Programme Tech B
Programme Tech B
SOMMAIRE
Pages
INTRODUCTION GÉNÉRALE
A quoi sert une banque …………………………. 1
1ER PARTIE
La banque et les particuliers …………………….. 2
INTRODUCTION
La clientèle de particuliers ………………………. 11
TITRE I
Le service de caisse
Le compte de dépôts (ou compte de chèques) ……… 17
Chapitre I
Le compte en banque : son ouverture ……………… 19
I – Le compte ……………………………………. 20
II – La connaissance du client …………………… 20
III – L’ouverture du compte ……………………… 21
Chapitre II
Le versement d’espèces …………………………. 27
I – Qui peut faire un versement d’espèce ? ………. 27
II – Le support de l’opération ……………………. 27
III – L’enregistrement au compte ………………… 27
1
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Chapitre III
Le chèque ………………………………………..........
I – Fonction et définition du chèque ……………………...
II – Définition du chèque …………………………............
III – Forme du chèque ……………………...........................
IV – La provision du chèque ……………………………….
V – Encaissement du chèque ……………………………..
VI – Disposition concernant les chèques sans provisions
VII – Autres formes ou catégories de chèques ……………...
Chapitre IV
Les cartes de paiement ………………………….........
Chapitre V
La mise à disposition et l’envoi des fonds …………...
I – La disposition ………………………………………...
II – L’envoi de fonds ……………………………………...
Chapitre VI
Le virement …………………………………………….
I – Définition ………………………………………………
II – Mécanisme du virement …………………………..........
III- L’enregistrement au compte ……………………………
Chapitre VII
La tenue du compte ……………………………….........
I – L’enregistrement des opérations ……………………….
II – L’information du client ………………………………...
TITRE II
Les placements ………………………………………...
Chapitre I
Généralité sur l’épargne ……………………………….
Chapitre II
Formules de placement proposées par la banque……….
I – Épargne placée à vue le compte sur livret ……………...
II – Épargne placée à terme ………………………………...
2
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
TITRE III
Les crédits aux particuliers …………………… 69
Chapitre I
Problèmes généraux posés par les crédits aux
Particuliers …………………………………… 71
I – Les précautions prises par la banque …………. 71
II – Les garanties …………………………………. 72
Chapitre II
Les solutions aux besoins personnels ou familiaux 73
I – Le dépassement ………………………………… 74
II – L’avance sur salaire ……………………………. 74
III – Les prêts personnels ……………………………. 74
IV – Les crédits de petit équipement …………………. 75
TITRE III
Les solutions aux projets immobiliers …………… 77
I. Les prêts à la constructions ……………………. 78
II. Les autres crédits bancaires relatifs à l’habitat ... 79
III. Les crédits d’épargne logements …………… 80
2ème PARTIE
La banque et les entreprises ……………………. 89
INTRODUCTION
I. Classification des entreprises en fonction
du type d’activité ………………………………. 90
II. Notion juridique concernant les entreprises …… 99
III. Obligations générales concernant les entreprises… 100
TITRE I
Les solutions aux besoins découlant de l’activité
Courante des entreprises ……………………… 101
Chapitre I
Les effets de commerce ……………………… 102
I. La lettre de change …………………………… 104
II. Le billets à ordre ……………………………... 105
III. Rôle des effets de commerce ………………… 107
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Chapitre II
Les services proposés par la banque ……… 100
I. Le service de caisse ……………………… 100
II. Les crédits à court terme ………………… 100
TITRE II
Les solutions aux besoins nés des opérations
avec l’étranger ……………………………..
Chapitre I
Le règlement des opérations commerciales
avec l’étranger ……………………………..........
I. Mécanisme du change transfert ……………
II. Les moyens de paiement …………………..
Chapitre II
Le financement du commerce extérieur …………..
I. Principaux documents utilisés dans
Le commerce international ……………….
II. L’encaissement documentaire …………….
III. Le crédit documentaire …………………….
IV. Problème particulier à l’exportation ……….
TITRE III
Le financement des investissements …………………
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
INTRODUCTION
Le rôle des banques est primordial dans l’économie d’un pays, notamment dans
l’économie d’un pays en voie de développement.
En effet, la banque a pour fonction de recevoir les fonds que lui confie sa clientèle et
prêter une partie des montants ainsi recueillis à ceux qui en ont besoin et qui
constituent également sa clientèle.
Ainsi un salarié qui reçoit sa paie sur son compte en banque confie à sa banque les
fonds qu’il dispose.
La banque à l’aide des fonds ainsi déposé peut consentir des prêts à d’autres
particuliers ou à des entreprises.
Le crédit c’est-à-dire la redistribution des fonds dont elle dispose aux différents agents
économiques, est en réalité l’activité essentielle de la banque.
Dans nos pays, il faut distinguer à cet égard les banques à caractères essentiellement
commercial des banques de développement (1) qui jouent un rôle prépondérant dans
le développement des économies nationales.
A côté de leur rôle dispensateur de crédit, les banques proposent également d’autres
services à leur clientèle (service de caisse, placements…)
(1) Dans certain État, juridiquement parlant, les banques de développement n’existent
plus. En pratique toutefois elles ont conservé cette appellation.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
DÉPÔTS CRÉDITS
Des particuliers aux particuliers
BANQUE
SERVICES
DÉPÔTS CRÉDITS
Des entreprises CAISSE aux entreprises
PORTEFEUILLE
ÉTRANGER
TITRES
Dans l’exercice de leurs diverses activités les établissements bancaires utilisent des
techniques bancaires.
Ces techniques sont autant des règles et d’usage propres à la profession qu’il
convient d’observer pour assurer le déroulement corrects des opérations de banque.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
La banque
Et les particuliers
7
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
8
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Non, la banque ne le peut pas, justement parce que ces sommes peuvent être
retirées à tout instant.
Par ailleurs. La règlementation lui interdit de rémunérer les comptes de dépôts
à vue.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Elle peut proposer à ses clients de placer leur épargne dans des ‘’produits
bancaires d’ épargne ‘’ et, en contrepartie, elle leur verse des intérêts.
Bien évidemment :
Dans le compte à terme par exemple, le client dépose une certaine somme sur
un compte jusqu’à une date, c‘est à dire jusqu’à un terme convenu.
L’intérêt prévu lui est versé s’il ne dispose pas de son épargne pendant la durée
de son engagement.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
La durée est variable : quelques jours, quelques mois, quelques années, la durée
dépend de la nature de la dépense à réaliser.
Quelques jours : c’est un dépannage ; ont dit que la banque accorde une
‘’facilité de caisse’’.
Il en est ainsi quand vous avez une fin de mois difficile ; vous ne voulez pas
différer une dépense relativement courante : vous demandez alors une avance
à votre banque et vous le remboursez le mois suivant.
Si la banque vous prête des fonds pour quelques mois, ou quelques années, le
besoin à satisfaire est différent.
