PDF - Avec Notes Et Informations
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Zadig ou la Destinée
Voltaire
Bi ograph ie d e l’ auteur
« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai pour que vous puissiez le dire »
Voltaire
Identité : A retenir !
Histoire
François-Marie aime les lettres et la vie élégante, mais cependant, il commence des commence des
études de droit, conformément aux volontés de son père.
Son père l’envoie donc en Hollande, afin d’en faire un homme sérieux. Mais en 1714, il est renvoyé à
Paris pour avoir voulu enlever une protestante.
Il continue son métier d’écrivain et ses écrits satiriques1 sur les amours du Régent. Ces écrits le font
exiler en 1716 à Tulle, puis à Sully-sur-Loire.
On lui permet de revenir à Paris, mais il n’est pas pour autant redevenu sage. A cause d’une satire sur
le règne de Louis XIV, il est envoyé à la Bastille le 17 mai 1717, jusqu’au 11 avril 1718.
Pendant cette année là-bas, il va écrire une partie de la Henriade. Après sa période à la Bastille, il va
s’exiler à Chatenay, dans la propriété de son père.
Le 18 novembre 1718, son Œdipe est joué et applaudi au théâtre, c’est son premier triomphe.
En 1719, il décide d’abandonner le nom « Arouet », pour prendre celui de Voltaire, qui est en sorte un
anagramme de Arouet le Jeune, en changeant le u en v et le j en i.
Depuis son premier succès, Voltaire devient le plus heureux des hommes, pendant 7 ans. Il est choyé
par la société mondaine et aristocratique. Il écrit des divertissements pour la Cour.
1 Qui appartient à la Satire : poème ou l’auteur attaque les vices, les ridicules des contemporains.
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Une catastrophe l’oblige à s’orienter différemment. Le Duc de Rohan, à qui il a répondu avec une fierté
impertinente, le fait demander à sa table, et pendant le dîner, il fait bastonner Voltaire, qui veut se battre
avec le Duc, on le met à nouveau à la Bastille. En 1726, on le laisse passer en Angleterre
conformément à sa demande.
Arrivé à Londres, il est l’hôte des plus grands personnages et l’ami des plus célèbres écrivains. En
1734, dans ses Lettres philosophiques, ou Lettres anglaises, Voltaire fait part de ses impressions à
Londres et quels avantages il a tiré de cet exil. Là-bas, il a joui d’une liberté politique et religieuse, dont
il a senti tout le prix. Indépendance politique, civique, morale, littéraire, voilà désormais ce qu’il lui
faudra.
Revenu d’Angleterre en mars 1729, il reçoit l’hospitalité chez la comtesse de Fontaine-Martel, près du
Palais-Royal. En 1732, il publie Zaïre, son plus beau triomphe dramatique.
Ses Lettres philosophiques et ses Lettres Anglaises sont condamnées par le Parlement, saisies, et
brûlées. Uniquement 5 éditions ont été vendues.
Etant donné que Voltaire peut être arrêté à tout moment, il se hâte de quitter Paris pour se rendre à
Cirey, où Madame Emilie du Châtelet lui offre l’hospitalité.
Comme Cirey-sur-Blaise se trouve en Lorraine, près de l’Allemagne, il peut facilement s’enfuir sur le
territoire allemand en cas de danger sur le territoire français.
Il y passe de longues années, tout en revenant de temps en temps à Paris. Il commence une liaison
amoureuse avec Emilie du Châtelet. Durant cette période, il écrit et publie beaucoup. Il s’occupe
également des sciences physiques et naturelles. Il écrit une traduction des Eléments de Newton.
En 1743, il fait un séjour à Berlin, auprès de Frédéric II. A son retour de l’Allemagne, Richelieu lui fait
composer la Princesse de Navare, pour la fête du mariage du Dauphin avec l’Infante d’Espagne. Il est
alors nommé gentil-homme ordinaire de la chambre du roi, et historiographe de France.
Voltaire espère pouvoir lier sa fortune à celle de Madame de Pompadour, mais le parti de la reine –
auquel il était suspect – l’emporte, et la faveur de Voltaire à la cour de France est de courte durée.
En 1746, Voltaire est élu à l’Académie française.
Le 10 septembre 1749, Madame du Châtelet meurt, à la cour de Lunéville, chez le roi Stanislas.
Voltaire revient à Paris. Frédéric II redouble d’instances auprès de Voltaire, et celui-ci, part pour Berlin
en juin 1750.
