0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues63 pages

Programme Tech B

Le document présente un programme technique bancaire détaillant les rôles et services des banques, tant pour les particuliers que pour les entreprises. Il aborde les fonctions de conservation, de crédit et de placement, ainsi que les techniques bancaires essentielles pour le bon fonctionnement des opérations. La banque est décrite comme un acteur clé dans l'économie, facilitant la gestion des dépôts et le financement des projets à travers divers services.

Transféré par

mamoudoudiane71
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
12 vues63 pages

Programme Tech B

Le document présente un programme technique bancaire détaillant les rôles et services des banques, tant pour les particuliers que pour les entreprises. Il aborde les fonctions de conservation, de crédit et de placement, ainsi que les techniques bancaires essentielles pour le bon fonctionnement des opérations. La banque est décrite comme un acteur clé dans l'économie, facilitant la gestion des dépôts et le financement des projets à travers divers services.

Transféré par

mamoudoudiane71
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

SOMMAIRE

Pages

INTRODUCTION GÉNÉRALE
A quoi sert une banque …………………………. 1

1ER PARTIE
La banque et les particuliers …………………….. 2

INTRODUCTION
La clientèle de particuliers ………………………. 11

TITRE I
Le service de caisse
Le compte de dépôts (ou compte de chèques) ……… 17
Chapitre I
Le compte en banque : son ouverture ……………… 19
I – Le compte ……………………………………. 20
II – La connaissance du client …………………… 20
III – L’ouverture du compte ……………………… 21
Chapitre II
Le versement d’espèces …………………………. 27
I – Qui peut faire un versement d’espèce ? ………. 27
II – Le support de l’opération ……………………. 27
III – L’enregistrement au compte ………………… 27

1
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Chapitre III
Le chèque ………………………………………..........
I – Fonction et définition du chèque ……………………...
II – Définition du chèque …………………………............
III – Forme du chèque ……………………...........................
IV – La provision du chèque ……………………………….
V – Encaissement du chèque ……………………………..
VI – Disposition concernant les chèques sans provisions
VII – Autres formes ou catégories de chèques ……………...
Chapitre IV
Les cartes de paiement ………………………….........
Chapitre V
La mise à disposition et l’envoi des fonds …………...
I – La disposition ………………………………………...
II – L’envoi de fonds ……………………………………...
Chapitre VI
Le virement …………………………………………….
I – Définition ………………………………………………
II – Mécanisme du virement …………………………..........
III- L’enregistrement au compte ……………………………
Chapitre VII
La tenue du compte ……………………………….........
I – L’enregistrement des opérations ……………………….
II – L’information du client ………………………………...
TITRE II
Les placements ………………………………………...
Chapitre I
Généralité sur l’épargne ……………………………….
Chapitre II
Formules de placement proposées par la banque……….
I – Épargne placée à vue le compte sur livret ……………...
II – Épargne placée à terme ………………………………...

2
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

TITRE III
Les crédits aux particuliers …………………… 69
Chapitre I
Problèmes généraux posés par les crédits aux
Particuliers …………………………………… 71
I – Les précautions prises par la banque …………. 71
II – Les garanties …………………………………. 72
Chapitre II
Les solutions aux besoins personnels ou familiaux 73
I – Le dépassement ………………………………… 74
II – L’avance sur salaire ……………………………. 74
III – Les prêts personnels ……………………………. 74
IV – Les crédits de petit équipement …………………. 75
TITRE III
Les solutions aux projets immobiliers …………… 77
I. Les prêts à la constructions ……………………. 78
II. Les autres crédits bancaires relatifs à l’habitat ... 79
III. Les crédits d’épargne logements …………… 80

2ème PARTIE
La banque et les entreprises ……………………. 89
INTRODUCTION
I. Classification des entreprises en fonction
du type d’activité ………………………………. 90
II. Notion juridique concernant les entreprises …… 99
III. Obligations générales concernant les entreprises… 100
TITRE I
Les solutions aux besoins découlant de l’activité
Courante des entreprises ……………………… 101
Chapitre I
Les effets de commerce ……………………… 102
I. La lettre de change …………………………… 104
II. Le billets à ordre ……………………………... 105
III. Rôle des effets de commerce ………………… 107

3
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Chapitre II
Les services proposés par la banque ……… 100
I. Le service de caisse ……………………… 100
II. Les crédits à court terme ………………… 100
TITRE II
Les solutions aux besoins nés des opérations
avec l’étranger ……………………………..
Chapitre I
Le règlement des opérations commerciales
avec l’étranger ……………………………..........
I. Mécanisme du change transfert ……………
II. Les moyens de paiement …………………..
Chapitre II
Le financement du commerce extérieur …………..
I. Principaux documents utilisés dans
Le commerce international ……………….
II. L’encaissement documentaire …………….
III. Le crédit documentaire …………………….
IV. Problème particulier à l’exportation ……….
TITRE III
Le financement des investissements …………………

4
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

INTRODUCTION

A quoi sert une banque ?

Le rôle des banques est primordial dans l’économie d’un pays, notamment dans
l’économie d’un pays en voie de développement.
En effet, la banque a pour fonction de recevoir les fonds que lui confie sa clientèle et
prêter une partie des montants ainsi recueillis à ceux qui en ont besoin et qui
constituent également sa clientèle.

Ainsi un salarié qui reçoit sa paie sur son compte en banque confie à sa banque les
fonds qu’il dispose.
La banque à l’aide des fonds ainsi déposé peut consentir des prêts à d’autres
particuliers ou à des entreprises.

Le crédit c’est-à-dire la redistribution des fonds dont elle dispose aux différents agents
économiques, est en réalité l’activité essentielle de la banque.

Or le crédits est généralement la condition nécessaire à la réalisation de tout projet, et


de tout investissement. C’est pourquoi le rôle des banques est aussi important à
l’échelle d’une nation.

Dans nos pays, il faut distinguer à cet égard les banques à caractères essentiellement
commercial des banques de développement (1) qui jouent un rôle prépondérant dans
le développement des économies nationales.

A côté de leur rôle dispensateur de crédit, les banques proposent également d’autres
services à leur clientèle (service de caisse, placements…)

(1) Dans certain État, juridiquement parlant, les banques de développement n’existent
plus. En pratique toutefois elles ont conservé cette appellation.

5
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

DÉPÔTS CRÉDITS
Des particuliers aux particuliers

BANQUE

SERVICES
DÉPÔTS CRÉDITS
Des entreprises CAISSE aux entreprises
PORTEFEUILLE
ÉTRANGER
TITRES

Dans l’exercice de leurs diverses activités les établissements bancaires utilisent des
techniques bancaires.

Ces techniques sont autant des règles et d’usage propres à la profession qu’il
convient d’observer pour assurer le déroulement corrects des opérations de banque.

La connaissance de ces techniques est indispensable pour l’employé de banque, car


toute erreur, à quelque niveau que ce soit, dans une opération bancaire peut avoir des
conséquences très graves, notamment sur le plan pécuniaire.

Il est donc essentiel que tout employé de banque assimile successivement :


− Les services que la banque propose à sa clientèle de particuliers (1ère Partie)
et les entreprises (2ème Partie).
− Le rôle de la banque sur le marché financier (3ème Partie).
− Le rôle de la banque dans la vie économique d’un pays (4ème Partie).

6
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

La banque
Et les particuliers

 Je travaille depuis quelques semaines dans une


banque ou je rencontre de nombreux collègues
dont je ne connais pas bien les attributions.
Pouvez-vous m’expliquer quels sont les
services d’une banque en général, et quelle est
leur utilité ?

 Vous posez en réalités le problème du rôle et des fonctions de


banque.
Pour y répondre, le mieux est de partir des besoins de sa clientèle,
car la banque est une entreprise de service et, comme toute
entreprise, les services qu’elle fournit sont destinés à satisfaire
les besoins de ses clients, qui sont des particuliers comme vous
et moi, ou qui sont des entreprises.

 Mais peut-on parler de besoins dans le


domaine de l’argent ?

 Certainement, et vous allez les découvrir vous-même. Dites-moi


par exemple quels sont, dans le domaine de l’argent, les besoins
que vous pouvez ressentir, pour vous-même ou pour autres
personnes que vous connaissez ?

 Eh bien, je peux ressentir d’abord le


besoin d’argent tout court, si je veux
faire une dépense qui excède les moyens
dont je dispose.
1ERE  Cela fait un premier besoin auquel correspond a une fonction de
PARTIE la banque, qui est de fournir à sa clientèle des services de crédit,
c’est-à-dire de leur prêter de l’argent.
N’ya a-t-il pas d’autres besoins ?

7
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

 Pas pour moi personnellement ; mais je pense, dans mon


entourage, Ya des gens qui ont des économies et qui
veulent les faire fructifier et en tirer un revenu.

 Voilà un deuxième besoin, que la banque satisfait par fonction de placement.


Elle fournit ainsi un deuxième type de service : recueillir ces économies dont
vous parlez et, en échange, verser un revenu aux clients qui les lui ont apportées.
Mais n’y a-t-il pas un besoin plus fréquent que la banque satisfait pour vous
chaque jour ?
 Oui, sans doute : elle garde mon argent.
J’ai un compte à la banque et je dispose un carnet de chèques,
avec lequel je peux régler mes achats.
 Et nous voilà arrivés à une troisième fonction de la banque : c’est la fonction de
conservation. Elle est d’ailleurs la plus importante, en nombre de client
concernés.
Elle correspond en effet au besoin le plus fréquent et le plus général qui est le
besoin de sécurité : chacun veut éviter les risques de perte ou de vol en gardant
de l’argent chez soi ou en le transportant sur soi.
On dépose donc son argent à la banque.
 Il y a donc, si je résume, trois fonctions principales : la
conservation de dépôt, le placement et le crédit. Mais, plus
concrètement comment ces fonctions sont-elles assurées ?
 Commençons par la principale : la fonction de conservation de dépôt, dont je
préfèrerais préciser le contenu en disant : fonction de conservation et de gestion
de dépôts.
La banque exerce cette fonction en ouvrant d’abord un compte pour chaque
client, et en inscrivant à son crédit la somme que ce client dépose.
Elle va ensuite assurer la gestion de ce compte ‘’client’’, en y enregistrant en
plus (c’est-à-dire au crédit) les sommes qu’elle recevra pour lui, et en y
enregistrant en moins (c’est-à-dire au débit) les sommes qu’elle paiera pour lui.
Enfin, et périodiquement, la banque adressera à son client un relevé de son
compte qui retracera l’ensemble des opérations effectuées. C’est très commode.
 Mais, pratiquement, comment la banque peut-elle recevoir ou
payer pour le client ?
 Nous arrivons au cœur du problème :
Vous savez que le but à atteindre est que, premièrement, les fonds du client
soient en lieu sûr, et que deuxièmement il puise en disposer sans avoir à se
déplacer à la banque pour chaque opération. Pour cela, la banque a conçu et mis
en place un système qui lui permet d’effectuer toutes ces opérations, dès qu’elle
en reçoit l’ordre de la part de son client, sous la forme d’un document écrit
revêtu de sa signature. Et ce document, c’est principalement le chèque, dont
vous m’avez parlé il y a un instant.

8
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

 Le chèque est donc un ordre de payer ?

 Oui, et c’est d’ailleurs écrit dessus :


La formule ‘’veuillez payer à…. La somme de…’’ suivi de la signature du
titulaire du compte, s’adresse à la banque ; c’est un ordre que le signataire lui
donne de payer sur son compte, c’est-à-dire sur les fonds qu’il a déposés.

 Je comprends bien pour ce qui est de payer à la


place du client sur le vu du chèque qu’il a signé.
Mais comment, en sens inverse, la banque reçoit
elle un paiement pour le compte de son client ?

 Le mécanisme est le suivant :


Si le client de la banque, titulaire d’un compte, a reçu un chèque en paiement
(de son salaire ou bien qu’il a vendu), il met simplement sa signature au dos de
ce chèque – on dit l’endosse – et l’envoi à sa banque.
Celle –ci l’adresse alors à la banque de l’émetteur puisque, comme tout chèque,
c’est un ordre de payer donné à une banque, en l’occurrence celle de l’émetteur
(c’est-à-dire, dans notre exemple, celle de l’employeur ou de la personne qui a
acheté le bien). La banque de l’émetteur va donc régler la banque du client
bénéficiaire du chèque, et celle-ci portera la somme correspondante au crédit du
compte de son client.

 Vous venez de m’expliquer que l’on peut payer


par chèque ou être payé par chèque.
Mais le chèque n’est tout de même pas de la
monnaie ?

 C’est exact : le chèque c’est n’est pas de la monnaie.