La dépense est exceptionnelle, en ce sens qu’elle n’est pas appelé à se répéter
de sitôt (achat d’une voiture, d’un appartement par exemple).
Dans cette hypothèse, il s’agit d’un versement et il n’est pas question le mois
suivant de rembourser en totalité les fonds prêtés.
Toute dépense exceptionnelle, en effet, est financée par une épargne, que celle-
ci soit accumulé avant la dépense ou réalisée après, mois par mois.
Mais comment être sûr que le client qui a reçu
un prêt va épargner mois par mois pour
rembourser ce prêt ?
On n’en est jamais absolument sûr.
Aussi quand elle le peut, la banque s’assure de garanties et, pour les prêt
important, qui correspondent par exemple à un achat immobilier, elle prend
une garantie particulière : une hypothèque sur immeuble acheté.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Une hypothèque ?
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
GÉNÉRALITÉ
Ressources Emplois
Salaires Épargne
Traitements Particulier
Honoraires
Revenus divers
(loyers, rentes
Pensions …… Consommation
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Toutefois certains revenus réguliers ne sont pas liés à l’activité sociale du particulier
mais à l’état de sa fortune ou de son patrimoine.
Par exemple un propriétaire qui loue l’immeuble ou l’appartement qu’il possède reçoit
régulièrement un loyer.
Un particulier qui a souscrit des obligations perçoit chaque année des intérêts.
D’autres sont plus rares Souvent à des revenus réguliers s’ajoutent des recettes exceptionnelles (héritage, dont
et plus aléatoires. une somme d’argent par la famille, obtention d’une somme d’argent à la suite d’une
voiture dans une épreuve sportive…).
Quelles sont les dépenses des particuliers ?
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
16
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
S’il ne veut pas renonceremprunterà son de façon à augmenter ses ressources immédiates.
projet, il devra chercher à
En quoi la banque est – elle utile aux particuliers ?
S’il ne
Les banques offrent veutaux La banque répond au besoin de sécurité et de commodité du particulier
particuliers divers pas services En effet, que son budget soit en équilibre, en déficit ou en excédent, le
pour pallier à leur besoins
renon: particulier a besoin de tenir son argent en sécurité tout en pouvant
cer à l’utiliser très facilement.
son Cet argent, le particulier peut craindre de le perdre ou de se le faire
projet, voler : son premier souci est de mettre en sécurité.
il D’autre part, chaque fois qu’il encaisse des recettes ou qu’il a à régler
devra des dépenses, le particulier doit transporter dans son portefeuille les
cherc somme correspondantes : cela n’est ni pratique ni sans risque. Il cherche
her à un moyen qui soit, à la fois, plus commode et plus sûr.
Le service de caisse empru pour Pour répondre à ce double besoin de sécurité et commodité du
satisfaire leur souci nter de particulier, la banque propose un service : le service de caisse.
sécurité et de commodité
de
façon Grace au compte de dépôt (dit aussi compte de chèques) qu’elle lui
à ouvre, la banque devient le caissier du particulier : elle conserve ses
augm disponibilités en sécurité, procède à l’encaissement de ses recettes s’il
enter le désire et exécute les ordres de paiement qu’il donne. D’ailleurs
ses beaucoup d’entreprise à l’heure actuelle, virent automatiquement les
ressou salaires de leur personnel à un compte de chèque ouvert dans une banque
rces au nom de chaque intéressé.
immé
BESOIN de SÉCURITÉ et de COMMODITÉ SERVICE de
diates. CAISSE
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Résumé
Tout particulier bénéficie de revenus qu’il dépense en tout ou en partie pour
satisfaire ses besoins.
Dans la gestion de ses affaires, le particulier peut trouver une aide efficace auprès
de son banquier.
Celui-ci peut lui proposer tout d’abord un service de caisse qui lui procurera
sécurité et commodité. (Service de caisse)
Il peut lui offrir également des possibilités d’épargne qui permettront de faire
fructifier son argent. (Service de placement).
Enfin, en cas de besoin, la banque peut accorder des crédits à sa clientèle privée
pour acquérir soit des biens de consommation soit des biens d’équipement
(Service de crédit)
Cas pratique
Lazare et Kany KONAN sont mariés depuis 1980. Ils ont trois enfants.
Lazare est employé dans une compagnie d’assurances (COMA), il gagne
50 000 FCFA par mois. Sa femme travaille dans un commerce en ville, elle
gagne 35 000 FCFA par mois.
L’entretien de la famille revient à 40 000 FCFA (nourriture, hygiène, soins des
enfants, etc.). Pour l’habillement la famille dépense en moyenne 8 000 FCFA
par mois tandis que les frais de logement s’élèvent à 16 500 FCFA. Le budget
vacances-loisirs est environ 3 000 FCFA par mois. Par ailleurs, il faut
rembourser chaque mois à la banque 7 000 FCFA au titre d’un emprunt
contracté pour financier l’achat de meuble et d’équipements ménagers. Enfin,
les frais de transport s’élèvent à 2 000 FCFA
A noter que chaque mois le ménage toute 1 000 FCFA d’allocations diverses ;
1°) Établissez le budget de Lazare, de Kany et de leurs enfants, étant
entendu que vous ne tiendrez pas compte des impôts à payer.
2°) Lazare vient de vous trouver à la banque et vous interroge sur
l’utilisations possible de l’excédent dont il dispose. Quels conseils
donneriez-vous ?
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Le service de caisse
Le compte de dépôts (ou compte de chèques)
Le service de caisse ne peut être rendu que si un compte est ouvert au client (ce
qui suppose remplies certaines formalités). L’alimentation du compte se fera par
des versements de billets et de pièces (versement d’espèces) mais aussi par des
versements de monnaie scripturale : celle qui est représentée par une écriture et
qui se déplace par écriture.
Il en est de même des retraits sur l’ordre à la banque. Ces ordres seront donnés
au moyen de chèque, d’ordres de virement pratique du compte.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Chapitre I
L’usage d’un compte bancaire est sûr et commode : le besoin qu’en ressent le
particulier est rappelé de manière formelle par la publicité que font les banques.
L’ouverture d’un compte est un acte important : elle marque l’entrée en relation
du particulier avec la banque ; en se faisant ouvrir un compte le particulier
devient client de la banque.
Plan
I– Le compte
II – La connaissance du client
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
I – Le compte
Le compte est un tableau
relevant les sommes
déposées, retirées par une
Le compte représente l’ensemble des opérations qui se réalisent entre la
personne. banque et son client.
La banque enregistre, sur le compte de son client, toutes les opérations
effectuées par celui-ci.
Elle inscrit dans une colonne appelée crédit toutes les sommes que son client
Qui est la propriétaire lui remet ou qu’elle reçoit d’autres personnes pour le compte de son client.
ou débitrice de la
différence entre dépôts
Elle inscrit dans une autre colonne appelé débit toutes les sommes que prélève
et retraits. du compte de son client soit pour les lui verser, soit pour les remettre à un tiers
désigné par ce client.
