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Cours Inrap

Le document présente les lois de Mendel sur l'hérédité, en détaillant les expériences de monohybridisme et dihybridisme, ainsi que leurs interprétations. Il aborde également les exceptions aux lois de Mendel, telles que la codominance et les gènes létaux, et discute de l'hérédité liée au sexe. Des exercices d'application et d'approfondissement sont fournis pour illustrer ces concepts.

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Le document présente les lois de Mendel sur l'hérédité, en détaillant les expériences de monohybridisme et dihybridisme, ainsi que leurs interprétations. Il aborde également les exceptions aux lois de Mendel, telles que la codominance et les gènes létaux, et discute de l'hérédité liée au sexe. Des exercices d'application et d'approfondissement sont fournis pour illustrer ces concepts.

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DISCIPLINE : SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE

NIVEAU : Terminales D et C
MODULE : BIOLOGIE
SOUS MODULE : GÉNÉTIQUE

SUPPORT PÉDAGOGIQUE N°1


OG 9 : Comprendre le phénomène de l’hérédité
OS9.1 -2 : Rappeler et interpréter les lois de Mendel

A- Monohybridisme de Mendel
1. Expériences et résultats
Mendel croise une plante de lignée P1 pure issue de graines lisses et une plante de lignée pure P2 issue de
graines ridées. Il obtient en F1 100% de graines lisses.
Il croise entre elles les graines de la F1 et obtient une F2 composée de :
 5474 sont lisses ;
 1850 sont ridées.
Interpréter ces résultats.

2. Interprétation des résultats


Type de croisement
- Caractère étudié : forme des graines
- Nombre de couples d’allèles : 1 couple d’allèles (lisse et ridé). Il s’agit d’un monohybridisme.
Analyse de la F1
La F1 est homogène : toutes les graines sont lisses ; ce qui est conforme à la 1ère loi de Mendel : Loi
d’homogénéité ou d’uniformité des hybrides de la F1.
Énoncé de la loi : « Lorsqu’on croise des individus appartenant à des lignées pures différentes, tous les
hybrides de la première génération (F1) sont semblables ».
Dominance
D’après la F1, l’allèle lisse domine l’allèle ridé
Symboles :
Allèle lisse : L
Allèle ridé : l
Analyse de la F2
Étude qualitative
La F2 est hétérogène, les parent F1 croisés ne sont donc pas de race pure; ils sont donc hybrides.
L’allèle masqué en F1 réapparait en F2. Il y a eu disjonction des deux allèles lors de la formation des gamètes
par les hybrides F1. C’est la deuxième loi de Mendel ou Loi de pureté des gamètes (ou loi de disjonction /
ségrégation des caractères en F2)
Énoncé de la loi : « Lors de la formation des gamètes de l’hybride F1, les deux allèles d’un même gène se
séparent et chaque gamète ne contient que l’un des deux allèles du couple ».

Étude Statistique
[L] : 5474 :1850 / 7324 :1850 = 3/4

[l] : 1850 :1850 / 7324 :1850 = 1/4

Ces résultats montrent que chaque hybride a produit deux types de gamètes dans les proportions
équiprobables (identiques) de ½.
Les proportions ¾, ¼ sont celles d’un croisement F1xF1 de monohybridisme.
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Hypothèse : cas d’un monohybridisme avec dominance et gènes autosomaux.

Vérification de l’hypothèse :
L’apprenant doit faire les deux croisements puis conclure.
 1er Croisement parental : P1 x P2
 2ème croisement : F1 x F1
Consigne : ne pas oublier les deux premières de Mendel : la première au niveau de la F1 et la deuxième au
niveau des gamètes de F1.

B- Dihybridisme de Mendel
1. Expériences et résultats
Mendel croise deux variétés pures de pois différant entre elles par la forme et la couleur de graines. L’une à
graines lisses et jaunes, l’autre à graines ridées et vertes. Après la récolte, il obtient 100% de graines lisses et
jaunes en F1.
Mendel sème les graines F1 et laisse les fleurs s’autoféconder. Sur 556 graines obtenues en F2, on observe :
- 315 graines lises et jaunes ;
- 108 graines lisses et vertes ;
- 101 graines ridées et jaunes ;
- 32 graines ridées et vertes.
Interprétez ces résultats.

2. Interprétation des résultats


Type de croisement
Caractères étudiés : la forme et la couleur des graines
Nombre de couples d’allèles : 2 (lisse et ridé ; jaune et lisse). Il s’agit d’un dihybridisme.

Analyse de la F1
La F1 est homogène : toutes les graines sont lisses et jaunes, ce qui est conforme à la première loi de
Mendel : loi d’homogénéité ou d’uniformité des hybrides de la F1.
Dominance
D’après la F1, les allèles lisse et jaune sont dominants; les allèles ridé et vert sont récessifs.
Symboles : allèle lisse : L : allèle jaune : J
Allèle ridé : l : allèle vert : j
Analyse de la F2
Étude qualitative : F2 est hétérogène. Les allèles ridé et vert masqués en F1 réapparaissent en F2. Cela
s’explique par la séparation des allèles de chaque couple lors de la formation des gamètes de F1.
Chaque gamète de F1 n’a reçu qu’un seul allèle à l’état pur. C’est la 2ème loi de Mendel : loi de la
pureté des gamètes.
En F1, il y a apparition des phénotypes nouveaux [lisse, vert] et [ridé, jaune], cela s’explique par la
séparation indépendante des allèles de chaque couple suivi de leur recombinaison au hasard : c’est la 3ème loi
de Mendel, loi de la ségrégation indépendante des allèles.
Enoncé de la loi : « Lorsqu’on croise des individus qui diffèrent par deux ou plusieurs couples d’allèles, les
différents couples se séparent de façon indépendante au cours de la formation des gamètes puis se
recombinent au hasard dans les gamètes des hybrides F1 ».

Remarque : La 3ème loi de Mendel ne s’applique que dans le cas du dihybridisme.

Étude statistique
[LJ] : 315 : 32 / 556 :32 = 9/16
[Lj] : 108 : 32 / 556 : 32 = 3/16
[lJ] : 101 : 32 / 556 : 32 = 3/16
[l j] : 32 : 32 / 556 : 32 = 1/16

Les proportions 9/16, 3/16, 3/16, 1/16 sont celles d’un croisement F1 x F1 de dihybridisme avec dominance
absolue, gènes indépendants.
Hypothèse : cas d’un dihybridisme avec dominance absolue, gènes indépendants et autosomaux
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Vérification de l’hypothèse :
L’apprenant doit faire les deux croisements puis conclure.
 1er Croisement : parental
 2ème croisement : F1 x F1
Consigne : ne pas oublier les trois lois de Mendel : la première au niveau de la F1, la deuxième et la
troisième au niveau des gamètes de F1.

Résultats phénotypiques attendus après le tableau de fécondation ou échiquier de croisement : 9/16[LJ] ,


3/16[Lj] , 3/16, 1/16[lj]

OS9.3 Expliquer les exceptions aux lois de Mendel


I. Rappel sur les proportions mendéliennes

Proportions observées Type de croisement déduit


100% (descendance homogène) P1 × P2 Parents (races pures)
3/4 ; ¼ ou 75% ; 25% F2= F1 × F1 Monohybridisme avec dominance
F’2= F1 × P (homozygote récessif)
1/2 ; ½ ou 50% ; 50%
Croisement test de monohybrididisme
9/16 ; 3/16 ; 3/16 ; 1/16 ou F2 : F1 × F1 Dihybridisme, gènes indépendants avec
56.25% ; 18.75% ; 18.75% ; 6.25%) dominance absolue
F’2=F1 × P (homozygote bi récessif)
1/4 ; 1/4 ; 1/4 ; ¼ ou
Croisement test de dihybridisme avec gènes
25% ; 25% ; 25% ; 25%
indépendants et dominance absolue

II. Les exceptions aux proportions mendéliennes


1. La codominance
Il peut arriver qu’un hybride F1 présente un phénotype intermédiaire entre ceux des
parents : on parle de codominance.
En F2 les rapports ¾,¼ deviennent¼,½,¼.

Exercice d’application
On croise deux lignées de belle de nuit, l’une à fleur rouge et l’autre à fleur blanche. En F1 ont obtient des
« belles de nuit » à fleurs roses. La F1 croisée entre elle donne une descendance composée de :
- 121 de plants à fleurs rouges ;
- 243 de plants à fleurs roses ;
- 120 de plants à fleurs blanches.
Interprétez les résultats.

2. Le gène létal
Un gène est dit létal (=mortel) lorsque les individus homozygotes pour ce gène ne sont pas viables. En F2, on a
2/3 ; 1/3 au lieu de ¾ ; ¼.
La létalité s’observe chez les oiseaux (exemple : les canaris huppés, les poulets à crête rose dont ¼ des œufs
couvés ne se développent pas ; chez les mammifères (exemple : les souris jaunes) ; dans l’espèce humaine, le
gène responsable de l’hémophilie paraît être un gène létal (les femmes n’en sont jamais atteintes).

Exercice d’entrainement
Une souris noire croisée avec une souris noire donne uniquement des souris noires. Une souris jaune croisée
avec une souris jaune, donne une descendance comprenant :
- 6 souris jaunes ;
- 3 de souris noires.
1. Interprétez ces résultats.
2. Quels sont les résultats du croisement d’une souris jaune avec une souris noire ?

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3. L’hérédité liée au sexe (=hérédité liée aux chromosomes sexuels)
Lorsqu’un gène est porté par la partie propre du
chromosome X (cas le plus fréquent) ou du
Partie propre au chromosome X chromosome Y, on dit qu’il est liée au sexe : il y a
relation entre le sexe des individus et l’apparition
d’un caractère.
Partie commune aux chromosomes X et Y
Les gènes situés sur la partie commune aux
X Partie propre au chromosome Y
chromosomes X et Y se comportent comme s’ils
étaient situés sur les autosomes.
Y
On considère l’hérédité liée au sexe si l’on observe l’une des conditions si dessous :
- les deux croisements réciproques (femelle A x mâle B et mâle A x femelle B) ne donnent pas les
mêmes résultats ;
- présence d’un chassé-croisé (les mâles qui naissent héritent le caractère maternel et les femelles le
caractère paternel) ;
- les différents caractères sont répartis selon les sexes.

Exercice d’application
On effectue deux croisements réciproques pour étudier la transmission de la couleur des yeux.
 1er Croisement : On croise une drosophile mâle aux yeux blancs avec une drosophile femelle aux yeux
rouges. En F1, on obtient 100% de drosophiles aux yeux rouges constituées d’autant de mâles que de
femelles.
 2e Croisement : le croisement entre une drosophile mâle aux yeux rouges avec une drosophile femelle
aux yeux blancs donne en F1 :
 50% de drosophiles mâles aux yeux blancs ;
 50% de drosophiles femelles aux yeux rouges.
Interprétez ces résultats.

Esquisse de corrigé
Interprétation:
 Type d’hybridation : monohybridisme
 Analyse des croisements :
1er croisement : Les résultats de ce croisement sont conformes à la 1 ere loi de Mendel. Les parents
croisés sont donc de race pure (homozygotes).
2e croisement : Les résultats du 2e croisement ne sont pas conformes à la 1ere loi de Mendel, alors que les
parents croisés sont de race pure.
Conclusion : Il s’agit d’une exception à la 1ere loi de Mendel

 Rapport de dominance : Les résultats du 1er croisement montrent que l’allèle « rouge » est dominant, et
l’allèle « blancs » est récessif.
D’où les symboles : R pour allèle « rouge » ; r pour allèle « blancs »

 Localisation du gène : Le fait que les deux croisements réciproques donnent deux résultats différents
prouve que l’hérédité est liée au sexe.
L’observation attentive du 2e croisement (croisement réciproque) montre que les descendants mâles ont
hérité le phénotype de leur parent femelle alors que le phénotype des descendants femelles est celui du
parent mâle : il ya « chassé-croisé ».
Conclusion : Le gène est situé sur le chromosome sexuel X.

 Hypothèse : il s’agit d’un cas de monohybridisme avec dominance absolue , gène porté par le
chromosome sexuel X.

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 Vérification de l’hypothèse :
1er croisement :
Parent : P1 [yeux blancs] X P2 [yeux rouges]
Phénotypes : [b] [R]
Xr XR
génotypes : ( ) ( R)
Y X

Gamètes : (X r) (Y) (X R )
½ ½
Échiquier de croisement :
½(X r) ½ (Y)

XR XR
R
(X ) ½ ( r )[R] ½ ( ) [R]
X Y

Résultats : 100% hybrides (50% femelles et 50% mâles) aux yeux rouges : 1ère de Mendel vérifiée.

2e croisement :
Parent : P1 [yeux rouges] X P2 [yeux blancs]
Phénotypes : [R] [b]
XR Xr
Génotypes : ( ) ( r)
Y X

Gamètes : (X R ) (Y) (X r)
½ ½
Échiquier de croisement :
½ (X R ) ½ (Y)

XR Xr
(X ) r ½ ( r )[R] ½ ( ) [r]
X Y
Résultats : ½ ou 50% femelles [R] et ½ ou 50% mâles [r]
 Conclusion :
Les résultats théoriques sont conformes aux résultats pratiques : hypothèse vérifiée.

Exercice d’approfondissement
Chez la drosophile on étudie la transmission de deux couples d’allèles :
- Un couple d’allèles commandant la couleur du corps : G = corps gris domine l’allèle g=corps noir ;
- Un couple d’allèles déterminant la couleur des yeux : R = yeux rouges domine r = yeux blancs.
1. On croise un mâle au corps gris et aux yeux rouges avec une femelle au corps noir et aux yeux
blancs. Ces parents sont de race pure. En F1 tous les individus sont gris, mais les mâles ont les yeux
blancs et les femelles les yeux rouges.
2. On croise une femelle au corps gris et aux yeux rouges avec un mâle au corps noir et aux yeux
blancs. Ces parents sont de race pure.
On obtient une F1 dont tous les individus sont gris et aux yeux blancs.

a) Les deux couples d’allèles :


- Sont-ils indépendants ou liés ?
- Précisez leur localisation chromosomique.
b) Donnez le génotype des parents et des individus de la F1 obtenus en
(Réalisez le croisement)
c) Un mâle et une femelle de cette F1 s’accouplent. Quelle sera la composition phénotypique de leur
descendance directe ?

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3. L’épistasie
L’épistasie est un type d’interaction entre deux gènes non alléniques: l’expression d’un gène conditionne celle
de l’autre, mais cette réaction n’est pas réciproque. Les deux gènes sont portés par deux paires de
chromosomes différents (donc indépendants). Dans ce cas, on obtient en F2 , 3 classes phénotypiques au lieu
de 4.
On distingue deux types d’épistasie : l’épistasie dominante et l’épistasie récessive.
a) L’épistasie récessive.
L’épistasie est dite récessive lorsque l’expression d’un gène dominant est masquée par un autre gène, son allèle
récessif.
En F2 on obtient les proportions suivantes : 9/16 ; 3/16 ; 4/16.

Exemple : soit un gène dominant B (son allèle récessif est b) provoque la coloration des yeux ;
b inhibe la coloration.
Un autre gène dominant A (son allèle récessif est a) favorise la mise en places des yeux ;
a suprime la formation des yeux.
On croise deux parents de race pure :
Parents : [yeux colorés] x [ sans yeux ]
[AB] [ab]
A B a b
A B a b

A B
F1 100% [AB]
a b Yeux colorés
On croise entre eux les individus de la F1, on obtient une F2 composé de :
9/16 [AB] Yeux colorés 9/16
3/16 [Ab] Yeux incolores 3/16
3/16 [aB] Sans yeux
4/16
1/16 [ab] incolores
Sans yeux
incolores
b) L’épistasie dominante
L’épistasie est dominante lorsqu’un gène dominant empêche l’expression d’un autre gène codant un
phénotype différent.
En F2 on obtient les proportions suivantes : 12/16 ; 3/16 ; 1/16.
Expérience et résultats
Chez Avoine (céréale), la coloration noire des téguments est due à un allèle dominant B. Il existe un autre
allèle dominant G, lorsqu’il s’exprime, donne une coloration grise. G ne peut s’exprimer qu’en l’absence de B.
b g
On croise deux individus dont l’un [noir] de génotype B Get l’autre [incolore] de génotype
B G b g
On a obtenu 100% de [BG], noir, de génotype . B G
b g
Le croisement entre les deux hybrides F1 donne : 9/16 [BG] + 3/16 [Bg] + 3/16[bG] + 1/16 [bg].
L’observation de la couleur montre :

9/16 [BG] = noir


3/16 [Bg] = noir 12/16
3/16 [bG] = gris 3/16
1/16 [bg] = incolore 1/16

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Exercice d’entrainement
A - Chez la souris, les pigments donnant une coloration du pelage ne sont produits qu’en présence du gène C.
Si un individu a le génotype C/C ou C/c ; sa couleur dépendra d’un second gène A porté par un autre
chromosome.
Les souris A/A ou A/a sont grise ; les souris a/a sont noires.
On croise deux souris grises et on dénombre après plusieurs portées :
- 45 souris grises ;
- 21 souris albinos (non colorées) ;
- 14 souris noires.
1/ Quel est le génotype des parents ? Justifiez votre réponse.
2/ Les résultats phénotypiques sont-ils en accord avec votre réponse ?
B - Chez l’Avoine, la coloration noire du tégument est due à un allèle B. Son allèle récessif est b. L’allèle B
inhibe la manifestation d’un gène Grey dont l’allèle dominant est G et l’allèle récessif g. On croise les graines
à tégument noir, de phénotype [BG] avec les graines à tégument blanc, de phénotype [b g], toutes de race
pure.
1/ Quelle est la couleur de tégument des graines obtenues en F1 ?
2/ On croise les individus de la F1 entre eux. On obtient une F2 comprenant 320 graines réparties de la
manière suivante :
- 240 graines à tégument noir ;
- 59 graines à tégument gris ;
- 21 graines à tégument blanc.
Interprétez ces résultats.