C’est tout simplement un moyen, un instrument, qui permet d’effectuer un
paiement avec le dépôt : en réalité, c’est le dépôt qui est de la monnaie.
C’est si vrai que, si une personne a émis un chèque -de 6 000 F CFA par
exemple-sans provision, c’est-à-dire sans un solde créditeur suffisant à son
compte, il n’y aura pas de paiement car la banque refusera de payer.

9
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

 J’ai entendu parler de la monnaie scripturale ; si


j’ai bien compris, la monnaie scripturale serait
représentée par le dépôt et non par le chèque ?

 Oui, c’est bien cela :


Il faut comprendre en effet que le terme de scriptural – ou écrit – qui désigne
cette monnaie ne s’applique pas à un instrument de paiement, comme le chèque,
mais aux écritures qui, sur les comptes de dépôts, représentent les soldes
créditeurs.
Le chèque n’est ainsi qu’un instrument, parmi d’autres, qui déclenche la
circulation de la monnaie scripturale, représentée par le dépôt.

 Y a-t-il pas d’autres instruments ?

 Oui, il y en a deux autres :


L’un que vous connaissez bien est la carte de paiement à piste magnétique, que
l’on peut considérer comme le moyen de paiement dans l’avenir, mais dont
l’usage est encore limité en Afrique.
 Et l’autre instrument ?

 C’est l’ordre de virement, par lequel le titulaire d’un compte demande à sa


banque de virer – c’est-à-dire de transférer – une somme de son compte au
compte d’une autre personne à qu’il veut faire un paiement.

 La monnaie peut donc revêtir trois formes : le


billet de banque, les pièces de métal et la monnaie
scripturale ?
 Assurément. Mais revenons à la monnaie scripturale. La banque la détient pour
le compte de ses clients ; ceux-ci peuvent à tout moment en disposer.
Avec leurs dépôt et quand ils le souhaitent, ils peuvent ainsi faire toute dépense
qui leur convient, dans la limite de la somme déposée.
C’est la raison pour laquelle votre compte de dépôt est aussi appelé compte-
chèques ou compte de dépôt à vue.

 La banque peut – elle verser un intérêt sur les


sommes déposées à vue et pendant le temps où elles
sont déposées ?

 Non, la banque ne le peut pas, justement parce que ces sommes peuvent être
retirées à tout instant.
Par ailleurs. La règlementation lui interdit de rémunérer les comptes de dépôts
à vue.

10
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

 Mais si un client dépose chaque mois à la banque


son salaire et s’il ne le dépense pas entièrement, il
va accumuler sur son compte des économies. D’où
ma question : que peut lui proposer la banque pour
rendre ses économies ‘’rentable’’
 Nous en arrivons précisément à la deuxième fonction de la banque, que nous
avons déjà citée et dont nous allons parler à présent ; c’est la fonction de
placement, qui consiste pour la banque à faire fructifier l’épargne de ses clients,
c’est-à-dire le surplus de leurs revenus su leurs dépenses prévisibles.

 Pratiquement, que propose la banque ?

 Elle peut proposer à ses clients de placer leur épargne dans des ‘’produits
bancaires d’ épargne ‘’ et, en contrepartie, elle leur verse des intérêts.

 Pourriez-vous me citer quelques – uns de ces


produits bancaires d’épargne ?

 Ils sont très divers :


Je vais citer seulement : le compte à terme, le bon de caisse.
Ils ont toutefois une caractéristique commune : les fonds épargnés sont mis à la
disposition de la banque pendant un temps plus ou moins long et, pendant la
durée du placement, l’épargnant ne peut pas en disposer, s’il désire bénéficier
de la rémunération prévue.

 Si je comprends bien, pour percevoir un revenu,


c’est-à-dire des intérêts sur son épargne, le client
se dépossède de celle-ci : il se défend donc de
l’utiliser pour effectuer des paiements.

 Bien évidemment :
Dans le compte à terme par exemple, le client dépose une certaine somme sur
un compte jusqu’à une date, c‘est à dire jusqu’à un terme convenu.
L’intérêt prévu lui est versé s’il ne dispose pas de son épargne pendant la durée
de son engagement.

 Comment le taux d’intérêt est-il fixé

 Il varie en fonction de la situation économique et financière et de la politique


gouvernementale.
Il existe toutefois un principe qui veut que le taux d’intérêt est d’autant plus
élevé que la somme la plus importante et qu’elle est placée pour une durée plus
longue.

11
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

 Dans les banques ont, dans leurs caisses, d’une


part les dépôts à vue de leurs déposants, et
d’autre part les sommes placées par les
épargnants.
Que font-elles de tout cet argent ?
 Vous m’offrez la transition pour parler de la troisième fonction (celle que vous
avez citée en premier) qui est la fonction de crédit et qui correspond au troisième
besoin du particulier (et entreprise).

 À Cet égard, que peut faire la banque ?

 Commençons par les particuliers.


Les banques consentent des crédits à leurs clients particuliers qui en ont besoin
mais dont elles pensent, bien sûr, qu’ils pourront rembourser, c’est-à-dire qu’ils
seront capable, après avoir reçu un prêt, d’épargne sur les revenus pour être, à
l’échéance, en mesure de rembourser ce prêt.

 Quelle peut être la durée du prêt ?

 La durée est variable : quelques jours, quelques mois, quelques années, la durée
dépend de la nature de la dépense à réaliser.
Quelques jours : c’est un dépannage ; ont dit que la banque accorde une
‘’facilité de caisse’’.
Il en est ainsi quand vous avez une fin de mois difficile ; vous ne voulez pas
différer une dépense relativement courante : vous demandez alors une avance
à votre banque et vous le remboursez le mois suivant.
Si la banque vous prête des fonds pour quelques mois, ou quelques années, le
besoin à satisfaire est différent.
La dépense est exceptionnelle, en ce sens qu’elle n’est pas appelé à se répéter
de sitôt (achat d’une voiture, d’un appartement par exemple).
Dans cette hypothèse, il s’agit d’un versement et il n’est pas question le mois
suivant de rembourser en totalité les fonds prêtés.
Toute dépense exceptionnelle, en effet, est financée par une épargne, que celle-
ci soit accumulé avant la dépense ou réalisée après, mois par mois.
 Mais comment être sûr que le client qui a reçu
un prêt va épargner mois par mois pour
rembourser ce prêt ?
 On n’en est jamais absolument sûr.
Aussi quand elle le peut, la banque s’assure de garanties et, pour les prêt
important, qui correspondent par exemple à un achat immobilier, elle prend
une garantie particulière : une hypothèque sur immeuble acheté.

12
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

 Une hypothèque ?

 Oui. C’est la possibilité légale, en cas de non remboursement, de faire vendre


l’immeuble pour se faire payer sur le prix de cette vente.
Mais, hypothèque ou pas, et pour avoir de meilleures chances que l’épargne
mensuelle de l’emprunteur soit bien consacrée au paiement de la dette, la
banque lui demande tout simplement des remboursement mensuels, en général
égaux, dont chacun correspond à la somme totale due (capital + intérêt ) divisée
par le nombre de mois pour le quels le prêt est accordé.
 J’ai bien compris les trois fonctions principales de
la banque : Conservation, placement et crédit.
N’y a-t-il pas, dans le cadre de ces fonctions,
d’autres services que la banque fournit à ses
clients ?
 Il y a en effet d’autres services.
Je pourrais citer par exemple : la location de coffre-fort ; ce service peut être
rattaché à la fonction de conservation ;
C’est la garde pure et simple de valeurs ou de bijoux dans le compartiment
d’un coffre-fort mis à la disposition du client qui n’est autre que le locataire.
La banque n’en gère pas le contenu et n’en est pas comptable comme pour le
dépôt de fonds. Le client en dispose librement et exclusivement ; il est seul à y
avoir accès et ce qu’il y dépose reste secret.
 Pourriez-vous évoquer un autre service ?
Oui, et celui-ci est bien. Connu des touristes : c’est le service de change qui
consiste à échanger, comme son nom l’indique, de la monnaie nationale contre
de la monnaie étranger (qu’on appelle devise).
Cet échange est fait en fonction d’un cours qui, pour chaque monnaie, est établi
chaque jour sur le marché des échanges, selon la loi de l’offre et de la demande.
Il faut d’ailleurs noter que cette opération de change s’applique nom seulement
aux billets de banque, mais aussi aux chèques de voyage, dont nous verrons
plus loin de détail.
 Bien. Vous venez de m’expliquer les services
habituels de la banque à ses clients, et je crois
avoir compris l’essentiel.
 Il s’agit bien de l’essentiel en effet, c’est-à-dire du système dans sa généralité,
qui explique les services de la banque à ses clients.
Vous allez découvrir à présent dans les développements qui vont suivre,
comment les choses se passent concrètement, avec le détail des procédures et
des techniques que la banque à mis au point pour appliquer ces principes dans
ses relations avec sa clientèle de particuliers.
Et si vous le voulez bien, dans un prochain dialogue, nous nous entretiendrons
de l’essentiel des services spécifiques que rend la banque à des clients dont les
besoins sont sensiblement différents, et qui sont les entreprises.

13
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

GÉNÉRALITÉ

La clientèle des particuliers

 Qui sont les « particuliers » ?


On appelle « particuliers » les individus, hommes ou femmes ;
Particulier est une personne considéré hors de leur activité professionnelle.
physique,
Les « particuliers » ont un point commun : ils disposent de ressources
Des ressources et les emploie
(traitements, salaires, bénéfices) qu’ils emploient en dépenses diverses
ou ils économisent. Ils constituent la clientèle privée des banques.

Ressources Emplois

Salaires Épargne
Traitements Particulier

Honoraires

Revenus divers

(loyers, rentes
Pensions …… Consommation

 Quelles sont les ressources des particuliers ?


Elles varient en fonction des personnes et leur situation sociale.
Les ressources sont versées de À ce titre principal chaque individus reçoit une rémunération pour
façon certaine et à internes
l’activité qu’il exerce ou éventuellement qu’il a exercée.
réguliers.

14
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Type de particulier Nature du revenu


Salaire – employé Salaire
De banque par exemple.
Militaire Traitement
Fonctionnaire
Profession Libérale Honoraires
Médecin – Avocat
Retraité Allocation de retraite
etc. etc.

Toutefois certains revenus réguliers ne sont pas liés à l’activité sociale du particulier
mais à l’état de sa fortune ou de son patrimoine.
Par exemple un propriétaire qui loue l’immeuble ou l’appartement qu’il possède reçoit
régulièrement un loyer.
Un particulier qui a souscrit des obligations perçoit chaque année des intérêts.
D’autres sont plus rares Souvent à des revenus réguliers s’ajoutent des recettes exceptionnelles (héritage, dont
et plus aléatoires. une somme d’argent par la famille, obtention d’une somme d’argent à la suite d’une
voiture dans une épreuve sportive…).
 Quelles sont les dépenses des particuliers ?

Les dépenses nécessaires concernent :


− La nourriture ;
− Le logement ;
− L’habillement ;
− Le transport (sur le lieu de travail, à l’école ...).
Parfois elles ne concernent que le particulier lui-même, lorsqu’il est
Célibataire, mais plus généralement elles s’étendent à toute une famille.
Les besoin premiers entrainent des dépenses dont certaines se répètent.
− Chaque jour : la nourriture, le billet d’autobus ou de train
Journal…
− Chaque mois : le loyer, la carte de transport.
− Tous les deux mois
Ou tous les trimestres : l’électricité, les remboursements de prêts.
D’autres dépenses interviennent de façon épisodique (achat de vêtements,
Chaussures, de livres) ou exceptionnelle (pèlerinage, achat d’une voiture
Réfection du logement).

15
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

les dépenses sont inférieures aux recettes.