II – La connaissance du client
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
o Capacité
Parmi eux, il faut compter : les mineurs, les majeurs sous tutelle et les
interdits légaux.
Les mineurs
Lorsque tel est le cas, elles doivent être représentées par un tuteur qui agit
en leur nom.
Il s’agit de personnes qui, ayant été condamnée à des peines très graves, sont
également frappé d’interdiction légale. Elles peuvent elles-mêmes effectuer
des actes juridiques, elles doivent être représentées par un tuteur.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Numéro de compte :
TITULAIRE
Nom :
Prénoms :
Date et lieu de naissance : Identité
Nationalité :
Adresse :
vérification
Téléphone :
Profession :
Nom et adresse de l’employeur
Signature : Signature
MANDATAIRES
M. M.
Date du mandat Date du mandat
Mandataires
Signature Signature autorisés
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
BANQUE NORMALE
INTER NATIONALE RELEVÉ D’IDENTITÉ BANCAIRE
C’est ce numéro qui est attribué au compte lui-même et qui devient le numéro du compte.
L’un des avantages de ce numéro est qu’il permet d’éviter les erreurs de personnes en cas
d’homonyme (ce qui est encore assez fréquent dans certains État d’Afrique) ; il facilite
aussi le travail de la banque car un classement numérique est plus commode qu’un
classement alphabétique. Il sera d’ailleurs indispensable lorsque toutes les banques
utiliseront des machines électroniques pour enregistrer les opérations dans les comptes.
Afin d’éviter les erreurs d’imputation, les banques ont mis au point un document intitulé :
relevé d’identité bancaire (R.I.B). Ce document est délivré à chaque client en autant
d’exemplaires que nécessaire. En pratique chaque chéquier contient en principe une
formule de R.I.B.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Le relevé d’identité bancaire comporte toutes les informations utiles pour les tiers
(créanciers ou débiteurs) appelés à faire inscrire des opérations au compte d’un client avec
lequel ils sont en relation (virements, prélèvements automatiques, domiciliations d’effets
de commerce, etc.).
La remise d’un R.I.B, aux tiers initiant de telles opérations facilite l’enregistrement de
celles-ci.
Domiciliation
Code Banque Code Guichet Numéro de compte Clé RIB Banque Normale
5400 01543 25 200 31 Internationale
Agence Z
Je soussigné M. ………………………………………………………….........................
Demeurant à : ……………………………………………………………………………
Titulaire du compte n° ……………………....dans les livres de la banque Normale
Le compte fonctionne sous la Africaine
signature du titulaire ou d’une Donne pouvoir à M. ……………………………………………………….…………….
personne (mandataire) agissant
sur autorisation écrite
…………………………………………………………………………...…qui l’accepte
(procuration) de ce titulaire D’effectuer en mon nom les opérations suivantes :
(mandant). − Versement de toutes sommes au crédit de mon compte de dépôts
− Retrait de toutes sommes
− Émission de tous chèques
− Émission de tous mandats
Le présent pouvoir qui s’applique à tous les sièges de la banque Normale Africaine est
valable jusqu’à sa révocation expresse, notifiée à la banque.
…………………. Le ……………………………
Signature mandant, Signature du mandataire,
4 La production
C’est en effet avec le titulaire du compte que la banque traite et c’est seulement en
connaissant sa signature qu’elle acceptera d’effectuer les opérations que son client lui
demande.
Mais celui-ci peut craindre de se trouver un jour dans l’impossibilité de donner lui-même
des instructions (s’il tombe malade par exemple). Il peut aussi simplement trouver plus
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
commode qu’une autre personne puisse le remplacer pour certaines ou pour toutes les
opérateurs qu’il effectuerait lui-même.
Quels que soient les motifs qui le poussent à désigner une autre personne pour agir à sa
place, il devra donner à celle-ci une autorisation écrite, appelée procuration qui fait de
cette personne le mandataire du titulaire du compte.
Cette procuration est révocable et le titulaire du compte peut à tout moment la retirer à ses
mandataires à condition d’en informer la banque par la lettre.
Elle devient caduque en cas de décès du titulaire du compte.
Résumé
Le compte bancaire est document enregistrant les opérations réalisées entre la banque
et son client.
L’ouverture d’un compte suppose que le banquier connaisse :
− L’identité du client,
− La capacité du client.
Cette capacité n’existe pas toujours (cas des mineurs et des interdits).
Dans ce cas le compte ne peut être ouvert qu’avec l’autorisation du représentant de
l’incapable (tuteur).
Le compte est identifié par un numéro, qui est son numéro d’ordre sur le livre (listing)
d’ouverture de compte.
Joint à d’autres indications chiffrées se rapportant à la banque et au guichet, ce même
numéro figure sur le relevé d’identité bancaire (R.I.B) remis au client pour simplifier
ses opérations figures.
Le compte fonctionne sous la signature de son titulaire. Mais celui-ci peut donner
à un ou plusieurs mandataire le pouvoir d’effectuer certaines opérations sur le
compte, l’acte par lequel le mandant donne ces pouvoirs est une procuration.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Cas pratique
Cas pratique n° 1
Un client vous demande de lui ouvrir un compte. Quelles questions préalables devriez-
vous lui poser ?
Cas pratique n° 2
En tant que guichetier, quelles sont les précautions que vous devez prendre à l’occasion
de l’ouverture d’un compte de chèques d’un client ?
Chapitre II
Le versement d’espèces
La première opération enregistrée d’un client est, généralement, le dépôt d’une somme
d’argent, opération qu’on appelle : versement d’espèces.
Un versement d’espèces peut être fait par n’importe quelle personne, et pas seulement par
le titulaire du compte ou son mandataire.
La banque ne contrôle pas l’identité de celui qui verse puisque le versement ne risque pas
de léser son client.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
II – Le support de l’opération
Pour tout versement d’espèce, la banque fait établir par celui qui l’effectue un document
sur lequel figureront.
− Le numéro du compte en faveur duquel le versement est fait,
− Le nom du titulaire de ce compte,
− Le montant du versement,
− Le nom et la signature de celui qui verse (que ce soit le titulaire lui-même ou un tiers).
Ce document, appelé bordereau de versement, permet à la banque, grâce aux
renseignements qu’il contient, d’enregistrer convenablement l’opération.
Un double du bordereau est remis à celui qui verse, pour lui servir de reçu.
III – L’enregistrement au compte
Le montant du versement vient augmenter l’avoir du titulaire du compte chez la banque,
il est porté au crédit de son compte.
À l’ordre de : ____________________________________________________________
PAYABLE ___________le_____________________________ 5
4 A ABIDJAN
Rue du plateau
Cpte n° 78954361
M. Jean KONAN
Mentions obligatoires
Un chèque n’est valable comme tel que s’il comporte :
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
1 la dénomination chèque (mention imprimée dont le montant que le tireur n’a pas en
principe à porter lui-même).
