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Philo

Le document explore la notion de vérité, en définissant ses critères tels que la cohérence, l'évidence, la correspondance, et le pragmatisme, tout en abordant des théories philosophiques comme le relativisme et le scepticisme. Il examine également la nature de l'espace et du temps, en discutant des théories réalistes et idéalistes sur leur statut. En conclusion, il souligne que la vérité est complexe et dépend de divers facteurs, tout comme l'espace et le temps sont perçus différemment selon les perspectives philosophiques.

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Le document explore la notion de vérité, en définissant ses critères tels que la cohérence, l'évidence, la correspondance, et le pragmatisme, tout en abordant des théories philosophiques comme le relativisme et le scepticisme. Il examine également la nature de l'espace et du temps, en discutant des théories réalistes et idéalistes sur leur statut. En conclusion, il souligne que la vérité est complexe et dépend de divers facteurs, tout comme l'espace et le temps sont perçus différemment selon les perspectives philosophiques.

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CHAPITRE 7 LA VERITE

LECON 1 DEFINITION ET CRITERE DE LA VERITE

JUSTIFICATION : cette leçon permet à l’apprenant de mobiliser les ressources afin d’adopter
un esprit de discernement, de distingué la vérité de fausse opinion et de préjugé.

Introduction :

Les scolastique affirment que la vérité est la conformité de notre pensé aux choses. L’idée
vrai est celle qui est fidèle aux choses. A ce niveau se dégage la problématique suivante :
Quelle est la nature de la vérité ? Quelles sont les critères de la vérité ?

I. Définition et nature de la vérité

Le terme vérité vient du latin « Veritas » qui signifie le vrai. La vérité désigne d’abord la
conformité de ce que l’on dit avec ce qui est. Lorsqu’un énoncé ou une affirmation est
conforme à la réalité, on parle de vérité. La vérité est donc ce qui est juste. Elle est la norme,
la valeur d’un jugement ou d’une connaissance. C’est pourquoi Aristote affirme qu’il y’a de
vrai ou du faux que dans le jugement. Par définition, la vérité est donc une connaissance
authentique, fondé sur la concordance (conformité) de la pensé avec la réalité. C’est-à-dire la
conformité de ce qui est dit avec ce qui est. Toute vérité implique l’évidence et la clarté.

II. Les critères de la vérité

La vérité se manifeste à travers un certains nombres de critères. En effet, les critères selon
lesquels on peut qualifier de vrai des propositions peuvent permettre plusieurs conceptions de
la vérité.

1) Le critère de la cohérence formel

La vérité formelle ou encore la vérité logique est l’accord de la pensé avec elle-même
(cohérence au niveau du raisonnement). Ce type de vérité, on le retrouve en mathématique et
en logique notamment où le terme vérité se rapporte à la cohérence des propositions entre
elles.

2) Le critère d’évidence

L’évidence est un critère essentiel de la vérité. Cette thèse est soutenue par Descartes et
Spinoza. Pour Spinoza, « La vérité est à elle-même son propre signe, celui qui a l’idée du vrai
sait en même temps qu’il a cette idée et ne peut douter. » Pour Descartes tout comme pour
Spinoza, une idée claire et distincte est vraie. Spinoza précise : « les idées qui sont claires et
distinctes ne peuvent jamais être fausses. » Descartes lui aussi rassure « les choses que
concevons fort clairement et fort distinctement sont toutes vraies. » En résumé, nous
comprenons que l’évidence, la distinction, la clarté sont des critères essentiels de la vérité.

3) Le critère de correspondance

Dans les sciences expérimentale, une proposition est vraie quand elle permet de rendre
compte des phénomènesétudiées. La vérité matérielle qui est l’accord de la pensé avec l’objet
s’applique principalement aux énoncés vérifiés par l’expérimentation.

4) L’action ou la pratique comme critère de la vérité (Pragmatisme)

Pour William James, l’unique critère de la vérité est le succès ou la réussite. Il estime que la
pensé est au service de l’action et les idées sont les simples outils au service de l’action. Il
écrit : « L’idée vraie, c’est celle qui paye le mieux, celle qui a le plus de rendement, celle qui
est plus efficace. » pour lui, l’idée vrai est l’idée utilec’est pourquoi il conclut : « ce qui est
vrai, c’est ce qui est avantageux de n’importe quelle manière. »

5) Le critère de réfutation (mise sur pied par Karl Popper)

Ce critère a comme auteur Karl Popper qui estime que ses prédécesseurs ont tort de démontrer
par les observations et les expériences répétées pour établir la véracité d’une théorie
scientifique. Pour lui, seule la réfutation permet de distinguer le vrai du faux. En effet, pour
prouver la véracité d’une théorie, Karl Popper recommande d’essayer de la démolir c’est-à-
dire qu’elle est fausse. Ainsi si la théorie résiste au test c’est qu’elle est vraie.

Conclusion

Au terme de cette leçon, il est à retenir que :

La vérité est un concept polys sémique et par conséquent difficile à définir. Cependant on
retient que la vérité est ce qui est juste. Sa véracité reste attachée à des critères qui permettent
de qualifier de vrai des propositions.

Sujet de réflexion

Sujet 1 : il y’a-t-il de vérité méthaphysique ?

Sujet 2 : y’a-t-il de vrai que ce qui est utile ?


Sujet 3 : « ce que nous nommons vérité n’est qu’une élimination d’erreurs. » Commentez et
discutez cette affirmation

Sujet 4 : Faut-il tenir compte de vrai pour ce qui est prouvé ?