4. la Complémentarité
La présence conjointe de deux gènes non alléliques est nécessaire pour l’apparition d’un phénotype donné.
Dans ce cas, on obtient en F2, deux phénotypes au lieu de 4. On distingue : la complémentarité récessive et
la complémentarité dominante.

4.1 La complémentarité récessive


L’expression du caractère est conditionnée par la présence simultanée de deux allèles récessifs dans le
phénotype. Dans ce cas, on obtient en F2, pour des gènes indépendants, les proportions suivantes : 15/16 ; 1/16

4.2 La complémentarité dominante


L’expression du caractère est conditionnée par la présence conjointe de deux allèles dominants dans le
phénotype. Dans ce cas, on obtient en F2, pour des gènes indépendants, les proportions suivantes : 9/16 ; 7/16.

Exercice d’entrainement.
A- Une plante du genre Capsella, appelée communément « bourse à pasteur » a un fruit (capsule) dont la
forme est controlée par deux gènes indépendants.
Quand on croise entre elles des plantes doublement hétérozygotes, on observe en F2 :
- 6% des descendants dont la capsule est ovale.
- 94% dont la capsule est triangulaire.
1°) De quelles proportions se rapprochent ces données ?
2°) De quel type d’interaction s’agit-il ?
B- Chez certains Pois de Senteur, la couleur pourpre des fleurs est liée à la présence simultanée de deux
gènes dominants A et B dont les allèles récessifs sont a et b. Les deux couples (A/a) et (B/b) sont portés par
des chromosomes différents.
On croise deux lignées pures de Pois de Senteurs à fleurs blanches. Tous les descendants F1 portent
uniquement des fleurs pourpres.
On croise les individus F1 entre eux. La descendance F2 comprend :
- 68 plantes à fleurs pourpres ;
- 52 plantes à fleurs blanches.
Interprétez ces résultats.

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E –Le linkage et la carte factorielle.
1. Linkage.
On parle de linkage lorsque deux ou plusieurs gènes sont portés par le même chromosome (on dit aussi qu’ils sont liés).
Le linkage peut être total ou partielle
a) Expériences et résultats
Expérience 1 : On croise deux Drosophiles : une femelle aux soies longues et corps gris avec un mâle aux soies
courtes, corps noir. Tous les descendants F1 ont des soies longues et un corps gris.
Expérience 2 : Le croisement de retour mâle F1 x femelle soies courtes, corps noir fournit :
- 500 Drosophiles aux soies longues et corps gris ;
- 500 drosophiles aux soies courtes et corps noir
Expérience 3 : Le croisement de retour femelle F1 x mâles soies courtes corps noir fournit :
- 440 Drosophiles aux soies longues et corps gris ;
- 60 Drosophiles aux soies courtes et corps gris
- 60 Drosophiles aux soies longues et corps noir
- 440 Drosophiles aux soies courtes et corps noir
b) Interprétation des résultats

1er Croisement :
 Type de croisement : On étudie la transmission de deux caractères, la taille des soies et la couleur du corps :
donc deux couples d’allèles ou deux gènes.
Conclusion : Cas de dihybridisme.
 Analyse de la F1 : La F1 est homogène, conforme à la 1ere loi de Mendel.
Conclusion : Les parents croisés sont de race pure ou homozygote.

 Rapport de dominance : Les drosophiles de la F1 ont des soies longues et un corps gris, rappelant le
phénotype de l’un des parents.
Conclusion :Les allèles « longues » et « gris » dominent respectivement les allèles « courtes» et « noir »,
d’où les symboles :
1er couple : allèle « longue » = L ; allèle « courtes » = l
2ème couple : allèle « gris » = G ; allèle « noir » = g

2ème Croisement :
Ce croisement est un test cross du dihybridisme.
Etude statistique : [LG] = 50% ou 1/2 ; [lg]= 50% ou 1/2

Le résultat obtenu à l’issu du test cross est celui d’un monohybridisme avec dominance absolue (½ et ½),
pourtant, on est dans un dihybridisme.

Cette descendance de 50% [LG] et 50%[lg] ne peut s’expliquer que si le mâle fournit deux types de gamètes
en quantité égale au lieu de quatre comme dans le dihybridisme à ségrégation indépendante entre les
couples d’allèles. Les allèles L et G d’une part et l et g d’autre part sont restés unis, donc portés par le même
chromosome. On dit qu’ils sont liés. L’absence des phénotypes recombinés, montre que le linkage est totale ou
absolue.
 Localisation des gènes : La répartition phénotypique des individus se fait indépendamment du sexe.
Conclusion : Les gènes sont portés par les autosomes.

3ème Croisement :
Ce croisement est un test cross du dihybridisme.
Etude statistique : [LG] = 44%; [Lg]=6% ; [lG]= 6% ; [lg]= 44%

Ce résultat ne ressemble ni à celui d’une disjonction indépendante des différents couples d’allèles, ni à celui
d’une liaison absolue entre les gènes.
L’apparition des phénotypes nouveaux [lG] et [Lg] ne peut s’expliquer que par le phénomène de crossing-
over qui s’est produit chez la drosophile femelle hybride lors de la formation des gamètes.

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Cette descendance ne peut s’expliquer que si la femelle F1 fournit 4 types de gamètes en quantité inégale, au
lieu de deux.
100−P 1−p
Deux types de gamètes parentaux dans les proportions 2 ou 2 ;

P
Deux types de gamètes recombinés dans les proportions 2

N.B : P= pourcentage de recombinaison.


Somme des récombinés
P= Effectif total
X 100%

La présence des phénotypes recombinés, montre que le linkage est partielle .

- Hypothèse : Dihybridisme avec dominance absolue, gènes liés, avec liaison absolue chez la drosophile
mâle et partielle chez la femelle, gènes portés par une paire d’autosomes

- Vérification :
1er croisement : P : [LG] x [lg]

N.B. Les valeurs obtenues sont théoriques.

 Vérification :
Croisement parental 1erCroisement test 2èmeCroisement test
P: [LG] x [lg] P: ♂[LG] x ♀[lg] P: ♀ [LG] x ♂[lg]
LG lg LG lg LG lg
LG lg lg lg lg lg
méiose
méiose méiose
Gtes (LG) (lg)
100% (lg)
100% Gtes (LG) (lg) Gtes (LG) (Lg) (lG) (lg) (lg)
Fécondation
50% 50% 100% 100-P P 100%
P 100-P
2 2 2 2
LG [LG]
F1: Après l’échiquier de croisement vous aurez à
lg 100% LG lg
F1: la descendance :
lg lg 44% [LG] + 6% [Lg]+ 6%[lG]+ 44%[lg]
50%[LG] + 50%[lg]

Les résultats théoriques sont conformes aux résultats pratiques ; hypothèse validée.

Consignes : dans la troisième expérience, l’apprenant doit réaliser le mécanisme du crossing over

Les cartes factorielles ou cartes géniques :


Une carte factorielle est la position relative des gènes sur le chromosome.
Pour établir la carte factorielle, on calcule la distance séparant deux gènes consécutifs sur le chromosome.
Somme des récombinés
Cette distance se calcule par la formule : d = X 100% 1% = 1cM
Effectif total

d s’exprime en cM ou UR cM= centimorgan ; UR= unité de recombinaison.

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60+60
Exemple : distance entre L et G ou l et g 1000
𝑥100 =12UR

12 UR

Remarques :
Linkage total (ou liaison absolue) : situation dans laquelle des gènes liés ne sont jamais séparés à la méiose. Dans le cas
d’un dihybridisme avec gènes portés par une paire d’autosomes, les proportions sont les suivantes :
- En F2 : on a ¾, ¼ au lieu de 9/16, 3/16, 3/16 1/16 ;
- Croisement test : ½, ½ au lieu ¼, ¼, ¼, ¼ .

Linkage partielle ( ou liaison partielle) : situation dans laquelle des gènes initialement portés par le même chromosome
peuvent être séparés à la méiose.
- Le Croisement test donne : deux phénotypes parentaux majoritaires et deux phénotypes recombinés
minoritaires

Exercices d’entrainement
Exercice 1 :
On croise un croisement entre 2 souches de Drosophiles homozygotes pour les 2 gènes : une souche à yeux marrons et
ailes échancrées et une souche sauvage. La F1 est homogène et de phénotype sauvage. On effectue le test-cross
suivant :
Femelle F1 X mâle souche à œil marron et ailes échancrées
On obtient en F2 :
 410 Drosophiles de phénotype sauvage
 111 Drosophiles à ailes échancrées et œil sauvage
 111 Drosophiles à œil marron et ailes sauvages
 400 Drosophiles à œil marron et ailes échancrées
Interprétez ces résultats

Exercice 2:
A- on a réalisé deux croisements de Drosophiles.
Premier croisement : On a croisé des Drosophiles femelles au corps gris et aux ailes normalement nervurées, avec des
drosophiles mâles au corps jaune et aux ailes dépourvues de nervures transversales.
Les Drosophiles femelles et mâles sont de race pure.
En F1, tous les individus obtenus ont le corps gris et les ailes normalement nervurées.
Deuxième croisement : On a croisé des Drosophiles mâles au corps gris et aux ailes normalement nervurées avec des
drosophiles femelles au corps jaune et aux ailes dépourvues de nervures transversales.
Les Drosophiles mâles et femelles ont le corps gris et les ailes normalement nervurées et tous les mâles ont le corps jaune
et les ailes dépourvues de nervures transversales.
1°) Quels renseignements vous apporte la comparaison des résultats obtenus en F 1 dans les deux croisements ?
2°) Indiquez, pour chaque croisement, le génotype des parents et des individus obtenus en F 1.
B- On a croisé entre eux les individus obtenus en F1 à l’issue du premier croisement. On a alors obtenu les résultats
consignés dans le tableau ci-dessous :

Sexe
Phénotype
Femelle
Mâle
Corps gris, ailes normalement nervurées 3743 1621
Corps gris, ailes sans nervures transversales 0 254
Corps jaune, ailes sans nervures transversales 0 1625
Corps jaune, ailes normalement nervurées 0 250
1°) Quels types de gamètes a produit la Drosophile mâle F1 ?
2°) Quels sont, et dans quelles proportions, les types de gamètes produits par la Drosophile femelle F 1 ?
3°) Schématisez le comportement des chromosomes qui, au cours de la méiose, permet d’expliquer les
résultats obtenus.
FIN
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DISCIPLINE : SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
NIVEAU : Terminales D et C
MODULE : BIOLOGIE
SOUS MODULE : GÉNÉTIQUE

SUPPORT PÉDAGOGIQUE N°2


OG 9 : Comprendre le phénomène de l’hérédité

OS9-4 Expliquer l’hérédité humaine


En génétique humaine, la connaissance des modalités qui régissent la transmission des caractères héréditaires
est essentiellement basée sur l’interprétation d’arbres généalogiques (pedigree).
L’étude de ces derniers implique :
- La connaissance des rapports entre les allèles des gènes considérés (dominance, codominance, récessivité) ;
- La localisation chromosomique des gènes étudiés (autosome ou chromosome sexuel) ;
- La détermination de génotypes probables ou possibles des individus ;
- des prévisions concernant les caractères des descendants de couples.

A- Les groupes sanguins :


1- Le système ABO : Les groupes sanguins du système ABO sont déterminés par un gène autosomal situé
sur le chromosome n°9, dont on connait trois allèles A, B et O . Il existe quatre groupes sanguins usuels :
Les allèles A et B sont codominants et dominent l’allèle O.
Groupes Phénotypes Génotypes
A [A] (A//A) ou (A//O)
B [B] (B//B) ou (B//O)
AB [AB] (A//B)
O [O] (O//O)

2- Le facteur rhésus : C’est un facteur qui se superpose au système ABO. Les individus qui en possèdent
(85% de la population) sont dits rhésus positifs [Rh+] ou [+] et ceux qui en sont dépourvus (15% de la
population) sont dits rhésus négatifs [Rh-] ou [-].
Rh+ domine Rh-, d’où les génotypes suivants :
[Rh+] : (Rh+// Rh+ ) ou (Rh+// Rh-) ; [Rh-] : (Rh-// Rh-)

Remarque : la notation groupe A+ signifie que l’individu est du groupe sanguin A rhésus positif.
Son phénotype est [A+]
Les génotypes possibles de cet individu sont :
A Rh+ A Rh+ A Rh+ A Rh+
ou ou ou
A Rh+ A Rh- O Rh+ O Rh-

Activité de l’élève :
Proposer les génotypes des individus de phénotypes suivants : [B+] ; [AB +] ; [O-] ; [B -]

3. Les groupes sanguins du système MN


Il existe 3 groupes sanguins du système MN (M, N, MN) déterminés par deux allèles M et N qui sont
codominants.
Groupe sanguin Phénotype génotype
M [M] (M//M)
N [N] (N//N)
MN [MN] (M//N)

Page 1 sur 4
B- Quelques cas d’anomalies génétiques :
1- Anomalies liées au gonosome X:
a- L’hémophilie
C’est une anomalie de l’incoagulation du sang ; à la moindre blessure, les sujets font l’hémorragie. Il y a
l’hémophilie A et l’hémophilie B.
L’hémophilie est déterminée par un gène récessif h ; son allèle dominant est H.
L’hémophilie ne touche que les sujets masculins. Il n’existe pas de femme hémophile parce que l’homozygote
(Xh//Xh) est létale dès la vie embryonnaire. Cependant une femme hétérozygote (XH//Xh) parfaitement
saine est dite vectrice.
Génotypes possibles :
 Homme non hémophile : (XH//Y) ;
 Homme hémophile : (Xh//Y )
 Femme non hémophile : (XH//XH) ou (XH//Xh)
b- Le daltonisme
C’est une anomalie de la vision des couleurs notamment la non distinction du vert et du rouge ; le
daltonisme affecte 4% d’hommes et 0, 2% de femmes.
L’allèle responsable de l’anomalie est récessif, d. Son allèle dominant est D.
Génotypes possibles :
 Homme daltonien (Xd//Y)  Femme à vision normale : XD/XD ou XD/Xd
Homme normal : (XD//Y)  Femme daltonienne : Xd/Xd
 Femme vectrice ou conductrice : (XD//Xd)

2. Anomalie liée au gonosome y:


L’hypertrichose des oreilles : C’est une anomalie caractérisée par la présence de longs poils et épais sur la
totalité de la surface antérieure et de la moitié inférieure de la face postérieure des deux oreilles.
Remarque : On pense que le gène qui détermine cette tare est portée par la partie spécifique du
chromosome Y puisqu’elle ne se manifeste que chez les hommes.
Par conséquent, un homme atteint de l’hypertrichose aura tous ses fils atteints.

3. Anomalies liées aux autosomes


a) La drépanocytose ou anémie falciforme
Encore appelée anémie falciforme ou sicklémie, la drépanocytose est une maladie qui se caractérise par la
présence dans le sang des globules rouges en forme de faucilles (« sickle » en anglais) incapables de jouer leur
rôle de transporteur d’oxygène.
Cette affection est due à une mutation du gène normal « A » qui dirige la synthèse de la chaine β de
l’hémoglobine normale (HbA) en allèle « S ». L’allèle « S » dirige la synthèse de la chaine β de l’hémoglobine
anormale (HbS).
Les allèles « A » et « S » sont situés sur le chromosome n°11 et sont codominants.
Génotypes possibles :
 Individu sain : (A//A)
 Individu drépanocytaire : (S//S)
 Individu hétérozygote : (A//S)
Les homozygotes (S//S) sont malades (anémie sévère) ;
les hétérozygotes (A//S) produisent à la fois l’hémoglobine normale (hémoglobine A) et l’hémoglobine
anormale (hémoglobine S).
b) L’albinisme
C’est une anomalie qui se traduit par l’absence de pigmentation de la peau. Le sujet atteint d’albinisme ne
peut synthétiser la mélanine : les réactions chimiques qui conduisent à sa synthèse sont bloquées par
l’absence d’une enzyme.
L’allèle responsable de l’anomalie est récessif, a. Son allèle dominant est A.
Génotypes possibles :
 Individu non albinos : (A //A) ou (A //a)
 Individu albinos : (a//a) a/a

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4. Les anomalies liées au nombre de chromosomes :
Ces anomalies sont caractérisées par la présence d’un chromosome supplémentaire ou l’absence d’un
chromosome chez un sujet. Cela est dû à la non disjonction d’une paire de chromosomes lors de la
formation des gamètes ; Cette non disjonction peut avoir lieu à l’anaphase I ou II.
Exemples :
La trisomie 21 ou syndrome de Down : 2n = 47 ;
Le syndrome de Klinefelter : 44A + XXY ( 2n = 47)
Le syndrome de Turner : 44A + XO ( 2n = 45)

Exercice d’entrainement :
Démonter par des schémas comment on peut obtenir un individu :
- portant trois chromosomes au niveau de la paires n°21 ;
- atteint du syndrome de Klinefelter et du syndrome de Turner.
NB : faire le croisement entre deux parents en représentant uniquement les chromosomes concernés.

C. Étude des arbres généalogiques ou pedigree


Un arbre généalogique ou pédigrée est une représentation conventionnelle des liens parentaux qui unissent
les membres de différentes générations d’une famille.
1- Les figurés conventionnels :

Exemples d’un pedigree

I 1 2
I
1 2
II 2 3
1 4
III
1 2 3 II
IV 1 2 3 4 5 6
1 2
Pedigree B
Pedigree A

2. Rapport entre les allèles.


 Lorsque l’allèle responsable du caractère étudié est dominant, il se transmet de génération en
génération et tous les enfants malades naissent au moins d’un parent malade (pedigree A).
 Si l’allèle responsable du caractère étudié est récessif, les individus malades naissent des parents
hétérozygotes c’est à dire phénotypiquement sains (pedigree B).
 lorsque les allèles sont codominants, le caractère d’un descendant est intermédiaire par rapport à
celui exprimé par les parents.
3. Détermination de la localisation chromosomique du gène.
a) Gène porté par les chromosomes sexuels

Page 3 sur 4
 Gène porté par le chromosome X
- Si l’allèle est dominant, les pères transmettent à toutes leurs filles le chromosome X portant l’allèle
dominant. Celui-ci s’exprime alors dans les phénotypes quel que soit l’allèle apporté par la mère. Si cet allèle
dominant est porté par la mère, le caractère étudié se transmet aux filles et aux garçons .
- Si l’allèle est récessif, une fille malade doit nécessairement provenir d’un père malade et d’une mère
porteuse ou hétérozygote.
 Gène porté par le chromosome Y
- Seuls les garçons sont atteints et transmettent systématiquement le caractère à leur fils

b) Gène porté par une paire d’autosomes


- Si l’allèle est récessif, les individus atteints sont issus des parents hétérozygotes et peuvent transmettre
le caractère aussi bien aux garçons qu’aux filles.
- Si l’allèle est dominant, tous les individus atteints ont au moins un parent atteint et transmettent le
caractère à environ la moitié de leurs descendants (fréquence élevée).

