Expose Rse
Expose Rse
Union-Discipline-Travail
EXPOSANTS ENSEIGNANT
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 4
CONCLUSION ........................................................................................................................ 25
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 26
WEBOGRAPHIE ..................................................................................................................... 27
1
LISTE DES TABLEAUX
2
LISTE DES IMAGES
3
INTRODUCTION
L’accès à l’eau potable constitue aujourd’hui l’un des enjeux les plus critiques pour le
développement humain et social, et il demeure particulièrement problématique en milieu rural,
où les infrastructures sont souvent insuffisantes et où la gestion durable des ressources reste un
défi permanent. Selon l’Organisation des Nations Unies, environ 2,2 milliards de personnes
dans le monde n’ont pas accès à une eau potable sûre, chiffre qui illustre non seulement
l’ampleur de la crise mondiale de l’eau mais également les conséquences sanitaires,
économiques et sociales majeures pour les populations concernées. L’eau, ressource
indispensable à la vie humaine et à la survie des écosystèmes, est soumise à une pression
croissante due à la croissance démographique, aux changements climatiques, à l’augmentation
de la consommation domestique et industrielle et à l’insuffisance des infrastructures locales, ce
qui accentue la vulnérabilité des populations rurales. Dans ce contexte, la Responsabilité
Sociétale des Entreprises, ou RSE, apparaît comme un cadre stratégique permettant aux
organisations d’intégrer volontairement des considérations sociales, environnementales,
éthiques et économiques dans leurs pratiques, afin de répondre aux attentes des parties
prenantes tout en contribuant au développement durable. La RSE ne se limite pas à la simple
philanthropie ou au respect des obligations légales, mais constitue un levier par lequel les
entreprises peuvent agir concrètement pour améliorer l’accès à l’eau potable, mobiliser leurs
ressources et compétences, développer des solutions innovantes et renforcer la gouvernance
locale des infrastructures hydriques. La question centrale qui se pose est donc de savoir dans
quelle mesure la RSE peut constituer un levier efficace pour améliorer durablement l’accès à
l’eau potable en milieu rural, en tenant compte des contraintes environnementales, sociales et
économiques propres à ces territoires, et en impliquant de manière stratégique l’ensemble des
acteurs concernés.
4
I. FONDEMENTS THEORIQUES ET CADRE CONCEPTUEL
L’accès à l’eau potable en milieu rural constitue un enjeu majeur de développement humain,
sanitaire et économique ; dans ce contexte, la Responsabilité Sociétale des Entreprises apparaît
comme un levier stratégique permettant d’impliquer le secteur privé dans la recherche de
solutions durables.
Cette idée germinale va progressivement s’enrichir au fil des décennies. Dans les années 1960-
1970, les débats s’intensifient avec les mouvements écologistes, les crises pétrolières et les
scandales sociaux. Les concepts de stakeholder theory (Freeman2, 1984) et de légitimité sociale
de l’entreprise viennent compléter la réflexion initiale de Bowen. Dans les années 1990, le
1
Howard R. Bowen : économiste américain, souvent considéré comme le père fondateur de la Responsabilité
Sociale de l’Entreprise. Dans Social Responsibilities of the Businessman (1953), il affirme que les dirigeants
doivent aligner leurs décisions sur les valeurs et les attentes de la société, posant ainsi les bases conceptuelles
modernes de la RSE.
2
R. Edward Freeman : philosophe et spécialiste en management stratégique, auteur de Strategic Management:
A Stakeholder Approach (1984). Il développe la théorie des parties prenantes, selon laquelle l’entreprise doit créer
de la valeur pour l’ensemble des acteurs concernés par son activité (salariés, clients, communautés locales,
investisseurs), et non uniquement pour les actionnaires.
5
concept de développement durable, popularisé par le Rapport Brundtland 3(1987), devient
central et influence fortement la RSE.
Un des apports conceptuels les plus structurants de la RSE contemporaine est le principe du
triple bottom line (ou triple bilan), popularisé par John Elkington 4en 1994. Celui-ci propose de
mesurer la performance d’une organisation non plus uniquement sur le plan financier (Profit),
mais aussi sur les dimensions sociale (People) et environnementale (Planet). Ce triptyque –
souvent résumé par les « 3P » – constitue les trois piliers fondamentaux de la RSE et du
développement durable :
3
Rapport Brundtland : publié en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement
des Nations Unies, il définit le développement durable comme « un développement qui répond aux besoins du
présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », concept fondateur des
politiques environnementales contemporaines.
4
John Elkington : entrepreneur et consultant britannique, initiateur du concept de Triple Bottom Line (1994). Il
propose d’évaluer la performance d’une entreprise selon trois dimensions complémentaires : économique (profit),
sociale (people) et environnementale (planet).
6
Ce cadre permet d’opérationnaliser la RSE en équilibrant ces trois dimensions, évitant ainsi une
vision unilatérale (par exemple purement écologique ou exclusivement sociale).
