 Convergence d’une suite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.3 Divergence d’une suite . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.1.4 Monotonie et convergence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.1.5 Suites adjacentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.2 Notions avancées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.1 Suites de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.2.2 Valeurs d’adhérence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3 Suites Récurrentes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.3.1 Suites arithmétiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.3.2 Suites géométiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
1.3.3 Suites arithmético-géométriques . . . . . . . . . . . . . . . . 15
1.3.4 Suites définies par une récurrence à deux termes . . . . . . . 16
1.3.5 Cas général des suites définies par itération . . . . . . . . . . 17
1.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2 Continuité 21
2.1 Langage de la continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.1.1 Définition de la continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.1.2 Exemples de fonctions continues . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.1.3 Prolongement par continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.1.4 Introduction aux développements limités . . . . . . . . . . . 23
2.2 Caractérisation des fonctions continues . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.2.1 Opérations sur les fonctions continues . . . . . . . . . . . . . 23
2.2.2 Caractérisation séquentielle d’une continuité . . . . . . . . . 24
2.3 Propriétés des fonctions continues sur un segment . . . . . . . . . . . 25
2.4 Théorème des valeurs intermédiaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.4.1 Énoncé du théorème . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.4.2 Conséquence pour les fonctions continues strictement mono-
tones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.5 Exercices supplémentaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
1
2.6 Solution des exercices du chapitre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
3 Dérivation 31
3.1 Nombre dérivé en un point . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
3.1.2 Interprétation graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
3.1.3 Introduction aux développements limités . . . . . . . . . . . 33
3.1.4 Dérivabilité et continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.2 Fonction dérivée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.2.1 Définition d’une fonction dérivée . . . . . . . . . . . . . . . 33
3.2.2 Dérivées des fonctions de référence . . . . . . . . . . . . . . 34
3.2.3 Opérations sur les fonctions dérivées . . . . . . . . . . . . . 35
3.3 Variations et extrema . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.3.1 Variations d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 36
3.3.2 Extremum local . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.4 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
4 Équations différentielles 40
4.1 Équations différentielles du premier ordre . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.1.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.1.2 Exemples . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
4.1.3 Interprétation graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
4.1.4 Équations linéaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
4.1.5 Autres exemples d’équations différentielles . . . . . . . . . . 43
4.2 Équations différentielles du deuxième ordre . . . . . . . . . . . . . . 44
4.2.1 Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
4.2.2 Équations différentielles linéaires du second ordre . . . . . . 46
4.2.3 Équations linéaires à coefficients constants . . . . . . . . . . 46
4.2.4 Équation avec second membre . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
4.3 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
4.3.1 Premier ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
4.3.2 Second ordre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
5 Intégration 52
5.1 Notion de primitive . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
5.1.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 52
5.1.2 Nombre de primitives d’une fonction . . . . . . . . . . . . . 53
5.2 Calculs de primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 54
5.2.1 Primitives des fonctions usuelles . . . . . . . . . . . . . . . . 54
5.2.2 Primitives et opérations sur les fonctions . . . . . . . . . . . 55
5.3 Intégrales et primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
5.3.1 Primitives d’une fonction continue sur un intervalle . . . . . . 56
5.3.2 Intégrales et primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 56
2
5.4 Techniques du calcul de primitives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
5.4.1 Intégration par parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
5.4.2 Changement de variables . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
5.4.3 Quelques recettes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
5.5 Exercices . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
5.5.1 Exercices corrigés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
5.5.2 Exercices avec indications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
8 Annales 86
8.1 Octobre 2006 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
8.2 Janvier 2007 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
8.3 Octobre 2007 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 103
Index 108
3
Chapitre 1
Suites numériques
D ÉFINITION 1 (S UITE ). Une suite u est une application d’une partie de N dans R ou
C. On note un au lieu de u(n) sa valeur en n ∈ N. ♦
P ROPRI ÉT É I : Pour montrer qu’une suite est croissante, il suffit de vérifier l’une
des propriétés suivantes :
1. un+1 − un > 0, ∀n ∈ N (ou au moins à partir d’un certain rang), valable
pour toutes les suites.
un+1
2. > 1, valable pour les suites strictement positives
un
3. f ′ > 0 pour les suites de la forme un = f (n).
4
3n
Exercice 2. Étudiez la monotonie de la suite un = .
n!
n
Exercice 3. Faire de même avec un =
lnn
R EMARQUE 1. C’est-à-dire qu’à partir d’un certain rang, tous les termes de la suite u
sont dans l’intervalle [l-0,001 ; l+0,001] (sont proches de l à 0,001 près : |un − l| <
0, 001)...et qu’à partir d’un autre rang, tous les termes de la suite seront dans l’inter-
valle [l-0,000001 ; l+0,000001], etc.
Bref, aussi près que l’on se place de la valeur l, il y aura un rang à partir duquel
tous les un seront là.
En d’autres termes, aussi petite que soit la valeur ε, il existera un rang N à partir
duquel tous les un seront proches de l à ε-près :
3
Exercice 4. Montrez, en utilisant la définition précédente, que la suite un = converge
n
vers 0.
5
Exercice 5. Montrez, en utilisant à nouveau la définition rigoureuse de convergence,
que si u converge, alors |un+1 − un | tend vers 0 (l’écart entre deux termes consécutifs
s’amoindrit indéfiniment).
(−1)n
Exercice 6. Calculez la limite de la suite vn = 0, 5 + .
n
D ÉFINITION 6 (S UITES DIVERGENTES ). Une suite qui ne converge pas est dite di-
vergente. ♦
R EMARQUE 3. Un cas particulier se dégage : celui où la suite devient aussi grande
(positivement, ou négativement) que l’on veut, c’est-à-dire quand elle tend vers un in-
fini.
P ROPRI ÉT É II (D IVERGENCE EN +∞) : Une suite tend vers +∞ si, et seulement
si
∀A > 0, ∃N ∈ N, ∀n > N, un > A
(On a la même expression pour la divergence en −∞).
6
Exercice 7. Montrez que la suite un = n2 tend vers +∞.
√
Exercice 8. Étudiez la limite de la suite un = −2 n + 1.
n2
Exercice 9. Montrez, en utilisant la propriété précédente, que la suite un =
n+1
tend vers +∞.
2n2 − 1
Exercice 10. Calculez la limite de un = .
n2 + 3
n2 + 3n + 1 n2 − 1
Exercice 11. Etudiez la convergence des suites un = et vn = 2 .
n+2 n +4
√
Exercice 12. Appliquez la même idée pour calculez la limite de un = n − 2n.
7
P ROPRI ÉT É III : Étant donnée une suite croissante, deux cas peuvent se produire :
– la suite est majorée, donc elle converge,
– la suite n’est pas majorée, donc elle diverge vers +∞.
u0 = x ∈ R+ , un+1 = ln (1 + un )
1 1 1
Exercice 14. Soit u la suite définie par ∀n ∈ N∗ , un = 1 + + + ...+ .
2 3 n
1. Montrez que la suite u est croissante.
1
2. (a) Démontrez que ∀m ∈ N∗ , u2m − um > .
2
(b) Déduire de l’inégalité précédente (appliquée à plusieurs termes de la suite)
n
que u2n > 1 +
2
3. En déduire que la suite u n’est pas majorée. Quelle est sa limite ?
8
Exercice 15. Montrer ce résultat fondamental des suites adjacentes. On pourra procéder
ainsi (en supposant que u est la suite croissante) :
1. Montrer que ∀n, un < v0 , et que ∀n, vn > u0.
2. u est une suite croissante et majorée, donc converge vers lu . De même, mutatis
mutandis pour v, vers lv .
3. Utilisez enfin |un − vn | → 0 pour prouver que lu = lv .
D ÉFINITION 8 (S UITES DE C AUCHY ). Les suites telles que l’écart entre deux termes
consécutifs s’amoindrit indéfiniment, sont appelées suites de Cauchy. ♦
Les suites de Cauchy d’un espace donné sont donc les suites susceptibles de conver-
ger.
R EMARQUE 6. Il existe des définitions plus rigoureuses des suites de Cauchy, qu’il
conviendrait de comprendre, comme :
ou encore
(∀ε > 0)(∃N ∈ N)(∀(p, q) ∈ N2 ), |rp − rq | < ε
9
P ROPRI ÉT É V (C RIT ÈRE DE C AUCHY ) : Une suite de nombres réels ou com-
plexes converge si et seulement si elle est de Cauchy.
S’il est clair qu’une suite convergente vérifie la propriété de Cauchy ((( l’écart
entre deux termes successif s’amoindrit indéfiniment ))), il ne faut pas croire que la
réciproque est assurée.
