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DEUXIEME ET TROISIEME PARTIE : PSYCHOLOGIE DE L’ENFANT ET
DE L’ADOLESCENT
L’étude psychologique de l’enfant et de l’adolescent est d’une importance
capitale pour les professionnels de l’éducation appelé à agir sur ces
derniers. L’éducation doit posséder les connaissances approfondies sur
les lois scientifiques relatives au développement de l’enfant et de
l’adolescent au plan psychomoteur intellectuel et socio-affectif.
OBJECTIFS DU COURS
1. OBJECTIF GENERAL
Ce cours a pour objectif :
- D’outiller les étudiant (es) des connaissances nécessaires pouvant
les aider à mieux comprendre le comportement des enfants et des
adolescents afin de faire face aux situations qu’ils rencontreraient
dans leur vie tant socio- familiale que professionnelle.
2. OBJECTIFS SPECIFIQUES
Au terme de ce cours, l’étudiant sera capable de :
- Définir les différents concepts relatifs à la psychologie du
développement ;
- Citer et décrire les différentes méthodes et courants de la
psychologie du développement de l’enfant et de l’adolescent ;
- Citer et expliquer les différentes phases du développement de
l’enfant et de l’adolescent et leurs caractéristiques.
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CHAPITRE PREMIER : LES GENERALITES
1.1. DEFINITION DES CONCEPTS
Avant de définir la psychologie du développement de l’enfant et de
l’adolescent, il s’avère indispensable d’élucider les concepts clés et
connexes qui la composent notamment :
- Psychologie
- Développement
- L’enfant
- Adolescent
1.1.1. PSYCHOLOGIE
La psychologie est une science dont l’objet a varié au cours de son
histoire. Longtemps confondue avec la métaphysique de l’âme, la
psychologie s’est ensuite définie comme la physiologie du psychisme
ou l’étude des faits de conscience. Cette définition a été bousculée
par le mouvement béhavioriste définissant la psychologie comme l’étude
du comportement.
De nos jours, la psychologie moderne se définit comme une science du
comportement objectivement observable, mesurable, palpable, mais
encore des influences subjectives et inconscientes incorporées dans la
personnalité du sujet réagissant.
Par comportement, on entend d’une part, la manière dont un sujet réagit
devant une situation donnée, et d’autre part une succession des réflexes
conditionnés, acquis au cours de la vie. Son objet concerne donc
l’organisme vivant inséré dans et en relation consciente et
inconsciente avec le monde psychique, et humain auquel il
s’adapte.
La psychologie est divisée en plusieurs disciplines dont les différentes
dénominations dépendent soient de l’objet d’étude, des méthodes, des
théories, soient des domaines d’interventions et des buts à atteindre.
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La psychologie générale dont le but est la découverte des lois
générale qui règlent le comportement, étudie la vie psychique
chez l’homme adulte normal.
La psychologie spéciale comprend une gamme des psychologies
chacune étudiant la vie psychique sous un de ses aspects seulement ou
chez une catégorie donnée d’individus ou dans un but pratiquement
déterminée. C’est dans ce contexte qu’a vu le jour « la psychologie du
développement humain : « enfant et adolescent » qui se propose
d’étudier le processus de transformation du psychisme de l’être
humain. Au cours de ces deux périodes de vie enfance et adolescence, il
faut signaler que, ce processus débute en principe dans le sein
maternel et se poursuit jusqu'à l’état de maturité.
1.1.2. DEVEPPEMENT
[Link]. DEFINITION
Le développement n’est pas un concept typiquement psychologique. Il
s’emploie dans beaucoup de domaines.
Au sens courant, « développement » désigne :
- L’action de déployer ce qui est roulé ou plié (développement du
cube) ;
- Le fait de croître, de s’épanouir, de devenir plus mûr etc.
(développement de l’enfant) ;
- Le fait de connaitre une expansion, un certain essor ou progrès (le
développement économique).
En psychologie, le terme développement est un concept majeur qui n’est
cependant pas défini de manière univoque.
Dans son acceptation la plus large, ce terme désigne la séquence
complète de changement systématique et de continuité marquant
l’ensemble du cours de la vie de l’individu de la conception au
décès.
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La notion de changements systématiques renvoie à l’idée que ceux-ci
s’ordonnent d’une manière telle que le précédent « influe » sur le suivant,
qu’ils présentent une certaine structure et ont une certaine durée.
- Dans un sens plus restreint, le terme développement ne fait
référence qu’à la vie embryonnaire, à l’enfance et à l’adolescence.