Voltaire est d’abord enchanté, mais tous les deux ne s’entendent plus. Voltaire quitte donc le roi, le 1er
janvier 1753. Une courte réconciliation n’empêche pas la « rupture » définitive en mars 1753.
Voltaire passe par Leipzig, Gotha, Cassel, … partout, il est bien accueilli. Mais à Francfort, il est arrêté
par les agents du roi de Prusse. Ils le retiennent prisonnier pendant 5 semaines avec Madame Denis,
sa nièce. Tout cela était prévu pour l’obliger à restituer l’œuvre de poésie du roi que Voltaire avait
emporté. Il n’obtient sa liberté qu’en se dessaisissant de cet objet.
Après son expérience, Voltaire est décidé à rester son propre maître, à s’établir dans un pays libre, loin
de tout despotisme.
Fin 1754, il se rend à Genève et loue une maison d’hiver à Monrion, entre Lausanne et le Lac Léman.
Il achète une maison la propriété de Saint-Jean, près de Genève, qu’il baptise les Délices.
Il se remet à écrire, en 1756, il compose son Poème sur le désastre de Lisbonne, il correspond avec
l’Europe entière et joue surtout la comédie sur son théâtre des Délices. Le Grand Conseil de Genève lui
ordonne de cesser les représentations sur le territoire de la République et défend à tous les Genevois
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d’y assister. Voltaire se venge en inspirant à d’Alembert l’article Genève de l’Encyclopédie, par lequel il
fait donner de compromettants éloges aux pasteurs, et réclamer l’installation d’un théâtre dans la cité
de Calvin (Genève). Il achète la terre de Fernex (en territoire français Ferney, mais il trouvait que
Fernex sonnait mieux) où il y fait construire un château. Il dote le village de fabrique d’horlogerie et
d’une église. Il y vécu pendant 18 ans.
En 1764, il réunit ses articles pour en former le Dictionnaire philosophique portatif. Il y ajoute de 1770 à
1772, ses Questions sur l’Encyclopédie. Il écrit ou dicte vingt lettres par jour ; rois, princes, grandes
dames, ministres, gens de lettres, gens d’affaires, toutes les classes de la société échangent des idées
avec lui.
C’est l’époque où il intervient en faveur de tous ceux qu’il considère comme les victimes du fanatisme
religieux ou d’une mauvaise justice. Il prend en main la réhabilitation des Calas et des Sirven.
Voltaire quitte Fernex en février 1778. Ce dernier séjour est une série de visites triomphales et
d’ovations. Le 30 mars, il se rend à l’Académie, où il est élu directeur par acclamation, il préside la
séance et trace le plan d’un nouveau dictionnaire, dont il devait faire la lettre A.
Il meurt le 30 mai 1778, il est transporté au Panthéon en juillet 1791.
Œuvres
Ñ Œdipe – 1718
Ñ La Henriade – 1728
Ñ Zaïre – 1732
Ñ Lettres philosophiques ou Lettres anglaises – 1734
Ñ Mondain – 1736
Ñ Epître sur Newton – 1736
Ñ L’Enfant prodigue – 1736
Ñ Mérope – 1743
Ñ Zadig ou la Destinée – 1748
Ñ Le Siècle de Louis XIV – 1751
Ñ Micromégas – 1752
Ñ Poème sur le désastre de Lisbonne – 1756
Ñ Candide – 1759
Ñ Tancrède – 1760
Ñ Olympie – 1762
Ñ Traité sur la tolérance – 1763
Ñ Ce qui plaît aux dames – 1764
Ñ Dictionnaire philosophique portatif – 1764
Ñ Le Philosophe ignorant – 1766
Ñ L’Ingénu - 1767
Ñ Questions sur l’Encyclopédie – 1770
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La Ph ilo soph i e d es Lu mi èr es
Le contexte historique
Le XVIII e siècle a vu se développer une vie intellectuelle et scientifique intense. La raison s’affirme
face à la tradition, la liberté face à l’autorité. Elle définit le mouvement culturel et philosophique 2
qui a dominé l’Europe et surtout la France. Ils ont marqué le domaine des idées et de la littérature par
leurs remises en question fondée sur la « raison éclairée » de l’être humain et sur l’idée de liberté.
