Economie Module 2
Economie Module 2
Le marché est le lieu de rencontre de l’offre et de la demande d’un bien ou d’un service.
Concrètement, le marché est le lieu où se déterminent les quantités échangées et le prix de
cession.
C’est le mécanisme de détermination du prix d’équilibre sur un marché. Elle décrit le processus
par lequel, partant d’une situation initiale de déséquilibre entre l’offre et la demande à un prix
donné, l’économie parvient à l’équilibre entre producteurs et consommateurs.
Si, pour un prix donné, l’offre est supérieure à la demande, le prix doit baisser pour provoquer une
réduction de l’offre et une augmentation de la demande. À l’inverse, si l’offre est inférieure à la
demande, alors le prix doit augmenter pour provoquer une augmentation de l’offre et une
diminution de la demande. Les forces du marché permettent de rétablir l’équilibre entre l’offre et la
demande.
L’équilibre n’est pas spontané, mais atteint par tâtonnements grâce à un mécanisme d’ajustement.
C’est seulement alors, en situation d’équilibre, que les échanges sont possibles entre les agents,
car tous sont d’accord sur les conditions obtenues.
Le marché n’est pas une institution commune, elle présente des spécificités liées :
à la nature du bien échangé ou service ;
aux types d’organisation qui s’y déploient ;
aux caractéristiques propres aux acheteurs et aux vendeurs ;
à un nombre d’agents producteurs et d’agents consommateurs.
On retient une typologie des marchés en fonction du nombre d’intervenants présents.
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ACHETEURS GRAND NOMBRE QUELQUES-UNS UN SEUL
VENDEURS
Concurrence pure
Un grand nombre Oligopsone Monopsone
et parfaite
La théorie de l’équilibre partiel (Alfred Marshall), vise à déterminer un couple prix-quantité = le prix
d’équilibre de marché et la quantité vendue par chacune des entreprises présentes sur le marché.
Ce couple dépend principalement du nombre d’acteurs sur le marché, tant du côté de l’offre que
celui de la demande. À chaque combinaison nombre d’entreprises - nombre de consommateurs (à
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chaque type de marché), correspond un couple unique d’équilibre prix-quantité. Parmi l’ensemble
des situations possibles de marché, trois sont particulièrement importantes :
la concurrence pure et parfaite ;
le monopole ;
l’oligopole.
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persiste entre le prix de vente et le coût moyen, de nouvelles entreprises arrivent sur le marché et
le prix de vente diminue. Sa baisse se poursuit jusqu’au minimum du coût moyen. En ce point, le
profit au-delà de la rémunération du capital investi a disparu : de nouvelles entreprises ne sont
donc plus attirées dans la branche et le prix atteint est le prix d’équilibre à long terme de la
branche. À long terme, on a : prix de vente = coût marginal = minimum du coût moyen, et plus
aucune firme ne réalise de profit.
2. L’équilibre du monopole
Dans une situation de monopole, un producteur fait face à une multitude d’acheteurs. Cette
structure de marché s’explique par la présence de barrières à l’entrée et permet à l’entreprise de
disposer d’un pouvoir de marché. Les barrières à l’entrée sont de plusieurs natures.
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entreprise est sans effet sur le prix de vente, l’entreprise étant price taker (preneuse de prix) et ne
pouvant augmenter son prix sous peine de ne rien vendre.
Tel n’est pas le cas du monopole qui fait face à la demande totale du marché. Il est seul à
approvisionner le marché : le bien produit ne doit pas comporter de substituts proches. Le
monopole a donc plus de latitude pour fixer son prix de vente et ses quantités. Il est price maker
(faiseur de prix) et peut arbitrer entre produire beaucoup à un prix faible ou produire peu à un prix
élevé. Ainsi, ce pouvoir de marché donne aussi la possibilité au monopole de baisser son prix et
d’augmenter son volume de production pour conserver sa position de monopole, quitte à réduire
son profit ou à faire momentanément des pertes. Il peut aussi mener des stratégies originales, par
exemple en modulant son prix selon les différentes clientèles.
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L’oligopole est une structure de marché caractérisée par un petit nombre d’offreurs (produits de
grande consommation, automobile, transport aérien, ...). En conséquence, chacun ne peut ignorer
l’autre, et agit en fonction des réactions de ses concurrents. Le duopole est un cas particulier de
l’oligopole dans lequel seuls deux producteurs approvisionnent la totalité du marché.
Dès le XIXe siècle, les économistes ont proposé différents modèles de duopole. Ces modèles
reprennent certaines hypothèses de la concurrence pure et parfaite, notamment l’homogénéité
des produits et la transparence. Mais ils s’écartent du modèle standard puisque les hypothèses
d’atomicité et de libre entrée sur le marché ne sont pas vérifiées.
L’équilibre dépend des hypothèses faites sur les comportements des entreprises concurrentes.
Les duopoleurs ou oligopoleurs peuvent décider de :
s’entendre / ne pas s’entendre ;
coopérer / ne pas coopérer.
En cas de stratégies non coopératives, ils adoptent des stratégies de prix ou des stratégies de
quantités, déterminent d’abord leur prix ou d’abord leur niveau de revenu.
B. L’équilibre général
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L’existence de cet équilibre permet, sur un marché donné, de comprendre les mécanismes qui
régissent l’évolution des prix : lorsque le prix d’un bien est différent de sa valeur d’équilibre, il est
amené à évoluer pour se rapprocher de celle-ci. Ce prix d’équilibre est celui qui maximise la
satisfaction des agents économiques. Si le prix d’un bien est à l’équilibre, le surplus total des
agents économiques est maximum, ce qui signifie que le mécanisme de marché relève de la
théorie de l’équilibre partiel et considère les prix de tous les autres biens comme fixes.
Or, les marchés sont interdépendants. Si le prix d’un bien varie, les prix d’autres biens varient
avec lui, ainsi que la distribution des revenus. Il est donc nécessaire d’analyser le mécanisme de
formation des prix sur tous les marchés simultanément, lorsque l’équilibre partiel (sur un seul
marché) ne suffit pas.
Quel est l’enjeu de la théorie de l’équilibre général ? L'équilibre général est l’équilibre réalisé sur
plusieurs marchés à la fois :
marché des biens et services ;
marché de la monnaie ;
marché du produit x ;
marché du produit y ;
...
L’équilibre général permet de déterminer un ensemble de prix qui égalisent chacun des marchés
simultanément, comme énoncé par Walras.