Dans ce cas « développement » est compris comme
« maturation » c'est-à-dire comme un processus de déploiement
progressif conduisant à la maturité
Ce sens restreint met l’accent sur :
a) L’ontogenèse : le développement vu comme génétiquement
programmé, préformé aboutissant nécessairement à un certain état
mature déterminé si les conditions sont favorables.
b) L’épigenèse : toute organisation progressive somatique ou
comportementale de l’individu qui est une construction dépendant à
la fois du programme génétique et des matériaux et informations
mis à sa disposition par l’environnement.
[Link]. LES FACTEEURS DU DEVELOPPEMENT
Le développement d’un individu est déterminé par deux facteurs
importants : l’hérédité et le milieu.
[Link].1. L’HEREDITE
Par hérédité on entend un mode de transmission des caractères normaux
ou pathologiques de parents à leur descendance. Ces caractères peuvent
être anatomiques, cytologiques ou psychologique. L’hérédité d’un individu
est obtenue par des gènes spécifiques groupés en chromosomes reçus de
chacun de parents au moment de la conception généralement l’hérédité
est considérée comme un facteur de ressemblance entre les individus
d’une même lignée.
SORTES D’HEREDITE
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a) Hérédité mendélienne ou physiologique
Au nom du moine autrichien (MENDEL) qui, en travaillant sur les pois
de senteur, établit les premières lois génétiques. C’est une
transmission des caractères purement anatomiques.
b) Hérédité des structures psychologiques
C’est celle qui transmet des dispositions mentales normales ou
morbides des parents à leurs enfants.
c) L’Hérédité terrain
Elle existe lorsque l’un des parents ou tous deux sont contaminés.
Exemple : lorsque les parents sont atteints de la syphilis, de la
blennorragie, du VIH/sida, la rougeole etc. ou les parents des alcoolique.
[Link].2. LE MILIIEU
Par « milieu », il faut entendre l’ensemble de ce avec quoi l’individu
est en relation, consciemment ou non, de la conception à sa mort.
SORTES DE MILIEU
- Milieu physique : étendue géographique
- Milieu social : êtres humains, culture…
- Milieu culturel : école, livres, radio internet etc.
1.1.3. L’ENFANT
Le terme ENFANT revêt un caractère polysémique selon le domaine
d’intervention.
Etymologiquement « enfant » vient du latin « infans » qui signifie celui
qui ne sait pas parler, le petit de l’homme qu’il faut apprendre un
comportement linguistique.
[Link]. L’ENFANT COMME PHENOMENE JURIDIQUE
Enfant : toute personne âgée de moins de dix-huit ans, Cette définition ne
fait pas la différence entre l’enfant et l’adolescent.
[Link]. L’ENFANT COMME PHENOMENE BIOLOGIQUE
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L’enfant est un phénomène biologique issu de différentiations cellulaires
qui mène progressivement à un organisme comprenant des trillions des
cellules différenciées en tissu organisés en une morphologie précise.
[Link]. L’ENFANT COMME PHENOMENE ANATOMIQUE
L’enfant est l’ensemble coordonné de membres des organes formant un
tout en voie de développement.
[Link]. L’ENFANT COMME PHENOMENE SOCIAL
L’enfant est un futur citoyen en pleine formation appelé à être en
interaction avec les autres. L’enfant renvoie socialement à la relation
filiation. On est enfant de ses parents. La relation de filiation s’explique en
termes possessifs : mon enfant, mes enfants…
[Link]. ENFANT COMME PHENOMENE MORAL
L’enfant est un être personnel auquel il faut donner par éducation sa
destinée humaine et son épanouissement social. LANGEVELD souligne que
l’enfant est par excellence un animal éducable.
[Link]. L’ENFANT COMME PHENOMENE PEDAGOGIQUE
La pédagogie traditionnelle définit l’enfant comme un adulte en miniature.
C'est-à-dire un modèle de l’adulte ou encore un adulte en devenir.
Les pédagogues modernes s’accordent pour reconnaitre que l’enfant
n’est pas un adulte en préparation ou en miniature, mais qu’il est
un être original, obéissant à des lois qui lui sont propres.
[Link]. L’ENFANT COMME PHENOMENE PHYSIOLOGIQUE
L’enfant est le produit de la fusion de deux cellules reproductrices
humaines.
[Link]. L’ENFANT COMME PHENOMENE PSYCHOLOGIQUE
L’enfant est un être en perpétuelle transformation physiologique et
psychologique. L’enfant se reconnait à ses manières d’être et d’agir bref à
ses comportements.
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[Link]. L’ENFANT DANS LA CONCEPTION AFRICAINE .L’enfant est la
richesse humaine qui consacre l’union entre deux clans (MT KNAPEN). II
est un personnage central attendu avec impatience et accueilli avec joie
([Link]).
1.1.4. L’ADOLESCENT
Du latin « adolescens » : croitre, grandir, différent de ‘’adultus’’ : qui a
cessé de croitre. De ce point de vue l’adolescent est un être humain qui
croit, qui grandit, que mûrit.