4. Les prévisions en génétique humaine


Pour faire des prévisions en génétique humaine, il faut :
- répertorier les conditions nécessaires à l’apparition du phénotype,
- évaluer la probabilité de chacune de ces conditions
- effectuer le produit des probabilités trouvées

Exercice d’entrainement.
M. et Mme D présente au médecin Van, leur dernier enfant né ; René, âgé de deux semaines qui souffre
d’étouffement, de gène respiratoire et rejette un mucus bronchique. Cette maladie est la Mucoviscidose. Le
couple est d’autant plus inquiet que Pascal, leur deuxième enfant est décédé à deux mois à la suite des
mêmes symptômes. Roger, leur aîné, souffre également des mêmes symptômes que son frère. Seule leur fille,
Angélique, est comme eux en parfaite santé. Le docteur Van interroge les époux sur leurs antécédents et
découvre qu’ils sont cousins germains. Leur généalogie est représentée sur le pedigree suivant.
1/ Indiquer en justifiant votre réponse le mode de
1
transmission de la maladie (dominant ou
2
récessif).
2/ Préciser alors ce qui a motivé la fréquence de
la maladie chez les enfants de M. et Mme D.
3 4 5 6 7 8 9 10 3/A quelle descendance théorique devait
s’attendre ce couple ?
4/ Julien Van, étudiant en biologie, aperçoit
11 12 13 14 15 16 l’arbre généalogique de M. et Mme D sur le
M. Mme D bureau de son père.
femme
D « Tiens, dit-il, je ne savais pas que la transmission
sam
ho ine
me sa in de la mucoviscidose est liée au sexe »
17 18 19 20
RogerPasca Angél iquRené homme malade Pourquoi Julien fait-il cette réflexion ?
l e 5/ Montrer que julien s’est trompé.
6/ la fille 9 épouse un homme pris dans la population. Quel est la probabilité pour ce couple d’avoir un
enfant malade ?
N.B. On précise que la femme 7 est issue d’une famille n’ayant jamais présenté cette maladie.

Fin

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DISCIPLINE : SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
NIVEAU : Terminales D et C
MODULE : BIOLOGIE
SOUS MODULE : GÉNÉTIQUE

SUPPORT PÉDAGOGIQUE N°3


OS9-5 Expliquer la transmission des caractères héréditaires chez les
haplontes
Un haplonte est un organisme haploïde (n chromosomes). Exemple : Sordaria macroscopora.
I - Monohybridisme chez Sordaria macrospora
Sordaria macrospora est une moisissure (champignon) formée de filaments ramifiés, le mycélium,
renfermant les noyaux haploïdes (7chromosomes différents).
La reproduction sexuée se fait, non pas par fusion des gamètes, mais par l’affrontement de deux filaments
mycéliens qui fusionnent pour donner les cellules à deux noyaux (dicaryons) : on obtient un périthèce. Ces
deux noyaux s’unissent pour donner un œuf diploïde ou zygote (2n = 14). Immédiatement l’œuf subit la
méiose suivie d’une mitose supplémentaire et donne ainsi naissance à huit noyaux haploïdes. Il n’y a pas
division du cytoplasme.
Les trois divisions se font toutes sur le même axe et on obtient huit noyaux alignés dans une longue cellule
appelée asque. Chaque noyau s’entoure ensuite d’une paroi pour donner une spore qui, libérée à
maturité, va germer pour donner naissance à un nouveau filament mycélien.

1/ Expérience et résultats
Il existe deux souches de Sordariamacrospora :

 l’une à spores noires dite sauvage ;


 l’autre à spores blanches ou jaune dite mutante.
On croise les filaments de deux variétés : l’une à spores
noires avec une autre à spores blanches. On observe dans les
périthèces, des asques suivants :

Type 4/4 Type 2/4/2 Type 2/2/2/2


2/ Interprétation
Si l’on admet que la couleur de la spore est gouvernée par un gène à un allèle, l’œuf diploïde contient donc
à la fois l’allèle responsable de la couleur noire et celui responsable de la couleur blanche.
Dans chaque asque on dénombre 4 spores noires contre 4 spores blanches, on peut déduire qu’il n’y a pas
dominance : On parle alors de la codominance.
Symboles :
N = noire ; B = blanche
N.B. chez les espèces haploïdes, le gène est constitué d’un seul allèle. Le phénotype est égal au génotype.

a- Formation des asques de type 4/4


La cellule œuf est hétérozygote, elle possède deux chromosomes homologues dont l’un porte l’allèle N et
l’autre l’allèle B.
La première division de méiose entraîne la séparation des chromosomes homologues de l’asque en
formation, ce qui aboutit à la séparation des deux allèles N et B responsables de la couleur noire ou blanche

Page 1 sur 5
des spores ; il n y a pas eu crossing over. on dit qu’il y a pré réduction ou pré disjonction. On obtient des
asques pré-réduits .
La deuxième division de méiose sépare les chromatides sœurs portant les mêmes allèles. La mitose qui suit
ne fait que multiplier par deux les spores haploïdes N à une extrémité de l’asque, les spores haploïdes B à
l’autre extrémité.
Conclusion : Le type 4/4 s’obtient en l’absence du crossing over.

Type 4/4

b- Formation des asques de types 2/2/2/2 et 2/4/2


La disposition des spores dans les asques de types 2/2/2/2 et 2/4/2 s’explique par le fait que la séparation des
allèles N et B s’effectue à la deuxième division de méiose: on dit qu’il y a post réduction ou post disjonction.
Cela suppose que chaque chromosome, en fin de première division de méiose, est hybride c’est à dire qu’il
possède deux chromatides génétiquement différentes (l’une portant l’allèle N, l’autre portant l’allèle B) en
raison du crossing over intervenu en prophase de première division de méiose.
N.B : La disposition des spores dans les asques de type 2/4/2 est due à la position variable des chromatides à
la métaphase.
Conclusion : La séparation des chromosomes homologues, puis des chromatides après crossing over au cours
de la méiose est responsable de la disjonction des spores dans les asques de types 2/2/2/2 et 2/4/2.

Type 2/4/2 Type 2/2/2/2

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c- Conséquences génétiques de la méiose chez Sordaria.
- La méiose assure la disjonction des allèles N et B du gène codant pour la couleur des spores soit lors de la
première division de méiose (asque de type 4/4) soit lors de la deuxième division de méiose (asques de type
2/2/2/2 et 2/4/2).
- La méiose assure le brassage des allèles N et B du gène codant pour la couleur des spores ;

II- Calcul de la distance gène centromère


Les gènes sont disposés de façon linéaire sur le chromosome en des emplacementsbien précis appelés loci
(locus).
Pour déterminer la distance entre le gène et le centromère, on dénombre le total des asques post réduits
dans le champ d’observation, puis on détermine le total des asques. Comme dans chaque asque on a
4spores de couleur différente sur 8, on applique la formule suivante :

d= 48 Nombre d’asque post-réduit x 100


Nombre total d’asque d= 12 Nombre d’asque post-réduit x 100
Nombre total d’asque
8
d s’exprime en unité de recombinaison (UR). 1cM= 1% de recombinaison

Exercice d’entrainement.

Le document 1, représente un bouquet d’Asques issus d’une fructification (périthèce) obtenue en croissant
deux souches de Neurospora crassa : une souche à spores blanches et une souche à spores noires.

1. Observez, puis classez les asques numérotés en différents types d’Asques visibles.
2. a. Montrez à partir de ce document que les souches croisées ne diffèrent que par les allèles d’un seul
gène pour le caractère considéré.
b. Écrivez les génotypes des souches parentales et celui des œufs à l’origine des asques.
3. Dessinez clairement le comportement des chromosomes durant la méiose, ayant abouti aux asques 8.
4. Quel est le phénomène à l’origine de l’asque 7 Démonter-le par les schémas ?
5. Déterminez la distance séparant le gène du centromère.

Document 1

Page 3 sur 5
OS9-6 Expliquer un cas de génie génétique
Le génie génétique est une technique qui permet de transférer, au laboratoire, un fragment d’ADN d’un
organisme donneur à un organisme receveur, appartenant ou non à la même espèce ; l’organisme receveur
est appelé génétiquement modifié : c’est un OGM.
A. Les étapes d’un transfert de gène dans un cas précis : la production de l’insuline
par les bactéries
La transgénèse ou transfert d’un gène
nécessite les étapes suivantes :

1. L’Obtention du gène utile :


 On extrait l’ADN d’une ‘’cellule
donneuse’’, cellule de pancréas;
 On isole le gène à transférer responsable
de la synthèse de l’insuline grâce à
l’action des enzymes de restriction qui
vont découper l’ADN en fragments en
des points bien déterminés.
 On extrait par ailleurs un plasmide de la
bactérie Escherichia coli (petit
chromosome surnuméraire et facultatif
qui se réplique indépendamment du
chromosome principal) ;
 On ouvre le plasmide grâce à l’enzyme
de restriction de la bactérie ;
2. La recombinaison de l’ADN in-vitro :
On insère le gène utile ou gène d’intérêt dans le plasmide ouvert (qui sert de vecteur) puis fermeture de
celui-ci grâce à l’action des enzymes ligases. On obtient ainsi un plasmide recombiné ou ADN recombiné.
3. Obtention d’une bactérie génétiquement modifiée.
Le plasmide recombiné est introduit dans le cytoplasme de la bactérie dépourvue de plasmide. Celle –ci
devient donc un OGM
4. Le clonage du gène :
La bactérie modifiée (OGM) est mise en culture pour sa multiplication donc la multiplication des
plasmides. On obtient ainsi un clone de bactéries.
5. L’expression du gène :
Par mécanisme de la synthèse des protéines, les bactéries modifiées vont synthétiser l’insuline.
Cette protéine est ensuite traitée puis commercialisée.

B. Les applications :
a) Dans le domaine de la santé : La fabrication industrielle :
 Des vaccins contre l’hépatite B ;
 Des substances antivirales : l’interféron ;
 De l’insuline indispensable aux diabétiques.
b) Dans le domaine agro-alimentaire :
 l’amélioration de la qualité nutritive des plantes et le rendement des récoltes en les rendant par
exemple résistantes à un papillon parasite (la pyrale). La plante ainsi « manipulée » dispose
désormais dans son génome d’une caractéristique qui se transmettra de génération en génération .
 Les micro-organismes sont utilisés dans la transformation du lait en fromage, de l’orge en bière, des
raisins en vin.

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FIN OG 9

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DISCIPLINE : SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
NIVEAU : Terminales D
MODULE : BIOLOGIE
SOUS MODULE : IMMUNOLOGIE

SUPPORT PÉDAGOGIQUE N°4


OG 10 : COMPRENDRE LE PRINCIPE DE DÉFENSE DE L’ORGANISME
Tout organisme vivant tente d’éliminer les substances, les particules ou les organismes étrangers qui
envahissent son milieu intérieur par un ensemble de réactions dites immunitaires.
Une réaction immunitaire présente trois caractéristiques :
 L’organisme a l’aptitude de reconnaitre un « non-soi » et de l’éliminer ;
 L’organisme garde en mémoire l’antigène lors du premier contact ;
 L’organisme réagit spécifiquement contre un antigène.

OS10-1: Décrire les cellules de l’immunité


Le système immunitaire est l’ensemble des moyens dont dispose l’organisme pour lutter contre les agressions
d’origine externe ou interne.

A- Les cellules immunitaires contenues dans les sang :


Il s’agit des globules blancs ou leucocytes (les polynucléaires et les mononucléaires).
1- Les polynucléaires ou granulocytes : Cellules riches en cytoplasme avec un noyau multilobé.
Exemple : Neutrophile, Eosinophile, Basophile.

2- Les mononucléaires : Cellule à gros noyau occupant presque tout le cytoplasme.


Exemple : Les lymphocytes (LT et LB), les monocytes.

Diversité des cellules sanguines

Page 1 sur 6
B- Les autres cellules immunitaires :
Ce sont : les cellules Killers (tueuses) ; les cellules de Langhérans ; les mastocytes et les macrophages (provenant des
monocytes sanguins).
N.B : Les macrophages se rencontrent dans les tissus et non dans le sang.

O.S2 : Décrire les organes lymphoïdes

A- Les organes lymphoïdes centraux (ou primaires) : La moelle osseuse et le thymus.


1-La moelle osseuse :
Les lymphocytes comme toutes les cellules sanguines naissent dans la moelle osseuse rouge de l’os à partir des
cellules souches. Certains lymphocytes y murissent c’est-à-dire acquièrent leur immunocompétence : ce sont
les Lymphocytes B (B = bone marrow = moelle rouge des os).

2-Le thymus :
Petite glande située à la base de la trachée artère, bien développée chez le nouveau-né mais régresse avec
l’âge. C’est le lieu de maturation des LT.
Mise en évidence du rôle des organes lymphoïdes centraux :
a) Première observation :
Expérience 1 : Si l’on pratique chez des jeunes rats, une irradiation osseuse (exposition de l’animal aux rayons
ionisants), on observe :
 un arrêt de mitose des cellules souches dans la moelle osseuse ;
 une diminution puis disparition du nombre de lymphocytes circulants ;
 une disparition des réactions immunitaires spécifiques entrainant la baisse de l’immunité.
Expérience 2 : Si l’on greffe une moelle osseuse normale à un sujet irradié, on observe une nouvelle
production des lymphocytes.
Conclusion : La moelle osseuse est donc à l’origine de la production des lymphocytes.
b) Deuxième observation :
La thymectomie pratiquée chez un rat à la naissance (animal nude) provoque :
 la baisse puis la disparition du nombre de lt circulants ;
 la perte de réactions immunitaires à médiation cellulaire (rejet de greffe par exemple).
Conclusion : Le thymus est à l’origine de la spécialisation des LT.
Les organes lymphoïdes centraux sont les lieux où les lymphocytes acquièrent le pouvoir de réagir avec un
antigène : on dit qu’ils deviennent immunocompétents.
N.B : Lorsqu’un sujet est incapable de produire les LB, on dit qu’il souffre de la maladie appelée
agammaglobulinémie.
Page 2 sur 6
B- Les organes lymphoïdes périphériques (ou secondaires) : La rate, les ganglions
lymphatiques et mésentériques.
Ces organes constituent les lieux de rencontre des cellules immunitaires avec les antigènes. Les organes
lymphoïdes secondaires sont disséminés dans l’organisme. Ils peuvent changer de structure suivant l’état
physiologique de l’individu, deviennent volumineux et douloureux en cas d’infection.

O.S3 : Décrire les mécanismes effecteurs de l’Immunité :


A-Immunité non spécifique :
1- Les barrières externes cutanéo-muqueuses :
Ce sont :
 La peau et les muqueuses qui tapissent les voies digestives, respiratoires, urinaires et génitales.
 Les sécrétions respectives de la peau et des muqueuses sont : la sueur et les mucus).
2- Les barrières internes :
Il s’agit de l’oxygène, des enzymes, du pH, de la flore intestinale, de la réaction inflammatoire, des
phagocytes, du complément.

Remarque :
 Les phagocytes reconnaissent, ingèrent puis digèrent les antigènes grâce aux enzymes contenues
dans les lysosomes cytoplasmiques.

Les étapes de la phagocytose

 Le complément est un système enzymatique complexe, constitué d’une vingtaine de protéines


plasmatiques. Le complément a pour action principale :
 amplifier le processus de l’inflammation ;
 faciliter la reconnaissance des antigènes par les phagocytes.
Conclusion : L’immunité non spécifique est suffisante pour assurer la défense de l’organisme mais elle est
complétée par l’immunité spécifique en cas de défaillance.

B- Immunité spécifique :
Face à un antigène bien déterminé, il se développe une immunité bien précise, donc spécifique. Elle est soit à
médiation humorale, soit à médiation cellulaire.

1- Immunité spécifique à médiation humorale :


Elle se fait grâce aux LB qui, ayant reconnu un antigène, se multiplient et se différencient en plasmocytes
sécréteurs d’anticorps spécifiques à l’antigène.

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Expériences et résultats (1)
Interprétation
 La mort de la souris témoin nous permet de
dire que la toxine tétanique est mortelle ;
 La souris A1 survit : son organisme a
développé une immunité acquise ou
adoptive, c-à-d l’injection de l’anatoxine
tétanique (ATT) lui a permis d’acquérir les
moyens de se défendre contre la toxine
tétanique (TT) ;
 La souris A2 meurt : cela prouve que les
moyens de défense n’ont pas d’effet sur un
autre antigène. Ils sont spécifiques de la TT.

Expériences et résultats (2)

Interprétation
Le sérum de l’animal immunisé (B) a transféré
l’immunité à (C) par l’intermédiaire du sérum.
Conclusion : L’élément protecteur est donc un
constituant du sérum.
Les analyses profondes (électrophorèse) ont
montré que le sérum renferme des protéines
immunisantes, appelées Anticorps (Ac) ou
Immunoglobulines (Ig) : il s’agit donc d’une
immunité spécifique à médiation humorale.
a) Structure de l’anticorps :

b) Réponses primaire, secondaire et cellules mémoires :

b.1- Réponse primaire :


C’est la production d’anticorps suite à un 1er contact avec un antigène donné. Cette réponse est lente à
apparaitre, de faible amplitude et de courte durée.