1.3. Instruments de régulation : Pacte mondial de l’ONU, ODD n°6 (eau propre et
assainissement)
La RSE s’inscrit également dans un ensemble d’instruments internationaux de soft law (droit
souple) qui encouragent plutôt qu’ils n’imposent. Parmi les plus influents figure le Pacte
mondial des Nations Unies (Global Compact), lancé en 2000 par Kofi Annan5. Ce pacte invite
les entreprises signataires à adhérer et promouvoir dix principes universels relatifs aux droits
de l’homme, aux normes du travail, à l’environnement et à la lutte contre la corruption. Il
constitue l’un des premiers cadres mondiaux volontaires massivement adoptés (plus de 20 000
signataires en 2025).
En 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies adopte l’Agenda 2030 et ses 17 Objectifs de
Développement Durable (ODD), qui renforcent considérablement le cadre normatif de la RSE.
Les entreprises sont explicitement appelées à contribuer à ces objectifs. Parmi eux, l’ODD n°6
« Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des
ressources en eau » illustre parfaitement l’intersection entre enjeux environnementaux, sociaux
et de gouvernance. Il cible notamment :
De nombreuses entreprises intègrent désormais l’ODD 6 dans leur stratégie RSE (gestion
responsable de l’eau dans les opérations, réduction de la consommation, projets
communautaires d’accès à l’eau), contribuant ainsi à la fois à leur performance sociétale et à la
réalisation des engagements mondiaux.
En somme, de l’ouvrage visionnaire de Bowen en 1953 à la norme ISO 26000 et aux ODD, la
RSE a connu une trajectoire remarquable : d’une interrogation éthique marginale à un cadre
normatif globalisé, structuré autour du triple bottom line et soutenu par des instruments
5
Kofi Annan : ancien Secrétaire général des Nations Unies, lance en 2000 le Pacte mondial (Global Compact),
invitant les entreprises à respecter dix principes universels relatifs aux droits humains, au travail, à l’environnement
et à la lutte contre la corruption.
7
internationaux comme le Pacte mondial et l’Agenda 2030. Ce parcours témoigne d’une
évolution profonde du contrat social implicite entre l’entreprise et la société.
L'accès à l'eau potable en milieu rural n'est pas seulement une question d'infrastructure ; c'est le
socle même du développement humain. Si les zones urbaines progressent, les campagnes restent
souvent les "oubliées" des politiques publiques.
Malgré les objectifs internationaux (ODD 6), la fracture hydraulique reste une réalité brutale.
Le manque d'eau ne se limite pas à la soif ; il paralyse l'économie et la santé d'une communauté.
8
2.3. Rôle de l'État : Entre intentions et limites
Historiquement, l'État est le garant du service public, mais son action en milieu rural se heurte
à des obstacles structurels.
L’engagement des entreprises en faveur de l’accès à l’eau potable en milieu rural ne relève pas
uniquement d’une logique philanthropique ; il s’inscrit dans une dynamique stratégique où se
combinent pressions externes, gestion des risques réputationnels et recherche de création de
valeur durable.
Selon la théorie de Freeman (1984), l'entreprise doit satisfaire les attentes de toutes ses parties
prenantes, pas seulement ses actionnaires. Dans le contexte de l'eau potable rurale, trois types
d'acteurs exercent une pression croissante. Les ONG (WaterAid, Solidarités International)
dénoncent publiquement les entreprises défaillantes par des campagnes médiatiques et
du naming and shaming les campagnes contre Nestlé sur l'exploitation des ressources en eau en
sont un exemple frappant. Les investisseurs ESG, ensuite, pèsent de plus en plus lourd : les
actifs gérés selon des critères ESG dépassent 35 000 milliards de dollars (GSIA, 2022), et une
entreprise qui ignore l'enjeu de l'eau voit sa notation se dégrader et son coût du capital
augmenter. Enfin, les consommateurs eux-mêmes deviennent exigeants : selon Nielsen, 66 %
des consommateurs mondiaux sont prêts à payer plus pour des produits d'entreprises
responsables, un chiffre qui atteint 73 % chez les millennials. Face à cette triple pression, l'accès
9
à l'eau potable en milieu rural devient un sujet incontournable pour toute entreprise soucieuse
de sa pérennité.
La licence sociale d'exploitation (Social License to Operate) désigne l'acceptation tacite des
activités d'une entreprise par les communautés locales. Une entreprise qui contribue à l'accès à
l'eau potable obtient un niveau élevé d'acceptation et évite les conflits sociaux blocages,
sabotages, retards qui peuvent paralyser ses opérations. À l'inverse, un incident lié à l'eau peut
provoquer une crise réputationnelle majeure : Coca-Cola en Inde (Plachimada, 2003) a vu son
usine fermée après des accusations de surexploitation des nappes phréatiques, ce qui a
durablement terni l'image du groupe et l'a poussé à lancer des programmes de restitution d'eau.
La réputation étant un actif immatériel pouvant représenter jusqu'à 60 à 80 % de la valeur de
marché d'une entreprise selon les travaux de Charles Fombrun (1996), investir dans l'eau
potable rurale apparaît comme une véritable stratégie d'assurance réputationnelle.