Dans les espaces raisonnables, comme R ou C, cette réciproque est assurée :
une suite dont l’écart s’amoindrit indéfiniment, est convergente (c’est, précisément,
le critère de Cauchy)... MAIS il existe des suites de Cauchy non convergentes, dès que
l’on ne se place plus dans R ou C.
D ÉFINITION 9 (E SPACES COMPLETS ). Les espaces particuliers dans lesquels les suites
de Cauchy sont toutes convergentes, sont appelés espaces complets. ♦
Donnons encore quelques propriétés des suites de Cauchy, avant de clore ce para-
graphe (( culturel )).
10
P ROPRI ÉT É VI : Toute suite de Cauchy est bornée.
P ROPRI ÉT É VII : Une suite est convergente si et seulement si elle admet une
unique valeur d’adhérence.
R EMARQUE 9. Cela, bien sûr, dans des espaces raisonnables. On peut se demander si
cette équivalence est toujours vérifiée...
Les plus curieux pourront se renseigner sur la notion d’espaces séparés.
P ROPRI ÉT É VIII : Une suite de Cauchy a au plus une valeur d’adhérence. Si elle
en a une, elle converge.
D ÉFINITION 11 (S UITE R ÉCURRENTE ). Une suite est récurrente lorsqu’il existe une
fonction f telle que
un+1 = f(un )
11
1.3.1 Suites arithmétiques
D ÉFINITION 12 (S UITE ARITHM ÉTIQUE ). Une suite est arithmétique lorsque l’écart
entre deux termes successifs quelconques est constant :
un+1 − un = r
Cette constante r est appelée la raison de la suite arithmétique u. ♦
R EMARQUE 10. De telles suites sont donc pleinement définies par leurs premier terme
et leurs raisons.
∀(n, p) ∈ N2 , un = up + (n − p)r
E XEMPLE 3. un = u0 + nr
E XEMPLE 4. un = u1 + (n − 1)r.
12
(u0 + un )(n + 1)
E XEMPLE 5. u0 + u1 + ... + un =
2
(u1 + un )n
E XEMPLE 6. u1 + u2 + ... + un =
2
(n + 1)n
E XEMPLE 7. 1 + 2 + . . . + n =
2
∀(n, p) ∈ N2 , un = up q n−p
E XEMPLE 8. un = u0 q n .
E XEMPLE 9. un = u1 q n−1 .
13
P ROPRI ÉT É XII (C ONVERGENCE D ’ UNE SUITE G ÉOM ÉTRIQUE ) : La conver-
gence et la monotonie d’une telle suite dépendent de la valeur de q :
– si q > 1, alors la suite tend vers +∞ en croissant, ou vers −∞ en décroissant
(selon le signe du premier terme),
– si q = 1, la suite est constante,
– si −1 < q < 1 la suite tend vers 0, et il n’y a monotonie que dans le cas où
q est positive,
– sinon, il n’y a ni convergence, ni monotonie (la suite est tantôt positive, tantôt
négative).
R EMARQUE 13. Ces résultats, comme tant d’autres, sont à comprendre, et non à ap-
prendre par coeur.
1 − raisonnombre de termes
S = premier terme
1 − raison
1 − q n+1
E XEMPLE 10. u0 + u1 + ... + un = u0
1−q
1 − qn
E XEMPLE 11. u1 + u2 + ... + un = u1
1−q
14
Exercice 19. Calculez la somme
S = 1 + 2 + 4 + 8 + . . . + 256
E XEMPLE 12. En faisant a=1, on retrouve les suites arithmétiques, et en posant b=0
on retrouve les suites géométriques.
b
R EMARQUE 14. Pour les étudier, on pose vn = un + a−1 , et on vérifie que l’on a alors
vn+1 = avn : la suite v est géométrique, donc on peut se référer à l’étude précédente
pour la connaı̂tre en détail (et donc estimer par-là même le comportement de la suite
d’origine u).
15
1.3.4 Suites définies par une récurrence à deux termes
P ROPRI ÉT É XIV : Pour obtenir les expressions explicites (un en fonction de n ex-
clusivement) de toutes les suites de cette forme, on résout l’équation du second
degré r 2 + ar + b = 0, et alors
– si ∆ > 0, on trouve les solutions r1 et r2 de cette équation, et alors
un = C1 r1n + C2 r2n
où C1 et C2 sont deux constantes qui peuvent être déterminées grâce aux
deux premiers termes.
– si∆ = 0, le trinôme r 2 + ar + b = 0 admet une racine double r0 , et alors
un = C1 r0n + C2 nr0n
6 un+2 = 5 un+1 − un
16
Déterminer une formule explicite pour un , et en déduire la valeur de
n
X
lim uk
n→∞
k=0
.
Dans le même esprit, si f est continue, alors la limite l en est un point fixe : elle
vérifie l = f (l).
17
L’étude
des suites non convergentes de ce type est un sujet à la mode : c’est une des approches
possibles de la théorie du chaos, et si la démonstration des résultats, même les plus
simples, s’avère très délicate, il est par contre aisé d’explorer informatiquement les
comportements de ces suites, faisant en particulier apparaı̂tre des fractales.
Exercice 25. On suppose que u est une suite réelle sans problème de définition, et qui
vérifie
1
un+1 = 4 1 − , ∀n ∈ N
un
18
1. Démontrez que si (un ) converge, alors sa limite est 2.
2. Exprimez un+1 − 2 en fonction de un − 2 [astucieux]. A quelle condition sur u0
existe-t-il n tel que un = 2 ?
3. On suppose que u0 est différent de 2, et on définit une nouvelle suite v par vn =
1
.
un − 2
(a) Montrez que v est arithmétique.
(b) Exprimez un en fonction de u0 et de n.
(c) Etudiez la convergence de u.
1.4 Exercices
2 1
Exercice 26. Etudiez la suite un = n sin n + π .
2
et A > 0.
1. Montrez qu’à partir d’un certain rang, un ∈ ]−1, 5; −0, 5[, et vn > A,
2. En déduire que lim(un vn ) = −∞.
19
2002
1
Exercice 29. Étudiez la convergence de la suite un = 1 − .
n
nπ
Exercice 30. Faire de même avec la suite un = sin .
3n + 1
Fin du Chapitre
20
Chapitre 2
Continuité
E : R −→ N
x 7−→ n tel que n 6 x < n + 1
est discontinue en tout point de N (elle est continue à droite en ces points), et
continue partout ailleurs.
21
4. la fontion exponentielle est continue sur R, la fontion logarithme népérien est
continue sur son domaine de définition (]0, +∞[).
5. la valeur absolue est continue sur R.
R EMARQUE 4. Si les fonctions usuelles sont en général continues sur (presque) tout
leur ensemble de définition, il ne faudrait pas voir en cela une règle générale : il existe
en effet des fonctions discontinues en tout point. La fonction caractéristique des ra-
tionnels (qui vaut 1 si x est rationnel et 0 sinon) en est un bon exemple.
1. On choisit m = 1.
Tracez la courbe représentative de f dans un repère. La fonction f est-elle conti-
nue ?
2. Pour quelle valeur de m la fonction f est-elle continue sur R ?
Si la fonction considérée admet une limite (finie) L en ce point, alors il est évident
que si l’on pose f (a) = L, on prolonge ainsi f en une fonction continue sur I.
1
Exercice 2. Montrez que la fonction f (x) = x cos définie sur R∗ peut se prolonger
x
par continuité en 0.
sin x
Exercice 3. Montrez de même que la fonction f (x) = définie sur R∗ peut se
x
prolonger par continuité en 0.
22
2.1.4 Introduction aux développements limités
Une fonction f définie sur I est continue en a ∈ I si et seulement s’il existe une
fonction ε telle que
E XEMPLE 1. Les fractions rationnelles sont donc continues sur leurs domaines de
2x + 3
définition. (Ainsi, par exemple, f (x) = est continue sur R r 1.)
x−1
√
E XEMPLE 2. x2 + 1 est continue là où elle est définie (par composition de deux
fonctions continues), c.-à-d. sur R.
23
√
x
Exercice 5. g est la fonction définie sur ]1; +∞[ par g(x) = √ . Cette fonction
x−1
est-elle continue sur ]1; +∞[ ?
√
Exercice 6. On considère la fonction f (x) = 2x + x + 3 définie sur [−3, +∞[. Y
est-elle continue ?
