ECOULEMENTS DE FLUIDE REELS
Exercice 1 :
Soit le rhéomètre suivant, constitué de 2 disques coaxiaux. Son schéma de
fonctionnement est illustré sur la figure : un des deux disques tournent à la vitesse Ω0 par
rapport au second à distance fixe ℎ. Le film de fluide entre les deux disques, dont on cherche
à évaluer la viscosité, est au contact de l’air ambiant sur sa périphérie.
1°) En listant les hypothèses et conditions aux limites, justifier qu’une hypothèse
cinématique cohérente sur la forme du champ de vitesses pourrait s’écrire :
⃗ = 𝑉(𝑟, 𝑧)𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃
𝑉
2°) Calculer le tenseur des vitesses de déformation 𝜀̇ ̿ , et montrer qu’avec cette
hypothèse, l’écoulement n’est pas un écoulement de cisaillement simple.
3°) Si on suppose les plans parallèles aux disques comme surfaces de cisaillement,
quel est l’impact sur l’expression du tenseur 𝜀̇ ̿ ?
4°) Montrer alors que le champ de vitesse peut avoir l’expression de la question 1°,
avec :
𝑉(𝑟, 𝑧) = 𝑟𝑓(𝑧)
5°) Rappeler l’équation de la dynamique pour un écoulement à faible nombre de
Reynolds. Résoudre, et montrer que :
𝑓(𝑧) = 𝐴𝑧 + 𝐵
6°) Donner les conditions aux limites, et montrer que :
Ω0
𝐴= ;𝐵 = 0
ℎ
7°) Montrer que les efforts résultants du fluide sur le plateau supérieur sont équivalents
à un couple de valeur :
𝜇Ω0 4
𝜏=− 𝜋𝑅 𝑧
2ℎ
8°) Si 𝐶 est la valeur du couple mesurée expérimentalement, en déduire l’expression
de la viscosité du fluide en fonction de cette lecture.
Exercice 2 :
Le viscosimètre ci-dessous est constitué d’un cylindre A, de rayon 𝑅𝑖 , coaxial avec un
cylindre B, de rayon 𝑅0 , dans lequel il coulisse à la vitesse 𝑤. On supposera le comportement
du fluide newtonien et incompressible.
PARTIE 1
1°) Donner la forme générale du champ de vitesses à partir des données de l’énoncé.
2°) Ecrire les équations de l’écoulement, et déterminer les champs de vitesse et de
pression au sein du film de fluide entre les deux cylindres.
3°) Calculer la résultante 𝐹 des efforts visqueux en fonction de la vitesse 𝑤.
PARTIE 2
4°) On suppose les valeurs de 𝑅𝑖 et 𝑅0 très voisines. Quel type d’approximation peut-
on faire dans ce cas ?
5°) En mettant en œuvre cette approximation, déterminer les champs de vitesse et de
pression ainsi approchés.
6°) Calculer la valeur approchée 𝐹𝑎𝑝𝑝𝑟 de la résultante des efforts visqueux.
7°) En déduire l’erreur relative commise sur la valeur de 𝐹, qu’on exprimera en fonction
du rapport 𝑅𝑖 /𝑅0.
Exercice 3 :
On réalise l’expérience de Couette avec deux cylindres coaxiaux ABCD et MNPQ. Le
cylindre extérieur, de rayon 𝑅2 , est animé d’une vitesse de rotation 𝜔. Le cylindre intérieur,
de rayon 𝑅1 , est équipé d’un fil de torsion permettant de mesurer le couple 𝐶 exercé sur ce
cylindre.
Le viscosimètre est par ailleurs rempli d’un fluide supposé newtonien de viscosité 𝜇. Soit 𝐿 la
hauteur de fluide dans l’appareil de mesure. La viscosité sera négligée.
PARTIE 1
On se placera dans un système de coordonnées cylindriques défini classiquement par le
repère (𝑂, ⃗⃗⃗ 𝑒𝜃 , 𝑧), l’axe (𝑂𝑧) coïncidant avec l’axe de révolution des cylindres.
𝑒𝑟 , ⃗⃗⃗⃗
1°) Donner la forme générale du champ de vitesses à partir des données de l’énoncé.
Montrer que sous cette hypothèse, l’écoulement est de cisaillement simple dont on précisera
les direction, plan et surfaces de cisaillement.
2°) Justifier, sans aucun calcul, que le fluide à l’intérieur du cylindre ABCD peut être
considéré au repos.
3°) Rappeler et résoudre les équations fondamentales associées à cet écoulement afin
de déterminer les champs de vitesse et pression.
4°) Montrer que le torseur 𝜏 résultant des efforts de cisaillement se réduit à un couple
donné par :
⃗
0
𝜏=[ 𝜔𝑅12 𝑅22 ]
4𝜋𝜇𝐿 2 𝑧
𝑅2 − 𝑅12
En déduire la valeur de la viscosité 𝜇 en fonction du couple 𝐶 mesuré
expérimentalement.