Par leurs engagements contre les oppressions religieuses, morales et politiques, les membres de ce
mouvement, qui se voyaient comme une élite avancée oeuvrant pour un progrès du monde, combattant
l’irrationnel, l’arbitraire, et la superstition des siècles passés, ont procédé au renouvellement du savoir,
de l’éthique et de l’esthétique de leur temps.
Les philosophes ont donc coupé les fondements sur lesquels reposait l’Ancien Régime (monarchie).
Le siècle a débuté sous le règne d’un monarque absolu (Louis XIV meurt en 1715) et se termine dans
les bouleversements de la Révolution.
Entre-temps, on distingue :
– La Régence (attente de la majorité de Louis XV) : 1715 – 1723
– Le Règne de Louis XV : 1723 – 1774
– Le Règne de Louis XVI : 1774 – 1792. Il se termine par la mort du roi, exécuté le 21 janvier
1793
C’est la fin d’une époque, mais c’est aussi une période de diversité et de contradictions multiples. Abus,
critique, idées nouvelles, passion de la vérité et foi dans la raison sont les mots clés de ce siècle.
2Au XVIIIe siècle, la Philosophie est le culte de la raison, lié à l’exercice de l’esprit critique et au service de la société et du
progrès.
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Les Lumières
Elles suggèrent l’idée de cheminement vers une forme de vérité.
La clarté de l’observation :
Ñ Les écrivains du XVIIIe siècle observent un état social, politique et religieux qui leur paraît
contestable. C’est à partir d’une sorte « d’état des lieux » méticuleux qu’ils engagent leurs
critiques.
Ñ L’esprit examen est à base de leur démarche : analyse de la royauté par Montesquieu (L’Esprit
des Lois), par Voltaire (Lettres philosophiques) et par Diderot (Encyclopédie).
Ñ Les phénomènes sociaux sont également observés de près : inégalités dénoncées par
Rousseau, privilèges critiqués par Beaumarchais.
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Ñ La religion n’échappe pas non plus à cet esprit d’analyse : le pouvoir religieux du roi, les
manifestations de l’intolérance, le pouvoir du pape sont envisagés de manière méthodique avec
la volonté de ne laisser dans l’ombre aucune entrave à la liberté.
La clarté du raisonnement :
Ñ Il y a quelque chose de pédagogique dans les textes du 18ème siècle.
Ñ La logique figure dans la structure des textes, dans la présence des articulations du discours,
dans une rhétorique persuasive qui fait appel à l’esprit.
Ñ Il est mit en action dans Zadig qui montre comment la déduction à partir de l’observation
conduit à la vérité et s’oppose à la fragilité des impressions et des croyances.
Les philosophes
Le philosophe se définit comme celui à qui rien de ce qui est humain n’est étranger.
Penseur, il applique un esprit clair et rigoureux et l’analyse critique de ce qui l’entoure, sans exception :
comportements, croyances, connaissances, fonctionnements politiques, sociaux, et religieux.
C’est aussi un homme engagé capable de prendre des risques et d’affronter des dangers : censure,
emprisonnement, exil, destruction de son œuvre.
C’est un homme honnête qui veut plaire et se rendre utile.
Il veut apporter un message qui permette de remplacer le fanatisme, la superstition et l’arbitraire par
une organisation juste, rationnelle et raisonnable, avec le souci constant de l’être humain dans son
contexte social.
L’esprit de contestation
Dès la fin du règne de Louis XIV, naît une contestation qui s’attaque à toutes les institutions.
L’importance du cosmopolitisme
Le développement du commerce et des empires coloniaux joue un rôle important dans la multiplication
des voyages et des récits. L’Orient est à la mode. Les voyageurs découvrent et font connaître des
mœurs et des institutions, ce qui suscite la réflexion comparative et les jugements critiques.
L’esprit nouveau, le cosmopolitisme et la libération favorise le développement d’une contestation qui
prend de l’ampleur et définit mieux ses cibles.
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Les superstitions et les préjugés sont visés par les nouveaux penseurs, les philosophes. Avec une
ironie plaisante pour le lecteur mais sévère pour les victimes, ils dénoncent les modes de pensées
rigides, les faux miracles, les jugements sans fondement.
Ils s’attaquent aussi au fanatisme et à l’intolérance. Et enfin, les injustices et les inégalités sont mises
en relief. L’esclavage, les privilèges, la torture, les emprisonnements abusifs font partie de la longue
liste d’institutions dénoncées comme indignes d’une société civilisée.
