Optique Physique
université cadi ayyad faculté des sciences semlalia
Optique Physique
Author:
Hicham ben amer ( )
Date: April 7, 2023
1 INTRODUCTION
1 introduction
Les dispositifs interférométriques provoquent des interférences entre deux ou plusieurs
ondes. On distingue classiquement deux familles d’interféromètres. La première famille
concerne les dispositifs à division du front d’onde : un front d’onde primaire est di-
visé en deux faisceaux spatialement différents qui suivent des chemins différents avant
d’être recombinés et produire des interférences. Par exemple, le dispositif des trous
d’Young entre dans cette catégorie. La seconde famille concerne les dispositifs à divi-
sion d’amplitude : un front d’onde primaire est divisé en deux faisceaux spatialement
identiques qui suivent des chemins différents avant d’être recombinés et produire des in-
terférences. L’interféromètre de Michelson entre dans cette catégorie. Les paragraphes
suivants présentent les dispositifs des deux catégories. On abordera dans l’étude de cas
la description d’un interféromètre de Twyman-Green et le principe de la spectroscopie
par transformée de Fourier et à l’aide d’un interféromètre de Fabry-Pérot. La partie
exercice se focalisera sur le principe d’un vélocimètre laser doppler.
2
2 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION DE FRONT D’ONDE
2 Interféromètres à division de front d’onde
2.1 Fentes d’Young
q
I(ϕ) = I1 + I2 + 2 I1 I2 cos(ϕ)) (1)
les interférences s’écrivent I1 = I2 = I0
I(ϕ) = 2 I0 (1 + cos(ϕ)) (2)
On appelle diérence de marche au point M la longueur δ = (F M )2 − (F M )1
az
δ= (3)
D
avec z = OM et a = S1 S2
et
2π 2πaz
ϕ= δ= (4)
λ D
On appelle ordre d’interférence en M le rapport
∆ϕ δ
p(m) = = (5)
2π λ
et l’interfrange est :
λD
i = z1 − z0 = (6)
a
Remarque
Le front d’onde émis par la source primaire est découpé en deux fronts d’ondes
secondaires distincts par les trous ou fentes qui se comportent comme des sources
secondaires. En toute rigueur, les trous ou fentes étant très étroits, la lumière
diffracte vers l’écran et on observe alors les interférences entre les deux figures
de diffraction des sources secondaires
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2.2 biprisme de frensel
2 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION DE FRONT D’ONDE
2.2 biprisme de frensel
2.2.1 Intensité d’egals
I(ϕ) = 2 I(1 + cos(ϕ)) (7)
avec ϕ = 2π
λ δ
2.2.2 différence de marche
On appelle diérence de marche au point M la longueur δ = (F M )2 − (F M )1
az
δ= (8)
D
avec z = OM et D = L + R et a = S1 S2 = 2αR
on a
r + r′ = A (9)
et
α = i + i′ − A = n (r + r′ ) − A = (n − 1) A (10)
Ordre d’interférence
∆ϕ δ
p(m) = = (11)
2π λ
Interfrange
λ (L + R)
i = z1 − z0 = (12)
2αR
4
2 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION DE FRONT D’ONDE
2.3 Miroirs de Fresnel
2.3 Miroirs de Fresnel
Miroirs de Fresnel
Ce dispositif utilise une source primaire associée à deux miroirs plans
réfléchissants faisant un léger angle α entre leurs plans. La source est située
à la distance R de l’arrête des miroirs. Chaque miroir donne une image virtuelle
de la source primaire et ces deux images se comportent comme des sources
secondaires. Dans la zone d’intersection des deux faisceaux on observe des in-
terférences. La figure 2 présente le dispositif des miroirs de Fresnel
On démontre géométriquement que les sources secondaires sont situées sur un
cercle de centre O et de rayon R . L’écran est placé à la distance d2 + R des
sources secondaires, parallèlement au plan des sources. Les sources secondaires
sont distantes de la quantité a . On constate que nous avons à traiter les
interférences entre deux fronts d’ondes sphériques émis par les deux sources
secondaires. En tout point M , les interférences s’écriven
I(M ) = 2 I (1 + cos(ϕ)) (13)
2.3.1 Intensité d’egals
I(ϕ) = 2 I (1 + cos(ϕ)) (14)
avec ϕ = 2π
λ δ
2.3.2 différence de marche
On appelle diéffrence de marche au point M la longueur δ = (F M )2 − (F M )1
az
δ= (15)
D
avec z = OM et D = l + R et a = S1 S2 = 2αR
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2.4 Bilentilles de Billet
2 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION DE FRONT D’ONDE
2.3.3 Ordre d’interférence
∆ϕ δ
p(m) = = (16)
2π λ
Interfrange
λ (l + R)
i = z1 − z0 = (17)
2αR
Remarque
Pour déterminer la forme géométrique des franges, on recherche le lieux des
points pour lesquels la phase est constante, ce qui entraı̂ne x=Cte , les autres
grandeurs étant fixées par la géométrie du montage. Les franges sont verticales,
perpendiculaires au plan de figure, régulièrement espacées de l’interfrange i
2.4 Bilentilles de Billet
Bilentilles de Billet
Ce dispositif utilise une source primaire associée à une lentille découpée selon
son diamètre en deux demi- lentilles, et un écran placé perpendiculairement à
l’axe optique de la bilentille. La figure 4 présente le dispositif de la bilentille de
Billet.
