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Introduction Generale

Le document traite des différentes formes de sociétés et de leur rôle dans l'exploitation d'une entreprise. Il souligne que la société est une technique d'organisation qui permet de protéger le patrimoine personnel des associés et d'assurer la pérennité de l'entreprise. En outre, il aborde la distinction entre sociétés commerciales et civiles, ainsi que les implications fiscales et juridiques associées à chaque type de société.

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Introduction Generale

Le document traite des différentes formes de sociétés et de leur rôle dans l'exploitation d'une entreprise. Il souligne que la société est une technique d'organisation qui permet de protéger le patrimoine personnel des associés et d'assurer la pérennité de l'entreprise. En outre, il aborde la distinction entre sociétés commerciales et civiles, ainsi que les implications fiscales et juridiques associées à chaque type de société.

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UCTION GENERALE

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ecdteroitundesiforme relatif ua droit des sociétés 97 àCeootnou ua Benni. lI aét publié dans
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eFaso. Il comporte 920 articles.

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troducdestivesociétés.
te partieduindroit
La notion de société

e monde économique si'ntéresse àal vei des entreprises qui est une notion que el droit ala
L
plus grande difficulté à appréhender.
• Pour s'en tenir à l'ecsentiel. l'entreprise est une entité exerçant une activité
économique, indépendamment de son statut juridique et de son mode de
fonctionnement (CJCE, 23 avril 1991, Höffner, aff. C-641/90, Rec. P 1979, at. 21).
• La société est une des techniques possibles d'exploitation de l'entreprise, d'autres sont
envisageables.
• La plus évidente est l'entreprise individuelle. Le commerçant individuel, le
professionnel libéral ou l'artisan, exploite un fonds sans avoir fait l e choix de la
structure sociétaire.
• La personne physique est propriétaire du fonds qui est l'un des éléments de son
patrimoine. Si cette forme peut convenir aux entreprises de subsistance, elle n'est guère
concevable pour les entreprises de plus grande taille en partie en raison de l'absence de
séparation entre le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel (article 2284
Code civil).

L'association est une autre forme possible d'exploitation de l'entreprise. Il est souvent dit, à
tort, qu'une association ne peut pas réaliser de bénéfices. En réalité l'interdiction qui est pos
par leur statut est de distribuer de bénéfices. Cette technique d'exploitation de l'entrep ée
rise peut
donc parfaitement convenir à certains entrepreneurs selon les motivations qui les animent. Le
droit des affaires ne s'y trompe pas et fait preuve de pragmatisme puisqu'elles peuvent faire
l'objet d'une procédure collective.

Puisque la société est une technique d'organisation de l'entreprise, il faudra peut-être


s'interroger sur l'opportunité de la technique du choix sociétaire. De nombreuses réponses
peuvent être apportées à cette question. On peut en choisir quelques-unes :

• Elle permet de protéger le patrimoine personnel du ou des associés.


• La pérennité de ls structure sociétaire, car la société, n'étant pas confondue à la personne
du ou des associés, survit en principe aux vicissitudes qui affectent ces derniers
(incapacité, décès,)
• L'union faisant la force, la technique sociétaire permet à plusieurs personnes de se
grouper pour exploiter une entreprise sous une forme capitalistique. Il s'agit de
maximiser le retour sur investissement des associés.
• Elle est source de financement : Seule la société permet de lever les fonds nécessaires à
des investissements lourds grâce à l'appel public à l'épargne. Les investisseurs, qu'ils

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soie
attenndten
inst titutionnels (banques uo compagnies
un rendement de d'assurances) uo épargnants individuels.
leur placement.
• Il peut s'agir d'organiser nu gr
On peut choisir d'optimiser deosupesolutio
ed société par exemple els activité
ns fisc s par pays.
très souvent dépendante. Néanmoins, il faut ales dont la structure de l'entreprise est
toujours garder àl'esprit quu'n grand
nombre ed montages en droit des sociétés est dicté par al solution
fiscale.
Sile choxi ed al structure sociétaire sim
sur el type de société qui serael meiux'adpao se, li restera, dans nu second temps, àsi'nterroger
un nombre de formes de sociétés déterminpétépaau r
x besoins ed le' ntrepreneur. E
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foncicéttioésn sudeivseans besoins, edson activité, de al taile edson entrepCrhisaequpeouagraentchécooisniromul'iqnuee deens
so tes :

- La SA
• SAS
• La SARL
La SNC
La SCS
La société civile
• La société civile professionnelle
- La société civile immobilière
- La société coopérative
- Le groupement d'intérêt économique
Ce sont les formes qui seront abordées dans le présent cours.

A retenir
• L'activité économique est le critère de qualification de l'entreprise.
• La société est l'une des structures possibles pour l'exploitation d'une entreprise.
• La notion de société regroupe une pluralité de types de sociétés.
apportées aux
• •Le droit des sociétés est en constante mutation en fonction des réponses
débats qu'il soulève.

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S
TIONS DES SOCIETE
1: LES CLASSIFICA
lective, Certes, li fau
CHAPITRE
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sien que ions et ne pas perdre de vue leur as faciliter la' pproche
eLdroit reflètepole'rtaspncriet cdaesrtécl usificat
relativiserulei'mmasi eles présentent ua monis l'avrean tage pédagogique ed
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uo esthétiq p nde
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du'ne matière. nE ou tre, eles permettent ed com
des sociétés. iles
ciétés commerciales/ sociétés civ
La distinction so
I.
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( ) s
et as
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se àétablir, l
e critère étant
njeux importants
Cete distinction qui présente des e
acquis (A).
distinction
A. Le critère de la
est assez simple.
En la matière le critère ui dépend de
• La majorité des sociétés commer ciales est dotée du' ne nature juridique qCette solution
leur forme sociale et non de leur objet (article 6 de l'AUDSC-GIE). es.
évite une casuistique et une insécurité préjudiciable à la vie des affair
• Quelle que soit leur activité, les sociétes commerciales par la forme sont: les SA.
les SAS, les SARL, les SNC et les SCS. Rien n'empêche par ailleurs ces sociétés
d'exercer une activité civile par nature. En France, el législateur a créé des SARL et des
A adaptées aux professions libérales comme par exemple al société d'exercice libéral
S
à responsabilité limitée.

• La solution n'est pas identique pour les sociétés civiles : les SCP, les SC, SCI. Du point
de vue du droit des sociétés, elles devront bien se garder d'exercer une activité
commerciale. Même si la sanction juridique n'est en réalité pas établie, al
deviendrait rédhibitoire. Ainsi une fiscalité
société est civile lorsque son objet (activité) est civile
et à condition qu'elle ne soit pas créée sous une forme commerciale.

B. Les enjeux/ Les intérêts de la distinction

La société dotée de la personnalité morale est immatriculée au RCCM, elle est ou non dotée du
statut de commerçant. Concernant les enjeux, on peut retenir pour l'essentiel :
1. Le statut de la société est indépendant de celui des associés. Ces demiers peuvent en
.principe être eux-mêmes commerçants ou non-commerçants.
• A ce titre, les associés des SA, SAS et des SARL peuvent être ou non commerçant.
• En revanche, être associé d'une SNC ou associé commandité d'une société en
commandite suppose la capacité d'exercer le commerce.
De même, le statut de la société ne doit pas être confondu avec celui
Une société commerciale peut parfaitement être dépourvue de de ses dirigeants.
dirigeants qui n'ont pas à titre
personnel le statut de commerçant. Tel est le cas, par exemple, de la SARL et de la SA.

2. La fiscalité sera différente selon la catégorie de société, même s'il existe des hypoth
dans lesquelles les associés peuvent choisir de soumettre la sociét èses
é à tel ou tel régime fiscal qui
leur parait plus avantageux.