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b.2- Réponse secondaire :
Elle est déclenchée par le 2e contact avec le même antigène (de même nature que le 1er ). Ce nouveau
contact entraine une réponse plus rapide, plus forte et plus durable.
b.3- Les cellules mémoires :
La rapidité de production des anticorps prouve que l’organisme a vite reconnu le non-soi : on dit qu’il est
doué d’une mémoire immunologique, mémoire détenue par les Lymphocytes B mémoires (LBm).

c) La coopération cellulaire :
Lorsque l’antigène s’introduit dans l’organisme, il y a contact entre l’antigène et le macrophage. Par le
mécanisme de phagocytose, le phagocyte détruit partiellement l’antigène pour isoler les déterminants
antigéniques et les exposer à la surface de sa membrane. Ils sont ainsi présentés aux lymphocytes T4 et T8.
Au même moment les LB reconnaissent directement le même Ag à partir de ces Ac membranaires.
Les LT4 sensibilisés prolifèrent puis se différencient en LTauxilaires et en LT4 mémoires. Les LTa secrètent
l’interleukine qui stimule les LB et LT8 sensibilisés. Les LB se multiplient et se différencient en LB mémoires et
en plasmocytes sécréteurs d’anticorps spécifiques à l’antigène. On parle alors de la coopération cellulaires.

2- Immunité spécifique à médiation cellulaire :


Première expérience :
Interprétation :
Le cobaye B survit à l’injection du
BK normalement mortel. Le BCG a
permis à B de développer une
immunité contre le BK.

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Deuxième expérience :
Interprétation :
L’injection du sérum de souris B à la
souris A n’entraine aucune protection
contre la tuberculose. L’élément
protecteur n’est donc pas un
constituant du sérum renfermant les
anticorps et d’autres protéines. Il ne
s’agit donc pas d’une immunité
humorale.
L’animal a été protégé vis-à-vis de
la tuberculose par les lymphocytes
issus de l’animal immunisé. Les
lymphocytes transférés sont donc le support de la protection : il s’agit d’une immunité cellulaire.

Les lymphocytes responsables de cette protection sont appelés Lymphocytes T cytotoxique (LTc) issus de la
prolifération et de la différenciation des LT8 après activation par les LT4 (LTa).

Remarque :
 Les Lymphocytes T mémoires (LTm) vivent plusieurs années et gardent en mémoire leur 1 er contact avec
l’antigène ;
 Les Lymphocytes T suppresseurs (LTs), issus des LT4, ralentissent la défense immunitaire et participent
ainsi à la régulation de celle-ci.

A suivre

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DISCIPLINE : SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
NIVEAU : Terminales D
MODULE : BIOLOGIE
SOUS MODULE : IMMUNOLOGIE

SUPPORT PÉDAGOGIQUE N°5


OG 10 : COMPRENDRE LE PRINCIPE DE DÉFENSE DE L’ORGANISME
OS10-4: Identifier les problèmes actuels de l’Immunologie :
I- Les transfusions sanguines :
Les groupes sanguins :
Identifiés au XXe siècle par le médecin américain d’origine autrichienne Karl Landsteiner (1868 – 1943), les
quatre groupes sanguins sont déterminés par la présence ou non à la surface de la membrane plasmique des
hématies, des antigènes appelés agglutinogènes qui sont des marqueurs de surface (polysaccharides)
différents d’un individu à l’autre (sans parenté génétique). Les plus connus sont : le Système ABO et le
Système rhésus.
A- Le Système ABO :
1- Les antigènes H, A, B et O Bombay :
L’antigène H est présent dans la
presque totalité de la population
contrairement aux antigènes A et B.
Les AgA et AgB sont issus de la
modification de l’AgH. La synthèse
de ces trois antigènes est régie par
deux gènes non alléliques
(indépendants).

 Le 1er gène composé de deux allèles H et h (H dominant ; h récessif) ;


 Le 2e gène quant à lui a trois allèles : A, B et O.
L’absence de l’AgH empêche la manifestation des AgA et AgB, c’est-à-dire la manifestation de phénotype
[h] masque l’expression de l’allèle A ou B. Il s’agit d’un cas d’épistasie récessive.
L’individu du phénotype [h] est du groupe O Bombay.
Quelques exemples de phénotypes et génotypes :

A H A H A H A H
 Groupe A . Phénotype [HA] : génotypes possibles 0 h 0 H
A H A h

 Groupe O bombey. Phénotype : [Ah] , [Bh] , [0h] , [ABh]

A h B h A h 0 h A h B h
Quelques génotypes possibles : B h 0 h 0 h B h 0 h
A h

2- Universalité des antigènes du Système ABO et anticorps naturels :


Dans l’espèce humaine, tous les individus sont soit [A], soit [B], soit [AB], soit [O] : le système ABO est
universel. Cependant le phénotype Bombay est rare.
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L’analyse du sang permet de mettre en évidence la présence ou non dans le plasma des anticorps anti-A,
anti-B et anti-H. Ces anticorps sont des agglutinines : ce sont des anticorps dits naturels.
En effet, le début de vie fœtale (jusqu’à 5 mois chez l’Homme) est une période pendant laquelle le contact
avec un antigène induit un état de tolérance immunologique (le sujet est dit réfractaire) qui persiste
indéfiniment. Le sujet acquiert une tolérance à l’égard de son groupe sanguin.

Groupes Agglutinogènes présents Agglutinines (ou anticorps naturels)


sanguins sur les hématies (Ag) présents dans le plasma
[A] A Anti-B
[B] B Anti-A
[AB] A et B Néant
[O] Néant Anti-A et Anti-B

Les groupes sanguins du système ABO ont une origine héréditaire. Leur transmission dépend de trois allèles
différents A, B et O d’un même gène situé sur un locus du chromosome n°9.
Règle de transfusion sanguine classique

Longtemps utilisée, cette règle est aujourd’hui caduque


(périmée).

Actuellement, seules les transfusions sanguines iso groupes


(entre les individus du même groupe) sont autorisées, car on
sait par exemple que chez le donneur universel du groupe O,
il existe dans son sang des agglutinines (anti-A et anti-B)
pouvant provoquer une agglutination des hématies du
receveur du groupe A ou B.

B A AB 0
Transfusion iso groupe
3- Groupage ABO :
Pour déterminer le groupe sanguin d’un individu au laboratoire, on utilise les sérums-tests. Il s’agit du sérum
contenant des anticorps anti-A ou anti-B.
On mélange une goutte de sérum-test connu à une goutte du sang à analyser.

Si l’on observe une agglutination des hématies, on démontre la présence de l’antigène correspondant à
l’anticorps de sérum-test.
Résultat :
 Il y a agglutination en 1 et 3 : présence de l’antigène A
 Pas d’agglutination en 2 : absence de l’antigène B.
Conclusion : Le sujet est du groupe A.

Tableau général :

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B- Le facteur rhésus :
C’est un agglutinogène commun à l’Homme et au singe du genre Macacus rhesus. Il est présent sur les
hématies à côté des groupes sanguins.
Ce facteur est une protéine membranaire antigénique appelée substance D. L’allèle D dominant, code la
protéine rhésus ou substance D, de phénotype [Rh+] ou [+].
L’allèle d, récessif, inactif ne permet pas la synthèse du facteur rhésus, d’où le phénotype [Rh-] ou [-].
N.B : Le gène D, situé sur le chromosome n°1, est autosomal et indépendant des gènes ABO.
Exemple : Un individu groupe A+ signifie qu’il est du groupe sanguin A rhésus positif.

Remarque : L’anticorps anti-rhésus n’est pas naturel, mais il apparait chez le sujet [Rh -] ayant reçu le sang
d’un sujet [Rh+].
1- Maladie hémolytique du nouveau-né :
Dans le cas d’un mariage entre un homme [Rh+] et une femme [Rh-], lors de la 1ère gestation, les hématies Rh+
du fœtus passent dans la circulation sanguine maternelle lors de l’accouchement puis déclenchent la synthèse
des anticorps anti-Rh+ (décelables après la naissance).
La quantité d’anticorps anti-Rh+ dans le sang maternel est faible : la mère a seulement développé une
réponse primaire.
Une 2e grossesse d’un fœtus Rh+ aboutit le plus souvent à un prématuré viable, souffrant de la maladie
hémolytique. En effet, les anticorps anti-Rh+ fabriqués par la mère à la suite de la 1ère grossesse peuvent
traverser le placenta et entrainer une destruction des hématies du fœtus. Il en découle l’anémie hémolytique
(jaunisse due à une hémolyse massive).
A la naissance du 2e enfant [Rh+], un nouveau contact avec les hématies [+], provoque chez la femme une
réponse secondaire avec une forte production d’anticorps anti-Rh+.
Toute nouvelle grossesse [Rh+] aboutit soit à un avortement, soit à la mort in-utéro du foetus soit la mort du
bébé à la naissance. Il n’y a plus que les grossesses [Rh-], qui restent viables pour cette femme.
2- Prévention immunologique :
 Réaliser une exsanguino-transfusion qui consiste à remplacer totalement le sang du fœtus ou du
nouveau-né ;
 L’injection d’une quantité massive d’anticorps anti-rhésus+ , dans les 72 heures, dans le sang maternel
après chaque accouchement. Ces anticorps vont provoquer immédiatement la destruction de
quelques hématies Rh+ d’origine fœtale avant que l’organisme maternel ait eu le temps de
développer une réaction immunitaire.

II- Le VIH/SIDA :
Le SIDA est le Syndrome de l’Immuno-Déficience Acquise.
Une maladie est dite :
 Syndrome quand elle se manifeste par plusieurs signes ;
 Immunodéficiente lorsque le système immunitaire est affaibli, l’organisme devient incapable de
lutter contre les attaques des autres agents pathogènes ;
 Acquise quand elle n’est pas héréditaire.
A- Etiologie :
Le virus qui est à l’origine du SIDA est le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine).
Ce virus de petite taille (à 100 nm) est très fragile, ne résiste pas à la chaleur à l’air libre et aux antiseptiques
courants.

B- Structure du VIH :

Structure du VIH :
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C- Immunité du SIDA :
1- Les cellules cibles :
Le VIH dont l’enveloppe présente une protéine appelée GP120,
ayant des affinités avec les récepteurs CD4 (Cluster Designation),
ne pénètre que dans les cellules possédant sur leurs membranes
ces récepteurs (ou marqueurs membranaires CD4), c’est-à-dire
essentiellement les macrophages et surtout les LT4 dont le rôle
est primordial dans la réponse immunitaire. Par conséquent la
production d’anticorps est diminuée, de même que la
production des LTc. Les infections opportunistes s’installent.
2- Le mode d’action du virus (Physiopathologie) :
Le VIH est un rétrovirus (l’information génétique est inscrite sur
l’ARN au lieu de l’ADN). Dans la cellule infectée, le virus injecte
son matériel génétique et des enzymes dont (la transcriptase
inverse ou rétro-transcriptase) qui oblige la cellule hôte à
transformer la molécule d’ARN viral en molécule d’ADN viral
qui s’intègre dans le génome de la cellule hôte.
La cellule infectée, par les mécanismes de la synthèse des
protéines, élabore les protéines virales, les rassemble et
fabrique un grand nombre de virus qui, à la lyse de la cellule
hôte vont infecter d’autres LT4 : c’est la dissémination.
3- Réponses immunitaires au VIH et évolution de l’infection :
Interprétation du graphe :
 Stade 0 : Augmentation des virus et des LT4 (RIMC),
absence d’anticorps anti-VIH (RIMH) : c’est la primo-
infection.
 Stade 1 : Le taux de LT4 augmente jusqu’au 12e mois
(1an). Le taux d’anticorps anti-VIH s’élève à partir
du 4e mois de la contamination. La quantité de VIH
diminue : neutralisation du VIH par les anticorps
anti-VIH.
N.B : D’autres VIH présents dans les LT4 ne peuvent
pas être neutralisés par les anticorps.
 Stade 2 : Le taux de LT4 et celui d’anticorps anti-
VIH diminuent. Les virus se multiplient dans les LT4
et les détruisent. Les LT4 ne peuvent plus activer la
multiplication des LB et LT8 spécifiques : donc il ya
affaiblissement du Système Immunitaire, d’où plus
de réponse immunitaire.
 Stades 3 et 4 : Le taux de LT4 devient faible alors que celui des virus augmente : le Système
Immunitaire ne fonctionne plus normalement (affaiblissement du Système Immunitaire).
 Stades 5 et 6 : Le taux de LT4 et d’anticorps anti-VIH s’annulent. Le Système Immunitaire devient
déficient, donc incapable de neutraliser les microbes pathogènes, ce qui provoque l’apparition des
maladies opportunistes conduisant ainsi à la mort.
Expérience :
Des lymphocytes T en culture sont exposés au virus du SIDA, puis la survie de ces cellules est mesurée au fil
des jours suivant l’exposition. Les résultats sont indiqués sur le graphe ci-dessous :

L’exploitation de ce graphe nous permet de conclure


que les LT4 sont les cellules cibles du VIH.

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D- Méthode du diagnostic :
L’examen du SIDA se fait à partir du sérum du patient. La présence d’anticorps anti-VIH prouve que le sujet
a été contaminé :
 un sujet est séronégatif lorsque son examen sérologique ne révèle pas la présence des anticorps anti-VIH ;
 le sujet est séropositif lorsque son examen sérologique révèle la présence des anticorps anti- VIH ;
 la séroprévalence est le taux ou pourcentage d’individus séropositifs dans une région, ville ou village ;
 la séroconversion est le passage de l’état de séronégatif à l’état de séropositif (ou passage de l’état de séropositif à
l’état de séronégatif, exclusivement chez le nouveau-né) ;
 la primo-infection est la période où le sujet est au contact avec le VIH pour la première fois.
E- Transmission du SIDA :
Il existe trois modes possibles de transmission :
1- Les rapports sexuels :
Le VIH se transmet lors des rapports sexuels non protégés avec un partenaire infecté. C’est la voie la plus
fréquente.
La transmission a lieu suite au contact du sperme ou des sécrétions vaginales avec une partie lésée.
Toute pénétration sexuelle : vaginale, rectale ou orale peut être contaminant.
2- La voie sanguine :
Par la transfusion sanguine, les seringues, les aiguilles ou matériel mal stérilisé, les scarifications, la
transmission est possible.
3- La transmission fœto-maternelle :
La mère séropositive peut transmettre le virus à son fœtus par voie placentaire ou à la naissance. Le risque
est de 50 à 60%.
Remarque : A la naissance, un enfant d’une mère séropositive est obligatoirement séropositif car il a
reçu les anticorps anti-VIH de la mère à travers le placenta.
La présence du VIH est confirmée si la séropositivité persiste après six mois.
F- Moyens de lutte préventive :
Faute de moyens curatifs, la meilleure protection est la prévention. Il faut :
 porter systématiquement un préservatif au cours des rapports sexuels ;
 utiliser des seringues et lames rasoirs à usage unique;
 utiliser les instruments chirurgicaux parfaitement stérilisés ;
 utiliser des transfusions sanguines sûres (test de dépistage préalable) ;
 conseiller aux personnes séropositives de ne pas procréer sans avis médical.
Conclusion : Le SIDA est une maladie multi systémique pouvant atteindre tous les organes. Cette maladie
fait parler d’elle parce qu’on ne dispose d’aucun traitement et surtout parce qu’elle fait intervenir le sexe.

III- Auto-immunité :
1- Maladies dues à des auto anticorps :
 Cas de la polyarthrite rhumatoïde : Les anticorps induits par les antigènes attaquent la membrane
synoviale, ce qui entraine la douleur des articulations.
 Cas de l’anémie hémolytique : C’est une maladie auto-immune des enfants nés d’un mariage entre
un homme [Rh+] et une femme [Rh-].
 Cas du diabète insulinodépendant : Les LT de l’organisme s’en prennent aux cellules des îlots de
langhérans sécrétrices d’insuline, et l’organisme ne peut produire cette hormone. Son absence élève la
glycémie et entraine le diabète.
2- Maladies dues à une infection :
Cas des allergies : Au contact de l’antigène (allergènes), l’organisme produit des anticorps,
notamment des IgE qui se fixent sur les mastocytes qui libèrent une substance appelée histamine : c’est
l’origine de l’allergie.

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IV- Les cancers :
Ce terme désigne toute série de maladies qui touchent les organes variés. Les cancers se caractérisent par des
proliférations anarchiques, formant des tumeurs. Ils sont dus à la transformation des cellules de l’organisme
par diverses causes (radiations, substances chimiques, virus…). Ces cellules transformées deviennent des
métastases (cellules en colonie) et forment des tumeurs.
A- Les types de tumeurs :
1- Les tumeurs bénignes :
Ce sont des tumeurs sans conséquences graves, les cellules cancéreuses restent localisées. L’ablation de
cette tumeur est suivie de guérison.
2- Les tumeurs malignes :
Les cellules cancéreuses vont se disperser dans l’organisme et développer en des points très variés, de
métastases. L’ablation d’une tumeur est suivie de récidives, car il y restera toujours des cellules
capables de former de nouvelles colonies.
Les cancers les plus fréquents sont : cancers de la peau (Sarcome de Kaposi), de l’utérus, du sein, des
poumons, du sang (leucémie)…
B- Dépistage :
Il existe plusieurs méthodes de dépistage des cancers :
 L’examen du frottis sanguin ;
 Les examens endoscopiques (techniques d’exploration des cavités de l’organisme). Exemple,
l’exploration du larynx et de l’œsophage ;
 L’échographie ;
 Le scanner ;
 La radiologie : observation des organes par les rayons X ;
 La scintigraphie : fixation de la radioactivité par les tissus de l’organisme infecté.
L’évolution d’un cancer s’effectue généralement chez les personnes ayant un déficit immunitaire.

