1.
Définition :
L’amputation est l’ablation d’une extrémité ou d’une partie d’un membre
(inférieur ou supérieur) par section de l’os ou désarticulation de
l’articulation réaliser chirurgicalement.
Les niveaux d’amputation du membre pelvien :
1. Hemipelvectomie
2. Désarticulation de la hanche
3. Amputation Transfémoral :
- amputation du tiers (1/3) supérieur du fémur
- amputation du tiers (1/3) moyen du fémur
- amputation du tiers (1/3) inférieur du fémur
4. Désarticulation du genou
5. Amputation transtibial :
- amputation du tiers (1/3) supérieur du tibia
- amputation du tiers (1/3) moyen du tibia
- amputation du tiers (1/3) inférieur du tibia
6. Désarticulation de la cheville
7. Amputation du pied
- amputation de Chopart
- amputation de LIS franc
- amputation Transmétatarsienne
6. Amputation transtibial (sous le genou)
8. amputation des orteils
2. Définition :
Un moignon est la partie résiduelle du membre qui subsiste après
amputation.
Problèmes pouvant retarder le port de la prothèse :
Catégorie de Problème
problème spécifique
Cicatrisation et Infections de la
peau plaie ou retard de
la cicatrisation,
Ulcère,
phlyctènes,
ampoule, Escarre,
dermatide de
contact, mycose,
folliculite,
cicatrice
adhérente ou
douloureuse
Volume et forme Œdème persistant
ou fluctuation du
volume, fragilité
du moignon,
névrome
d’amputation,
douleur du
membre fantôme
Rétractation Rétractation en
articulaire flexion ou
abduction
3. a
Critères Patient
Etat du moignon Le traumatisé a
souvent un
moignon bien
vascularisé et
cicatrise plus vite.
Le diabétique a
souvent un
moignon à
cicatrisation lente,
sujet à infection ou
nécrose.
Etat général Le patient
traumatisé est
souvent jeune, actif
et en meilleure
santé générale. Le
patient diabétique
peut présenter des
complications
systémiques
(hypertension,
neuropathie,
mauvaise
cicatrisation…).
Etat psychologique Le traumatisé peut
avoir un choc
initial, mais il
s’adapte
généralement
mieux après la
phase aiguë.
Le diabétique a
souvent eu un
processus long,
avec une
acceptation
progressive, mais
peut souffrir de
fatigue mentale ou
dépression.
Moyen financier Cela dépend du
patient. Toutefois,
les diabétiques
sont souvent plus
âgés et parfois
moins actifs
économiquement,
donc moins
prioritaires pour
une prothèse
immédiate selon
les critères de
réadaptation dans
certains centres
Conclusion :
Le patient traumatique est plus favorable pour un appareillage précoce, si
les conditions locales le permettent.
b. Le kinésithérapeute vérifie :
1. Le bon emboîtement de la prothèse :
- Le moignon doit être bien enfoncé dans l’emboîture sans douleur.
- Pas de jeu excessif ni de glissement.
2. Le système de suspension :
- Vérification du manchon, sangle, système à valve, vacuum ou tout
autre moyen de fixation.
3. La stabilité pendant l’appui :
- Mise en charge progressive : debout, appui bipodal, puis unipodal.
- Contrôle de la coaptation entre moignon et prothèse.
4. Les tests de marche simples :
- Début sur place (piétinement)
- Marche lente avec surveillance
- Observation de tout décrochage, frottement ou instabilité
5. Réactions du patient :
- Questionnement sur la sensation