Porter 6et Kramer 7montrent que les entreprises peuvent générer de la valeur économique tout
en répondant aux besoins sociétaux, à travers trois voies. D'abord, la création de nouveaux
produits et marchés : des entreprises comme Grundfos (pompes solaires), LifeStraw (filtres à
faible coût) ou Safe Water Network (kiosques à eau) développent des solutions adaptées aux
populations rurales tout en générant des revenus. Ensuite, l'amélioration de la productivité dans
la chaîne de valeur : un agriculteur qui a accès à l'eau potable est en meilleure santé et plus
productif, ce qui sécurise l'approvisionnement Danone investit ainsi dans l'eau potable là où se
trouvent ses producteurs laitiers via le Livelihoods Fund. Enfin, le développement local : l'eau
potable libère du temps (fin de la corvée d'eau pour les femmes), permet la création d'activités
économiques et réduit les dépenses de santé des ménages. La RSE devient ainsi non plus un
coût mais un avantage concurrentiel différenciant.
6
Michael E. Porter : professeur à la Harvard Business School, figure majeure de la stratégie d’entreprise. Avec
Mark Kramer, il introduit en 2011 le concept de « création de valeur partagée », soutenant que les entreprises
peuvent générer un avantage concurrentiel en répondant simultanément aux besoins économiques et sociaux.
7
Mark R. Kramer : cofondateur de FSG et co-auteur avec Porter de l’article « Creating Shared Value » (2011).
Il défend l’idée que les entreprises doivent intégrer les enjeux sociétaux au cœur de leur modèle économique plutôt
que de les traiter comme des actions périphériques de philanthropie.
10
II. MECANISMES D'ACTION DES ENTREPRISES
Face aux défis liés à l’accès à l’eau potable en milieu rural, les entreprises engagées dans une
démarche de Responsabilité Sociétale mobilisent différents mécanismes d’action, combinant
instruments financiers, modèles organisationnels et cadres normatifs, afin d’intervenir de
manière structurée, stratégique et durable dans la gestion des ressources hydriques.
L’accès à l’eau potable en milieu rural constitue un domaine d’intervention privilégié pour les
entreprises engagées dans une démarche de Responsabilité Sociétale, celles-ci pouvant
mobiliser divers instruments financiers, techniques et partenariaux afin de contribuer
durablement à la sécurité hydrique des communautés tout en intégrant cette action dans une
stratégie globale de création de valeur partagée.
Les entreprises peuvent mobiliser de multiples formes d’engagement dans le cadre de leur
stratégie de Responsabilité Sociétale pour intervenir de manière concrète et durable sur l’accès
à l’eau potable en milieu rural, ces interventions s’inscrivant dans une logique à la fois
humanitaire, sociale et stratégique, dépassant largement le simple cadre philanthropique. Le
financement direct d’infrastructures essentielles telles que des forages, des puits ou des
systèmes d’adduction d’eau constitue l’un des leviers les plus tangibles et immédiats,
permettant de garantir un approvisionnement régulier et sécurisé pour les populations locales,
tout en réduisant les risques sanitaires liés à l’eau contaminée et en favorisant le développement
économique et social des communautés rurales. Ces actions sont souvent renforcées par des
partenariats avec des organisations non gouvernementales spécialisées, telles que [Link] ou
l’UNICEF, qui apportent expertise technique, expérience sur le terrain et capacité à mobiliser
les communautés, ce qui assure la durabilité et l’efficacité des projets sur le long terme.
Au-delà des infrastructures, les entreprises mettent en œuvre des programmes de transfert de
compétences et de renforcement de la gouvernance locale, en formant les populations à
l’entretien des installations, à la gestion collective des ressources hydriques et à l’adoption de
pratiques responsables de conservation de l’eau, favorisant ainsi une appropriation locale et
durable des projets. Parallèlement, l’innovation technologique constitue un levier stratégique
11
central, avec le développement et la diffusion de dispositifs adaptés aux contextes ruraux, tels
que les pompes solaires ou les systèmes de filtration à faible coût, qui améliorent l’efficacité et
la durabilité des infrastructures tout en réduisant leur impact environnemental et en rendant
l’eau potable accessible aux populations les plus vulnérables.
Ces différentes formes d’engagement peuvent être encadrées et renforcées par des standards et
modèles internationaux tels que le WWF Water Stewardship Model, le Global Water Footprint
Standard ou le CEO Water Mandate, qui fournissent aux entreprises des outils pour mesurer
leur impact, renforcer la sensibilisation, impliquer les parties prenantes et promouvoir une
gestion proactive et durable des ressources hydriques à l’échelle des bassins fluviaux. Dans ce
cadre, la RSE appliquée à l’eau ne se limite pas à un acte ponctuel, mais devient un véritable
levier stratégique permettant aux entreprises de générer une valeur sociale et environnementale
significative, de renforcer leur crédibilité et leur réputation, tout en contribuant à la durabilité
globale des territoires ruraux et à l’amélioration des conditions de vie des populations,
démontrant que l’engagement responsable du secteur privé constitue une opportunité majeure
pour répondre aux besoins essentiels et pour assurer la viabilité à long terme des initiatives en
matière d’eau potable.