V- Transplantation et rejet des greffes :


La greffe est le transfert d’un tissu ou d’un organe d’un donneur à un receveur.
Le terme « transplantation » désigne le transfert d’un organe entier (le cœur par exemple).
Dans les deux cas, les problèmes immunologiques sont les mêmes : l’acceptation ou le rejet dépend des
relations immunologiques existant entre le donneur et le receveur.
N.B : Le tissu ou l’organe greffé est appelé greffon alors que l’organisme receveur se nomme porte-greffe.
A- Types de greffes :
On distingue :
 l’autogreffe : donneur et receveur sont le même individu : il ya succès ;
 l’isogreffe : donneur et receveur sont deux sujets génétiquement identiques (cas des vrais jumeaux) : il ya
succès ;
 l’homogreffe ou l’allogreffe : donneur et receveur appartiennent à la même espèce mais sont
génétiquement différents : il ya rejet lent ;
Remarque: si l’on renouvelle la greffe (la même), le rejet devient plus rapide : c’est la preuve d’une
mémorisation de la réponse immunitaire.
 l’hétérogreffe ou xénogreffe : donneur et receveur appartiennent à des espèces différentes : il ya rejet.
B- Evolution d’une greffe :
Elle engendre deux moments :
1er moment : On observe une vasodilatation du greffon (circulation sanguine effective) : 3 à 4 jours ;
2e moment : Mise en place des mécanismes de rejet :
 a partir du 4e jour : hypertrophie des ganglions lymphatiques régionaux ;
 au 8e jour : arrêt progressif de la vasodilatation ;
 au 10e jour : inflammation (aspect œdémateux) du greffon ;
 au 14e jour : nécrose (mort d’un tissu vivant) et rejet du greffon.
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C- Mécanisme de rejet :
1ère observation : Chez les animaux thymectomisés à la naissance (animaux nudes), on n’observe pas de rejet
du greffon même s’il s’agit d’une hétérogreffe.
Conclusion : Le mécanisme du rejet fait
intervenir les LT : la réponse est donc à
médiation cellulaire.
2e observation : Lorsqu’un animal subit
deux fois de suite une greffe venant du
même donneur, on observe une
accélération du rejet du 2e greffon (8 à 10
jours au lieu de 14).
Conclusion : Cette accélération de la
réponse immunitaire peut être
interprétée comme une réponse
secondaire. Elle fait intervenir donc des
LTm mis en place au cours de la
première greffe.

1- Rôle des anticorps : Le rôle des anticorps des groupes sanguins (anti-A et anti-B) dans l’immunité des greffes
parait complexe. Certains anticorps peuvent faciliter la survie du greffon en recouvrant les cellules cibles et
en protégeant les sites antigéniques de l’action des LT sensibilisés.
2- Rôle des lymphocytes : Ce sont les LT cytotoxiques producteurs des perforines qui détruisent les cellules cibles
et provoquent la nécrose du greffon.
3- Rejet de la greffe : Dès que la vascularisation du greffon est établie entre le 2e et le 3e jour, il est rapidement
infiltré par les lymphocytes et les macrophages. L’antigène étant reconnu, les LT et LB prolifèrent. Les
lymphocytes sensibilisés quittent le greffon pour migrer dans les ganglions régionaux et retournent ensuite
dans le greffon. Vers le 10e jour les lymphocytes et les macrophages détruisent le greffon. L’afflux sanguin
cesse, les artères s’obstruent, le greffon se nécrose complètement et tombent : c’est le rejet de la greffe.
Remarque : Le fœtus, considéré comme une allogreffe, est la seule greffe qui n’est pas rejetée grâce au
placenta qui est une barrière entre la mère et le fœtus. En outre, le fœtus produit des substances toxiques
anti-inflammatoires qui lui permettent d’être toléré par la mère.
D- Prévention des rejets de greffe :
1- Lois de SNELL :
Les lois de SNELL ont été énoncées par le généticien et immunologue américain Georges SNELL (1964). La
destinée de la greffe dépend des antigènes d’histocompatibilité entre le donneur et le receveur.
Lois de SNELL Donneur Receveur Résultat
1 AA AA Tolérance
2 AA BB Rejet
AA AB Tolérance
3
BB AB Tolérance
AB AA Rejet
4
AB BB Rejet
1ère loi : Une greffe entre donneur et receveur identique (même lignée pure) est tolérée.
2e loi : Une greffe est toujours rejetée si le donneur et le receveur sont de lignées différentes.
2- Typage HLA (ou CMH) du donneur et du receveur :
Les cellules nucléées, sauf les hématies, portent à la surface de leur membrane des protéines. Ces protéines ou
marqueurs membranaires sont des antigènes du Système HLA (Human Leucocyte Antigens) ou du Système
CMH (Complexe Majeur d’Histocompatibilité) différents d’un sujet à un autre, sans parenté génétique.
N.B : Il ya rejet dès que le tissu greffé possède des antigènes absents chez le receveur.
On connait plusieurs systèmes d’antigènes chez l’homme : le Système ABO et le Système HLA.
Conclusion : La greffe doit toujours être compatible dans le système ABO et le plus compatible possible avec
le système HLA.
A part les vrais jumeaux, aucun homme ne ressemble totalement à un autre. Les gènes HLA sont les « gènes
du soi ».

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3- Immunosuppresseurs :
Un traitement immunosuppresseur est nécessaire pour toutes les homogreffes. On distingue :
a) Les moyens non spécifiques :
 La chimiothérapie : Injection des substances chimiques agissant sur les cellules lymphoïdes. Exemple
la cytosporine qui inhibe l’activité des LT4.
 Les sérums anti-lymphocytaires : Ils agissent sur les LT, mais leur action est temporaire.
b) Les moyens spécifiques : On procède à une inhibition de la réaction immunitaire vis-à-vis d’un antigène
donné.
Exercices d’entrainement.
Exercice 1 :
Une personne n’ayant
pas subi de rappel
antitétanique depuis
plus de 15 ans, s’est
profondément blessée
sur de vieux fils de fer
barbelés souillés de
terre. Afin d’enrayer le
développement
éventuel du tétanos, le
médecin procède à une
sérovaccination qui
sera suivie d’une 2ème
puis d’une 3ème injection
du vaccin seul.

Document 1
Le graphe du document 1 présente l’évolution du taux des anticorps antitoxine tétanique dans le plasma du
blessé en fonction du temps.
1. Que contiennent respectivement le sérum et le vaccin utilisés ?
2. Expliquez les variations du taux d’anticorps observées à la suite de chacune des trois injections
vaccinales.
3. En utilisant les données du graphique, comparez l’action du sérum à celle du vaccin dans la
prévention du tétanos. Quel est l’intérêt de la combinaison des deux procédés ?
Exercice 2 :
On se propose de rechercher le rôle des lymphocytes dans le mécanisme de rejet de greffe. Chez l’Homme, on
sait qu’une greffe de peau d’un sujet sur un autre conduit le plus souvent à un échec : le greffon est éliminé
en 2 ou 3 semaines. Le document ci-après indique les résultats d’expériences réalisées avec des Souris nudes et
normales.
Sujets d’expériences Expériences Résultats
N°1 : Greffe de peau prélevée sur une
Souris nudes adultes Survie du greffon de peau
Souris normale
N°2 : Greffe de thymus prélevé sur des
Souris nudes très jeunes
Souris normales grises de même âge. Survie du greffon de thymus
Souris nudes ayant subi la greffe de N°3 : Greffe de peau de Souris normales Rejet de la greffe de peau en une
thymus (exp. N°2) blanches dizaine de jours
Souris nudes (exp. N°3) et Souris Le taux de Ac des Souris normales est
N°4 : Dosage des Ac du plasma
normales supérieur à celui des Souris nudes.
Souris nudes ayant subi la greffe du N°5 : Prélèvement de cellules au niveau
Cytolyse des cellules de peau greffée.
thymus puis la greffe de peau de la greffe de peau puis mise en culture

1°/ Quelles informations sont apportées par les résultats des expériences 1 ; 2 et 3 ? Qu’en déduisez-vous ?
2°/ D’après les résultats des expériences 4 et 5, quelle est la nature de la réponse immunologique de la Souris
nude ayant subi la greffe de thymus puis de peau ?
3°/ Quel rôle attribuez-vous alors au thymus dans le rejet de greffe ?

FIN de l’OG 10

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DISCIPLINE : SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
NIVEAU : Terminale
SERIES : D et C
MODULE : BIOLOGIE
SOUS MODULE : PHYSIOLOGIE NERVEUSE

SUPPORT PÉDAGOGIQUE N°6

OG 8 : COMPRENDRE LES FONCTIONS DE RELATION ET L’ACTIVITÉ CARDIAQUE.


Les fonctions de relation font intervenir plusieurs appareils, organes, système nerveux, muscles et squelette
qui fonctionnent en corrélation. Ces fonctions de relation permettent à l’organisme d’acquérir une
connaissance suffisante de l’environnement et réaliser un comportement approprié.

OS8-1: Identifier les principaux systèmes de relation chez l’Homme.


Les systèmes de relations regroupent :
 Le système nerveux cérébro-spinal ou système nerveux central (névraxe);
 Le système nerveux végétatif ;
 Le système musculaire ;

I - LE SYSTÈME NERVEUX CÉRÉBRO-SPINAL


A- Organisation générale
Le système nerveux de l’Homme, comme celui des
autres vertébrés, comprend :
- Des centres nerveux regroupant l’Encéphale
et la moelle épinière ;
- Des nerfs qui établissent la liaison entre les
centres nerveux et les organes du corps.

B- Étude de l’encéphale de mouton :


L’encéphale est logé dans la boîte crânienne. Il
comprend : le cerveau, le cervelet

et le bulbe rachidien.
L’encéphale est protégé par trois enveloppes
appelées méninges (la dure-mère, l’arachnoïde et la
pie- mère).

1- Morphologie externe :

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2- Morphologie interne :

C- La moelle épinière
C’est un cordon blanc logé dans le canal rachidien de la colonne vertébrale. Comme l’encéphale, elle est
aussi protégée par les méninges.

Une coupe transversale de la moelle épinière montre :


- au centre, la substance grise percée en son milieu par le canal de l’épendyme. On y trouve des corps
cellulaires ou péricaryons (ou soma).
- à la périphérie, la substance blanche divisée en deux moitiés symétriques par deux sillons. Elle est
formée uniquement de fibres myélinisées.

D. Les nerfs rachidiens :


Une coupe transversale d’un nerf montre un assemblage des
faisceaux de fibres nerveuses de taille inégale. Entre ces faisceaux
de fibres, on observe un tissu conjonctif riche en vaisseaux
sanguins.
1. Le tissu nerveux et ses propriétés
Le tissu nerveux est constitué des cellules nerveuses ou
neurones et des cellules gliales. La cellule de base est le neurone
qui constitue l’élément ou l’unité fondamentale du système
Coupe transversale du nerf
nerveux.

 Le neurone
Un neurone est formé d’un corps cellulaire contenant le noyau et qui émet deux types de prolongements :
- un axone (prolongement le plus long) qui est une fibre nerveuse ; l’axone ou cylindraxe se ramifie à son
extrémité pour former l’arborisation terminale.
- un ou plusieurs dendrites (prolongements courts) ramifiés.
N.B. : Dans la substance grise, l’axone est nu ; dans la substance blanche, il s’entoure de myéline.
Dans le nerf, l’axone est protégé par la gaine de myéline et de Schwann.
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Une coupe longitudinale réalisée au niveau de la
fibre nerveuse se présente de la manière suivante
(figure ci-contre).

2- Différents types de neurones :

3- Notion de synapse :
On appelle synapse la zone de contact entre l’arborisation terminale d’un neurone et une autre structure
cellulaire. On distingue trois catégories de synapses :
 La synapse neurosensorielle (contact neurone-cellule sensorielle) ;
 La synapse neuromusculaire ou plaque motrice (contact neurone-muscle) ;
 la synapse neuroneuronique (contact neurone-neurone).

La synapse neuroneuronique se présente sous trois


types :
- La synapse axo-dendritique ;
- La synapse axo-somatique ;
- La synapse axo-axonique.

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4. Propriétés du tissu nerveux :
Sur une patte postérieure de grenouille décérébrée et démédulée au
préalable, on isole le muscle du mollet (muscle gastrocnémien) en
conservant le nerf sciatique qui y arrive.

Si on pince le nerf, le muscle se contracte.


Cette simple observation nous montre les propriétés essentielles du
nerf, donc de la fibre nerveuse : excitabilité et conductibilité.

a) L’excitabilité :
C’est la propriété que possède toute cellule vivante à répondre ou à réagir sous l’action d’un stimulus
(excitant).
Un excitant peut être :
 mécanique : pincement, choc, piqûre…
 thermique : toute variation brutale de température ;
 chimique : acide ou base dilués…
 électrique : courant continu.
N.B. : Pour étudier les caractéristiques de l’excitabilité, on se sert de préférence de l’excitant électrique car on
peut régler à volonté l’intensité et la durée d’excitation ; de plus, il n’altère pas les tissus.

Pour être efficace, l’intensité du stimulus doit être minimale ; cette intensité est aussi appelée intensité
liminaire ou intensité seuil ou rhéobase, le temps qui
correspond à cette rhéobase est appelé temps utile. Si l’on
double la rhéobase, le temps correspondant est la
chronaxie.
Une intensité inférieure au seuil est dite infraliminaire,
une intensité supérieure au seuil est qualifiée de
supraliminaire.
En faisant varier l’intensité de la stimulation en fonction de
la durée d’application on obtient des valeurs permettant
de tracer une courbe d’excitabilité (courbe ci-contre).
 La chronaxie : c’est le temps nécessaire pour qu’une
excitation d’intensité double de la rhéobase soit
efficace ;
 La rhéobase : c’est la plus faible intensité efficace ;
 Le temps utile : c’est la plus faible durée de passage de
courant nécessaire dont l’intensité est égale à la rhéobase.

Remarque : Un nerf est d’autant plus excitable que sa chronaxie est plus courte.
N.B. : la chronaxie, la rhéobase et le temps utile sont les paramètres d’excitabilité du nerf.

b) La conductibilité :
C’est la propriété que possède une fibre nerveuse ou un nerf de conduire l’influx nerveux ou message nerveux.
b1 : Sens de conduction :
Expérience :
En excitant au point E1, les oscilloscopes
O1, O2 et O3 enregistrent le passage du
message nerveux, par contre O4
n’enregistre rien.
En excitant au point E2, seul
l’oscilloscope O3 enregistre le passage du message nerveux alors que O1, O2 et O4 n’enregistrent rien.

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Déduction :
 Expérimentalement, le message nerveux se propage dans les deux sens le long d’un nerf ou d’une fibre
nerveuse à partir du point d’excitation.
 Le message nerveux ne traverse pas une zone ligaturée, lésée ou anesthésiée.
 La transmission du message nerveux au niveau de la synapse est unilatérale ou unidirectionnelle, c’est-à-
dire de l’arborisation terminale d’un neurone vers la structure quelconque de l’autre neurone.

Remarque : La conduction du message nerveux exige l’intégrité de la fibre : elle ne doit pas être lésée,
ligaturée, anesthésiée et la teneur en oxygène doit être convenable.

b2 : La vitesse de propagation du message nerveux :

Elle se calcule par la relation suivante :


∆d d2− d1 𝑑 v = vitesse en (m/s) ;
𝑣 = = v =𝑡
∆t t2−t1 d = distance en (m) ;
t= temps en (s).
Remarque : La vitesse de conduction du message nerveux varie en fonction :
 de la nature de la fibre : les fibres myélinisées conduisent plus vite le message nerveux que les fibres non
myélinisées (amyélinisées) ;
 du diamètre de la fibre : la vitesse est d’autant plus grande que le diamètre de la fibre est plus grand ;
 de la température du milieu (facteur externe) : chez la grenouille la vitesse de conduction augmente
avec la chaleur.

5. Phénomènes électriques du tissu nerveux


a. Le potentiel de repos :
Expérience 1 :
On dispose de deux électrodes
réceptrices R1 et R2 posées à la surface
de l’axone, on obtient sur l’écran de
l’oscilloscope la partie 1 du tracé.
Schéma ci-contre.
Expérience 2 :
On reprend la même expérience mais
cette fois-ci R1 est enfoncée dans
l’axone, on obtient la partie 2 du tracé.
Interprétation des résultats.
- La partie 1 du tracé montre que tous les points à la surface de l’axone sont au même niveau
potentiel (c'est-à-dire chargés de même signe) : c’est le potentiel nul ;
- La partie 2 traduit qu’il existe une différence de potentiel (DDP) entre la surface et l’intérieur de
l’axone évaluée à environ -70mV : c’est le potentiel de repos ou potentiel transmembranaire.
La surface de la membrane est chargée positivement et l’intérieur négativement.

Ce potentiel est caractéristique de toute cellule vivante.

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b. Le potentiel d’action
Réponse de l’axone suite à une stimulation efficace.

b1. Potentiel d’action monophasique.


Expérience :
Reprenons le même montage
expérimental, en ajoutant le dispositif de
stimulation. R1 est enfoncée dans l’axone
et R2 à la surface. On excite l’axone par
deux électrodes excitatrices EE1 et EE2.

Résultat observé sur l’oscilloscope : voir


graphique ci-contre.

Interprétation
a = artefact de stimulation : correspond au moment précis de la
stimulation.
[ab] = temps de latence : temps mis par le message nerveux pour
parcourir la distance entre l’électrode stimulatrice et l’électrode
réceptrice.
[bc] = phrase de déploration : réduction de la DDP de part et
d’autre de la membrane.
[cd] = phase de repolarisation : retour au potentiel initial de repos.
[de] = hyperpolarisation : légère augmentation du potentiel de
repos.

À la suite d’une stimulation liminaire de l’axone, il y a naissance d’un message nerveux appelé potentiel
d’action. Le potentiel d’action est une inversion momentanée des charges (= polarité) suite à une excitation.
b2. Potentiel d’action diphasique :
Expérience :
Reprenons le dispositif expérimental du potentiel d’action
monophasique. Mais R1 et R2 sont placées à la surface de l’axone
et on l’excite.

Résultat observé sur l’oscilloscope : voir graphique ci-contre.