2 L’ordre pur et simple de payer une somme dont le montant doit figurer sur le chèque en
chiffres et en toutes lettres (l’ordre en tant que tel est imprimé sur la formule mais la
somme doit être ajoutée par celui qui établit de chèque).
3 Le nom de celui qui doit payer (ce ne peut être que la banque ou l’établissement qui a
remis les formules au titulaire du compte, cette mention est donc imprimée sur le chèque).
4 L’indication du lieu où le paiement doit s’effectuer, à défaut, c’est le lieu désigné à côté
du nom de la banque ou de l’établissement assimilé. Cette mention qui est généralement
imprimée doit permettre au bénéficiaire ou à son banquier de savoir où ce chèque pourra
être payé.
5 L’indication de la date et du lieu où le chèque a été créé.
Nous verrons en effet que la connaissance de la date et du lieu d’émission sont essentielles
pour calculer ensuite pour le délai de présentation du chèque.
6 La signature manuscrite de l’émetteur.
Cette signature est indispensable pour que le banquier puisse authentifier l’ordre qui lui
est donné.
Ajoutons que la mention du bénéficiaire n’est obligatoire pour que le chèque soit valable,
toutefois elle figure la plupart du temps sur les chèques.
Un chèque peut néanmoins contenir d’autres mentions qui lui donneront une signification
particulière.
Autres mentions
− Le barrement
Lorsqu’un chèque présente au recto deux barres en diagonale, cela signifie qu’il ne peut
être encaissé que par l’intermédiaire d’une banque, d’un établissement assimilé ou d’un
centre C.C.P..
Il en résulte que, pour toucher son chèque, le bénéficiaire devra faire le remettre à son
banquier. S’il n’a pas de compte, il doit s’en faire ouvrir un et donner son identité : cela
devrait décourager les éventuels escrocs.
− La mention « non endossable »
Les chèques qui ne sont ni barrés ni non endossables peuvent circuler librement à
condition que le bénéficiaire les endosse au profit d’une autre personne. Il lui suffit
d’apposer au dos du chèque sa signature (endos en blanc) ou la mention « payez à l’ordre
de M ….. » suivie de la date et sa signature (endos nominatif).
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
− Le visa
Il s’agit d’un cachet apposé par le banquier tiré indiquant que la provision correspondante
au montant du chèque existe au moment du visa. En pratique, cette précaution n’apporte
aucune garantie satisfaisante au bénéficiaire car d’autres chèques émis par le même tireur
peuvent ne pas encore avoir été présentés à l’encaissement et la provision peut s’en
trouver réduite d’autant au moment où il remettra lui-même effectivement le chèque à
l’encaissement.
− La certification
Il s’agit également d’un cachet apposé sur le chèque concerné par la banque, qui indique
d’une part que la provision existe et d’autre part
Qu’elle demeure bloquée en faveur du bénéficiaire pendant le délai légal de présentation
de 8 jours (voir plus loin).
IV – La provision du chèque
Qu’il soit chèque de paiement ou chèque de retrait, le chèque est ordre de payer donné à la
banque. Mais bien entendu, la banque n’acceptera de payer que si elle a suffisamment
d’argent au compte de son client, c’est-à-dire si le solde du compte est égal ou supérieur
au montant du chèque.
Les fonds appartenant au tireur et déposé chez le tiré constituent la provision du chèque.
Le bénéficiaire du chèque peut présenter le chèque au paiement dès qu’il l’a reçu, le chèque
est payable à vue. C’est la provision qui doit exister dès le moment où le chèque est créé :
elle doit être préalable.
De plus cette provision ne doit pas avoir été déjà affectée à un autre emploi ; elle ne doit
pas constituer, par exemple, la provision d’un chèque précédemment établi et non payé au
bénéficiaire : elle doit être disponible.
Celui qui émet un chèque sans provision s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à des
peines de prison.
V – Encaissement du chèque
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Elle n’a généralement pas besoin de vérifier l’identité de celui qui présente le chèque
puisque c‘est son propre client qu’elle le connait.
Elle lui demande d’apposé au verso du chèque la mention pour acquit suivie de la date et
de sa signature. Par cet acquit le signataire reconnait avoir reçu le montant du chèque.
La banque inscrit, ensuite, le montant du chèque au débit du compte client.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Sous réserve qu’il y ait proposition. Le client ne peut pas interdire à sa banque de payer
un chèque qu’il a mis en circulation.
Il ne peut s’opposer au paiement d’un ou de plusieurs chèques que dans les cas de vol ou
de perte d’un chèque ou carnet de chèques. Il fait alors « opposition au paiement » du
chèque volé ou perdu ou des chèques qui pourraient être établis par l’utilisation des
formules restante dans le carnet.
La banque refusera de payer le ou les chèques frappés d’opposition s’ils lui sont présentés
au paiement. Elle les rendra au présentateur et avisera le client.
d) L’existence de la provision
La provision du chèque doit être préalable et disponible quelle que soit l’origine de cette
provision (versement du tireur, de toute autre personne agissant pour son compte, crédit
ouvert par la banque, etc.).
Si la banque a une provision suffisante, elle paie le chèque (même s’il lui est présenté
après l’expiration du délai de présentation).
Si elle n’a pas d’argent au compte, elle refuse de payer le chèque.
Si elle à une somme insuffisante, elle paie à concurrence de la somme disponible (c’est
un paiement partiel), indique sur le chèque la somme qu’elle a payée et rend le chèque au
bénéficiaire.
Paiement du chèque
Avant de remettre des fonds au bénéficiaire, la banque lui demande d’acquitter le chèque,
c’est-à-dire d’apposer au verso sa signature précédée de la mention pour acquit et de la
date.
Par l’acquit, le bénéficiaire reconnait avoir touché de la banque le montant du chèque.
Après le paiement, la banque inscrit le montant du chèque.
Les recours du porteur en cas de non-paiement ou de paiement partiel
En cas de non-paiement ou de paiement partiel du chèque, possibilités de recours du
porteur sont différentes selon que le chèque qui a été présenté dans le délai légal ou après
l’expiration de ce délai.
1- S’il a présenté le chèque dans les délais légaux, le porteur peut exercer
Tous les recours prévus par la loi. Mais il doit d’abord faire constater le non-paiement (ou
le paiement partiel) par un huissier.
33
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Le porteur doit ensuite, dans les 4 jours ouvrables qui suivent, avertir le tireur et, le cas
échéant, son endosseur ou tous à la fois.
Cette action en juste doit être intentée dans certain délai au-delà duquel y a prescription,
ce qui entraine, pour le porteur, la perte de toutes les possibilités de recours prévues par
la loi en matière de chèque. La prescription intervient :
− 6 mois après l’expiration du délai de prescription, en ce qui concerne les actions contre le
tireur et les endosseurs ;
− 3 ans après l’expiration de ce même délai en ce qui concerne l’action contre tiré.