2. Modèles d'intervention
Le modèle philanthropique est l’une des formes les plus anciennes d’engagement des
entreprises en matière de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Il repose
principalement sur le don financier ou matériel sans recherche directe de profit. Dans le cadre
de l’accès à l’eau potable en milieu rural, ce modèle se traduit par le financement de forages, la
construction de puits, l’installation de châteaux d’eau ou encore la fourniture d’équipements de
pompage. L’entreprise agit ici par solidarité sociale, souvent dans une logique d’image, de
réputation ou de contribution au développement local.
12
Ce modèle présente l’avantage d’être rapide à mettre en œuvre et de répondre à des besoins
urgents des populations rurales. Toutefois, il peut montrer des limites en matière de durabilité
si aucun mécanisme de suivi, de maintenance ou de formation locale n’est prévu. Sans
implication des bénéficiaires, les infrastructures risquent de se dégrader avec le temps. Ainsi,
même si la philanthropie joue un rôle essentiel, elle gagne à être accompagnée d’une stratégie
à long terme.
Ce modèle repose sur la logique du « retour sur impact » : l’entreprise évalue les résultats
sociaux obtenus grâce à son investissement. Elle peut, par exemple, soutenir des systèmes de
gestion communautaire de l’eau où les usagers paient une contribution symbolique permettant
l’entretien des installations. Cette approche favorise la durabilité des projets, car elle combine
responsabilité sociale et viabilité économique. L’investissement social apparaît ainsi comme un
levier stratégique d’engagement RSE.
Le modèle de l’entreprise sociale repose sur une hybridation entre objectifs économiques et
mission sociale. Il ne s’agit plus seulement d’aider ponctuellement, mais d’intégrer directement
l’accès à l’eau potable dans le modèle d’affaires de l’entreprise. L’organisation développe des
solutions innovantes et adaptées aux réalités locales, telles que des pompes solaires à faible
coût, des systèmes de filtration accessibles ou des mini-réseaux d’eau gérés localement.
Dans ce modèle, la rentabilité est recherchée, mais elle reste au service de l’impact social. Les
revenus générés permettent de maintenir et d’étendre les services tout en garantissant leur
accessibilité aux populations rurales. Cette approche favorise l’autonomie des communautés et
réduit la dépendance aux dons extérieurs. L’entreprise sociale constitue donc un modèle durable
et structurant pour améliorer l’accès à l’eau potable en milieu rural.
13
3. Limites et critiques
Malgré ses effets positifs, la responsabilité sociétale des entreprises présente aussi plusieurs
limites et critiques lorsqu’elle est appliquée à l’accès à l’eau potable en milieu rural.
Un autre problème majeur concerne la durabilité des projets. Beaucoup d’initiatives reposent
sur des financements ponctuels : on construit un forage ou un puits, mais sans toujours prévoir
un système d’entretien, une formation des populations locales ou un financement à long terme.
Une fois le soutien de l’entreprise terminé, les installations peuvent tomber en panne et être
abandonnées, ce qui crée une dépendance des populations rurales vis-à-vis des entreprises.
[Link] d’intérêts
Certaines entreprises, notamment dans les secteurs minier, agricole ou énergétique, sont à la
fois de grandes consommatrices d’eau et responsables de pollutions, tout en menant des actions
RSE pour améliorer l’accès à l’eau potable. Il existe donc un paradoxe : ces entreprises peuvent
chercher à résoudre un problème auquel elles contribuent elles-mêmes. Cela pose la question
de la sincérité et de la légitimité de leur engagement.
Enfin, de nombreux projets sont conçus sans réelle consultation des populations locales. Les
communautés sont parfois considérées uniquement comme des bénéficiaires et non comme des
acteurs du projet. Cela peut conduire à des solutions techniques inadaptées et à l’abandon des
infrastructures. Sans participation active des populations, il est difficile de garantir la réussite
et la durabilité des projets.
14
III. RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES
Face à l’ampleur des besoins en matière d’accès à l’eau potable en milieu rural, l’implication
des entreprises apparaît comme un complément essentiel à l’action des pouvoirs publics et des
organisations internationales. Toutefois, pour être réellement efficaces, les initiatives RSE
doivent s’inscrire dans une approche structurée et durable.
Pour jouer un rôle efficace dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable en milieu rural, les
entreprises doivent dépasser les actions ponctuelles et intégrer cette problématique au cœur de
leur stratégie, de leur gouvernance et de leurs relations avec les communautés locales.
Les entreprises doivent considérer la gestion durable de l’eau comme un enjeu stratégique
directement lié à la pérennité de leurs activités. Il ne s’agit plus seulement de financer des
actions ponctuelles de mécénat, mais d’intégrer cette problématique dans les décisions
d’investissement, la gestion des chaînes d’approvisionnement et les politiques
environnementales internes. Une entreprise opérant dans l’agroalimentaire, l’industrie
extractive ou la distribution peut par exemple investir dans la protection des bassins hydriques
ou soutenir des infrastructures locales afin de réduire les tensions liées à l’utilisation de l’eau.