Interprétation du graphique :
[a] : artéfact de stimulation ;
[ab] : temps de latence ;
[bc] : phase dépolarisation sous R1;
[cd] : phase repolarisation sous R1;
[de] : le message nerveux se trouve entre R1 et R2;
[ef] : phase dépolarisation sous R2;
[fg] : phase repolarisation sous R2 .
Le potentiel d’action est dit diphasique lorsque la courbe présente deux sommets
inverses.
Si les deux électrodes réceptrices sont éloignées, on obtient un potentiel d’action
diphasique symétrique.
Si les deux électrodes réceptrices sont très rapprochées, les deux sommets inverses sont
dissymétriques. Il n y a plus le segment [de] du graphique.

Bilan :
 Le potentiel d’action monophasique s’obtient suite à une excitation égale ou supérieure à la
rhéobase, et une seule électrode réceptrice est fonctionnelle.
 Le potentiel d’action diphasique s’obtient suite à une excitation égale ou supérieure à la rhéobase,
les deux électrodes réceptrices sont fonctionnelles.
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c) Stimulations à partir des intensités croissantes :
c1 : Cas d’une fibre isolée :
Expérience :
On reprend le montage permettant d’obtenir
le potentiel d’action monophasique. On
applique à une fibre isolée des stimulations
successives d’intensités croissantes.
Résultats : voir schéma ci-contre
Interprétation : I1 < I2 < I3 < I4 < I5 < I6

I1 et I2 : il ne se passe rien. Ce sont des intensités infraliminaires


À partir du seuil (I3), on a un potentiel d’action dont l’amplitude est d’emblée maximale. À mesure que l’on
augmente l’intensité, les amplitudes des réponses ne varient pas : on dit que la fibre obéit à la « loi du tout
ou rien ».

c2 : Cas d’un nerf :


Expérience :
On reprend le montage permettant d’obtenir le
potentiel d’action monophasique, la fibre
nerveuse est remplacée par le nerf. On applique
des stimulations successives d’intensités
croissantes.
Résultats : voir schéma ci-contre
I1 < I2 < I3 < I4 < I5 < I6
Interprétation :
I1 et I2 : intensités infraliminaires ;
I3 : intensité seuil ou liminaire ;
I4 , I5 et I6 : intensités supraliminaires;

On constate qu’en dessous du seuil, il n’y a pas de réponse. Au fur et à mesure que l’on augmente l’intensité,
les amplitudes des réponses augmentent aussi : c’est le phénomène de recrutement. A partir d’une certaine
intensité (I5), l’amplitude de la réponse ne varie plus quelle que soit l’intensité. Le nerf n’obéit pas à la
« loi du tout ou rien ».

Un nerf est formé de plusieurs fibres nerveuses, l’augmentation


des amplitudes s’explique par le fait que les excitations
croissantes touchent progressivement un nombre de fibres
(recrutement). Quand toutes les fibres sont touchées,
l’amplitude de la réponse ne peut plus augmenter.

6. Interprétation ionique des phénomènes électriques :


a- Origine du potentiel de repos
Le tableau ci-contre présente la répartition des ions Na+ et K+ dans Concentrations en moles/L
l’eau de mer et dans l’axone. Ions Axone Eau de mer
Ce tableau montre que le Na+ est plus abondant dans le milieu
K+ 400 10
extracellulaire (eau de mer) que dans le milieu intracellulaire
(axone) et le K+ est plus abondant dans le milieu intracellulaire que Na+ 50 450
dans le milieu extracellulaire.

Conclusion : Le potentiel de repos de la fibre nerveuse est dû à une répartition inégale des ions Na + et K+ de
part et d’autre de la membrane plasmique.
Cette répartition inégale des ions est maintenue grâce à l’activité permanente de la pompe à Na+/ K+ qui
permet une sortie active des ions K+ et une entrée active des ions Na+.
Le fonctionnement de la pompe à Na+/K+ est dépendante de l’ATP.
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b- Origine du potentiel d’action
Une stimulation efficace provoque l’ouverture rapide
des canaux à Na+ et donc l’entrée massive de ces cations
dans la cellule. C’est ce qui explique la phase de
dépolarisation et d’inversion du potentiel membranaire.
Les canaux à K+ s’ouvrent un peu plus tard provoquant
la sortie de ces ions et donc la repolarisation et l’hyper
polarisation membranaire.
Le retour à l’état initial des répartitions ioniques est
réalisé grâce à l’activité de la pompe à Na+/K+.

7. Conduction du message nerveux par


la fibre nerveuse.

a) Cas d’une fibre sans myéline. b) Cas d’une fibre myélinisée.


Dans la fibre sans myéline, les charges La membrane n’est polarisée qu’au niveau des
électriques se déplacent de proche en proche étranglements de Ranvier, si bien que les charges
en produisant des courants locaux : c’est la doivent effectuer un saut d’un étranglement au
conduction continue. suivant : c’est la conduction saltatoire.

Remarque : les nœuds de Ranvier sont plus distants


sur les fibres à gros diamètre, ce qui explique que le
message s’y propage plus vite que sur les petites
fibres.

8. Transmission du message nerveux au niveau de la synaptique :


Un message nerveux est transmis d’un neurone à un autre ou d’une fibre nerveuse à une fibre musculaire au
niveau d’une synapse.
Le passage se fait par l’intermédiaire d’un neurotransmetteur.

Un neurotransmetteur ou médiateur chimique est une molécule en général de petite taille, libérée par
l’arborisation terminale d’un neurone en réponse à l’arrivée d’un message nerveux.
a) Structure des synapses
Les synapses sont des zones de contact entre neurones. Une synapse est constituée :
- d’un élément pré synaptique qui est toujours une terminaison axonique contenant des vésicules de
neurotransmetteurs ;
- une fente synaptique de 20 à 50 nm qui sépare l’élément pré synaptique de l’élément post
synaptique ;

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- un élément postsynaptique
(dendrite ou corps cellulaire)
caractérisé par une membrane
plasmique présentant des
récepteurs du
neurotransmetteur.

b) Mécanisme de
fonctionnement de la
synapse chimique :
La transmission du message nerveux
dans une synapse ne se fait qu’en
sens unique, c’est-à-dire de l’élément
pré-synaptique à l’élément post-
synaptique.

 Arrivée du message nerveux au


niveau du bouton synaptique ;
 Eclatement des vésicules synaptique contenant l’acétylcholine (Ach) favorisé par l’entrée des ions Ca2+ dans
le bouton synaptique;
 Exocytose de de l’Ach au niveau de la fente synaptique ;
 Fixation du neurotransmetteur (Ach) sur les récepteurs spécifiques de la membrane post-synaptique ;
 Ouverture des canaux à Na+ de la membrane post-synaptique ;
 Entrée massive des ions Na+ dans les cellules post-synaptiques ;
 Naissance d’un potentiel d’action post-synaptique ;
 Inactivation du neurotransmetteur : arrêt de transmission ;
 Recapture du neurotransmetteur ou des produits de sa dégradation.

c) Les synapses excitatrices et les synapses inhibitrices


Toutes les synapses fonctionnent de manière identique. Cependant, grâce à la synthèse de
neurotransmetteurs différents, on distingue deux types de synapses :
- les synapses excitatrices : la fixation du neurotransmetteur excitateur (Ach) au niveau des récepteurs
de la membrane post synaptique est à l’origine de la création d’un message nerveux au niveau du
neurone post synaptique
- les synapses inhibitrices : la fixation du neurotransmetteur inhibiteur (GABA) empêche ou freine le
message nerveux au niveau du neurone post synaptique.

De très nombreuses afférences synaptiques (inhibitrices et excitatrices) convergent vers un seul neurone
moteur qui intègre toutes ces informations ; il y a alors création ou pas d’un message post synaptique.

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DISCIPLINE : SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
NIVEAU : Terminale
SÉRIE : D
MODULE : BIOLOGIE
SOUS MODULE : PHYSIOLOGIE

SUPPORT PÉDAGOGIQUE N° 9

OG 8 : COMPRENDRE LES FONCTIONS DE RELATION ET L’ACTIVITÉ CARDIAQUE


OS8- 4 : Expliquer l’activité et l’automatisme cardiaques, la
circulation sanguine
I- L’activité cardiaque
A- L’automatisme cardiaque :
1- Mise en évidence de l’automatisme cardiaque :
1ère expérience : Ouvrons la cage thoracique d’un crapaud décérébré et démédullé, observons son cœur.
Résultat : Le cœur continue à battre.
2ème expérience : Isolons le cœur du reste de l’organisme, plaçons-le dans une cuve contenant un liquide
physiologique (le liquide de Ringer par exemple).
Résultat : Le cœur continue à battre.
Conclusion : Les battements du cœur ne dépendent ni du système nerveux, ni du reste du corps. Ils sont
indépendants de la volonté et ont leurs origines dans le cœur lui-même. On dit que le cœur est un organe à
fonctionnement automatique.
2- Localisation du siège de l’automatisme cardiaque :
Le tissu musculaire cardiaque est le myocarde, recouvert d’une fine membrane, le péricarde.

a) Structure du myocarde : Strie


scalariforme
 Chez le crapaud : Le myocarde du crapaud est formé par un réseau me
de fibres musculaires en forme de « Y ». Chaque fibre cardiaque
comprend un sarcolemme, un sarcoplasme et des myofibrilles. Le
sarcoplasme est peu abondant, renferme un seul noyau central.
Deux fibres cardiaques successives sont séparées l’une de l’autre par
une strie scalariforme. Sarcolemme

 Chez les mammifères : Le myocarde est semblable à celui du


crapaud mais les fibres musculaires sont pauvres en myofibrilles et
riches en sarcoplasme.
Structure d’une fibre cardiaque

b) Localisation de l’automatisme cardiaque :


Comme tout muscle, le myocarde se contracte sous l’effet des excitations. Le myocarde étant automatique,
l’excitation provient d’un centre intracardiaque appelé le « Pace maker ».

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 Chez le crapaud :

Ligature
Sinus veineux

Oreillette

Ligature
Ventricule

Figure 1 Figure 2

1ère expérience : L’animal est décérébré et démédullée. On dégage le cœur, celui-ci continue à battre. On fait
une ligature serrée entre le sinus veineux et l’oreillette droite (fig. 1). On constate que le cœur s’arrête alors que
le sinus veineux continue à battre.
Conclusion : Les contractions cardiaques prennent naissance dans le sinus veineux, donc le Pace maker est situé
dans le sinus veineux.

2ème expérience : Une ligature auriculo-ventriculaire (fig. 2) montre que le ventricule s’arrête puis se remet à
battre lentement pendant que le sinus veineux et les oreillettes battent normalement.
Conclusion : Au niveau du ventricule, il existe aussi un « Pace maker ».
Remarque : L’étude histologique met en évidence trois ganglions nerveux dans le myocarde du crapaud : un
(01) dans le sinus veineux, un (01) dans l’oreillette droite et un (01) dans le ventricule. Ces ganglions jouent le
rôle de centre moteur de l’automatisme cardiaque.

 Chez les mammifères :


Chez les mammifères il n’y a pas de sinus veineux, les veines caves
débouchent directement dans l’oreillette droite.
Expérience : Si on inactive par refroidissement une région
bien délimitée de la paroi de l’oreillette droite, le nœud sinusal, on
observe une diminution du rythme cardiaque.
La destruction de cette zone entraine un très fort ralentissement
du cœur et un trouble du rythme cardiaque est observable.
Observation : Des cellules cardiaques dissociées, prélevées
chez un embryon de rat, sont mises en culture : quelques-unes se
contractent rythmiquement alors que d’autres restent immobiles.
Après multiplication, les cellules finissent par rentrer en contact les
unes avec les autres : toutes battent alors au même rythme.

Interprétation : Dans le cœur, certaines cellules se contractent


automatiquement et sont capables de communiquer « l’ordre de
contraction » aux autres cellules du muscle cardiaque.
Ces cellules dans le cœur forment deux amas principaux :
 Le premier, situé dans la paroi de l’oreillette droite, le nœud sinusal, est le stimulateur principal qui
impose au cœur son rythme normal ;
 Le deuxième, situé dans la paroi qui sépare les deux oreillettes, le nœud septal, est un « stimulateur de
secours» qui, en cas de « panne » du premier, est capable d’entretenir un rythme plus lent mais avec
une grosse perturbation du fonctionnement cardiaque : les oreillettes et les ventricules se contractent
simultanément.
Conclusion : Les contractions débutent dans la région de l’oreillette droite au niveau du nœud sinusal et se
propagent aux autres segments du cœur par dépolarisation successive. Cette dépolarisation est captée par le
nœud septal qui la transmet au faisceau de His puis arrive au réseau de Purkinje.
L’activité cardiaque est une propriété spécifique du tissu nodal, il peut se contracter d’une façon rythmique.
Tissu nodal = Nœud sinusal + Nœud septal + Faisceau de His + Réseau de Purkinje.
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B. La contraction cardiaque
1) Dispositif expérimental
L’animal est décérébré et démédullé. On ouvre la
cage thoracique puis on dégage le cœur. On fixe la
pointe du ventricule à la pince serre fine d’un
appareil spécial, le cardiographe à balancier. Le
balancier est un levier mobile autour de son axe, il
est muni d’un stylet inscripteur qui inscrit la courbe
sur le cylindre tournant, le cardiogramme.

2. Obtention d’un enregistrement cardiaque :


Chaque contraction entraine le déplacement du
stylet qui inscrit sur le cylindre enregistreur une
courbe, le cardiogramme.

Analyse d’un cardiogramme

Le tracé d’un battement cardiaque comprend deux courbes successives d’amplitudes différentes :
 La courbe ABC correspond à l’activité des oreillettes ;
 La courbe CDE correspond à l’activité du ventricule.
AB : contraction des oreillettes ou systole auriculaire, le sang est chassé des oreillettes vers le ventricule ;
BC : décontraction des oreillettes ou diastole auriculaire qui se poursuit jusqu’en E. Ce relâchement
entraine une pénétration du sang du sinus veineux dans les oreillettes;
CD : contraction du ventricule ou systole ventriculaire, le sang est poussé du ventricule vers le bulbe
artériel ;
DE : décontraction du ventricule ou diastole ventriculaire qui se poursuit jusqu’en F.

Remarque : DE, phase commune du relâchement des oreillettes et du ventricule est appelée diastole
générale.

N.B : L’ensemble de ces deux courbes (ABC + CDE) constitue une révolution cardiaque. En comparant les
systoles des diastoles, on constate que, les systoles sont inférieures aux diastoles : on dit que le cœur se repose
plus qu’il ne travaille ; ce qui explique que le cœur soit un muscle infatigable.

3. Effets d’excitations électriques sur le rythme cardiaque


On ajoute au cardiographe un dispositif d’excitations électriques :
 Si une excitation électrique est portée sur le cœur pendant les systoles (systole auriculaire et systole
ventriculaire), le cardiogramme n’est pas modifié ; le cœur n’est donc pas excitable pendant les systoles :
C’est la période réfractaire.

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 Si une excitation électrique est portée
sur le cœur pendant la diastole, on
observe une systole anticipée ou
extrasystole suivie d’un repos plus long
appelé repos compensateur.

 Si on porte une excitation sur le sinus


veineux, on observe des extrasystoles
uniquement pendant la diastole mais
ces extrasystoles ne sont pas suivies d’un
repos compensateur ; on parle
d’extrasystoles décalentes.

II- LA RÉGULATION DE L’ACTIVITÉ CARDIAQUE


A. L’innervation cardiaque
Le cœur est innervé par :
 Des nerfs moteurs :
- des fibres du parasympathique dont les corps cellulaires sont situés dans le centre
bulbaire cardio-accélérateur et font synapse dans l’oreillette droite ;
- des fibres du système orthosympathique qui partent de la moelle épinière, font
synapse dans la chaine ganglionnaire et arrive au cœur.
 Des nerfs sensitif qui partent du cœur: le nerf de Cyon (nerf du sinus carotidien) et le nerf de Hering
(nerf de la crosse aortique).

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B- Action des nerfs sur le rythme cardiaque
Les expériences sont effectuées chez le chien.
1. Action du parasympathique (action du nerf pneumogastrique)
- Chez un chien, la section des deux nerfs
pneumogastriques ou nerfs X (10) est
suivie d’une accélération permanente du
cœur : Le pneumogastrique exerce une
action modératrice sur le rythme
cardiaque.
- Chez un autre chien, l’excitation
électrique du nerf pneumogastrique
provoque un ralentissement du rythme
cardiaque et une diminution de la pression artérielle puis un arrêt du cœur en diastole ; C’est le
phénomène d’échappement.
- L’excitation du bout central du nerf pneumogastrique est sans effet ; le nerf X n’est pas un nerf
sensitif ou afférent. Par contre, l’excitation du bout périphérique du nerf pneumogastrique a le
même effet que celle du nerf intact ; le nerf pneumogastrique est un nerf moteur cardio-
modérateur.
Conclusion : Le pneumogastrique exerce donc un effet modérateur sur le rythme cardiaque. Le centre
nerveux de cette modération se trouve dans le bulbe rachidien : c’est le centre cardio-modérateur (CCM).

2. Action de l’orthosympathique (action du nerf sympathique)


- Chez le chien, la section des nerfs orthosympathiques est suivie d’une baisse permanente du cœur :
l’orthosympathique exerce une action accélératrice sur le rythme cardiaque.
- L’excitation électrique du nerf
orthosympathique provoque une
accélération du rythme cardiaque.
- L’excitation électrique du bout central est
sans effet. Par contre, l’excitation du bout
périphérique du nerf orthosympathique
provoque une accélération du rythme
cardiaque ; l’orthosympathique est donc
un nerf cardio-accélérateur.
Conclusion : Ce nerf a un effet accélérateur sur le rythme cardiaque.
Le centre nerveux de cette accélération se trouve dans la moelle épinière : c’est le centre cardio-accélérateur
(CCA).

Bilan : Le cœur est donc soumis à l’action antagoniste du pneumogastrique et de l’orthosympathique.


