Cours 4 Labels
Cours 4 Labels
Département D’architecture
HAUTE QUALITÉ
ENVIRONNEMENTALE ET
NOUVELLES TECHNIQUES DE
CONSTRUCTION DURABLE
Master 2 Architecture & Environnement
Enseignante : Baâli.S
2022-2023
Développement durable:
■ La première définition du développement
durable apparaît en 1987 dans le rapport
Brundtland publié par la Commission mondiale
sur l'environnement et le développement :
■ Un label garantit un niveau de qualité selon un cahier des charges donné. Celui-ci peut provenir d'un
organisme public ou privé.
■ Une certification valide un produit ou une démarche précise. Elle est définie par des normes
internationales, encadrée par le code de la consommation et délivrée par un organisme
certificateur agréé et indépendant selon une grille d'analyse reconnue par le législateur
(référentiel de certification).
■ Une norme est un ensemble de règles et de caractéristiques techniques qui fixent les conditions
de la réalisation d'une opération ou l'élaboration d'un produit d'usage unifié internationalement
ou interchangeable.
Quels que labels et certifications
■ En matière énergétique et environnementale, il existe une multitude d'organismes, labels ou
certifications. Impossible de les lister tous : chacun a ses caractéristiques, souvent redondantes,
parfois antagonistes.
BREEM:
■ Breeam (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) : ce label britannique privé
évalue et classe la durabilité et le comportement environnemental des bâtiments tertiaires selon plusieurs
cibles, de passable à excellent.
■ Critères de labellisation
• Lumière du jour/éclairage
[Link]é et bien- • Confort thermique
être • Confort acoustique
• Qualités de l’air intérieur et de l’eau
■ La démarche HQE® a été formalisée par l'association HQE‚ autour de 14 cibles permettant d'atteindre deux grands
objectifs :
■ Avec les cibles d'éco-construction qui concernent les phases de conception, mise en œuvre, fin de vie ;
■ Elle permet d’optimiser la construction (implantation, orientation, agencement des pièces et des
ouvertures, etc.) afin de mieux profiter des ressources naturelles (lumière, chaleur solaire, ...) et de se
protéger efficacement des agressions climatiques (vents, canicule estivale, …).
■ Elle optimise ainsi le confort des occupants, été comme hiver, tout en préservant les ressources
mobilisées
■ 18 préoccupations (biodiversité, climat, milieu physique, respects des riverains, …) sont finement
étudiées pour rechercher le meilleur compromis entre l’intégration dans le site, la qualité d’usage,
la qualité environnementale et vos attentes.
■ Cette enquête exhaustive menée sur le terrain est indispensable et évitera les mauvaises surprises, voire
les surcoûts.
■ Les informations recueillies sur le terrain et le site orientent les choix techniques ultérieurs :
implantation, orientation, nature des fondations, organisation des espaces, choix des matériaux et des
équipements, type d’énergie, …
Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction
■ Le choix des matériaux à faible impact environnemental
■ sélectionner des produits et matériaux compatibles avec les contraintes d’usage (par leur nature,
leur utilisation et leur coût), de durabilité, de sécurité, de santé. L’utilisation du bois est valorisée.
■ Avec la notion de “chantier vert”, des mesures sont appliquées visant à réduire les nuisances
sonores dues notamment aux matériels de chantiers, limiter la pollution de l’air (brûlage sauvage,
salissures, poussières) par des pratiques telles que le nettoyage du chantier à des étapes clés,
prédécoupes, etc.
■ évacuer les déchets dans des filières favorisant le tri et le recyclage des matériaux, limiter les
emballages, les perturbations du trafic, gérer la non pollution des sols… Avec un chantier vert, tout
est prévu pour respecter l’environnement et votre futur voisinage.
Gestion De L’énerGie
■ La prise en compte de l’énergie passive (orientation favorable des maisons), la qualité
■ Autant de solutions pour améliorer votre qualité de vie, participer à la réduction des émissions
de CO2 et réduire votre facture.
■ Réduire la consommation d’eau permet aussi de faire de sérieuses économies (robinets limiteurs de
débit, système de récupération d’eau pluviale, …).
■ Des solutions intégrées facilitent le tri sélectif et le compostage des déchets verts selon les
exigences environnementales
■ Choix de matériaux faciles à entretenir, accès aux équipements, le bâtiment est conçu pour
maintenir ses performances dans le temps. Le guide complet d’entretien du bâtiment apporte tous
les conseils utiles pour faciliter la vie.
