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Le document explore la question de l'existence d'une philosophie africaine, en examinant les perspectives de l'ethnophilosophie et les critiques qui lui sont adressées. Il met en avant la position de Cheikh Anta Diop, qui affirme que la philosophie a des racines égyptiennes et que l'Afrique doit revendiquer sa dignité intellectuelle. Enfin, il souligne l'importance d'une philosophie africaine contemporaine qui s'engage avec les enjeux modernes tout en restant ancrée dans les réalités africaines.

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Plan

Introduction
I. Genèse d’une philosophie Africaine
II. L’existence ou l’inexistence d’une philosophie
Africaine
1)L’ethnophilosophie la défense d’une
philosophie Africaine
2)Les détracteurs de la philosophie Africaine
a. Les critiques de l’ethnophilosophie
III. La position de cheikh Anta Diop
IV. Importance de la philosophie africaine : une
philosophie dynamique et universelle
Conclusion
Introduction
La philosophie est une activité rationnelle et critique
par laquelle l’homme cherche à comprendre le
monde lui-même.
Pourtant cette activité a longtemps été présenté
comme exclusivement occidentale, ce qui a conduit à
nier l’existence d’une philosophie Africaine. Cette
négation a suscité de nombreuses réactions chez les
penseurs africains, certains cherchant à mettre en
valeur la sagesse contenue dans les traditions,
d’autres défendent une philosophie plus critique et
scientifique. Dès lors une question essentielle se
pose : l’Afrique possède-t-elle une véritable
philosophie, et sous qu’elles formes peut-elle être
reconnue ?

I. Genèse d’une philosophie Africaine

Le débat sur l’existence d’une philosophie africaine a


pris son origine dans une perspective péjorative. Il
s’agissait d’une réponse aux accusations de
discrimination raciale formulées par les philosophes
et anthropologue européens à l’encontre des
africains, concernant leur prétendue incapacité à
s’engager dans une pensée sublime. Il est aussi lié au
contexte colonial, ou les penseurs occidentaux
contredire l’existence d’une pensée rationnelle en
Afrique ; la pensée africaine issue des traditions
orales comme celles des yorubas ou des bantous ou
des bantous est l’Object d’étude des modernes
relevant de l’ethnophilosophie.

II. L’existence ou l’inexistence d’une philosophie


Africaine
1.L’ethnophilosophie ou la défense d’une
philosophie africaine
L’ethnophilosophie est un concept composé de deux
mots ethnos qui veut dire ethnie, peuple, tradition,
sagesse, culture…et philosophie qui est entendu ici
comme une vision du monde. Dès lors, démontrer
l’idée d’une philosophie Africaine pour les ethno-
philosophes c’est se référer, se fonder sur
l’ethnophilosophie qui est la preuve que nous avons
une conception du monde, donc une philosophie.
D’ailleurs cette idée, Temples l’a déjà évoquée et
prouvée dans son ouvrage célébré la philosophie
Bantoue. A sa grande surprise, il découvre
contrairement à ce que pensent les euro-philosophes
que la société Bantoue es très organisée avec une
bonne hiérarchie. Ils ont un chef, une classification
des âges respectés par tous. Ils ont des croyances,
un ensemble de sagesse qui leur permettent de
structurer leur vie en groupe. De ce point de vue
sans aucune doute, L’Afrique a sa manière à elle de
comprendre de juger et de voir l’univers. Celle-ci
trouve son fondement à ce que l’Afrique à de
particulier à savoir ses traditions ancestrales, ses
valeurs, ses coutumes. Une idée que le philosophe
sénégalais Alassane Ndao confirme dans son ouvrage
intitulé Pensées Africaines : « L’Afrique a une
philosophie dont le fondement est à chercher dans
les traditions et sagesses Africaines. » De même
dans son ouvrage intitulé comment philosopher en
Islam Souleymane Bachir Diagne écrit : « la
philosophie n’est l’expression d’aucune culture,
d’aucun peuple. » Ce philosophe sénégalais montre
par-là que la réflexion philosophique en réalité se
veut universelle et qu’elle n’est l’exclusivité d’une
seule société. En tous cas les philosophes comme
Théophile Obenga, Alexis Kagamé sont convaincus
que l’Afrique sait philosopher. Dans le même ordre
d’idée, la signification des quatre touffes de cheveux
de « kocc Barma » nous éclaire d’avantage que
l’Afrique une ensemble de sagesse, de mode de vie,
de conduite qui n’ont rien à envier de ceux des
présocratiques. Mais certains philosophes comme
Marcien Towa rejeté l’idée de la thèse de
l’ethnophilosophie. Il pense que puisque la
philosophie se définit dans l’esprit critique ; elle est
censée remettre en cause les traditions et coutumes
en les soumettent au tribunal de la raison. Towa
pense qu’il y’a une contrainte dans le concept
d’ethnophilosophie. On ne peut pas dans les
principes s’appuyer sur l’ethnos pour prouver
l’existence d’une philosophie. N’est-ce pas Towa qui
disait : « la philosophie ne commence qu’avec la
décision de soumettre l’héritage culturel,
traditionnelle à une critique sans complaisance. » le
philosophe camerounais invite les ethnophilosophies
s’ils veulent faire de la philosophie à interroger
d’abord les sagesses Africaines à les rationnaliser, à
les questionner parce que dans la plupart des cas
elles sont mystérieuses et irrationnelles et ne sont
pas porteur de développement. Selon Towa l’urgence
pour l’Afrique c’est n’est pas en réalité la
problématique d’une philosophie Africaine, mais
plutôt la question du développement, la modernité du
continent qui de plus en plus s’enfonce dans son passé
traditionnel. Mais est ce que cette vision de Towa est
la même que Cheikh Anta Diop ? l’Afrique n’a-t-elle
pas une philosophie d’autant plus que tout est parti
de l’Egypte ?