2 – S’il a présenté le chèque après l’expiration du délai de présentation, le porteur peur
les possibilités de recours, prévues par la loi en matière de chèque, Contre le tireur et les
endosseurs éventuels. Il ne peut poursuivre que le tireur si celui-ci n’avait pas fait la
provision.
Il peut également faire une ou plusieurs nouvelles présentations tant que le chèque n’est
pas prescrit : la banque paiera si elle a provision.
L’endos de procuration
34
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Un endos de procuration doit comporter avant la signature l’une des mentions suivante :
« par procuration » ou « pour encaisser » ou « valeur en recouvrement ».
Mais, dans la pratique, le client se contente, la plupart du temps, ‘apposer sa signature.
La banque opère la plupart des vérifications décrites ci-dessus.
La compensation
Chaque banque reçoit tous les jours, de cette façon de nombreux chèque dont ses clients
sont les bénéficiaires et qu’elle doit encaisser pour leur compte.
Ces chèques sont payables dans des banques différentes, ce qui oblige à des déplacements
nombreux et plus ou moins longs, les établissements n’étant pas toujours proches les uns
des autres.
De plus, ces déplacements entrainent des transports de fonds importants, et cela n’est pas
sans risques.
Pour supprimer ces inconvénients, les banques sont convenues de se réunir en un lieu où
elles peuvent échanger leurs chèques.
Chaque banque apporte les chèques qu’elle doit encaisser pour le compte de ses clients et
les remet aux banques intéressées (« tirés » de ces chèques). En échange, elle reçoit, de
ses confrères, des chèques dont elle est le tiré et qu’elle doit payer (les tireurs des chèques
étant ses clients, les bénéficiaires étant clients des autres banques).
Chaque banque établit la différence entre le total des sommes qu’elle a à encaisser
(montant des chèques qu’elle remet aux autres banques) et le total des sommes qu’elle
doit payer (montant des chèques qui lui sont remis pars les autres banques).
Si elle a plus à encaisser qu’à payer, elle touchera cette différence. Inversement, si elle
doit plus qu’elle n’a à encaisser, elle paiera la différence. Seule cette différence, ce solde,
fait donc l’objet d’un règlement : c’est le principe de la compensation.
Le dénouement de l’opération
35
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
La banque vérifie aussi que les chèques ne sont pas frappés d’opposition.
La banque du bénéficiaire le rend à son client pour qu’il puisse exercer ses recours, dans
les mêmes conditions que s’il avait présenté lui-même le à la banque « tiré ».
Lorsque les délais de présentation ont été respectés, et que, par conséquent, le protêt peut
être dressé, c’est bien souvent la banque du bénéficiaire qui se charge de le faire établir,
avant de restituer le chèque à son client.
36
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Quant aux Pouvoirs Publics ils ont tenté de mettre en place ; notamment dans certains
pays. Des fichiers centraux permettant d’enregistrer les incidents de paiement.
Chaque État a prévu également des mesures répressives contre les émetteurs de chèques
sans provision.
D’une façon générale ceux-ci sont passibles des peines applicables en cas d’escroquerie.
En pratique cependant ces dispositions législatives et règlementaires n’ont pas tout l’effet
dissuasif escompté.
Le chèque certifié
Elle a pour effet de bloquer la provision au profit du bénéficiaire pendant la durée légale
du délai de présentation.
Le chèque certifié est souvent demandé par les commerçants à leurs clients.
La garantie de paiement qu’il apporte, parce que c’est limitée dans le temps, est moins
importe que celle apportée par le chèque de banque.
Le chèque de banque
Dans certains cas, le bénéficiaire peut exiger que lui soit remis non pas un chèque extrait
du carnet du titulaire du compte, mais un chèque émis par la banque elle-même (c’est-à-
dire) un chèque dont le tireur est une banque).
La banque tire alors le chèque sur son agence installée à l’endroit indiqué. A défaut elle
peut tirer le chèque sur son correspondant.
Le chèque de voyage
Toute personne, titulaire d’un compte ou non, qui doit se déplacer dans son pays ou à
l’étranger et qui aura besoin de fonds pendant son voyage, peut acheter à la banque des
chèques émis par celle-ci et payable dans toute ses agences et chez ses correspondants.
Ces chèques, appelés chèques de voyage, sont établis en coupures d’un montant défini.
37
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Résumé
Pour disposer de son avoir déposé dans une banque (un centre de chèques postaux,
etc.) on utilise le chèque, de même, on peut encaisser des chèques à son compte.
« Le chèque est un écrit qui, sous forme d’un mandant de paiement, sert au tireur à
effectuer à son profit ou au profil d’un tiers le retrait de tout ou partie des fonds
portés au crédits de son compte chez le tiré, et disponible » .
Le tiré paiera sur l’ordre du tireur parce que celui-ci lui a préalablement versé
une somme d’argent et que cette somme est disponible : c’est provision.
Le chèque sert donc à retirer tout ou partie de la provision au profit du tireur
(chèque de retrait) ou d’un autre bénéficiaire (chèque de paiement).
Pour encaisser les sommes inscrites sur le chèque, deux cas sont à considérer.
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− Il s’agit d’un chèque de retrait. La banque tirée vérifie la régularité du
chèque, l’existence et disponibilité de la provision ; elle demande
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Cas pratique n° 1
Vous êtes employé à la Banque Normale, l’un de vos clients vous remet ce chèque pour
encaissement.
Que faites-vous ?
39
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Chapitre IV
Ces cartes sont un élément récent de notre civilisation économique et financière. En effet,
elles sont apparues dans le monde bancaire d’abord aux États unis au début des années
cinquante et ensuite en Europe Occidentale au milieu des années cinquante. Leur
extension se réalise progressivement en fonction de la structure économique de chaque
pays (habitudes commerciales, structures des mécanismes de la distribution des produits,
etc.).
A titre indicatif, on en trouvera ici le mécanisme schématique, tel qu’il fonctionne dans
certains pays. Il est à noter que les réseaux étrangers (American Express), o spécialisés
(Diner’s Club, Hertz), s’étendent dans le monde entier.
Cette carte, appelée carte de paiement, est un rectangle de plastique qui indique :
− Le nom de la banque qui l’a délivrée ;
− Le nom et l’adresse de son titulaire ;
− Le numéro d’identification de ce client ;
− La date où il cessera d’être valable.
Le commerçant qui accepte les règlements au moyen d’une cartes de paiement est doté,
par sa banque, d’une machine qui lui permet d’établir une facture lorsqu’un client désire
régler son achat au moyen de sa carte.
Cette machine produit automatiquement sur la facture :
− Les renseignements concernant le commerçant (nom, adresse et numéro d’identification) ;
− Les renseignements concernant l’acheteur (nom, adresse, et numéro d’identification) ;
− Le montant et la date de l’opération
Il suffit au client de signer la facture. Il appartient au commercent de vérifier que cette
signature est identique à celle qui est apposée sur la carte.