Confort acoustique
Confort hygrothermique
■ Eviter les surchauffes, assurer un rafraîchissement naturel en été, limiter les effets de parois froides
et minimiser les différences de température…
■ faire le choix d’un mode de construction et d’équipements performants pour créer une ambiance
confortable en été comme en hiver.
Confort visuel
■ L’éclairage naturel est privilégié pour concilier maîtrise des consommations d’énergie et bien-être.
Confort olfactif
■ Une conception architecturale et technique bien pensée, une ventilation efficace permettent de
réduire les sources d’odeurs désagréables.
Qualité sanitaire des espaces
■ Mélangeurs thermostatiques, installations et canalisations… Des solutions adaptées vous évitent les
risques de brûlure et de présence de légionelles.
■ Choix des produits, choix des filtres pour la ventilation, position de la prise d’air, …le bâtiment
HQE est conçu pour éviter les risques de pollution (radon, émissions de fibres et de particules,
traitement des bois, ventilation, colles, peintures, moquettes, COV, etc.).
■ Comme toute démarche de qualité, elle s’appuie sur un processus d’amélioration continue,
notamment pour s’adapter aux évolutions techniques, comme aux évolutions de la connaissance et
du contexte (dont modifications climatiques attendues).
Cible 15 : la biodiversité
■ La biodiversité est appréhendée :
■ comme ressource naturelle utile et nécessaire au projet architectural, conçu comme élément du
"développement soutenable",
■ comme nécessitant des conditions particulières pour sa pérennité (Elle doit pouvoir s'installer dans les
parties naturelles environnant la construction et sur l’enveloppe bâtie ou sur certains éléments bâtis ; toit,
murs, sols, éléments de décor ou fonctionnels mobilier, allées, bassins, abris, poteaux, clôtures, et autres
niches et nichoirs…).
■ comme contribuant à la renaturation et naturalité de notre environnement construit et de l'environnement
en général, de plus en plus artificialisé.
■ comme condition de la soutenabilité (un des moyens de restaurer et protéger la biodiversité)
■ comme indicateur en soi
calcul des niveaux de performance
■ Préalable
■ Performant
■ Très Performant
■ Le niveau Préalable est obtenu lorsque l’ensemble des exigences minimales d’une cible sont rencontrées,
■ tandis que les niveaux Performant et Très Performant sont obtenus suivant un pourcentage de points
donné par cible, ce qui laisse une grande flexibilité dans le choix des préoccupations.
■ Par exemple, pour la cible 4 «
Energie », il faut obtenir plus de
30% des points pour le niveau
«Performant » et 50% des points
pour le niveau « Très Performant »
■ l’agrégation des niveaux des différentes cibles permet de calculer un nombre d’étoiles pour les
quatrethématiques environnementales comme illustré ci-dessous :
■ suivant le nombre total d’étoiles obtenues, un niveau global HQE est donné suivant le barème ci-
dessous :
RÉFÉRENTIEL HQE BÂTIMENT DURABLE : NOUVEAUTÉS ET FONCTIONNEMENT
■ Champ d’application:
La certification HQE Bâtiment Durable s’applique aux bâtiment tertiaires : bureaux, enseignement,
commerce, hôtellerie, industrie, etc. Deux types de bâtiments tertiaires sont exclus du champ
d’application : les bâtiments de santé et les équipements sportifs.
■ Le nouveau référentiel HQE Bâtiment Durable n’est plus divisé en 14 cibles, mais s'articule autour des
trois engagements suivants : qualité de vie, respect de l’environnement et performance économique.
Parallèlement à ces trois engagements, une évaluation en niveau de maturité (de M1 à M5) du Système
de Management Responsable mis en œuvre dans le cadre de l’opération est réalisée, et constitue un
quatrième engagement. Ces quatre engagements se déclinent ensuite en 12 objectifs et en 28 thèmes.
■ Niveaux de performance:
■ Qualité de vie, respect de l’environnement et performance
économique : 1 à 4 étoiles.
■ Système de Management Responsable : M1 à M5.
■ la disparition du thème confort olfactif et l’apparition des thèmes sécurité et sûreté, facilité
d’accès, facilité d’usage, transports et services
■ pour ce qui est de la qualité de vie ; l’apparition de la biodiversité dans la partie respect de
l’environnement ;
Les quatre thèmes « Confort visuel », « Confort acoustique », « Confort hygrothermique » et « Qualité
de l’air intérieur » font l’objet d’un traitement particulier et nouveau : l’évaluation par blocs homogènes
(BH).