Concevoir l’économie en termes d’équilibre général soulève de nombreuses questions :
quel effet la modification d’une variable (prix ou quantité) sur un marché a-t-elle sur les autres
marchés ?
l’équilibre sur chacun des micromarchés est-il possible ?
s’il existe, est-il unique ou existe-t-il plusieurs possibilités d’équilibre général ?
des mécanismes automatiques permettent-ils d’atteindre cet équilibre ? Quels sont-ils ?
Walras a été le premier à vouloir prouver la possibilité de l’équilibre général et a montré qu’une
solution mathématique était possible (déterminée plus tard par Arrow et Debreu).
Cependant, l’équilibre général ne présage pas du niveau de bien-être de l’économie, ce que Smith
appelait, en 1776, l’intérêt général. C’est Pareto qui, dans les années 1920, va montrer que
l’optimum est le plus grand bien-être possible aux individus de la collectivité. Cette situation est
atteinte lorsque, partant d’un équilibre donné, on peut améliorer la situation d’un individu sans
détériorer celle d’au moins un autre. L’économie est alors dite en situation d’optimum de Pareto.
Lorsque les conditions de fonctionnement des marchés ne sont pas respectées, le prix ne joue
plus parfaitement sa fonction d’information. L’équilibre n’est donc pas optimal.
Le processus concurrentiel conduit souvent à une concentration des marchés : les offreurs sont
moins nombreux et de grande taille.
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L’hypothèse d’atomicité n’est alors plus respectée. Les prix de vente ne sont plus le résultat de la
concurrence, mais dépendent de l’intérêt propre de l’entreprise dominante (coûts de production,
objectif de taux de profit).
Même si l’hypothèse d’atomicité est réalisée, la concurrence par les prix n’est pas obligatoire.
C’est le cas lorsque chaque entreprise adopte une stratégie de différenciation.
Cette différenciation peut revêtir deux formes :
différenciation objective par une politique de qualité de service et d’innovation ;
différenciation subjective fondée sur une politique d’image créée et entretenue par les
techniques mercatiques.
Réussir sa différenciation permet d’atteindre une position de quasi-monopole. Les entreprises
peuvent fixer un prix plus élevé que dans une situation de concurrence et réaliser des profits
élevés.
Le prix est un élément très important du plan de marchéage, car c’est la seule variable d’action qui
génère des revenus pour les entreprises. Ces dernières sont libres de définir leurs prix de vente
sur le marché.
Toutefois, elles connaissent deux limites majeures : le pouvoir d’achat des ménages et les coûts.
En effet, une entreprise qui fixerait ses prix à un niveau trop élevé risquerait de se voir préférer
ses concurrents, et une entreprise qui vendrait à un prix trop faible aurait un résultat négatif.
Les prix ont un impact plus général sur l’économie, mesuré par l’inflation et qui peut avoir un effet
néfaste sur la consommation, l’épargne et la production.
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A. Un choix stratégique
La recherche du profit maximum a longtemps été mise en avant pour l’entreprise capitaliste.
Cependant, il s’agit davantage d’un profit durable que d’un profit maximum à court terme. Le profit
est devenu un moyen d’atteindre d’autres objectifs :
indépendance ;
sécurité ;
satisfaction de la clientèle ;
rémunération pour le personnel ;
pouvoir et prestige pour les dirigeants.
Tout cela passe en général par la croissance de l’entreprise. La volonté de croissance va se
traduire par :
l’augmentation de la rentabilité pour l’entreprise qui manque de moyens financiers ;
la hausse de la part de marché pour l’entreprise qui est soumise à une vive concurrence ;
l’accroissement du chiffre d’affaires pour l’entreprise qui veut se développer.
L’entreprise construira sa stratégie de prix en fonction des priorités qu’elle aura définies selon sa
situation sur le marché.
Mais il ne faudrait pas imaginer que la composante prix peut être déterminée indépendamment
des autres éléments du plan mercatique. Le niveau des prix doit être en cohérence avec :
le positionnement du produit ;
l’argumentation de la force de vente ;
les canaux de distribution ;
les messages publicitaires, ...
B. La fixation du prix
1. En fonction de la concurrence
La concurrence étant très inégale selon les marchés, on distingue les secteurs exposés et les
secteurs abrités.
Elle est plus forte entre les fabricants de biens de consommation courante qu’entre les fabricants
de biens d’équipement, et c’est pour échapper en partie à cette concurrence que les premiers
s’efforcent de différencier leurs produits pour s’attacher une clientèle particulière.
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De façon générale, l’ouverture des frontières et les progrès en matière de transport ont étendu
géographiquement les marchés, et rares sont les entreprises qui ne sont pas exposées à une
certaine concurrence.
Les possibilités sont nombreuses, y compris celle de ne pas fixer soi-même ses prix et de
s’aligner sur ceux des concurrents par crainte de leur réaction (suivisme).
On distingue trois stratégies prix par rapport à la concurrence :
stratégie de prix bas ou de pénétration du marché ;
stratégie de prix élevés ou stratégie d’écrémage du marché ;
stratégie d’alignement par rapport au marché.
a. Stratégie de pénétration
De cette façon, l’entreprise espère toucher beaucoup de consommateurs et vendre des quantités
importantes. L’entreprise accepte de gagner peu sur chaque unité, mais espère se rattraper sur
les quantités. Ainsi, elle dissuade de nouveaux concurrents de pénétrer le marché.
Une telle stratégie doit s’appuyer sur des capacités de production importantes, des canaux de
distribution à gros débit et une publicité de masse. Elle convient à des entreprises puissantes pour
des produits plutôt en phase de croissance.
Avantages : conquête rapide des parts de marché, quantités vendues importantes.
Inconvénients : positionnement « bas de gamme », faible marge unitaire.
b. Stratégie d’écrémage
Une entreprise fabrique des produits haut de gamme, dont le prix élevé n’est pas un obstacle à
l’achat (parfois même une motivation). Elle vend peu, mais bénéficie de marges unitaires élevées.
Certes, de nouveaux concurrents peuvent souhaiter intégrer un marché aussi rémunérateur, mais
ils risquent de se heurter à une forte fidélité des clients aux marques existantes.
Une telle stratégie peut être mise en place avec des capacités de production limitées, mais les
canaux de distribution choisis doivent permettre la mise en valeur du produit, appuyée par une
publicité ciblée. Elle convient particulièrement à des entreprises innovatrices et techniquement
performantes pour des produits en début de cycle de vie.
Avantages : marge unitaire importante, positionnement « haut de gamme ».
Inconvénients : quantités vendues faibles, cible réduite.
Attention si c’est un marché de niche, il y a une perte de rentabilité et une fragilité du modèle
économique.
c. Stratégie d’alignement
Cette stratégie consiste à s’aligner sur les prix de la concurrence.