Chaque demi-lentille donne sa propre image de la source primaire. Chaque
image constitue donc une source secondaire. L’écran est placé à la distance D
des sources secondaires, soit à la distance p′ + D de la bilentillle. Si la bilentille
est écartée de la quantité e et la source primaire placée à la distance p , alors
les sources secondaires sont situées à la distance p′ telle que
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2 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION DE FRONT D’ONDE2.5 Miroir de Lloyd
pf′
p′ = (18)
p + f′
et elles sont écartées de la quantité a telle que
p′
a=h (19)
p
Comme précédemment, nous observons les interférences entre deux fronts d’ondes
sphériques émis par deux sources de même amplitude et en tout point M , les in-
terférences s’écrivent
I(M ) = 2 I0 (1 + cos(ϕ)) (20)
On appelle diéffrence de marche au point M
ax x h p′
δ= = (21)
d0 d0 p
et l’interfrange est :
λd0 p
i= (22)
h p′
Remarque
L’interfrange est constante suivant la direction x et les franges sont verticales,
perpendiculaires au plan de figure
2.5 Miroir de Lloyd
Miroir de Lloyd
Ce dispositif utilise une source primaire associée à un miroir et un écran placé
perpendiculairement au plan du miroir. La figure 3 présente le dispositif du
miroir de Lloyd
La source secondaire, image de la source primaire donnée par le miroir, est située
symétriquement au plan du miroir. Les deux sources sont donc la source primaire
et son image à travers le miroir. La source primaire étant située à la hauteur h
du plan du miroir, la distance entre les deux sources est donc a = 2h . L’écran
est placé à la distance d0 des deux sources, perpendiculairement au plan du miroir.
Comme précédemment, nous avons à traiter les interférences entre deux fronts d’ondes
sphériques émis par deux sources de même amplitude
Si le miroir réfléchit 100 de la lumière, les interférences s’écrivent
I(M ) = 2 I0 (1 + cos(ϕ)) (23)
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2.5 Miroir de Lloyd2 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION DE FRONT D’ONDE
Figure 1: Miroir de Lloyd
On appelle diéffrence de marche au point M
ax 2hx
δ= = (24)
d0 d0
et
2π ax 4πhx
ϕ= = (25)
λ d0 λd0
et l’interfrange est
λd0
i= (26)
2h
Remarque
Pour déterminer la forme géométrique des franges, on recherche le lieux des
points pour lesquels la phase est constante, ce qui entraı̂ne x=Cte , les autres
grandeurs étant fixées par la géométrie du montage. Les franges sont verticales,
perpendiculaires au plan de figure, régulièrement espacées de l’interfrange
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3 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION D’AMPLITUDE
3 Interféromètres à division d’amplitude
Remarque
Pour ces systèmes, l’élargissement de la source permet d’avoir des systèmes plus
lumineux que dans le cas des interféromètres à division de front d’onde mais les
franges d’interférences sont localisées
3.1 Lame de verre
Le système interférométrique à division de front d’onde le plus simple est donné par
une lame de verre ou un coin de verre observé en réflexion La lumière ainsi réfléchie ou
transmise peut être à l’origine d’un phénomène d’interférences. Dans ce paragraphe
on ne considèrera que les interférences par réflexion, le cas de la transmission étant
similaire. Une source étendue et monochromatique située dans l’air éclaire une lame
à faces parallèles d’indice n , d’épaisseur e (figure ) posée sur un troisième milieu
d’indice n2 . La source étant étendue on recherche la zone de localisation des franges
d’interférences
Figure 2: Lame de verre
le rayon incident SA donne deux rayons réfléchis AR1 et CO . Au-delà des
points C et F les deux rayons réfléchis parcourent le même chemin optique.