C- NOTION DE MÉDIATEURS CHIMIQUES
1- Mise en évidence : expérience de Loewi
OTTO LOEWI (1921) opère sur deux cœurs de grenouille en
perfusion, dont l’un demeure rattaché au pneumogastrique. Ces
deux cœurs sont reliés à des stylets inscripteurs.
Expérience 1 : Des excitations électriques répétées sur le
pneumogastrique pendant une période assez longue montre un
ralentissement du rythme cardiaque, une diminution d’amplitude
des contractions du cœur A suivie d’un arrêt en diastole puis d’une
reprise des contractions ; c’est le phénomène d’échappement.
Le cardiogramme B montre les mêmes phénomènes de
ralentissement, d’arrêt et d’échappement mais ils se produisent
avec un certain retard par rapport au cœur A.
Conclusion : Le liquide physiologique a acquis des propriétés
modératrices à la suite de son passage dans le cœur A.
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Interprétation : Pour Loewi, ce sont les fibres parasympathiques du pneumogastrique qui ont libéré la
substance modératrice ou substance vagale responsable de l’inhibition des fibres musculaires. Cette
substance chimique qui assure l’intermédiaire entre les nerfs et le muscle cardiaque est un neuromédiateur
appelé acétylcholine.
L’acétylcholine est rapidement détruite par la cholinestérase, ce qui explique le phénomène d’échappement.
Remarque:
L’atropine inhibe l’action du parasympathique en bloquant les récepteurs cardiaques de l’acétylcholine. Il
s’en suit une accélération du rythme du cœur A puis un peu plus tard, celui du cœur B.
Expérience 2 : Si on réalise la même expérience sur les cœurs des crapauds, on observe une accélération du
rythme cardiaque et une augmentation d’amplitude des contractions du cœur A puis un peu plus tard celui
du cœur B.
Interprétation : Pour Loewi, ce sont les fibres orthosympathiques qui ont libéré la substance accélératrice
appelée noradrénaline qui est voisine de l’adrénaline.

Bilan : Le pneumogastrique libère l’acétylcholine et l’orthosympathique, la noradrénaline. Ces deux


substances servent d’intermédiaires entre les neurones et le muscle cardiaque. Elles sont appelées médiateurs
biochimiques ou régulateurs biochimiques.

D- ETUDE DE QUELQUES REPONSES ADAPTATIVES DU CŒUR : influence des ions


1- Action des ions Na+
Les ions Na+ permettent le maintien de l’automatisme cardiaque mais ils peuvent à la longue entraîner
un arrêt du cœur en diastole ; on dit que ces ions exercent une action déprimante sur le cœur.
2- Action des ions K+
Un excès des ions K+ dans le milieu rend la fibre myocardique inexcitable et le cœur s’arrête en diastole ;
ces ions ont une action diastolisante sur le cœur.
3- Action des ions calcium
Un excès des ions Ca2+ dans le milieu augmente l’excitabilité et la contractilité du cœur qui finalement
s’arrête en systole, les ions calcium ont une action systolisante sur le cœur.

Expériences et résultats :
Un cœur isolé de grenouille est perfusé à l’aide du liquide de Ringer. Les battements parfaitement normaux
sont enregistrés sur un cylindre de cardiographe. On ferme le robinet permettant l’arrivée du liquide dans la
canule puis, lorsque celle-ci est presque vide, on introduit quelques gouttes de NaCl, NaCl + CaCl2, NaCl +
CaCl2 et KCl. On obtient les résultats suivants :

Interprétation :
 La solution de NaCl pure ne suffit pas pour maintenir les contractions cardiaques : l’ion Na+ a une
action diastolysante ;
 Les contractions reprennent quand on ajoute au NaCl, une solution de CaCl2, mais s’arrête vite en
systole : les deux ions ensembles ne suffisent pas pour maintenir les contractions cardiaques. L’ion Ca 2+
semble dominé l’ion Na+;
 Avec la perfusion du NaCl + CaCl2 + KCl, la contraction reprend et ne s’arrête pas : les trois ions sont
nécessaires au maintien des contractions cardiaques.

Conclusion :
Le fonctionnement normal du cœur nécessite un mélange équilibré de ces trois types d’ions.

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Exercices d’entrainement
Exercice n°1 :
Sur une grenouille, on dégage le nerf de cyon. On
l’excite et l’on obtient le cardiogramme A. on
sectionne ce nerf puis on excite le bout périphérique :
on obtient le cardiogramme B. Cependant, si on
excite le bout central, on obtient le cardiogramme C.

Après avoir analysé chaque cardiogramme, dites


quelles précisions ces cardiogrammes apportent-elles
sur le rôle et la nature du nerf cyon.

Exercice n°2 :
1. Pour étudier l’activité cardiaque, on procède à des
enregistrements des contractions du myocarde ;
chez la grenouille, on obtient le tracé de la figure
ci-contre.
a. Analysez ce tracé ; quel nom lui donne t- on ?
b. Reproduisez à une grande échelle, une révolution
cardiaque en délimitant, avec précision, les différentes phases.
c. Evaluez les fréquences des battements cardiaques.

2. a. Au cours de l’enregistrement, on a porté


directement sur le myocarde deux stimulations
électriques aux instants t1 et t2, le résultat obtenu est
indiqué sur la figure ci-contre.
Dégagez l’analyse de ce tracé, une propriété particulière
du myocarde.
b. on soumet alors le myocarde à une série répétées
et rapprochées (80 excitations / seconde) : la figure ci-
contre indique le résultat obtenu.
Que pensez-vous de ce résultat ?

Exercice n°3 :
Dans le cœur des Mammifères existe un tissu particulier, schématisé sur
le document ci-contre.
1. Nommez-le
2. Annotez ce document ;
3. Précisez la répartition et la structure de ce tissu.
Le cœur d’un chien a la même structure que celui des autres
mammifères ; sur ce cœur de chien perfusé, on réalise les
expériences suivantes :
Expérience n°1 : si on détruit l’élément A, les oreillettes et les ventricules
cessent de battre, puis ces quatre cavités reprennent leurs
contractions simultanément sur un rythme ralenti.
Expérience n°2 : sur un autre cœur si l’on sectionne l’élément C, les
oreillettes conservent leur rythme normal tandis que les ventricules
s’arrêtent à battre puis se remettent à battre à un rythme très lent.
4. Que montrent ces expériences quant au rôle des tissus ?
Le cœur d’un chien bât normalement à un rythme de 80 à 9à révolutions cardiaques par minute.
Si l’on supprime l’innervation cardiaque (cœur isolé), la fréquence cardiaque passe de 135 à 150
battements par minute.
5. Que déduisez-vous de cette expérience ?
6. Définissez : révolution cardiaque, systole, diastole.

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Exercice n° 4 :
On veut savoir pourquoi dans un organisme normal, le rythme cardiaque ralentit ou s’accélère chez un chien
endormi. Pour cela on réalise les opérations suivantes :
a) Si on place une ligature on amont (B), le sinus carotidien se rétracte et le rythme cardiaque
s’accélère.
b) Si on sectionne le nerf de Hering ou le nerf vague, la ligature en (B) n’a plus d’effets sur le rythme
cardiaque.
c) Si on place la ligature en aval (A) du sinus carotidien, ce dernier ce renfle et le rythme cardiaque
ralentit.
A partir de ces observations (voir document ci-dessous), on vous demande de répondre aux questions
suivantes :
1. Indiquez la cause provoquant la réponse du cœur ;
2. Expliquez les réactions du cœur lors des différentes opérations ;
3. Quel est le rôle du sinus carotidien ?
4. Dégagez la nature et le rôle du nerf de Hering et du nerf vague ;
5. Représentez par un schéma précis le trajet de l’influx nerveux provoquant le ralentissement du cœur.

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DISCIPLINE : SCIENCES DE LA VIE ET DE LA TERRE
NIVEAU : Terminale
SERIE : D
MODULE : BIOLOGIE
SOUS MODULE : PHYSIOLOGIE NERVEUSE
SUPPORT PÉDAGOGIQUE N°8
OG 8 : COMPRENDRE LES FONCTIONS DE RELATION ET L’ACTIVITÉ CARDIAQUE
OS 8-3. DÉCRIRE LE SYSTÈME MUSCULAIRE
Les muscles sont les organes actifs du mouvement.
I- Différents types de muscles : On distingue :
 Les muscles striés squelettiques;
 Les muscles blancs ou muscles lisses, constituent la paroi des viscères (estomac, intestin…) ;
 Le muscle cardiaque ou myocarde ;
 Les muscles plats (muscles abdominaux) ;
 Les muscles circulaires au niveau du sphincter.
II- Etude du muscle strié squelettique :
A- Structure du muscle :
1- Structure macroscopique :
 La dilacération d’un muscle
bouilli permet d’isoler de petits
filaments allongés dans le même
sens : les faisceaux de fibres
musculaires ;
 La coupe transversale d’un
muscle en fuseau montre des
faisceaux de filaments délimités
par le tissu conjonctif richement
vascularisé et innervé.
Aux extrémités du muscle, les cloisons
conjonctives s’unissent pour former les tendons
fixés aux os.

2- Structure microscopique :
a) Au microscope optique : Chaque fibre a
une striation transversale
caractéristique, d’où le nom de muscle
squelettique strié.
Une fibre musculaire est une cellule à
plusieurs noyaux (= syncytium) et dont
le cytoplasme (= sarcoplasme) contient
de nombreuses myofibrilles.
Chaque myofibrille est formée des
sarcomères, limités à leurs extrémités
par la strie Z. Entre deux stries Z, se
trouvent des bandes claire et sombre.

Myofibrille vue au microscope optique

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b) Au microscope électronique :
Une myofibrille est formée de deux types de filaments:
 des filaments épais de myosine ;
 des filaments fins d’actine rattachés aux stries Z.
Les bandes claires (bande I) sont formées des filaments d’actine et
les bandes sombres (bande A) contiennent des filaments d’actine et
de myosine.
Dans le sarcomère, les filaments de myosine occupent la partie
centrale.
Les bandes H traversent chaque bande sombre (bande A) et sont
plus claires.

B- Innervation musculaire :
1- Innervation sensitive : 2- Innervation motrice :
Le fuseau neuromusculaire
La plaque motrice

 Au niveau de l’innervation sensitive, les nerfs sensitifs partent du muscle et conduisent l’influx
nerveux sensitif vers le centre nerveux.
 Définition de la plaque motrice : c’est la zone de contact entre la fibre musculaire et la fibre
nerveuse motrice.
 Définition de l’unité motrice musculaire : c’est l’ensemble des fibres musculaires innervés par une
fibre nerveuse.

2- Mise en évidence des propriétés du muscle :


 Sur une patte postérieure, on coupe le tendon qui
rattache le muscle gastrocnémien au talon. On tire le
tendon, le muscle s’allonge. Ensuite, on lâche le
tendon, le muscle revient à sa longueur initiale : le
muscle est donc élastique et la propriété est l’élasticité.

 On place deux électrodes excitatrices reliées à un


générateur (pile) sur un muscle : le muscle réagit en se
raccourcissant et en augmentant d’épaisseur. Le fait
de répondre à l’excitation électrique nous permet de
conclure que le muscle est excitable et la propriété est l’excitabilité ; sa contraction permet de
dégager une 3e propriété, la contractilité.

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Conclusion :
Les trois propriétés du muscle sont : l’élasticité, l’excitabilité et la contractilité.

III- Physiologie du muscle strié squelettique :


1- La contraction musculaire :
Chez une grenouille décérébrée et démédullée, on dégage le
muscle gastrocnémien et le nerf sciatique puis on sectionne le
tendon inférieur du muscle. On attache ce tendon à un fil du
stylet inscripteur relié à un cylindre tournant.

2- Phénomènes mécaniques de la contraction :


a) Réponse à une excitation unique : Secousse musculaire
isolée
Une stimulation efficace isolée donne naissance à une
contraction appelée secousse musculaire.
Remarque : La stimulation peut être portée directement sur le
muscle ou indirectement sur le nerf moteur.
Analyse de la secousse musculaire :
AB = temps de latence ou temps perdu entre le
moment de l’excitation et le moment du début de
la réponse. Il est de l’ordre de 1/100 s ;
BC = phase de contraction, elle dure 4/100 s ;
CD = phase de relâchement, période pendant
laquelle, le muscle reprend ses dimensions initiales.
Myogramme Sa durée est de 5/100 s.
Signal de l’excitation La durée totale d’une secousse musculaire est de
Temps (1/100s) 1/10 s.

Courbe d’une secousse musculaire

b) Rapport entre l’intensité et l’amplitude de la réponse :

Il existe un seuil de l’intensité de l’excitation


en-dessous duquel on n’a pas de réponse.
Plus l’intensité augmente, plus l’amplitude
croît. Ce qui montre qu’un plus grand
nombre de fibres musculaires se
contractent. Donc, le muscle n’obéit pas à
la loi du tout ou rien. Quand toutes les
fibres musculaires sont contractées,
l’amplitude de la réponse ne varie plus
quelle que soit l’intensité de l’excitation.
Remarque : l’excitabilité musculaire
et l’excitabilité nerveuse ont les
mêmes propriétés :
- La fibre musculaire obéit à la loi de « tout ou rien » ;
- Le muscle obéit au phénomène de recrutement et à la loi de sommation ;
- Pour obtenir une réponse, il faut que le seuil soit atteint.

c) Courbe de fatigue musculaire :

Courbe normale
Courbe de fatigue L’apparition de la fatigue musculaire se traduit par un
allongement de la durée de la secousse musculaire (surtout la
période de relâchement) et une diminution de l’amplitude.
Signal

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d) Réponse à deux excitations successives :
Quand le muscle subit deux excitations successives de même intensité, la réponse est différente selon le
moment où intervient la 2ème excitation.
 Avec une intensité liminaire :
1er cas : E2 - E1= 0,12 s

La 2ème excitation arrive après la phase de relâchement de la


première secousse musculaire: On observe deux secousses musculaires
isolées de même amplitude.

2e cas : E2 - E1= 0,07 s

La 2èmeexcitation intervient pendant la période de relâchement de


la 1ere secousse.

On obtient deux secousses musculaires incomplètement fusionnées


dont la deuxième amplitude est plus grande à cause du
phénomène de sommation.

3e cas : E2 - E1= 0,03 s

La 2ème excitation intervient pendant la période de contraction de la


1ere secousse, les deux secousses musculaires fusionnent complètement
en une seule, d’amplitude plus grande et de durée plus longue. Tout
se passe comme si les deux excitations fusionnaient leurs effets : c’est
l’effet de sommation.

4ème cas:

Lorsque la 2ème excitation atteint le muscle pendant le temps de


latence de la 1ère secousse, le muscle ne réagit pas (pas de
secousse) : c’est la période réfractaire du muscle.

e) Réponses à des excitations rythmées :


Les excitations répétées mettent le muscle en état de contraction prolongée ou tétanos physiologique. On dit
que le muscle se tétanise.
Remarque : on considère l’intensité de l’excitation comme étant maximale.
α- Tétanos imparfait :

Chaque stimulation atteint le muscle pendant la phase de


relâchement de la secousse précédente. Le myogramme
présente une partie ascendante, suivie d’un plateau ondulé. La
contraction soutenue est faite de secousses incomplètement
fusionnées: c’est le tétanos imparfait.

Courbe du tétanos imparfait


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β- Tétanos parfait :

Chaque stimulation atteint le muscle pendant la phase de


contraction de la secousse précédente. La partie ascendante
est continue ; le plateau, plus élevé est parfaitement
rectiligne. La fusion des secousses est complète : c’est le
tétanos parfait.

Courbe du tétanos parfait

3- Interprétation ultrastructurale de la contraction musculaire isotonique :


La contraction musculaire se traduit par :
 Un raccourcissement des sarcomères
(rapprochement des stries Z) ;
 Une réduction de la longueur des bandes
claires ;
 Une relative constance des dimensions des
bandes sombres, ce qui prouve que les filaments ne se
raccourcissent pas, mais coulissent simplement les uns
par rapport aux autres.

4- Interprétation biochimique de la contraction musculaire :


Dans la fibre musculaire au repos, le réticulum endoplasmique lisse accumule activement des ions Ca++
(transport actif). Quand les potentiels d’action (P.A) parviennent au centre de la fibre musculaire en suivant
les invaginations tubulaires de la membrane plasmique, ils déclenchent une modification de la perméabilité
de la membrane aux ions Ca++. Ces ions Ca++ se répandent alors dans l’espace cellulaire où ils stimulent
l’activité d’ATPases (enzymes) qui vont permettre l’hydrolyse de l’ATP (Adénosine Tri Phosphate). Cette ATP
sera restaurée par deux réactions :

a) Hydrolyse de l’ATP :

ATPase Travail
ATP + H2O ADP + P + Energie Contraction musculaire
2+
Ca Chaleur initiale

b) Reconstitution de l’ATP :
Phosphagène (Phosphocréatine) + ADP ATP + Créatine déchargée

c) Reconstitution du phosphagène :
Glycogène + Eau Glucose
Glucose + Oxygène CO2 + H2O + ATP (avec production de la chaleur retardée)

Portion mise en réserve


ATP
ATP + Créatine déchargée ADP + Créatine-Phosphate

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Lors d’un effort musculaire soutenu, la quantité d’oxygène fournie au muscle par le sang devient
insuffisante. La glycolyse devient anaérobique et il y a accumulation d’acide lactique. Lorsque cet acide
atteint un certain taux (100 à 200 mg/ml de sang), il engendre la fatigue musculaire, si possible la
contracture ou crampe.

5. Phénomènes thermiques de la contraction musculaire :


Le muscle en activité produit de la chaleur. Cette
production de chaleur se fait en deux temps : la
chaleur initiale et la chaleur retardée.
- La chaleur initiale :
Elle est libérée en trois phases : deux phases au cours
de la contraction (la chaleur d’activation et la chaleur
de maintien) et une phase au cours du relâchement
(la chaleur de relâchement).
-La chaleur retardée :
Elle est libérée à la fin de la secousse musculaire.

6. Phénomènes électriques de la contraction musculaire :

a. Potentiel d’action : enregistrement simultané du myogramme et de l’électromyogramme.