40
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Par contre, le compte du particulier utilisateur de la carte n’est débité qu’une fois par mois
du montant de toutes les dépenses qu’il a réglées au moyen de sa carte pendant cette
période.
Si le commerçant et le particulier ne sont pas clients de la même banque, le règlement
entre les deux banques se fait par compensation.
Chapitre V
La mise à disposition
et l’envoi des fonds
41
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
La mise à disposition et l’envoi de fonds sont deux autres possibilités qui leur sont
offertes.
I- La mise à disposition
Le client demande par écrit à sa banque de mettre à sa disposition ou à celle d’un tiers
d’une somme déterminée à un endroit donné et pendant une durée fixée.
La banque débite immédiatement le compte de son client de cette somme et la vire à
l’agence la plus proche du lieu indiqué par le client ou par le correspondant.
Elle indique au client l’adresse de cette agence et fournit à cette dernière tous les
renseignements sur l’identité du client et les conditions de fonctionnement de la mise à
disposition.
Chapitre VI
Le virement
42
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Pour régler une somme à une autre personne, le titulaire d’un compte dispose d’un moyen
très simple si le bénéficiaire de ce règlement est lui aussi titulaire d’un compte bancaire
ou postal. Il lui suffit de faire un virement.
Plan
I – Définition
II – Mécanisme du virement.
ORDRE DE VIREMENT
BANQUE NORMALE
Ouagadougou
DONNEUR d’ordre________________________
Nom et Prénoms : ………………………………..
Adresse :………………………………………….
N° de compte :……………………………………
________________________________________
__________BENEFICIAIRE____________________________________________________
Nom et Prénoms : ……………………………………………………………………………….
Adresse : ………………………………………………………………………………………...
Établissement bancaire :………………………………………Cpte n°…………………………
Ou centre de chèques postaux :……………………………….Cpte n°…………………………
____________________________________________________________________________
43
I – Définition
Le virement est l’opération par laquelle la Banque exécute l’ordre écrit de son client de
débiter le compte de celui-ci d’une somme déterminée pour en créditer un autre compte.
L’ordre de virement est donné par écrit, soit une formule spéciale fournie par la banque,
soit par simple lettre.
II – Mécanisme du virement
Le virement se traduit par simple mouvement comptable : inscription de la somme au
débit du compte du donneur d’ordre et au crédit du compte du bénéficiaire.
Il supprime tout transport et toute manipulation de fonds.
Virement entre deux comptes fonctionnant dans deux banques autre différentes
Lorsque le compte du bénéficiaire fonctionne dans une banque autre que celle du donneur
d’ordre, le virement se fait par l’intermédiaire de la chambre de compensation de la place
du bénéficiaire. Pour la banque du donneur d’ordre, le montant du virement vient s’ajouter
aux sommes qu’elle doit payer à la chambre de compensation ; c’est l’inverse pour la
banque du bénéficiaire.
44
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Lorsque le client d’une banque donne un ordre de virement en faveur d’un titulaire d’un
compte postal, le virement s’effectue entre le compte postal de la banque et le compte
postal du bénéficiaire.
− Donneur d’ordre d’un virement. Par exemple : il peut régler son loyer par virement. Dans
ce cas, bien sûr, le montant du virement sera porté au débit de son compte ;
− Bénéficiaire d’un virement. Il peut, par exemple, recevoir son salaire de cette manière. Le
montant de ce virement est porté au crédit de son compte.
AVIS DE CRÉDIT
LIBELLE MONTANT
BANQUE NORMALE
Le ………………………………………………
CLIENT CRÉDITÉ
45
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Chapitre VII
La tenue du compte
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Toutes les opérations qui ont pour effet d’augmenter ou de diminuer l’avoir du client chez
la banque sont enregistrées sur son compte.
Sont enregistrés au crédit du compte : les versements d’espèces, les remises de chèques
de la banque et les virements en faveur du titulaire du compte.
Sont enregistrés au débit du compte : le montant des chèques émis par le titulaire du
compte (chèque de paiement ou chèque de retrait), les virements, envois de fonds et mises
à la disposition qu’il ordonne et les prélèvements qu’il autorise.
II – L’information du client
Le client est informé, par la banque, de toutes les opérations qui n’ont pas été faites à son
initiative : par exemple, un versement d’espèces effectué par un tiers. Pour cela, la banque
lui adresse un avis de crédit ou un avis de débit selon que l’opération a été enregistrée au
crédit ou au débit du compte du client. La banque informe aussi son client de l’exécution
des virements qu’elle a effectué sur son ordre (envoi d’un avis de débit).
En plus, périodiquement, la banque adresse à son client un relevé de toutes les opérations
enregistrées à son compte pendant une période donnée. Ce relevé (ou extrait) de compte
permet au client de vérifier sa comptabilité et de connaitre exactement le solde de son
compte à une date déterminée.
AVIS DE CRÉDIT
LIBELLE MONTANT
47
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
BANQUE NORMALE
Le ………………………………………………
CLIENT CRÉDITÉ
Résumé
Les opérations intervenant entre le banquier et son client sont enregistrées
dans un compte : être client d’une banque c’est essentiellement y avoir un
compte.
Une fois ouvert identifié par les diverses indications reproduites sur le
Relevé d’Identité Bancaire (R.I.B.), ce compte fonctionne sur ordre de
son titulaire ou du mandataire de celui-ci lorsqu’existe une procuration.
Dans la colonne « crédit »du compte figure les dépôts, dans la colonne
48
« débité » les retraits d’espèce ou en monnaie scripturale.
Le principal instrument qui permet au compte de fonctionner est le
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
49
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
TITRE II
Les placements
50
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Quand les ressources d’une personne sont supérieures à la dépenses, ont dit que celle-ci
fait des économies : employons plutôt le terme d’épargne. Il est essentiel pour le banquier
de savoir pourquoi ses clients « mettent de l’argent de côté » car, connaissant leurs
motivations, il pourra les guider dans l’emploi de ces fonds ; il remplira ainsi l’une des
missions qui est la sienne : le conseil.
Mais le banquier s’efforcera aussi de recueillir cette épargne. Depuis longtemps déjà les
particuliers manifestent leur préférence pour des forces d’épargne liquide, qui permettent
de retrouver immédiatement ou à un terme rapproché les fonds qui seront susceptibles
d’être utilisés par exemple à la consommation, à l’achat de biens durables (logement,
voiture, équipement ménager, etc.). Ce faisant, le banquier est bien dans son rôle de
collecteur de fonds.
Il agira naturellement pour lui-même, mais aussi comme intermédiaire entre les
épargnants et l’État ou les entreprises qui ont besoin d’épargne.
Chapitre I
51
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Lorsque le particulier ne dépense pas la totalité de ses recettes, cet excédent des recettes
sur les dépenses constitue son épargne.
Cette épargne, le particulier peut la dépenser au cours d’une période ultérieure. Mais il
peut aussi la conserver intacte pendant un certain temps. Son épargne est donc plus ou
moins stable.