Cette intégration stratégique permet de concilier responsabilité sociale, gestion des risques et
création de valeur sur le long terme.
La crédibilité des politiques RSE repose sur la capacité des entreprises à démontrer l’efficacité
réelle de leurs actions. Il devient donc indispensable de définir des indicateurs précis permettant
d’évaluer les résultats obtenus. L’analyse peut porter sur le nombre de bénéficiaires ayant accès
à l’eau potable, l’amélioration de la qualité sanitaire de l’eau ou encore la durabilité des
infrastructures installées. Cette démarche favorise la transparence vis-à-vis des parties
prenantes et permet d’éviter les pratiques de communication trompeuse souvent qualifiées de
socialwashing ou de greenwashing. En mesurant régulièrement leurs impacts, les entreprises
peuvent également ajuster leurs stratégies afin d’améliorer l’efficacité de leurs interventions.
15
[Link] une approche participative basée sur la co-construction avec les
communautés locales
La réussite des projets d’accès à l’eau potable dépend largement de l’implication des
populations bénéficiaires. Lorsque les communautés locales participent à l’identification des
besoins, à la conception des infrastructures et à leur gestion quotidienne, les projets deviennent
plus adaptés aux réalités du terrain. Cette participation renforce le sentiment d’appropriation et
réduit les risques d’abandon ou de dégradation des équipements. Elle contribue également à
prévenir les conflits liés à l’utilisation des ressources hydriques en favorisant le dialogue entre
les différents acteurs. En adoptant une démarche participative, les entreprises transforment leur
intervention en véritable partenariat de développement durable plutôt qu’en simple assistance
extérieure.
Si l’engagement des entreprises est déterminant pour améliorer l’accès à l’eau potable en milieu
rural, il ne peut produire des effets durables sans un cadre institutionnel solide ; les États et les
collectivités territoriales jouent ainsi un rôle central dans l’orientation, la régulation et la
coordination des initiatives publiques et privées.
Les États disposent de plusieurs leviers pour rendre économiquement attractif l'investissement
dans l'eau potable rurale. Sur le plan fiscal, des crédits d'impôt ciblés peuvent réduire le coût
net pour les entreprises en France, le mécénat bénéficie déjà d'une réduction de 60 %, tandis
qu'en Inde la loi oblige les grandes entreprises à consacrer 2 % de leur bénéfice net à la RSE,
dont l'eau fait partie. Des exonérations douanières sur les équipements liés à l'eau (pompes
solaires, filtres, tuyauteries), à l'image de ce qui existe pour le solaire au Kenya et en Tanzanie,
permettraient de réduire significativement le coût des projets. Des fonds dédiés, alimentés par
des taxes sur les entreprises fortement consommatrices d'eau selon le principe pollueur-payeur,
constitueraient une source de financement pérenne.
En matière de labels et certifications, la création d'un label « Entreprise engagée pour l'eau »
pouvant servir de critère d'accès aux marchés publics donnerait une visibilité concrète aux
entreprises vertueuses. Les États peuvent également encourager l'adoption de référentiels
16
internationaux comme l'Alliance for Water Stewardship8, le CDP Water Security 9ou le GRI
30310. Enfin, la commande publique elle-même constitue un levier puissant : intégrer des
clauses RSE-eau dans les marchés publics et les partenariats public-privé, avec des obligations
de desserte rurale pour les entreprises titulaires de contrats d'exploitation, orienterait
structurellement les investissements vers les zones les plus déficitaires.
L'absence de coordination entre acteurs publics, privés et associatifs entraîne aujourd'hui des
inefficiences majeures : duplications (plusieurs acteurs sur la même zone pendant que d'autres
régions sont délaissées), incohérences techniques et surtout un taux élevé de pannes en Afrique
subsaharienne, 30 à 40 % des points d'eau ruraux sont hors service à un instant donné, faute de
maintenance organisée. Pour y remédier, les États doivent mettre en place des plateformes
multi-acteurs assurant la cartographie des besoins, la coordination des interventions,
l'harmonisation des normes techniques et un suivi-évaluation commun avec des indicateurs
partagés. Des modèles existent et fonctionnent : le partenariat SWA11 (Sanitation and Water for
All) à l'échelle mondiale, ou les Comités Eau en Côte d'Ivoire à l'échelle locale.
La décentralisation effective est un autre enjeu majeur. Les collectivités locales ont souvent
reçu la compétence « eau » sans les moyens correspondants. Il faut donc renforcer leurs
capacités (formation des élus et agents), transférer les ressources financières adéquates et les
positionner comme interlocuteurs crédibles face aux entreprises, capables de formuler des
demandes structurées et de suivre la mise en œuvre des projets RSE sur leur territoire.
Au-delà des incitations et de la coordination, les États doivent consolider le cadre juridique qui
encadre l'engagement des entreprises dans le secteur de l'eau. La première priorité est de rendre
obligatoire le reporting sur l'eau : en s'inspirant de la directive européenne CSRD (Corporate
Sustainability Reporting Directive), entrée en vigueur en 2024, les pays africains pourraient
8
Alliance for Water Stewardship (AWS) : organisation internationale qui développe un standard mondial de
gestion responsable de l’eau, encourageant les entreprises à adopter une approche collaborative à l’échelle des
bassins hydriques.
