Modules 14: Les menaces et les attaques
communes.
Ce cours détaille les menaces courantes auxquelles les organisations sont confrontées, en
classifiant les logiciels malveillants et les différentes méthodologies d'attaque réseau.
1. Les Logiciels Malveillants (Malware)
Le terme Malware est la contraction de "Logiciel" et "Malveillant". Il désigne tout
programme conçu pour infiltrer ou endommager un système informatique sans le
consentement de l'utilisateur.
A. Les trois types principaux
1. Virus : Code malveillant qui se propage en s'insérant dans d'autres programmes ou
fichiers. Il nécessite généralement une action humaine pour s'exécuter (ouverture d'une
pièce jointe, clé USB).
2. Vers (Worms) : Similaires aux virus mais plus redoutables car ils sont auto-
réplicateurs. Ils n'ont pas besoin de programme hôte et exploitent les vulnérabilités
réseau pour se propager seuls.
o Composants d'un ver : Vulnérabilité d'activation, mécanisme de propagation et
charge utile (payload).
3. Chevaux de Troie (Trojans) : Logiciels qui semblent légitimes mais cachent des
fonctions malveillantes. Ils utilisent les privilèges de l'utilisateur qui les exécute.
o Types courants : Accès à distance (RAT), envoi de données, DoS, Proxy, FTP,
ou désactivation des logiciels de sécurité.
B. Autres menaces prépondérantes
Ransomware : Le malware le plus répandu actuellement. Il chiffre les données ou
bloque le système et exige une rançon pour le déblocage.
Spyware (Espion) : Collecte des informations sur l'utilisateur à son insu.
Rootkit : Conçu pour masquer l'existence de processus ou de programmes
malveillants tout en offrant un accès privilégié (root) au système.
2. Attaques Réseau : Reconnaissance et Accès
Pour sécuriser un réseau, il faut comprendre les étapes suivies par un acteur de menace.
A. La Reconnaissance (Phase de collecte)
C'est la découverte et la cartographie non autorisée des systèmes. Elle précède toujours une
attaque réelle.
Techniques : Balayage ping, analyse de ports (scans IP), recherche de vulnérabilités
et utilisation de kits d'exploit.
B. Les Attaques d'Accès
Elles exploitent les failles des services d'authentification, FTP ou web.
Exemples : Attaques de mots de passe, usurpation d'identité (spoofing), redirection de
port, attaque de l'homme au milieu (MitM) et dépassement de mémoire tampon.
C. L'Ingénierie Sociale (Piratage Psychologique)
Cette méthode manipule les individus pour obtenir des informations confidentielles.
Phishing (Hameçonnage) : E-mails frauduleux.
Spear Phishing : Hameçonnage ciblé sur une personne précise.
Tailgating : Suivre physiquement une personne autorisée dans un bâtiment.
Pretesting / Baiting / Shoulder Surfing / Dumpster Diving.
3. Déni de Service (DoS) et Techniques d'Évasion
A. DoS et DDoS
L'objectif est d'interrompre les services réseau en submergeant la cible.
DoS (Déni de Service) : Provient d'une seule source.
DDoS (Déni de Service Distribué) : Provient de multiples sources coordonnées
(Botnet).
o Vocabulaire : Zombies (machines infectées), Bots, Botmaster (le contrôleur).
o Exemple notable : Mirai, un malware ciblant les objets connectés (IoT) via des
attaques par force brute sur les mots de passe par défaut.
B. Dépassement de la Mémoire Tampon (Buffer Overflow)
L'attaquant envoie plus de données qu'une zone de mémoire (tampon) ne peut en contenir.
Cela peut provoquer le plantage du système ou permettre l'exécution de code malveillant avec
des privilèges élevés.
C. Techniques d'Évasion
Pour contourner la détection (pare-feu, IDS/IPS), les attaquants utilisent :
Chiffrement et Tunnellisation : Cacher le trafic malveillant dans un flux chiffré.
Fragmentation du trafic : Découper l'attaque en petits morceaux pour qu'elle ne soit
pas reconnue par les signatures de sécurité.
Insertion et Substitution de trafic.
Rootkits : Pour maintenir un accès persistant et invisible.