PARTIE 2
On retourne maintenant le cylindre intérieur. Aux frottements envisagés précédemment
s’ajoutent ceux qui s’exercent sur la base inférieure du cylindre. On note ℎ l’entrefer constant
entre les deux bases. Entre ces bases, on modélise l’écoulement par un écoulement de
cisaillement simple entre 2 disques de rayon 𝑅1 , l’un fixe, l’autre animé d’une vitesse de
rotation 𝜔. On restera dans le même repère d’étude que pour la première partie.
5°) En redémontrant ou en appliquant les résultats de l’exercice 1, calculer l’erreur
commise lorsqu’on néglige les efforts de cisaillement sur la base du cylindre intérieur comme
dans la première partie.
PARTIE 3
On se replace dans la configuration de la première partie, mais où, cette fois, on
suppose les valeurs de 𝑅1 et 𝑅2 proches. On ne considère que l’écoulement entre les deux
cylindres.
6°) Quel type d’approximation peut-on faire dans ce cas ?
7°) Donner ou calculer l’expression des champs de vitesse et pression ainsi approchés.
8°) Calculer la valeur approchée du couple, et en déduire l’erreur commise lorsqu’on
opte pour ce type d’approximation.
Correction exercice 1 :
1°) On se place en coordonnées cylindriques, repère (𝑒⃗⃗⃗𝑟 , ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 , 𝑧)
⃗ = 𝑉𝑟 (𝑟, 𝜃, 𝑧, 𝑡)𝑒⃗⃗⃗𝑟 + 𝑉𝜃 (𝑟, 𝜃, 𝑧, 𝑡)𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 + 𝑉𝑧 (𝑟, 𝜃, 𝑧, 𝑡)𝑧
𝑉
- La vitesse de rotation est constante, aucune autre condition limite et aucune variation de
géométrie au cours du temps, donc on peut formuler l’hypothèse d’un écoulement
permanent :
𝜕
=0
𝜕𝑡
- Sur la paroi inférieure (𝑧 = 0)
⃗ =𝑉
𝑉 ⃗
⃗ 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = 0
Sur la paroi supérieure (𝑧 = ℎ)
⃗ 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = ⃗Ω
⃗ =𝑉
𝑉 ⃗ ∧ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = ⃗Ω⃗ ∧ (𝑟𝑒⃗⃗⃗𝑟 + ℎ𝑧) = Ω0 𝑟𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃
donc on retient que
𝜕
≠0
𝜕𝑧
𝑉𝜃 ≠ 0
𝜕
≠0
𝜕𝑟
- Axisymétrie du problème : géométrie de révolution et indépendance des données vis-à-vis
de la position angulaire, donc
𝜕
=0
𝜕𝜃
On peut donc retenir comme hypothèse
⃗ = 𝑉(𝑟, 𝑧)𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃
𝑉
2°) On calcule le tenseur 𝜀̇ ̿ (attention, coordonnées cylindriques, voir formulaire)
𝜕𝑉 𝑉
0 − 0
𝜕𝑟 𝑟
1 1 𝜕𝑉 𝑉 𝜕𝑉
𝜀̇ ̿ = (∇
̿𝑉⃗ + 𝑡∇
̿𝑉⃗)= − 0
2 2 𝜕𝑟 𝑟 𝜕𝑧
𝜕𝑉
( 0 0)
𝜕𝑧
On constate 2 termes hors diagonaux, ce n’est donc pas un écoulement de cisaillement simple.
3°) Si on suppose que les plans parallèles aux disques sont des surfaces de cisaillement,
nécessairement cela implique :
𝜀̇𝑟𝜃 = 0
4°)
𝜕𝑉 𝑉
𝜀̇𝑟𝜃 = 0 ⟹ − = 0 ⟹ 𝑉(𝑟, 𝑧) = 𝑟𝑓(𝑧)
𝜕𝑟 𝑟
où 𝑓 est une fonction à déterminer
5°) Si on néglige les effets de la pesanteur, et pour un écoulement à faible nombre de Reynolds
(les termes d’inertie sont donc négligeables devant les termes visqueux1), l’équation de la
dynamique pour un fluide visqueux incompressible (équation de Navier-Stokes) se réduit à
−∇⃗ 𝑝 + 𝜇∆𝑉⃗ = ⃗0 2
𝜕𝑝
0 0
𝜕𝑟 𝑉 1 𝜕 𝜕𝑉 𝜕2𝑉 𝑉
⟹ 0 = 𝜇 (∆𝑉 − 2 ) = 𝜇 ( (𝑟 ) + 2 − 2 )
𝜕𝑝 𝑟 𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑧 𝑟
0 0
(𝜕𝑧)
𝜕𝑝 𝜕𝑝
⟹ = = 0 ⟹ 𝑝 = 𝑐𝑡𝑒 = 𝑝(𝑟 = 𝑅) = 𝑝𝑎𝑡𝑚
𝜕𝑟 𝜕𝑧
1 𝜕 𝜕𝑉 𝜕2𝑉 𝑉 𝜕2𝑓
⟹ (𝑟 ) + 2 − 2 = 0 ⟹ 2 = 0
𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑧 𝑟 𝜕𝑧
⟹ 𝑓(𝑧) = 𝐴𝑧 + 𝐵
5°) Avec les conditions aux limites :
- Sur la paroi inférieure (𝑧 = 0)
⃗ = ⃗0
𝑉
- Sur la paroi supérieure (𝑧 = ℎ)
⃗ = Ω0 𝑟𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃
𝑉
cela implique que :
𝑓(𝑧 = 0) = 0
𝑓(𝑧 = ℎ) = Ω0
d’où
Ω0
𝐴= ;𝐵 = 0
ℎ
6°) On rappelle que les efforts élémentaires exercés par la paroi supérieure sur le fluide
s’écrivent :
𝑉
0 − 0 0
𝑟
⃗
𝑑𝑉 𝑉2
1
Le terme d’inertie s’écrit 𝜌 ̿𝑉
= 𝜌∇ ⃗ .𝑉
⃗ = 𝜌 (𝜕𝑉 𝜕𝑉 ) . (𝑉) =−𝜌 𝑒⃗⃗⃗𝑟 . On retrouve l’expression des
𝑑𝑡 0 𝑟
𝜕𝑟 𝜕𝑧 0
0 0 0
efforts centrifuges qui seront donc négligés.