Avantages : permet d’éviter une guerre des prix, accès rapide au marché.
Inconvénients : une concurrence importante, nécessite une différenciation ailleurs que sur le prix.
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2. En fonction de la clientèle
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C. La fixation du prix de vente à partir de la marge et du coefficient multiplicateur
1. Le taux de marge
Le taux de marge est le pourcentage que représente la marge par rapport au coût d’achat :
2. Le taux de marque
Le taux de marque est le pourcentage que représente la marge par rapport au prix de vente :
3. Le coefficient multiplicateur
Les coefficients sont appliqués au coût HT pour obtenir le prix de vente au détail TTC.
L’entreprise applique au prix d’achat des produits un coefficient multiplicateur pour obtenir son prix
de vente. Il permet donc de passer directement du prix d’achat HT au prix de vente TTC.
Sa formule est : Prix de vente TTC = prix d’achat HT × coefficient multiplicateur
Ou encore :
Les coefficients varient selon la qualité des marchandises vendues et en fonction du type de
distribution (commerce indépendant ameublement : coeff de 1,75 à 2,35 ; magasins minimarge
(discounters) comme Conforama : coeff de 1,50 à 1,60 = marge brute moyenne de 25 %).
Le prix est un critère d’achat déterminant pour la clientèle. Celle-ci est plus ou moins sensible au
prix en fonction de la notoriété de la marque et de la qualité des produits.
Le prix psychologique, ou prix d’acceptabilité, est déterminé par un sondage. Il permet de
connaître le prix pour lequel la demande serait la plus importante. Le prix psychologique est un
prix théorique, évalué à partir d’un échantillon. Il est nécessaire de tenir compte des coûts de
revient et des contraintes liées à la productivité avant de fixer les prix.
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Module 2
S1.2 - MEMO - Construction des marchés
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Un agent est rationnel, égoïste, parfaitement informé et agrégeable. Il a des contraintes
économiques qui l’obligent à rationner et à faire des choix arbitraires. Il recherche la meilleure
solution possible, préfère plus à moins et raisonne en quantités additionnelles et non globales.
Le calcul économique détermine la quantité optimale achetée :
soit il cherche à maximiser sa satisfaction avec un budget donné = meilleure combinaison de
biens ;
soit il minimise son budget (niveau de satisfaction).
Ce système d’optimisation définit la meilleure solution possible :
soit la quantité maximale du bien que le budget permet d’acheter ;
soit le budget le plus faible permettant d’acheter une quantité donnée du bien.
L’élasticité-revenu de la demande mesure la sensibilité de la demande d’un produit suite à une
modification du revenu des consommateurs, ce qui affecte la structure de la consommation et la
répartition du budget entre les différents postes de consommation.
Le producteur
Dans l’analyse microéconomique, le producteur est un agent rationnel qui cherche à maximiser
son profit.
L’entreprise produit des biens et services à partir du travail, du capital technique et des ressources
naturelles rares. Ces facteurs de production sont divisibles, substituables, complémentaires et
fixes ou variables.
Fonctions de production
Loi des rendements factoriels décroissants : lorsqu’on augmente la quantité du (ou des) facteur(s)
considéré(s), la production réalisée sur la dernière unité de ce facteur décroît.
Les rendements d’échelle sont :
constants quand la variation est proportionnelle à la production ;
croissants quand la variation est supérieure à la production ;
décroissants quand la variation est inférieure à la production.
Équilibre du marché
La théorie de l’équilibre partiel vise à déterminer un couple prix-quantité : le prix d’équilibre de
marché et la quantité vendue par chacune des entreprises présentes sur le marché. Trois
situations sont importantes : la concurrence pure et parfaite, le monopole et l’oligopole.
La concurrence pure et parfaite a pour caractéristiques : atomicité, produits homogènes, liberté
d’entrer sur le marché, transparence (acteurs parfaitement informés) et fluidité de l’offre et de la
demande (mobilité des facteurs de production).
Le monopole (un seul producteur et d’acheteurs) s’explique par la présence de barrières à
l’entrée : barrières naturelles (minerais, combustibles, employés très qualifiés), barrières
technologiques (brevets), barrières financières.
Oligopole (petit nombre d’offreurs) et duopole (deux offreurs) = plusieurs stratégies :
coopération ou entente ;
stratégie de prix (guerre des prix) : réduire les coûts au maximum (les consommateurs
choisissent le prix le plus faible) ;
stratégie de quantité : calculer la juste quantité à produire pour dégager le maximum de profit.
Défaillances du marché
Les biens publics
Exclusion OUI NON
Rivalité
OUI Biens marchands courants Biens mixtes ou biens de clubs
(voiture, papier…) (club sportif, autoroutes…)
NON Biens communs ou collectifs Biens collectifs purs (air, information
impurs (biens collectifs épuisables : publique, routes nationales et
eau, poissons…) départementales, défense nationale…)
Les externalités
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Une externalité est une répercussion de l’activité d’un agent économique sur d’autres agents, et
qui ne donne pas lieu à une compensation monétaire.
Elles peuvent être positives (implantation d’une usine qui profite aux commerçants locaux,
ravalement de façades, ...) ou négatives (pollution, épuisement des ressources naturelles, coûts
sociaux des accidents, ...). On peut les réintégrer dans le calcul économique (internationalisation)
de plusieurs façons :
réglementation : l’État impose des normes, des règles de comportement ;
taxation : principe du pollueur-payeur ;
subvention : aides aux entreprises pour réduire les externalités
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S1.3 - MEMO - Le fonctionnement des marchés
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En fonction de la Concurrence
Stratégie de pénétration : l’entreprise accepte de gagner peu sur chaque unité mais espère se
rattraper sur les quantités : dissuasion pour les concurrents de pénétrer le marché.
Stratégie d’écrémage : une entreprise fabrique des produits haut de gamme : peu de ventes
mais marges unitaires élevées =>intégration concurrentielle sur un marché aussi
rémunérateur : risque face à une forte fidélité des clients.
Stratégie d’alignement sur les prix de la concurrence => avantages : permet d’éviter une
guerre des prix, accès rapide au marché; inconvénients : une concurrence importante,
nécessite une différenciation ailleurs que sur le prix.
En fonction de la clientèle
Selon la sensibilité au prix, un comportement correspond à un type de consommateur (recherche
de la bonne affaire en gardant la qualité = experts malins).