En revanche, entre A et F C le rayon AR1 parcourt la distance AF dans l’air et
le rayon CO parcourt le chemin ABC dans le milieu d’indice n . La différence
de chemin optique entre ces deux rayons AR1 et CO est égale à
δ = [ABC] − [AF ] = n (AB + BC) − (AF ) (27)
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3.1 Lame de verre 3 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION D’AMPLITUDE
Considérons le triangle AF C :
AF
sin(i) = (28)
AC
d’où :
AC = AF sin(i) (29)
Soit en appliquant la loi de Descartes pour la réfraction en A sin(i) = n sin(r)
AC = AF n sin(r) (30)
Pour le triangle ABH nous avons les deux relations trigonométriques suivantes :
AH AC
tan(r) = = (31)
e 2e
soit :
AC = 2 e tan(r) (32)
et:
e
cos(r) = (33)
AB
soit:
e
AB = = BC (34)
cos(r)
En remplaçant AB , BC et AF par leurs expressions en fonction de n , e et r
dans la première équation :
2ne 1 − sin2 (r)
δ= − 2 n e tan(r) sin(r) = 2 n e = 2 n e cos(r) (35)
cos(r) cos(r)
Deux cas sont à considérer :
• si les indices sont tels que
1 < n < n2
les deux réflexions en A et en B sont du même type, c’est à dire qu’à chaque fois la
réflexion a lieu d’un milieu moins réfringent sur un milieu plus réfringent. La différence
de marche δ est alors égale à la différence de chemin optique
δ = 2 n e cos(r) (36)
• si les indices sont tels que
1 < n et n > n2
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3 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION D’AMPLITUDE 3.1 Lame de verre
Les réflexions ne sont pas du même type, on admettra qu’il faut dans ce cas ajouter
2 à la différence de chemin optique pour obtenir la différence de marche δ
λ
λ
δ = 2 n e cos(r) + (37)
2
alors
λ
δ = 2 n e cos(r) +
r
2 (38)
δt = 2 n e cos(r)
L’ensemble des points pour lesquels la différence de marche est la même sont dans le
même état d’interférence. L’aspect géométrique des franges d’interférences est donné
par la recherche des conditions pour lesquelles δ = Cste .
Dans le cas des franges lumineuses, les interférences sont constructives, la différence
de marche δ est égal à un nombre entier de fois la longueur d’onde (voir le cours
Interférences : Fonfamentaux :
δ = 2ne cos(r) = kλ (39)
Pour un dispositif donné, la longueur d’onde, l’indice et l’épaisseur de la lame sont des
constantes, les points dans le même état d’interférence vérifient :
cos(r) = Cte (40)
Remarque
Tous les rayons émergents qui interfèrent au niveau d’un même anneau corre-
spondent à des rayons incidents ayant le même angle d’incidence. Ces franges
d’interférences sont appelées ≪ anneaux d’égale inclinaison ≫.
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3.2 Coin de verre 3 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION D’AMPLITUDE
3.2 Coin de verre
Figure 3: Lame prismatique (ou Coin de verre )
Coin de verre
Une partie du rayon incident SI est réfléchie à la surface du premier dioptre
et une seconde partie est réfractée en I puis réfléchie à la surface du second
dioptre en J pour être ensuite réfractée en I ′ . Les rayons IR1 et I ′ R1′ issus
du même rayon incident J concourent en P où se forment les interférences. Les
interférences sont localisées au voisinage de la lame, autour du point P . Sur
la figure , l’angle d’incidence a été considérablement augmenté, de même pour
l’angle A pour plus de lisibilité ; dans la réalité
La différence de chemin optique entre les rayonsIR1 et I ′ R1′ est donc sensiblement
égale à celle donnée par une lame à faces parallèles placée dans l’air, éclairée sous
incidence normale :
λ λ
δ = 2 n cos(r) + ≈ 2ne + (41)
2 2
puisque l’indice du coin est n . La réflexion en I se produit sur un milieu plus réfringent
que le milieu incident tandis que la seconde réflexion en J se produit sur un milieu
moins réfringent que le milieu incident d’indice n ; les deux réflexions ne sont pas du
même type, ce qui justifie le terme supplémentaire λ2 . Pour tout point d’une frange
d’interférence brillante, la différence de marche vérifie :
λ
δ = 2ne + = kλ (42)
2
12
3 INTERFÉROMÈTRES À DIVISION D’AMPLITUDE 3.2 Coin de verre
Pour une lame donnée, la longueur d’onde et l’indice sont des constantes ; les
points correspondants au même état d’interférences, par conséquent au même
ordre d’interférences k vérifient :
e(x) = Cte
Les franges d’interférences sont donc des droites parallèles à la droite d’intersection
des deux dioptres. Ces franges sont appelées franges d’égale épaisseur . L’interfrange
∆ x est obtenu pour une variation d’ordre k de une unité soit :
λ
e(x) − e(x + ∆ x) = (43)
2n
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