2 ⃗ = 0. On peut vérifier que l’hypothèse
La conservation de la masse pour un fluide incompressible s’écrit div 𝑉
cinématique faite en 1°) vérifie cette équation.
𝑑𝐹 = 𝜎̿. 𝑛⃗𝑑𝑆
expression écrite pour 𝑧 = ℎ, avec 𝑛⃗ = 𝑧, 𝜎̿ = −𝑝𝐼 ̿ + 2𝜇𝜀̇ ̿ (fluide newtonien incompressible),
soit :
−𝑝𝑎𝑡𝑚 0 0
−𝑝𝑎𝑡𝑚 0 0 Ω0
0 −𝑝𝑎𝑡𝑚 𝜇 𝑟
𝜎̿ = ( 0 −𝑝𝑎𝑡𝑚 𝜇𝑟𝑓′(𝑧 = ℎ)) = ℎ
0 𝜇𝑟𝑓′(𝑧 = ℎ) −𝑝𝑎𝑡𝑚 Ω0
0 𝜇 𝑟 −𝑝𝑎𝑡𝑚
( ℎ )
Comme 𝑑𝑆 = 𝑟𝑑𝑟𝑑𝜃, les efforts élémentaires exercés par le fluide sur la paroi supérieure
s’écrivent :
Ω0
−𝑑𝐹 = −𝜎̿. 𝑛⃗𝑑𝑆 = (𝑝𝑎𝑡𝑚 𝑧 − 𝜇 𝑟𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 ) 𝑑𝑆
ℎ
Dans l’expression ci-dessus, le terme concernant les efforts normaux n’engage que les efforts
de l’air ambiant et sont donc sans intérêt. On ne considère donc que le terme de cisaillement,
et ainsi la résultante des efforts de cisaillement exercés par le fluide sur la paroi supérieure
s’écrit :
2𝜋
Ω0
𝐹𝑐𝑖𝑠𝑎𝑖𝑙 = ∬ ⃗ 𝑒𝜃 𝑑𝜃 = ⃗0
(− 𝜇 𝑟𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 ) 𝑟𝑑𝑟𝑑𝜃 = 0 puisque ∫ ⃗⃗⃗⃗
𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 ℎ 0
Résultante nulle, c’est donc un couple qui s’exerce sur le plateau supérieur.