■ Cette nouvelle approche consiste à diviser le bâtiment en blocs se comportant de façon similaire par
rapport aux performances évaluées, et appelés « Blocs homogènes » (BH).
■ confort visueL : L’autonomie en Lumière natureLLe, un nouveL inDicateur
■ Le référentiel NF HQE Bâtiments Tertiaires et le référentiel HQE Bâtiment Durable mettent en jeu deux
indicateurs différents pour la mesure de l’accès à la lumière naturelle dans les bâtiments. Le premier fait
intervenir le facteur de lumière du jour (FLJ), contre l’autonomie en lumière du jour pour le second.
■ L’hypothèse de ciel couvert a ici une importance capitale. On parle d’un ciel
couvert diffus, standardisé par la commission internationale de l’énergie. Cela
signifie une prise en compte de la lumière diffuse, et non des rayons directs.
Ainsi la localisation du bâtiment, son orientation, ainsi que les données
climatiques n’influent pas sur le résultat.
■ On parle donc ici d’une mesure au pas de temps horaire de l’accès à la lumière naturelle, à partir d’un fichier
météo. Les rayons du soleil directs ainsi que les rayons diffus sont pris en compte ici. Cet indicateur
correspond donc au pourcentage des heures d’occupation en journée où la lumière naturelle est suffisante à
l’utilisation du local.
■ Bien que la méthode de Facteur de Lumière du Jour soit plus largement utilisée, elle présente de nombreux
désavantages par rapport à la méthode de l’autonomie lumineuse. En effet, l’utilisation d’un ciel couvert et
standardisé implique qu’il n’est pas tenu compte de la localisation du bâtiment, de son orientation, ou des
données climatiques.
■ Bien que la méthode de l’autonomie lumineuse prenne en compte ces éléments, elle possède également ses
limites : elle ne prend pas en compte les valeurs d’éclairement inférieures au seuil, qui participent pourtant au
confort visuel.
■ Pour le confort visuel, on définira par
exemple des blocs ayant la même
orientation, les mêmes états de surface, un
ratio surface vitrée/surface au sol similaire,
etc. Un « Local Type Représentatif » (LTR)
est défini dans chaque BH. Les
performances de ce local sont évaluées et
représentent les performances de l’ensemble
du bloc.
■ Une méthode d’agrégation propre au critère évalué permet de ■ Exemple de définition de blocs homogènes et
de locaux types représentatifs (hachurés).
passer des notes des différents blocs à la note globale de l’objet
évalué.
■ Cette nouvelle méthode permet de simplifier les études pour ces thèmes, dont l’évaluation nécessite parfois
des modélisations complexes comme les Simulations Thermiques Dynamiques (confort hygrothermique)
ou les calculs d’autonomie en lumière du jour (confort visuel).
■ BIOMERIEUX (38) – CONSTRUCTION DU BÂTIMENT INNOVATION, SYSTÈME & MICROBIOLOGIE, CERTIFIÉ HQE®, ARCHITECTE, Tj archi
■ La construction du bâtiment
regroupant les équipes des unités
Innovation, Systèmes et Microbiologie
sur le site de la Balme les Grottes
s’inscrit dans la deuxième phase du
projet Campus initié en 2010 par
bioMérieux. Ce nouveau bâtiment
compte 1/3 de laboratoires et 2/3 de
bureaux. La volonté de bioMérieux
était de construire un équipement où
la convivialité, l’imagination et la
créativité accompagnent les
économies d’énergie.
■ L’ensemble du processus de conception et de réalisation s’est inscrit dans une démarche de certification HQE® dont
EODD à assuré le pilotage.
■ La certification « NF – Bâtiments Tertiaires – Démarche HQE® » obtenue auprès de Certivéa, récompense aujourd’hui les
efforts de l’ensemble des acteurs du projet.
■ BIOMERIEUX (38) – CONSTRUCTION DU BÂTIMENT INNOVATION, SYSTÈME & MICROBIOLOGIE, CERTIFIÉ HQE®, ARCHITECTE, Tj archi
■ il s’agit de “créer une synergie entre les équipes existantes en faisant cohabiter dans le nouveau centre plusieurs disciplines,
c’est-à-dire les microbiologistes, les informaticiens et les ingénieurs système qui ont la compréhension de la solution complète”,
détaille le directeur R & D de l’unité innovation et systèmes.
■ “Le bâtiment inclut des laboratoires centralisés permettant de faire des activités pluridisciplinaires et des espaces informels
adaptés à la réflexion et à la créativité pour favoriser la communication entre les métiers. C’est ce que l’on appelle la co-
création.”