L’adolescent est un jeune (fille ou garçon) qui se situe dans la période
entre l’enfance et l’âge adulte, c'est-à-dire entre plus ou moins 12-13
jusqu’à 18-19 ans.
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CHAPITRE DEUXIEME : ETAPES DU DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT
2.1. LA VIE PRENATALE OU INTRA-UTERINE
La vie de l’enfant ne commence pas à la naissance. Mais à la
conception (270 ou 284 jours avant la naissance).
1. Phase germinale (1er mois)
Cette phase est caractérisée par une intense multiplication
cellulaire et la différenciation de tissus. Le germe atteint ½ cm à la fin du
premier mois. Le cœur commence à battre à partir de la 4 ème semaine.
2. Phase embryonnaire (2ème mois)
Le germe est appelé embryon à partir du 2 ème mois. Cette
phase correspond à l’ébauche de différents organes : système nerveux,
les yeux, le nez, les oreilles… l’embryon atteint 3 cm à la fin du deuxième
mois.
3. Phase fœtale (à partir du 3ème mois jusqu’à la naissance)
L’embryon est appelé fœtus à partir du 3ème mois, le fœtus
prend la forme humaine, la tête atteint un développement et une
dimension considérable. Le fœtus est un organisme distinct doté de ses
fonctions propres (système circulatoire, battement du cœur). A la
naissance, le fœtus atteint une moyenne de 50 cm avec un poids de 3 kg
500.
L’équipement psychique de la vie intra-utérine est d’ordre
sensoriel et moteur. Le fœtus répond par des mouvements globaux aux
stimulations internes liées à son développement au 3 ème mois et aux
stimulations externes au 6ème mois.
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Durant la vie prénatale, le germe, l’embryon et le fœtus ont
une existence intégralement parasitaire dépendant totalement de la mère.
1.1.1 LOIS DU DEVELOPPEMENT
Pendant cette période, le développement est soumis à deux
lois :
1°) La loi céphalo-caudale : ici le développement se concentre d’abord
à la tête (siège du système nerveux) puis il va de la tête aux membres
inférieurs.
2°) La loi proximo-distale : le développement va du tronc, puis aux
épaules, ensuite aux bras et les mains et se termine enfin aux doigts.
2.1.2. PSYCHOLOGIE ET L’HYGIENE MENTALE DE LA FEMME
GRAVIDE.
Pour qu’il ait un équilibre harmonieux, facteur important de
l’équilibre psychique entre la mère gravide et le fœtus, il faut éviter tout
comportement traumatisant. La mère a besoin d’un climat de
compréhension et d’entente de la part de son entourage.
Elle doit s’abstenir de toute sorte de drogue, des produits
toxiques et des rayons x pouvant porter atteinte à sa propre santé et à
celle de futur enfant.
L’attitude personnelle fondamentale de la femme enceinte vis-à-vis de la
maternité, influe indéniablement sur la future conscience de l’enfant et
pourrait entrainer les troubles de comportement durant les phases
critiques du développement.
2.2. LA NAISSANCE
La naissance représente elle – même un premier danger et un premier
choc. De passage des conditions de vie particulièrement adéquates dans
l’utérus maternelle à la vie, à l’air libre constitue, en lui –même un
traumatisme d’autant plus qu’il y a à l’accouchement des pressions, des
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tractions ou difficultés mécaniques, l’enroulement du cordon au tour du
cou, présentation par les sièges ou par les épaules provoquent des
accidents et des incidents.
La naissance s’accompagne d’une vague déferlante d’excitants extérieurs
qui s’abattent sur l’enfant (la ligature du cordon, le dépolissement brusque
des alvéoles, l’obstruction de la bouche par le méconium etc.)
2.2.1. LE CRI PRIMITIF
La première manifestation de l’enfant à la naissance est le cri. C’est la
première épreuve avec le monde extérieur. Selon BOWER, « le bébé qui
vient de naitre a juste quitté l’univers parfaitement stable et calme du
ventre maternel pour entrer dans le monde des conflits et des
contradictions. »
2.2.2. LES TROUBLES DUS A LA NAISSANCE
A. Chez l’enfant
L’anoxie : rareté d’oxygène dans le sang ;
Les hémopathies : maladies héréditaires ;
La mort provoquée par le travail d’accouchement
B. Chez la mère
- Les douleurs d’accouchement, l’anxiété ;
- La dépression post partum (psychose puerpérale empêchant la mère
de s’occuper de son enfant de gaieté de cœur ; et donc il faut une
consultation après l’accouchement.
- L’acceptation de l’enfant réel d’autant plus qu’il diffère de l’enfant
imaginaire (prématuré, enfant malformé, mongolien, albinos, enfant
n’ayant pas de traits paternels etc.)
