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Cours Dipole RL

Le chapitre 7 traite des dipôles RL, en particulier des bobines et de leur comportement dans un circuit électrique. Il explique la tension aux bornes d'une bobine, l'influence de la bobine sur le courant, et la réponse d'un dipôle RL à des échelons de tension. Des équations différentielles sont présentées pour modéliser l'établissement et la rupture du courant dans un dipôle RL.

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Cours Dipole RL

Le chapitre 7 traite des dipôles RL, en particulier des bobines et de leur comportement dans un circuit électrique. Il explique la tension aux bornes d'une bobine, l'influence de la bobine sur le courant, et la réponse d'un dipôle RL à des échelons de tension. Des équations différentielles sont présentées pour modéliser l'établissement et la rupture du courant dans un dipôle RL.

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Chapitre 7 : Dipôle RL

[Link]:
1. Définition :
Une bobine est un dipôle, constitué d’un enroulement de fil électrique, généralement en cuivre. Le fil est
recouvert d’une gaine ou d’un vernis isolant.
• Le symbole de la bobine est :

• La bobine est caractérisée par son inductance L, exprimé en Henry (H).


Remarque :
- Lorsque la résistance interne r ≃ 0 son symbole devient :
- l’inductance d’une bobine dépend de sa section S, de sa longueur L et de son nombre N de spires
ainsi que le milieu dans lequel elle se trouve.
2. Tension aux bornes d’une bobine :
La tension uL aux bornes d’une bobine d’inductance L et de résistance interne r parcourue par un courant
𝒅𝒊(𝒕)
électrique d’intensité i est donnée par la relation suivante: 𝑼𝑳 (𝒕) = 𝑳 + 𝒓𝒊 .
𝒅𝒕
- Lorsque la résistance interne de la bobine est négligeable r= 0 (bobine idéale), la tension entre ses bornes
𝐝𝐢(𝐭)
devient : 𝐔𝐋 (𝐭) = 𝐋 .
𝐝𝐭
𝐝𝐢(𝐭)
- Lorsque la bobine est parcourue par un courant d’intensité constante (régime permanent) , = 𝟎 et
𝐝𝐭
𝐔𝐋 (𝐭) = 𝐫 . 𝐢(𝐭) ;la bobine se comporte comme un conducteur ohmique de résistance r .
Remarque :
𝒅𝒊(𝒕)
- Si la variation de l’intensité du courant électrique est très rapide, c’est –à-dire le terme prend une
𝒅𝒕
valeur très grande (c’est le cas de l’ouverture d’un circuit comportant une bobine), alors on observe une
𝒅𝒊(𝒕)
surtension aux bornes de la bobine (car 𝑼𝑳 (𝒕) = 𝑳 + 𝒓𝒊 sera très élevée aussi).
𝒅𝒕
⇒ Pour éviter ce phénomène, il est nécessaire d’insérer une diode dans le circuit.
3. L’influence d’une bobine sur le courant dans un circuit électrique
On réalise le montage expérimental suivant dans lequel les deux lampes sont
identiques et la résistance de la bobine et celle du conducteur ohmique ont la
même valeur R=r.
- Lorsque on ferme l’interrupteur K on remarque que la lampe L2 s’allume avant
la lampe L1.
- Lorsqu’on ouvre l’interrupteur K on remarque que la lampe L2 s’éteint avant L1
Résultat : La bobine retarder l’établissement et l’annulation de courant
électrique, elle avait donc auparavant emmagasiné de l’énergie.
II.Réponse d’un dipôle RL à un échelon montant de tension (Etablissement du
courant) :
1. Définition :
Le dipôle RL est l’association en série d’un conducteur Ohmique de résistance R et
d’une bobine son inductance L et sa résistance interne r. La résistance totale du dipôle
𝑅𝑇 est : 𝑹𝑻 =R+r
2. Equation différentielle :
On considère le circuit ci-contre, comportant un dipôle RL, un
interrupteur et un générateur .Quand on ferme l’interrupteur K
à t=0, la tension aux bornes du dipôle RL prend instantanément
la valeur E (échelon montant de tension).
On appelle « réponse du circuit RL « à échelon de tension,
l’intensité i(t) du courant électrique qui traverse RL.