■ L’EXTENSION DU SITE DE BIOMÉRIEUX À CRAPONNE, ARCHITECTE, Tj archi
■ L’EXTENSION DU SITE DE BIOMÉRIEUX À CRAPONNE, ARCHITECTE, Tj archi
■ Verrière de grande
dimension
■ Vitrage à contrôle
solaire
■ Brise soleil motorisé
et asservi
■ L’EXTENSION DU SITE DE BIOMÉRIEUX À CRAPONNE, ARCHITECTE, Tj archi
■ L’EXTENSION DU SITE DE BIOMÉRIEUX À CRAPONNE, ARCHITECTE, Tj archi
■ L’EXTENSION DU SITE DE BIOMÉRIEUX À CRAPONNE, ARCHITECTE, Tj archi
■ L’EXTENSION DU SITE DE BIOMÉRIEUX À CRAPONNE, ARCHITECTE, Tj archi
■ CAMPUS DE L'ETOILE SIÈGE SOCIAL BIOMÉRIEUX
■ CAMPUS DE L'ETOILE SIÈGE SOCIAL BIOMÉRIEUX
■ a société bioMérieux, installée depuis 50 ans à Marcy l’étoile, près de Lyon, a choisi de rester sur ce site historique pour
construire son nouveau siège mondial.
■ L’objectif est d’évoquer les valeurs fortes de cette société, ouverte sur le monde, conviviale et familiale, tout en étant leader
mondial dans leur domaine.
■ L’ensemble propose une grande unité et cohérence dans le choix des matériaux – le béton, le verre et la végétation – pour évoquer
une image forte et cohérente de bioMérieux.
■ CAMPUS DE L'ETOILE SIÈGE SOCIAL BIOMÉRIEUX
■ L'intervention pour le nouveau siège mondial de l'institut de recherche Biomerieux, a prévu la production et la pose de
toutes les parois de séparation conformément au projet des architectes Valode & Pistre qui ont choisi le blanc et la
transparence du verre comme les dominantes principales.
■ L’EXTENSION DU SITE DE BIOMÉRIEUX À CRAPONNE, ARCHITECTE, Tj archi
■ La particularité du projet W80-Biomerieux est la forte personnalisation, aussi bien du point de vue technique, avec
l'introduction de solutions qui ont permis d'atteindre des performances acoustiques élevées, que du point de vue
esthétique, avec l'utilisation d'éléments de décoration spéciaux comme des panneaux aveugles revêtus de tissu
imprimé avec des couleurs désaturées de 100 à 0, en plus de 40 tonalités.
■ Parmi les éléments spéciaux, citons également les parois avec des panneaux aveugles en verre laqué et en verre laqué
magnétique.
■ L'idée de continuité et de suspension qui se joue entre les intérieurs et les extérieurs est une des valeurs qui font de ce
bâtiment un modèle d'élégance sophistiquée, parfaitement intégrée à son environnement.
■ L’EXTENSION DU SITE DE BIOMÉRIEUX À CRAPONNE, ARCHITECTE, Tj archi
■ L’extension du site de
bioMérieux à Craponne,
comprenant 3 nouveaux
bâtiments, vient d’obtenir la
certification NF HQE™ –
bâtiments tertiaires (référentiel
2015), niveau Excellent, pour les
phases programmation et
conception.
■ Le programme comprend :
■ Un bâtiment « Industry » de 2600 m²
avec laboratoires, hébergeant chambres
froides et open-space ;
■ Un bâtiment « Accueil Buisness Center »
de 1000 m², accueillant salle de
conférence et showroom ;
■ Un bâtiment « Filiale France » de 2 350
m², regroupant les espaces de bureaux et
les salles de réunions.
■ EODD Ingénieurs Conseils, en tant qu’Assistant au Maître d’Ouvrage HQE, est fier d’accompagner bioMérieux dans l’obtention
de ce certificat provisoire qui récompense les qualités environnementales et énergétiques de ce projet.
■ architecture végétalisée à Fukuoka (Japon)
■ le confort – en termes d'habitat et de lieu de travail – pour les usagers du bâtiment. Ce confort
est garanti grâce à une enveloppe du bâtiment de bonne qualité et à un renouvellement
systématique de l'air.
■ les besoins très faibles en énergie et une exploitation des énergies renouvelables aussi élevée
que possible.