2.3. L’ENFANCE
L’enfance est une période allant de la naissance à 12 ans, le début de la
période de l’adolescence. On la subdivise en sous période ci-après :
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2.3.1. LA PERIODE INFANTILE (0 A 1 AN)
La période de 0 à 1 an est celle au cours de laquelle s’opèrent des
transformations sur le plan postural, sensoriel et moteur.
a) Sur le plan postural
- Vers 3 mois, l’enfant s’acquiert « le tonus musculaire » et peut
maintenir sa tête bien droite. C’est le moment de sa position
couchée ou assise ;
- Vers 5ème mois : il se tient assis avec un léger soutien mais
l’attitude aphotique (dos arrondi) persiste encore. C’est vers 6 ème
mois qu’il tient désormais le dos droit mais le dos est encore penché
en avant ; il se tient en appui sur les membres supérieurs pour ne
pas tomber ;
- Vers 7ème mois : la station assises vraie et sans support est
possible. (vers le troisième trimestre)
- Vers 9 mois : l’enfant est capable de se tenir débout avec appui ;
- A 10 mois : il peut s’y mettre tout seul
- Enfin vers 11-12 mois ; il se tient débout seul sans appui et
même se baisser pour ramasser un objet. Il peut esquisser quelques
pas. Dès lors l’enfant acquiert la marche sur les seuls membres
inférieurs. La marche est digitigrade (les mouvements sont hésitants
et saccadés ; le pied s’élève beaucoup plus haut.
b) Sur le plan cognitif (intellectuel)
La première enfance est l’âge de premières découvertes :
- Découverte des mouvements : l’enfant s’agite et remue ses
membres avec plaisir évident. Cet exercice est nécessaire à tout son
développement musculaire, neuro-moteur ou mental. C’est pourquoi
on le laisse plus le bébé dans un maillot serré tout au long du jour.
En fait, il y a chez l’enfant la prédominance de la sensation et des
activités reflexes ;
- Découverte de son corps :
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La découverte de son mouvement propre et de tout ce qui bouge
amène à la découverte de son corps : l’enfant suce, tâte, palpe,
serre ;
Découverte de l’espace immédiat : il s’aperçoit des bruits que peut
produire sa bouche. C’est alors le « jeu lingual » qui répète
inlassablement les mêmes sons, les mêmes syllabes.
Notons que les premiers mots recouvriront un contenu, une
intention vers 12 mois.
Grâce au progrès de l’appréhension des objets, l’enfant se caractérise par
des réactions circulaires secondaires : après la découverte d’un son, un
bruit ou un geste quelconque l’enfant se met à répéter sans cesse
afin d’obtenir l’effet qu’il avait obtenu auparavant.
Selon Jean Piaget, c’est la période de l’accommodation visuelle : le
regard de l’enfant est dirigé vers des corps qui sont mobiles.
c) Sur le plan social et affectif
La vie du nouveau –né se traduit par une suite des sensations de bien-être
et de mal être. L’enfant s’identifie à sa mère et la mère à son
enfant. Dans cet état d’identification, le bébé constitue avec sa mère
tout un système de relation de nature communicative dans lequel les
attitudes, les mimiques, tiennent une grande place. Ainsi par exemple, si
le nourrisson voudrait soulager une tension créée par le froid ou par la
faim, il crie, pleure et hoquette. La mère entend ces cris, les interprètent
et y répond s’il s’agissait d’un appel. C’est la période de communication
infra-verbale et du dialogue-tonique selon SPITZ.
Cette relation interpersonnelle mère – enfant durant cette période couvre
une dimension particulière de la socialisation.
Le fait nouveau qui marque l’attrait visuel au visage humain c’est la
réaction de sourire : l’enfant sourit parce qu’il reconnait la forme ; il se
détourne de la perception intérieure à la perception extérieure. Le sourire
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social faut-il le remarquer, dénote chez l’enfant l’existence des
traces mnésiques (de la mémoire).
Vers 8 mois, l’enfant devient capable d’une discrimination entre les
personnes. En présence d’un inconnu, il peut manifester un
abaissement timide des yeux, que des pleurs et des cris, etc. Il peut se
cacher sous ses couvertures ou se cacher des yeux de sa main. Bref, il
s’agit de toute une gamme des réactions se traduisant par le refus de
contact avec toute personne étrangère que SPITZ a dénommé
« LANGOISSE DE 8 MOIS ». Il s’agit, selon cet auteur, de la déception de
l’enfant confronté avec une personne inconnue, dans laquelle il ne
retrouve pas sa mère dont il se sent privé.
La fonction discriminative montre que l’enfant a fixé son choix sur un
objet préférentiel à l’exception de tous les autres.
Vers 9 mois, s’éveille chez l’enfant la jalousie et la timidité.