2 _ Origine de l’épargne
Mais l’épargne peut aussi provenir d’une rentrée exceptionnelle comme un héritage ou un
gain à la loterie.
3 _ But de l’épargne
Le particulier peut constituer et garder une épargne par prudence, pour se prémunir contre
tout risque de dépenses imprévues (accident, maladie).
Il peut aussi essayer d’accumuler progressivement une épargne en vue d’effectuer, dans
un délai plus ou moins long, une dépense trop importante pour être fait immédiatement.
En attendant l’emploi de cette épargne, il peut la conserver chez lui, mais avec tous les
risques que cela comporte (vol, incendie, etc.). Il peut aussi la déposer à son compte de
chèques ; cela supprime les risques mais son épargne ne lui rapporte rien.
Il peut enfin la placer, c’est-à-dire la confier à quelqu’un qui fera « travailler » cette
somme et en échange lui versera un revenu.
L’épargnant qui place son épargne peut souhaiter conserver la possibilité de la retirer à
tout moment. Il fait, dans ce cas, un placement à vue, c’est-à-dire que son épargne pourra
lui être restituée au moment même où il le demandera.
Mais s’il est bien sûr de ne pas avoir besoin de la somme épargnée avant une certaine
date, il peut fixer le délai pendant lequel cette épargne sera immobilisée, c’est-à-dire le
délai pendant lequel il ne pourra pas la retirer. Il fait, dans le deuxième cas, un placement
à terme.
Celui à qui l’épargne est confiée préfère les placements à terme aux placements à vue car
il préfère savoir jusqu’à quelle date il a la disposition de la somme pour l’employer lui-
même. On comprend donc que le revenu qu’il versera à l’épargnant sera plus important
pour les placements à terme que pour les placements à vue.
52
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Pour l’épargnant le rendement de l’épargne placée à terme est donc plus intéressant que
celui de l’épargne à vue.
Plan
Chapitre II
Formules de placement
Proposées par la banque
53
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Dans leur fonction de collectrices de ressources, les banques proposent à leurs clients
épargnants des formules de placements répondant aux motivations propres de ceux-ci :
soit disponibilité des fonds assortis d’un revenu peu élevé, soit une rentabilité plus forte
en contrepartie d’une certaine disponibilité.
Or, la banque cherche des ressources pour limiter le risque d’immobilisation qu’elle court
lorsqu’elle consent des crédits : nous préciserons ultérieurement la signalisation exacte de
cette phase ; c.
2e partie. Elle acceptera donc volontiers de mieux rémunérer une épargne placée à terme,
dans le respect, naturellement, des plafonds que lui imposent les autorités monétaires.
54
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Exemple : une somme versée le 20 Janvier ne porte intérêt qu’à partir du 1er inclus. Une
somme retirée le 20 Janvier ne porte intérêt que jusqu’au 15 Janvier inclus.
Durée
L’épargnant peut, à son gré, laisser des sommes en dépôt à son compte sur livret quelques
jours seulement, ou pendant des années. La durée est libre et illimitée.
Montant
Toute opération, de dépôt ou de retrait, sur ce compte doit sur le minimum de 5 000 F
CFA.
De plus, le solde du compte ne doit jamais devenir inférieur à 25 000 F CFA dans
l’UMOA et à 10 000 F CFA au Cameroun.
Aucun montant maximum n’est fixé au Cameroun tandis que dans l’UMOA un maximum
est exigé, il va de 3 000 000 F à 5 000 0000 F CFA selon les États.
Fonctionnement
Les sommes déposées à un compte sur livret rapportent un intérêt, mais un compte sur
livret ne donne pas droit à la délivrance d’un carnet de chèques.
Alors que pour un compte de dépôt, le montant des opérations et du solde est libre, pour
un compte sur livret toute opération doit porter sur un minimum de 5000 F CFA et le solde
ne peut jamais devenir inférieur à un certain montant.
Enfin il est à remarquer que les sommes en dépôt à un compte sur livret sont relativement
stables, c’est-à-dire que les retraits sont général moins fréquents que pour un compte de
dépôt. Mais ceci n’est pas une conséquence du compte sur livret lui-même, mais plutôt de
la nature des sommes qui y sont déposées : ce sont des sommes économisées en attente
d’emploi.
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
L’épargnant qui désire placer une somme déterminée pendant un certain délai peut.
− Se faire ouvrir un compte à terme,
− Souscrire :
− Un plan d’épargne logement,
− Un ou plusieurs bons de caisse ou, un ou plusieurs bons d’épargne émis par la banque,
− Ou des bons de Trésor émis par l’État.
− Acquérir des valeurs mobilières.
1) Le compte à terme
Généralités
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PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
En échange du prêt qui lui est fait, la banque remet « au souscripteurs » le bon qui est une
reconnaissance de la dette qu’elle a à son égard.
Par là-même, la banque s’engage à rembourser, à l’échéance, la somme prêtée, somme
qui sera majorée des intérêts rapportés par cette somme pendant la durée du prêt.
Les bons de caisse constituent une formule de placement assez souple, car il existe des
bons de montant et de durée différents. Le client pourra donc diviser son épargne en
plusieurs placements pour des échéances différentes.
Souscription
Pour pouvoir souscrire des bons de caisse, il faut être capable.
Le souscripteur de bons de caisse peut régler le montant de la souscription en espèces, au
guichet de la banque. Mais s’il est titulaire d’un compte de dépôt, il lui sera plus commode
de demander que le montant de cette souscription soit inscrit au débit de son compte.
Montant
Il existe des bons de caisse d’un montant nominal de : 10 000, 50 000,…….. 500 000, et
même 1 000 000 de F. (Il n’y a pas de plafond pour la souscription).
Durée
Les bons de caisse peuvent être souscrits pour une durée minimum de 6 mois et pour une
durée maximum de 5 ans.
Rendement
Il est facile de comprendre que la banque préfère se voir prêter une somme pour une durée
de 5 ans plutôt que de 6 mois, car elle pourra elle-même employer cette somme pour son
propre compte (en la prêtant à d’autres clients) pour la même durée. Ca explique que le
taux annuel de l’intérêt versé au souscripteur augmente avec la durée du placement.
57
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Le nom du souscripteur ne figure pas sur le bon ; celui qui les détient est considéré comme
leur propriété. Le bon est de ce fait anonyme, ce qui peut constituent dans certain cas un
avantage pour le porteur.
− à ordre
Le nom du souscripteur figure sur le bon ; pour transmettre la propriété de ce bon à ordre
à une autre personne, le souscripteur devra endosser le bon. Cette forme est peu usitée.
Conservation des bons
Le souscripteur peut conserver les bons chez lui, avec les risques que cela comporte
(risque de vol si les bons sont au porteur).
S’il a loué un compartiment de coffre-fort à la banque, il pourra mettre ses bons en sécurité
dans ce coffre.
En fin, il peut demander à la banque de les conserver pour lui : on dit alors qu’il les met
en dépôt.