■ Nombreuses sont les raisons qui expliquent la large adhésion dont jouit le label de construction;
mais s'il en est une à retenir, citons la totale liberté dont bénéficient les maîtres d'ouvrage, les
architectes et les planificateurs au niveau de la conception, du choix des matériaux et de la
structure tant interne qu'externe du bâtiment.
Minergie
■ Minergie est un label de construction suisse (un label de qualité) aux bâtiments neufs ou
rénovés. Il est décerné aux bâtiments répondant à des critères constructifs et techniques
modernes en matière de confort, salubrité, absence de dommage, consommation d’énergie et
de rentabilité.
■ Le Label est représenté par une association Minergie, elle propose un standard de construction
certifié par le label Minergie. Ce dernier est disponible principalement en Suisse et en France.
■ Le label Minergie jouit d’une importante reconnaissance auprès des différents acteurs de la
construction et de l’eco développement.
Minergie
■ Principes:
■ Le label est principalement basé sur :
■ le confort d’habitat et de travail pour les usagers du bâtiment. Le confort de l’habitat est garanti
grâce à une enveloppe de construction de grande qualité et un renouvellement systématique de
l’air. pour valider l’enveloppe d’étanchéité du bâtiment, il convient de réaliser un test blowerdoor
ou test d’étanchéité à l’air afin de valider la mise en œuvre de la pose de l’isolation.
Aération
Etanchéité
Energie renouvelable
■ Avantages du label Minergie: 3 avantages majeurs:
■ Le bien conserve mieux sa valeur: La qualité de la construction a un impact à moyen long terme
sur la valeur du bâtiment. Des études ont prouvés que la valeur d’un bien labélisé MINERGIE
possédait une valeur ajouté supérieur de 7% à un bien traditionnel.
■ Dans le mode de calcul pour estimer la consommation d’énergie et ainsi dimensionner l’équipement de
chauffage, le label Minergie considère qu’une partie de l’air entrant dans la pièce ressort de celle-ci
sans avoir été totalement chauffé.
■ Minergie propose trois labels de construction pour les nouvelles constructions qui peuvent être
combinés avec le produit complémentaire ECO pour des bâtiments écologiques et sains. En outre, le
complément SQM construction est mis à disposition pour une qualité supérieure durant la phase de
construction.
■ LES DIFFERENTS LABELS MINERGIE:
■ MINERGIE ECO – MINERGIE P ECO :Ce label est destiné à l’évaluation de la performance écologique (Certification
depuis la Suisse).
■ LABEL MINERGIE:
■ Un grand classique:
■ La qualité énergétique du bâtiment est représentée à travers de l’indice Minergie. Cet indice témoigne
du volume d’énergie finale nécessaire à l’approvisionnement en énergie d’un bâtiment.
■ Pour les nouveaux bâtiments d’habitation, l’indice Minergie s’élève à 55 kWh/m2 et par an (énergie
finale pondérée).
■ Pour le calculer, il faut prendre en compte la qualité de l’enveloppe du bâtiment, les installations
techniques, les appareils et l’éclairage, l’approvisionnement énergétique basé sur les sources
d’énergies renouvelables ainsi que l’autoproduction d’électricité, à condition qu’il existe également
un renouvellement automatique de l’air.
■ L’indice Minergie est plus strict que les exigences légales en ce qui concerne les besoins de chaleur et
pose de nouveaux jalons dans le domaine des besoins en électricité. Les bâtiments Minergie ne peuvent
plus utiliser de chauffage fonctionnant aux énergies fossiles. Ces dernières sont toutefois admises pour
couvrir les pics de charge ou dans le cas d’installation de couplage chaleur-force.
■ La certification Minergie:
■ Les valeurs relatives à l’enveloppe des nouveaux bâtiments doivent être inférieures aux exigences légales
(MoPEC 2014) d’au moins 10%. L’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment est contrôlée pour tous les
bâtiments Minergie-P, et une attention particulière est portée à la protection thermique estivale.
■ L’indice Minergie, comprenant la consommation d’énergie pour la production de chaleur, les installations
techniques du bâtiment, les appareils, l’éclairage et l’électricité autoproduite, prouve la qualité énergétique des
bâtiments Minergie-P (bilan énergétique global). Pour les nouveaux bâtiments d’habitation, l’indice Minergie
s’élève à 55 kWh/m2 par an (énergie finale pondérée).
■ Pour les grands bâtiments, un monitoring énergétique permet de s’assurer de l’exploitation optimale des
installations techniques.