2.3.2. LA PREMIERE ENFANCE (1 A 3 ANS)
1) Progrès de la motricité
Vers 12 et 14 mois, l’enfant est lancé dans la station débout. Sa
démarche est encore lente ; beaucoup plus lourde et sans ordre. C’est
vers 14 mois qu’il sait marcher. Vers 18 mois, la marche devient affirmée.
A 24 mois, l’enfant touche à tout, il trotte partout, tire la nappe chargée
de vaisselle, casse ses premiers vitres. C’est l’âge où l’on barricade
prudemment les escaliers, où l’on éloigne de sa main tous les objets
fragiles que l’on n’avait pas encore mis à l’abri, où on lui crie sur tous les
tons : « Ne cours pas, tu vas tomber !, tu vas te salir ! Attention, tu
pourrais te faire mal…..
La période est qualifiée d’âge par excellence de l’activité exploratrice qui
s’accompagne souvent de la manipulation des objets. C’est en fait l’âge
de l’exercice fonctionnel pour le développement de l’enfant. Le petit de 1
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à 3 ans cherche à découvrir le monde, (son milieu) on ne l’empêche, de
grâce, laissons-les faire pour son expérience.
1. Du point de vue intellectuel
A. L’apparition de la fonction symbolique ou sémiotique (selon Jean
PIAGET)
La fonction symbolique consiste à pouvoir se représenter quelque chose
(signifie quelconque : objet, événement) au moyen d’un signifiant
différentiel.
La fonction symbolique implique l’évocation représentative d’un objet ou
d’un événement absent. Elle se présente sous deux formes ci-dessous :
a) Imitation différée
Imiter c’est produire un modèle. L’imitation différée se fait à l’absence
d’un modèle. Entre 18 et 24 mois, l’enfant a déjà atteint la maitrise de
l’imitation. Il peut dès lors pratiquer le faire-semblant c'est-à-dire
l’imitation change en activité représentative. L’enfant a déjà intériorisé le
modèle à imiter pour tenter ensuite de l’extérioriser.
b) Jeu symbolique ou de fiction
Le jeu symbolique c’est aussi le jeu de faire- semblant. Avec le jeu
symbolique, le passage de la représentation en acte à la représentation
pensée est nettement renforcé.
Exemple : Un enfant jouant au chauffeur, jouant à la maman, à la mort.
B. L’apparition du langage
L’émission du langage chez l’enfant se manifeste à la naissance par le cri.
Le vrai langage pour exprimer la pensée chez le nourrisson n’existe pas.
L’enfant s’exprime par des sons, cris, pleurs, etc. Ce n’est que peu à peu
avec la maturation physiologie et sociale que l’enfant parviendra à
maitriser le langage. A propos de la compréhension, celle-ci précède
toujours l’expression : l’enfant réagit aux bruits, sons et paroles.
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EVOLUTION DU LANGAGE
Première période : période de phonation
La période de phonation est celle des sons, des babillages et de mot-
phrase.
Vers 2 à 3 mois, l’enfant émet des sons gutturaux « averere », aaaa… il
babille. Vers 8 à 10 mois s’éveille la « lallation » chez l’enfant (il répète
inlassablement certains sons émis au hasard, sons qui le frappent
d’avantage : làla, lale.
Enfin, vers 12 mois, vient l’émission du premier mot, appelé le mot-phrase
sans en avoir la structure, ex : Papa,… qui peut signifier papa, donnez-moi
à manger, papa portez-moi etc.
Le mot-phrase est un mot intentionnel : il exprime ici une situation
affective, un désir.
2. Sur le plan affectif
La première enfance est l’âge de l’indépendance : l’enfant développe
l’instinct de propriété ; il voit des choses et les personnes comme les
objets susceptibles de satisfaire ses besoins. C’est la première étape
vers l’autonomie et aussi celle de la première crise d’opposition.
3. Sur le plan social
A 2 ans déjà, la vie sociale se caractérise par ce qu’on appelle les yeux
parallèles : les enfants forment un groupe, jouent séparément chacun
dans un coin, avec presque les mêmes genres de matériels mais chacun
parlant pour soi. C’est le monologue collectif. La conversation se limite
bien souvent à une répétition de prénom de l’autre, à des cris soit pour
attirer l’attention d’autrui sur sa propre activité, soit pour se plaindre ou
encore pour empêcher les autres à toucher à ses propres objets.
2.3.3. LA SECONDE ENFANCE (3 A 6, 7 ANS)
1. Du point de vue affectif
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L’enfant de cette période est dominé par la crise d’opposition ou de la
connaissance de progrès des attitudes de soi : il devient difficile ; il se met
à désobéir, à prendre d’exactitude de contraction contre l’adulte pour
satisfaire ses propres intérêts. C’est l’âge de l’acquisition du non chez
l’enfant contre l’adulte. Ce comportement de l’enfant constitue pour lui la
première épreuve de force. Son « moi » s’affirme dans l’opposition
vigoureuse à celui d’autrui. Il parle maintenant de lui en disant « je »et
surtout « moi », « moi je », « moi aussi ».