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3. Les
sulivants de s ociétés commrciales
l'Acte uniforme ere sont soumsies uax obligations compatbels sde
latif au droit commercial
général.
articles 31te
pro [Link]
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eselscorelleècvtievnestem
daasilaucsosm pé
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i ne cas ed conflit entre associés. L
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elles peut se fa
ire par tous m a preuve da'légations conrte
oyens.

Il. L a distinction entre sociétés ed personnes te sociétés edcapitaux uosociétés à


risque illimité et sociétés à risque limité

Ceet distinction est monis asiée àétablir que al précédente car ele en résulte pas du'n choxi
législatif mais d'une présentation doctrinale des différentes sociétés.
. L'exposé du critère de al distinction
A
Le critère est celui de l'intitu personae qui habite les associ és.
t, al société est classée parmi les
• En principe, lorsque l'intuEitu personae est importan rsonne de l'associé s'efface
anche, lorsque la pe
sociétés d e personnes. n rev peut caractériser une société
on
pitaux qu'il apporte,
derrière l'importance des ca
de capitaux. s extrêmes al solution paraît évidente :
ration deu x ex em ple i et son
Si l'on prend en considé
l'avocat requiert un e confiance absolue en lupri
tre
e l'art de en ncipe,
• L'exercicecliden avocat en raison de sa ren
ommée et non,
nique. Si des avocats
Le t co nsulte tel
client. nn ua ire télép ho
rd dans l'a
un av oc at ch oi si au hasa
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e co m m un , l
a log ique veut qu'ils choisissent
choisissent d'exercer leu r activité nne.
pe de la société de persoire ses
le que a
l SC P ar ch éty fa
une société de personne i du client du supermarché. Il choisit de té et non
tel
Le contre-exemplle e est celu n de i
l' m ag e de marque de la socié
en raiso r les
emplettes dans tel en seig ne
pitau x par ex ce llenc e qu'est al SA cotée su
des associés dcie la société de ca
s.
marchés finan er
on classe
co nser vé en dé pit de quelques réserves, ,SAS et les
qui mérite d'être ue limité les SA
• Selon ce critère, armi les sociétés de capitaux ou à risq et la SCS pour les sociétés
généralement p s SNC
de personnes on a le
i les sociétés ciétés civiles fonctionnent co mme les sociétés
de
SARL, et parm(to utes les so
commerciales
personnes). de
lle m ent classée parmi les sociétés des
traditionne techniques la conc
ernant
te qu e e
l cas de la SARL qui, e des ré form es
• Res et à mesur
pitaux, se rapproche au fur
ca
sociétés de personnes. ellement el découpage
prend que parti
n ne re
pour terminer que cette classificatio
On constatera erciales/sociétés civiles.
m
so ci ét és co m
sonae
de l'intuitu per ll e
ae de telle ou tenc
B. Les indices d'intuitu person
n t de déterm iner el degré s suivan ts et seront do ,
les ermette
techniques pur étaillées dans le
s chap itre
Plusieurs règ a
l p lup art d
société. Ces règles seront po 5

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l ent ceaévoquéesu d'inA
sipem
pour h'leure, ctiom critèrevergenne'[Link] àuli seul sufisant, di'elal n a
ucun con
n d'un fais dices
raisonner en fon

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a responsabilité limitée ou ilimitée
• Lu'n des critères
des associés aux pertes
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r po,
s li s
et as
ié e
d' xpliquer u
qe d an s les SA. SARL et SAS
• Pour illustrer ce up associés encourent une responsabilité limitée au montant de
les actionnaires o iétés e
d personnes que sont les
leurs apports et, e
qu' n revanche, dans les soc
iment aux dettes sociales.
SNC, les associés sont tenus solidairement et indéfin s SCS dont une
seul. Le
e critère n'est pourtant pas toujours pertinendet leàurluipatri
C moine personnel sont
partie des associés jouissent d'une protection
pourtant des sociétés de personnes.
n autre critère concerne al plus ou moins grande facilité ed transmission des titres
• U
sociaux (parts sociales ou actions).
Les sociétés où l'intuitu personae est fort es caractérisent par une grande
difficulté pour un associé à transmettre ses parts entre vifs ou à cause de mort
sans le consentement des autres (agrément)
• Ainsi, al société de personne est une société dite « fermée ». L'exemple
extrême peut être choisi dans les SNC dont el décès d'un associé entraîne
en principe, et sauf clause contraire des statuts, la dissolution de la
société,
•alors que les parts des SA qui sont librement cessibles et négociables
sont transmises aux ayants droit sans réserve possible.
• D'autres critères existent, tels par exemple el montant des apports
ou bien encore la
comptabilisation des votes en assemblée générale. Ils permettent un classe ment des
sociétés qui, s'il n'a guère de portée pratique, doit être loué pour ses vertus didactiques.

Aretenir

• La commercialité des sociétés est déterminée par leur


forme.
• Les SA, SAS, SARL, SNC, SCS sont des sociétés commerciales, les autres des société
civiles. s
• La classification sociétés de personnes/sociétés de capitaux est d'origine doctrinale.
Elle a pour vertu essentielle de brosser un panorama des sociétés en résumant
synthétiquement un ensemble de caractéristiques.

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CHAPITRE :2 L
A FORMATION DES
• Créet une socéiét estel puls SOCIETES
• Le projet entrepreneurial quisoujuventel fruit du'ne réflexion qui aéét márie
stifie
réussir, prendre en compte de nombre el recours àal technique sociétaire do,ti
ux aspects juridiques masi aussi fina pour
• lIfaut envsiageresl aspecst edalevipersonnel desassocéis: son-tsli méasir teisoui
quel est leur régime matrimonial ?Il faut encore tenir c
nci
e r
s.
Les associés seront-ils plusicurs, un ompet ed l'équilibre deal société.
majoritaires, minoritaires, ou encores
i uo non par des liens familaux, souhaitent-ils éret
égalitaire ?
En résumé, entre el ojur ùo l'idée ed recourir àal techniqu
nécessité etel ojur ùo le contrat de société est prêt àêtre concelu, soc
u
n
e
iétaire si'mpose comme une
de discussions peut apparaître. La phase de pourparlers permet d'opbteni hase plus ou moins longue
r une société dont no
est certain de al viabilité (I). Lorsque les pourparlers sont terminés, li est alors temps de
conclure el contrat ed société qui es matérialise par al signature des statuts (II). L
a nullité
viendrait sanctionner un contrat de société illégalement conclu (III).

.I Les pourparlers

La période de pourparlers entre les associés est tout à fait fondamentale. C'est en effet durant
ce laps de temps que les risques de nullité, les erreurs de choix stratégiques, les causes
ultérieures de mésentente entre associés vont se cristalliser. Il est donc important que les
associés prennent le temps de la réflexion. Il est cependant possible que le projet n'aboutisse
pas. La rupture des pourparlers n'est pas en elle-même fautive et seule une rupture abusive
serait susceptible d'engager la responsabilité délictuelle de son auteur (art. 1382 [Link]).

Durant les pourparlers les associés devront procéder à un certain nombre de vérifications dont
certaines sont vitales pour la société.

A. La capacité des associés

Selon les sociétés, la capacité juridique des associés est une notion plus ou moins importante.
• L'hypothèse la plus remarquable est celle des sociétés dans lesquelles les associés ont
le statut de commerçant et doivent, par conséquent, avoir la capacité d'exercer le
commerce. Ainsi, un mineur non émancipé ne peut être associé d'une SNC ou associé
commandité d'une SCS.
• Pour les autres sociétés aucun âge minimum n'est requis. Cependant, ua moins d'un
point de vue théorique, l'associé devant manifester une volonté de s'associer et de
collaborer sur un pied d'égalité à la réalisation de l'objet social, on pourrait attendre de
celui-ci qu'il ait atteint un âge de discernement suffisant. En pratique, al question ne
semble pourtant guère se poser et aucune jurispruden ce n'est recensée.