■ En principe, l’électricité doit être autoproduite. Des exceptions sont néanmoins possibles. Concernant
l’électricité autoproduite à partir d’énergie photovoltaïque, la propre consommation peut être imputée en
intégralité tandis que le courant injecté dans le réseau est imputé partiellement. Les constructions Minergie-P
tracent la voie vers la société à 2000 watts.
■ La certification Minergie-P
■ Pour les nouveaux bâtiments d’habitation labellisé Minergie-A, l’indice Minergie doit être inférieur à
35 kWh/m2 par an. La liberté de conception n’a presque aucune limite. Afin de respecter l’indice
Minergie, il est possible de maximiser l’autoproduction d’électricité (p. ex. sur la façade), d’installer de
grands accumulateurs, de régler les appareils consommant de l’électricité (gestion de la courbe de
charge), d’optimiser l’enveloppe du bâtiment ou de réduire les besoins en électricité.
■ Les bâtiments Minergie-A ne peuvent plus utiliser de chauffage fonctionnant aux énergies fossiles. Le
recours indirect à une énergie fossile est toutefois autorisé (pics de charge, électricité, chaleur à distance),
à condition qu’il existe également un renouvellement automatique de l’air.
■ Par ailleurs, l’étanchéité à l’air est contrôlée pour tous les bâtiments Minergie-A, et un dispositif de
monitoring énergétique doit être installé pour tous les bâtiments.
■ La certification Minergie-A
■ Le choix écologique des matériaux, [Link]. bois provenant de forêts gérées de manière durable, béton
recyclé et matériaux exempts d’émissions.
■ Planification précoce:
■ Durabilité et qualité
■ Rentabilité élevée
■ A Certification reconnue
■ SQM Construction (Système de Qualité Minergie
Construction) :
■ Un test Blowerdoor ou test d’infiltrométrie consiste à détecter, à visualiser et à mesurer les flux d’air
qui s’infiltrent au travers de l’enveloppe d’un bâtiment ou d’un local spécifique. Il s’agit de mettre
l’habitation en surpression ou en dépression afin d’intensifier les fuites d’air habituelles pour les
localiser et quantifier les pertes avec précision.
■ Avant que le test ne débute, on enregistre une série de valeurs (pression atmosphérique extérieure,
dépression intérieure, pression à débit nul….) pour les intégrer dans l’outil informatique d’analyse.
■ Ensuite, la porte du bâtiment est remplacée par la blower door c’est-à-dire une porte formée par une bâche
plastique où est intégrée un ventilateur permettant de mettre le local en surpression ou en dépression. Le cadre
adaptable muni du ventilateur est placé dans l’ouverture d’une porte donnant sur l’extérieur. En générale, le
test s’effectue en posant la blower door à la place de la porte d’entrée
■ Pour information, la mise en pression ou dépression se mesure en pascal (PA), la différence de pression
entre l’intérieur et l’extérieur doit atteindre 50 PA, l’équivalent d’ un vent de 32km/h.
■ Perméabilité à l’air:
■ La perméabilité à l’air d’un bâtiment se traduit par la sensibilité de la construction vis-à-vis des
écoulements d’air parasites provenant des défauts d’étanchéité de son enveloppe, ou en d’autres
termes, tous les défauts d’étanchéité non liés à un système de ventilation du bâtiment.
■ FIG1 Membrane étanche avec ses joints scotchés FIG 2 Une Arrivée transperçant la membrane perméable
■ Test de perméabilité à l’air et pose des menuiseries:
■ Lors de la réalisation de tests de perméabilité à l’air on remarque de manière quasi systématique des fuites
d’air au niveau des menuiseries même sur des projets neufs recherchant une excellente performance au
niveau de la perméabilité à l’air. Ceci n’est pas surprenant car le joint entre l’ossature et les menuiseries
est beaucoup plus important qu’avec une arrivée d’eau par exemple, et donc demande une expertise plus
forte au moment de la pose de la menuiserie. En effet, il convient de rester très vigilant au moment de la
pose des menuiseries puis par la suite de l’isolation autour. Heureusement, avec un test de perméabilité à
l’air on peut remarquer facilement si l’isolation a parfaitement été posé ou non.