1 1
Exercice 7. Soit la fonction définie sur 0; ∪ ; +∞ par
2 2
√
x
f (x) =
2x − 1
1 1
Justifiez la continuité de f sur 0; et sur ; +∞
2 2
R EMARQUE 6. La propriété de convergence d’une suite est donc stable par applica-
tion d’une fonction continue : (( l’image d’une suite convergente par une application
continue, est une suite convergente )).
La propriété de Cauchy, quant à elle, n’est pas forcément sauvegardée. Il faut que
la fonction ait une plus forte continuité, plus (( régulière )) : la continuité uniforme.
24
2.3 Propriétés des fonctions continues sur un segment
P ROPRI ÉT É III : Une fonction continue sur un segment est bornée et atteint ses
bornes.
P REUVE Ce résultat provient du fait que de toute suite bornée on peut extraire une
suite convergente1 .
P ROPRI ÉT É IV (T H ÉOR ÈME DES VALEURS INTERM ÉDIAIRES2 ) : Soit f une
fonction continue sur un intervalle I, et a, b ∈ I.
Pour tout k ∈ [f (a), f (b)], il existe au moins un c entre a et b tel que
f (c) = k.
R EMARQUE 8. Cela signifie donc que toutes les valeurs entre f (a) et f (b) sont at-
teintes par la fonction (dans le segment [a, b].) En particulier, si f (a) et f (b) n’ont pas
le même signe, on peut en déduire que f s’annule au moins une fois sur [a, b].
1
Théorème de Bolzano-Weierstrass
25
R EMARQUE 10. Un polynôme de degré n admet exactement n racines complexes
(comptées avec leurs multiplicités). Cela signifie en particulier qu’un tel polynôme
admet au plus n racines réelles.
R EMARQUE 11. On démontre de même que tout polynôme de degré impair admet au
moins une racine.
P ROPRI ÉT É V : Si f est une fonction continue et strictement monotone sur [a, b],
alors pour tout réel k compris entre a et b, l’équation f (x) = k admet une unique
solution sur [a,b].
R EMARQUE 12. C’est donc un résultat d’existence et d’unicité d’une solution à une
équation.
R EMARQUE 13. On dit dans ce cas que f réalise une bijection entre l’ensemble de
départ D et celui d’arrivée A : tout y de A admet un unique antécédent x ∈ D.
Exercice 11. f est la fonction définie sur R par f (x) = 2x3 − 3x2 − 1.
26
1. Étudiez le sens de variation de f .
2. Démontrez que l’équation f (x) = 0 admet une unique solution α.
3. Démontrez que 1.67 < α < 1.68.
Exercice 12. f est la fonction définie sur R par f (x) = 3x4 − 8x3 − 6x2 + 24.
1. Étudiez le sens de variation de f .
2. Démontrez que l’équation f (x) = 0 admet deux solutions α < β.
3. Donnez un encadrement de α à 10−2 .
Exercice 15. Démontrez hque l’équation 2 sin 2x = cos x + 1 admet au moins une
π πi
solution dans l’intervalle − ; .
2 3
27
3
Exercice 16. Démontrez que l’équation x3 + x2 +1 = 0 admet au moins une solution
2
dans l’intervalle [−2; 1].
Exercice 17. Démontrez que ∀k ∈ [−1; 1], l’équation cos x = k admet une unique
1
solution x0 ∈ [0; π]. Donnez un encadrement au millième de x0 dans le cas où k = − .
3
Exercice 18. Un cube a une arête de x cm, un parallélépipède rectangle a pour di-
mension 1 cm, 3 cm et (x − 1) cm.
1. Démontrez qu’il existe une seule valeur de x pour laquelle les deux solides ont
le même volume.
2. Donnez un encadrement d’amplitude 10−1 de cette valeur.
f (x)f (y) = f (x + y)
S OLUTION 1 (E XERCICE 8). f est continue sur [2; 3] : c’est une fonction polynôme.
D’après le TVI, pour tout k dans [f (2); f (3)] = [5; 20], il existe (au moins) un
c ∈ [2; 3] tel que f (c) = k.
Il suffit donc de prendre k = 8...
28
S OLUTION 2 (E XERCICE 9). On a f (−2) = 3 > 0, f (−1) = −1 6 0, f (0) = 1 > 0,
f (1) = −3 6 0, et f (3) = 43 > 0.
Par application du TVI à chaque intervalle ([−2; −1], [−1; 0], etc.), on trouve (au
moins) quatre solutions distinctes à f (x) = 0.
f étant une fonction polynômiale de degré 4, elle admet au plus 4 racines...
29
S OLUTION 4 (E XERCICE 12).
3.5
3.0
2.5
2.0
1.5
1.0
0.5
0.0
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 5
Fin du Chapitre
30
Chapitre 3
Dérivation
et on a f ′ (3) = 6.
31
1. f (x) = 2x + 3 et a = 4,
2. f (x) = x2 − x et a = 2.
1
Un premier cas de telles fonctions a été trouvé par Bolzano en 1834.
32
3.1.3 Introduction aux développements limités
Une fonction f est dérivable en a si et seulement s’il existe une fonction ε telle que
Cela signifie en particulier que x 7−→ f ′ (a)(x − a) + f (a) est la meilleure approxima-
tion affine de f au voisinage de a (c’est intuitivement la droite la plus proche de Cf à
proximité de a.) Se reporter au chapitre correspondant pour de plus amples renseigne-
ments.
P ROPRI ÉT É I : Si une fonction est dérivable en un point a, alors elle y est continue.
P REUVE Si f est dérivable en a, alors pour tout réel h tel que a + h ∈ I (où I est
l’intervalle de définition de f ), on a
D ÉFINITION 2 (F ONCTION D ÉRIV ÉE ). On dit qu’une fonction f est dérivable sur un
intervalle I lorqu’elle est dérivable en tout point de I .
La fonction qui, à tout x ∈ I associe alors le nombre dérivé f ′ (x) est alors appelée
fonction dérivée de f . ♦
33
3.2.2 Dérivées des fonctions de référence
x 7→ f (x) Df x 7→ f ′ (x) Df ′
x 7→ C te R x 7→ 0 R
x 7→ ax + b R x 7→ a R
x 7→ x2 R x 7→ 2x R
1 1
x 7→ ]−∞; 0[ ou ]0; +∞[ x 7→ − ]−∞; 0[ ou ]0; +∞[
x x2
√ 1
x 7→ x [0; +∞[ x 7→ √ ]0; +∞[
2 x
x 7→ cos x R x 7→ − sin x R
x 7→ sin x R x 7→ cos x R
π 1 π
x 7→ tan x R r (2k + 1) , k ∈ N x 7→ 1 + tan2 x = R r (2k + 1) , k ∈ N
2 cos2 x 2
x 7→ chx R x 7→ shx R
x 7→ shx R x 7→ chx R
1
x 7→ thx R x 7→ 1 − th2 x = R
ch2 x
x 7→ ex R x 7→ ex R
1
x 7→ lnx R R
x
1
x 7→ arccosx [−1; 1] x 7→ − √ ]−1; 1[
1 − x2
1
x 7→ arcsinx [−1; 1] x 7→ √ ]−1; 1[
1 − x2
1
x 7→ arctanx R x 7→ R
1 + x2
R EMARQUE 4. L’exposant deux, la racine carrée et l’inverse se ramènent finalement
à la fonction puissance, importante à connaı̂tre...
34
R EMARQUE 5. Pour bien utiliser cette propriété, il faut se rappeler les résultats sui-
vants concernant les puissances :
1 √ 1
α
= x−α a
x = xa
x
xa xb = xa+b (xa )b = xab
P ROPRI ÉT É III (D ÉRIV ÉE D ’ UNE SOMME , D ’ UN PRODUIT ) : Si u et v sont deux
fonctions dérivables sur un même intervalle I, alors les fonctions u + v et uv le
sont aussi, et l’on a
1 √
Exercice 5. Calculez la dérivée des fonctions f (x) = x + et g(x) = x2 x.
x
√
x
Exercice 6. Calculez la dérivée de f (x) = .
x+1
35
P ROPRI ÉT É V (D ÉRIV ÉE D ’ UNE FONCTION COMPOS ÉE ) : Si v est une fonction
dérivable sur I à valeurs dans J, et si u est une fonction dérivable sur un ensemble
contenant J, alors la fonction composée uov est dérivable sur I, et l’on a
E XEMPLE 3. Si u est une fonction dérivable sur un intervalle I, alors un , n > 1 aussi,
et l’on a (un )′ = nun−1 u′ .
√ 4
Exercice 7. Calculez la dérivée des fonctions f (x) = 4x + 1, g(x) = (1 + 2e3x+1 )
et h(x) = sin(x2 + 2x + 3ln(x)).