7°) Le moment résultant de ces efforts de cisaillement s’écrit
Ω0
𝑀⃗⃗ = ∬ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 ⋀ (− 𝜇 𝑟𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 ) 𝑟𝑑𝑟𝑑𝜃
𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 ℎ
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
avec 𝑂𝑀 = 𝑟𝑒⃗⃗⃗𝑟 + ℎ𝑧
Ce qui donne :
2𝜋 𝑅 2𝜋 𝑅
Ω Ω0
⃗⃗ = 𝜇 0 ∬
𝑀 (− 𝑟 2 𝑧 + ℎ𝑒⃗⃗⃗𝑟 )𝑟𝑑𝑟𝑑𝜃 = −𝜇 (𝑧 ∫ ∫ 𝑟 3 𝑑𝑟𝑑𝜃 − ℎ ∫ ∫ 𝑟𝑒⃗⃗⃗𝑟 𝑑𝑟𝑑𝜃 )
ℎ 𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 ℎ 0 0 0 0
2𝜋
𝑒𝑟 𝑑𝜃 = ⃗0 :
Puisque ∫0 ⃗⃗⃗
𝜇Ω0
⃗⃗ = −
𝑀 𝜋𝑅 4 𝑧
2ℎ
8°) Si 𝐶 est la valeur du couple mesurée expérimentalement, nous avons donc
𝜇Ω0 4 2ℎ
𝐶= 𝜋𝑅 ⇒ 𝜇 =
2ℎ Ω0 𝜋𝑅 4
Correction exercice 2 :
PARTIE 1
1°) On se place en coordonnées cylindriques, repère (𝑒⃗⃗⃗𝑟 , ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 , 𝑧)
⃗ = 𝑉𝑟 (𝑟, 𝜃, 𝑧, 𝑡)𝑒⃗⃗⃗𝑟 + 𝑉𝜃 (𝑟, 𝜃, 𝑧, 𝑡)𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 + 𝑉𝑧 (𝑟, 𝜃, 𝑧, 𝑡)𝑧
𝑉
- La vitesse de translation 𝑤 est constante, aucune autre condition limite et aucune variation
de géométrie au cours du temps, donc on peut formuler l’hypothèse d’un écoulement
permanent :
𝜕
=0
𝜕𝑡
- Sur la paroi intérieure (paroi du cylindre A (𝑟 = 𝑅𝑖 ))
⃗ =𝑉
𝑉 ⃗ 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = −𝑤𝑧
- Sur la paroi extérieure (paroi du cylindre B (𝑟 = 𝑅0 ))
⃗ =𝑉
𝑉 ⃗
⃗ 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = 0
𝜕
donc on retient que 𝜕𝑟
≠ 0 ; 𝑉𝑧 ≠ 0
- Axisymétrie du problème : géométrie de révolution et indépendance des données vis-à-vis
𝜕
de la position angulaire, donc =0
𝜕𝜃
On peut donc retenir comme hypothèse
⃗ = 𝑉(𝑟, 𝑧)𝑧
𝑉
2°) Les équations de l’écoulement sont :
- conservation la masse : fluide incompressible donc
⃗ =0
div 𝑉
- équation de la dynamique : fluide visqueux Newtonien incompressible donc équations de
Navier-Stokes (gravité négligée)
⃗
𝑑𝑉
−∇⃗ 𝑝 + 𝜇∆𝑉
⃗ =𝜌
𝑑𝑡
Avec l’hypothèse retenue
𝜕𝑉𝑟 𝑉𝑟 1 𝜕𝑉𝜃 𝜕𝑉𝑧
⃗ =0=
div 𝑉 + + +
𝜕𝑟 𝑟 𝑟 𝜕𝜃 𝜕𝑧
donc :
𝜕𝑉𝑧
⃗ = 𝑉(𝑟)𝑧
=0 ⇒ 𝑉
𝜕𝑧
En écrivant les équations de Navier-Stokes avec ce dernier résultat :
𝜕𝑝
0 0 0
⃗
𝑑𝑉 0 0 𝜕𝑟 0
𝜌 ̿𝑉
= 𝜌∇ ⃗ = 𝜌( 0 0
⃗ .𝑉 0
) . ( 0 ) = (0) = − 0 + 𝜇 ( 0 )
𝑑𝑡 𝜕𝑉
0 0 𝑉 0 𝜕𝑝 ∆𝑉
𝜕𝑟
( 𝜕𝑧)
𝜕𝑝
0
𝜕𝑟 0
=− 0 + 𝜇 (1 𝜕 𝜕𝑉 )
𝜕𝑝 (𝑟 )
𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟
( 𝜕𝑧)
𝜕𝑝
⇒ = 0 ⇒ 𝑝 = 𝑝(𝑧)
𝜕𝑟
𝜕𝑝 𝜇 𝜕 𝜕𝑉
⇒ = (𝑟 ) = 𝑐𝑡𝑒 = 𝐶
𝜕𝑧 𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟
Donc :
𝑝(𝑧) = 𝐶𝑧 + 𝐷 avec 𝑝(𝑧 = 0) = 𝑝(𝑧 = 𝐿) = 𝑝𝑎𝑡𝑚