LECON 2 : THEORIES PHILOSOPHIQUES SUR LA VERITE (RELATIVISME,
SCEPTICISME, IDEALISME, REALISME)
Justification : cette leçon permet à l’apprenant de mobiliser les ressources afin d’adopter un
esprit de discernement, de distinguer la vérité des fausses opinions et préjugés.
Introduction
D’où vient la vérité ? Plusieurs théories philosophiques permettent d’expliquer les différentes
sources de vérité. Nous pouvons citer entre autre : le relativisme, le scepticisme, l’idéalisme,
réalisme. Quant est il exactement du contenu de ces théories philosophiques sur la vérité ?
1. Le relativisme

C’est la théorie d’après laquelle la connaissance est relative(qui varie d’un homme à l’autre).
Ce courant de pensé fonde sa doctrine sur le fait que la vérité dépend des contextes. L’idée
d’une relativité de la vérité implique qu’elle est multiple (vérité). Ceci s’explique par le fait
que l’homme est créateur de la vérité. Protagoras place une pluralité de champ d’investigation
à la vérité.

2. La perspective du scepticisme

Le scepticisme est une doctrine qui nie la possibilité de parvenir à la connaissance avec
certitude, à la réalité telle qu’elle est en soi, car la perception est la seule source fiable de
connaissance. Pour ce courant, la vérité nous est éloignée par conséquent nous ne pourrons
l’atteindre. C’est progressivement que le terme « scepticisme » en est venu à signifier le doute
sur ce qui est communément tenu comme vrai : « il y’a pas de vérité du tout … s’il ait une
vérité, elle est inconnaissable, si elle est connaissable le discours est roi. Ce qui est vrai est ce
que je parviens à persuader comme vrai » Gorgias.

3. L’idéalisme

Pour cette théorie, la vérité dérive de l’intelligence humaine. L’intelligence est l’unique
source de vérité. Autrement dit sans l’esprit il y’a pas de vérité.

4. Le réalisme

Le réalisme est une doctrine philosophique d’après laquelle l’être ou les choses ont une
existence indépendante de celui qui le perçoit. Pour ce courant, l’objet ou le monde extérieur
est la source de la vérité. Autrement dit, la vérité existe indépendamment de notre esprit. Sans
l’esprit, la vérité continue d’exister.
5. Perspective sensualiste (sens)

C’est un courant philosophique qui fonde la connaissance sur les sens. Dans ce cas la
connaissance est relative au sujet. C’est ce qui amène Protagoras à affirmer que : « l’homme
est la mesure de toute chose »

6. Pragmatisme

Dans le pragmatisme tel que conçut par l’américain William James, la pensé est intimement
liée à l’action et la vérité doit se définir par ses conséquences pratiques. « est vrai ce qui est
avantageux … ce qui nous apporte la plus grande somme de satisfaction y compris le goût »

7. Le dogmatisme

Le terme dogmatisme vient du mot grec « Dogma » qui signifie opinion, doctrine. C’est une
attitude de l’esprit par laquelle on s’attache à un dogme, à une doctrine établie par une autorité
ceci en marge de l’esprit critique. Si nos sens sont défectueux et notre entendement limité, il
est nécessaire que la foi prenne le pas sur ces deux facultés si nous voulons atteindre la vérité.
C’est donc la foi et donc pas la raison qui permet de pénétrer la vérité acquise par révélation.

Conclusion

Au terme de cette leçon, il est à retenir

La vérité peut soit dépendre du sujet, de l’objet ou du contexte, de la foi, de l’action, des
sciences, de la construction. Elle n’est pas une simple copie de la réalité mais une
transformation de la vérité. L’erreur, le mensonge et l’illusion sont des limites de la recherche
de la vérité. La vérité est multiple, il est important de privilégier la cohérence discussive pour
que la vérité soit universelle

Sujet de réflexion

Sujet 1 : Peut-on soutenir avec Protagoras que : « A chacun sa vérité ? »

Sujet 2 : Le scepticisme est-il défendable ?

Sujet 3 : la diversité d’opinion conduit t’elle nécessairement au scepticisme ?

Sujet4 : Peut-on parler de la vérité indépendamment de l’esprit ?

Sujet 5 : La foi est-elle un moyen d’accès à la vérité ?


CHAPITRE 8 : L’ESPACE ET LE TEMPS

LECON 1 : L’ESPACE

Justification : cette leçon permet à l’apprenant de mobiliser les ressources sur l’étude de
l’espace afin d’organiser le réel et son existence dans un espace donné.

Introduction

L’une des problématiques philosophiquesayant marqué l’histoire des théories philosophiques


est celle de l’espace. Il nous revient dans cette leçon de nous poser la question fondamentale
suivante : l’espace est il une propriété du réel ou bien le fait des mécanismes de nos
représentations, Autrement dit, l’espace est-il une donnée concrète ou une conception
abstraite ?

I. Notion d’espace

L’homme vit dans l’espace et subit les faits du temps. Le terme espace, dérive du latin «
spacium » qui signifie champ de course, distance. C’est l’étendu qui constitue l’univers et
dans lequel sont situés les objets sensibles. L’espace apparait dès lors comme le milieu où je
vis et perçoit des objets séparables entre eux et moi par une certaine distance.

II. Le statut de l’espace

Deux théories s’affrontent au sujet de l’espace.

1) Les théories réalistes (objectives)

Pour les partisans de la théorie réaliste, l’espace est une réalité objective. Autrement dit
l’espace existe réellement comme un cadre dans lequel les objets sont perçus. C’est un cadre
réel qui existe indépendamment de l’esprit humain. Pour Leucippe et Démocrite (atomiste), si
les objets ont une existence réelle, on doit admettre la réalité de l’espace comme ce qui est
extérieur à l’esprit humain. Ces derniers assimilent l’espace au vide permettant le mouvement
indispensable de l’univers.