DÉPENSES FCFA RECETTES FCFA
Nourriture, hygiène, Salaire du mari…. 1 020 000
entretien ………………………….. 800 000
Salaire de la femme…. 840 000
Habillement ……………………… 200 000
Loyer et charges …………………. 400 000
Loisirs, Vacances ………………... 150 000
Projet : (achat d’un
téléviseur) ……………………… 110 000
1 660 000 1860 000
Un budget en excédent est
celui ou les totaux de la
colonne ‘’recettes’’ sont plus L’excédent des recettes sur les dépenses constitue les économies du ménage
élevé que ceux de la colonne (200 000 FCFA).
‘’dépenses’’ Pour établir l’équilibre entres les colonnes dépenses et recettes, il faut ajouter le
montant de ces économies au montant des dépenses.
Ceci est normal puisque l’épargne constitue un emploi des ressources : le jeune
ménage a employé une partie de ses ressources en épargne au lieu de l’employer
en dépenses.
Il a pu constituer cette épargne (en limitant certaines de ses dépenses) :
− Soit pour faire plus tard une dépense déterminée (par exemple, l’achat
d’une automobile qu’il voudrait payer comptant),
− Soit pour se prémunir contre un évènement imprévisible : maladie grave,
accident….
 Le budget est en déficit : les dépenses sont supérieures aux recettes.
DÉPENSES FCFA RECETTES FCFA
Nourriture, hygiène, Salaire du mari…. 1 020 000
entretien ………………………….. 800 000
Habillement ……………………… Salaire de la femme…. 840 000
250 000
Un budget en déficit est celui Loyer et charges ………………….
ou les totaux de la colonne 450 000
‘’dépenses’’ sont plus élevés Loisirs, Vacances ………………...
que ceux de la colonne 200 000
‘’recettes’’ Projet : (achat d’un
téléviseur) ………………………
400 000
2 100 000 1860 000
Pour rétablir l’égalité entre les deux colonnes, il faut diminuer le montant des dépenses
ou augmenter celui des recettes.
 Le budget est
Ce ménage peut renoncer à la réalisation de son projet et remettre à l’année suivante
en excédent
l’achat: de la voiture.

16
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

S’il ne veut pas renonceremprunterà son de façon à augmenter ses ressources immédiates.
projet, il devra chercher à
 En quoi la banque est – elle utile aux particuliers ?
S’il ne
Les banques offrent veutaux La banque répond au besoin de sécurité et de commodité du particulier
particuliers divers pas services En effet, que son budget soit en équilibre, en déficit ou en excédent, le
pour pallier à leur besoins
renon: particulier a besoin de tenir son argent en sécurité tout en pouvant
cer à l’utiliser très facilement.
son Cet argent, le particulier peut craindre de le perdre ou de se le faire
projet, voler : son premier souci est de mettre en sécurité.
il D’autre part, chaque fois qu’il encaisse des recettes ou qu’il a à régler
devra des dépenses, le particulier doit transporter dans son portefeuille les
cherc somme correspondantes : cela n’est ni pratique ni sans risque. Il cherche
her à un moyen qui soit, à la fois, plus commode et plus sûr.
Le service de caisse empru pour Pour répondre à ce double besoin de sécurité et commodité du
satisfaire leur souci nter de particulier, la banque propose un service : le service de caisse.
sécurité et de commodité
de
façon Grace au compte de dépôt (dit aussi compte de chèques) qu’elle lui
à ouvre, la banque devient le caissier du particulier : elle conserve ses
augm disponibilités en sécurité, procède à l’encaissement de ses recettes s’il
enter le désire et exécute les ordres de paiement qu’il donne. D’ailleurs
ses beaucoup d’entreprise à l’heure actuelle, virent automatiquement les
ressou salaires de leur personnel à un compte de chèque ouvert dans une banque
rces au nom de chaque intéressé.
immé
BESOIN de SÉCURITÉ et de COMMODITÉ SERVICE de
diates. CAISSE

La banque offre des diverses formules de placements ?


Le service de placements pour Si son budget est excèdent, le particulier cherche un moyen de faire
leur permettre de se procurer
un revenu ; travailler ses économies pour qu’elles lui procurent un revenu.
Parmi les diverses formules de placements que la banque lui propose
(compte sur livret, bons du Trésor, etc.) le particulier pourra choisir qui
conviendront le mieux.
BUDGET EXCÉDENTAIRE PLACEMENT

La banque accorde des crédits


Si, au contraire, son budget laisse apparaitre un déficit, le particulier
Le service des crédits pour cherche à emprunter afin de pouvoir réaliser le projet qui provoque ce
leur fournir les fonds qui leur
manque.
déficit.
Il peut trouver, dans le gamme des crédits que lui propose la banque,
celui qui est le mieux adopté à ses besoins et à ses possibilités.
BUDGET DÉFICITAIRE DEMANDE de CRÉDITS

17
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Résumé
Tout particulier bénéficie de revenus qu’il dépense en tout ou en partie pour
satisfaire ses besoins.
Dans la gestion de ses affaires, le particulier peut trouver une aide efficace auprès
de son banquier.

Celui-ci peut lui proposer tout d’abord un service de caisse qui lui procurera
sécurité et commodité. (Service de caisse)
Il peut lui offrir également des possibilités d’épargne qui permettront de faire
fructifier son argent. (Service de placement).
Enfin, en cas de besoin, la banque peut accorder des crédits à sa clientèle privée
pour acquérir soit des biens de consommation soit des biens d’équipement
(Service de crédit)

Cas pratique

Lazare et Kany KONAN sont mariés depuis 1980. Ils ont trois enfants.
Lazare est employé dans une compagnie d’assurances (COMA), il gagne
50 000 FCFA par mois. Sa femme travaille dans un commerce en ville, elle
gagne 35 000 FCFA par mois.
L’entretien de la famille revient à 40 000 FCFA (nourriture, hygiène, soins des
enfants, etc.). Pour l’habillement la famille dépense en moyenne 8 000 FCFA
par mois tandis que les frais de logement s’élèvent à 16 500 FCFA. Le budget
vacances-loisirs est environ 3 000 FCFA par mois. Par ailleurs, il faut
rembourser chaque mois à la banque 7 000 FCFA au titre d’un emprunt
contracté pour financier l’achat de meuble et d’équipements ménagers. Enfin,
les frais de transport s’élèvent à 2 000 FCFA
A noter que chaque mois le ménage toute 1 000 FCFA d’allocations diverses ;
1°) Établissez le budget de Lazare, de Kany et de leurs enfants, étant
entendu que vous ne tiendrez pas compte des impôts à payer.
2°) Lazare vient de vous trouver à la banque et vous interroge sur
l’utilisations possible de l’excédent dont il dispose. Quels conseils
donneriez-vous ?

18
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Le service de caisse
Le compte de dépôts (ou compte de chèques)

Le premier service qu’une banque est amenée à rendre à un particulier est le


service de caisse. La banque ouvrira des comptes à ses clients et y inscrira les
dépôts de la monnaie que ceux-ci voudront y faire immédiatement ou par suite.
De même, elle y inscrira les retraits par les quels ses clients disposeront de leur
avoir. En ouvrant un compte en banque, le client ne perd pas le droit d’utiliser
ses disponibilités : il remplace seulement les billets (ou pièces) qu’il détient par
une ligne sur un compte, c’est-à-dire par le droit de dire au banquier : « Rendez
– moi des billets » ou « payez pour moi, payez avec mon compte ». De même, il
peut recevoir de la monnaie scripturale, de la monnaie écrite sur un compte avec
autant de facilité qu’il recevrait des billets ou des pièces.

Le service de caisse ne peut être rendu que si un compte est ouvert au client (ce
qui suppose remplies certaines formalités). L’alimentation du compte se fera par
des versements de billets et de pièces (versement d’espèces) mais aussi par des
versements de monnaie scripturale : celle qui est représentée par une écriture et
qui se déplace par écriture.

Il en est de même des retraits sur l’ordre à la banque. Ces ordres seront donnés
au moyen de chèque, d’ordres de virement pratique du compte.

Chapitre I – L’ouverture du compte


Chapitre II – Le versement d’espèces
Chapitre III – Le chèque
Chapitre IV - Les cartes de paiement
Chapitre V – La mise à disposition et l’envoi de fonds
Chapitre VI – Le virement
Chapitre VII – La tenue du compte

19
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Chapitre I

Le Compte en banque : son ouverte

L’usage d’un compte bancaire est sûr et commode : le besoin qu’en ressent le
particulier est rappelé de manière formelle par la publicité que font les banques.

L’ouverture d’un compte est un acte important : elle marque l’entrée en relation
du particulier avec la banque ; en se faisant ouvrir un compte le particulier
devient client de la banque.

Plan
I– Le compte

II – La connaissance du client

- Son identité et sa capacité

III – L’ouverture du compte

- Formalités matérielles et juridiques

20
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

I – Le compte
Le compte est un tableau
relevant les sommes
déposées, retirées par une
Le compte représente l’ensemble des opérations qui se réalisent entre la
personne. banque et son client.
La banque enregistre, sur le compte de son client, toutes les opérations
effectuées par celui-ci.

Elle inscrit dans une colonne appelée crédit toutes les sommes que son client
Qui est la propriétaire lui remet ou qu’elle reçoit d’autres personnes pour le compte de son client.
ou débitrice de la
différence entre dépôts
Elle inscrit dans une autre colonne appelé débit toutes les sommes que prélève
et retraits. du compte de son client soit pour les lui verser, soit pour les remettre à un tiers
désigné par ce client.

Traditionnellement, cette inscription se faisait sur une fiche cartonnée


(position). Mais les banques font de plus en plus appel à l’électronique ce que
entraine le remplacement de ce support par des bandes ou des disques
magnétiques.
La différence entre le total des sommes portées au crédit et le total des sommes
portées au débit s’appelle le solde du compte.

Lorsque le total du crédit est supérieur au début, le compte à un solde


créditeur : ce solde constitue l’avoir du client chez la banque.

Dans la situation contraire (débit supérieur au crédit) le solde serait débiteur.


Mais, sauf autorisation de la banque, le particulier ne doit pas retirer plus qu’il
ne possède à son compte : il ne doit jamais rendre le solde de son compte
débiteur.

II – La connaissance du client

Avant d’ouvrir un compte à un particulier, la banque doit connaitre son identité


Une banque n’ouvre pas
un compte sans
et savoir si la loi reconnait apte à accomplir des actes et à prendre des
connaitre engagements, autrement dit s’il est capable. En effet, sauf certains cas bien
déterminés, il faut avoir la capacité civile pour se faire ouvrir un compte.
La banque garde le droit de refuser l’ouverture d’un compte à toute personne
L’identité du client :
même pleinement capable, si elle a des mauvais renseignements sur elle.
qui est-il ?
o Identité
L’identité ressort des La banque doit connaitre l’identité de son client.
indications figurant sur Pour justifier de son identité, le particulier doit présenter une pièce officielle
une pièce officielle munie d’une photo et portant sa signature. Ce sera la plus part du temps la carte
nationale d’identité, un passeport ou un permis de conduire.

La banque se fera aussi préciser par son client sa situation de famille


(célibataire, marié, veuf, divorcé, avec ou sans enfants…) et sa profession.

21
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

o Capacité

Certains individus n’ont pas la possibilité d’ouvrir eux-mêmes un compte en


banque, il s’agit de ceux qui n’ont pas la pleine capacité civile.

Parmi eux, il faut compter : les mineurs, les majeurs sous tutelle et les
interdits légaux.

 Les mineurs

Sont considérées, comme mineurs et par conséquent comme incapables, les


personnes qui n’ont pas atteint l’âge de la majorité fixé généralement à 21
ans dans la plupart des pays d’Afrique francophone.
Pour qu’un mineur puisse ouvrir un compte de dépôt à son nom, il faut qu’il
soit représenté par son tuteur.

 Les mineurs sous tutelle

Certaines personnes majeures qui ne disposent pas de l’intégrité de leurs


facultés mentales ou physiques peuvent être placées par la justice sous un
régime spécial de protection.

Lorsque tel est le cas, elles doivent être représentées par un tuteur qui agit
en leur nom.

 Les interdits légaux

Il s’agit de personnes qui, ayant été condamnée à des peines très graves, sont
également frappé d’interdiction légale. Elles peuvent elles-mêmes effectuer
des actes juridiques, elles doivent être représentées par un tuteur.

En pratique, le cas le plus fréquent que l’on rencontre au guichet est la


demande d’ouverture d’un compte de chèques par un mineur.

III - L’ouverture du compte


Le compte est ouvert au nom du client, celui-ci est le titulaire du compte.
Le spécimen de signature
Le banquier demande également à son client de lui donner un exemplaire de
sa signature. Ce spécimen à une grande importance car il permet à la banque
de contrôler que s’est bien son client qui à signé ses les lettres ou instructions
qu’il lui adresse.
Bien attendu toute modification de la signature initiale doit être notifiée à la
banque.

22
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

BANQUE NORMALE CARTE DE SIGNATURE


N° du livret
d’ouverture
Siège : ………………………. Date d’ouverture : ………………….

Numéro de compte :

TITULAIRE
Nom :
Prénoms :
Date et lieu de naissance : Identité
Nationalité :
Adresse :
vérification
Téléphone :

Profession :
Nom et adresse de l’employeur

Signature : Signature

MANDATAIRES

M. M.
Date du mandat Date du mandat
Mandataires
Signature Signature autorisés

23
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

BANQUE NORMALE
INTER NATIONALE RELEVÉ D’IDENTITÉ BANCAIRE

Nom et adresse du client :


M. ZANBO Alphose
7, rue de la liberté
LIBREVILLE

2 Le livret d’ouverture des comptes

La banque enregistres toutes les ouvertures de comptes sur un livre d’ouverture de


comptes, au fur et à mesure et sous un numéro d’ordre.