B. Le statu t des associés

Le statut professionnel des futurs associés peut parfois être une entrave au projet.
• En effet, il existe des incompatibilités entre certaines professions et le statut
d'associé de certaines sociétés. Il est nécessaire en cas de doute de vérifier dans chaque
statut. Il faut être prudent lorsque le futur associé exerce, par exemple, une profession
libérale ou est fonctionnaire d'un ministère régalien et souhaite êert asoéci d'une

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société uli donnant el statut ed commerçant. Ainsi, nu notaire en peut étre associé du'ne
SNC pas plus qu'un gendarme.
• E
n revanche, rien en les empêche d'être associé du'ne SA, SAS uo SARL.
• La nationalité des associés ne soulève aucune interrogation particulière lorsqu'ils
sont ressortissants d'un des pays ed Ul' EMOA. E n revanche, els non-ressortissants
de l'Union doivent obtenir une carte de commerçant pour pouvoir être associé d'une
société dans laquelle ils auront le statut de commerçant.

Les st at u ts

Les statuts de la société sont l'ins


• Forme des sta trumentum du contrat de société
tuts. L .
a forme des statuts est écrite Isl sont génér
privé, mais un acte authentique est parfaitement envisageab alement sous seing
le bien que plus onéreu
laires originaux que d'associés plus ceu x.
Ils doivent être signés en autant d'exemp
devront être déposés auprès des adm inistrations et des cocontractants ed al société.x qui
• Contenu. Ils formalisent el pacte soc
institution. Ils contiennent les ial et les règles de fonctionnement de
en gage al future
pourront pas être augmentés sans ments des associés. Or, ces engagements ne
modification des statuts de leur consentement (art. 359 AUDSC) et la
vra suivre des procédures
étudierons plus loin. lourdes et complexes que
nous
Les statuts doivent conte
nir un certain nombre
(voir l'art. 13 AUDSCGIE). Ell de mentions obligatoire
es sont s
s'agit de la forme de la société, sa prévues à l'article 13 de l'AUD
sigle, de la nature et du doma dénomination suivie, le cas échéant, dSC. I
e son
ine
son siège, de sa durée, l'iden de son activité, qui forment son objet social, de
tité des apporteurs en numé
d'eux, le montant des apports,
le
raire avec, pour chacun
contrepartie de chaque appo nombre et la valeur des titres sociaux remis en
l'évaluation de l'apport effecrt,tuél'identité des apporteurs en nature, la nature et
titres sociaux remis en contrep par chacun d'eux, le nombre et la valeur des
d'avantages particuliers et la artie de chaque apport, l'identité des bénéficiaires
nombre et la valeur des titresnature de ceux-ci, le montant du capital social, le
so
différentes catégories de titres ciaux émis, en distinguant, le cas échéant, les
résultat, à la constitution des créées, les stipulations relatives à al répartition du
réserves
les modalités de son fonctionnement. et à la répartition du boni de liquidation.
• Mais, au-delà de ces mentions,
de nombreuses options s'offrent
pour lesquelles, en l'absence de aux associés
choix, des dispositions supplétiv
des parties s'imposeront. Par exe es de volonté
la SNC est dissoute en cas de mple, faute de disposition statuta
décès d'un des associés. Les ire contraire.
rédiger avec soin les statuts et évit associés doivent donc
er de recopier à l'identique les
légales. dispositions

A. La f o r m e soci ale

• Il existe un numerus clausus des


sociétés. Il n'est done pas possib
forme de société sui generis. Pendant le de créer
des décennies, le choix des associés s'es une
entre une option pour telle ou telle forme sociale dont l'ensemble t limité
des règles de

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n

CamScanneri
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fonctionnement àlé'gard sde tiers comme des associs é


Aujourdh' ui, el libéralisme ambiant pousse àdonner plustadite fpixlaécepaàrlalevlé[Link]
r.
S c a n n e avec

caractere institutionnel est encore largement dominant mais les amenagements


statutaires sont plus facilement admis. Il demeure que el choix de al forme sociale est
enfermé parmi les sociétés nommées.
• Ce choix ed al forme sociale n'est cependant pas définitif, car il est sociale
possiblesans
ne
cours de vie sociale de passer d'une forme sociale à une autre forme
qu'on appele ál "'
avoir besoin de dissoudre la société commerciale. C'est ec
transformation de société commerciale.
• Elle doit figurer sur tous les documents officiels de al société. Cela est nécessaire pour
assurer une bonne information des tiers et leur protection.
B. L'objet social
L'objet social renvoie à l'activité de la société.
• L'activité peut être civile ou commerciale.
Bien entendu il doit être licite.
précision ou au contraire
• Dans toutes les sociétés, les associés doivent donc fixer avec
de manière très large l'activité de la société. les limites de cet
• Les futurs dirigeants de la société ne pourront agir que dans une faute du
objet social. Tout acte qui dépasserait cet objet social seraittuelle action en
éven
dirigeant pour violation des statuts qui l'exposerait à une
responsabilité ou constituerait un juste motif de révocation.
n effet, dans les
• L'objet social présente aussi l'intérêt pour les tiers à al société. E par cons équent,
sociétés à risque illimité l'objet social est opposable aux tiers et, atives
la société n'est pas engagée si le dirigeant a agi au-delà de ses prérog engagée
statutaires. A l'inverse, dans les sociétés à risque limité, al société est
à l'égard des tiers même si l'acte du dirigeant excède l'objet social.
C. La dénomination sociale
La dénomination est l'appellation de la société.
• La raison sociale subsiste dans les SCP pour lesquelles il convient de faire figurer le
nom des associés ou d'une partie des associés suivi de « et autres .»
• Pour les autres sociétés la dénomination sociale peut être constituée d'un nom propre,
d'un nom commun ou d'un nom de fantaisie.
• Lors du choix de la dénomination les associés seront bien avisés de vérifier que la
dénomination choisie ne soit pas déjà constitutive d'une marque. Ils pourront
d'ailleurs, s'ils souhaitent une protection maximale, déposer el signe auprès de l'OAPI
même si, en principe, une marque est destinée à distinguer les produits ou des services
et non une personne morale. Ils devront aussi veiller à ne pas porter atteinte aux droits
des propriétaires d'autres signes distinctifs tels qu'un nom commercial ou une enseigne.
• En retour, la dénomination qu'ils auront choisie sera elle aussi protégée par une action
•en concurrence déloyale puisque la raison sociale, propriété de la société, jouit d'une
protection du fait de l'inscription au RCCM sous réserve de l'application du principe de
spécialité. Si l'usurpation est le fait d'un non-concurrent, l'action aura comme
fondement la théorie du parasitisme économique.
l ct
c o n an
G

D. Le siège social
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• Ce'st edal société dans lesquels la' ctivité soicquement contacter. Il détermine
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succursales àlaquelle al société peut être jurd
donc la' dresse des tribunaux.
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compétence rationae
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a natio n a é
lit . On aurait pu
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r et au s s i d'attr ibuer àal sociétéassociés, mais, sauf dans els
.• Le siège psoourcialdéterminer celle-ci, al nationalitédesdeslégislations des pays développés
choisir, historiques marginales, le' nsemble épa
l cem e nt d
u siège social à
hypothèses . C le
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opte pourr doit êrte dans otus les cas accepté àlu' nani ité par els associés.
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i tration peut décidveer
• Des règles spéecrifeiqluseièsgeexsoiscteial dans les limitesud territoire du'n même Etat souless rSéA ser
L,
seul ed déplac par la' ssemblée générale ordinaire (art. 451 AUDSC). P our isR
du'ne ratification transféré àun autre endroit edal même ville pra simple déc n io
eut êrte
e socialdepgérance
eldessiègorganes (art. 27 AUDSC).
E. La durée

'lUDSC al durée du' ne société enpeut excéder 9 ans. Il s'agit


• Seoln la' rticle 82edA
tituer une société
souvent du' ne clause-type des statuts, mais rien n'empêche de cons
pour une durée plus courte ou pour une opération ponctuelle.
• En toute hypothèse, al société pourra prendre fin par anticipation ne cas de dissolution.
F. Les modalités de fonctionnement

Il n'est pas possible d'établir une liste exhaustive de tous les choix pouvant être effectués quant
au fonctionnement des sociétés. On peut seulement signaler quelques domaines importants sur
lesquels les associés ne devront pas manquer de s'interroger et renvoyer aux chapitres traitant
de la question :
La direction de la société (chapitre 18 et concernant la SA chapitre 20)
- Les clauses d'agrément (chapitre 31 et 14)
- L'organisation des assemblées d'associés (chapitre 16).