Exercice 8. Démontrez que la dérivée d’une fonction paire est une fonction impaire,
et réciproquement.
36
P ROPRI ÉT É VI : Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I. Alors
– si f ′ est nulle sur I, alors f est constante sur I,
– si f ′ est strictement positive sur I, alors f est strictement croissante sur I,
– si f ′ est strictement négative sur I, alors f est strictement décroissante sur I.
x+1
Exercice 9. Étudiez les variations de la fonction f (x) = .
x2 +x+1
sin(x)
Exercice 10. Faire de même avec les fonctions f (x) = et g(x) = sin2 (x)−
2 + sin(x)
sin(x) sur [−π; π].
P ROPRI ÉT É VII : Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I. Si f
présente un extremum local en a ∈ I, alors f ′ (a) = 0.
37
Exercice 11. Cherchez un contre exemple.
P ROPRI ÉT É VIII : Soit f une fonction dérivable sur un intervalle ouvert I, et a ∈
I. Si f ′ s’annule en changeant de signe en a, alors f (a) est un extremum local de
f sur I.
1 4
Exercice 12. On considère f (x) = x2 + x + .
2 x−2
1. Étudiez les variations de f .
2. Démontrez que 10 est un minorant de f sur ]2; +inf ty[.
R EMARQUE 8. Une fonction peut trés bien avoir un extremum global, et n’être pas
dérivable en ce point. Aussi, dans ce cas, la propriété précédente n’apporte aucun ren-
seignement.
3.4 Exercices
√
1 + 3x − 2
Exercice 14. Calculez la limite en 1 de f (x) = √ √ .
1+x− 2
38
x2 + 5x + +5
Exercice 15. Calculez la dérivée des fonctions f (x) = sin(x)tan(x), g(x) =
x2 + x + 1
1 1
et h(x) = x − 4 + 2 .
3 x
√
x+2−2
Exercice 16. Déterminez limx→2 √ .
x+7−3
Exercice 17. Démontrez que si P est un polynôme du second degré, alors on a P (x) =
P ′′ (0) 2
P (0) + P ′ (0)x + x.
2
Exercice 19. Déterminez les dimensions d’un rectangle de 98m2 qui a un périmètre
minimal.
Fin du Chapitre
39
Chapitre 4
Équations différentielles
4.1.2 Exemples
40
[Link] Équations linéaires homogènes à coefficients constants
[Link] Équation y ′ = ay
x 7→ λeax
41
Réponse : La fonction f : (x, y) 7→ − 23 y est (( assez régulière )) sur R.
2x
Nous savons déjà que les solutions sont les fonctions de la forme y : x 7→ λe− 3 .
Donc y(0) = 1 = λ, et
2x
y : x 7→ e− 3
D ÉFINITION 2. Une équation différentielle linéaire du premier ordre est une équation
de la forme
a(x)y ′ + b(x)y = f (x)
avec a, b et f des fonctions continues sur un même intervalle I. ♦
D ÉFINITION 3. L’équation sans second membre associée à a(x)y ′ + b(x)y = f (x) est
a(x)y ′ + b(x)y = 0 ♦
42
P ROPRI ÉT É III : Pour obtenir la solution générale de l’équation
on ajoute :
– la solution générale de l’équation sans second membre,
– avec une solution particulière de (E).
y(x) = λ(x)φ(x)
43
Exercice 5. Résoudre l’équation différentielle 2xy 2 − y + xy ′ = 0.
a(x) = y ′ b(y)
On écrit l’équation sous la forme a(x)dx = b(y)dy qui se résoud en passant aux
primitives : Z Z
a(x)dx = b(y)dy
44
E XEMPLE 4. En physique, on rencontre souvent de telles équations. Ainsi, pour un
pendule simple on obtient l’équation
g
θ′′ = − θ
l
[Link] Exercice
45
E XEMPLE 6 ( É QUATIONS INCOMPL ÈTES EN X ). Considérons, par exemple, l’équation
y ′′ + (y ′)2 + yy ′ = 0.
On pose z(y) = y ′ , alors y ′′ = zz ′ .
D ÉFINITION 7. Une équation différentielle linéaire du deuxième ordre est une équation
de la forme
a(x)y ′′ + b(x)y ′ + c(x)y = f (x)
avec a, b, c et f des fonctions continues sur un même intervalle I. ♦
[Link] Remarques
On définit, comme dans le cas du premier ordre, l’équation sans second membre.
ay ′′ + by ′ + cy = f (x)
46
[Link] Équation caractéristique
ar 2 + br + c = 0 ♦
Exercice 8. Résoudre
1. y ′′ − 6y ′ + 9y = 0.
2. y ′′ − 2y ′ + 5y = 0.
3. 2y ′′ − 5y ′ + 3y = 0, avec f (0) = 0 et f ′ (0) = 1.
47
P ROPRI ÉT É V : Pour obtenir la solution générale de l’équation
(E) : ay ′′ + by ′ + cy = f (x)
mais il est ici plus difficile de trouver une solution particulière, sauf dans les quelques
cas particuliers suivants, qui sont à connaı̂tre.
48
P ROPRI ÉT É VII : Après changement de variable y(x) = z(x)emx , l’équation de-
vient
az ′′ + (2am + b)z ′ + (am2 + bm + c)z = P (x)
P ROPRI ÉT É VIII : Si f (x) = f1 (x) + f2 (x) pour tout x de I et si y1 et y2 sont les
solutions respectivement de ay ′′ + by ′ + cy = f1 (x) et ay ′′ + by ′ + cy = f2 (x),
Alors y1 + y2 est une solution particulière de ay ′′ + by ′ + cy = f (x)
Cela sera surtout pratique quand le second membre sera du type P (x) cos(ωx), cas
très fréquent en physique.
Il suffira alors de revenir au dernier cas étudié en introduisant les seconds membres
P (x)eiωx puis P (x)e−iωx . Il restera à faire la demi somme des solutins particulières
trouvées puisque
eiωx + e−iωx
cos(ωx) =
2
4.3 Exercices
4.3.1 Premier ordre
49
Exercice 12. Résoudre x2 y ′ + y = 1.
Exercice 14. Chercher les fonctions f dérivables de R dans R qui satisfont à l’équation
fonctionnelle : ∀x ∈ R, f ′(x)f (−x) = 1.
2y ′′ + 2y ′ + y = xe−x
50
Exercice 18. Résoudre sur R l’équation différentielle
y ′′ + 4y ′ − 5y = 2ex
Exercice 19. Trouver les fonctions f dérivables sur R, à valeurs dans R, telles que
∀x ∈ R, f ′(−x) = −f (x)
y ′′ + 2y ′ + y = 4e−x
2y ′′ + 2y ′ + 5y = 2xe−x cos 2x
Fin du Chapitre
51
Chapitre 5
Intégration
3
Exercice 1. Montrez que la fonction F (x) = 5x4 − x2 + 2x est une primitive de
2
f (x) = 20x3 − 3x + 2 sur R.
1 1
Exercice 2. Déterminez une primitive de f (x) = − + 2x − 2 .
x x
2 +1
Exercice 3. Faire de même avec f (x) = 2xe−x .
52
5.1.2 Nombre de primitives d’une fonction
P ROPRI ÉT É I : Soit f une fonction définie sur I, qui y admet une primitive F .
L’ensemble des primitives de f sur I est l’ensemble des fonctions G définies sur I
par G(x) = F (x) + C, où C ∈ R.
R EMARQUE 2. Si une fonction f admet une primitive sur I (ce qui n’est pas toujours
assuré), alors elle en admet une infinité.
√
5x2 − 2 2x + 1 π
Exercice 4. Déterminez les primitives de f (x) = et g(x) = sin 2x − .
4 3
P ROPRI ÉT É II : f est une fonction définie sur un intervalle I. On suppose qu’elle
y admet des primitives. Soit x0 ∈ I et y0 un réel donné. Alors il existe une unique
primitive G de f sur I telle que G(x0 ) = y0 .
1
Exercice 5. Soit f la fonction définie sur ]0; +∞[ par f (x) = 2 +12x3 −5. Déterminez
x
la primitive de f prenant la valeur -1 en 1.