D’où
𝐶 = 0, 𝑝 = 𝑝𝑎𝑡𝑚
Donc
𝜇 𝜕 𝜕𝑉
(𝑟 ) = 0
𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟
𝜕𝑉
⇒ 𝑟 = 𝐾1 ⇒ 𝑉 = 𝐾1 ln(𝑟) + 𝐾2
𝜕𝑟
avec :
- 𝑟 = 𝑅𝑖 : 𝑉 = −𝑤
- 𝑟 = 𝑅0 : 𝑉 = 0
donc
𝑤
𝐾1 =
ln(𝑅𝑖 /𝑅0 )
𝐾2 = −𝐾1 ln(𝑅0 )
3°) On rappelle que les efforts élémentaires exercés par la paroi intérieure sur le fluide
s’écrivent :
𝑑𝐹 = 𝜎̿. 𝑛⃗𝑑𝑆
expression écrite pour 𝑟 = 𝑅𝑖 , avec 𝑛⃗ = −𝑒⃗⃗⃗𝑟 , 𝜎̿ = −𝑝𝐼 ̿ + 2𝜇𝜀̇ ̿ (fluide newtonien incompressible),
soit :
𝑑𝑉 𝐾1
−𝑝𝑎𝑡𝑚 0 𝜇 −𝑝 0 𝜇
𝑑𝑟|𝑟=𝑅𝑖 𝑎𝑡𝑚
𝑅𝑖
𝜎̿ = 0 −𝑝𝑎𝑡𝑚 0 = 0 −𝑝𝑎𝑡𝑚 0
𝑑𝑉 𝐾1
𝜇 0 −𝑝𝑎𝑡𝑚 𝜇 0 −𝑝𝑎𝑡𝑚
( 𝑑𝑟|𝑟=𝑅𝑖 ) ( 𝑅𝑖 )
Comme 𝑑𝑆 = 𝑅𝑖 𝑑𝜃𝑑𝑧, les efforts élémentaires exercés par le fluide sur la paroi supérieure
s’écrivent :
𝐾1
−𝑑𝐹 = −𝜎̿. 𝑛⃗𝑑𝑆 = (−𝑝𝑎𝑡𝑚 ⃗⃗⃗
𝑒𝑟 + 𝜇 𝑧) 𝑑𝑆
𝑅𝑖
Dans l’expression ci-dessus, en ne considérant que le terme de cisaillement, la résultante des
efforts de cisaillement exercés par le fluide sur la paroi supérieure s’écrit :
𝐾1 𝐾1
𝐹𝑐𝑖𝑠𝑎𝑖𝑙 = ∬ (𝜇 𝑧) 𝑑𝑆 = 𝜇 𝑧 ∬ 𝑑𝑆 = 2𝜇𝜋𝐾1 𝐿𝑧
𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 𝑅 𝑖 𝑅𝑖 𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖
𝑤
avec 𝐾1 = ln(𝑅 /𝑅 )
𝑖 0
PARTIE 2
4°) L’entrefer dans ce cas est très faible devant les valeurs de 𝑅𝑖 et 𝑅0 . On peut donc
« dérouler » la géométrie pour arriver sur la configuration d’un écoulement de cisaillement
simple, entre 2 plaques parallèles de longueur 𝐿, de largeur 2𝜋𝑅𝑖 ≈ 2𝜋𝑅0 , l’une fixe, l’autre
animée d’une vitesse 𝑤.
5°) On se met en coordonnées cartésiennes. Le champ de vitesses approché s’écrit alors :
𝑤
⃗ = 𝑉(𝑥)𝑧 =
𝑉 𝑥𝑧
𝑅0 − 𝑅𝑖
et le champ de pression est ici également constant (𝑝 = 𝑝𝑎𝑡𝑚 ).
6°) Le tenseur des contraintes en paroi supérieure s’écrit :
𝑑𝑉 𝜇𝑤
−𝑝𝑎𝑡𝑚 0 𝜇 −𝑝𝑎𝑡𝑚 0
𝑑𝑥|𝑥=𝑅0 −𝑅𝑖 𝑅0 − 𝑅𝑖
𝜎̿ = 0 −𝑝𝑎𝑡𝑚 0 = 0 −𝑝𝑎𝑡𝑚 0
𝑑𝑉 𝜇𝑤
𝜇 0 −𝑝𝑎𝑡𝑚 0 −𝑝𝑎𝑡𝑚
( 𝑑𝑥|𝑥=𝑅0 −𝑅𝑖 ) (𝑅0 − 𝑅𝑖 )
Comme 𝑑𝑆 = 𝑑𝑦𝑑𝑧, les efforts élémentaires exercés par le fluide sur la paroi supérieure
(𝑛⃗ = 𝑥 ) s’écrivent :
𝜇𝑤
−𝑑𝐹 = −𝜎̿. 𝑛⃗𝑑𝑆 = (𝑝𝑎𝑡𝑚 𝑥 − 𝑧) 𝑑𝑆
𝑅0 − 𝑅𝑖
Dans l’expression ci-dessus, en ne considérant que le terme de cisaillement, la résultante
approchée des efforts de cisaillement exercés par le fluide sur la paroi supérieure s’écrit :
𝜇𝑤 𝜇𝑤 −2𝜋𝜇𝑤𝑅𝑖 𝐿 2𝜋𝜇𝑤𝐿
𝐹𝑎𝑝𝑝𝑟 = ∬ (− 𝑧) 𝑑𝑆 = − 𝑧∬ 𝑑𝑆 = 𝑧= 𝑧
𝑅0 − 𝑅𝑖 𝑅0 − 𝑅𝑖 𝑅0 − 𝑅𝑖 𝑅
𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 1 − 𝑅0
𝑖
7°) L’erreur commise par cette approximation est nulle en ce qui concerne les efforts normaux
puisque 𝑝 = 𝑝𝑎𝑡𝑚 dans les 2 cas.