La loi d’additivité des tensions permet d’écrire :𝑼𝑹 + 𝑼𝑳 = 𝑬


1
(1)
𝒅𝒊
On a 𝑼𝑹 = 𝑹. 𝒊 et 𝑼𝑳 = 𝑳 + 𝒓𝒊
𝒅𝒕
𝒅𝒊
L’équation (1) devient : 𝑹. 𝒊 + 𝑳 𝒅𝒕 + 𝒓𝒊 = 𝑬
𝒅𝒊 𝑳 𝒅𝒊 𝑬
Soit 𝑳 + (𝑹 + 𝒓)𝒊 = 𝑬 Soit : +𝒊=
𝒅𝒕 (𝑹+𝒓) 𝒅𝒕 (𝑹+𝒓)
L’équation différentielle régissant la réponse i(t) à un échelon montant de tension s’écrit :
𝒅𝒊 𝑬 𝑳
𝜏. +𝒊= Avec : 𝜏= : constante du temps et 𝑹𝒕 = 𝑹 + 𝒓.
𝒅𝒕 (𝑹+𝒓) 𝑹𝒕
La solution générale de l’équation différentielle précédente est de la forme: 𝒊(𝒕) = 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 Où A, m
et B sont des constantes.
Détermination de m et B à partir de l’équation différentielle :
𝒅𝒊(𝒕)
Dérivons la fonction i(t) par rapport au temps: = −𝑨. 𝒎𝒆−𝒎𝒕
𝒅𝒕
En remplaçant dans l’équation différentielle :
𝑬 𝑬
−𝝉. 𝑨. 𝒎𝒆−𝒎𝒕 + 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 = 𝒅𝒐𝒏𝒄 (𝟏 − 𝝉. 𝒎)𝑨𝒆−𝒎𝒕 = −𝑩
(𝑹+𝒓) (𝑹+𝒓)
Pour que cette égalité soit vérifiée quel que soit t>0, il faut que :
−𝒕
𝟏 𝑹𝒕 𝑬 𝑬 𝑬
𝟏 − 𝝉. 𝒎 = 𝟎➔ 𝒎 = = Et −𝑩=𝟎➔ = 𝑩 Donc : 𝒊(𝒕) = 𝑨. 𝒆 𝝉 +
𝝉 𝑳 (𝑹+𝒓) (𝑹+𝒓) (𝑹+𝒓)
On détermine la constante A à l’aide des conditions initiales.
−𝟎 𝑬
𝑬
À t=0, i(t=0)=0 ➔ 𝒊(𝒕 = 𝟎) = 𝑨. 𝒆 𝝉 + = 𝟎➔ 𝑨 = −
(𝑹+𝒓) (𝑹+𝒓)
−𝒕
𝑬 𝑳
Finalement la solution de l’équation différentielle s’écrit : 𝒊(𝒕) = (𝟏 − 𝒆 𝝉 ) , avec : 𝜏=
𝑹𝒕 𝑹𝒕
3. Expression de la tension aux bornes de la bobine :
D’après la loi d’additivité des tensions : 𝑹. 𝒊(𝒕) + 𝑼𝑳 = 𝑬 donc :
−𝒕
𝑬
𝑼𝑳 = 𝑬 − 𝑹. 𝒊(𝒕) = 𝑬 − 𝑹. (𝟏 − 𝒆 𝝉 )
𝑹𝒕
En négligeant r devant R alors Rt=R, d’où :
−𝒕 −𝒕
𝑳
𝑼𝑳 = 𝑬 − 𝑬 (𝟏 − 𝒆 𝝉 ) = 𝑬. 𝒆 𝝉 Avec 𝜏= .
𝑹
−𝒕
𝑬
Et 𝑼𝑹 = 𝑹. 𝒊(𝒕) = 𝑹. (𝟏 − 𝒆 ) 𝝉
𝑹𝒕
−𝒕
En négligeant r devant R alors Rt=R, d’où : 𝑼𝑹 = 𝑬(𝟏 − 𝒆 𝝉 )
4. Constante de temps du dipôle RL :
𝑳
Analyse dimensionnelle de :
𝑹𝒕
𝒅𝒊
Pour une bobine idéale (r=0) on a : 𝑼𝑳 = 𝑳 donc [𝑳] =
𝒅𝒕
[𝑼].[𝒕]
[𝑰]
[𝑼]
Pour un conducteur ohmique : UR=R.i ➔ [𝑹] = [𝑰]
[𝑳] [𝑼].[𝒕] [𝑰] 𝑳
= [𝑰]
. [𝑼] = [𝒕] . 𝝉 = est appelé constante de
[𝑹] 𝑹𝒕
temps du dipôle RL. Il est homogène à une durée et
𝑳
s'exprime en seconde (s) : 𝝉 = avec : R en Ohm (Ω) ;
𝑹𝒕
L en Henry(H) et τ en seconde (s).
Méthodes de détermination graphique de 𝜏 :
❖ Première méthode :
−𝝉
𝑬 𝑬
𝒊(𝒕 = 𝝉) = (𝟏 − 𝒆 𝝉 ) = 𝟎. 𝟔𝟑
𝑹𝒕 𝑹𝒕
𝑬
𝜏 est donc l’abscisse du point de la courbe qui a pour ordonnée 0,63. .
𝑹𝒕
𝑬
❖ Deuxième méthode : La tangente de la courbe i(t) à t=0 coupe l'asymptote 𝒊(𝒕) = 𝑹 au point
𝒕
d’abscisse t =τ. 𝜏 est l’abscisse du point de rencontre de la tangente à t=0 de la courbe et
𝑬
l’asymptote 𝒊 = .
𝑹𝒕
III.Réponse d’un dipôle RL à un échelon descendant : Rupture du courant.
2
Lorsqu’on ouvre le circuit, la tension aux bornes du dipôle passe de la valeur E à la valeur 0. On
considère que la diode est idéale (Us=0V).
La loi d’additivité des tensions permet d’écrire :𝑼𝑹 + 𝑼𝑳 = 𝟎 (1)
𝒅𝒊
On a 𝑼𝑹 = 𝑹. 𝒊 et 𝑼𝑳 = 𝑳 + 𝒓𝒊
𝒅𝒕
𝒅𝒊
L’équation (1) devient : 𝑹. 𝒊 + 𝑳 𝒅𝒕 + 𝒓𝒊 = 𝟎
𝒅𝒊 𝑳 𝒅𝒊
Soit 𝑳 + (𝑹 + 𝒓)𝒊 = 𝟎 Soit : +𝒊=𝟎
𝒅𝒕 (𝑹+𝒓) 𝒅𝒕
L’équation différentielle vérifiée par l’intensité du courant i(t) pendant la
rupture du courant est :
𝒅𝒊 𝑳
𝝉. + 𝒊 = 𝟎 Avec : 𝜏=𝑹 : constante du temps et 𝑹𝒕 = 𝑹 + 𝒓.
𝒅𝒕 𝒕
La solution générale de l’équation différentielle précédente est de la forme: 𝒊(𝒕) = 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 Où A, m
et B sont des constantes.
Détermination de m et B à partir de l’équation différentielle :
𝒅𝒊(𝒕)
Dérivons la fonction i(t) par rapport au temps: = −𝑨. 𝒎𝒆−𝒎𝒕
𝒅𝒕
En remplaçant dans l’équation différentielle :
−𝝉. 𝑨. 𝒎𝒆−𝒎𝒕 + 𝑨. 𝒆−𝒎𝒕 + 𝑩 = 𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 (𝟏 − 𝝉. 𝒎)𝑨𝒆−𝒎𝒕 = −𝑩
Pour que cette égalité soit vérifiée quel que soit t>0, il faut que :
−𝒕
𝟏 𝑹
𝟏 − 𝝉. 𝒎 = 𝟎➔ 𝒎 = = 𝒕 Et 𝑩 = 𝟎 ➔ 𝟎 = 𝑩 Donc : 𝒊(𝒕) = 𝑨. 𝒆 𝝉
𝝉 𝑳
On détermine la constante A à l’aide des conditions initiales.
−𝟎 𝑬
𝑬 𝑬
À t=0, i(t=0)= ➔ 𝒊(𝒕 = 𝟎) = 𝑨. 𝒆 𝝉 = ➔𝑨=
𝑹𝒕 (𝑹+𝒓) (𝑹+𝒓)
−𝒕
𝑬 𝑳
Finalement la solution de l’équation différentielle s’écrit : 𝒊(𝒕) = 𝒆 𝝉 ) , avec : 𝜏=
𝑹𝒕 𝑹𝒕
Méthodes de détermination graphique de 𝜏 :
−𝝉
𝑬
❖ Première méthode : 𝒊(𝒕 = 𝝉) = 𝑹 . 𝒆 𝝉 = 𝟎. 𝟑𝟕𝑰𝟎 .alors 𝜏 est donc l’abscisse du point de la courbe qui a
𝒕
𝑬
pour ordonnée𝟎. 𝟑𝟕𝑰𝟎 . avec : 𝑰𝟎 =
𝑹𝒕
❖ Première méthode : La tangente de la courbe i(t) à t=0 coupe l'asymptote i=0 au point d’abscisse t =τ
➔𝜏 est l’abscisse du point de rencontre de la tangente à t=0 de la courbe et l’asymptote i=0.
➢ Plus 𝜏 est petite plus l’établissement ou la rupture du courant est rapide.
[Link] emmagasinée dans une bobine :