53
5.2 Calculs de primitives
5.2.1 Primitives des fonctions usuelles
f est définie sur I Les primitives de f sur I sont L’intervalle I
par f (x) = ... définies par F (x) = ... vaut
k (constante) kx + C te R
1 2
x x + C te R
2
1
xn , n ∈ N∗ xn+1 + C te R
n+1
1 1
− + C te ] − ∞; 0[ ou ]0, +∞[
x2 x
1 1 1
− + C te ] − ∞; 0[ ou ]0, +∞[
xn n − 1 xn−1
1 √
√ 2 x + C te ] − ∞; 0[ ou ]0, +∞[
x
1
ln x + C te ]0, +∞[
x
ex ex + C te R
sin(x) −cos(x) + C te R
cos(x) sin(x) + C te R
1 i π π h
1 + tan2 (x) = tan(x) + C te − + kπ; + kπ , k ∈ Z
cos2 (x) 2 2
ch(x) sh(x) R
sh(x) ch(x) R
1
1 − th2 (x) = th(x) R
ch2 (x)
1
−√ arccosx ]−1; 1[
1 − x2
1
√ arcsinx ]−1; 1[
1 − x2
1
arctanx R
1 + x2
54
P ROPRI ÉT É (P RIMITIVE DE LA
III FONCTION PUISSANCE ) : La primitive de la
1
fonction x 7→ xα est xα+1 .
α+1
u′ √
√ 2 u + C te u strictement positive sur I
u
u′
ln(u) + C te u strictement positive sur I
u
′ u
ue eu + C te
55
1
1
3. f (x) = 2 e x .
x
N OTATION : Z b
f (x)dx = [F (x)]ba
a
Exercice 8. Calculez e
lnx
Z
dx
1 x
56
Exercice 9. Calculez
e3
1
Z
dx
e xlnx
P ROPRI ÉT É VII : Soient u et v deux fonctions dérivables sur I, à dérivées conti-
nues. Alors
Z b Z b
′
u(x)v (x)dx = [u(x)v(x)]ba − u′ (x)v(x)dx
a a
57
P ROPRI ÉT É VIII : Soit f une fonction numérique continue sur Df , et φ une fonc-
tion dérivable à dérivée continue sur un intervalle [a,b] dont l’image est contenue
dans Df . Alors
Z φ(b) Z b
f (x)dx = f (φ(t))φ′(t)dt
φ(a) a
58
[Link] Polynômes en sin, cos
R
On peut toujours linéariser, mais ce n’est vraiment la peine que lorsque dans sinn x cosm xdx
les deux exposants n et m sont pairs. Sinon, les formules sin2 +cos2 = 1, sin′ = cos et
cos′ = −sin permettent une intégration directe en posant u = sin(x) ou u = cos(x).
R
[Link] Pour α 6= 0, eαx P (x)dx, avec P ∈ R[X]
R
Par linéarité ; il suffit de savoir calculer Fn (x) = eαx xn dx, ce qui se fait à l’aide
n ′ αx
d’uneRintégration par parties R (poser u(x) = x , v (x) = e ). Même type de méthode
pour cos(αx)P (x)dx ou sin(αx)P (x)dx.
59
Réponse : On pose u = ex , donc
e2x + 3ex + 5 u2 + 3u + 5
=
ex + e−x 1
u+
u
du du
et = ex = u, donc dx = . D’où
dx u
Z e5 2 Z e5 2
u + 3u + 5 du u + 3u + 5
I= = du
e0
1 u 1 u2 + 1
u+
u
La division euclidienne de u + 3u + 5 par u2 + 1 donne un quotient de 1 et un
2
reste de 3u + 4.
Donc Z e5
3u + 4
I= 1+ 2 du
1 u +1
Soit Z e5
e5 3 2u 1
I = [u]1 + 2
+4 2 du
1 2u +1 u +1
La fin du calcul ne pose aucun problème (logarithme pour l’intégrale de gauche,
arctangente pour celle de droite.)
R
[Link] Fractions rationnelles en sin, cos : F (sinx, cosx)dx
1. Règle de Bioche : si le facteur ”F (sinx, cosx)dx” est invariant par la transfor-
mation1 :
– x → −x, poser u = cos(x),
– x → π − x, poser u = sin(x),
– x → π + x, poser u = tan(x),
2u
2. Quand on ne voit aucune invariance, poser u = tan( x2 ). Alors sin(x) = ,
1 + u2
1 − u2 2du
cos(x) = 2
, et dx = : on obtient ainsi une fraction rationnelle en
1+u 1 + u2
u (de degré généralement assez élevé).
1
Attention, d(−x) = −dx, d(π − x) = −dx, d(π + x) = dx
60
!
√
r
ax + b
[Link] Fractions rationnelles en x et ax + b ou x et n
cx + d
√
r
ax + b
Poser u = ax + b dans le premier cas, et u = n
dans le second.
cx + d
√
[Link] Fractions rationnelles en x et ax2 + bx + c, a 6= 0
2
2 b 1
Réduire d’abord le trinôme ax +bx+c sous la forme a x + + (4ac−b2 ),
2a 4a
ce qui, à changement de variable du type u = λx + µ, le ramène aux formes : u2 + 1,
u2 − 1 ou 1 − u2 .
– cas ”u2 + 1” : poser u = shv,
– cas ”u2 − 1” : poser u = chv, ou u = −chv,
– cas ”1 − u2 ” : poser u = sinv, ou u = ±cosv
5.5 Exercices
5.5.1 Exercices corrigés
3
Réponse : I = ln .
2
61
P REUVE C’est une fraction rationnelle en ex . D’après XXX, on peut poser u = ex
pour se débarasser de l’exponentielle (c’est un changement de variables). Alors
du du
= ex , donc du = ex dx = udx, soit dx = . En remplaçant ex par u, et dx par
dx u
du
, et en modifiant les bornes (quand x = 0, u = e0 = 1, et quand x = ln(3), u =
u
eln3 = 3), on trouve : Z 3
1 du
I=
1 u+1 u
On a donc simplifié le problème : d’une fraction rationnelle en ex , on a obtenu une
simple fraction rationnelle.
Pour calculer l’intégrale de cette fraction rationnelle, on la décompose en éléments
simples (sous-entendu : simplement intégrables). Le degré du numérateur étant
strictement plus petit que celui du dénominateur, il n’y a pas lieu de faire une divi-
sion euclidienne. De plus, le dénominateur est déjà factorisé. Il nous reste à l’écrire
sous la forme d’une somme d’éléments simples :
1 a b
= +
(u + 1)u u+1 u
√
2 3 1
Réponse : I = + .
5 15
62
√
P REUVE C’est une intégrale en x et 1 + 2x. D’après XXX, on peut poser u =
√
1 + 2x.
du 1 dx dx
Alors = √ , soit du = √ = , soit encore udu = dx. On peut
dx 1 + 2x √ 1 + 2x u
donc remplacer, dans I, 1 + 2x par u, et dx par udu. √
Quant√ aux bornes, c’est
√ simple : quand x = 0, u = 1 + 2 ∗ 0 = 1, et quand x = 1,
u = 1 + 2 ∗ 1 = 3.
Mais il nous reste le x devant la racine
√: il faut l’exprimer en fonction de u pour finir
notre changement de variables. u = 1 + 2x, donc u2 = 1 + 2x, soit u2 − 1 = 2x,
u2 − 1
ou encore x = .
2
Finalement, notre intégrale vaut encore :
Z √3 2 Z √3 √
u −1 1 4 2 2 3 1
I= uudu = u − u du = ... = +
1 2 2 1 5 15
1
Réponse : I = e2 − .
2
P REUVE C’est une intégrale de la forme P (x)eαx . D’après XXX, on effectue des
intégrations par parties, jusqu’à ce que le polynôme ”disparaisse” :
1
e2x e2x
R1 2 2x 2
R1
0
(x + x + 1)e dx = (x + x + 1) − 0
(2x + 1) dx
2 0 2 !
1
e2x R 1 e2x
3 2 1 1
= e − − (2x + 1) − 0 2 dx
2 2 2 2 0 2
2x 1 !
3 1 1 3 2 1 e
= e2 − − e − −
2 2 2 2 2 2 0
1
= ... = e2 −
2
63
π2
Réponse : I = .
32
P REUVE Cette fois-ci, rien ne correspond dans XXX. Deux possibilités :
– C’est une forme simple, que l’on peut directement primitiver,
– C’est une forme très compliquée ; il faut se battre avec des changements de
variables non évidents, ou des intégrations par parties.
En IUT, bien sûr, le deuxième cas n’arrive jamais (à moins que le prof ait mal
recopié l’énoncé, on n’a pas vérifié la faisabilité de l’exercice, ce qui n’arrive pas
en partiel).