C’est ce numéro qui est attribué au compte lui-même et qui devient le numéro du compte.

L’un des avantages de ce numéro est qu’il permet d’éviter les erreurs de personnes en cas
d’homonyme (ce qui est encore assez fréquent dans certains État d’Afrique) ; il facilite
aussi le travail de la banque car un classement numérique est plus commode qu’un
classement alphabétique. Il sera d’ailleurs indispensable lorsque toutes les banques
utiliseront des machines électroniques pour enregistrer les opérations dans les comptes.

3 Le relevé d’identité bancaire

Afin d’éviter les erreurs d’imputation, les banques ont mis au point un document intitulé :
relevé d’identité bancaire (R.I.B). Ce document est délivré à chaque client en autant
d’exemplaires que nécessaire. En pratique chaque chéquier contient en principe une
formule de R.I.B.

24
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Le relevé d’identité bancaire comporte toutes les informations utiles pour les tiers
(créanciers ou débiteurs) appelés à faire inscrire des opérations au compte d’un client avec
lequel ils sont en relation (virements, prélèvements automatiques, domiciliations d’effets
de commerce, etc.).
La remise d’un R.I.B, aux tiers initiant de telles opérations facilite l’enregistrement de
celles-ci.

Domiciliation
Code Banque Code Guichet Numéro de compte Clé RIB Banque Normale
5400 01543 25 200 31 Internationale
Agence Z

FORMULAIRE DE PROCURATION GÉNÉRALE

Je soussigné M. ………………………………………………………….........................
Demeurant à : ……………………………………………………………………………
Titulaire du compte n° ……………………....dans les livres de la banque Normale
Le compte fonctionne sous la Africaine
signature du titulaire ou d’une Donne pouvoir à M. ……………………………………………………….…………….
personne (mandataire) agissant
sur autorisation écrite
…………………………………………………………………………...…qui l’accepte
(procuration) de ce titulaire D’effectuer en mon nom les opérations suivantes :
(mandant). − Versement de toutes sommes au crédit de mon compte de dépôts
− Retrait de toutes sommes
− Émission de tous chèques
− Émission de tous mandats
Le présent pouvoir qui s’applique à tous les sièges de la banque Normale Africaine est
valable jusqu’à sa révocation expresse, notifiée à la banque.

…………………. Le ……………………………
Signature mandant, Signature du mandataire,

4 La production

Le compte est ouvert au nom du client.

C’est en effet avec le titulaire du compte que la banque traite et c’est seulement en
connaissant sa signature qu’elle acceptera d’effectuer les opérations que son client lui
demande.

Mais celui-ci peut craindre de se trouver un jour dans l’impossibilité de donner lui-même
des instructions (s’il tombe malade par exemple). Il peut aussi simplement trouver plus

25
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

commode qu’une autre personne puisse le remplacer pour certaines ou pour toutes les
opérateurs qu’il effectuerait lui-même.
Quels que soient les motifs qui le poussent à désigner une autre personne pour agir à sa
place, il devra donner à celle-ci une autorisation écrite, appelée procuration qui fait de
cette personne le mandataire du titulaire du compte.

Le titulaire du compte peut désigner plusieurs mandataires


La procuration doit préciser quelles sont les opérateurs que mandataire est autorisé à
effectuer. D’ailleurs les banques fournissent très généralement une formule imprimée qu’il
suffit de signer et de faire signer par le ou les mandataires avec les mentions prévues : bon
pour pouvoir, etc.

Il va de soi que la banque doit avoir aussi un spécimen de la signature du ou des


mandataires.

Cette procuration est révocable et le titulaire du compte peut à tout moment la retirer à ses
mandataires à condition d’en informer la banque par la lettre.
Elle devient caduque en cas de décès du titulaire du compte.

Résumé
Le compte bancaire est document enregistrant les opérations réalisées entre la banque
et son client.
L’ouverture d’un compte suppose que le banquier connaisse :
− L’identité du client,
− La capacité du client.
Cette capacité n’existe pas toujours (cas des mineurs et des interdits).
Dans ce cas le compte ne peut être ouvert qu’avec l’autorisation du représentant de
l’incapable (tuteur).
Le compte est identifié par un numéro, qui est son numéro d’ordre sur le livre (listing)
d’ouverture de compte.
Joint à d’autres indications chiffrées se rapportant à la banque et au guichet, ce même
numéro figure sur le relevé d’identité bancaire (R.I.B) remis au client pour simplifier
ses opérations figures.
Le compte fonctionne sous la signature de son titulaire. Mais celui-ci peut donner
à un ou plusieurs mandataire le pouvoir d’effectuer certaines opérations sur le
compte, l’acte par lequel le mandant donne ces pouvoirs est une procuration.

26
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Cas pratique

Cas pratique n° 1
Un client vous demande de lui ouvrir un compte. Quelles questions préalables devriez-
vous lui poser ?

Cas pratique n° 2
En tant que guichetier, quelles sont les précautions que vous devez prendre à l’occasion
de l’ouverture d’un compte de chèques d’un client ?

Le versement des espèces à un


compte est y déposer de la
monnaie bancaire.

Chapitre II

Le versement d’espèces

La première opération enregistrée d’un client est, généralement, le dépôt d’une somme
d’argent, opération qu’on appelle : versement d’espèces.

Le mot « espèces » désigne toute somme d’argent en billets de banque ou pièces de


monnaie.

I – Qui peut faire un versement d’espèces ?

Un versement d’espèces peut être fait par n’importe quelle personne, et pas seulement par
le titulaire du compte ou son mandataire.

La banque ne contrôle pas l’identité de celui qui verse puisque le versement ne risque pas
de léser son client.

27
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

II – Le support de l’opération
Pour tout versement d’espèce, la banque fait établir par celui qui l’effectue un document
sur lequel figureront.
− Le numéro du compte en faveur duquel le versement est fait,
− Le nom du titulaire de ce compte,
− Le montant du versement,
− Le nom et la signature de celui qui verse (que ce soit le titulaire lui-même ou un tiers).
Ce document, appelé bordereau de versement, permet à la banque, grâce aux
renseignements qu’il contient, d’enregistrer convenablement l’opération.
Un double du bordereau est remis à celui qui verse, pour lui servir de reçu.
III – L’enregistrement au compte
Le montant du versement vient augmenter l’avoir du titulaire du compte chez la banque,
il est porté au crédit de son compte.

Chèque N° 1987462 B.P . FCFA 128 700 00 2

3 BANQUE NORMALE AFRICAINE


Siège social : Rue du plateau – ABIDJAN
1
PAYEZ CONTRE CE CHEQUE :___________________________________________ 2
_______________________________________________________________________

À l’ordre de : ____________________________________________________________

PAYABLE ___________le_____________________________ 5
4 A ABIDJAN
Rue du plateau

Cpte n° 78954361
M. Jean KONAN

 Mentions obligatoires
Un chèque n’est valable comme tel que s’il comporte :

28
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

1 la dénomination chèque (mention imprimée dont le montant que le tireur n’a pas en
principe à porter lui-même).
2 L’ordre pur et simple de payer une somme dont le montant doit figurer sur le chèque en
chiffres et en toutes lettres (l’ordre en tant que tel est imprimé sur la formule mais la
somme doit être ajoutée par celui qui établit de chèque).
3 Le nom de celui qui doit payer (ce ne peut être que la banque ou l’établissement qui a
remis les formules au titulaire du compte, cette mention est donc imprimée sur le chèque).
4 L’indication du lieu où le paiement doit s’effectuer, à défaut, c’est le lieu désigné à côté
du nom de la banque ou de l’établissement assimilé. Cette mention qui est généralement
imprimée doit permettre au bénéficiaire ou à son banquier de savoir où ce chèque pourra
être payé.
5 L’indication de la date et du lieu où le chèque a été créé.
Nous verrons en effet que la connaissance de la date et du lieu d’émission sont essentielles
pour calculer ensuite pour le délai de présentation du chèque.
6 La signature manuscrite de l’émetteur.
Cette signature est indispensable pour que le banquier puisse authentifier l’ordre qui lui
est donné.
Ajoutons que la mention du bénéficiaire n’est obligatoire pour que le chèque soit valable,
toutefois elle figure la plupart du temps sur les chèques.
Un chèque peut néanmoins contenir d’autres mentions qui lui donneront une signification
particulière.

 Autres mentions
− Le barrement
Lorsqu’un chèque présente au recto deux barres en diagonale, cela signifie qu’il ne peut
être encaissé que par l’intermédiaire d’une banque, d’un établissement assimilé ou d’un
centre C.C.P..
Il en résulte que, pour toucher son chèque, le bénéficiaire devra faire le remettre à son
banquier. S’il n’a pas de compte, il doit s’en faire ouvrir un et donner son identité : cela
devrait décourager les éventuels escrocs.
− La mention « non endossable »

Elle interdit au bénéficiaire de transmettre le chèque par endossement à un tiers.


Néanmoins, ce type de chèque peut toujours être endossé au profit d’une banque.
En France, par exemple, la quasi-totalité des formules de chèques sont émises avec la
mention « Non endossable sauf au profit d’une banque, d’une caisse d’épargne ou d’un
établissement assimilé ».
Cette situation résulte d’une disposition législative visant à assurer une plus grande
sécurité des transactions et permettant au fisc d’exercice les contrôles nécessaires.
− L’endos

Les chèques qui ne sont ni barrés ni non endossables peuvent circuler librement à
condition que le bénéficiaire les endosse au profit d’une autre personne. Il lui suffit
d’apposer au dos du chèque sa signature (endos en blanc) ou la mention « payez à l’ordre
de M ….. » suivie de la date et sa signature (endos nominatif).

29
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

− Le visa
Il s’agit d’un cachet apposé par le banquier tiré indiquant que la provision correspondante
au montant du chèque existe au moment du visa. En pratique, cette précaution n’apporte
aucune garantie satisfaisante au bénéficiaire car d’autres chèques émis par le même tireur
peuvent ne pas encore avoir été présentés à l’encaissement et la provision peut s’en
trouver réduite d’autant au moment où il remettra lui-même effectivement le chèque à
l’encaissement.
− La certification

Il s’agit également d’un cachet apposé sur le chèque concerné par la banque, qui indique
d’une part que la provision existe et d’autre part
Qu’elle demeure bloquée en faveur du bénéficiaire pendant le délai légal de présentation
de 8 jours (voir plus loin).

IV – La provision du chèque

Qu’il soit chèque de paiement ou chèque de retrait, le chèque est ordre de payer donné à la
banque. Mais bien entendu, la banque n’acceptera de payer que si elle a suffisamment
d’argent au compte de son client, c’est-à-dire si le solde du compte est égal ou supérieur
au montant du chèque.

Les fonds appartenant au tireur et déposé chez le tiré constituent la provision du chèque.
Le bénéficiaire du chèque peut présenter le chèque au paiement dès qu’il l’a reçu, le chèque
est payable à vue. C’est la provision qui doit exister dès le moment où le chèque est créé :
elle doit être préalable.

De plus cette provision ne doit pas avoir été déjà affectée à un autre emploi ; elle ne doit
pas constituer, par exemple, la provision d’un chèque précédemment établi et non payé au
bénéficiaire : elle doit être disponible.
Celui qui émet un chèque sans provision s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à des
peines de prison.

V – Encaissement du chèque

 Paiement du chèque de retrait


Avant de verser le montant du chèque de retrait du présentateur (qui est, dans ce cas, à la
fois le tireur et le bénéficiaire du chèque) la banque vérifie si le chèque est correctement
rempli, c’est-à-dire si le client à bien inscrit la somme en (en chiffres et en lettres),
l’indication moi-même ou son propre nom à l’endroit réservé pour la signature du
bénéficiaire, la date de création, et s’il a signé (les autres mentions obligatoires étant
imprimées à l’avance sur les chèques).
La banque vérifie aussi s’il y a suffisamment d’argent au compte, autrement dit s’il y a
provision.

30
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Elle n’a généralement pas besoin de vérifier l’identité de celui qui présente le chèque
puisque c‘est son propre client qu’elle le connait.
Elle lui demande d’apposé au verso du chèque la mention pour acquit suivie de la date et
de sa signature. Par cet acquit le signataire reconnait avoir reçu le montant du chèque.
La banque inscrit, ensuite, le montant du chèque au débit du compte client.