1. Sur le plan intellectuel
La pensée de l’enfant de 3 à 7 ans est totalement pré-conceptuelle,
égocentrique ou infra-logique.
a) Pensée pré-conceptuelle
- L’enfant de cet âge n’est pas capable de regrouper, de classer les
éléments ayant des caractéristiques communes, il est incapable de
manipuler, de classer faute de comprendre le rapport des sous-
classes, c'est-à-dire incapable de comparer les différents éléments
d’un ensemble. Sa perception du monde est globale.
- Le développement mental de l’enfant est lié à son activité motrice ;
il devient curieux conformément à ses intérêts concrets ;
- L’enfant de 5 à 8 ans reste marqué par le goût du rêve et des
belles histoires, il est riche d’imagination qui est l’apparent
mensonge de beaucoup d’enfants de cet âge Il ne s’agit pas là d’un
mensonge au vrai sens du mot l’imagination de l’enfant n’est pas
encore contrôlée c'est-à-dire crédible par le sens critique ;
- La pensée de cet âge est dénouée d’objectivité pour 2 raisons ;
a)L’enfant ne sait pas précisément distinguer le vrai et le
faux
b) Il est extrêmement subjectif : il donne à toutes les choses
les couleurs de ses désirs, de ses idées.
On distingue 3 sortes de mensonge chez l’enfant de cet âge :
Le mensonge d’imagination,
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Le mensonge de mis à l’abri, provoqué par la peur des punitions des
adultes ;
Le mensonge-pour-tromper
NB : Le remède à ses sortes d’entorses à la vérité n’est jamais dans une
punition, mais dans l’attitude de l’adulte qui aidera l’enfant à faire suivre
toujours ses affirmations d’un jugement tel que : « c’est vrai, ou : ce n’est
pas vrai » et l’aider à contrôler la vérité de ses dires devant les faits eux-
mêmes.
C’est le 2ème âge de pourquoi : l’enfant harcèle sans répit son
entourage à propos de tout et de rien ;
L’égocentrisme :
Il s’agit d’une disposition intellectuelle qui considère tout, choses et gens
en fonction de soi-même, c’est en sentiment très aigu de la propriété qui
pousse l’enfant à ramener tout à lui-même. Ex : c’est ma maman.
L’enfant pense que le milieu est uniquement fait pour lui. L’égocentrisme
imprègne toute la mentalité de l’enfant ; il est la source de nombreuses
manifestations enfantines qui paraissent bizarres à tous les adultes telles
que :
1. L’animisme : l’enfant considère comme vivant et conscient tous les
autres qui l’entourent (soleil, l’une, eau, maison) ; il persiste même à
penser que tous les corps en mouvement sont conscients.
L’animisme est donc une disposition mentale d’attribuer aux choses
inanimées la vie, une causalité interne.
2. L’artificialisme : c’est la croyance selon laquelle l’enfant attribue à
tout être, tout objet une origine artisanale de forme humaine. Ex :
c’est l’homme très grand et puissant qui pousse le soleil en avant,
qui souffle le vent etc.
3. Le finalisme : l’enfant pense que tout objet est « fait pour usage
humain » a un rôle à jouer dans notre vie. Ex : « le soleil, c’est pour
nous éclairer, « la rivière c’est pour attraper les poissons ».
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Notons que la pensée égocentrique en tant que tendance spontanée de
ramener tout en soi-même, son aspect intellectuel le plus caractéristique
est l’irréversibilité : l’enfant n’est pas encore capable de conserver la
permanence de formes même quand ces transformations ont eu lieu en sa
présence ou sont effectuées par lui-même.
Construction de la notion du temps
Développement des moyens d’échange sociaux : l’apprentissage de
la lecture (5 ans ½, 6 ans, 7 ans) ;
Développement social se caractérise par l’altruisme : l’enfant
désire d’entrer dans la pensée des autres pour les comprendre et
coopérer avec eux. C’est l’âge de la collectivité ;
Le sens moral est lié surtout au souvenir des corrections sévères et
à la crainte de la fessée ; son éducation revient à un dressage ;
Crise de 7 ans :
a) Second pas vers l’autonomie
b) Période de croissance rapide
c) Crise d’adaptation à son nouveau milieu, école.
La pensée intuitive : l’enfant ne peut penser que ce qu’il perçoit, il
ne pense qu’aux données perceptibles ; il agit en présence du
concret.