■ Au fil du temps avec l’amélioration des techniques et la prise de conscience de l’enjeu lié
aux consommations énergétiques, les performances des habitats ont fortement évolué. Voici un résultat
moyen du test de perméabilité à l’air Q4 Pa-Surf effectué à différentes époques :
■ Chauffage
■ Eau chaude
■ Construction nouvelle: Ecoles (15396m2)
■ Surface de référence énergétique
■ Total: 15396m2
■ Ecoles: 15396m2
■ Concepteur-projeteur Kriesi Energie GmBH
LEED
■ Premièrement, chaque bâtiment est classé dans une des cinq catégories selon son utilisation :
LEED NC
nouvelles constructions ou Catégories des bâtiments LEED BE
rénovations majeures LEED bâtiments existants
■ chaque projet est évalué sur un total de 110 points, menant à l’obtention de différentes
certifications :
■ La certification s’établit ainsi grâce à des preuves de respect des critères primordiaux de
l’écologie et du développement durable. Cela passe également par une expertise qui doit
prouver et garantir que la santé des futurs occupants des locaux sera optimale (qualité de
l’air, de l’eau, ergonomie, etc.).
■ Etant donné l’essor considérable de la tendance à améliorer la qualité de travail et de vie des
employés au sein même de l’entreprise, la certification LEED est prise par les propriétaires de
locaux commerciaux.
■ La mise en application du label LEED a évolué durant ces dernières années. En effet, au
départ cette certification s’appliquait principalement aux bâtiments industriels et
institutionnels, aux bureaux et aux centres d’affaires. Depuis quelques années elle s’est
ouverte à la rénovation des bâtiments et à la construction de résidences d’habitation.
Critique
■ LEED Le label LEED ne tient pas compte des facteurs de l'environnement local, comme la
température extérieure moyenne.
■ Il se réfère par ailleurs à des standards américains (ASHRAE, ASTM, ANSI) ce qui limite son
adaptation à d'autres pays ne souhaitant pas se référer aux standards américains. Il s'agit
cependant du standard le plus largement utilisé à travers le monde.
Comparaison des labels
■ Les certifications HQE et BREEAM possèdent cinq niveaux d’exigence (pass, bon, très bon,
excellent et exceptionnel) quand LEED n’en possède que quatre (certified, silver, gold,
platinium)
■ Dans les trois cas il s’agit d’obtenir des points par différents critères définis.
➢ Concernant la certification BREEAM les critères sont basés sur le management, la santé et le
bien-être, l’énergie, le transport, l’eau, les matériaux, les déchets, l’environnement et
l’écologie, la pollution et l’innovation.
➢ La certification LEED, elle est basée sur l’aménagement écologique des sites, la gestion
efficace de l’eau, l’énergie et l’atmosphère, les matériaux et ressources, la qualité des
environnements intérieurs, la sensibilisation et la formation, l’innovation et les processus
de conception et enfin l’emplacement et les liaisons.
Comparaison des labels
➢ Pour finir, le label HQE est quant à lui soumis à 14 critères qui sont : la relation harmonieuse
des bâtiments avec leur environnement immédiat, le choix intégré des procédés et produits
de construction, un chantier à faibles nuisances, la gestion de l’énergie, la gestion de l’eau,
la gestion des déchets d’activités, l’entretien et la maintenance, le confort hygrothermique,
le confort acoustique, le confort visuel, le confort olfactif, les conditions sanitaires, la
qualité de l’air et enfin la qualité de l’eau.
■ Les points des différentes rubriques sont alors additionnés pour donner le niveau de
certification (plus il y a de points et plus le niveau de certification est important).
Comparaison des labels
Caractéristiques BREEAM LEED HQE
Transports * ** ***
Matériaux/équipements * *** **
Energie ** ** ***
Pilotage _ _ ***
Capitalisation * _ ***
Comparaison des labels
➢ Globalement, BREEAM et LEED vont valoriser d’avantage l’aspect environnement et
énergie tout autant qu’HQE. Mais ce dernier accorde également une importance au niveau du
respect de l’homme puisque le confort et la santé de la population sont au centre de
nombreux critères de certification (la qualité de l’air ou de l’espace, le confort thermique et
acoustique).
➢ En revanche LEED et HQE ont des exigences similaires concernant la gestion des déchets
de chantier, une performance énergétique minimale, des équipements hydro –économes ou
encore la mise en place de compteurs énergie que ne possède pas BREEAM. Cela fait de
celui-ci une certification moins exigeante que les autres. De plus pour BREEAM il n’est
demandé qu’une étude de faisabilité et deux rapports par des personnes qualifiées dans
l’équipe même du maitre d’œuvre ; la certification HQE demande une triple vérification
par des auditeurs externes.
Comparaison des labels
➢ Les immeubles construits peuvent posséder une ou plusieurs certifications, certaines étant
complémentaires et toutes étant reconnues à l’international.