Aristote quant à lui, considère l’espace comme le lieu c’est-à-direun ensemble différencié
(haut et bas, droite et gauche) de lieu. Chaque lieu étant différencié par l’objet qui devrait y
loger naturellement. C’est ainsi que le lieu naturel des corps léger (le feu) est le plus haut que
celui des corps lourds (cailloux par exemple) celui des corps lourds le bas. L’espace
aristotélicien est conforme à nos expériences pour lequel l’espaceest structuré par les objets
qui l’occupent. C’est un espace plein de signification pour nous mais un tel espace échappe à
l’investigation géométrique qui est une affaire de l’espace abstrait.

2) Théorie idéaliste

Pour les tenants de la théorie idéaliste, l’espace est une construction de l’esprit humain.
Leibniz par exemple estime que l’étendu ne peut être une substance. Pour lui l’espace n’existe
pas en dehors des choses. « L’espace, écrit-il est l’ordre de coexistence possible, comme le
temps est l’ordre de succession possible. » L’espace n’est pas une chose ou une réalité
concrète mais une relation posé par la raison, c’est donc une propriété logique.

Kant contrairement à Leibniz va soutenir que l’espace a un caractère intuitif. Pour lui,
l’espace tout comme le temps est une forme à priori de la sensibilité c’est-à-dire la sensibilité
et la fonction par laquelle les objets nous sont donné par expérience. Il va d’ailleurs remettre
en cause la thèse selon laquelle l’espace est une réalité objective indépendante de notre
conception.L’espace est la condition de possibilité de l’expérience et de toutes représentations
du monde. Il est nécessaire avant tout contact entre l’esprit et la réalité. « L’espace, écrit Kant,
n’est que la forme de tous les phénomènes externes » c’est-à-dire la condition subjective de la
sensibilité.

III. L’homme face à l’espace


1) Situation contingente de l’homme face à l’espace

Bien d’exemple pour constituer un dossier d’examen nous révèle la situation contingente dans
l’espace. Pour constituer un dossier d’examen, une fiche parfois on demande à la suite de
notre nom le lieu de naissance. Pourquoi êtes vous né à tel endroit plutôt qu’à tel autre. Cette
caractéristique laisse voir notre situation accidentelle dans le monde. Vous ne pouvez pas
vivre à la fois à Maroua et Ngouandéré. De plus, cet espace est selon Miguel de
Unanimo : « Nos plus cruels tyrans ». Nous notons aussi que notre situation n’est pas tout
faite de la même manière dans l’espace.

2) L’omnipotence (pouvoir sur tout) de l’homme face à l’espace.

Je peux agir sur l’espace c’est pour cela que Gabriel Marcel écrit : « Je suis (suivre) le temps
et j’ai l’espace » le temps est un mystère essentiel alors que l’espace est un problème objectif.
Le terme problème vient du mot grec « Problemas » qui signifie ce qui est jeté devant moi. Jai
la possibilité d’agir sur l’espace, je peux la diviser, la mesurer. L’espace n’échappe pas au
contrôle de l’homme, je peux la manipuler à mon gré. Et Jules Lagneaux de dire : « L’espace
est l’expression de ma puissance »

Conclusion

Au terme de cette leçon, il est à retenir :

 L’espace est l’étendu qui constitue l’univers dans lequel sont situés les objets
sensibles.
 Deux théories s’affrontent au sujet du statut de l’espace : pour les partisans de la
théorie réaliste, l’espace existe réellement comme cadre objectif dans lequel les choses
sont percus. Pour les partisans de la théorie idéaliste, l’espace est une construction de
l’esprit humain. Mêmel’espace se présente comme une situation accidentelle,
cedernière a un pouvoir sur l’espace.

Sujet de réflexion

Sujet1 : l’espace est-il une donnée concrète ou une conception abstraite ?

Sujet 2 : l’espace est-il pluriel ?

Sujet 3 : l’homme est-il puissant face à l’espace ?

Sujet 4 : l’espace a-t-il une réalité homogène ?


LECON 2 : LE TEMPS

Justification : cette leçon permet à l’apprenant de mobiliser les ressources sur l’étude du
temps afin de mener son existence de façon équilibrée et adopter une attitude appropriée face
au temps.

Introduction

Toute chose vivante ou non est soumise au temps. Du latin « tempus » qui signifie moment,
période, époque, le temps est un milieu infini, dans lequel se succède les évènements
considérés comme une force agissante sur le monde et les êtres. Le temps est donc la
dimension de notre réalité. Celle qui se manifeste par le changement, dans le fait que toutes
les choses ne cessent de devenir autres que celles qu’elles étaient. Cette définition émerge la
question du statut du temps. Est-il une réalité objective ou une création de notre esprit ?

I. Notion du temps

Le temps au sens commun est conçu comme un changement continuel et irréversible où le


présent devient le passé et le futur le présent. Au sens philosophique, il désigne un milieu
homogène et infini dans lequel se déroulent les évènements. Saint Augustin dans les
confessionsmontre la complexité du temps au livre 11 chapitre 14 face à la question « qu’est
ce que le temps ? » il répond « si personne ne me demande je le sais, mais si on me demande
je ne sais plus »

II. Statut du temps


1. Théorie réaliste

Les adeptes de cette théorie pensent que le temps est objectif. Pour eux, le temps n’existe que
grâce au phénomène (mouvement) engendré par la nature. Pour les stoïciens, on ne peut pas
agir ni sur le passé ni sur le futur puisqu’ils n’existent pas : ils sont intemporels.
L’ordonnancement des choses est décrit dans l’univers.