Cas d’une secousse musculaire isolée :
Lors d’une contraction musculaire, on observe en plus du myogramme un potentiel d’action (phénomène
électrique) ; ce dernier se produit pendant la phase de latence de la secousse musculaire.
Conclusion : les phénomènes électriques (potentiel d’action) précédent les phénomènes mécaniques
(contraction musculaire).
Remarque : Si on excite le muscle par l’intermédiaire d’un nerf, on obtient un potentiel d’action
nerveux et un potentiel d’action musculaire pendant le temps de latence de la secousse musculaire.

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Exercices d’entrainement.
Exercices 1 :
Sur une préparation de nerf sciatique-gastrocnémien chez la grenouille, on enregistre sur l’écran de l’oscillographe des
manifestations du muscle, à la suite de deux excitations successives.
Soit E1, le temps où l’on porte la première excitation et E2, le temps de la deuxième excitation.
Sachant que la durée d’une secousse musculaire est de 1/10 s.
1. Représentez l’enregistrement obtenu si les durées des différentes phases de la secousse musculaire sont : 0,05 s, 0,01s
et 0,04s.
2. Construisez et interprétez les différents myogrammes que l’on peut obtenir dans les cas suivants : E2 –E1 = 12/100s et
E2 –E1 = 3/100s.
3. Que se passe-t-il si on ouvre le circuit ?
4. Si l’ouverture du circuit se produit 7/100è après sa fermeture.
a) Quel enregistrement obtient-on ? Expliquez.
b) Représentez-le en utilisant le tracé précédent.
5. Qu’obtiendrait –on en produisant des excitations successives répétées régulièrement au même rythme que ci-dessus.

Exercice 2 :
On stimule un muscle gastrocnémien de grenouille avec un courant électrique de voltage légèrement
supérieur à la rhéobase de muscle. On obtient sur un cylindre enregistreur les réponses musculaires
(document ci-dessous)

1. Combien y a-t-il
eu de stimulations
efficaces ? Justifiez votre
réponse.
2. Interprétez la
réponse C1.
3. Quels
myogrammes obtient-
on si on ouvrait le circuit
en A? En B?
Représentez les deux
myogrammes obtenus.

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MODULE : BIOLOGIE
SOUS MODULE : PHYSIOLOGIE NERVEUSE

SUPPORT PÉDAGOGIQUE N°7

OG 8 : COMPRENDRE LES FONCTIONS DE RELATION ET L’ACTIVITÉ CARDIAQUE

II - Rôle du système nerveux dans le comportement moteur


d’un animal : les reflexes
Un réflexe est une réponse involontaire et immédiate de l’organisme suite à une excitation. On distingue : les
réflexes innés et réflexes conditionels.

A- Les réflexes innés :


Ce sont des réflexes naturels.
1- Différents types de réflexes innés chez l’Homme :
Selon la nature du centre nerveux, on distingue :
 Les réflexes médullaires qui sont commandés par la Moelle épinière.
Exemples : Réflexe rotulien ; réflexe achilléen. …

 Les réflexes bulbaires : commandés par le bulbe rachidien.


Exemples : réflexe d’occlusion des paupières, réflexe linguo-maxillaire, réflexe de mastication et de
déglutition, réflexe salivaire, …

 Les réflexes cérébelleux ou réflexes encéphaliques dont le Centre Nerveux est situé dans l’encéphale ;
Exemples : réflexe d’équilibration et de locomotion.

2- Étude expérimentale des réflexes médullaires chez la grenouille :


a) Préparation de l’animal : L’encéphale de l’animal est détruit, la moelle épinière reste intacte : on
obtient une grenouille spinale ou décérébrée. La grenouille immobile et inerte est suspendue à une
potence par la mâchoire supérieure.

b) Enregistrement des réponses lors des excitations croissantes :


L’excitant utilisé est l’acide acétique à différentes concentrations.
On plonge successivement les orteils de la patte postérieure gauche dans des solutions d’acide de
concentrations croissantes. La peau est lavée à l’eau puis essuyée après chacun des essais successifs.

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Concentration de la solution Réponse observée Le réflexe est dit
d’acide acétique
1/200 Aucune réponse Nul
1/100 Aucune réponse Nul
1/50 Flexion des orteils Localisé
1/30 Flexion de la patte excitée Unilatéral
1/20 Flexion des 2 pattes postérieures Symétrique (bilatéral)
1/10 Flexion de deux membres postérieurs Irradié
puis des deux membres antérieurs
Solution non diluée Mouvement des 4 membres et du Généralisé
tronc
Illustration :

 Les solutions de concentrations 1/200 et 1/100 sont des intensités infraliminaires ;


 La plus petite réponse obtenue par la concentration 1/50 constitue l’intensité seuil ;
 Les solutions de concentrations 1/30, 1/20, 1/10 et la solution non diluée sont des intensités
supraliminaires.

Remarque : Plus la concentration est élevée, plus le réflexe se complique.


a) Organes mis en jeu pour l’accomplissement du réflexe :
 Organe récepteur : la peau
On plonge la patte postérieure gauche d’une grenouille dans l’éther, puis on plonge la même patte dans
l’acide moyennement concentré à 1/30 : aucune réponse n’est observée. Par contre, si on rince cette patte à
l’eau pure et on la plonge de nouveau dans la même solution, on obtient un réflexe. L’éther a donc
anesthésié la peau.
Conclusion : La peau contient des récepteurs sensoriels c’est donc un récepteur.
 Organe conducteur : le nerf
On plonge dans une solution acidulée les orteils droits et les orteils gauches après section du nerf sciatique
gauche : aucune réponse de la patte dont le sciatique a été sectionné. Il y a par contre, flexion de la patte
postérieure droite et parfois des membres antérieurs.
Conclusion : Le nerf sciatique a un rôle conducteur.

 On excite électriquement le bout central du nerf sciatique gauche. Aucune réponse de la patte gauche,
tandis que la patte opposée exécute la flexion : le nerf sciatique conduit des messages centripètes, il
contient des fibres sensitives.
 On excite électriquement le bout périphérique du nerf sciatique gauche. On observe un mouvement
de la patte gauche : le nerf sciatique conduit des messages centrifuges ; il contient des fibres motrices.
N.B : Le nerf sciatique qui est à la fois sensitif et moteur, est un nerf mixte (comme tous les nerfs rachidiens).
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 Centre Nerveux : la moelle épinière
Détruisons la moelle épinière, puis excitons la patte postérieure gauche alors que le nerf sciatique est intact :
aucune réponse n’est observée.
Conclusion : La moelle épinière est indispensable à l’accomplissement du réflexe.
 Organe effecteur : le muscle
Sectionnons les tendons reliant le gastrocnémien aux os de la patte postérieure gauche, excitons les orteils de
cette patte : on obtient la contraction du muscle, mais pas le mouvement de la patte.
Conclusion : Le muscle est indispensable à l’accomplissement du réflexe, il est responsable du
mouvement.

Bilan : les organes mis en jeu dans l’accomplissement d’un acte reflexe sont :
- la peau : réceptrice sensorielle ;
- le nerf rachidien : conducteur du message nerveux sensitif et moteur ;
- la moelle épinière : centre nerveux
- la muscle : effecteur

Trajet suivi par le message nerveux dans un arc réflexe médullaire

3- Interprétation histologique des réflexes médullaires :

Chaque nerf rachidien est relié à la moelle épinière par deux racines :
 l’une antérieure ou ventrale ;
 l’autre postérieur ou dorsale munie d’un
renflement : le ganglion spinal.

a) Expérience de Magendie et Bell (1822) : Quel


est le rôle des racines rachidiennes ?

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 En a : Section du nerf rachidien :
Observation : Il y a paralysie et insensibilité des territoires innervés par ce nerf.
Conclusion : Le nerf rachidien est un nerf mixte qui contient des fibres sensitives et des fibres motrices.
 En b : Section de la racine postérieure (dorsale) du nerf rachidien :
Observation : Abolition de la sensibilité de la région innervée par ce nerf, mais il n’ y a pas paralysie.
Aucune réaction ne succède à l’excitation du bout périphérique P, tandis qu’à celle du bout central C,
l’animal réagit (mouvements…).
Conclusion : La racine dorsale conduit le message nerveux dans le sens centripète. Cette racine contient des
fibres nerveuses sensitives.
 En c : Section de la racine antérieure (ventrale) du nerf rachidien :
Observation : Paralysie de la région innervée, mais l’animal demeure sensible aux stimuli.
L’excitation du bout périphérique P déclenche des contractions des muscles correspondants, tandis que celle
du bout central C est sans effet.
Conclusion : la racine ventrale (antérieure) conduit le message nerveux dans le sens centrifuge : elle contient
des fibres nerveuses motrices.
b) Expériences de dégénérescence Wallerienne :

Expérience 1 : On sectionne la racine postérieure d’un nerf de part et d’autre du ganglion spinal (fig a):
 au niveau de s1, le bout central dégénère ;
 au niveau de S2, le bout périphérique dégénère.
Conclusion : Le corps cellulaire est donc situé dans le ganglion spinal. Il s’agit du corps cellulaire d’un neurone
en T qui est sensitif.
Expérience 2 : On coupe (S3) la racine ventrale en deux (fig. b), le bout central régénère, par contre le bout
périphérique dégénère.
Conclusion : Le corps cellulaire est situé dans la corne antérieure de la substance grise (moelle épinière) ; il
s’agit d’un neurone moteur ou neuromoteur.
N.B : L’influx nerveux se propage dans le sens du péricaryon vers l’arborisation terminale.
4- Trajet suivi par le message nerveux :
Le message nerveux qui part du récepteur sensoriel arrive dans la moelle épinière par la racine postérieure
contenant les fibres sensitives. Le neurone d’association qui se trouve dans la moelle épinière reçoit
l’information nerveuse et la transmet vers les muscles par la racine antérieure contenant les fibres motrices.
N.B. : Ce trajet suivi par le message nerveux est appelé arc réflexe.
a) Cas d’un réflexe unilatéral :
Le trajet suivi par le message nerveux
comporte deux neurones principaux formant
un arc réflexe. Mais vu la lenteur de la
réaction réflexe, le message nerveux doit
franchir deux synapses, ce qui suppose
l’existence d’un neurone d’association situé
entre le neurone sensitif et le neurone moteur.
Schéma ci-contre

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Cas d’un réflexe bilatéral ou symétrique :
L’excitation de la patte postérieure droite entraîne
non seulement la flexion de cette patte mais aussi
celle de la patte gauche. Le passage du message
nerveux dans les neurones moteurs situés du coté
opposé s’explique par l’existence de neurones
d’association horizontaux ou commissuraux. Schéma
ci-contre.
b) Cas d’un réflexe irradié et généralisé :
L’excitation de la patte gauche entraîne le mouvement des 4 membres. La transmission de l’influx nerveux
à différents niveaux de la moelle épinière s’explique par l’existence d’une autre catégorie de neurones
d’association appelés neurones verticaux.
Lorsque l’excitation portée sur la patte gauche est très forte, on observe le mouvement du corps tout entier ;
on parle du réflexe généralisé.
Conclusion :
Tous ces réflexes se manifestent dès la naissance de l’animal et ne dépendent que de la structure de ses
centres nerveux ; ce sont des réflexes innés ou inconditionnels.

B- Les réflexes conditionnels :


La notion de réflexe conditionnel est due au savant russe IVAN PETROVITCH PAVLOV (1849-1936). Les
travaux de PAVLOV ont porté essentiellement sur les mécanismes déterminant la sécrétion salivaire chez le
chien (1902).
1- Mise en évidence expérimentale d’un réflexe conditionnel :
a) Préparation de l’animal :
Un chien est placé dans un local insonorisé et qui le soustrait aux variations de luminosité, de température,
donc complètement isolé du monde extérieur.
Un tube est branché directement sur un canal des glandes salivaires (une fistule) et communique avec un
dispositif gradué qui permet de suivre la sécrétion salivaire.
b) Obtention du réflexe salivaire innée :
Chaque fois que l’on donne de la viande à un chien affamé, on
observe une sécrétion salivaire. Cette sécrétion salivaire est
obtenue avec n’importe quel chien et aussi quelles que soient les
conditions réalisées dans la chambre close : cette réaction est
appelée réflexe absolu, innée, indépendante de la volonté.
L’aliment qui déclenche ce réflexe est un excitant absolu ou
inconditionnel. Schéma ci-contre
2- Etapes de l’acquisition d’un réflexe conditionnel (Travaux de
PAVLOV) :

1ère phase : À un chien porteur d’une fistule salivaire, PAVLOV


fait entendre le bruit rythmé d’un métronome (instrument de
musique) : il n’y a pas de sécrétion de la salive.
Conclusion : Le son de la musique est un excitant neutre.
2e phase : PAVLOV donne de la viande au chien : il y a salivation.
Conclusion : La viande est un excitant absolu et la sécrétion salivaire observée est un réflexe inné.
3ème phase : PAVLOV fait entendre au chien le même son et il lui donne la viande : le chien salive
abondamment. Cette association est répétée plusieurs fois.
Conclusion : La viande est un excitant absolu et la sécrétion salivaire observée est un réflexe inné.
4ème phase : PAVLOV fait entendre au chien le son du métronome seul, il y a salivation.
Conclusion : PAVLOV constate que le son du métronome, sans effet auparavant sur la sécrétion
salivaire (stimulus neutre), est devenu un excitant efficace, conditionnel et la sécrétion salivaire dans ce cas est
due à un réflexe conditionnel.
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PAVLOV a donc crée un nouveau réflexe qui est un réflexe acquis ou conditionnel car son obtention est liée à
une condition nécessaire.
Interprétation :
L’excitation constituée par le bruit du métronome
chemine par le nerf auditif jusqu’à l’aire auditive,
puis l’aire gustative, pour atteindre le centre
salivaire bulbaire, elle se réfléchit sur les nerfs qui
descendent vers la glande salivaire et excite son
activité : il s’agit d’un réflexe acquis ou
conditionnel. Schéma ci-contre
3- Conditions d’apparition des réflexes :
L’apparition des réflexes conditionnels nécessite :
 L’intégrité du cerveau car sa destruction supprime tout réflexe acquis et empêche d’en créer d’autres ;
 L’excitant conditionnel précis (l’odeur, la vue, la lumière…) doit être bien déterminé, d’où l’utilité de la
« tour de silence » pendant l’expérience ;
 L’excitant conditionnel doit toujours précéder l’excitant absolu et l’animal doit être dans son état de
besoin (soif, faim.) ;
 La suppression prolongée du stimulus absolu efface progressivement le réflexe acquis : un réflexe
conditionnel doit donc être entretenu.
4- Comparaison réflexe inné et réflexe conditionnel :
Les réflexes innés sont héréditaires, stéréotypés, spécifiques de l’espèce et immuables (permanents).
Les réflexes conditionnels par contre sont individuels, fragiles et doivent être entretenus.

c. Importance des réflexes dans la vie de l’Homme :


1- Réflexes innés :
Les réflexes innés interviennent dans le comportement de l’espèce humaine :
 certains réflexes protègent l’homme contre les dangers extérieurs.
Exemple : occlusion des paupières, retrait de la main au contact d’un corps chaud.
 d’autres interviennent dans l’activité musculaire en rapport avec l’équilibration et le maintien des
attitudes du corps (posture).
 enfin il y a des réflexes qui règlent le fonctionnement de nos organes.
2- Réflexes conditionnels :
Ils interviennent dans le comportement individuel (discipline, éducation, habitude). Ils permettent donc :
 l’acquisition d’automatismes (conduite d’automobile, équilibre sur une bicyclette, geste de l’écriture…) ;
 la mise en place des moyens de communication entre individu (parole, écriture, lecture) ;
 l’élaboration « de signaux de bonne conduite » dans les rapports sociaux (saluer, dire merci, faire un
sourire conventionnel) ;
 l’adaptation au milieu et la libération du cerveau de certaines tâches.
Remarque : Chez l’Homme, plus le cerveau se développe plus le pouvoir de contrôle et de maîtrise se
conditionnent. L’apprentissage n’est plus un simple conditionnement, il devient un acte intentionnel et s’intègre
dans le comportement.

III - Le système neurovégétatif


Ce système règle le fonctionnement des organes internes (cœur, estomac, intestin, foie…)
a) Description :
Le système neurovégétatif est constitué en réalité de deux systèmes dont les actions sont plus ou moins
antagonistes : le système orthosympathique et le système parasympathique.
a1. Le système orthosympathique (=sympathique)
Ses centres nerveux se trouvent dans la moelle épinière thoracique. Les fibres des nerfs orthosympathiques
passent par une chaîne ganglionnaire avant d’atteindre un organe.
[Link] système parasympathique :
Les centres nerveux du parasympathique se trouvent dans le bulbe rachidien et à la base de la moelle
épinière.
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La pièce maîtresse est le nerf pneumogastrique ou nerf vague ou encore nerf X (10ème paire des nerfs
crâniens). C’est un nerf mixte dont les fibres innervent le cœur, les voies respiratoires, les poumons et
l’appareil digestif à l’exception de la seconde moitié du gros intestin.

b) Notion d’endocrinologie :
L’endocrinologie est l’étude des glandes endocrines (glandes à sécrétion interne) dont les produits, appelés
hormones.
Une hormone est une molécule sécrétée en petite quantité par une glande endocrine, déversées dans le
sang, véhiculés par ce dernier et qui modifie le fonctionnement des cellules cibles.
Exemple glandes endocrines : l’hypophyse, la thyroïde, les parathyroïdes…
Aux glandes endocrines, on oppose les glandes exocrines (glandes à sécrétion externe) qui déversent leurs
produits à l’extérieur (lumière du tube digestif par exemple).
Il y a aussi des glandes mixtes (gonades).
L’appareil endocrinien, comme le système nerveux, assure la coordination des organes.
On parle de corrélation nerveuse lorsque le système nerveux assure la liaison entre les organes ; alors que la
corrélation humorale, le sang assure cette relation grâce aux hormones qu’il contient.

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