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S2.1 - Analyse conjoncturelle et dynamique des marchés
La connaissance de la situation de l’économie à un moment donné est capitale, tant pour les
économistes que pour les acteurs eux-mêmes : État, entreprises et banques particulièrement.
Il est essentiel de rechercher, relativement à l’activité économique, une information claire, simple,
fiable et pertinente. Différents moyens sont mobilisés : certains relèvent d’une analyse
conjoncturelle de l’économie, alors que d’autres se positionnent dans un cadre plus structurel.
Une conjoncture est une technique d’étude de l’évolution et de la prévision des variations non
saisonnières de l’activité économique à court terme, pour une région ou un pays donné.
Le cycle est un phénomène répétitif, caractérisé par une succession de phases de hausse et de
baisse de la production. Un cycle économique comprend quatre phases distinctes :
expansion : augmentation des investissements, de la production, des revenus et une
croissance forte ;
crise : baisse des investissements, de la demande, des profits, revirements ;
récession : baisse des revenus, de la demande, hausse du chômage et baisse des crédits ;
reprise : augmentation de la rentabilité des investissements, taux d’intérêt bas et profits élevés.
Plusieurs facteurs peuvent expliquer la survenance des crises :
de fortes fluctuations de la consommation ou de l’investissement ;
le rythme des innovations technologiques et du progrès technique ;
les fluctuations de l’émission de monnaie et des variables financières.
L’analyse des origines des crises est très théorique et a fait l’objet de multiples débats entre
économistes (1ère moitié XXème). On distingue trois types principaux de cycles :
le cycle Kondratieff : il s’agit d’un cycle long de cinquante ans, dont l’origine réside
essentiellement dans l’innovation technologique qui, pour Schumpeter, progresse par
grappes ;
le cycle Juglar : il s’agit d’un cycle des affaires de huit à dix ans, déterminé par les fluctuations
de l’offre et de la demande ;
le cycle Kitchin : cycle de très courte durée (quarante mois en moyenne), ce cycle s’observe
sur l’ensemble des variables macroéconomiques majeures, dont les prix.
Ces cycles économiques sont à analyser pour apprécier d’une part l’efficacité des politiques
conjoncturelles (court terme) et les politiques structurelles (long terme).
Pour Schumpeter, ce sont les innovations introduites par des entrepreneurs, tant dans les
domaines des produits que dans celui des méthodes de production ou d’organisation, qui sont à
l’origine d’un processus de destruction créatrice et des fluctuations d’activité. Les phases longues
ascendantes (25 ans) sont liées à la mise en œuvre d’une ou de plusieurs grandes innovations :
la machine à vapeur et l’industrie textile (1780 et 1810/1817) ;
le chemin de fer et l’acier (1844/1851 et 1870/1875) ;
l’électricité, le moteur thermique et la chimie (1890/1899 et 1914/1920).
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Les innovations majeures donnent naissance à des branches motrices. Elles sont à l’origine de
grappes d’innovation qui sont copiées par les entrepreneurs en dehors même des branches
d’origine. En effet, elles sont l’occasion de profits supplémentaires et déclenchent de nombreux
investissements.
En marge des variables conjoncturelles, des données structurelles peuvent aussi influencer la
conjoncture d’une économie.
L’ensemble des facteurs structurels pèse sur l’économie et conduit souvent les politiques
économiques à avoir peu d’effets sur l’évolution de la conjoncture. Le gage de l’efficacité des
actions de l’État réside dans la réduction ou la levée de ces contraintes structurelles.
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II. Le cadre d’analyse
La comptabilité nationale est une présentation simplifiée de la réalité économique. Appuyée sur
une architecture générale rigoureuse, elle développe des outils pertinents de mesure de la
performance de l’économie.
Afin de rapprocher l’économie nationale des besoins des économistes et des décideurs, la
comptabilité nationale ne peut étudier chacune des entités qui effectuent des opérations de nature
diverse et variée. Elle ne peut décrire précisément l’activité de chaque agent économique. Aussi,
la comptabilité nationale est obligée d’opérer des regroupements pour pouvoir être efficace.
C’est ainsi qu’il faut commencer par étudier et classer les unités à regrouper.
La comptabilité nationale utilise différentes unités en fonction des comportements qu’elle souhaite
analyser (sociétés, groupes de sociétés ou établissements ; individus ou ménages).
Le premier type d’analyse est celui du comportement des acteurs économiques. Il fait intervenir le
revenu, le capital, les opérations financières et le patrimoine.
Le second type d’analyse met l’accent sur les opérations de production afin d’étudier les relations
technico-économiques.
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Le SEC 2010 définit cinq grands secteurs institutionnels :
les sociétés non financières ;
les sociétés financières ;
les administrations publiques ;
les ménages ;
les institutions sans but lucratif au service des ménages.
Le SEC 2010 considère également que le reste du monde appartient à cette catégorie, même s’il
ne correspond pas à un regroupement d’unités, alors qu’il est reconnu comme le 6e secteur
institutionnel du tableau économique d’ensemble.
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L’unité locale correspond à une unité institutionnelle ou à une partie d’unité institutionnelle,
produisant des biens ou des services en un lieu topographiquement identifié.
Les établissements sont regroupés en fonction de leur activité principale.
C. Les filières
La filière est l’ensemble des différentes activités qui permettent, en amont et en aval, de produire
un bien fini : on parle de filière électronique qui va du silicium à l’ordinateur en passant par les
composants. La filière regroupe en général plusieurs branches.
Le cadre central regroupe et développe les bases essentielles de la comptabilité nationale, dont
l’architecture repose sur deux éléments principaux : la formalisation de l’équilibre économique et
le concept clé.
La comptabilité nationale permet d’analyser le concept clé de l’équilibre économique. Ce dernier
s’intéresse :
à l’origine des biens et services disponibles sur le territoire national ;
à l’utilisation de ces ressources = à leur emploi ;
à l’adéquation entre les ressources et les emplois.
Une nation ne peut utiliser que ce dont elle dispose : ses ressources. Celles-ci sont soit produites,
soit importées :
la production (P) est l’activité qui consiste à créer des biens et services. Il s’agit ici de la valeur
de la production nationale ;
les importations (M) sont mises à la disposition de l’économie nationale de biens et services
produits par le reste du monde.
Tout ce dont dispose la nation fait l’objet d’une utilisation sous des formes variées, ce sont les
emplois :
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les consommations intermédiaires (CI) : valeur des biens et services réintroduits dans le
processus de production afin de concourir à la production d’autres biens et services ;
la consommation finale (CF) : valeur des biens et services sortant du processus de production
et servant à la satisfaction directe des besoins individuels (ménages) et collectifs
(administrations) ;
la formation brute de capital fixe (FBCF) : valeur des biens durables (bâtiments, matériels, ...)
acquis par un agent économique afin d’être utilisés dans le processus de production pour une
durée supérieure ;
les variations de stocks (VS) : valeur du stockage ou du déstockage de l’année de biens
produits ;
les exportations (X) : valeur des biens et services produits par l’économie nationale et mis à la
disposition du reste du monde.