Pour l’effort de cisaillement, cette erreur se calcule par :
1 1
𝑅0 − 𝑅𝑖 𝑅
𝐹𝑎𝑝𝑝𝑟 − 𝐹𝑐𝑖𝑠𝑎𝑖𝑙 | 1 − 𝑅𝑖 ln( 𝑅0 ) | ln( 𝑅 𝑖 )
0
∈= | |= =| − 1|
𝐹𝑐𝑖𝑠𝑎𝑖𝑙 | 1 | 𝑅 0
𝑅 1 − 𝑅𝑖
ln( 𝑖 )
𝑅0
erreur (%)
120
100
80
60
40
20
0
0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1
Ri/R0
Correction exercice 3 :
PARTIE 1
1°) On se place en coordonnées cylindriques, repère (𝑒⃗⃗⃗𝑟 , ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 , 𝑧)
⃗ = 𝑉𝑟 (𝑟, 𝜃, 𝑧, 𝑡)𝑒⃗⃗⃗𝑟 + 𝑉𝜃 (𝑟, 𝜃, 𝑧, 𝑡)𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 + 𝑉𝑧 (𝑟, 𝜃, 𝑧, 𝑡)𝑧
𝑉
- La vitesse de rotation 𝜔 est constante, aucune autre condition limite et aucune variation de
géométrie au cours du temps, donc on peut formuler l’hypothèse d’un écoulement
permanent :
𝜕
=0
𝜕𝑡
- Sur la paroi intérieure (paroi du cylindre ABCD (𝑟 = 𝑅1 ))
⃗ =𝑉
𝑉 ⃗
⃗ 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = 0
- Sur la paroi extérieure (paroi du cylindre MNPQ (𝑟 = 𝑅2 ))
⃗ =𝑉
𝑉 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ = 𝜔𝑧 ∧ (𝑅2 ⃗⃗⃗
⃗ 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = 𝜔𝑧 ∧ 𝑂𝑀 𝑒𝑟 + 𝑧 𝑧) = 𝜔𝑅2 ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃
𝜕
donc on retient que 𝜕𝑟
≠ 0 ; 𝑉𝜃 ≠ 0
- Axisymétrie du problème : géométrie de révolution et indépendance des données vis-à-vis
𝜕
de la position angulaire, donc =0
𝜕𝜃
- Si on néglige les effets de bord en paroi du fond du cylindre extérieur MNPQ, et en
négligeant la gravité, aucun effet ne laisse supposer une variation possible du champ de
𝜕
vitesse dans la direction 𝑧, donc 𝜕𝑧 = 0
On peut donc retenir comme hypothèse
⃗ = 𝑉(𝑟)𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃
𝑉
On calcule le tenseur 𝜀̇ ̿ (attention, coordonnées cylindriques, voir formulaire)
𝜕𝑉 𝑉
0 − 0
1 1 𝜕𝑟 𝑟
𝜀̇ ̿ = (∇
̿𝑉⃗ + 𝑡∇
̿𝑉⃗)= 𝜕𝑉 𝑉
2 2 − 0 0
𝜕𝑟 𝑟
( 0 0 0)
ce qui correspond (1 seul terme hors diagonal) à un écoulement de cisaillement simple. La
direction de cisaillement est la direction orthoradiale ⃗⃗⃗⃗
𝑒𝜃 , les plans de cisaillement sont les
plans orthogonaux à l’axe des cylindres, les surfaces de cisaillement sont des cylindres de
même axe que les 2 parois.
2°) Si on néglige les effets de bord en paroi du fond du cylindre extérieur MNPQ, et en
négligeant la gravité, aucun effort extérieur ou effet de paroi (cylindre ABCD fixe) ne laissent
supposer un quelconque écoulement à l’intérieur du cylindre ABCD
3°) Les équations de l’écoulement sont :
- conservation la masse : fluide incompressible donc
⃗ =0
div 𝑉
- équation de la dynamique : fluide visqueux Newtonien incompressible donc équations de
Navier-Stokes (gravité négligée)
⃗
𝑑𝑉
−∇⃗ 𝑝 + 𝜇∆𝑉
⃗ =𝜌
𝑑𝑡
Avec l’hypothèse retenue
𝜕𝑉𝑟 𝑉𝑟 1 𝜕𝑉𝜃 𝜕𝑉𝑧
⃗ =0=
div 𝑉 + + +
𝜕𝑟 𝑟 𝑟 𝜕𝜃 𝜕𝑧
donc la forme du champ de vitesse retenue en 1°) satisfait la conservation de la masse.