Arctan(x)
Donc, on cherche de quelle forme peut bien être . L’une des rares choses
1 + x2
1
que l’on a à connaı̂tre sur l’arc tangente, c’est sa dérivée . La fonction dans
1 + x2
l’intégrale est donc de la forme u′ (x)u(x), avec u(x) = Arctan(x).
uα+1
u′ u est de la forme u′ uα , avec α = 1, donc admet une primitive de la forme .
α+1
(c.f. la partie 5.2.2) Ainsi :
1
Arctan(x)2 Arctan(1)2 Arctan(0)2
I= = −
2 0 2 2
π π π
Enfin, tan = 1, donc l’arc dont la tangente vaut 1 est : arctan(1) = . De
4 4 4
même, tan(0) = 0, donc l’arc dont la tangente vaut 0 est 0 : arctan(0) = 0.
π2
Le résultat final est donc I = .
32
1
Réponse : I = .
24
P REUVE Cette fois-ci, c’est un produit de sinus et cosinus, et la partie XXX nous
dit comment faire. On est dans le cas facile où au moins une des deux puissances
est impaire. L’idée est de choisir la plus petite des puissances impaires (le 3), de
l’écrire (cette puissance) 1+le reste (ici 1+2), et de remplacer ce qu’il y a sous ”le
reste” en utilisant la formule cos2 x = 1 − sin2 x, ou sin2 x = 1 − cos2 x... pour
64
récupérer des termes de la forme u′ uα , avec u = sin ou u = cos selon le cas.
Ainsi, dans notre exemple,
Z π Z π
I = 2 cos3 x sin5 xdx = 2 cosx cos2 x sin5 xdx
0 0
donc
Z π Z π Z π
I = 2 cosx (1 − sin2 x) sin5 xdx = 2 cosx sin5 xdx − 2 cosx sin7 xdx
0 0 0
π 8 π
6
sin x 2 sin x 2 1 1 1
I= − = − = .
6 0 8 0 6 8 24
√
ln3 3π
Réponse : I = + .
2 6
P REUVE On est dans le cas d’une fraction rationnelle. Le numérateur ayant un
degré strictement plus petit que le dénominateur, on n’a pas à faire de division
euclidienne. De plus, le discriminant du dénominateur étant négatif, on ne peut pas
plus le factoriser. Il ne reste plus qu’à passer à la dernière étape : écrire cette fraction
sous la forme d’une somme d’éléments simples.
La section XXX nous donne la marche à suivre : on reconnaı̂t presque une fraction
u′
de la forme , que l’on sait intégrer (la primitive est ln|u|, c.f. le tableau de la
u
section primitives). On fait donc clairement apparaı̂tre la dérivée du dénominateur
(XXX XXX 2x + 1), et on récupère une seconde fraction :
x+2 1 2x + 1 3 1
= +
x2 + x + 1 2 x2 + x + 1 2 x2 + x + 1
Pour la première fraction, la primitive est ln|x2 + x + 1|. La section XXX nous dit
que la seconde fraction est quasiment la dérivée d’un arc tangente (on rappelle que
65
1
arctan′ (x) = ). Puisqu’il nous faut un carré au dénominateur (en suivant les
x2 +1
indications), on le fait apparaı̂tre :
1 1
= 1 2 3
x2 +x+1 (x + 2 ) + 4
3
Ensuite, dans la dérivée de l’arc tangente, c’est pas que l’on a au dénominateur,
4
mais 1 :
1 1 1 1 1
= =
2
x +x+1 3 4 2 3
2x + 1
2
x + 21 + 1
4 3 4 √ +1
3
On a réussi à faire apparaı̂tre la forme générale d’une dérivée d’une arc tangente.
On a tout pour calculer notre intégrale :
Z 1 Z 1 Z 1
x+2 1 2x + 1 3 1
I= 2
dx = 2
dx + 2
dx
0 x +x+1 0 2x +x+1 0 2x +x+1
1
3 11
1 1
Z
2
I = ln|x + x + 1| + dx
2 2 0 3 2x + 1 2
0
4 √ +1
3
ln3 3 4 1 1
Z
I= + 2 dx
2 23 0
2x + 1
√ +1
3
2x + 1
Il reste à faire le changement de variable u = √ pour retrouver la dérivée de
3
2
arctan(u) (et alors du = √ dx) :
3
Z √3 √
ln3 1 3
I= +2 2
du
2 √1 u +1 2
3
Et finalement :
√ √
ln3 √ 3
1 ln3 √ √
ln3 3π
Z
3
I= + 3 2
du = + 3 [arctan(u)] √1
= +
2 √1 u +1 2 3 2 6
3
√
π
1 1 π π
... puisque tan = √ , donc arctan √ = , et tan = 3, donc
6 3 3 6 3
√ π
arctan 3 = .
3
66
Exercice 27. Calculez
1
3x + 4
Z
I= dx
0 x2 + 4x + 5
ln3 4
Réponse : I = ln(2) − (Arctan(3) − Arctan(2))
2 3
P REUVE On procède exactement comme précédemment :
3 1 2x + 38 − 34
Z 1 Z 1
3 2x + 4
Z
I= dx = dx + dx
2 0 x2 + 4x + 5 2 2
0 x + 4x + 5
2
0 x + 4x + 5
1 4 1
3 1
Z
2
I= ln(x + 4x + 5) 0 − dx
2 3 0 (x + 2)2 + 1
4 3 du
3 3 4
Z
3
I= ln(10) − ln(5) − = ln(10) − ln(5) − [Arctan(u)]2
2 3 2 u2 + 1 2 3
1 − e−2π
Réponse : I =
5
P REUVE Cet exercice est un peu astucieux, mais cette astuce peut marcher dans
certains cas : faire deux intégrations par parties, pour obtenir I dans les deux parties
de l’égalité.
Z 2π Z 2π
−x
−x 2π
I= e cos(2x)dx = −e cos(2x) 0 − (−e−x )(−2sin(2x))dx
0 0
Z 2π
−2π
I = −e +1−2 e−x sin(2x)dx
0
Puis, une deuxième intégration par parties nous redonne I :
Z 2π
−2π
−x 2π −x
I = −e + 1 − 2 −e sin(2x) 0 − (−e )(2cos(2x))dx
0
Z 2π
−2π
I =1−e −2 2 e cos(2x)dx = 1 − e−2π − 4I
−x
0
Donc 5I = 1 − e −2π
, d’où la valeur de I.
67
5.5.2 Exercices avec indications
8x2 − 13x + 10 a b cx + d
2 2
= + 2+ 2
x (x − 4x + 5) x x x − 4x + 5
ln(2)
On trouve au final − + π + 1 − ln(2).
2
π
On utilise les règles de Bioche (poser u=sin(x)), pour trouver I = .
4
0 (x2 − x − 6)2
Le premier et le troisième terme se primitivent en log, les deux autres sont de la forme
u′
. Au final, on obtient :
u2
3
4ln
2 1
I= +
125 75
68
Exercice 32. Calculez √
Z 3
I= x2 ln(1 + x2 )dx
0
On fait une intégration par parties (en dérivant le log). On récupère une fraction
rationnelle, que l’on décompose en éléments simples (ne pas oublier de faire la division
euclidienne). Il apparaı̂t alors la dérivée de l’arc tangente.
√ 2π
Tout calcul fait, I = 3ln(4) − .
9
69
Exercice 36. Calculez Z 1
I= x3 ex dx
0
√
2 2
Règles de Bioche : on pose u = sin(x), et on obtient au final I = − .
3 3
u′ √ 4
On reconnaı̂t directement une forme , et on trouve I = −ln( 3) + .
u 3
r
x+1
On pose u = , pour récupérer une fraction rationnelle, que l’on intègre.
x−1
3π
L’intégrale vaut −4atan(2) + + ln( 23 ).
2
63π 2
On trouve + .
512 3
70
Exercice 41. Calcul de
ln5
ex
Z
I= √ dx
ln2 (ex + 3) ex − 1
√ !
2 1
Diverses méthodes pour aboutir au résultat : atan − atan .
2 2
x−1 √
le changement de variable u = , pour se ramener à 1 − u2 au dénominateur.
4
On pose alors t=Arccos(u) (ou u=cos(t)),
√ pour obtenir au final une intégrale toute
simple. Résultat : I = −4 ∗ atan( 3 + 2) + 2 ∗ pi.
Diverses
√ méthodes possibles,
√ comme de√poser x=cos(t). Valeur de l’intégrale : I =
−(ln( 2 − 1))/2 − (ln( 2 + 1))/ − 2 + 2.