A retenir

• Les pourparlers engagés en vue de la création d'une société peuvent, sauf abus, être
rompus.
• Les statuts de la société doivent être passés par écrit.
• Les mentions obligatoires des statuts sont fixées par l'article 13 de l'AUDSC.
• L'objet social doit être rédigé avec soin car il détermine l'étendue des pouvoirs des
dirigeants à l'égard des tiers et à l'égard des associés.

01

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CamScanneri

CHAPITRE 3: LE
S c a n n e avec

S APPORTS
Les personnes physqiues uo moraets qui souhaitent
nstit obetnriel statut da'ssocié du'ne société
doive
n t ef
tect
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1832 du Code civdilesetapla'prtoicrtsl.eC4etdeéélm ent co
'l UD utif udcontrat edsociété est requis par la' rticle
A
SC-GIE. Le'nsemble des apports, àle'xception d
apports en dustre, constitueel
des parts soincia b
re e
s
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les dont el no capital [Link] contrepartie ed son apport, la' ssocié reçoit
m t pr
o por
ti
o nnel u
a m ont
ant e
d la'pport.
I. Les différents types d
'apports
A. Les apports de monnaie ou apports ne numéraire ou encore apports d'espèces
Les apports ne numéraire présentent, par définition, la' vantage de ne pas poser de pro
d'évaluation. Il est donc aisé de déterminer el nombre ed parts sociales auquel ils donnentbledroit.
me
• La valeur nominale des parts est déterminée par les associés dans les statuts de la
société. Le produit du nombre de parts sociales par leur valeur permet de calculer el
montant du capital social. Ainsi, un associé qui apporte 1.000.000 F CFA au capital
d'une société dont les parts sociales ont une valeur nominale de 10.000 F CFA reçoit
1000000/10000 soit 100 parts sociales.
• Concernant les SA et les SARL, lors de la constitution de la société, la fraction du
capital souscrit et libéré doit être placé soit chez un notaire soit auprès d'une
banque sur un compte bloqué . Les sommes ne seront débloquées qu'après
l'immatriculation de la société au RCCM.
triculée au RCCM
• Il est cependant prévu que dans le cas où la société ne serait pas imma
en banque ou chez le
dans le délai de six mois à compter du premier dépôt des fonds ar mandataire les
notaire, l e s apporteurs peuvent, soit individuellement, soitjurid p
tde l a iction compétente
représentant collectivement, demander a u présiden
rts?.
l'autorisation de retirer le montant de leurs appo
En pratique, les associés et el futur dirigeant ont besoin de fonds pour procéder aux premiers
investissements alors que la société n'est pas encore dotée de al personnalité morale. Un second
été en formation et est fusionné en un même
compte bancaire est alors ouvert au nom de la soci
solde lors de l'immatriculation.
ue pour lui et al société entre
L'associé qui dispose de fonds doit donc opérer un choix stratégiq
compte courant.
l'apport en capital et le prêt de ces sommes au
la monnaie ou apports en nature
B. Les apports de biens autres que
t être
les, corporels ou incorporels, peuven
• Tous les biens, meubles et immeub
apportés au capit al social.
t d'une libération immédiate.
• Par définition les apports en nature doivent faire l'obje
ier
l fréquence de l'apport d'un fonds et en particulçant
• Il convient de signaler en particuliere anom breuses hypothèses conduisent el commer
du fonds de commerce. En effet, d
art. 313 et 393 de l'AUDSC
2 Art 314 et 398 de l'AUDSC
CamScanneri

endividuel ananes dire en soceil .aL


a peopective du'ne acasion ud fonde. el
a encoreal volnet edtravauler ayes plusicut personnes
de cue-il sim
S c a n n e avec

devoelppement
uop asurer al prospéné ed le' ntreprise sont autant ed facteurs qui expliquent ituénsece
e i
s
l
o cont
s
solution. Techniquement, li est parfaitement possible que al societe un ualué
masi la'ncien propriétaire recevra nu prix et n'aura pas al q
ethèca da'socéi. le Lfoands,solution retenue est donc l'apport.
aL
p'otr ed neibesop une sérieed quesoitn auxqueles li convient edrépondre.
.1 L'évaluation du bi
en
enUmauvasie évaluationudnebi peut être préjudic iable:
Aa'lpporetur; sial valeur ed osn bein est sous-évaluée, li recevra moins de parts
oeacssliociété euqne'sel
la s m no podis politique dans
onerb auquel li pourait légitment prétendre. S
trouvera anisi affaibli.
xA
u aeurst asocéis: isal veaulr ud nebi tse surévaluée, el phénomène exactement
niverse se produria. L'associé apporteur sera surreprésenté dans el capital.
xAu eitrs: qsupeuiel capital tseel gage des créanciers une surévaluation peut susciter
enu confiance ilégitme dans
al'venir ed al société. eC risque n'existe véritablement
pour sel tiers que dans sel
sétéoics ed capitaux.
Comment éviter o
u prévenir a
l mauvaise évaluation ?
• Dans s
el S
ARL
, àa l d
emande de
s f
o nda
teur
s, el prés
ident du tr l ed commerce
désigne nu commissaire aux apports chargé d'évaluer el bien dèisbuna
est supérieure à nqci milions'. lors que as valeur
• Dans el ecadr ed al SARL, les associés restent
proposée m a
libres ed en pas retenir l'évaluation
s
i
, n
d
s
a ec ,
sa
c s
li restent
dommages qui pourraient résulter ed responsable s solidairement àl'égard d
al mauvaise évaluation pendant une edsurétiers des
e ed 5
• Dans sel A
S ne reva nche, tout appo
d'une évaluation par nu comm rt en nature ou avantage particulier doit faire l'objet
issaire aux apports.
.2 L'opposabilité du transfert
de propriété
• Les associés doivent pro céder aux form
l'opposabilité du transfert de propriétaire alités nécessaires pour les biens dont
• Pour sel suppose une publicité.
immeubles, par exemple, al publication
àal conservation sde
hypothèques ares assurée par el notaire.
Pour les droits ed propriété industrielle (brev
' API devront être modifiés àal demande ets, marques).,
PO les regsirtes ed
réalisée sèd avant l'immatriculation te suos des parties. La publication peut ertê
condition euq cie-lcel envritei.
A compter de cet dernière, les efets ed al formalité rértoagsient
l'accomplissement (art. 1843-1 [Link]). àla edat ed
• Les époux doivent être protégés car les apports sont de
s opérations juridiques
susceptibles de porter atteinte à leurs droits. L'époux ém
ira suos le régm
i e de l a
' Le commissaire est désigné à l'unanimité par sel futurs associés ou à défaut rap le Présidentud tribunal d e
commerce.
* Art 312 de A
l' UDSC
121
CamScanneri