9
CDP Water Security : initiative internationale de reporting environnemental qui évalue la gestion des risques
liés à l’eau par les entreprises et publie des données destinées aux investisseurs et aux parties prenantes.
10
GRI 303 (Global Reporting Initiative – Eau) : norme de reporting extra-financier spécifiquement consacrée
à la gestion de l’eau, permettant aux entreprises de divulguer leurs prélèvements, rejets et impacts sur les ressources
hydriques.
11
Sanitation and Water for All (SWA) : partenariat mondial réunissant gouvernements, institutions financières
et organisations de la société civile afin de renforcer la coordination et le financement des politiques publiques
liées à l’eau potable et à l’assainissement.
17
imposer aux grandes entreprises de publier des données précises sur leur consommation d'eau,
leur impact sur les ressources hydriques locales et leur contribution à l'accès à l'eau potable. Ce
reporting, audité et rendu public, créerait une transparence qui pousse à l'action.
Ensuite, les contrats d'exploitation dans les secteurs extractifs et agricoles devraient
systématiquement inclure des clauses relatives à l'eau potable pour les communautés riveraines.
Au lieu de laisser la RSE à la discrétion des entreprises, ces obligations contractuelles
garantiraient un minimum d'engagement mesurable et contrôlable.
Enfin, les États doivent renforcer les exigences en matière d'études d'impact environnemental
et social préalables à toute autorisation d'exploitation. Ces études devraient obligatoirement
inclure une évaluation détaillée de l'impact sur les ressources hydriques nappes phréatiques,
cours d'eau, zones humides et prévoir des mesures compensatoires lorsque cet impact est avéré.
Les sanctions en cas de non-respect doivent être suffisamment dissuasives pour que les
entreprises prennent ces obligations au sérieux, et non comme de simples formalités
administratives.
La recherche académique et la société civile jouent un rôle essentiel pour améliorer l’efficacité
et la crédibilité des actions RSE liées à l’eau potable.
Les chercheurs et les organisations de la société civile doivent analyser les projets existants afin
d’identifier les facteurs de réussite, mais aussi les causes d’échec comme l’abandon des
installations ou les conflits avec les populations. Ce travail permet de constituer une base de
connaissances utile pour améliorer les futurs projets.
Les ONG jouent un rôle d’intermédiaire entre les entreprises, les pouvoirs publics et les
populations rurales. Elles participent à la mise en œuvre des projets, assurent le suivi sur le
terrain et peuvent évaluer les résultats de manière indépendante. Elles contribuent ainsi à
renforcer la transparence et la légitimité sociale des actions RSE.
18
3.3.Développer des outils d’évaluation de l’impact
La recherche et la société civile doivent développer des outils permettant de mesurer l’impact
réel des projets. Il ne s’agit plus seulement d’évaluer les montants investis, mais aussi la qualité
de l’eau, le nombre de bénéficiaires et la durabilité des infrastructures. L’objectif est de passer
d’une logique de moyens à une logique de résultats concrets et mesurables.
L’accès à l’eau potable en milieu rural représente aujourd’hui un défi majeur pour le
développement économique et social de nombreuses régions du monde. Face à cette
problématique, certaines entreprises ont intégré la responsabilité sociétale dans leur stratégie
afin de contribuer au bien-être des communautés tout en sécurisant leurs activités économiques.
Le cas de Danone, à travers son programme Livelihoods Fund, constitue une illustration
concrète d’un engagement combinant performance économique et impact social durable.
19
L’image suivante présente le logo du programme Livelihoods Fund :
Dans plusieurs régions rurales d’Afrique et d’Asie du Sud, l’insuffisance d’accès à l’eau potable
et aux systèmes d’irrigation constitue un frein majeur à la productivité agricole et à la stabilité
économique des populations. Pour une entreprise agroalimentaire comme Danone, dont
l’activité dépend fortement des matières premières agricoles, cette situation représente
également un risque pour la continuité de sa chaîne d’approvisionnement. L’entreprise a donc
choisi d’intégrer la question de l’eau dans sa politique de responsabilité sociétale afin de
renforcer la résilience des territoires agricoles avec lesquels elle collabore. En investissant dans
l’amélioration des conditions de vie des producteurs locaux, Danone cherche à réduire les
risques liés aux pénuries d’eau, aux baisses de production ou aux migrations rurales. Cette
approche démontre que la RSE ne constitue pas uniquement une démarche philanthropique,
mais également un outil stratégique permettant d’anticiper les risques économiques et
environnementaux sur le long terme.