⃗ :
En écrivant les équations de Navier-Stokes avec cette même expression pour 𝑉
−𝑉
0 0 −𝜌𝑉 2 𝜕𝑝 0
⃗
𝑑𝑉 𝑟 0 𝑉
𝜌 ̿𝑉
= 𝜌∇ ⃗ .𝑉
⃗ = 𝜌 𝜕𝑉 . (𝑉 ) = ( 𝑟 𝜕𝑟
) = − ( ) + 𝜇 (∆𝑉 − 2 )
𝑑𝑡 0 0 0 0 𝑟
𝜕𝑟 0
0 0 0
(0 0 0)
𝜕𝑝
0
𝜕𝑟 1 𝜕 𝜕𝑉 𝑉
= − 0 + 𝜇( (𝑟 ) − 2 )
𝜕𝑝 𝑟 𝜕𝑟 𝜕𝑟 𝑟
0
(𝜕𝑧)
donc
𝜕𝑝 𝜌𝑉 2 𝑑𝑝 𝜌𝑉 2 𝑑𝑝 𝜌𝑉 2 𝑑𝑝 𝜌𝑉 2
= = = =
𝜕𝑟 𝑟 ⇒ 𝑑𝑟 𝑟 ⇒ 𝑑𝑟 𝑟 ⇒ { 𝑑𝑟 𝑟
1 𝜕 𝜕𝑉 𝑉 𝑑2 𝑉 1 𝑑𝑉 𝑉 𝑑 𝑑𝑉 𝑉 𝑑𝑉 𝑉
{𝑟 𝜕𝑟 (𝑟 𝜕𝑟 ) − 𝑟 2 = 0 { 𝑑𝑟 2 + 𝑟 𝑑𝑟 − 𝑟 2 = 0 {𝑑𝑟 ( 𝑑𝑟 + 𝑟 ) = 0 + =𝐴
𝑑𝑟 𝑟
La 2e équation, avec pour conditions aux limites : 𝑉(𝑅1 ) = 0; 𝑉(𝑅2 ) = 𝜔𝑅2 , admet pour
solution :
𝐴 𝐵
𝑉(𝑟) = 𝑟 +
2 𝑟
2𝜔𝑅2 −𝜔𝑅12 𝑅22
avec : 𝐴 = 𝑅2 −𝑅22 ; 𝐵 = 𝑅22 −𝑅12
2 1
Soit :
𝜔𝑅22 𝑅12
𝑉(𝑟) = (𝑟 − )
𝑅22 − 𝑅12 𝑟
La 1ère équation donne alors :
𝑑𝑝 𝜌𝑉 2 𝜌 𝐴 𝐵 2
= = ( 𝑟+ )
𝑑𝑟 𝑟 𝑟 2 𝑟
ce qui permet de calculer le champ de pression :
𝐴2 𝐵2
𝑝(𝑟) = 𝜌 ( 𝑟 2 + 𝐴𝐵ln(𝑟) − 2 ) + 𝑐𝑡𝑒
8 2𝑟
4°) On rappelle que les efforts élémentaires exercés par la paroi intérieure sur le fluide
s’écrivent :
𝑑𝐹 = 𝜎̿. 𝑛⃗𝑑𝑆
expression écrite pour 𝑟 = 𝑅1 , avec 𝑛⃗ = −𝑒 ⃗⃗⃗𝑟 , 𝜎̿ = −𝑝𝐼 ̿ + 2𝜇𝜀̇ ̿ (fluide newtonien
incompressible), soit :
𝜕𝑉 𝑉 −2𝜇𝐵
−𝑝(𝑅1 ) 𝜇( − ) 0 −𝑝(𝑅1 ) 0
𝜕𝑟 𝑟 𝑟=𝑅1 𝑅12
𝜎̿ = 𝜕𝑉 𝑉 = −2𝜇𝐵
𝜇( − ) −𝑝(𝑅1 ) 0 −𝑝(𝑅1 ) 0
𝜕𝑟 𝑟 𝑟=𝑅1 𝑅12
( 0 0 −𝑝(𝑅1 )) ( 0 0 −𝑝(𝑅1 ))
Comme 𝑑𝑆 = 𝑅1 𝑑𝜃𝑑𝑧, les efforts élémentaires exercés par le fluide sur la paroi intérieure
s’écrivent :
2𝜇𝐵
−𝑑𝐹 = −𝜎̿. 𝑛⃗𝑑𝑆 = (−𝑝(𝑅1 )𝑒⃗⃗⃗𝑟 − 2 ⃗⃗⃗⃗
𝑒 ) 𝑑𝑆
𝑅1 𝜃
2𝜋
Dans l’expression ci-dessus, chaque terme est constant en norme. Puisque ∫0 ⃗⃗⃗ 𝑒𝑟 𝑑𝜃 =
2𝜋
∫ ⃗⃗⃗⃗ ⃗ , la résultante des efforts exercés par le fluide sur la paroi intérieure est nulle :
𝑒𝜃 𝑑𝜃 = 0
0
𝐹𝑓𝑙/𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = ∬ (−𝑑𝐹 ) = ⃗0
𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖
Résultante nulle, c’est donc un couple qui s’exerce sur le cylindre intérieur.