2.3.4. LA TROISIEME ENFANCE (6,7 A 12 ANS)
L’enfant de cet âge se caractérise par une stabilité générale. Néanmoins, il
éprouve une crise essentiellement psycho-sociale, celle d’adaptation à son
nouveau milieu, le milieu scolaire.
A. Sur le plan psychomoteur
Le rythme de croissance physique qui fut rapide durant les années
antérieures ralentit chez l’enfant de 6 à 12 ans.
B. Sur le plan intellectuel
La stabilité de cette période permet un progrès considérable de l’enfant
sur le plan de l’intelligence. Les années de 8 à 12 ans sont dominées par
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la régression presque totale de l’égocentrisme. Les intérêts deviennent
objectifs : l’enfant s’oriente vers la prise de possession effective du milieu.
Il s’attache aux choses par elles-mêmes, par curiosité intellectuelle. C’est
la période de collection de jeu de construction intelligence et de
destruction mécanique.
La période de 7 à 10 ans est ainsi pour l’enfant celle des opérations
concrètes. L’activité cognitive de l’enfant devient réversible (l’enfant peut
admettre l’équivalence, la conservabilité des quantités. C’est donc l’âge
de classifications (collections des objets) et de sériation (le groupement
des objets selon leurs critères communs) qui conduisent à l’acquisition de
la notion du nombre entier. La 3 ème enfance reste l’âge de la pensée
logique concrète et du réveil des fonctions de la pensée abstraite (la
logique du récit s’affirme, du sens critiques (régression de l’imagination).
La notion du temps se précise ainsi que celle de la vitesse.
C) Du point de vue sociale : premiers pas dans la vie sociale
Vers 7 ans, il existe chez les enfants une véritable découverte
des autres enfants et du milieu social : il faut en fait l’apprentissage de la
sociabilité dans les groupes. Les divers rapports sociaux et la
connaissance des autres se feront en premier lieu dans le jeu. L’enfant
devient un être coopératif et noue des relations plus durables et plus
électives à l’intérieur du groupe et se développe chez lui un sentiment fort
d’appartenance au groupe. Sa coopération acquiert sa signification dans la
camaraderie, dans le fair-play et dans la solidarité. Les jeux revêtent un
caractère compétitif : l’enfant développe un désir actif de se mesurer avec
le partenaire et l’emporter sur lui.
L’âge de 6 à 9 ans est une période de premières bandes ; pas de
chef pour les enfants. C’est 10, 11, 12 ans qui constitue le meilleur âge de
bandes qui comportent en général un meneur véritablement doué des
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qualités de chef. On organise les mauvais coups ou la lutte épique contre
la bande rivale (instinct de lutte et de combat).
L’une de découvertes sociales de cet âge est celle de la règle qui
est une loi imposée par l’adulte.
Entre 10 et 12 ans, s’éveille la volonté d’inhibition vis-à-vis du
flot de vie. De 8-9 ans (indiscrétion, bavardage, impolitesse, etc. Il faut
noter que la volonté inhibitrice ne sera efficace qu’à la fin de l’adolescence
(vers 18 ans lorsque le jeune sera capable de dominer ses instincts ou ses
impulsions).
En effet, il y a bien lieu d’y veiller, car c’est nécessaire pour
arrêter des impulsions folles de l’âge suivant
d. Du point de vue affectif et du sens moral
On assiste à une éclipse partielle de l’affectivité comme de
l’imagination, due à la froideur du milieu de scolaire et à l’équilibre relatif
de l’enfant de cet âge.
Crise de 12 ans : 3ème pas vers l’autonomie
La période de la puberté (12 à 13 ans) constitue surtout une 3 ème
crise d’opposition et d’émancipation sociale.
L’enfant accepte d’être tenu en laisse, à toute éventualité de
l’autonomie, des responsabilités si nous ne voulons pas avoir vers 15ans
ou 19ans, une explosion soudaine d’autant plus violente et d’autant plus
d’autant hostile qu’un amour maternel mal compris l’aira enjuponné.
Tout au long de cette crise d’opposition et suivant la violence
même de ses recrudescences et de ses accalmies, les conflits sociaux
feront apparaître chez lui les complexes d’infériorité. L’adolescence est le
dernier délai pour l’enfant se libère de ces complexes, il faut donc mettre
tout en œuvre afin qu’il soit délivré.
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TROISIEME PARTIE : L’ETUDE DE L’ADOLESCENCE
L’adolescence est une période qui s’étend de 12 à 18 ans, parfois
elle arrive jusqu’à 20 ans ou plus, cela dépend des milieux et des pays.
3.1. PHASES DE L’ADOLESCENCE
3.1.1. La puberté ou la préadolescence (12 à 14 voire 15 ans)
Il ne faut pas confondre la puberté et les poils de puberté. La puberté est
la phase au cours de laquelle s’opèrent des modifications physiques
accompagnées des troubles affectifs et caractériels, l’évolution sur le plan
physique est le grand bouleversement de cette période. L’aspect change
de plus en plus ; il y a croissance en hauteur et en largeur.