Remboursement
A l’échéance, les bons peuvent être remboursés par n’importe quelle agence de la banque
(pas forcement celle qui qui à reçu la souscription).
Les banques émettent aussi une autre catégorie de bons : les bons d’épargne.
Ce sont des bons à 5 ans ; mais, dès que trois mois ce sont écoulés depuis la date de
souscription, le détenteur d’un bon d’épargne peut en demander le remboursement à tout
moment.
Les intérêts produits par ces bons sont payé en totalité au moment du remboursement. Le
taux d’intérêt augmente avec la durée effective du placement.
Ce qui a été dit au sujet de la souscription, du montant et de la forme des bons de caisse,
est valable pour les bons d’épargne.
Tout comme les banques, l’État émet lui aussi des bons qu’il remet aux particuliers en
échéance de leur épargne.
Ces bons, appelés Bons de Trésor, sont semblables aux bons de caisse.
Toutefois, ils présentent moins de choix dans les montants : 500, 1000 ou 10 000 milliard
et dans la durée : 1 an, 2 ans et 5 ans. Ces derniers sont dits à l’intérêt progressifs parce
58
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
que leur taux d’intérêt augmente avec la durée effective du placement et qu’ils sont
remboursables à tout moment.
Mais pour un même montant et une même durée, leur rendement est le même que celui
des bons de caisse.
Les intérêts des bons 1 an, et 2 ans sont entièrement précomptés ; pour les bons à 5 ans,
les intérêts des trois premières années sont précomptés, ceux des années suivantes sont
payés au moment du remboursement.
Les bons du Trésor peuvent être « au porteur » ou « à ordre »
Pour souscrire des bons du Trésor, les mêmes conditions de capacités sont requises que
pour souscrire des bons de caisse.
Le particulier qui désire placer son épargne en bons du Trésor peut s’adresser à sa banque.
Dans cette opération, la banque n’est qu’un intermédiaire entre l’État et l’épargnant ; elle
doit verser le montant de la souscription au Trésor : celui-ci lui verse une rémunération
pour le service qu’elle rend en mettant ses guichets à la disposition du Trésor.
ÉPARGNE
La rentabilité est moins élevée que pour un − L’argent n’est pas disponible pendant la
placement à terme durée du placement
− La rentabilité est intéressante, elle
augmente avec la durée du placement 59
BON DE CAISSE
PLAN ÉPARGNE LOGEMENT
BON D’ÉPARGNE
BON DU TRÉSOR
VALEURS MOBILIÈRES
Résumé
Les banques proposent à leur clientèle particulière des formules de
placement :
− Elles peuvent collecter les fonds pour leur propre compte (compte sur
livret, comptes à terme, bon de caisse).
− Elles peuvent également collecter l’épargne pour le compte de l’État
(bons du Trésor).
L’ensemble de ces formules de placement répond bien aux désirs des
particuliers.
TITRE III
Quand les dépense projetées par un particulier dépassent les ressources envisagées,
autrement dit quand son budget est en déficit, plusieurs solutions sont concevables. La
plus simple n’est pas toujours la plus réalisable : si la limitation des dépenses est souvent
60
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
possible, leur compression au niveau exact des recettes ne peut toujours être réalisée car
il est des dépenses obligatoires ou opportunes (se loger, se soigner…).
Il faut donc envisager d’affecter une épargne à de telles dépenses. Si celle-ci a été
préalablement constituée sous l’une des formes qui viennent d’être étudiées, le particulier
n’éprouvera pas guère de difficultés à récupérer ses fonds. Mais si des économies n’ont
pu être précédemment réalisées, la seule solution est d’emprunter : le prêt contracté sera
remboursé par des économies ultérieures : obtenir un crédit est anticipé une épargne.
Le particulier s’adressera tout naturellement à sa banque (mais nous verrons que les
entreprises agissent de même) car il sait que si les banque collectent des ressources, elles
ont une seconde fonction, sans doute plus importante : consentir des crédits.
Pour nous en tenir à la satisfaction des besoins des seuls particuliers, nous serons ainsi
conduits à examiner ici comment les banques apportent des solutions aux problèmes nés
de besoins personnels ou familiaux et du besoin du logement.
Chapitre I
Problèmes généraux
Posés par les crédits aux particuliers
61
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Le particulier qui veut réaliser in projet, (achat d’une voiture, par exemple) que ses
ressources actuelles ne couvrent pas en totalité, cherche à emprunter.
Emprunter c’est disposer immédiatement d’une somme d’argent qui permet de réaliser un
projet.
Il peut s’adresser à la banque qui lui propose diverses formules de crédits adoptées à ses
besoins et à possibilités de remboursement. Tout emprunt en effet doit être remboursé :
si, par exemple, le remboursement prévu est mensuel l’emprunteur doit, chaque mois,
prélever sur ses ressources la somme nécessaire. En autres termes, emprunter c’est
dépenser d’abord, puis, épargner pour rembourser. L’emprunteur doit donc prévoir,
dans ses budgets futurs, les sommes destinées au remboursement de l’emprunt, sommes
qui viendront s’ajouter à ses dépenses. Le préteur, lui, doit s’assurer que l’emprunteur
sera en mesure de rembourser la somme prêtée dans les délais prévus.
Quand le prêteur est une banque, il doit être encore plus prudent car le banquier doit
toujours être en mesure de restituer aux déposants les fonds qu’il a reçus.
C’est pourquoi elle essaie d’obtenir le maximum de renseignements sur le budget de
l’emprunteur. Elle cherche à connaitre les ressources et les dépenses de ce client, et
particulièrement les dépenses impossibles à réduire (nourriture, loyer), de manière à
déterminer si le budget permet de dégager une capacité d’épargne (ou remboursement) et
quelle en est son importance. C’est en fonction de ces indications qu’elle fixe la somme
maximale qu’elle est disposée à prêter et aussi dans une certaine mesure le délai de
remboursement.
II – Les garanties
Sûreté personnelle
Si la banque accorde le crédit à son client, elle peut demander à une autre personne
(souvent le conjoint ou un parent de l’emprunteur, mais aussi toute autre personne choisie
par l’emprunteur et acceptée par la banque) de s’engager à rembourser les sommes restant
dues à la place de l’emprunteur, si celui-ci ne pouvait plus le faire.
62
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE
Comme cette garantie est fournie par une personne, on l’appelle garantie (ou sûreté)
personnelle ou caution.
Sûreté réelle
Parfois la banque peut prendre une garantie sur une chose, un bien appartenant à
l’emprunteur (ou parfois une autre personne qui accepte d’affecter un de ses biens en
garantie pour permettre à l’emprunteur d’obtenir le prêt qu’il demande). Cette garantie
sur une chose appelé sûreté réelle, permettrait à la banque, si l’emprunteur n’était plus en
mesure de rembourser les sommes dues, de faire vendre l’objet en question et de se
rembourser sur le produit de la vente.
Précautions complémentaires
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