L’équilibre économique se traduit donc par ce que l’on appelle, en comptabilité nationale,
l’équation emplois-ressources, et qui s’écrit par l’égalité suivante.
Production + importations = consommations intermédiaires
+ consommation finale
+ formation brute de capital fixe
+ variations de stocks + exportations
1. Le concept de production
Comme on le voit, le concept de production apparaît central dans la comptabilité nationale.
La production désigne l’activité de création de biens et services propres à satisfaire les besoins
individuels ou collectifs.
Tous les biens et une partie des services peuvent être vendus sur un marché contre un prix : on
les dit alors marchands (services bancaires ou publicité).
Les autres services fournis gratuitement (ou presque) sont qualifiés de services non marchands
(enseignement public ou santé publique).
La distinction entre production marchande et non marchande opérée par le système élargi de
comptabilité nationale (SECN), mis en place en 1976, est importante et domine la question de la
valorisation ou de la mesure de cette production.
a. La production marchande
La production est marchande lorsqu’elle s’échange ou est susceptible de s’échanger sur un
marché à un prix tel que l’on puisse considérer qu’il vise au moins à couvrir les coûts de
production.
Le prix peut s’appeler redevance, péage, droit, ... Réalisée par des acteurs très différents, la
production marchande voit son étendue et son évaluation définies de manière conventionnelle.
Les acteurs de la production marchande : tous les acteurs institutionnels, à l’exception des
administrations (privées et publiques), ont une activité de production marchande. Les sociétés et
quasi-sociétés constituent le premier acteur-producteur.
Le champ de la production marchande : tous les biens sont, par convention, considérés comme
marchands.
Module 2
La production de biens est marchande. Les services marchands sont ceux qui font ou peuvent
faire l’objet de transactions.
L’évaluation de la production de biens et services marchands se fait au prix du marché.
2. La valeur ajoutée
La production d’une unité ne mesure pas réellement la valeur véritablement dégagée par celle-ci,
puisque cette valeur comprend des consommations intermédiaires (matières 1ères, ...)
nécessaires à l’élaboration des biens et services. Pour mesurer la contribution exacte d’une unité
à la création de richesses, il convient de retenir la différence entre la valeur de la production et le
montant des biens et des services (consommations intermédiaires) utilisés dans le processus de
fabrication : cette différence est appelée valeur ajoutée. La somme des valeurs ajoutées réalisées
par l’économie nationale constitue le produit intérieur brut (PIB).
Le PIB est un indicateur essentiel de mesure de l’activité économique. Au niveau national, il
évalue la richesse créée par les agents résidents. Au niveau d’un agent ou d’un groupe d’agents,
il mesure la contribution de cette unité productive à la richesse globale.
Le calcul de la valeur ajoutée peut être effectué de deux manières différentes :
à partir des valeurs ajoutées des secteurs institutionnels résidents ; ici, le produit intérieur brut
est obtenu par l’addition des valeurs ajoutées de l’en semble des unités de production :
PIB = production – consommations intermédiaires = somme des valeurs ajoutées des
secteurs institutionnels résidents
à partir des emplois finaux ; en effet, en utilisant l’équation emplois - ressources, on déduit
l’égalité suivante :
PIB = consommation finale sur le territoire économique + formation brute de capital
+ variation de stocks + exportations – importations
Module 2
La performance de l’économie peut être mesurée à l’aide du tableau économique d’ensemble
(TEE), du tableau entrées-sorties (TES) et des agrégats.
Module 2
la dépense intérieure brute (DIB).
Chacun de ces agrégats se rattache à l’un des trois grands pôles du circuit économique.
Le tableau de bord est l’outil de gestion qui présente synthétiquement les activités et les résultats
d’une entreprise, d’un secteur d’activité, au niveau local, régional, national, ... sous forme
d’indicateurs.
Il permet de contrôler la réalisation d’objectifs et de prendre les décisions nécessaires.
Il peut porter sur l’activité globale d’une entreprise ou d’un secteur d’activité mais également sur
un processus précis.
En fonction des besoins d’informations, les décideurs peuvent construire leurs tableaux de bord
sur mesure, où ils retrouveront uniquement les indicateurs qui les intéressent.
Une étude sectorielle doit contenir un ensemble d’informations de base sur les différents aspects
du secteur étudié.
Cette étude doit livrer des résultats sur l’analyse du mode de fonctionnement et d’organisation du
secteur étudié. Il s’agit de savoir pourquoi ce secteur est tel qu’il est, d’expliciter ses spécificités
par rapport aux autres secteurs. Il faut donc que l’information soit pertinente et qu’elle soit traitée
avec des indicateurs adaptés.
Cette étude sectorielle doit permettre, à terme, d’identifier les moteurs de l’évolution future du
secteur. Il va donc falloir anticiper les évolutions futures. C’est la partie la plus complexe et
également la plus hasardeuse, qui nécessite la mise en place d’instruments d’analyse adéquats.
1. Le taux d’inflation
Le taux d’inflation mesure l’évolution de l’indice général des prix sur une période donnée.
C’est une variable essentielle dans l’analyse :
de l’évolution du pouvoir d’achat : à revenus courants constants, si les prix augmentent, le
pouvoir d’achat diminue ;
des comportements économiques des ménages : l’inflation pousse les ménages à consommer
immédiatement, à réduire le montant de leur épargne dont la valeur réelle diminue, à
Module 2
transformer leurs actifs liquides en actifs moins liquides, souvent mieux indexés sur les
hausses de prix, comme les actions, ...
des comportements économiques des entreprises : politique de stockage des biens produits
qui voient leur valeur s’élever, achat prématuré des matières premières, politique
d’endettement facilitée, ...
des comportements économiques de l’État : remboursement des dettes, investissements
moins coûteux, ...
2. Le taux de chômage
Le taux de chômage mesure la part des chômeurs, à un moment donné, dans la population
active.
Le taux de chômage est un indicateur qui traduit un déséquilibre sur le marché du travail ; il est
essentiel pour déterminer la nature et l’ampleur des politiques de l’emploi à mener. Mais il doit être
relativisé à deux niveaux :
son importance structurelle (certains pays ont, en moyenne, plus de chômage que d’autres) ;
la durée moyenne de chômage (une durée longue est parfois plus préoccupante qu’un taux de
chômage élevé).