Pour Newton, le temps est définit en fonction de l’espace et du mouvement. C’est ce qui
permet au corps d’occuper successivement différent point dans l’espace. Le temps est donc
irréversible, ……………. Et mesurable (il peut être délimité en heure, jours, semaine …)

2. Théorie idéaliste
Les artisans de cette théorie pensent que le temps n’est extérieur au sujet. Dans ce cas on parle
du temps subjectif. Il tend à désigner le temps du vécu, à la fois qualitatif, non homogène, non
quantifié et intimement lié au sujet.

Chez Kant, le temps est une forme à priori de la sensibilité : son existence dépend du sujet. Il
saisit le temps à travers les formules suivantes :

 Le temps n’est pas un concept empirique (ne dérive pas de l’expérience quelconque)
 Le temps est une représentation nécessaire (le temps sert de fondement à toute
intuition, on ne saurait exclure le temps lui-même car le temps est donné à priori)
 Le temps n’a qu’une dimension de temps différent et ne peut pas être simultané ou
successif : c’est ce qui l’amène à dire que le temps est une nécessité à priori.
 Le temps n’est pas un concept discursif. Pour Kant le temps est une forme pure de
l’intuition. Les différents temps ne sont pas les parties d’un même temps.

On comprend donc que pour Kant,le temps est purement psychologique. Il est conçu par la
raison et ne s’appuyant pas sur une expérience.

III. L’homme face au temps


1. L’impuissance de l’homme face au temps

L’homme face au temps est impuissant car le temps est irréversible. Je ne peux pas revenir en
arrière dans le passé, je ne peux pas cessez de m’éloigner du présent c’est la raison pour
laquelle Héraclite sensibilise sur le changement perpétuel du temps en affirmant que : « On ne
se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. »Face à l’usure du temps, l’homme affiche
un refus. C’est pour cela que le poète Alain s’écriait : « ô temps ! Suspend ton vol ». Pour
éterniser un instant de bonheur mais ce souhait est irréalisable. Pour s’en ariser, il suffit de
demander à Alain pendant combien de temps, le temps va-t-il suspendre son vol ? Le temps
pur selon Alain est quelque chose donc je ne peux pas faire obstruction, je ne peux pas le
réaliser par exemple. Par exemple : les heures bien remplies passent vite ; les heures
d’ennuies sont plus longues parce qu’il ne reste que le temps pur et rien ne nous distrait.

Mon impuissance tragique à l’égard de l’irréversibilité du temps se manifesteà la fois dans


l’empreinte qui me met face au passé et dans celle qui m’oriente vers l’avenir. Dans le temps,
tous voyagent à une même allure et je ne puis accélérer des heures qui me séparent du rendez-
vous de demain. Le pourrais-je ?d’ailleurs, je le rejetterais peut-être car j’abrégerais ma vie
d’après Anatole France.
En définitive, l’avenir m’angoisse parce qu’il contient ma mort. C’est d’ailleurs pourquoi
Martin Heidegger : « dès que l’homme est né, il est assez vieux pour mourir » Ce qui veut
dire que le risque de mort se profile à l’horizon pour tout le monde.

2. Le pouvoir de l’homme sur le temps.

Le pouvoir de l’homme sur le temps se manifeste à travers la spécialisation du temps. La


mesure du temps est une chose commune. Si je demande en passant : la pharmacie de
l’université est encore loin ? on me répondra indifféremment : c’est à 25 min ; c’est à 5Km

Conclusion

Il est à retenir :

 Le temps est un contexte complexe


 La théorie réaliste et idéaliste s’affronte au sujet du statut du temps
 Le temps est irréversible, la distinction avant et après a un sens unique.
 Je parcours un fragment de temps de ma naissance à ma mort sans retour possible.

Sujet de réflexion

Sujet 1 : le temps existe-t-il en dehors de la conscience que nous prenons du changement ?

Sujet 2 : le temps est-il pour l’homme un signe de sa dégradation ?

Sujet 3 : le temps nous apprend t-il ?

Sujet 4 : que pensez-vous de cette affirmation d’Alain : « la méditation sur le temps est la
véritable épreuve du philosophe. »
CHAPITRE 9 : l’EXISTENCE ET LA MORT

LECON 1 : L’EXISTENCE

Justification : cette leçon permet à l’apprenant de mobiliser les ressources afin de vivre avec
sagesse et de donner un sens à son existence.

Introduction

A quoi renvoie le terme existence ? Cette notion est en soi ambigüe. C’est assurément
pourquoi dans l’histoire des idées, on constate que la détermination du sens de cette notion
fait l’objet d’un débat virulent entre les philosophes. Si tant est que trivialement le terme
existence signifie le fait d’être et que l’homme est un être vivant pas comme les autres, quel
est le sens qu’on peut attribuer à son existence ?

1) L’existence comme vivre

Bien qu’on ne saurait réduire l’existence à la vie, on interchange très souvent le terme exister
et vivre, car on voit en ces notions le fait de sortir du néant pour avoir une réalité dans le
monde. Dans la catégorie des vivants, on retrouve les hommes, les animaux et les végétaux.
La première condition à remplir pour exister c’est vivre. Ainsi dire d’un homme qu’il existe,
c’est dire qu’il vit. Pour Aristote, au sens vivant, la vie est un élément indispensable à toute
existence.

2) L’existence comme conscience d’être

La conscience d’être est l’un des facteurs fondamentaux de l’[Link] exister, il faut
penser, concevoirson existence de façon pratique et théorique. L’existence est donc le moyen
par lequel on accompli ses pensées. C’est sans doute pourquoi Hegel affirme : « l’homme,
parce qu’il est esprit, a une double existence ; il existe d’une part au même titre que les autres
de la nature, mais d’autre part il existe aussi pour soi, il se contemple, se représente lui-
même. » A ce niveau, on comprend que l’existence est une spécificité humaine. Cette
conception de l’existence reste réductrice.