➢ Ainsi le choix d’une ou plusieurs certifications par le maitre d’ouvrage est motivé par un
meilleur positionnement de l’immeuble sur le marché, très compétitif. La certification offre
alors un gage de qualité important ainsi qu’une possibilité d’obtenir le bail vert.
➢ Le Bail Vert est une assurance supplémentaire concernant l’impact météorologique qui, en cas
de grand froid imprévu, permet de palier au coût du chauffage .
■ La maison passive
■ Son nom vient de son concept original basé sur l’utilisation de l’apport de chaleur « passive
» du soleil comme chauffage et sur le renforcement de l’isolation (murs, fenêtres, sol, toiture,
absence de ponts thermiques, ventilation contrôlée etc.). C’est pour cette raison qu’elle est aussi
appelée « maison sans chauffage ».
■ Une maison passive consomme 90% d’énergie de chauffage en moins qu’une maison
classique et pour cause, elle n’a besoin que de 15 kWh/m²/an et ce quels que soient son mode
de construction et sa localisation géographique. Par ailleurs, selon la norme, l’énergie primaire
nécessaire à la maison (chauffage, ECS, électricité) ne doit pas dépasser les 120 kWh/m²/an.
Quelles différences entre les maisons passive, BBC, HQE,
rt 2012… ?
■ Evidemment, en construction, une maison passive est plus chère qu’une maison
traditionnelle : son coût peut être supérieur de 20%. Toutefois, les réductions significatives
des dépenses en énergie permettent sur le long terme de réaliser d’importantes économies.
■ maison passive n’est pas forcément synonyme de maison écologique ! En effet, le type de
matériaux utilisés importe peu du moment que le logement consomme peu. Or, il est important
de tenir compte de l’énergie consommée par la fabrication des matériaux, appelée «
énergie grise ». On ne peut pas non plus faire l’impasse sur l’impact polluant de certains
matériaux.
Quelles différences entre les maisons passive, BBC, HQE,
rt 2012… ?
■ Le Bâtiment Basse Consommation
■ Puisque la RT 2012 a remplacé la RT 2005 depuis le 1er janvier 2013, les 5 niveaux d’exigence
dont le label BBC ont disparu. D’autant plus que la RT 2012 impose comme standard
obligatoire une consommation de 50 kWh/m²/an pour tous les bâtiments.
Quelles différences entre les maisons passive, BBC, HQE,
rt 2012… ?
■ La maison RT 2012
■ La Réglementation Thermique 2012 (RT 2012) est une vraie avancée par rapport à la RT 2005 à
laquelle elle fait suite. Effectivement, quand la RT 2005 acceptait une consommation
énergétique de 250 kWh/m²/an, la RT 2012 impose un maximum de 50 kWh/m²/an, soit
cinq fois moins (l’équivalent du label BBC de la RT 2005) ! Depuis le 1er janvier 2013, elle est
obligatoire pour les projets individuels de construction neuve.
■ L’exigence d’efficacité énergétique minimale du bâti est définie par le coefficient « Bbiomax » :
besoins bioclimatiques du bâti. Ces besoins correspondent aux déperditions (pertes naturelles et
besoin des usagers) moins l’apport gratuit (chaleur humaine, du soleil, etc.). La RT 2012 impose de
réduire le besoin d’énergie des composants du bâtiment (éclairage, chauffage et
refroidissement) et d’optimiser l’énergie sans changer les moyens de production.
■ L’exigence est modulée en fonction de la surface du logement afin de ne pas pénaliser les
logements de petite surface. La RT 2012 valorise le recours aux les énergies renouvelables :
production d’eau chaude par thermodynamique ou panneaux solaires, chauffage au gaz pour
réduire les émissions de CO2, pompes à chaleur etc. Cela permet de réduire la facture
énergétique du bâti et la pollution.
■ Le confort en été:
■ Une maison à énergie positive est une maison qui produit plus d’énergie qu’elle n’en
consomme.
■ Elle est donc particulièrement bien isolée afin de diminuer la consommation d’énergie de
chauffage.
■ Elle est orientée de manière efficace pour profiter des apports du soleil en hiver.
■ Par exemple, elle a un chauffe-eau solaire pour la production d’eau chaude sanitaire. Par rapport
à la maison passive, elle possède en plus des équipements de production d’énergie tels que la
pompe à chaleur géothermique, les capteurs photovoltaïques ou encore les capteurs
solaires thermiques. L’excédent d’énergie produite peut être revendu aux bâtiments
voisins ou aux réseaux publics ou privés.