Cas de chèque de dépannage


Le client n’est pas connu à l’agence à laquelle il s’adresse. C’est pourquoi celle-ci lui
demande de lui présenter une pièce d’identité avec photo.
En fin de se faire rembourser, l’agence qui a payé le chèque l’envoie a l’agence qui tient
le compte du client. Celle-ci porte le montant du chèque au début du compte du client.
Au contraire, si le client se présente à l’agence où il a ouvert son compte, sans avoir sur lui
son carnet de chèque, il peut néanmoins tirer sur ce compte : il usera une formule de chèque
non personnalisé, dite chèque omnibus que le guichet met à sa disposition.

Encaissement du chèque de paiement

Importance de la date de présentation au paiement

Le chèque, étant un instrument de paiement essentiellement payable à vue doit être


présenté au paiement dans un délai très court. Pour un chèque payable dans un des États
Africains de la zone Franc, ce délai est de :
− 8 jours si le chèque à été émis sur le territoire national,
− 70 jours s’il a été émis dans un autre pays.
Le point de départ de ce délai est le jour porté sur le chèque comme date de création. Si le
délai expire un jour férié légal, il est prolongé jusqu’au premier jour ouvrable qui suit (mais
les jours fériés intermédiaires sont compris dans le calcul du délai).
Ce sont les délais légaux de présentation
Toutefois, si un chèque est présenté après l’expiration de ces délais, la banque tirée le paie
si elle a une provision suffisante au compte du tireur tant que ce chèque n’est pas prescrit
(la « prescription » intervenant 3 ans après l’expiration du délai de présentation). La
présentation tardive peut seulement empêcher le porteur d’exercer certains recours, si
le chèque n’est pas payé.
Si le porteur présente un chèque prescrit, le tiré ne le paiera pas, même s’il y a une provision
suffisante au compte du tireur.
Les modalités d’encaissement du chèque de paiement :
Le bénéficiaire d’un chèque peut, soit l’encaisser lui-même, soit changer sa banque de
l’encaisser pour lui-même.
Encaissement du chèque par le bénéficiaire lui-même
Le bénéficiaire d’un chèque de paiement peut l’encaisser lui-même en se présentant chez
la banque « tiré » (la banque du tireur du chèque), à condition que le chèque ne soit pas
barré, auquel cas le chèque doit être encaissé par l’intermédiaire du banquier bénéficiaire.

31
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Vérifications effectuées par la banque


Avant de payer, la banque « tiré » procède à des contrôles qui portent sur :
a) L’identité et la capacité du présentateur
Pour un chèque de retrait, la banque connait le bénéficiaire puisqu’il est en même temps le
titulaire du compte sur lequel le chèque est tiré.
Par contre, pour un chèque de paiement, la plupart du temps elle ne connait pas.
C’est pourquoi, elle demande à cette personne de lui présenter une pièce d’identification
comportant une photo.
b) La régularité du chèque
La banque doit vérifier que toutes les mentions obligatoires figurent sur le chèque.
Dans la pratique, comme toutes les mentions fixes (nom de la banque « tiré », lieu de
paiement, ordre de payer et dénomination du chèque) sont imprimées sur les chèques par
la banque elle-même, elle ne vérifie que les mentions manuscrites (ou dactylographiques).
C’est-à-dire
- La somme
La somme doit être indiquée deux fois : d’abord en chiffres, ensuite en lettres.
Si les deux ne concordent pas, c’est la somme en lettres qui est considérée comme bonne.
Il arrive, toutefois que sur, certains chèques, la somme soit portée deux fois en chiffres :
c’est le cas des chèques émis par certaines grosses entreprises qui les établissent au moyen
de procédés mécanographiques.
- La date de création
Si le chèque est postdaté, c’est-à-dire s’il porte une date de création postérieure à la date
où le bénéficiaire le présente, la banque ne peut refuser le paiement : en effet, le chèque
est toujours payable à la présentation (ont dit aussi payable à vue).
- La signature du tireur
La banque doit s’assurer que le chèque au paiement est bien émis par le titulaire du compte
ou son mandataire, en comportant la signature figurant sur le chèque avec celles déposées
sur la carte d’ouverture de compte.
Aussi, va-t-elle s’assurer que la signature du tireur du chèque est bien semblable à celle
qui figure sur la carte de compte.
- Approbation des surcharges et ratures
Enfin la banque vérifiera que toutes les surcharges et rature ont bien été approuvées par
le tireur, faute de quoi elle refusera de payer.
- La régularité de la chaine des endos
Il arrive que celui présente le chèque au paiement (le porteur du chèque) ne soit pas le
premier bénéficiaire (indiqué au recto du chèque), mais qu’il l’ait reçu d’un bénéficiaire
précédent.

32
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Dans ce cas, le chèque comporte un ou plusieurs endos. La banque ne peut vérifier la


signature de tous les endosseurs, mais elle doit s’assurer que la chaine des endossements
est ininterrompue et régulière.
c) L’absence d’opposition
La banque doit régler tout chèque émis par son client et se présente au paiement,

Sous réserve qu’il y ait proposition. Le client ne peut pas interdire à sa banque de payer
un chèque qu’il a mis en circulation.
Il ne peut s’opposer au paiement d’un ou de plusieurs chèques que dans les cas de vol ou
de perte d’un chèque ou carnet de chèques. Il fait alors « opposition au paiement » du
chèque volé ou perdu ou des chèques qui pourraient être établis par l’utilisation des
formules restante dans le carnet.
La banque refusera de payer le ou les chèques frappés d’opposition s’ils lui sont présentés
au paiement. Elle les rendra au présentateur et avisera le client.

d) L’existence de la provision
La provision du chèque doit être préalable et disponible quelle que soit l’origine de cette
provision (versement du tireur, de toute autre personne agissant pour son compte, crédit
ouvert par la banque, etc.).
Si la banque a une provision suffisante, elle paie le chèque (même s’il lui est présenté
après l’expiration du délai de présentation).
Si elle n’a pas d’argent au compte, elle refuse de payer le chèque.
Si elle à une somme insuffisante, elle paie à concurrence de la somme disponible (c’est
un paiement partiel), indique sur le chèque la somme qu’elle a payée et rend le chèque au
bénéficiaire.
Paiement du chèque
Avant de remettre des fonds au bénéficiaire, la banque lui demande d’acquitter le chèque,
c’est-à-dire d’apposer au verso sa signature précédée de la mention pour acquit et de la
date.
Par l’acquit, le bénéficiaire reconnait avoir touché de la banque le montant du chèque.
Après le paiement, la banque inscrit le montant du chèque.
Les recours du porteur en cas de non-paiement ou de paiement partiel
En cas de non-paiement ou de paiement partiel du chèque, possibilités de recours du
porteur sont différentes selon que le chèque qui a été présenté dans le délai légal ou après
l’expiration de ce délai.

1- S’il a présenté le chèque dans les délais légaux, le porteur peut exercer
Tous les recours prévus par la loi. Mais il doit d’abord faire constater le non-paiement (ou
le paiement partiel) par un huissier.

33
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

L’huissier se rend à la banque pour effectuer une nouvelle présentation du chèque. Si la


banque maintient son refus de payer, l’huissier enregistre ce refus et les motifs invoqués
par la banque dans un écrit officiel appelé protêt pour défaut de paiement.
Le protêt doit être établi avant l’expiration du délai de présentation.
Si le chèque a été présenté le dernier jour de délai, le protêt peut être établi le 1 er jour
ouvrable qui suit.

Le porteur doit ensuite, dans les 4 jours ouvrables qui suivent, avertir le tireur et, le cas
échéant, son endosseur ou tous à la fois.

Cette action en juste doit être intentée dans certain délai au-delà duquel y a prescription,
ce qui entraine, pour le porteur, la perte de toutes les possibilités de recours prévues par
la loi en matière de chèque. La prescription intervient :
− 6 mois après l’expiration du délai de prescription, en ce qui concerne les actions contre le
tireur et les endosseurs ;
− 3 ans après l’expiration de ce même délai en ce qui concerne l’action contre tiré.
2 – S’il a présenté le chèque après l’expiration du délai de présentation, le porteur peur
les possibilités de recours, prévues par la loi en matière de chèque, Contre le tireur et les
endosseurs éventuels. Il ne peut poursuivre que le tireur si celui-ci n’avait pas fait la
provision.
Il peut également faire une ou plusieurs nouvelles présentations tant que le chèque n’est
pas prescrit : la banque paiera si elle a provision.

Encaissement du chèque par la banque du bénéficiaire

En se présentant lui-même à la banque du « tiré », le bénéficiaire peut avoir rapidement à


sa disposition le montant du chèque, à condition qu’il ne soit pas barré.
Mais cela oblige à un déplacement qui peut être long et couteux si le lieu de paiement est
éloigné de son domicile.
Il risque, en outre,
− De perdre ou de se faire voler le chèque avant l’encaissement,
− Ou bien de perdre ou de se faire voler l’argent après l’encaissement.
Pour éviter ces inconvénients, le bénéficiaire peut remettre le chèque à sa propre banque
en lui demandant de l’encaisser à sa place : c’est qu’on appelle une remise de chèques ou
un versement de chèques, opération qui est comme le versement d’espèces, un moyen
d’alimenté le compte.

L’endos de procuration

34
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Pour pouvoir encaisser le chèque auprès de la banque du tireur, la banque bénéficiaire


doit avoir une procuration de son client. En effet, la banque « tiré » n’accepte de payer un
chèque qu’au bénéficiaire désigné ou à une personne autorisée à agir à sa place.
Pour donner cette procuration, le bénéficiaire appose sa signature au dos du chèque : c’est
l’endos de procuration ou endos aux fins d’encaissement.

Un endos de procuration doit comporter avant la signature l’une des mentions suivante :
« par procuration » ou « pour encaisser » ou « valeur en recouvrement ».
Mais, dans la pratique, le client se contente, la plupart du temps, ‘apposer sa signature.
La banque opère la plupart des vérifications décrites ci-dessus.

La compensation

Chaque banque reçoit tous les jours, de cette façon de nombreux chèque dont ses clients
sont les bénéficiaires et qu’elle doit encaisser pour leur compte.

Ces chèques sont payables dans des banques différentes, ce qui oblige à des déplacements
nombreux et plus ou moins longs, les établissements n’étant pas toujours proches les uns
des autres.

De plus, ces déplacements entrainent des transports de fonds importants, et cela n’est pas
sans risques.
Pour supprimer ces inconvénients, les banques sont convenues de se réunir en un lieu où
elles peuvent échanger leurs chèques.

Chaque banque apporte les chèques qu’elle doit encaisser pour le compte de ses clients et
les remet aux banques intéressées (« tirés » de ces chèques). En échange, elle reçoit, de
ses confrères, des chèques dont elle est le tiré et qu’elle doit payer (les tireurs des chèques
étant ses clients, les bénéficiaires étant clients des autres banques).

Chaque banque établit la différence entre le total des sommes qu’elle a à encaisser
(montant des chèques qu’elle remet aux autres banques) et le total des sommes qu’elle
doit payer (montant des chèques qui lui sont remis pars les autres banques).
Si elle a plus à encaisser qu’à payer, elle touchera cette différence. Inversement, si elle
doit plus qu’elle n’a à encaisser, elle paiera la différence. Seule cette différence, ce solde,
fait donc l’objet d’un règlement : c’est le principe de la compensation.

La compensation s’effectue dans toutes les villes où il existe plusieurs « guichets »


permanents des banques.

Le dénouement de l’opération

35
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

a) Pour les chèques remis aux autres banques


A la chambre de compensation, la banque a remis à ses confrères des chèques qu’elle
avait reçus de ses clients (chèques dont ses clients étaient les bénéficiaires). Ces chèques
lui ont été réglés (par le mécanisme de la compensation).
Elle peut donc en porter le moment au crédit du compte de ses clients.
Remarque : Il s’est donc écoulé un certain délai entre le moment où le bénéficiaire a remis
le chèque à l’encaissement et le moment où la banque a le montant au crédit de son
compte. C’est après ce délai que le montant du chèque est effectivement disponible au
compte.
b) Pour le chèque reçus des autres banques
Inversement, la banque à reçus, de ses confrères, des chèques dont elle est le tiré.
Bien qu’elle n’ait pu encore vérifier l’existence de la provision, elle a déjà réglé ces
chèques (par le mécanisme de la compensation). Elle doit, en principe, en porter le
montant au débit du compte de ses clients (tireurs de ces chèques).
Mais avant d’effectuer cette opération, elle procède, pour chacun des chèques, aux mêmes
vérifications que celles qu’elle effectue lorsqu’un chèque lui est présenté au guichet, par
le bénéficiaire lui-même.
Le chèque lui étant présenté par une banque, elle ne contrôle pas, bien sûr, l’identité de
ce présentateur mais elle s’assure qu’il a bien la qualité pour encaisser le chèque : pour
cela, elle vérifie que le chèque a bien été endossé en faveur de cette banque.
Elle s’assure ensuite que sur le chèque a été apposée, par la banque présentatrice, une
griffe à son nom portant la mention « compensé » : cette mention remplace l’acquit.