3) L’existence comme ouverture de la conscience au néant

La conscience permet non seulement à l’homme de savoir qu’il existe mais aussi de savoir
qu’il peut ne pas être. Seul l’homme existe parce qu’il sait qu’il existe, conscient du fait qu’il
va mourir il est donc le seul être à donner un sens à son existence. Pour Leibniz, seul l’homme
est capable de penser sa non existence. Exister revient donc à penser, organiser sa vie en
envisageant le néant ou la mort.

4) L’existence comme extériorisation

Etymologiquement, le terme existence vient du latin « existentia » qui signifie existence ou


d’ « exister » qui signifie sortir de, se manifester, se montrer. L’existence renvoie à cet effet à
l’extériorisation. C’est la tribu d’un être conscient créateur des valeurs. Cette création est la
mission de l’homme sur terre. L’existentialisme est une doctrine qui donne naissance à la
création des valeurs. L’existentialisme de Sartre par exemple milite à faire de l’homme le
berger de son être. Si nous croyons Jean Paul Sartre, « La vie n’a pas de sens à priori … c’est
à vous de lui donner un sens et la valeur n’est autre que ses sens que vous choisirez. »Il
semble que l’existence est conditionné, détermine : « nos existences, écrit Marcel Prost, sont
en réalité aussi pleines des chiffres cabalistiques, de sorts jetés que s’il y’avait des sorciers. »
La vie est caractérisé par la natalité, son absurdité, est parfois toujours triste et Blaye de
remarquer que notre existence est une campagne triste oùil pleut toujours ; son absurdité est
similaire à une auberge sans route.

Conclusion

Au terme de cette leçon il est à retenir :

Terme existence est ambigu. De ce fait, le terme existence revêt plusieurs [Link] sens trivial
(commun), exister signifie être là ; au sens humain vivre est la condition nécessaire sans
laquelle l’existence n’est pas possible. Toutefois, il ne suffit pas de vivre pour exister. Pour
exister, il faut penser, concevoir son existence de façon théorique et pratique. Mais aussi,
d’organiser sa vie en envisageant le néant ou la mort et en sortant de soi même pour se
réaliser, donner un sens à sa vie.

Sujet de réflexion

Sujet 1 : l’existence peut-elle se réduire à l’extériorisation ?

Sujet 2 : sommes-nous responsable de notre existence ?

Sujet 3 : Peut-on dire avec Jean Paul Sartre que l’existence précède l’essence ?

Sujet 4 : l’homme est –il libre de décidé son existence ?

Sujet 5 : l’existence de l’homme a telle un sens ?


LECON 2 : LA MORT ET LA QUESTION DE LA VIE FUTURE

JUSTIFICATION : cette leçon permet à l’apprenant de mobiliser les ressources sur la mort
afin d’éviter l’angoisseexistentiel, d’adopter une attitude de courage et de lucidité face à la
mort.

INTRODUCTION

La mort est un phénomène physique très général qui n’est pas le propre de l’individu vivant
seulement mais conserve tout système physique et vivant. La mort est une réalité, c’est la
dissolution de l’individualitébiologique. C’est la cessation de la vie. L’atomiste français
BICTRAT défini la vie comme l’ensemble des phénomènes qui existe à la mort le problème
de la mort se pose véritablement à l’homme car il est le seul à savoir si la réflexion
philosophique est-elle une médiation sur la vie ou sur la mort. La certitude d’être mortel est
t’elle un obstacle à l’action humaine ?