Module 2
S2.2 - MEMO - Analyse conjoncturelle et dynamique
1. Revenu
Revenu primaire des ménages = revenus de l’activité (salaires et revenus non salariaux)
+ revenus de la propriété (loyers, dividendes, intérêts) – hausse des revenus et modification des
prix relatifs.
Revenu disponible des ménages = revenu primaire + prestations sociales - cotisations et impôts.
2. Consommation
Les formes de la consommation :
consommation productive : consommation des unités de production ;
consommation finale des ménages : satisfaire directement un besoin ;
consommation marchande : biens et services achetés ;
consommation non marchande : services gratuits ou quasi gratuits ;
consommation individuelle : privative et rivale ;
consommation collective : services pouvant être consommés par plusieurs personnes en
même temps.
La consommation peut être étudiée grâce à trois indicateurs principaux :
la dépense de la consommation des ménages ;
la consommation effective des ménages ;
la consommation par habitant.
4 raisons expliquent l’évolution de la structure de la consommation :
la hausse des revenus et la modification des prix relatifs ;
le rôle de l’innovation ;
l’évolution démographique ;
l’évolution sociale.
3. Investissement
L’investissement peut être :
brut ;
net ;
matériel ;
immatériel ;
de remplacement ;
de capacité ;
de productivité.
Les facteurs de la croissance économique sont ceux qui entrent directement dans le processus de
production :
le capital, qui a un double rôle : économiser le travail et favoriser le progrès technique ;
le travail;
les ressources naturelles ;
le progrès technique.
5. Cadre d’analyse
Filiales artificielles
6. Outils de suivi
Module 2
Tableau de bord : indicateurs mesurant les activités et les résultats d’une entreprise, d’un secteur
d’activité, au niveau local, régional, voire national.
Études sectorielles : résultats sur l’analyse du mode de fonctionnement et d’organisation du
secteur étudié + identification des moteurs de l’évolution future.
Enquêtes de conjoncture : enquêtes qualitatives pour suivre la situation économique du moment
= vue synthétique d’un secteur d’activité donné ou d’un groupe de ménages.
Indicateurs macroéconomiques :
le taux d’inflation ;
le taux de chômage ;
le solde des comptes publics ;
le solde des comptes extérieurs ;
la variation de la masse monétaire.
Module 2
S3.1 - Analyse dynamique de la concurrence
Une économie de marché repose sur la loi de l’offre et de la demande. La rencontre réelle ou
fictive se passe sur un marché, avec la fixation d’un prix flexible.
L’un des courants de pensée moteurs qui découle de l’économie de marché est le libéralisme
économique. Il prône diverses libertés comme celles d’entreprendre, de créer, d’échanger, ou de
contracter. Le principe du libéralisme est de gérer les choix et décisions économiques individuels
dans le respect des intérêts particuliers et de l’intérêt général. De l’économie de marché jaillit la
notion de concurrence dans un contexte de marché concurrentiel.
Le marché idéal dans sa forme est le marché en concurrence pure et parfaite qui permet à la fois
une répartition optimale des ressources et la satisfaction de tous les acteurs.
Ce marché idéal comporte cinq caractéristiques propres :
la libre entrée et sortie des acteurs : aucun coût monétaire ou non monétaire n’est exigé pour y
accéder ;
des produits homogènes : les biens et services échangés ont des caractéristiques identiques
afin d’avoir des repères clairs ;
une information transparente : les acteurs ont accès à une information claire, compréhensible,
et surtout complète afin d’effectuer des choix et des arbitrages économiques. Ils sont
notamment informés des prix de chaque produit présent sur le marché. Les acteurs doivent
pouvoir faire leurs choix en toute connaissance de cause et maîtriser les aspects de leurs
transactions ;
une excellente mobilité des facteurs de production : le travail et le capital sont mobilisés de
manière efficiente dans les systèmes productifs afin de générer une croissance optimale ;
l’atomicité des acteurs : les acteurs qui composent l’offre et la demande sont nombreux et
d’une taille ne permettant pas d’influencer la formation des prix. De ce fait, ils acceptent les
prix comme étant une donnée claire et lisible.
Module 2
un large choix de produits : les consommateurs se tourneront vers le meilleur rapport
qualité/prix en fonction de leur budget. Tous les consommateurs sont globalement satisfaits de
posséder le produit, même dans une gamme moins complète ;
la stimulation de l’innovation afin de proposer des produits différents et attractifs par rapport
aux concurrents : la concurrence stimule les fabricants dans leur volonté d’innover et de
trouver de meilleures options et idées d’amélioration, en cherchant comment répondre aux
besoins des consommateurs pour délivrer un meilleur niveau de qualité de service ;
une répartition optimale des ressources entre tous les acteurs : tous les acteurs sont satisfaits
et peuvent prospérer tant que le marché reste stable, sans compter l’arrivée massive de
nouveaux concurrents pouvant bousculer l’ordre établi ;
une grande transparence avec des produits clairs et des prix bien déterminés : les
consommateurs ont une bonne visibilité et une bonne lisibilité de ce qu’on leur propose. Ils
peuvent faire leur choix en toute connaissance de cause en comparant les offres.
B. Freins
L’équilibre sur un marché est la situation où l’offre est égale à la demande pour un prix donné.
Cette notion intègre à la fois un aspect partiel et un aspect général.
A. L’équilibre partiel
L’équilibre est partiel quand il concerne un marché particulier et donc un bien donné. L’offre et la
demande pour celui-ci ne dépendent alors que de son prix spécifique. On ne prend pas en compte
les autres biens, ou d’autres points comme le niveau de revenu ou les goûts des consommateurs.
Module 2
Un marché en concurrence pure et parfaite est caractérisé par la flexibilité des prix qui constitue
une donnée d’ajustement pour les acteurs économiques dans leurs choix, en prenant en compte à
la fois l’utilité pour le consommateur et le facteur production pour le producteur.
La flexibilité des prix et la loi de l’offre et de la demande proposent une situation d’équilibre avec
une offre de biens et de services égale à la demande de biens et de services. On aboutit
également à un prix d’équilibre et à une quantité d’équilibre.
L’optimum de Pareto est une situation économique à partir de laquelle l’amélioration de la
satisfaction de certains acteurs ne peut se faire sans la dégradation de celle des autres. Cet
optimum s’intéresse également aux conditions permettant de satisfaire le plus grand nombre.