La banque vérifie aussi que les chèques ne sont pas frappés d’opposition.

Enfin elle vérifie aussi l’existence de la provision.


Si la banque refuse le chèque ou ne le paie que partiellement, elle le rend à la séance de
compensation suivante, à la banque du bénéficiaire en précisant le motif du refus de
paiement.

La banque du bénéficiaire le rend à son client pour qu’il puisse exercer ses recours, dans
les mêmes conditions que s’il avait présenté lui-même le à la banque « tiré ».

Lorsque les délais de présentation ont été respectés, et que, par conséquent, le protêt peut
être dressé, c’est bien souvent la banque du bénéficiaire qui se charge de le faire établir,
avant de restituer le chèque à son client.

VI – disposition concernant les chèques sans provision

De nombreux État connaissent à l’heure actuelle un accroissement sensible des chèques


sans provision. Aussi, beaucoup de commerçants refusent purement et simplement
d’accepter les chèques.

36
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Quant aux Pouvoirs Publics ils ont tenté de mettre en place ; notamment dans certains
pays. Des fichiers centraux permettant d’enregistrer les incidents de paiement.

Chaque État a prévu également des mesures répressives contre les émetteurs de chèques
sans provision.
D’une façon générale ceux-ci sont passibles des peines applicables en cas d’escroquerie.
En pratique cependant ces dispositions législatives et règlementaires n’ont pas tout l’effet
dissuasif escompté.

VII – Autres formes ou catégories de chèques

Le chèque certifié

À la demande du titulaire du compte une banque peut être amenée à procéder à la


certification d’un chèque tiré sur elle.
En pratique la certification résulte de l’apposition par la banque d’une formule comportant
les mentions relatives à la certification et sa signature.

Elle a pour effet de bloquer la provision au profit du bénéficiaire pendant la durée légale
du délai de présentation.
Le chèque certifié est souvent demandé par les commerçants à leurs clients.
La garantie de paiement qu’il apporte, parce que c’est limitée dans le temps, est moins
importe que celle apportée par le chèque de banque.

Le chèque de banque

Dans certains cas, le bénéficiaire peut exiger que lui soit remis non pas un chèque extrait
du carnet du titulaire du compte, mais un chèque émis par la banque elle-même (c’est-à-
dire) un chèque dont le tireur est une banque).

De la sorte le bénéficiaire est certain être payé.


Pour ce faire, le client demande à sa banque qu’elle lui remette un chèque d’un montant
déterminé payable à tel endroit.

La banque tire alors le chèque sur son agence installée à l’endroit indiqué. A défaut elle
peut tirer le chèque sur son correspondant.

Le chèque de voyage

Toute personne, titulaire d’un compte ou non, qui doit se déplacer dans son pays ou à
l’étranger et qui aura besoin de fonds pendant son voyage, peut acheter à la banque des
chèques émis par celle-ci et payable dans toute ses agences et chez ses correspondants.
Ces chèques, appelés chèques de voyage, sont établis en coupures d’un montant défini.

37
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Au moment de la délivrance chèques, l’acheteur appose sa signature au recto de chaque


fourni. Il devra de nouveau apposer sa signature, devant le guichetier, au montant où il
demandera le paiement des chèques dans une agence ou chez un correspondant de la
banque.

Cette règlementation limite considérablement les possibilités d’utilisation frauduleuse des


chèques de voyage.

Résumé

Pour disposer de son avoir déposé dans une banque (un centre de chèques postaux,
etc.) on utilise le chèque, de même, on peut encaisser des chèques à son compte.

« Le chèque est un écrit qui, sous forme d’un mandant de paiement, sert au tireur à
effectuer à son profit ou au profil d’un tiers le retrait de tout ou partie des fonds
portés au crédits de son compte chez le tiré, et disponible » .

 C’est écrit qui comporte 6 mentions obligatoires : le mot « chèque », l’ordre de


payer une somme indiquée en chiffres et en lettres, le nom de celui qui doit payer
(le tiré), le lieu de paiement, le lieu où le chèque est établi, la date de sa création,
la signature du tireur.

Cet écrit peut comporter des mentions facultatives : nom du bénéficiaire,


barrement, visa, certification, endos divers.

 Trois personnes sont concernées :


− Le tireur qui donne l’ordre de payer,
− Le tiré qui l’exécute,
− Le bénéficiaire qui reçoit le paiement.

Le tiré paiera sur l’ordre du tireur parce que celui-ci lui a préalablement versé
une somme d’argent et que cette somme est disponible : c’est provision.
Le chèque sert donc à retirer tout ou partie de la provision au profit du tireur
(chèque de retrait) ou d’un autre bénéficiaire (chèque de paiement).
Pour encaisser les sommes inscrites sur le chèque, deux cas sont à considérer.
38
− Il s’agit d’un chèque de retrait. La banque tirée vérifie la régularité du
chèque, l’existence et disponibilité de la provision ; elle demande
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Cas pratique n° 1

Vous êtes employé à la Banque Normale, l’un de vos clients vous remet ce chèque pour
encaissement.

Que faites-vous ?

39
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Chapitre IV

Les cartes de paiement

Ces cartes sont un élément récent de notre civilisation économique et financière. En effet,
elles sont apparues dans le monde bancaire d’abord aux États unis au début des années
cinquante et ensuite en Europe Occidentale au milieu des années cinquante. Leur
extension se réalise progressivement en fonction de la structure économique de chaque
pays (habitudes commerciales, structures des mécanismes de la distribution des produits,
etc.).

A titre indicatif, on en trouvera ici le mécanisme schématique, tel qu’il fonctionne dans
certains pays. Il est à noter que les réseaux étrangers (American Express), o spécialisés
(Diner’s Club, Hertz), s’étendent dans le monde entier.

Lorsqu’il effectue un achat chez un commerçant, le particulier peut régler en espèces ou


par chèque.

Chez certains commerçants, il dispose d’un autre moyen de paiement extrêmement


simple : il suffit de présenter une carte délivrée par sa banque et de signer la facture que
le commerçant établit grâce à cette carte.

Cette carte, appelée carte de paiement, est un rectangle de plastique qui indique :
− Le nom de la banque qui l’a délivrée ;
− Le nom et l’adresse de son titulaire ;
− Le numéro d’identification de ce client ;
− La date où il cessera d’être valable.

Son titulaire doit y apposer sa signature avant de l’utiliser.

Le commerçant qui accepte les règlements au moyen d’une cartes de paiement est doté,
par sa banque, d’une machine qui lui permet d’établir une facture lorsqu’un client désire
régler son achat au moyen de sa carte.
Cette machine produit automatiquement sur la facture :
− Les renseignements concernant le commerçant (nom, adresse et numéro d’identification) ;
− Les renseignements concernant l’acheteur (nom, adresse, et numéro d’identification) ;
− Le montant et la date de l’opération
Il suffit au client de signer la facture. Il appartient au commercent de vérifier que cette
signature est identique à celle qui est apposée sur la carte.

40
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

La facture comprend plusieurs feuilles :


− L’un remis au client acheteur ;
− Un autre est conservé par le commerçant ;
− Un troisième est remis par le commerçant à sa banque pour règlement.
Le compte du commerçant est crédité immédiatement après la remise de la facture à sa
banque.

Par contre, le compte du particulier utilisateur de la carte n’est débité qu’une fois par mois
du montant de toutes les dépenses qu’il a réglées au moyen de sa carte pendant cette
période.
Si le commerçant et le particulier ne sont pas clients de la même banque, le règlement
entre les deux banques se fait par compensation.

La banque qui délivré la carte au particulier garantit aux commerçants le paiement de


toutes les factures signées par le client jusqu’à concurrence d’un certain plafond par
facture. Seul le montant garanti est limité. On peut régler au moyen d’une carte de
paiement des dépenses sans limitation de montant.
La garantie du paiement des factures signées par les porteurs de cartes implique deux
conséquences :
− Au regard de la clientèle de la banque : la délivrance des cartes de paiements entraine pour
la banque un risque. Aussi ne les délivre-t-elle qu’après examen de la situation du compte
de demandeur et la régularité de son fonctionnement. De plus, la carte n’est pas ni gratuite,
ni permanente, elle est délivrée moyennant une redevance fixe annuelle.
− Au regard des commerçants garantis : ceux-ci étant déchargés du risque commercial
doivent payer à la banque une commission proportionnelle aux montants des factures
réglées par carte de paiement.
Les cartes de paiement rendent à leurs porteurs un service annexe : la possibilité
d’effectuer des retraits de fonds dans les distributeurs automatiques de billets de banque
placés à l’extérieur d’un grand nombre de guichets.

Chapitre V

La mise à disposition
et l’envoi des fonds

Les titulaires de comptes bancaires peuvent, par le moyen du chèque de dépannage ou de


chèque de voyage, disposer de fonds lorsqu’ils sont en déplacement.

41
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

La mise à disposition et l’envoi de fonds sont deux autres possibilités qui leur sont
offertes.

I- La mise à disposition
Le client demande par écrit à sa banque de mettre à sa disposition ou à celle d’un tiers
d’une somme déterminée à un endroit donné et pendant une durée fixée.
La banque débite immédiatement le compte de son client de cette somme et la vire à
l’agence la plus proche du lieu indiqué par le client ou par le correspondant.
Elle indique au client l’adresse de cette agence et fournit à cette dernière tous les
renseignements sur l’identité du client et les conditions de fonctionnement de la mise à
disposition.

Le client pourra se présenter à l’agence désignée et retirer, en une ou plusieurs fois, la


somme tenue à sa disposition.
Si, à la fin de la période indiquée, il n’a pas retiré la totalité des fonds, le solde sur son
ordre, est reversé à son compte.

II- L’envoi de fonds


Lorsqu’un client séjourne dans une localité où il n’y a pas d’agence de la banque, il peut
demander par écrit à celle-ci de lui faire parvenir une somme en espèce à son lieu de
résidence.
C’est par l’intermédiaire des P.T.T. que se fait cet envoi de fonds. La banque prélève la
somme au compte du client, établit un mandat en faveur de celui-ci et verse la somme à
un bureau de poste.
Notons que la mise à disposition et l’envoi de fonds peuvent être aussi utilisés par le
titulaire du compte pour faire parvenir de l’argent à une autre personne.

Chapitre VI

Le virement

42
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Pour régler une somme à une autre personne, le titulaire d’un compte dispose d’un moyen
très simple si le bénéficiaire de ce règlement est lui aussi titulaire d’un compte bancaire
ou postal. Il lui suffit de faire un virement.

Plan
I – Définition

II – Mécanisme du virement.

III – Enregistrement au compte.

ORDRE DE VIREMENT

BANQUE NORMALE
Ouagadougou
DONNEUR d’ordre________________________
Nom et Prénoms : ………………………………..
Adresse :………………………………………….
N° de compte :……………………………………
________________________________________

__________BENEFICIAIRE____________________________________________________
Nom et Prénoms : ……………………………………………………………………………….
Adresse : ………………………………………………………………………………………...
Établissement bancaire :………………………………………Cpte n°…………………………
Ou centre de chèques postaux :……………………………….Cpte n°…………………………
____________________________________________________________________________
43

La somme de en (en chiffres) :……………………… ____________________


PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Veuillez par le DÉBIT de mon


compte virer au crédit du TOTAL
(en chiffres)
compte de

I – Définition

Le virement est l’opération par laquelle la Banque exécute l’ordre écrit de son client de
débiter le compte de celui-ci d’une somme déterminée pour en créditer un autre compte.

L’ordre de virement est donné par écrit, soit une formule spéciale fournie par la banque,
soit par simple lettre.

II – Mécanisme du virement
Le virement se traduit par simple mouvement comptable : inscription de la somme au
débit du compte du donneur d’ordre et au crédit du compte du bénéficiaire.
Il supprime tout transport et toute manipulation de fonds.

Virement entre deux comptes fonctionnant dans la même banque.

Lorsque le donneur d’ordre et le bénéficiaire d’un virement sont clients de la même


banque il suffit à la banque de débiter le compte du donneur d’ordre et de créditer le
compte du bénéficiaire pour que l’opération soit exécutée.