1- La philosophie comme médiation sur la mort


Quant Platon affirme que « philosopher c’est apprendre à mourir », c’est parce que le corps
seul meurt et l’âmesurvie. Le philosophe doit mépriser le corps et privilégié l âme.
Pour SPINOZA la philosophie à pour objectif la médiation sur la vie. Pour lui le philosophe
ne pense jamais à la mort, la méditation philosophique est une méditation sur la vie et non la
mort car pour lui le philosophe n’est pas celui qui crée la mort il cherche à la combattre. C’
est pourquoi il oppose l’esclave (celui qui a peur de la mort) à l’homme libre (celui qui n’a
pas peur de la mort) il écrit « l’un se contente d’éviter la mort. L’autre essaye de faire quelque
chose dans sa vie » Si philosopher c’est négliger la mort comme le dit SPINOZA la mort
peut-elle encore être entrave à d’autres actions ?
2-la mort abolit elle le sens de notre existence ?
Pour les scientifiques la mort marque la fin de la vie. poureux, la vie s’apprécie à partir des
œuvres qu’on pose dans ce monde et surtout à partir de l’acte d’existé c'est-à-dire s’ en sortir
se soi . ce point de vue est corroborer par des existentialistes pour qui l’âme et le corps sont
confondu et meurt ensemble pour EPICURE la mort n’existepas, ellen’est rien elle ne doit en
aucun cas être un frein à nos actions dans le monde. Il réconfortel’homme afin que celui-ci
efface toute tentative de peur de la mort. La mort doit être méprisée, négligée c’est d’ailleurs
pour cette raison qu’il écrit « familiarise-toi avec l’idée que la mort n’est rien. Quant-elle est
là nous ne somme plus nous et la mort ne nous rencontrerons jamais. » Epicure nous demande
de ne pas avoir peur de la mort afin d’apprécier la joie que nous offre la vie courte de même,
MichelMontaigne affirme « la mort ne nous consterne ni mort ni vif parce que vous êtes ;
mort, parce que vous n’êtes plus.»A travers cette conception philosophique on comprend que
l’homme est appelé à négligé la mort afin de se réaliser.
Pour les théologiens, les religieux et certains philosophes dualistes la mort marque un passage
dans l’au-delà car c’est le moyen par lequel l’âme se détache du corps pour vivre dans
d’autresdimensionséternellement.
3-le suicide
Pour ARTHUR SHOPENHAUER le suicide est une sorte de mal entendu une illusion ou s’est
emprisonnée le vouloir vivre de l’homme. A son avis, le suicide est une manière d’anticiper la
mort. Il fait comprendre que celui qui se suicide est mécontent de sa vie et non de la vie. Pour
lui celui qui se suicide est prisonnier des biens de ce monde à partir du moment où ses biens
lui échappe il se donne la mort.
CONCLUSION
Il est à retenir la mort est tantôt conçut comme unemédiation c'est-à-dire un passage tantôt
comme une délivrance c'est-à-dire un doux repos ; tantôt comme la fin de l’existence
-la mort est la cessation de la vie la dissolution de l’individualité biologique
-la mort ne doit pas être un frein à l’action de l’homme surtout que l’homme est un être pour
la mort. A peine né il est assez vieux pour mourir selon HEIDEGGER
-le suicide peut-être l expression de la lâcheté ou du courage de l’homme
Sujet de réflexion
Sujet1 : l’homme peut-il être heureux en sachant qu’il va mourir ?
Sujet2 : « la mort m’apparait comme ce qui y a de plus nuisible » que pensez-vous de cette
affirmation de GEORGE BORDAILLE ?
Sujet3 : le suicide est il l’expression de notre lâcheté ou de notre courage ?
Sujet4 : que pensez-vous de cette affirmation de VAUVENARGUES « pour exécuter les
grandes œuvres il faut vivre comme si on ne devrait jamais mourir ? »
CHAPITRE 10 : DIEU ET LA RELIGION
Leçon1 : l’existence de dieu : théisme, déisme et athéisme
Justification : cette leçon permet à l’apprenant de mobiliser lesressources afin d’analyser
l’existence de dieu ainsi que ses rapports avec l’homme, de faire la promotion d’une foi
rationnelle en évitant le fanatisme religieux ;
INTRODUCTION
Etre omniscient, omnipotent, omniprésent et transcendent, l’on voit en Dieu le principe
unique et suprême de l’existence et de l’activité universelle. Autrement dit, le créateur est la
source de tout ce qui existe. C’est un être immatériel doté d’une puissance surnaturelle et
d’une perfection absolue, bref c’est un être souverain et bon dans la troisième méditation
métaphysique DESCARTES défini Dieu comme étant une substance parfaite, infini, eternel,
immuable, toute puissance et toute force par qui nous avons été fait ainsi toutes les choses qui
existent. Peut-on prouver l’existence de Dieu entendu comme l’être transcendant ?
I- La différente conception de Dieu
1- Le théisme
Il incarne le christianisme, le judaïsme, l’islam--- l’essence du théisme est général le
monothéisme. Il est généralement considéré comme la doctrine qui admet l’existence de Dieu
unique, suprême, transcendant est différent du polythéisme qui reconnait plusieurs dieux et du
panthéisme qui récuse la personnedivine et assimile dieu à l’univers de l’agnosticisme qui
rejeté la possibilité de la connaissance de dieu
2- Le déisme
C’est une conception ou une doctrine qui défend l affirmation rationnel de l’existence de dieu,
proposant une forme religieuse conforme à la raison, exclusive aux religions révélées.
3- Le panthéisme
4- Il postule l’omniprésence de dieu dans la nature ce dieu est la nature elle-même. Sur
le plan philosophique, le panthéisme est proche de l’animisme l’homme doit vénérer les
objets de la nature cette thèse est défendu par SPINOZA ainsi dieu est dans les cours d’eaux,
les bois, les pierres ; l’animisme entend trouver du salut en croyant en ses valeurs.
II-L’ATHEISME ET LA NEGATION DE DIEU
1-critique de l’argumentontologique
La question de l’existence de dieu sera démontrée rationnellement par DESCARTES
et SPINOZA et LEIPNIZ qui cherchent à donner la preuve de l’existence de dieu ; KANT
considère qu’il est erroné d’apporter des preuves de l’existence de dieu c’est sans doute
pourquoi il rejette l’argument ontologique de Descartes pour lui l’on ne peut postuler que
l’existence de dieu et non prouver
2- L’athéisme et l’existencesartrienne
Depuis que NIETZCHE à proclamé la mort de dieu,non seulement l’athéisme moderne
proposé à l’homme de s’émanciper de la lutte de la tutelle transcendante mais il fait plus en
lui proposant la lutte contre dieu. Entre l’homme et dieu il faut choisir. D’ après Sartre, <<si
l’homme existe dieu n’est pas .si dieu existe l’homme n’est pas >> il faut dire que cette
assertassions traduit la suffisance humaine, elle manifeste les soucis de l’homme moderne
d’évacuer dieu de sa vie afin de jouir d’une autonomie fonctionnelle absolue.
3- Dieu c’est l’homme divinité
Pour FEUERBACH ce que nous appelons dieu est en fait le sens de l’homme dieu n’est
qu’une dimension de la personne, dieu c’est ce que l’homme se projette de lui. C’est pourquoi
il affirme le concept de divinité ne fait qu’un avec le concept d’humanité. En effet l’humanité
et divinité sont rendu identique puisque « l’homme déplace d’abord à l’extérieur de soi sa
propre essence avant de la retrouver en lui. » PourFeuerbach c’est l’homme qui projette dans
l’espace le rêve de justice qu’il ne parvient pas à réaliser sur terre. La philosophie de
Nietzsche sur ce point est tributaire de celle de Feuerbach dieu selon Nietzschen’est autre
chose que le miroir de l’homme il va plus loin en proclamant la mort de dieu. Il écrit : « Dieu
est mort » c’est parfois même la seule parole qu’on retient de lui. Mais le dieu qu’il a exécuté
est seulement le dieu moral qui permet d’atteindre la félicité.
CONCLUSION
Il est à retenir : Dieu n’as pas la même signification pour tous
Beaucoup de religion estime être le lien entre l’être humain et le divin c’est ainsi qu’elle crée
dans l’esprit des croyants l’idée d’une vie après la mort ou chacun récoltera ce qu’il a semé.
Sujet de réflexion
Sujet1 : est-il déraisonnable de croire en dieu ?
Sujet2 : « c’est l’homme qui fait la religion ? » commentez et discutez cette pensée de
KarlMarx
Sujet3 : l’homme peut-il se passe de dieu ?