commu
nau
té l
ega
le q
ui a
p por
te nu fonds ed c
om
S c a n n é avec

me
rc
e, n
u i
m me
ubl
e, une exploitation
• En ce qui concerne les sal
a ri
é s l
eur
travail. Selon cette disposition, « s'protect
ion es
t as
il survient une
sur
é e p
ar l'
a rticle 19 du Code de
juridique de l'employeur, notamment par successiomodification dans la situation
appellation, vente, fusion, transformation de fonds, misen,en repr ise sous une nouvelle
société, tous les contrats de
travail en cours au jour de al modification subsistent entre el nouve l employeur et
personnel de l'entreprise.
pres parle ece contres empeu intervenir que dans esl ofm
l'employeur n'était pas intervenue
r esne condoitns
».
En ce qui concerne les créanciers, le législateur assimile l'apport à la vente quant à son
régime juridique (Art. 163 de l'AUS). L'apport du fonds est publié dans un journal
d'annonces légales. Les créanciers de l'apporteur peuvent soit faire opposition au
paiement du prix (remise de parts sociales ou actions), soit faire surenchère du 6è du
prix dans les mêmes conditions qu'en cas de vente du fonds. Ils disposent d'un délai de
15 jours francs à compter de la date de l'acte d'apport.
C. Les apports en industrie
• Les apports en industrie sont des apports qui consistent en la mise à disposition
effective de la société des connaissances techniques ou professionnels ou de
services (art 50-1).
• De cette définition, le mot « industrie » est pris dans son sens étymologique
de travail.
Mais l'apport en industrie ne se limite pas à ce type d'apport. En effet, la
jurisprudence française consacre l'apport de know how, l'apport de crédit
ou d'influence: l'associé fait alors bénéficier la société de son nom, de sa
• S'agissant de son régime juridique, l'apport en industrie :
• Ne concoure pas à la formation du capital social ;
• Ses modalités de libération sont librement fixées dans les statuts, droit aux
bénéfices, droit de vote et contribution aux pertes à la mesure de ceux de
l'apporteur en moins soit en nature soit en espèce sans pour autant excéder
le plafond de 25% (art 50-3) ;
• Intransmissibilité et inaliénabilité des droits sociaux en résultant et
• Son exclusion dans les sociétés anonymes® (art 50-1 al2).
5Voy. Civ lere; 16 juillet 1997, Buil. Joly 1997,992 obs.J-J Daigre ou Rev. soc. 1998, 71, note R
. Baillod
•Admis dans les sociétés à risque illimité (SNC et SCS pour les associés commandités) l'exclusion se justifiait
dans les sociétés à risque limité (SA et SARL) par le fait qu'un apport en industrie ne peut faire l'objet d'une
saisie et ne constitue donc aucune garantie pour les créanciers sociaux qui ne peuvent pas se retoumer contre les
biens propres des associés. Mais les SARL, la règle a été assouplie.
CamScanneri
S c a n n é avec

Il s'agit du' ne catégorie da' pport de bein particulière puisqu'il s'agit pour l'associe titre
d'apporter as force de travail àal société. Il convient de préciser qu'il ne le fait pasl'eaugalité
contrat ed travail qui suppose un lien de subordination, critère contraire a
u' n ssai
dnéce
re au statut d'associé.
e caractère immatériel de l'apport emporte deux conséquences :
L
• • E n premier lieu, l'apport en devrait pas être possible dans les sociétés de capitaux.
Dans les sociétés par actions li est ainsi prohibé. Pourtant, li adepuis quelques années
les faveurs du législateur dans les SARL dans lesquelles son emploi aété libéralisé sans
condition. Se faisant, la SARL marque une étape de plus en plus dans son
rapprochement avec les sociétés de personnes. Naturellement, les sociétés de personnes
sont le terrain de prédilection de ces apports.
n second lieu, pour protéger les tiers, les apports ne industrie ne concourent pas à
• E
al formation du capital social. Toutefois, pleinement associés, les apporteurs doivent
recevoir des parts en industrie incessibles leur conférant vocation à participer au résultat
et à voter. A défaut de stipulation dans les statuts, l'apporteur en industrie est traité
comme l'associé ayant le moins apporté en capital.
II. Le régime juridique des apports
• Les biens dont la propriété est transférée à la société par l'acte d'apport quittent
le patrimoine des associés lorsque la société est dotée de la personnalité morale.
• Cependant, tous les apports ne sont pas nécessairement réalisés en propriété.
Si l'apport est effectué en jouissance, l'apporteur reste propriétaire de la chose et la société
obtient la jouissance du bien. Il fait application des dispositions relatives au bail.
A retenir
• Seuls les apports en capital confèrent des droits sociaux. Tel n'est pas le cas d'un
apport en compte courant d'associé.
• Les apports en nature doivent en principe faire l'objet d'une procédure d'évaluation.
• Les apports en industrie ne participent pas au capital social même si les parts en
industrie sont dotées de tous les attributs habituellement attachés à celles-ci.
• L'apport d'un bien peut porter sur la pleine propriété mais aussi sur un
d é m e m b r e m e n t d e celle-ci.
cié

CamScanneri

CHAPITRE 4: LE CAPITA
L SOCIAL
S c a n n e avec

• T - r t est une opération (contrat) par laquelle s'opèreel transfert de


ou action; et qui représente une dette pour al sociéte.
• eL montant total des apports ne capital représente le capital social qui figure ua
passif du bilan de la société.
• eD façon exhaustive, selon l'article 62 AUDSCGIE «L e capital social
montant des apports en capital faits par les associés à al société
représente el fices ou de
et augmenté, le cas échéant, des incorporations de réserves, de béné
primes d'apports, d'émission ou de fusion .»
L e capital social des sociétés peut être étudié sous l'angle de ses fonctionnalitésr qquuei expl iquent
l'ensemble des règles gouvernant al uit précise
matière. Masi avant, li convient decapita al récente
al notion ed variabilité du l social qu'il faut
réforme de l'AUDSCGIE a introd
examiner.
titution de la société à capital
Composition du capital social et ins
variable
en
posé du total du montant des apports
• Définition: le capital social est com menté le cas échéant, des incorporations
aug
nature et des apports en numéraire d'émissions ou de fusion, à l'exclusion des
de réserves, de bénéfices, des primescte Uniforme incorpore les primes d'apports
apports en industrie. Désormais, l'A . L'objectif sans doute visé est d'assurer la
. 62)
ou de fusion au capital social (art règles.
sécurité juridique et la clarification des
e (librement
ital social est en principe statutair
• Principe. Le montant du cap uts)
déterminé par les associés dans les stat
la forme de la société ou de son objet,
• Exception. Le cas où en raison desocial à atteindre (art 65) :
l'Acte fixe un minimum de capital
• C'est ainsi que la SA doit avoir un cap ital minimum de 10.000.000 (art
l'épargne et 100 000 000 FCFA si
387) si elle ne fait pas appel public à
elle fait appel public à l'épargne. libéré) ; mais depuis le fer
Banque : 10 milliards (entièrement à passer à 20 milliards de
itées
janvier 2024, les banques sont inv
capital d'ici 2026)
était fixé à 1 milliard. Ensuite
• Assurance: initialement le capital
et depuis 2021 il a été porté à
il a été porté à 3 milliards en 2019,
5 milliards.
social minimum est de 1.000.000 (art
o et la SARL: le capital re, les législateurs nationaux peu
vent
311). Toutefois, pour cette derniè en dessous de ce montant (art 311).
prévoir un minimum au-dessus ou
m de al SARL à
appliqué cette dispositionet ont fixé el capital social minimu
'Certains Etats parties ont déjà Sénégal, du Togo.
Faso, de al Côte d'Ivoire, du Mali, du
100.000 F CFA. Il s'agit du Burkina
Scanné avec CamScanner
lite
itiion, un de

lI poura sa'gir du'ne mes


puls généralement el ure pu
ddéfiinnest comm

ls atractive pour el sec


Pour les SAS, il ne'sst apacsteuprrsévudisedpocap
sant du'n faib le cap itteaulredn
if
or
m
déparet
d e

ital social mnim


Il

• Il en est de même pour la SNC et la SCS.