Virement entre deux comptes fonctionnant dans deux banques autre différentes

Lorsque le compte du bénéficiaire fonctionne dans une banque autre que celle du donneur
d’ordre, le virement se fait par l’intermédiaire de la chambre de compensation de la place
du bénéficiaire. Pour la banque du donneur d’ordre, le montant du virement vient s’ajouter
aux sommes qu’elle doit payer à la chambre de compensation ; c’est l’inverse pour la
banque du bénéficiaire.

La conclusion de l’opération est toujours un débit au compte du donneur d’ordre et un


crédit au compte postal du bénéficiaire.

Virement à un compte postal

44
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Lorsque le client d’une banque donne un ordre de virement en faveur d’un titulaire d’un
compte postal, le virement s’effectue entre le compte postal de la banque et le compte
postal du bénéficiaire.

III – L’enregistrement au compte

Un même client peut être :

− Donneur d’ordre d’un virement. Par exemple : il peut régler son loyer par virement. Dans
ce cas, bien sûr, le montant du virement sera porté au débit de son compte ;
− Bénéficiaire d’un virement. Il peut, par exemple, recevoir son salaire de cette manière. Le
montant de ce virement est porté au crédit de son compte.

AVIS DE CRÉDIT

Nous avons l’honneur de vous faire connaitre


que nous écrivons le montant de l’opération
suivante au crédit de votre compte.

LIBELLE MONTANT

BANQUE NORMALE

Le ………………………………………………

CLIENT CRÉDITÉ

45
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Opération Code siège N° de cpte clé Valeur

Exemple d’avis de crédit adressé par la banque à son client

Chapitre VII

La tenue du compte

I – L’enregistrement des opérations

46
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Toutes les opérations qui ont pour effet d’augmenter ou de diminuer l’avoir du client chez
la banque sont enregistrées sur son compte.

Sont enregistrés au crédit du compte : les versements d’espèces, les remises de chèques
de la banque et les virements en faveur du titulaire du compte.

Sont enregistrés au débit du compte : le montant des chèques émis par le titulaire du
compte (chèque de paiement ou chèque de retrait), les virements, envois de fonds et mises
à la disposition qu’il ordonne et les prélèvements qu’il autorise.

Le document qui permet d’identifier l’opération et de l’enregistrer convenablement au


compte s’appelle une pièce comptable. C’est selon le cas : un bordereau de versement, un
chèque rempli par la banque du donneur d’ordre.

II – L’information du client

Le client est informé, par la banque, de toutes les opérations qui n’ont pas été faites à son
initiative : par exemple, un versement d’espèces effectué par un tiers. Pour cela, la banque
lui adresse un avis de crédit ou un avis de débit selon que l’opération a été enregistrée au
crédit ou au débit du compte du client. La banque informe aussi son client de l’exécution
des virements qu’elle a effectué sur son ordre (envoi d’un avis de débit).

En plus, périodiquement, la banque adresse à son client un relevé de toutes les opérations
enregistrées à son compte pendant une période donnée. Ce relevé (ou extrait) de compte
permet au client de vérifier sa comptabilité et de connaitre exactement le solde de son
compte à une date déterminée.

AVIS DE CRÉDIT

Nous avons l’honneur de vous faire connaitre


que nous écrivons le montant de l’opération
suivant au crédit de votre compte.

LIBELLE MONTANT

47
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

BANQUE NORMALE

Le ………………………………………………

CLIENT CRÉDITÉ

Opération Code siège N° de cpte clé Valeur

Exemple d’avis de crédit adressé par la banque à son client

Résumé
Les opérations intervenant entre le banquier et son client sont enregistrées
dans un compte : être client d’une banque c’est essentiellement y avoir un
compte.
Une fois ouvert identifié par les diverses indications reproduites sur le
Relevé d’Identité Bancaire (R.I.B.), ce compte fonctionne sur ordre de
son titulaire ou du mandataire de celui-ci lorsqu’existe une procuration.
Dans la colonne « crédit »du compte figure les dépôts, dans la colonne
48
« débité » les retraits d’espèce ou en monnaie scripturale.
Le principal instrument qui permet au compte de fonctionner est le
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Chapitre I - Généralités sur l’épargne

Chapitre II – Formules de placement proposées par la banque

49
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

TITRE II

Les placements

50
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Quand les ressources d’une personne sont supérieures à la dépenses, ont dit que celle-ci
fait des économies : employons plutôt le terme d’épargne. Il est essentiel pour le banquier
de savoir pourquoi ses clients « mettent de l’argent de côté » car, connaissant leurs
motivations, il pourra les guider dans l’emploi de ces fonds ; il remplira ainsi l’une des
missions qui est la sienne : le conseil.

Mais le banquier s’efforcera aussi de recueillir cette épargne. Depuis longtemps déjà les
particuliers manifestent leur préférence pour des forces d’épargne liquide, qui permettent
de retrouver immédiatement ou à un terme rapproché les fonds qui seront susceptibles
d’être utilisés par exemple à la consommation, à l’achat de biens durables (logement,
voiture, équipement ménager, etc.). Ce faisant, le banquier est bien dans son rôle de
collecteur de fonds.

Il agira naturellement pour lui-même, mais aussi comme intermédiaire entre les
épargnants et l’État ou les entreprises qui ont besoin d’épargne.

Chapitre I

Généralité sur l’épargne

1_ Qu’est-ce que l’épargne ?

51
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Lorsque le particulier ne dépense pas la totalité de ses recettes, cet excédent des recettes
sur les dépenses constitue son épargne.

Cette épargne, le particulier peut la dépenser au cours d’une période ultérieure. Mais il
peut aussi la conserver intacte pendant un certain temps. Son épargne est donc plus ou
moins stable.

2 _ Origine de l’épargne

Le particulier peut créer volontairement l’épargne en diminuant ses dépendes pendant


quelques temps, si ses ressources augmentent, en s’abstenant d’accroitre ses dépenses
dans la même proportion.

Mais l’épargne peut aussi provenir d’une rentrée exceptionnelle comme un héritage ou un
gain à la loterie.

3 _ But de l’épargne

Le particulier peut constituer et garder une épargne par prudence, pour se prémunir contre
tout risque de dépenses imprévues (accident, maladie).

Il peut aussi essayer d’accumuler progressivement une épargne en vue d’effectuer, dans
un délai plus ou moins long, une dépense trop importante pour être fait immédiatement.

En attendant l’emploi de cette épargne, il peut la conserver chez lui, mais avec tous les
risques que cela comporte (vol, incendie, etc.). Il peut aussi la déposer à son compte de
chèques ; cela supprime les risques mais son épargne ne lui rapporte rien.
Il peut enfin la placer, c’est-à-dire la confier à quelqu’un qui fera « travailler » cette
somme et en échange lui versera un revenu.

4 _ Disponibilité et rendement de l’épargne

L’épargnant qui place son épargne peut souhaiter conserver la possibilité de la retirer à
tout moment. Il fait, dans ce cas, un placement à vue, c’est-à-dire que son épargne pourra
lui être restituée au moment même où il le demandera.

Mais s’il est bien sûr de ne pas avoir besoin de la somme épargnée avant une certaine
date, il peut fixer le délai pendant lequel cette épargne sera immobilisée, c’est-à-dire le
délai pendant lequel il ne pourra pas la retirer. Il fait, dans le deuxième cas, un placement
à terme.

Celui à qui l’épargne est confiée préfère les placements à terme aux placements à vue car
il préfère savoir jusqu’à quelle date il a la disposition de la somme pour l’employer lui-
même. On comprend donc que le revenu qu’il versera à l’épargnant sera plus important
pour les placements à terme que pour les placements à vue.

52
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Pour l’épargnant le rendement de l’épargne placée à terme est donc plus intéressant que
celui de l’épargne à vue.

Plan

I - Épargne placée à vue


− Le compte sur livret
II – Épargne placée à terme
− Le compte à terme
− Les bons de caisse
− Les bons d’épargne
− Le plan d’épargne-logement

III – Autres formules de placement stable


− Les bons du Trésor
− Les valeurs mobilières

Chapitre II

Formules de placement
Proposées par la banque

53
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Dans leur fonction de collectrices de ressources, les banques proposent à leurs clients
épargnants des formules de placements répondant aux motivations propres de ceux-ci :
soit disponibilité des fonds assortis d’un revenu peu élevé, soit une rentabilité plus forte
en contrepartie d’une certaine disponibilité.

Or, la banque cherche des ressources pour limiter le risque d’immobilisation qu’elle court
lorsqu’elle consent des crédits : nous préciserons ultérieurement la signalisation exacte de
cette phase ; c.
2e partie. Elle acceptera donc volontiers de mieux rémunérer une épargne placée à terme,
dans le respect, naturellement, des plafonds que lui imposent les autorités monétaires.

I – Épargne placée à vue : le compte sur livret


 Généralités
L’épargnant qui désire placer son épargne à vue peut faire ouvrir un compte sur livret.
La banque remet au titulaire d’un tel compte, un livret qui lui permet de suivre au fur et à
mesure, les opérations effectuées et de connaitre, à tout moment, le solde du compte.
Ce compte permet de faire fructifier les économies. Il est possible, à tout moment, de
déposer les nouvelles économies et, de même, de retirer, à tout moment, les sommes
déposées précédemment sans qu’il soit nécessaire de prévenir la banque à l’avance.
 L’ouverture du compte sur livret
Dans l’UMOA et dans la zone BEAC, tout particulier peut se faire ouvrir un compte sur
livret, même un mineur à condition qu’il ait l’autorisation de son représentant légal (père
ou tuteur).
En Afrique Centrale les personnes morales qui ne sont pas des sociétés commerciales
peuvent aussi détenir un livret.
La banque demande les mêmes renseignements que pour l’ouverture d’un compte de
dépôts. Si le demandeur est déjà titulaire d’un compte de dépôt, les formalités simplifiées
puisque la banque possède les renseignements utiles sur son identité et sa capacité.
Comme pour le compte de dépôt, et dans le même but, un numéro est attribué au compte
sur livret.
Le titulaire d’un compte sur livret peut, comme le titulaire d’un compte de dépôt, donner
procuration, c’est-à-dire désigné un ou plusieurs mandataires.
 Rendement
Les sommes en dépôt au compte sur livret rapportent au titulaire du compte un revenu
appelé intérêt.
Le taux est à l’heure actuelle de 8, 5% dans l’UMOA et de 7,5% dans la zone BEAC.
Les sommes versées ne commencent à porter intérêt qu’à partir du premier jour de la
quinzaine qui suit (ce jour inclus), les sommes retirées ne portent intérêt que jusqu’au
dernier jour de la quinzaine précédente (ce jour inclus).

54
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Exemple : une somme versée le 20 Janvier ne porte intérêt qu’à partir du 1er inclus. Une
somme retirée le 20 Janvier ne porte intérêt que jusqu’au 15 Janvier inclus.
 Durée
L’épargnant peut, à son gré, laisser des sommes en dépôt à son compte sur livret quelques
jours seulement, ou pendant des années. La durée est libre et illimitée.
 Montant

Toute opération, de dépôt ou de retrait, sur ce compte doit sur le minimum de 5 000 F
CFA.
De plus, le solde du compte ne doit jamais devenir inférieur à 25 000 F CFA dans
l’UMOA et à 10 000 F CFA au Cameroun.
Aucun montant maximum n’est fixé au Cameroun tandis que dans l’UMOA un maximum
est exigé, il va de 3 000 000 F à 5 000 0000 F CFA selon les États.
 Fonctionnement

Les versements au compte peuvent être faits :


− En espèces par le titulaire du compte ou toute autre personne (comme pour un compte de
dépôt) ;
− Par remise de chèque dont le titulaire du compte est le bénéficiaire (il les endosse et les
remet à la banque, comme pour un compte de dépôt) :
− Si le titulaire du compte sur livret possède aussi un compte de dépôt, par virement de son
compte sur livret à son compte de dépôt
Les retraites peuvent se faire
− En espèces ;
− Ou, si le titulaire du compte sur livret possède aussi un compte de dépôt, par virement de
son compte sur livret à son compte de dépôt.

 Différence avec le compte de dépôt

Les sommes déposées à un compte sur livret rapportent un intérêt, mais un compte sur
livret ne donne pas droit à la délivrance d’un carnet de chèques.
Alors que pour un compte de dépôt, le montant des opérations et du solde est libre, pour
un compte sur livret toute opération doit porter sur un minimum de 5000 F CFA et le solde
ne peut jamais devenir inférieur à un certain montant.
Enfin il est à remarquer que les sommes en dépôt à un compte sur livret sont relativement
stables, c’est-à-dire que les retraits sont général moins fréquents que pour un compte de
dépôt. Mais ceci n’est pas une conséquence du compte sur livret lui-même, mais plutôt de
la nature des sommes qui y sont déposées : ce sont des sommes économisées en attente
d’emploi.