On assiste à un allongement osseux, dès 12 ans ½ et parfois plus tard, à
14-15 ans, la croissance en taille est très rapide, les muscles suivent cet
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allongement, l’élargissement du thorax, le cœur se développe, le crâne
augmente, la face et le bassin se développent aussi fort à la puberté. On
note aussi la maturation des organes sexuels, à partir de 14 à 15 ans,
l’extension du système pileux et la mue de voix. Sur le plan sexuel, c’est
pendant cette période que tout prend le définitif de l’homme et de la
femme.
[Link]. Fondement de la personnalité de l’adolescence pubère
La préadolescence constitue la phase de la recherche de sa propre
personnalité. L’adolescent veut se découvrir lui-même ; il s’interroge sur
soi (narcissisme), il veut être libre, autonome. Il s’intéresse à ses états
d’âge, à sa propre personne morale et à son corps. Il est donc à la
recherche de l’originalité d’où la crise d’originalité). Il y a également chez
lui l’excentricité c'est-à-dire adoption des attitudes de parade; il désire
attirer l’attention sur lui : fantaisies de coiffures, des vêtements, des
gestes ou des paroles : argots, mots de passe, etc.
L’adolescent est inadapté sur tous les plans physiques, mentaux et
sociaux.
e. Sur le plan physique : l’aspect change de plus en plus et celui de
l’adulte se modèle.
f. Sur le plan de la personnalité : il y a affirmation du moi plus réfléchi.
L’adolescent garde encore son comportement héroïque
g. Sur le plan affectif : il y a progrès décisif dans la maîtrise de soi,
l’estime de ses égaux comme soi-même et la fixation des
sentiments amoureux.
h. Sur le plan social : l’adolescent se caractérise par un esprit de club
ou d’appartenance au groupe; il présente également des ambitions
professionnelles.
i. Sur le plan intellectuel
L’évolution de la puissance intellectuelle est considérable entre
12 et 17 ans : le goût de l’observation réfléchie, de la lecture
intelligence et de l’étude.
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L’adolescence est la période de mise en place des derniers outils
intellectuels (logique, compréhension des rapports abstraits …).
L’enfant de cet âge devient non seulement capable de
l’introspection et pénètre volontairement le psychique des
autres, mais aussi d’un goût marqué par l’invention mécanique
et littéraire. Ex : l’enfant dessine sur papier les plans des
maisons et peut élaborer un poème.
C’est encore la période où s’épanouie l’imagination créatrice
(par exemple la volonté de créer du nouveau, besoin de
s’affirmer dans l’originalité), les recherches expérimentales, la
grande socialisation de la pensée (goût de discussion, des
échanges, d’opinions, …).
En fait, c’est le moment où l’intérêt intellectuel s’élargit.
3.1.3. EDUCATION DES ADOLESCENTS
Sur le plan physique, il faut éviter tout excès de fatigue, toute tension
nerveuse prolongée ; organiser un temps d’étude et de divertissement,
prescrire un repos suffisant et assurer une nourriture riche et équilibrée.
NB. Pendant la période sensori-motrice, on assiste à une décentration
progressive et une organisation de l’action, partir « concepts pratique ».
3 2. LE STADE PRE-ORATOIRE ou PRECONCEPTUEL OU LA
SYMBOLIQUE
Elle est caractérisée par l’apparition de la fonction symbolique (2 à 4ans)
c'est-à-dire de la possibilité de la représentation, du langage, de limitation
d’un modèle absent. De 4 à 6 ans :
Apparition de la pensée intuitive qui annonce la pensée opératoire
conduisant à un début de logique
3. LE STADE DES OPERATIONS CONCRETES (7- 8ans-11-12
ans)
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- Acquisition de la notion de conservation (réversibilité portant sur le
modèle concret)
- Sériation ou classification selon des différences ordonnées
- Effectuer des opérations mathématiques.
4°) LE STADE DES OPERATIONS FORMELLES (à partir de 12-13ans)
Il est caractérisé par la possibilité d’un raisonnement hypothético –
déductif. C'est-à-dire la capacité de raisonner sur des énoncés abstraits.
Sur le plan moral, laisser aux adolescents l’occasion de s’affirmer cultivez
chez-eux le sens de l’autonomie et de responsabilité. Devant instabilité,
garder l’inébranlable égalité d’humeur et encourager leurs moindres
efforts.
CONCLUSION
La psychologie de développement de l’enfant et de
l’adolescent explique la genèse de l’enfant depuis sa
conception jusqu’à l’âge de raison c’est-à-dire
l’adolescence, l’adulte, et la vieillesse. L’enfant est normal
à l’état où il se trouve.
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