1.2. Des actions concrètes pour améliorer durablement l’accès à l’eau en milieu rural
Dans le cadre du programme Livelihoods Fund, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre afin
d’apporter des solutions durables aux populations rurales. L’entreprise finance notamment la
mise en place de systèmes d’irrigation permettant d’optimiser les rendements agricoles tout en
limitant le gaspillage de l’eau. Elle participe également à la construction d’infrastructures d’eau
potable destinées aux villages isolés, contribuant ainsi à la réduction des maladies liées à l’eau
insalubre. Par ailleurs, une attention particulière est accordée à la formation des communautés
20
locales afin de leur transmettre les compétences nécessaires à la gestion et à l’entretien des
installations. Cette dimension éducative garantit la pérennité des projets en évitant leur abandon
après le départ des partenaires techniques. Grâce à ces interventions, les populations bénéficient
non seulement d’un accès amélioré à l’eau potable, mais également d’un renforcement de leurs
capacités économiques et sociales.
1.3. Une convergence entre impact social positif et performance économique durable
Les résultats obtenus dans le cadre du programme montrent que les initiatives RSE peuvent
générer des bénéfices multiples. Sur le plan social, l’accès à une eau potable de qualité améliore
la santé publique, réduit le temps consacré à la recherche d’eau et favorise la scolarisation des
enfants, notamment des jeunes filles souvent chargées de cette tâche. Sur le plan économique,
l’amélioration des rendements agricoles permet d’augmenter les revenus des producteurs et de
stabiliser les filières d’approvisionnement de l’entreprise. Danone renforce ainsi sa relation de
confiance avec ses partenaires locaux tout en améliorant son image auprès des consommateurs
et des investisseurs sensibles aux enjeux environnementaux et sociaux. Ce cas pratique met
donc en évidence une logique gagnant-gagnant dans laquelle l’engagement sociétal devient un
levier de compétitivité durable.
2. Cas 2 : IAMGOLD AD
Au-delà des approches théoriques, l’engagement des entreprises en faveur de l’accès à l’eau
potable en milieu rural se manifeste concrètement à travers des initiatives mises en œuvre à
proximité de leurs zones d’exploitation. Le cas d’IAMGOLD illustre comment la
Responsabilité Sociétale des Entreprises peut contribuer au développement local tout en
renforçant la stabilité sociale et les relations communautaires.
21
2.1 Contexte : Engagement RSE dans les zones rurales proches des sites
d’exploitation
IAMGOLD exploite la mine d’or d’Essakane au Burkina Faso, située en milieu rural sahélien.
La région souffre d’un accès limité à l’eau potable, avec de nombreux villages dépendant de
puits traditionnels et de forages anciens. La mine génère plusieurs milliers d’emplois directs et
indirects et constitue un moteur économique local.
2.2 Actions : Construction de châteaux d’eau, adduction d’eau potable dans des
villages
Dans le cadre de cette politique RSE, l’entreprise a financé et construit des infrastructures
hydrauliques significatives destinées à améliorer durablement l’accès à l’eau pour les
populations locales. Parmi les éléments les plus marquants se trouvent la mise en place d’un
système d’adduction d’eau potable d’un coût global de 200 millions de FCFA, capable de
fournir jusqu’à 300 m³ d’eau par jour au village d’Essakane site, avec des conduites et bornes-
fontaines pour desservir directement les habitants. Ce dispositif simplifié comprend également
un château d’eau et plusieurs pompes permettant de garantir une pression et un
approvisionnement réguliers malgré les conditions climatiques arides de la région. Toutes ces
installations ont été financées et réalisées par IAMGOLD Essakane SA dans le cadre de son
approche de développement durable en partenariat avec les autorités locales.
Grâce à ces projets, plusieurs milliers de ménages, soit des dizaines de milliers de personnes,
ont désormais un accès régulier à l’eau potable. Les impacts sont mesurables : réduction des
maladies hydriques, gain de temps pour les activités économiques et scolaires, et amélioration
des conditions sanitaires.
L’enseignement majeur est que l’accès à l’eau intégré dans la RSE devient un outil stratégique
de gestion des relations communautaires, renforçant la confiance des populations et la stabilité
sociale autour de la mine.
22
3. Cas 3 : Ecobank Foundation et les PME rurales en Afrique de l'Ouest
Ce troisième cas illustre une approche innovante de la RSE où l’entreprise ne se limite pas au
financement d’infrastructures, mais contribue à structurer un véritable écosystème économique
local autour de l’eau potable.
En Afrique subsaharienne, l’accès à l’eau potable en milieu rural demeure insuffisant en raison
du déficit d’infrastructures publiques, du sous-financement des collectivités et des difficultés
de maintenance des ouvrages existants. De nombreux forages deviennent rapidement non
fonctionnels faute d’un modèle de gestion adapté.
Dans ce contexte, la Ecobank Foundation, bras RSE du groupe Ecobank, adopte une approche
stratégique : considérer l’eau non seulement comme un besoin social fondamental, mais aussi
comme un levier de développement économique local.
23
[Link] : Mise en place d’un écosystème financier et entrepreneurial
D’une part, la banque facilite l’accès au capital pour les micro-entrepreneurs ruraux grâce à des
mécanismes de microcrédit et de partage de risques. Ces financements permettent l’acquisition
d’équipements hydrauliques et la création de kiosques à eau gérés comme de véritables micro-
entreprises, avec une attention particulière portée aux femmes entrepreneures.