Fin du Chapitre
71
Chapitre 6
P ROPRI ÉT É I : On peut le voir encore sous la forme de l’existence d’une fonction
ε définie sur un voisinage V du point a, qui tend vers 0 en a, et qui est telle que
f (x) = ε(x)g(x), ∀x ∈ V
72
E XEMPLE 3. Si f est bornée et g tend vers +∞, alors f = o(g).
a
f = o(g) ⇒ f h = o(gh)
+∞ +∞
73
6.1.2 Fonctions équivalentes
f
f ∼ g ⇔ lim =1
a a g
. ♦
P ROPRI ÉT É VI : Si deux fonctions sont équivalentes en un point, alors elles ont
même limite en ce point.
R EMARQUE 2. Par contre, on n’a en général pas le droit de sommer des équivalents.
74
P ROPRI ÉT É VIII : Si f ∼ g, alors leurs primitives nulles en a sont équivalentes
a
(au voisinage de a) : Z a Z a
f (t)dt ∼ g(t)dt
x a x
R EMARQUE 3. Un résultat existe pour la dérivation, qui peut aider à calculer des
équivalents :
f (x) − f (a) ∼ f ′ (a)(x − a)
a
E XEMPLE 4. Soit
f : ] − 1; 1[ −→ R
1
x 7−→
1−x
On vérifie aisément que
x
f (x) = 1 + x + x2 + x3 + x3
1−x
donc f admet un développement limité à l’ordre 3 en 0, de partie régulière P3 (x) =
x
1 + x + x2 + x3 et de reste ε(x) = (qui tend bien vers 0 en 0.)
1−x
75
P ROPRI ÉT É IX : Si f admet un développement limité en x0 , alors f admet une
limite en x0 (égale à Pn (0)), et
– si x0 ∈ / I, alors f est prolongeable par continuité en x0 ,
– si x0 ∈ I, alors f est continue en x0 ,
– si x0 ∈ I, et n > 1 alors f est dérivable en x0 .
P ROPRI ÉT É XI (U NICIT É DU DL) : Si f admet un DLn (x0 ), alors il est unique :
Pn et ε sont uniques.
R EMARQUE 5. Si f est paire par rapport au point x0 (f (x0 + t) = f (x0 − t), ∀t), alors
la partie régulière Pn est paire.
P ROPRI ÉT É XII (E XISTENCE : T H ÉOR ÈME DE TAYLOR -YOUNG ) : Si f (n) (x0 )
existe, alors f admet un DLn (x0 ) :
f (n) (x0 )
f (x) = f (x0 ) + f ′ (x0 )(x − x0 ) + .... + (x − x0 )n + o((x − x0 )n )
n!
76
P ROPRI ÉT É XIII (E XISTENCE : T H ÉOR ÈME DE TAYLOR -L AGRANGE ) : Si f est
n + 1 fois dérivable sur [x0 , x], alors f possède un DLn (x0 ) de partie régulière
f (n) (cx )
f (x) = P (x − x0 ) + (x − x0 )n+1 où c ∈ [x0 , x]
(n + 1)!
x2 x3 xn
E XEMPLE 6. ex = 1 + x + + + ... + + o(xn )
2! 3! n!
x3 x5 x2n+1
E XEMPLE 7. sin(x) = x − + ... + (−1)n + o(x2n+1 )
3! 5! (2n + 1)!
x2 x4 x2n
E XEMPLE 8. cos(x) = 1 − + ... + (−1)n + o(x2n )
2! 4! (2n)!
77
x2 x3 xn+1
E XEMPLE 9. ln(1 + x) = x − + − ... + (−1)n + o(xn+1 )
2 3 n+1
1
E XEMPLE 10. = 1 + x + x2 + x3 + ... + xn + o(xn )
1−x
78
Exercice 4. Donnez un équivalent simple, au voisinage de 1, de Arccos x.
Fin du Chapitre
79
Chapitre 7
80
D ÉFINITION 2 (A SYMPTOTE HORIZONTALE ). Dans ce cas, la droite D d’équation
y = l est dite asymptote horizontale en +∞ à la courbe Cf représentant f . ♦
R EMARQUE 2. Ainsi, plus l’on se rapproche de +∞, plus la courbe C est proche de
D.
81
7.2 Limite infinie d’une fonction en un réel quelconque
7.2.1 Limite infinie en un point de R
E XEMPLE 1.
3
lim+ √ = +∞
x→2 x−2
82
7.3.1 Définition rigoureuse
7.3.2 Propriétés
lim f (x) = l
x→x0
83
Exercice 7. Calculez les limites en +/ − ∞ de la fonction définie sur R∗ par
cos x
f (x) =
x2
Exercice 8. Calculez les limites en 1 et +∞ de la fonction définie sur ]1; +∞[ par
2x + sin x
f (x) =
x−1
3x2 − cos x
f (x) =
x2 + 1
P ROPRI ÉT É III : Si g(x) 6 f (x) et g tend vers +∞ quand x → +∞, alors f tend
aussi vers +∞.
7.5 Exercices
Exercice 10. Calculez les limites en 1 et +∞ de la fonction définie sur ]1; +∞[ par
√ √
x x − 1 + (x − 1) x − 1
f (x) = √
x2 − 1
84
Exercice 11. Calculez la limite en 0 de la fonction définie sur R∗ par
√ √
1 + sin x − 1 − sin x
f (x) =
x
sin(x)
f (x) = x +
x
π h πi
Exercice 13. Calculez la limite en de la fonction définie sur 0; par :
4 2
√
2 sin x − 1
f (x) = √
2 cos x − 1
Fin du Chapitre
85
Chapitre 8
Annales
———————————–
———————————–
86
Q UESTION 3 : Convergence d’une suite.
sin n
1. un = converge vers 1.
√n
n−n
2. un = √ converge vers 1.
n + 2n
3. un = q n converge seulement si −1 < q < 1.
4. un = un−1 + 4 converge.
1
5. un = un−1 converge.
2
———————————–
———————————–
Q UESTION 5 : Dérivation.
1. La fonction E(x) (partie entière de x) est dérivable si x ∈]1, 2[.
sin x
2. La fonction f (x) = est dérivable si x 6= 0.
√ x
3. La fonction f (x) = x − 1 est dérivable en x = 1.
√
2 x
4. La fonction f (x) = 2 est dérivable pour x 6 0.
x +1
√
5. La fonction f (x) = x2 − 2x + 3 est dérivable sur R.
———————————–
87
2. f (x) 6 0 si x 6 1.
3. f est décroissante sur [−1, 31 .
4. f n’est pas bornée sur R.
5. f admet un minimum et un maximum locaux.
———————————–
———————————–
———————————–
———————————–
n2 − 1
Q UESTION 10 : vn = ...
n2 + 4
88
1. est une suite croissante,
2. est une suite convergente,
3. est une suite arithmético-géométrique,
4. vérifie v6 > v5 ,
5. est toujours positive.
———————————–
———————————–
———————————–
———————————–
———————————–
———————————–
———————————–
———————————–
———————————–
91
4. un = n2 e−n est croissante (au moins à partir d’un certain rang),
√
5. un+1 = un + 2 définir une suite croissante (au moins à partir d’un certain
rang).
———————————–
———————————–
———————————–
92
5. les fonctions polynômiales sont toujours continues sur R.
———————————–
———————————–
———————————–
93
———————————–
Faux
———————————–
Faux
———————————–
(−1)n+1 sin(n)
Q UESTION 30 : vn = 2, 4 + − tend vers 2,4.
n! n
Vrai
———————————–
Vrai
———————————–
94
r
1
Q UESTION 32 : La suite un = −2 n+ + 3 tend vers 0.
n
Faux
———————————–
n+2
Q UESTION 33 : La suite un = tend vers +∞.
n+1
Faux
———————————–
n2 + 2n − 2
Q UESTION 34 : un = tend vers 1.
n2 + 3sin(n)
Vrai
———————————–
√
Q UESTION 35 : un = 2n − n2 + n tend vers +∞.
Faux
———————————–
sont adjacentes.
Faux
———————————–
(u2 + un )n
Q UESTION 37 : u2 + u3 + ... + un =
2
Faux
———————————–
Vrai
95
———————————–
Q UESTION 39 : La suite
3(0, 2)n − 1
un =
(0, 2)n + 4
converge.
Vrai
———————————–
Vrai
———————————–
Faux
———————————–
ln(n)
Q UESTION 42 : La suite un = est monotone.
n
Faux
———————————–
Q UESTION 43 : La fonction
x
f (x) =
10x + 3
tend vers 0 en +∞.