Sujet4 : dieu est-il une invention des hommes ?


Leçon2 : la valeur de la religion
Justification : cette leçon permetà l’apprenant de mobiliser les ressources afin de combler
l’absence d’esprit éthique et métaphysique, de faire la promotion d’une foi rationnelle en
évitant le fanatisme religieux d’aimer le divin.
Introduction
Pour l’athéisme dieu entend qu’une invention humaine n’a pas d’existence réelle. La religion
dans cette optique ne serrait que dépossession de nous même au profit d’un être fictif qui
gagne de plus en plus d’importance et du pouvoir. Fort de cela, le peuple doit se débarrasser
de cette opinion au-delà de cette critique, la religion ne revêt-elle pas une valeur positive ?
1- La religion comme Aliénation et instrument d’asservissement.
KARL MARX pour sa part emprunte à FEUERBACH l’idée que <<la religion est
l’opium des peuples>>c’est à dire que la religion endort les prolétaires tandis que les
bourgeois les asservies il faut donc lutter contre l’ aliénation religieuse dit Karl Marx
qui estime que la religion est un produit social, elle est l’expression de la misère
humaine. Par conséquent, elle n’est qu’un déodorant spirituel (parfum spirituel) la
religion plonge l’esprit dans l’irrationalité. Le religieux explique la plupart des
phénomènes naturels et sociaux en récusant la force magico-religieuse ou
mystique .pour EBENEZER NJOH MOUELLE, la religion tue en l’homme l’esprit
critique et l’enferme dans le dogmatisme. La religion déconnecte l’homme
CHAPITRE 11 : L’HOMME ET L’HISTOIRE
Leçon 1 : la vision matérialiste de l’histoire
Justification : cette leçon permet à l’apprenant de mobiliser les ressources sur la vision
matérialiste de l’histoire afin de développer l’esprit critique, d’analyser le rôle de l’homme
dans l’histoire ainsi que de donner un sens à son existence.
Introduction
Le terme histoire vient du grec <<historia>> qui signifie enquête, recherche initialement,
l’histoire était conçu comme une étude descriptive et classificatoire des êtres de la [Link]
était donc question pour l’histoire de collecter des documents sans se soucie de donner une
explication systématique après sa systématisation comme science, l’histoire sera conçut
comme étude du passé, qu’il soit humain, naturel, cosmologique …du point de vue
épistémologique, l’ histoire est considéré comme une discipline qui concerne le passé des
sociétés humaines. Au point de vue philosophique l’histoire est l’étude du devenir des
sociétés. Les évènements historiques sont –elles déterminer par les rapports sociaux ?
1-le matérialisme de Feuerbach
Pour Feuerbach c’est ne sont pas les matières .il rejet à cet effet l’idéalisme ; pour lui la
matière est une donnée primaire c’est pourquoi il écrit<<ce n’est pas la conscience des
hommes qui déterminent leurs existences, c’est leurs existences sociales qui détermine la
conscience humaine>>.Feuerbach veut nous faire comprendre que l’homme est le produit de
l’influence sociale.
2-le matérialisme dialectique de Karl Marx
La conception matérialisme de l’histoire ou le matérialisme historique est une philosophie de
l’histoire fondée par Karl Marx et Engels. Cette doctrine soutient que les événements
historiques sont déterminés non pas par les idées mais par des rapports sociaux plus
précisément, la lutte entre les classes sociales et l’impact de l’évolution des moyens de
production par la mentalité. La vision marxiste de l’histoire fait de l’évolution des productions
matérielles le moteur de l’histoire. Pour lui, depuis la société naissante jusqu'à nos jours les
modes de productions ont évolues dans l’histoire. Pour elle (vision de Karl Marx).de la
préhistoire à la post modernité actuel on peut observer plusieurs modes de production parmi
lesquelles : le communisme primitif (chasse, cueillette)
Le mode de production antique (l’agriculture, élevage, artisanat), le féodalisme (l’agriculture
et l’élevage) ; le capitalisme (la base industriel) ; communisme (sans classe sociale) pour
comprendre l’histoire Marx s’attache à l’analyse matériel, le concret qui prime sur les
idéologies. Adoptant une démarche matérialiste, Marx constate le rôle de l’économie dans
l’histoire .de plus il observe que la manière dont l’activité économique est organisée dans la
société change au cours de l’histoire. Il y détermine alors plusieurs étapes historiques des
sociétés qu’il associe à chaque fois à un mode de production. Pour lui le découpage de
l’histoire est rythmé par les grandes révolutions économiques. Chaque étape de l’histoire est
caractérisée par des rapports des dominateurs de classe. Chaque mode de production dans
l’histoire est caractérisé par des fortes contradictions interne qui impose le changement d’un
coté les forces productives qui évoluent en permanence (avec la découverte des nouveaux
outils) de l’autre coté le rapport des productions qui se conserve (les dominants cherchent
toujours à maintenir le monopole) d’ où la contradiction entre les deux classe qui se
développe jusqu’à la naissance d’un nouveau mode de production. Au rythme des conflits,
des classes, l’humanité avance de classe en classe. La lutte des classes est donc pour lui le