D’autre part, en partenariat avec des organisations telles que Speak Up Africa, la Fondation
renforce les capacités des acteurs locaux à travers des formations en gestion, maintenance et
sensibilisation sanitaire.
Enfin, l’intégration de solutions digitales comme Ecobank Mobile assure la sécurisation des
paiements et la transparence financière, consolidant ainsi la viabilité économique du modèle.
Les résultats observés témoignent d’une amélioration durable de l’accès à l’eau potable dans
les zones concernées, d’une réduction du taux d’abandon des forages et d’une création
d’emplois locaux. Le modèle favorise également l’inclusion financière et l’autonomisation
économique des communautés rurales.
Ce cas montre que la RSE peut dépasser la simple logique philanthropique pour devenir un
véritable outil de structuration territoriale. En mobilisant son expertise bancaire, Ecobank
démontre qu’il est possible de concilier impact social, innovation financière et durabilité
économique.
Ainsi, l’expérience de la Ecobank Foundation confirme que la RSE constitue un levier efficace
d’amélioration de l’accès à l’eau potable en milieu rural lorsqu’elle est intégrée dans une
stratégie cohérente, participative et orientée vers la pérennité.
24
CONCLUSION
La Responsabilité Sociétale des Entreprises s’est imposée comme un outil précieux pour pallier
les carences des interventions publiques, agissant comme un catalyseur de solutions locales.
Toutefois, elle ne peut se substituer à une gouvernance étatique forte : elle demeure un
complément nécessaire, mais insuffisant pour répondre seule aux défis systémiques de l'eau.
L’engagement des entreprises devient un véritable moteur de changement lorsqu’il remplit trois
conditions critiques : il doit être stratégique (intégré au cœur du modèle d'affaires), participatif
(co-construit avec les communautés locales pour garantir la pérennité des projets) et
rigoureusement évalué par des indicateurs de performance transparents. Le passage d'une
démarche volontaire à un cadre normatif plus strict, notamment avec la directive CSRD en
Europe, marque un tournant majeur. L'enjeu de demain réside dans la transition d'une simple
transparence des moyens vers une véritable obligation de résultat en matière d'accès à l'eau. À
terme, l'empreinte hydrique pourrait devenir un indicateur de solvabilité extra-financière aussi
déterminant que l'empreinte carbone pour les grandes entreprises.
25
BIBLIOGRAPHIE
OUVRAGES
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Brothers, 276 Pages.
ELKINGTON, J. (1997), Cannibals with Forks : The Triple Bottom Line of 21st Century
Business, Oxford, Capstone Publishing, 416 Pages.
FOMBRUN, C. J. (1996), Reputation : Realizing Value from the Corporate Image, Boston,
Harvard Business School Press, 441 pages.
ELKINGTON John (Juin 2018), « 25 years ago I coined the phrase “triple bottom line.”
Here’s why it’s time to rethink it », in Harvard Business Review, Digital Article, numéro
H04E79,p. 2-5.
SANITATION AND WATER FOR ALL (SWA), Partnership Overview Report, New York
: SWA, 2023, 32 pages.
26
WEBOGRAPHIE
URL : [Link]
Global Sustainable Investment Review 2022 – GSIA, (page consultée le 22 février 2026
à 10h00), [en ligne]
URL : [Link]
Alliance for Water Stewardship Standard, (page consultée le 22 février 2026 à 11h23),
[en ligne]
URL : [Link]
CDP Water Security Questionnaire, (page consultée le 22 février 2026 à 11h52), [en
ligne]
URL : [Link]
Sanitation and Water for All (SWA), (page consultée le 22 février 2026 à 12h28), [en
ligne]
URL : [Link]
Danone – Livelihoods Fund, (page consultée le 22 février 2026 à 13h45), [en ligne]
URL : [Link]
URL : [Link]
URL : [Link]
27
TABLE DES MATIERES
SOMMAIRE .............................................................................................................................. 1
INTRODUCTION ...................................................................................................................... 4
1.2. Trois piliers : économique, social, environnemental (triple bottom line) ............ 6
1.3. Instruments de régulation : Pacte mondial de l’ONU, ODD n°6 (eau propre et
assainissement) ............................................................................................................... 7
3. Articulation RSE / accès à l'eau : pourquoi les entreprises s'y intéressent ? ............... 9
28
2.1 Modèle philanthropique (don, mécénat) ............................................................ 12
1.3. Favoriser une approche participative basée sur la co-construction avec les
communautés locales .................................................................................................... 16
2.1 Créer un cadre incitatif pour orienter les investissements privés ....................... 16
29
1.2. Des actions concrètes pour améliorer durablement l’accès à l’eau en milieu rural
20
1.3. Une convergence entre impact social positif et performance économique durable
21
2.1 Contexte : Engagement RSE dans les zones rurales proches des sites
d’exploitation ............................................................................................................... 22
2.2 Actions : Construction de châteaux d’eau, adduction d’eau potable dans des
villages ......................................................................................................................... 22
CONCLUSION ........................................................................................................................ 25
BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 26
WEBOGRAPHIE ..................................................................................................................... 27
30