Expression de l’énergie électrique emmagasinée par un condensateur


𝒅𝒊
La puissance P électrique reçue par le condensateur est : 𝑷 = 𝒖𝑳. 𝒊 avec : 𝑼𝑳 = 𝑳 𝒅𝒕 + 𝒓𝒊

𝒅 𝟏
𝑷 = (𝑳 𝒅𝒕 + 𝒓𝒊) . 𝒊 = 𝑳. 𝒊. 𝒅𝒕 + 𝒓𝒊𝟐 = 𝒓𝒊𝟐 + 𝒅𝒕 (𝟐 𝑳. 𝒊𝟐 ) = 𝑷𝒕𝒉 + 𝑷𝒎 . 𝑷𝒎 cette puissance est la dérivée
𝒅𝒊 𝒅𝒊

par rapport au temps de l’énergie emmagasinée Em.

𝒅𝑬𝒎 𝒅 𝟏 𝟏
𝑷𝒎 = = ( 𝑳. 𝒊𝟐 ) soit : 𝑬𝒎 = 𝑳. 𝒊𝟐 + 𝒌
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝟐 𝟐
𝟏
à t=0, i(t=0)=0 𝒆𝒕 𝑬𝒎 (𝒕 = 𝟎) = 𝟎 alors k=0. D’où : 𝑬𝒎 = 𝑳. 𝒊𝟐
𝟐

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