i um (art 853-9).
• Principe de fixité du capital social: eL capital social est du reste
fixité (ou d'intangibilité) selon laquelle toute modification de cetterégivaleu
par al règle de al
r en cours de
vie sociale est interdite (Art 67 all).
Atténuation: L'importance du capital social p les créanciers des sociétés de

capitaux est si forte qu'en principe celui-ci est fixeouert intan


le peut ni varier ni être modifié en l'absence d'une procégible , ec qui signifie qu'il
dure spécifique destinée
notamment à proté ger les tiers (modification des statuts par AGE à une majorité
gualifiée + inscription modificative au RCCM).
• Exception: société à capital variable. Tout
efois
cette regle, le (
li
v re 01 nouveau), pa r dérogation à
269-1 de l'Actecapital social peut être
uniforme révisé.
variable dans les conditions prévues aux articles
• Il ressort de cet article que seules
les sociétés de capitaux (SA ne sant pas
appel public àl'ép arg ne et
La variabilité du capital socl
a SAS) peuvent stipuler la variabilitéfai
du capital.
positif en ial peut es faire dans un sens positif ou nég
cas d'
a ug me ntation d
u cap ital social, par versements succes des,
atif
associés , soit par
du capital social du
adm ission d'asso ciés nouveaux, négatif en cas de dimsifs inution
fait de l
a rep rise totale ou partielle de ses apports par un
Si les assoc iés optent pou r l
a variab
les statuts, les modalités ilité du capital social, ils doivent prévoir dan
de sous s
Ils ont le pouvoir de déterminer lacrisompti on, de libération et de reprise des apports.
ne peut être réduit. La loi limite cep me au-dessous de laquelle le capital social
un seuil minimum: soit le dixièm endant cette volonté des associés en fixant
(hypothèse dans laquelle les associe du capital social stipulé dans les statuts
és fixent librement le montant du
social) : soit l
e mo ntant min ima l du capital
cap ital social exigé pour la forme de la
société considéré (en cas de cap minimu
au-delà de la limite prescrite par ital m légal). Toute réduction de capital
les statuts est nulle (art. 269-5).
La variabilité du capital social peut faciliter
autant le retrait
associé. Mais l'exercice de cette libe rté connaît un aménagement par que l'exclusion d'un
ticulier. Pour ce qui est du
retrait, l'associé peut l'effectuer en principe à tout
est limitée. En effet, des clauses statutaires peuvent moment. Toutefois, cette liberté contractuelle
restreindre son usage. De même, le retrait
n'est pas possible dès lors qu'il porterait atteinte au montant minim
déterminé par les statuts. L'assemblée générale ou la collectivitéum des
du capital social et que
l'exclusion d'un ou de plusieurs associés si ce droit a été prévu par une associé s peut décider
clause statutaire qui a
dans le même temps fixé les conditions de majorité.
II.
société ?)
A. La fonction de gage des créanciers
CamScanneri
S c a n n e avec

lI est communedreil queel capital socail constiueel gage des créanciersedal société. Cet
detton, isel est malcomprsie
part ed vérité qui doit être relativisée, es
t ednautre ànidurie ne ereur. Eel receel
pouratnt une
selon la forme ed al société.
• Du'n point ed vue juridique cete définition parait fausse.
e capital social est ne effet une dette de al société àl'égard de ses associés.
• L inexact.
lI est done aisé de comprendre que el sens du mot gage est
nstitué que par l'actil
peut être co
• E n effet, el gage des créanciers nale personne morale bénéficient comm
e
de al société. Les créanciers edgage général résultant des articles 2092 et
tous les créanciers du droit de
2093 du Code civil". rs.
l'assiette du gage des créancie
• L'actif de la société est donc
fonction.
sens juridique de cette première
• Il en faut donc pas retenir le
pital social, composante du passif du bilan,
• En contrepartie duenca du passif c'est-á-dire les
figure nécessa irem t à l'actif la contrepartie
ra été transférée.
biens dont la propriété au société, le capital social sera égal à la valeur
la
• Or, lors de la création de
de ces biens. capital important
re que plus une société a un ssiette du droit
• Il est donc juste de di , par conséquent, plus l'a
plus l'actif est important et iers est importante. Ainsi comprise, la
nc
de gage général des créa juridiquement mais économiquement
proposition devient exacte
trompeuse.
de cet équilibre.
ation de al société pour avoir la certitude
En effet, li faut se placer à al date de cré caractère aléatoire du résultat fait que le montant de
le
Dès que l'activité sociale commence, couvrir les dettes dues aux créanciers.
l'actif peut ne plus être suffisant pour
nce
créanciers ne présente pas la même importa
• D'autre part, al fonction de gage des
selon la société en question. faut
r des créanciers est la société. Il
• Il est bien entendu que le débiteu sociétés.
toutefois établir une distinction parmi les associés
• Dans les sociétés à risque limité (SA, SARL, SAS et, pour lesmax imum
commanditaires des SCS), les associés peuvent perdre ausent obtenir
le mon tant de leurs apports sans que les créanciers puis
el paiement de leurs dettes sur leur patrimoine personnel. Dès loss.
le capital social est d'une importance particulière.
• En revanche, pour les sociétés à risque illimité (sociétés de personnes
tels SNC, les associés commandités des SCS et les sociétés civiles), les
créanciers peuvent obtenir le paiement sur le patrimoine persontel
des associés. Le montant du capital social est, par conséquent, beaucoup
moins important car la véritable sécurité de paiement des créanciers est
le patrimoine personnel des associés plus que celui de la société elle:
même.
* Art 2284 du Code civil: « quiconque s'est obligé personnellement est tenu de remplir son engagement sur to
ses biens mobiliers et immobiliers, présents et à venir »
CamScanneri
S c a n n e avec

es les sociétés ed
o Cete règle fondatrice du droit des sociétés expliqueonqtauent seul
minimum fixé par el
ux [Link] obligées d'avoir un capital du' n m
apitalateu
clégis
* Pour els SA°, el montant minimal ud cap ital est de 10.000.000 F. CFA si
FCFA
al société en fait pas appel public àl'épargne ou 100, 000.000
dans le cas contraire (art. 387 AUDSC).
* Pour les SARL,el montant minimal est ed .1 000.000 F C FA (art. 331
AUDSC). Masi ec montant pour al SARL aété ramené à 100.000 FCFA
puis à 5000 F CFA au Burkina Faso.
• Cependant, li faut constater al faiblesse du montant de ce capital minimum.
* Certes, al ratio legis était d'une intention louable : favoriser al création
d'entreprise en abaissant el coût de al constitution.
* Cependant, el résultat est que les créanciers n'ont plus de raison
d'avoir confiance dans el rôle du capital de cette forme sociale. La
parade pour eux, mais cela ne concerne en pratique que les
établissements de crédit, est de généraliser la garantie des crédits par
un cautionnement et singulièrement celu
• La faiblesse du montant rend en toute hypi du dirigeant.
des créanciers quand el montant du capital othè se illusoire al protection
se limite au minimum légal.
• Lors de al constitution d
e a
l société, l
es
la totalité du capital. associ
és doi
ven t toujours s'engager à souscrire
• E
n revanche, a
l libérati
on d
u capital
libération peut être progressive sauf pour al SAL où al
est intégrale dès l
a sou scription. Celle-ci se définit c me lR
dans un délai maximum de 3 [Link]
dispo sition de l
a société des apports a mise à
les tiers, el bilan fait apparaître Afin de protéger
sur deux lignes différentes al partie du
et la partie du capital libé capital souscrit
d'au moins ¼ de le leu ré. Pour les SA, les actions d'apport de numéraire sont libérées
r valeur nominale.
La fonction traditionnelle d
e gage des
fonction politique. créanciers assurée par el capital est complétée par une
B. La fonction politique
Selon la logique de l'économie capitaliste, les
asso
financement de la création et du développement ciés apportent les capitaux nécessaires au
de
sociale même si d'autres intérêts, ceux des salariés ou ladessociété. Ils sont donc le pivot de al vie
créanciers, ne doivent pas être écartés.
Fort de ce constat, deux techniques sont envisageable
s.
• La première consiste à copier le système démocratique de
la Cité à el transposer à la
société. Chaque associé dispose alors d'un droit de vote, c'est-età-dire
peu importe le montant de son apport au capital social. Cette d'une voix,
solution présente le
' En France le montant minimal du capital est de 37000 euro
pour la SA sans appel public à l'épargne et 225000
curo avec appel public à l'épargne. Pour al SARL, al loi du™ 1 août 203 asupprimé el montant minimal pour les
sociétés créées après al date d'entrée en vigueur de al loi. Avant cette 0modification législative, li s'élevait à 7500
euro. Pour la SE, l'article 4 du règlement C
E n° 2001-2001 d
u 8octobre 2001 prévoit u
n capital d'
a u m
euros. En application du nouvel article L.227-2 du Code de commerce modifié par la loi du 4 août oins 120.000
2008, el capital
minimum des SAS est librement fixé par les statuts
12
de