Le moment résultant de ces efforts s’écrit
2𝜇𝐵
⃗⃗ = ∬
𝑀 ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⋀ (−𝑝(𝑅1 )𝑒⃗⃗⃗𝑟 −
𝑂𝑀 𝑒𝜃 ) 𝑅1 𝑑𝜃𝑑𝑧
⃗⃗⃗⃗
𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 𝑅12
avec ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀 = 𝑅1 ⃗⃗⃗
𝑒𝑟 + 𝑧𝑧
Ce qui donne :
2𝜇𝐵 2𝜇𝐵
⃗⃗ = ∬
𝑀 (−𝑧 ∗ 𝑝(𝑅1 )𝑒⃗⃗⃗⃗𝜃 − 𝑧 + 2 𝑧𝑒⃗⃗⃗𝑟 ) 𝑅1 𝑑𝜃𝑑𝑧
𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 𝑅1 𝑅1
2𝜋 2𝜋
Puisque ∫0 ⃗⃗⃗
𝑒𝑟 𝑑𝜃 = ∫0 ⃗⃗⃗⃗ ⃗ :
𝑒𝜃 𝑑𝜃 = 0
2𝜇𝐵 2𝜇𝐵 2𝜇𝐵
⃗⃗ = ∬
𝑀 (− 𝑧) 𝑅1 𝑑𝜃𝑑𝑧 = − 𝑧∗∬ 𝑅1 𝑑𝜃𝑑𝑧 = − 𝑆 𝑧
𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 𝑅1 𝑅1 𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 𝑅1 𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖
avec 𝑆𝑝𝑎𝑟𝑜𝑖 = 2𝜋𝑅1 𝐿
𝜔𝑅12 𝑅22
⃗⃗ = 4𝜋𝜇𝐿
𝑀 𝑧
𝑅22 − 𝑅12
Si 𝐶 est le couple mesuré expérimentalement, la viscosité se déduit du résultat
précédent :
𝑅22 − 𝑅12
𝜇=𝐶
4𝜋𝐿𝜔𝑅12 𝑅22
PARTIE 2
5°) Au moment résultant calculé dans la partie 1 s’ajoute celui qui est calculé dans l’exercice
1:
𝜇𝜔 4
𝜋𝑅 𝑧 3
2ℎ 1
soit un moment résultant total
𝑅22 𝑅12
⃗⃗ = 𝜋𝜇𝜔𝑅12 (4𝐿
𝑀 + )𝑧
𝑅22 − 𝑅12 2ℎ
et l’erreur est donnée par :
𝜇𝜔 4
𝜋𝑅1 𝑅12
|
∈= | 2ℎ |
|=
𝑅2 𝑅2 𝑅2 𝑅2
𝜋𝜇𝜔𝑅12 (4𝐿 2 2 2 + 1 ) 2ℎ (4𝐿 2 2 2 + 1 )
𝑅2 − 𝑅1 2ℎ 𝑅2 − 𝑅1 2ℎ
PARTIE 3
6°) L’entrefer dans ce cas est très faible. On peut donc « dérouler » la géométrie pour arriver
sur la configuration d’un écoulement de cisaillement simple, entre 2 plaques parallèles de
longueur 2𝜋𝑅1 ≈ 2𝜋𝑅2 , de largeur 𝐿, l’une fixe, l’autre animée d’une vitesse 𝜔𝑅2 .
7°) On se met en coordonnées cartésiennes. Le champ de vitesses approché s’écrit alors :
𝜔𝑅2
⃗ = 𝑉(𝑦)𝑧 =
𝑉 𝑦𝑧
𝑅2 − 𝑅1
et le champ de pression est ici constant
3
C’est la valeur du moment de l’énoncé de l’exercice 1 réécrite avec les grandeurs en présence. Le changement
de signe tient au fait que dans l’exercice présent, c’est le fond du cylindre extérieure (donc paroi inférieure) qui
est en rotation, tandis que dans l’exercice 1, c’était la paroi supérieure.
8°) La résultante approchée des efforts de cisaillement dans cet écoulement simplifié s’écrit 4:
𝜇𝜔𝑅2 𝜇𝜔𝑅2 2𝜋𝜇𝜔𝑅22 𝐿 2𝜋𝜇𝜔𝑅2 𝐿
𝐹𝑎𝑝𝑝𝑟 = ∬ ( 𝑧) 𝑑𝑆 = 𝑧∬ 𝑑𝑆 = 𝑧= 𝑧
𝑅2 − 𝑅1 𝑅2 − 𝑅1 𝑅2 − 𝑅1 𝑅
𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 𝑖𝑛𝑓 𝑃𝑎𝑟𝑜𝑖 𝑖𝑛𝑓 1 − 𝑅1
2
et un moment résultant approché valant :
2𝜋𝜇𝜔𝑅1 𝑅22 𝐿
𝑀𝑎𝑝𝑝𝑟 = 𝑅1 ‖𝐹𝑎𝑝𝑝𝑟 ‖ =
𝑅2 − 𝑅1
9°) L‘erreur commise :
2𝜋𝜇𝜔𝑅1 𝑅22 𝐿 𝜔𝑅12 𝑅22
− 4𝜋𝜇𝐿
𝑀𝑎𝑝𝑝𝑟 − 𝑀 𝑅2 − 𝑅1 𝑅22 − 𝑅12 𝑅 + 𝑅2 1 𝑅2
∈= | | = || || = | 1 − 1| = | − 1|
𝑀 𝜔𝑅 2 𝑅2 2𝑅1 2 𝑅1
4𝜋𝜇𝐿 2 1 22
𝑅2 − 𝑅1
erreur (%)
140
120
100
80
60
40
20
0
0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2
R1/R2
4
On renvoie à l’exercice 2 pour le calcul de cet effort. La correction présentée ici s’est juste appliquée à
reprendre le résultat de l’exercice 2 et de l’extrapoler aux données de cet exercice 3.