Faux
———————————–
3x2 + 2
Q UESTION 44 : La limite de la fonction f (x) = est 3.
x + 2ln(x)
Faux
———————————–
96
Q UESTION 45 : La courbe représentant la fonction
2x − 3
f (x) =
4x − 1
admet une asymptote oblique en +∞.
Faux
———————————–
Q UESTION 46 :
3ln(x)
lim+ √ = +∞
x→2 x−2
Vrai
———————————–
3x2 − cos x
f (x) =
x2 + 1
tend vers 3 en +∞.
Vrai
———————————–
Vrai
———————————–
sin(x)
Q UESTION 49 : tend vers 1 en 0.
x
Vrai
———————————–
97
1
Q UESTION 50 : La fonction f (x) = x cos 2 définie sur R∗ peut se prolonger par
x
continuité en 0.
Vrai
———————————–
2x + 1
Q UESTION 51 : f (x) = est continue sur R.
x−2
Faux
———————————–
√
x
Q UESTION 52 : La fonction définie sur ]1; +∞[ par g(x) = √ est continue
x−1
sur ]1; +∞[.
Vrai
———————————–
√
Q UESTION 53 : La fonction f (x) = 2x+ x + 3 définie sur [−3, +∞[ y est conti-
nue.
Vrai
———————————–
Q UESTION 54 : Soit f la fonction définie sur R par f (x) = x2 + 14x − 15. Alors
l’équation f (x) = 8 admet au moins une solution comprise entre 2 et 3.
Faux
———————————–
Q UESTION 55 : f est la fonction polynômiale définie sur R par f (x) = x4 +x2 +1.
L’équation f (x) = 0 admet exactement quatre solutions.
Faux
———————————–
Q UESTION h56 : L’équation 2 sin x = cos 2x + 2 admet au moins une solution dans
π πi
l’intervalle − ; .
2 3
98
Faux
———————————–
√
Q UESTION 57 : La fonction f (x) = x + x est dérivable en 0.
Faux
———————————–
x2
Q UESTION 58 : La courbe d’équation y = + 3x + 2 admet y = 2x + 3 comme
2
tangente en 1.
Faux
———————————–
Faux
———————————–
Faux
———————————–
Vrai
———————————–
1 1
Q UESTION 62 : La dérivée de la fonction f (x) = x + est f ′ (x) = 1 − 2 .
x x
Vrai
———————————–
x 1
Q UESTION 63 : La dérivée de f (x) = est .
x+1 (x + 1)2
99
Vrai
———————————–
x+1
Q UESTION 64 : La fonction f (x) = est croissante sur R.
x2 + 2x + 1
Faux
———————————–
1 4
Q UESTION 65 : 10 est un minorant de f (x) = x2 + x + sur ]2; +∞[.
2 x−2
Faux
———————————–
√
1 + 2x − 2
Q UESTION 66 : f (x) = √ √ tend vers 1 en 1.
1 + 2x − 2
Faux
———————————–
Q UESTION 67 :
ln3
dx
Z
= ln(3/2)
0 ex + 1
.
Vrai
———————————–
Q UESTION 68 :
Z 2
(x2 + x + 1)e2x dx = (5e4 )/2 − (e2 )
1
.
Vrai
———————————–
Q UESTION 69 :
3
Arctan(x)
Z
dx = (π 2 /254)
1 1 + x2
.
100
Faux
———————————–
Q UESTION 70 :
Z π
2 cos4 x sin5 xdx = 1/48
0
.
Faux
———————————–
Q UESTION 71 :
Z 2 2
x − 13x + 10
2 2
dx = −((ln(2))/2) − ((3π)/4) + 1 − (ln(2))
1 x (x − 4x + 5)
Vrai
———————————–
Q UESTION 72 :
π
cos x
Z
dx = 0
0 2 − cos2 x
Vrai
———————————–
Q UESTION 73 :
√
Z 2 3 √ 4π
x3 ln(1 + x2 )dx = 4ln(5) +
0 27
Faux
———————————–
Q UESTION 74 :
Z 3
x2 Arctan(x)dx = 9atan(3) − π/12 + (ln(5))/6 + (−4)/3
1
Vrai
———————————–
101
Q UESTION 75 :
2
x−1
Z
dx = 4/23
0 (2x − 3)
Faux
———————————–
Q UESTION 76 : Z 2
x3 e2x dx = (17e4 )/8 + 3/8
0
Vrai
———————————–
Q UESTION 77 : π √
1 − sin2 x 1 3
Z
3
cosx dx = −
π
4
sin4 x 3 3
Faux
———————————–
Q UESTION 78 : Z 2∗ π3
1 √
dx = −ln( 3) + 8/3
π
6
tan3 x
Faux
———————————–
Q UESTION 79 : Z π
2
sin6 x cos3 x dx = 2/63
0
Vrai
———————————–
Q UESTION 80 :
1
ex 1
Z
√ dx =
0 (ex + 2) ex − 1 2
Faux
———————————–
Q UESTION 81 :
Z 1
dx √
√ dx = −((ln(2))/2) + ln( 3 + 1)
0 x2 − 2x + 3
Vrai
102
8.3 Octobre 2007
Dire, pour chacune des assertions suivantes, si elle est vraie ou fausse (+1
pour une bonne réponse, -1 pour une mauvaise).
———————————–
n+3
Q UESTION 82 : On considère la suite un = .
n−2
1. Cette suite est définie pour tout n ∈ N.
2. un est une suite convergente.
3
3. un tend vers − .
2
4. Cette suite est supérieure à 1 quand n > 3.
5. un est décroissante à partir du rang 3.
———————————–
———————————–
103
———————————–
———————————–
Q UESTION 86 : Dérivation.
1. La fonction E(x) (partie entière de x) est dérivable si x ∈]1, 2[.
sin x
2. La fonction f (x) = est dérivable si x 6= 0.
√x
3. La fonction f (x) = x − 1 est dérivable en x = 1.
√
2 x
4. La fonction f (x) = 2 est dérivable pour x 6 0.
x +1
√
5. La fonction f (x) = x2 − 2x + 3 est dérivable sur R.
———————————–
———————————–
104
2. Une fonction décroissante admet un minimum local.
3. Si la dérivée d’une fonction s’annule en un point, alors cette fonction y admet
soit un maximum local, soit un minimum local.
4. La dérivée d’une fonction paire est impaire.
5. La dérivée d’une fonction périodique est périodique de même période.
———————————–
n2 + 1
Q UESTION 89 : vn = ...
n2 + 2n + 4
1. est une suite croissante,
2. est une suite convergente,
3. est une suite géométrique,
4. vérifie v6 > v5 ,
5. est toujours positive.
———————————–
———————————–
———————————–
105
Q UESTION 92 : Suites adjacentes...
1 1
1. les suites un = nk=1 et vn = un − 4 sont adjacentes,
P
k n
2. les suites un = exp(5 − n) et vn = exp(5 + n) sont adjacentes,
1
3. les suites un = n et vn = n − sont adjacentes,
n
4. les suites convergentes sont toutes adjacentes entre-elles,
5. si deux suites sont adjacentes, alors elles ont la même limite.
———————————–
4n
Q UESTION 93 : La suite un = .
(2n)!
1. est monotone,
2. est positive,
3. tend vers 0,
4. est constituée d’entiers pairs uniquement,
5. est de Cauchy.
———————————–
———————————–
√
Q UESTION 95 : La fonction f (x) = x + x
1. est dérivable en 0.
1
2. admet, sur R+ , pour dérivée f ′ (x) = √ ,
2 x
1
3. admet, pour dérivée seconde, f ′′ (x) = √ ,
2x x
4. est strictement croissante,
5. n’est pas continue en 0.
106
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Fin du Chapitre
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Index
asymptote croissante, 4
horizontale, 81 définie par itération, 17
oblique, 81 de Cauchy, 9
verticale, 82 de Fibonacci, 16
divergente, 6
continuité, 21 géométrique, 13
caractérisation séquentielle, 24 monotone, 4
dérivé récurrente, 11
fonction, 33 récurrente à deux termes, 16
dérivée stationnaire, 5
en un point, 31 théorème
développement limité, 75 de Taylor-Lagrange, 77
espaces complets, 10 de Taylor-Young, 76
extremum local, 37 des gendarmes, 83
des valeurs intermédiaires, 25
fonction
continue, voir continuité valeur d’adhérence, 11
equivalente, 74
négligeable, 72
Formule de Mac Laurin, 77
limite
d’une fonction, 80, 83
d’une suite, 5
maximum local, 37
minimum local, 37
partie régulière, 75
primitive, 52
suite, 4
adjacente, 8
arithmético-géométrique, 15
arithmétique, 12
convergente, 5
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