CamScanneri

mérite ed respecter lé' galité entre els associés. Eel ®e ce dant handicapée par nu
S c a n n e avec

défaut majeur. Sttous les associes ont al même ment àpeenpol tique, lis ne sont pas
encourages aapporter des biens au capital edla société ce qui nuit immanquablement à
son financement.
• La seconde solution consiste àprévoir une répartition des droits de vote entre est
associés proportionnelle au montant de leurs apports. Sial rupture de l'égalité
tion à
nsommée par ce choix ed politique législative, le' ncouragement et l'incita
covestissement
l'in sont flagrants.
• Le droit OHADA des sociétés a fait el choix ed combiner les deux solutions. La
de personnes, al seconde dans eles sociétés
première est applicable dans les sociétés les sociétés civiles et la SNC, l vote et al
de capitaux, SARL comprise. Ainsi, dans les sociétés d e capitaux chaque associé
majorité sont calculés par tête alors que danss sociales'°.
dispose d'autant de droits de vote que de part
un rôle politique maj eur. L'associé ayant apporté
Dans les sociétés de capitaux, el capital ojue jorité en assemblée et donc de al
plus ed la moitié du capital social dispose en principe de al ma
res.
possibilité d'imposer sa décision aux associés dits minoritai
C. La fonction financière
ement direct et indirect de la soc
iété.
Le capital est une source de financ
ettent à la société
ant des éléments d'actifs, ils perm
• D'une part, les apports constitu
de s'au to- fin anc er. pas à acheter à des
ant de biens que la société n'a
• Les biens apportés sont aut d'autofinancement importante.
tiers. Le capital est donc une source stabilité qui inspire confiance aux tiers
fèrent une
• Sa fixité et son intangibilité con ents financiers, partenaires indispensables de la
et singulièrement aux établissem
vie sociale.
t un effet de levier financier.
• D'autre part, les apports permetten prêter de l'argent à la société. Cependant
,
• Les établissements de crédit peuvent t des capitaux propres dont le capital
le montant prêté dépend souvent du montan
fait partie. élevé plus il
ement, plus le capital est d'un montant
• Ainsi, mathématiqu teurs de deniers.
sera aisé de lever des fonds auprès des prê qui n'accepte pas d'apporter
• D'un point de vue psychologique, l'associépec
sus té par ses créanciers de ne
des fonds suffisants au capital peut être projet. Il suscitera de la méfiance
pas avoir lui-même confiance dans son
des bailleurs de fonds.
pour procurer des fonds à al société.
• Les associés disposent d'un autre moyen juridique sion est trompeuse car a
l tech nique
Il s'agit des comptes courants d'associés. L'expres ban caire. La
compte courant entendu au sens du droitd'as
juridique est sans rapport aveca lejuste socié au
Cour de cassation française ment assimilé le compte courant
est à présent singuhèrement assoupli pour les SAS
01 En France, ce principe, qui alongtemps été d'ordre public,
déter lement - roduit de s
l p aux re

Scanné avec CamScanner


social articipation
contrat ed prêt du mos nation edla' rticle 1892 ud Code civil. nUcertain nomber

annue est e
de conséquences importantes découlent de cette qualification :

La p
• L'associé se voit bien entendu reconnaitre un droit e creance mais pas

l
l'attribution de parts sociales en contrepartie ed al remise des fonds en compte
courant d'associé.
• C e prêt présente l'avantage ed pouvoir produire des intérêts fixes en faveur du
créancier même les années déficitaires.
•. La jurisprudence admet que faute de terme au contrat, les sommes peuvent être
réclamées à tout moment par l'associé. Cet avantage pour l'associé doit être
tempéré par le fait qu'en pratique un terme est souvent exigé par les
etablissements de crédit. On parle alors de convention de blocage (Cass. com.
24 juin 1997, Bull. civ., n° 207).
Enfin, ne s'agissant pas d'un compte courant classique (bancaire) mais d'un prêt,
l'associé doit bien comprendre que le compte ne saurait être débiteur sans quoi
cela signifierait que la société prête de l'argent à son associé ce qui est interdit.
A retenir
• Le capital social joue un triple rôle, juridique, politique et financier.
• L'actif est l'assiette du droit de gage général des créanciers, le montant du
social figure au passif du bilan en qualité de dette à l'égard des associés.
capital
• Dans les sociétés de capitaux la détention de droits de votes est en princi
pe
proport ionnell e au montan t des apports. Dans les sociétés de personnes, le droit de
vote est attribué par tête.
• Le compte courant d'associé est un prêt de l'associé à la société.
CHAPITRE 5: LA PART
ICIPATION AUX RESULTATS
La participation aux résultats est ul'n
social est le produit de l'activité de lde'esntréep
léments constitutifs ud contrat edsociété
ri
s e; . eLrésultat
annuelement selon els règles comptables, il intére l
i es
t donc p
ar nat
ure aléatoire. éterminé
dreetoteruminer el montant de li'mpôt, masi aussi els sse particulièrement el trésor puD blic, pour
r sur investisse
ment.
as
soci
é s qui voi
ent d
ans ec résultat el juste
L
e résultat peut êrte nu bénéfice. Cael signifie alors que els produits sont supérie
a société est ne bonne santé financière. Il se peut aussi que els charges excèdenurs
L t l
e
aux charges.
s produ
al société réalise des pertes. La santé financière de la société est dégradée. Le résul tatitsde:
l'activité est soumis àl'approbation des associés lors de la' ssemblée générale ordinaire.
Les pertes, qui constituent un rapport interne aux associés, doivent soigneusement être
distinguées des dettes qui sont les obligations contractées par la société àl'égard des tiers. Une
société peut parfaitement avoir des dettes importantes et réaliser d'importants bénéfices, tout
comme on peut imaginer une société peu endettée mais connaissant d'importantes pertes.