moteur de l’histoire. L’histoire n’avance pas seule c’est nos luttes qui la font bouger dans le
sens que nous souhaitons.
Conclusion
Au terme de cette leçon il est à retenir que
-pour Marx la société doit passer par étape bien déterminer dans la vie de la société, il y a des
stades encore appelle mode de production. Ce sont le communisme primitif, le mode de
production, esclavagisme, le féodalisme, le capitalisme, une époque de transition appelée
socialisme, le retour au communisme (une société sans classe sociale sans états, sans
problème) enrichit de toute les contradictions historique.
Sujet de réflexion
Sujet1 : que pensez-vous de cette affirmation de Karl Marx :<<l’histoire de toute société
jusqu’à nos jours, n’as été que l’histoire de lutte de classe>> ?
Sujet2 : que pensez-vous de cette affirmation de Feuerbach<<ce n’est pas la conscience des
hommes qui déterminent leurs existences mais c’est leurs existences social qui déterminent
leurs consciences>> ?
Sujet3 : que pensez-vous de cette affirmation de Paul Valery<<l’histoire justifie ce que l’on
veut, contient tout et des exemples sur tout>> ?
Sujet4 :peut-on dire avec Paul Valery que<<l’histoire est un récit d’évènements vrai qui ont
l’homme pour acteur>> ?
Sujet5 : les hommes font-ils librement leurs histoires ?
Sujet6 : la lutte des classes est-elle le moteur de l’histoire ?
Sujet7 : le matérialisme historique est-il un facteur déterminant de l’histoire ?
Leçon2 : la vision idéaliste de l’histoire
Justification : cette leçon permet à l’apprenant de mobiliser les ressources sur la vision
idéaliste De l’histoire afin de développer l’esprit critique, d’analyser et de conceptualisation
ainsi qui donne un sens à son existence
Introduction
Quant on aborde le problème de l’existence les philosophes sont confrontes à deux ordres de
l’histoire : d’une part le problème épistémologique de l’histoire et d’autre part le problème
philosophique qui se préoccupe du devenir de l’histoire en posant les questions sur le sens et
la finalité de l’histoire pour l’humanité. Quel rôle l’homme joue t-il dans l’histoire ?quel
conception peut-elle ressortir de la vision idéaliste de l’histoire ?
1-l’idéalisme hégélien
Pour Hegel, l’idée se réalise dans l’[Link] faut noté que Hegel est un philosophe idéaliste
dans la mesure ou il pense que l’être est réalité (l’idée, l’esprit) pour lui ,l’esprit ou l’idée est
une essence qui se révèle au cours de l’ [Link] début de l’ histoire il y a d’ abord des
minéraux, puis des végétaux et des animaux. Ensuite l’esprit qui était endormi étranger en lui
même apparaît et se manifeste comme liberté. Ce progrès de l’esprit entre et s’achève dans
l’histoire des hommes Hegel rassure que l’esprit est fondamentalement libre. L’esprit est libre
et cherche à s’exprimer dans l’histoire humaine. C’est ainsi qu’au début de l’histoire de
l’esprit humain il y a moins de liberté les populations sont asservirent et l’esprit est
enfermé .plus l’histoire avance, plus l’esprit se libère. L’histoire étant dialectique il y a un
conflit entre les civilisations, de ce conflit à chaque fois émerge une nouvelle étape de
l’histoire. Pour lui, le devenir n’est que dans l’histoire de l’esprit qui se réalise par étape
successive vers la pleine réalisation. Il estime qu’il y a pas de différence entre ce qui est
intelligible et ce qui est réel c’est pour cela qu’il affirme<< tout ce qui est rationnel est réel
comme tout ce qui est réel est rationnel>> chez Hegel, la pensée procède par introduction,
thèse, anthèses, synthèse.
2-la dialectique historique hégélienne
Pour Hegel, l’histoire est le procès dialectique (opérant par dépassement progressif des
contradictions) par lequel advient l’[Link] raison est le sujet de l’histoire, les hommes et les
peuples n’en sont que des instruments ou moyen. En ce sens, les passions humaines et leurs
conséquences parfois funèbres (conflit, sacrifice) servent le dessein de l’histoire universelle ;
elles sont la ruse de la raison. Karl Marx critique cet idéalisme et rapporte que l’histoire est le
fruit des forces productives, des conditions matérielles de vie, des rapports sociaux. Elle est
rien d’autre que l’activité de l’homme quand bien même le cours serait déterminé, la
révolution ne pouvant que provoquer une accélération des processus historique
Conclusion
Au terme de cette leçon il est à retenir :
- que pour les idéalistes l’évolution des idées explique l’évolution historique et des
évènements.
- pour Hegel l’histoire est déterminée par l’esprit universel qui se réalise au travers de
nombreuse choses comme les guerres, les révolutions que les hommes font sans en rendre
compte.
Sujet de réflexion
Sujet1 :pensez-vous avec Hegel que :<<l’histoire de l’humanité est le progrès de la
conscience de la liberté>> ?
Sujet2 : <<l’histoire est le dernier jugement du monde>> quel réflexion vous suggère cette
affirmation de Hegel ?
Sujet3 : l’idée se réalise telle dans l’histoire ?
Sujet4 : l’évolution des idées peut-elle expliquer l’évolution et ses évènements ?

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