B. L’équilibre général
L’équilibre général est une transposition de l’équilibre partiel sur l’échelle de l’ensemble des
marchés concurrentiels. Sur ces derniers, la flexibilité des prix et la loi de l’offre et de la demande
offrent une répartition optimale (allocation). Le résultat est connu sous la dénomination "Premier
théorème de l’économie du bien-être".
C. La fonction d’offre
La fonction d’offre concerne la quantité maximale de biens et de services proposés par les
offreurs sur le marché, pour un niveau de prix donné. La fonction d’offre augmente avec le prix.
Ainsi, quand le prix du bien augmente, la quantité proposée augmente également. Il s’agit là d’une
logique de production permettant de maximiser le profit.
D. La fonction de demande
Cette fonction concerne la quantité maximale de biens et de services que les demandeurs sont
prêts à acquérir sur le marché, à un prix donné. On constate alors une décroissance liée au prix.
Cette fonction de demande est construite à partir d’hypothèses de comportements des acteurs sur
le marché. Ainsi, les hypothèses étudient, par exemple, le comportement des consommateurs qui
recherchent la satisfaction, en prenant en compte la consommation de biens et l’aspect
budgétaire. On constate notamment que le consommateur diminue sa quantité de biens quand le
prix augmente, ce qui explique la forme décroissante de la fonction de demandes individuelles.
On constate également que certains comportements mettent en lien l’effet-prix et l’effet-revenu. Il
en va de même du changement de produits lorsqu’un bien habituellement consommé voit son prix
augmenter par rapport à un autre, avec un niveau de revenu inchangé. De manière générale, le
consommateur diminuera sa consommation des deux biens en question car son pouvoir d’achat
(revenu réel) aura diminué (si le produit A coûtait initialement 50 € et a augmenté pour coûter 65
€, le consommateur choisira un produit équivalent B qui n’aura pas augmenté).
Module 2
S3.2 - MEMO - Comportement des acteurs en CPP
Module 2
S3.3 - Régulation économique nationale et européenne
L’économie de marché nécessite un système de régulation pour éviter des dérives entre les
acteurs ou des comportements oligopolistiques ou monopolistiques. Cette régulation s’opère à la
fois au niveau national et européen.
I. Régulation nationale
La régulation nationale est constituée de toutes les actions mises en œuvre par l’État pour réguler
l’activité économique dans un sens large et atteindre les objectifs dans une vision
macroéconomique.
L’économiste britannique Nicholas Kaldor (1908 - 1986), très proche du keynésianisme, pense
que l’État doit arbitrer quatre grands objectifs macroéconomiques qui constituent un équilibre
global :
croissance ;
emploi ;
stabilité des prix ;
équilibre extérieur.
Le carré magique de Kaldor
Ce sont des politiques menées à court terme pour répondre à une conjoncture, une situation à un
moment donné. Elles ne modifient pas en profondeur l’économie et son fonctionnement.
Module 2
Ainsi, l’économie connaît, par périodes, des déséquilibres que les acteurs cherchent à stabiliser
rapidement, comme un taux de chômage important ou un niveau d’inflation élevé. L’État intervient
donc grâce à deux instruments de politique économique :
la politique budgétaire, avec des mesures prises pour réguler l’économie. Cela passe
notamment par l’utilisation du budget public à l’aide des recettes et dépenses, ainsi que des
soldes budgétaires : l’État peut, par exemple, opter pour une diminution ou une augmentation
des impôts, en ciblant ses actions, afin d’inciter à la consommation et à l’investissement de la
part des secteurs privé ou public.
la politique monétaire impulsée par la banque centrale afin de réguler la quantité de monnaie
qui circule dans l’économie, à l’aide de taux d’intérêt directeurs : cette politique monétaire
impacte le comportement des agents économiques, tant au niveau de la consommation que de
l’épargne et permet de maîtriser l’inflation.
En matière de politique conjoncturelle, l’État a donc la possibilité d’opter pour une politique
expansive favorisant l’économie, avec une augmentation de la demande globale. Il peut aussi
décider de diminuer cette demande afin de freiner l’activité économique et dans ce cas mener une
politique plus restrictive.
Le policy-mix est la combinaison de tous les instruments de politique budgétaire et de politique
monétaire utilisés dans un cadre précis dans le but de limiter les risques.
Avec ce système, une politique de relance budgétaire est pensée parallèlement à une maîtrise de
l’inflation afin de favoriser la croissance et le plein-emploi.
Exemple de politique conjoncturelle expansive : Une baisse des prélèvements obligatoires
combinée à une hausse des dépenses publiques permet une hausse du pouvoir d’achat des
ménages et des ressources des entreprises. Cette situation favorise nettement la consommation
et l’investissement.
Exemple de politique conjoncturelle restrictive : Une baisse des dépenses publiques combinée à
une hausse des prélèvements obligatoires entraîne une baisse du pouvoir d’achat des ménages
et des ressources des entreprises. Cette situation va automatiquement impacter la consommation
et l’investissement.
Généralement entreprises sous forme de réformes, elles concernent le long terme et vont en
profondeur dans l’économie, afin de tenter de gérer des déséquilibres dans le fonctionnement.
Ces déséquilibres sont souvent anciens, car aucune solution forte n’a pu être trouvée ou parce
que les pouvoirs publics n’ont jamais érigé le sujet en priorité avec l’application de mesures fortes.
Une politique structurelle vise à augmenter la croissance et le développement du pays, à chercher
de nouvelles idées de spécialisation (développement durable,...).
Exemples de politiques structurelles :
l’aménagement du territoire avec des travaux sur les infrastructures qui vont améliorer
l’habitat, le plan de déplacement, l’installation de nouvelles entreprises, ... ;
la recherche et le développement afin d’accueillir de nouveaux investisseurs et de générer de
la croissance ;
Module 2
les politiques industrielles pour éviter les délocalisations et les fermetures d’entreprises sur le
territoire ;
la formation professionnelle afin de favoriser le retour à l’emploi, le maintien en compétences
ou l’adaptation des individus à de nouveaux métiers dans la perspective d’une diminution
profonde du chômage.
1. La politique d’offre
Le postulat est de dire qu’une production insuffisante de biens et de services impacte
négativement l’emploi et la croissance économique.
De ce fait, l’État prend des mesures pour baisser le coût de production des entreprises grâce à
des allègements fiscaux et à des cotisations sociales. Ainsi, les entreprises qui peuvent produire à
moindre coût pourront baisser leurs prix, stimulant davantage la consommation et de fait la
croissance économique.