55
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

II – Épargne placée à terme

L’épargnant qui désire placer une somme déterminée pendant un certain délai peut.
− Se faire ouvrir un compte à terme,
− Souscrire :
− Un plan d’épargne logement,
− Un ou plusieurs bons de caisse ou, un ou plusieurs bons d’épargne émis par la banque,
− Ou des bons de Trésor émis par l’État.
− Acquérir des valeurs mobilières.

1) Le compte à terme

Condition d’ouverture et fonctionnement

Pour se faire ouvrir un compte à terme, il faut avoir la pleine capacité.


Le client s’engage par écrit à laisser à la disposition de la banque une certaine somme
pendant une période donnée.
La somme est versée en une seule fois le jour de l’ouverture du compte et ne doit être
retirée qu’une seule fois le jour de l’échéance c’est-à-dire à la fin de la période indiquée.
Durée et montant
La durée du placement dans un compte à terme est, en général, au minimum de 3 mois
(UMOA et Cameroun), au maximum de 5 ans. À l’intérieur de ces limites, le client peut
fixer, comme durée de placement, un nombre quelconque de jours.
Aucun maximum n’est fixé pour le montant du placement ; le minimum imposé est en
général de 100 000 F CFA.
Rendement
Le taux d’intérêt versé au titulaire du compte à terme augment avec la durée et le montant
du placement. Le minimum est de 6,25% à 9,5% dans l’UMOA et de 3,5% à 7,75% au
Cameroun. Un maximum de 13% est fixé pour les dépôts supérieurs à 75 millions F CFA.
En cas de besoin avant l’échéance, le client peut demander et retrait de tout ou partie des
fonds placés ; il doit alors supporter une pénalité.
2) Les bons de caisse

Généralités

En souscrivant un bon de caisse, le particulier prête à la banque une somme déterminée


(c’est la somme inscrite sur le bon, appelée « montant nominal » de bon) jusqu’à une date
fixée (cette date est également inscrite sur le bon, c’est « l’échéance » du bon).

56
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

En échange du prêt qui lui est fait, la banque remet « au souscripteurs » le bon qui est une
reconnaissance de la dette qu’elle a à son égard.
Par là-même, la banque s’engage à rembourser, à l’échéance, la somme prêtée, somme
qui sera majorée des intérêts rapportés par cette somme pendant la durée du prêt.
Les bons de caisse constituent une formule de placement assez souple, car il existe des
bons de montant et de durée différents. Le client pourra donc diviser son épargne en
plusieurs placements pour des échéances différentes.

Souscription
Pour pouvoir souscrire des bons de caisse, il faut être capable.
Le souscripteur de bons de caisse peut régler le montant de la souscription en espèces, au
guichet de la banque. Mais s’il est titulaire d’un compte de dépôt, il lui sera plus commode
de demander que le montant de cette souscription soit inscrit au débit de son compte.
Montant
Il existe des bons de caisse d’un montant nominal de : 10 000, 50 000,…….. 500 000, et
même 1 000 000 de F. (Il n’y a pas de plafond pour la souscription).
Durée
Les bons de caisse peuvent être souscrits pour une durée minimum de 6 mois et pour une
durée maximum de 5 ans.
Rendement
Il est facile de comprendre que la banque préfère se voir prêter une somme pour une durée
de 5 ans plutôt que de 6 mois, car elle pourra elle-même employer cette somme pour son
propre compte (en la prêtant à d’autres clients) pour la même durée. Ca explique que le
taux annuel de l’intérêt versé au souscripteur augmente avec la durée du placement.

Les taux d’intérêt varient :

− De 7,25% à 9,5% minimum dans l’UMAO ;


− De 4 % à 8,7% dans certains États de la zone BEAC.
Forme
Les bons de caisse peuvent être :
− Au porteur

57
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Le nom du souscripteur ne figure pas sur le bon ; celui qui les détient est considéré comme
leur propriété. Le bon est de ce fait anonyme, ce qui peut constituent dans certain cas un
avantage pour le porteur.
− à ordre
Le nom du souscripteur figure sur le bon ; pour transmettre la propriété de ce bon à ordre
à une autre personne, le souscripteur devra endosser le bon. Cette forme est peu usitée.
Conservation des bons
Le souscripteur peut conserver les bons chez lui, avec les risques que cela comporte
(risque de vol si les bons sont au porteur).
S’il a loué un compartiment de coffre-fort à la banque, il pourra mettre ses bons en sécurité
dans ce coffre.
En fin, il peut demander à la banque de les conserver pour lui : on dit alors qu’il les met
en dépôt.

Remboursement
A l’échéance, les bons peuvent être remboursés par n’importe quelle agence de la banque
(pas forcement celle qui qui à reçu la souscription).

3 Les bons d’épargne

Les banques émettent aussi une autre catégorie de bons : les bons d’épargne.

Ce sont des bons à 5 ans ; mais, dès que trois mois ce sont écoulés depuis la date de
souscription, le détenteur d’un bon d’épargne peut en demander le remboursement à tout
moment.

Les intérêts produits par ces bons sont payé en totalité au moment du remboursement. Le
taux d’intérêt augmente avec la durée effective du placement.

Ce qui a été dit au sujet de la souscription, du montant et de la forme des bons de caisse,
est valable pour les bons d’épargne.

4 Les bons du Trésor

Tout comme les banques, l’État émet lui aussi des bons qu’il remet aux particuliers en
échéance de leur épargne.

Ces bons, appelés Bons de Trésor, sont semblables aux bons de caisse.

Toutefois, ils présentent moins de choix dans les montants : 500, 1000 ou 10 000 milliard
et dans la durée : 1 an, 2 ans et 5 ans. Ces derniers sont dits à l’intérêt progressifs parce

58
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

que leur taux d’intérêt augmente avec la durée effective du placement et qu’ils sont
remboursables à tout moment.

Mais pour un même montant et une même durée, leur rendement est le même que celui
des bons de caisse.

Les intérêts des bons 1 an, et 2 ans sont entièrement précomptés ; pour les bons à 5 ans,
les intérêts des trois premières années sont précomptés, ceux des années suivantes sont
payés au moment du remboursement.
Les bons du Trésor peuvent être « au porteur » ou « à ordre »
Pour souscrire des bons du Trésor, les mêmes conditions de capacités sont requises que
pour souscrire des bons de caisse.
Le particulier qui désire placer son épargne en bons du Trésor peut s’adresser à sa banque.
Dans cette opération, la banque n’est qu’un intermédiaire entre l’État et l’épargnant ; elle
doit verser le montant de la souscription au Trésor : celui-ci lui verse une rémunération
pour le service qu’elle rend en mettant ses guichets à la disposition du Trésor.

5 Les valeurs mobilières


Elles constituent également une forme de placement sur laquelle nous reviendrons dans
le tome II.

ÉPARGNE

PLACEMENT A VUE PLACEMENT A TERME

La rentabilité est moins élevée que pour un − L’argent n’est pas disponible pendant la
placement à terme durée du placement
− La rentabilité est intéressante, elle
augmente avec la durée du placement 59

Placements envisageables − Formules possibles


PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

COMPTE SUR LIVRET


COMPTE A TERME

BON DE CAISSE
PLAN ÉPARGNE LOGEMENT

BON D’ÉPARGNE

BON DU TRÉSOR

VALEURS MOBILIÈRES

Résumé
Les banques proposent à leur clientèle particulière des formules de
placement :
− Elles peuvent collecter les fonds pour leur propre compte (compte sur
livret, comptes à terme, bon de caisse).
− Elles peuvent également collecter l’épargne pour le compte de l’État
(bons du Trésor).
L’ensemble de ces formules de placement répond bien aux désirs des
particuliers.

TITRE III

Les crédits aux particuliers

Quand les dépense projetées par un particulier dépassent les ressources envisagées,
autrement dit quand son budget est en déficit, plusieurs solutions sont concevables. La
plus simple n’est pas toujours la plus réalisable : si la limitation des dépenses est souvent

60
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

possible, leur compression au niveau exact des recettes ne peut toujours être réalisée car
il est des dépenses obligatoires ou opportunes (se loger, se soigner…).

Il faut donc envisager d’affecter une épargne à de telles dépenses. Si celle-ci a été
préalablement constituée sous l’une des formes qui viennent d’être étudiées, le particulier
n’éprouvera pas guère de difficultés à récupérer ses fonds. Mais si des économies n’ont
pu être précédemment réalisées, la seule solution est d’emprunter : le prêt contracté sera
remboursé par des économies ultérieures : obtenir un crédit est anticipé une épargne.

Le particulier s’adressera tout naturellement à sa banque (mais nous verrons que les
entreprises agissent de même) car il sait que si les banque collectent des ressources, elles
ont une seconde fonction, sans doute plus importante : consentir des crédits.

Pour nous en tenir à la satisfaction des besoins des seuls particuliers, nous serons ainsi
conduits à examiner ici comment les banques apportent des solutions aux problèmes nés
de besoins personnels ou familiaux et du besoin du logement.

Chapitre I – Problèmes généraux posés par les crédits aux


particuliers

Chapitre II – Les solutions aux besoins personnels ou familiaux

Chapitre III – Les solutions aux projets immobiliers

Chapitre I

Problèmes généraux
Posés par les crédits aux particuliers

61
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Le particulier qui veut réaliser in projet, (achat d’une voiture, par exemple) que ses
ressources actuelles ne couvrent pas en totalité, cherche à emprunter.
Emprunter c’est disposer immédiatement d’une somme d’argent qui permet de réaliser un
projet.

Il peut s’adresser à la banque qui lui propose diverses formules de crédits adoptées à ses
besoins et à possibilités de remboursement. Tout emprunt en effet doit être remboursé :
si, par exemple, le remboursement prévu est mensuel l’emprunteur doit, chaque mois,
prélever sur ses ressources la somme nécessaire. En autres termes, emprunter c’est
dépenser d’abord, puis, épargner pour rembourser. L’emprunteur doit donc prévoir,
dans ses budgets futurs, les sommes destinées au remboursement de l’emprunt, sommes
qui viendront s’ajouter à ses dépenses. Le préteur, lui, doit s’assurer que l’emprunteur
sera en mesure de rembourser la somme prêtée dans les délais prévus.

I – Les précautions prises par la banque

Quand le prêteur est une banque, il doit être encore plus prudent car le banquier doit
toujours être en mesure de restituer aux déposants les fonds qu’il a reçus.
C’est pourquoi elle essaie d’obtenir le maximum de renseignements sur le budget de
l’emprunteur. Elle cherche à connaitre les ressources et les dépenses de ce client, et
particulièrement les dépenses impossibles à réduire (nourriture, loyer), de manière à
déterminer si le budget permet de dégager une capacité d’épargne (ou remboursement) et
quelle en est son importance. C’est en fonction de ces indications qu’elle fixe la somme
maximale qu’elle est disposée à prêter et aussi dans une certaine mesure le délai de
remboursement.

La banque tient compte également de la personnalité et de la moralité de l’emprunteur,


d’où la nécessité pour elle de bien connaitre ses clients.

II – Les garanties

Sûreté personnelle

Si la banque accorde le crédit à son client, elle peut demander à une autre personne
(souvent le conjoint ou un parent de l’emprunteur, mais aussi toute autre personne choisie
par l’emprunteur et acceptée par la banque) de s’engager à rembourser les sommes restant
dues à la place de l’emprunteur, si celui-ci ne pouvait plus le faire.

62
PROGRAMME TECHNIQUE BANCAIRE

Comme cette garantie est fournie par une personne, on l’appelle garantie (ou sûreté)
personnelle ou caution.

Sûreté réelle

Parfois la banque peut prendre une garantie sur une chose, un bien appartenant à
l’emprunteur (ou parfois une autre personne qui accepte d’affecter un de ses biens en
garantie pour permettre à l’emprunteur d’obtenir le prêt qu’il demande). Cette garantie
sur une chose appelé sûreté réelle, permettrait à la banque, si l’emprunteur n’était plus en
mesure de rembourser les sommes dues, de faire vendre l’objet en question et de se
rembourser sur le produit de la vente.

Précautions complémentaires

De plus en plus fréquemment, la banque fait souscrire à l’emprunteur une assurance


« décès »et une assurance « incapacité de travail » ; en cas de décès de l’emprunteur ou
d’évènement (accident ou maladie) le mettant dans l’impossibilité de travailler, donc dans
l’impossibilité de poursuivre le remboursement, c’est la compagnie d’assurances qui
verserait à sa place les sommes encore dues.

Les établissements de crédit exigent également la domiciliation du salaire de


l’emprunteur.

63

Vous aimerez peut-être aussi