[Link] détracteurs de la philosophie Africaine


[Link] critiques de l’ethnophilosophie
A la suite du succès de l’ouvrage de Temples, nous
allons assister à une critique de l’ethno philosophique.
Certains Africains vont développer des critiques en
s’appuyant sur l’œuvre de Temples.
 Le camerounais Marcien Towa pense que les
ethnophilosophies sont victimes d’une
confusion. Pour lui, confondent l’ethnologie qui
utilise des techniques et méthodes propres à la
science et la phlosophie qui est une entreprise
critique. Towa affirme : « l’ethnophilosophie est
à la fois une trahison de l’ethnologie et de la
philosophie ». De plus, l’ethnophilosophie
s’inscrit dans la même logique de la negritude.
 Le Béninois Paulin Hountondji soupçonne
Temples de travailler au service de l’idéologie
colonialiste. Hountondji pense que l’ouvrage de
Temples s’adresse à un public blanc. Ainsi, il
fallait d’abord comprendre le Négre pour ensuite
mieux l’endoctriner et mieux l’exploiter. Pour le
penseur béninois, le texte de Temples peut être
assimile à une enquête qui vise à mieux
connaitre le Négre.
 Enfin, le philosophe camerounais F. Eboussi
Boulaga va mettre à nu un paradoxe dans le
livre de Temples. En effet, dans certains
passages de philosophes bantoues, on note
quelques incohérences. Par exemples, lorsque
Temples affirme « nous ne prétendons certes
pas que les Bantoues soient à même de nous
présenter un traité de philosophie exposé dans
un vocabulaire adéquat. C’est nous qui pourront
leur dire de façon précise, quelle est leur
conception intimes des êtres ».
Ici le paradoxe, c’est que les Bantoues soient
dépositaires d’une philosophie dont ils n’ont
conscients, ni capable d’exprimer.
A la vue de ces critiques, nous pouvons dire que
l’ethnophilosophie présente des insuffisances.
Maintenant, on est en droit de se poser la
question à savoir : sous quelles formes et à
quelles conditions la philosophie africaine
existerait-elle ?
III. La position de cheikh Anta Diop

Le débat entre l’euro-philosophie est faux car la


philosophie en réalité est d’origine égyptienne. N’est-
ce pas Cheikh Anta Diop à ce propos confirme
encore : « Aucune pensée, aucune idéologie n’est par
définition étrangère à l’Afrique qui fut la terre de leur
enfantement ». Dans cette perspective peut-on
réellement refuser à l’Afrique l’existence d’une
philosophie ? en tout cas pour l’historien
sénégalais : « toute la pensée grecque depuis Poème
Héroïde au XII eme siècle avant J-C jusqu’à Aristote
en passent par les présocratiques sorte la marque de
la cosmologie égyptienne ». Il veut montrer par-là
que toute la philosophie occidentale dans sa
généralité est fortement influencée dans sa
systématisation pour les sagesses égyptiennes. De
ce point de vue Cheikh Anta donne la preuve à cette
affirmation : « il y’a 25 siècles savants et philosophes
grecques allaient s’instruire en Egypte ». C’est le cas
de Platon, Thalès et Pythagore pour ne citer que
ceux-là. L’universitaire sénégalais est convaincu que
la philosophie grecque est une copie, une
reproduction du savoir égyptien. Selon l’Egyptologue,
au contraire ces grands philosophes grecques se sont
inspirés de l’Egypte donc de l’Afrique qui fut la terre
à partir de laquelle la connaissance s’est développée
partout dans le monde. Hegel n’a pas raison de de
nier une raison Africaine il a tort de nous prendre
comme des barbares sur tout comme écrit CHEIKH
ANTA : « à une époque où la race blanche était
prolongée dans la barbarie, le négre égyptien inventé
la technique ». Le chercheur sénégalais au-delà de la
problématique d’une philosophie Africaine veut
donner sa position à l’Afrique sa dignité d’homme.
Le combat de Cheikh Anta c’est que l’Afrique doit
être de son Africanité. Il veut conscientiser le peuple
Africain afin qu’il s’inspire de son passée glorieuse
pour construire une Afrique moderne, unie et
développée.

IV- importance de la philosophie Africaine : une


philosophie dynamique et universelle

Aujourd’hui, la philosophie ne se définie plus par la


nécessité de prouver son existence, mais par sa
capacité à penser les problèmes contemporains. Des
philosophes comme Kwasi Wiredu, Souleymane
Bachir Diagne ou Fabien Boulaga développent une
pensée critique qui dialogue avec la modernité, la
démocratie, la science et la mondialisation tout en
restant enracinée dans les réalités africaines. La
philosophie africaine contemporain refuse à la fois le
mimétisme occidentale et identitaire. C’est dans
cette option que Kwasi déclare : « la philosophie est
universelle dans ses méthodes phoriel dans son
contenu ». Et Souleymane Bachir Diagne renchérie
en disant : « philosopher en Afrique c’est passée le
monde à partir de nos conceptions nouvelles et de
contribuer à la philosophie universelle ». Philosopher
en Afrique devient ainsi un acte de liberté
intellectuelle et de responsabilité historique.

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