Toutefois, les entreprises peuvent parfaitement ne pas impacter certaines mesures d’allègement
fiscal sur les prix afin de doper leurs marges ou de verser davantage de dividendes à leurs
actionnaires. C’est l’effet négatif d’une politique d’offre.
Ex : la baisse de la TVA dans la restauration en 2009 n’a pas été suivie d’une baisse significative
des prix.
De même, les crises économiques peuvent provenir d’une insuffisance au niveau de la demande,
provoquant un bas niveau de l’offre. Certains produits peuvent être boudés par les
consommateurs car non adaptés ou trop chers, ce qui entraîne une offre à la baisse afin de ne
pas générer trop de stocks et donc des risques de perte de production.
Les allègements fiscaux pour les entreprises entraînent moins de recettes pour l’État et donc
moins d’actions d’amélioration ou de services dans d’autres domaines de la vie de tous les jours.
2. La politique de demande
Le postulat est de dire que les agents économiques n’ont pas de revenus suffisants pour
consommer et investir, ce qui a un impact sur la production et sur la croissance.
L’État prend alors des mesures en faveur du pouvoir d’achat en augmentant les salaires, en
baissant les taux d’intérêt ou les prélèvements obligatoires.
A contrario, si la consommation augmente trop rapidement et notamment plus vite que l’offre, les
prix peuvent augmenter en générant ainsi une hausse de l’inflation. Celle-ci peut alors limiter la
demande et entraîner une baisse du pouvoir d’achat.
On peut noter d’autres effets négatifs, comme :
la hausse de la demande peut entraîner une augmentation des importations, ce qui impacte
toujours la croissance économique d’un pays ;
Module 2
la hausse des dépenses publiques peut entraîner l’augmentation des impôts et une chute de la
consommation des ménages ;
les allègements fiscaux pour l’ensemble des ménages peuvent entraîner une hausse de
l’épargne, avec une consommation moins importante ;
l’investissement public peut se substituer à l’investissement privé, ce qui n’est pas une bonne
chose pour l’économie : c’est l’effet d’éviction ;
le risque d’augmentation de la dette est possible surtout si le plan de relance de l’économie ne
produit pas d’effet immédiat, car les taux d’intérêt peuvent alors être supérieurs au taux de
croissance espéré.
Les pays membres de l’Union européenne, suite à leur adhésion, ont accepté de déléguer une
partie de leurs compétences en matière de politique économique conjoncturelle. L’exemple le plus
marquant concerne la politique monétaire gérée par la Banque centrale européenne (BCE). De
même, la politique budgétaire est encadrée par l’Union économique et monétaire (UEM).
Depuis le 1er janvier 1999, la BCE gère la politique monétaire des pays membres de l’Union
européenne. Elle s’occupe de gérer et de maîtriser l’inflation, d’assurer le système financier, tout
en cherchant la satisfaction de tous. Les décisions de la banque centrale s’appliquent par
l’intermédiaire des banques centrales nationales. L’un des leviers de la politique monétaire
concerne la gestion des taux d’intérêt appliqués aux banques qui empruntent à la BCE, que l’on
connaît sous le nom de taux directeurs. Cette action de la BCE permet d’impacter les taux
proposés par les banques commerciales à leurs clients, notamment pour les crédits immobiliers.
La BCE peut mener deux types de politique monétaire :
conventionnelle : variation des taux directeurs ;
non conventionnelle : non-variation des taux directeurs, en intervenant auprès des banques ou
directement sur les marchés financiers.
Les politiques économiques structurelles sont compliquées à mettre en place au niveau européen
de par l’hétérogénéité des pays membres. Certains pays ont un poids économique important,
comme l’Allemagne ou la France, tandis que d’autres ont une économie moins développée,
comme la Lituanie ou la Lettonie. Certains pays ont connu des crises économiques, comme le
Portugal, la Grèce ou l’Irlande, d’autres pays ont été moins impactés, comme le Luxembourg, les
Pays-Bas ou la Finlande. Obtenir une convergence des différentes économies est compliqué,
voire illusoire compte tenu des différences de richesse entre les différents pays de l’Union
européenne.
Ces interactions ont lieu, car le budget européen provient de la contribution des États membres à
hauteur de leur richesse nationale. Une répartition est ensuite effectuée en fonction des politiques
Module 2
européennes menées pour contribuer au développement de tel pays, de telle activité stratégique
ou de tel secteur clé.
Ex : soutien à l’industrie, à l’agriculture, amélioration des infrastructures routières, ...
Dans la pratique, les États restent maîtres quant à la détermination de leur politique budgétaire.
Toutefois, l’Union européenne a mis en place des règles afin d’éviter des dérives et des
contagions entre pays.
Quatre critères de convergence sont pris en compte :
la stabilité des prix entre les États membres ;
la maîtrise des finances publiques afin d’éviter des déficits importants ;
le taux de change qui doit être identique ;
le taux d’intérêt à long terme.
L’un de ces critères est très connu : le déficit public ne doit pas dépasser 3 % du PIB et la dette
publique ne pas excéder 60 % du PIB.
Des sanctions financières sont prévues pour les États qui ne respectent pas ces critères de
convergence, même si dans la pratique, l’Union européenne négocie en permanence avec les
États en difficulté, comme cela a pu être le cas avec la Grèce ou le Portugal au milieu des
années 2010.
Le pacte budgétaire voté le 1er janvier 2013 est basé sur la règle d’or budgétaire, et renforce les
amendes en cas de non-respect. Cette règle d’or impose un déficit structurel ne dépassant pas
0,5 % du PIB du pays. Une souplesse est tolérée en cas de circonstances exceptionnelles et si la
dette publique du pays en question est inférieure à 60 % du PIB. Le point clé de cette règle est le
fait de devoir l’inscrire dans la constitution des différents États membres.
les directives : actes juridiques qui servent à fixer des objectifs aux États membres dans un
délai fixé. Toutefois, les États sont ensuite libres de mettre en place leurs propres mesures
pour atteindre les objectifs (sur l’amélioration de la santé et la sécurité des travailleurs, sur les
droits des patients, ...).
les règlements : actes obligatoires à mettre complètement en application, dans un délai
déterminé, et sans aucune transcription nationale. Ils sont très contraignants ;
les lois : actes juridiques obligatoires discutés entre les membres du gouvernement et les
parlementaires (Assemblée nationale et Sénat) ;
les décisions : actes juridiques obligatoires, mais qui, à la différence des règlements, n’ont pas
de portée générale et peuvent viser des États, des entreprises ou des particuliers ;
les avis et les recommandations : textes qui ont davantage pour but d’émettre un point de vue
sur un sujet précis, sans contrainte.
Module 2