I. La participation aux pertes

C'est précisément sur ce point que al distinction majeure entre société de capitaux et sociétés
de personnes prend tout son sens.

leurs
• Dans les sociétés à risque limité, le risque des associés est limité au montant de
apports.
de la dissolution
• La contribution aux pertes des associés sera matérialisée lors
de al société qui sera suivie de al liquidation.
téresser les
• Si le produit de la réalisation des actifs ne suffit pas à désin
nt
créanciers, les associés ne pourront pas recevoir le remboursement du monta
de leur créance sociale.
En cours de vie sociale, la contribution aux pertes n'est que virtuelle.
nie dans les
Dans les sociétés de personnes, la contribution aux pertes est indéfierciale
• s comm s.
sociétés civiles et elle est indéfinie et solidaire dans les société
ution de la
•. Le patrimoine des associés n'est donc pas à l'abri lors de la dissol
société.
dette.
Cette règle se double dans les sociétés de personnes d'une obligation à laque les
elle aussi indéfinie ou indéfinie et solidaire. Cette règle suppose
le paiement du
créanciers impayés peuvent, à titre subsidiaire, obtenir Dans les
montant de leurs créances sur el patrimoine personnel des associés. é est
sociétés commerciales une mise en demeure extrajudiciaire de a
l sociét
suffisante"

sociétés optent pour les sociétés


On comprend dès lors que, majoritairement, les créateurs depatrimoine personnel. Mais li faut
de capitaux. Elles offrent une plus grande protection du contrepartie les créanciers, et
immédiatement relativiser cette analyse par el constat qu'en
ent comme par reflexe leurs créances au
singulièrement les établissements de crédit, garantiss
ionnement donné par le dirigeant.
moyen de sûretés personnelles, principalement par un caut

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Sial contribution aux pertes est
jamais !Cet encouragement àal prisepaedrfois limitée, al participation aux bénéfices n
e le's
ed marché qui dispose risque explique l'extraordinaire succ es
ultiplier els gains sans risedquéle'coednomie
proportionnée. àl du'n outil permetant de dém
perte
• I, La participation aux bénéfices
uo l'affectation des bénéfices
Selon la phrase célèbre
attribuée
ujourd'hui sont les au Chancelier alemand Helmut Schmidt,
investissements d'a
Mais, pour voir investir, e profits de demain ». «els
peut s'endetpteou n co r
e fa
près d'établissemenutst-ildeq
ue al société dispose ed financ
financement rgéaunèr
e des fr crédit ou sur les marchés ements. Certes, ele
la' utofinancement. Masi la' a is financiers. On peut donc financiers. Mais ce
h utofin ancemen êt
re ten
aufeur de
rémuné[Link]érances. Ils risquenttalonerspdeermeset tp as ed rémunérertélesdeaspsorivilégier
ppeouutr lersé mépargner pour indve onc question d'équilibre. ourner vers des placemeciés àal
st Lorsque al société réalise nts plus
u r s inves ir ultérieurement m d
es b
ais ele peut aussi els distrib énéfices, ele
u n é r e r le

A. Les
tissements
. uer aux associés
réserves
Il e x is te d if
fé re n te s s
ortes de ré
serves.
.1 La réserve légal
e doit être
risque limitée. La dota dotée en premier.
jusqu'à ce qu'elle tion doit être prélevée àhautEeu
le est obligatoire po
atteig ne au moins 5% du r de 10% du montauntr dles sociétés à
aux associés so ca es bénéfices
capital social. us forme de dividendes. E pital social. Ele ne peut pas êtr
Elle est destin
ée à con
n revanche, elle
pourra être
e distribuée
traindre les so
ciétés à renfor incorporée au
cer leurs capita
2. La réserve ux
statuta
toutes les formes ire peut être, comme son nom l'ind
être, selon la rédactsociales. Son montant dépend de ique, prévue dans les statuts de
ion des statuts, dist la volonté des asso
ribuable aux associ ci
.3 La réserve facu és et incorporableés.a Elle peut
ltative est la part u capital.
distribuer. Plus soup des bénéfic
pourra être distribué le que la réserve statu es que les associés décident de ne pas
taire, elle est
corporée au capitaldonc
e aux associés et in souvent privilégiée. El
social. le
B. Le dividende

Le dividende est la
part
l'assemblée générale or prélevée sur les bénéfices qui est, sur dé
dinaire, distribuée aux as libération de
mis en paiement aux associés sociés. L
e béné fice distribué t être
(article 146 de l'AUDSC). En étau plus tard dans les neuf mois de la clôture de l'edoi
a
nt qu alifiés de dividendes, les bénéfices xercice
juridique pour devenir, selon changent de nature
la Cour de cassation française,
des fruits civils (Cass. com. 5 déc. des fruits naturels mais non
2000, RJDA 2001, n°319 et CA Ver
1990, Bull. Joly 1990, p. 552). Il en résu sailles 32
lte, notamment, qu'ils reviennent, sauf con février
contraire, à la personne qui est associée au jour d e l
a
vention
prorata temporis n'est possible entre deux asso mise e
n paiem ent. A ucun e répartition
ciés qui auraient détenu les parts sociales
chacun pendant une durée donnée au cour s d'un même exercice. De même, si nu associé

22

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renonce àpercevoir des dvidiendes une fosi al décsioin prsiene assembéle, lisa' git pour uli
du'n abandon de créance etnon du'ne caluse léonine. Enfni, olrsqueal propriété des parst
sociales est démembrée, les dividendes reviennent naturelement àl'usufruitier.
III. Les clauses léonines

La participation ua résultat étant nu élément constitutif du contrat de société, toute


associé
clause statutaire ou tout montage qui apour objet ou pour efet de'n exclure un d
'
s
d
e i
d
p
e i
o
s
onse d c a e
ri l o
nc al
i
n 2 u ocad
civil iton sde: causes neisne
sichibfrançais ocié la totalité des bénéfices
à un ass
• est prohibée la stipulation attribuant s
i aus si le
cel e
l' xc luant de al totalité des
alité des pertes ma
• ou l'exonérant de la àtotsa charge la totalité des pertes.
bénéfices ou mettant s et qu'il
que sur les quatre situations extrême
ne porte
On peut relever que al prohibition pré vo ir une rép tion
arti non pro po rtionnelle de la
n'est, dès lors, pas interd it d e t aussi
ultat. n
E réa lité, i
l est assez peu fréquent que les clauses soien t les
au rés
participationéno les stat uts . En revanche, plus fréquentes son
ncées dans e de
clairement
ées par les co nv en tio ns extra-statutaires. Ainsi, il est légitimterme
interrogations soulev ilatérale d'achat des droits sociau
x affectée d'un
se demander si une promesse un t pas être qualifiée de clause léonine. En effet, si el
et d'un prix fixe à l'avance lèv ne peu r
sse e l'o ption alo rs mê me que la valeur des titres s'est pou
bénéficiaire de la pro me biteu r
e pro tèg e de s risque s d e pertes qui reposent alors sur le adé
el moins affaib lie, l
i s
n
e étant qu alif iée s d'acte ex térieur au pacte social et motif
u
de l'obligation. Pourtant, cié de son ob liga tion de contribuer aux pertesssaettioanu
qu'elles ne soustraien t pas l'asso de ca
rition des titres, a
l ch am bre commerciale de la Cour
risque de dis pa
s (Ca ss. com ., 9
1 oct . 199 9, JCP E. 1999, p. 2067 note
française valide ces convention il 1987. JCP 198 8, II, 15133, note M .
. Guyon à comparer avec Cass. civ., fère 7 avr
Y
Germain).

du contrat de société, les clauses


A retenir :
aux per tes est un élém ent constitutif
• La contribution
.
léonines sont done prohibées de l'éventuelle
trib uti on aux per tes est un rap port entre associés à la différence
• La con
à la det te qui est un rap port de la société à l'égard des tiers.
obligation éclairé des
transp are nce fin anc ière est des tinée à assurer un consentement libre et
• La n t s de la soc iété .
racta
inv est iss eur s et des c o c o n t été
de financer les investissements de la soci
• Les bénéfices mis en réserve per met tent t les associés.
les bénéfices distribués aux associés, les dividendes, rémunèren
et

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