Les philosophes transforment la littérature en « machine de guerre ». Les dictionnaires, les pamphlets3
attaquent directement avec une ironie dévastatrice. Cette littérature engagée et contestataire est
constructive, elle propose des idées, des aménagements, des réformes.
Le déisme4, le despotisme éclairé ou la monarchie parlementaire, la séparation des pouvoirs font partie
des innovations envisagées. L’athéisme5 est également courant.
Les philosophes contestent pour améliorer et agissent.
La monarchie absolue
Le roi est un monarque de droit divin. Le souverain est source de toute loi et enfreindre une loi équivaut
à offenser Dieu. Il exerce le pouvoir absolu et les institutions qu’il supervise sont considérés comme
infaillibles. Ce régime va avec une structure sociale inégalitaire, qui fait du clergé et de la noblesse des
ordres privilégiés par rapport au tiers état.
Rien ne devrait remettre en cause cette organisation puisqu’elle trouve sa justification dans son
caractère divin et dans la toute-puissance de la tradition. Mais, dès la fin du règne de Louis XIV et tout
au long du 18ème siècle, des hommes osent contester cet ordre établi, les philosophes.
Ces philosophes s’engagent dans ce combat et, afin de mieux faire passer des idées si contraires à
l’esprit du temps, utilise la fiction du conte.
Voltaire n’imagine pas d’autre système politique que la monarchie mais il voudrait qu’il y ait un
Parlement. Toutes les décisions du roi doivent être discutées avec le Parlement. Il voudrait que le roi
s’entoure de sages (Zadig auprès de Moabdar). L’essentiel est qu’il œuvre pour le bien de tous et que
ses actions soient éclairées par la Lumière des philosophes.
La Justice :
Sous la monarchie absolue, la justice rendue au nom du roi, a plus pour objectif de faire régner l’ordre
que de garantir aux sujets du royaume le respect de leurs droits.
Il n’y a pas de recherche de la Vérité. C’est l’argent et non la gravité de la faute qui fixe si la peine est
légère.
Les pouvoirs de la justice sont en général exercé par les tribunaux, mais le roi peut intervenir
directement : sur simple ordre écrit de sa part, toute personne qui lui a déplu peut être emprisonnée ou
tuée. Voltaire ne peut que critiquer un tel système.
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La Religion :
Voltaire croit en une divinité qui aurait crée et organisé l’Univers.
Il recommande une relation directe avec Dieu, sans image représentant la divinité et sans croyance en
l’efficacité de gestes à accomplir ou de formules à réciter. C’est s’opposer à l’Eglise qui exige une foi
aveugle dans les textes sacrés et un respect total des règles de conduites qu’elle a fixé.
Voltaire accuse le clergé de maintenir volontairement le peuple dans l’ignorance et d’entretenir sa
crédulité pour en tirer des avantages moraux, voir financiers.
La Science :
La médecine a peu évolué depuis le temps de Molière. Mais les médecins son peu à reconnaître leur
incompétence et ils la masquent sous un vocabulaire incompréhensible.
Ils tirent profit de la crédulité des gens et font payer très cher leurs remèdes.
Le pouvoir royal et l’Eglise estimaient dangereux pour eux que les populations soient éduquées,
instruites et apprennent par exemple que la peste n’est pas un châtiment divin mais une maladie
contagieuse.
Le roi, la noblesse, l’Eglise, les juges et les médecins ; tous exercent un pouvoir dont ils ne veulent
surtout pas perdre les avantages.
La Censure :
Le conte permet d’illustrer des idées qui auraient choqués les contemporains de Voltaire.
Tous les écrits sont soumis au contrôle de la censure.
La Chancellerie autorise ou interdit l’impression des livres. Tout ce qui ternissait l’image royale ou
divulguait des idées trop progressistes était censuré.
Face au pouvoir de la censure royale, certains auteurs font publier leurs ouvrages à l’étranger.
Dans Zadig, pas d’accusation contre la monarchie, rien qui puisse attirer l’interdiction des censeurs.
C’est en un lieu éloigné de la cour de Versailles, rien à voir avec la France de l’Ancien Régime.
Mais, si l’on observe bien, on trouvera dans ce conte une dénonciation des caprices du pouvoir, une
mise en cause du fonctionnement de la justice en France, une critique du pouvoir religieux, une attaque
contre la médecine et les superstitions, contre la malhonnêteté des ministres et la bassesse des
courtisans.
L’En cyclo p édi e du XV III e si ècl e
« Le siècle passé a mis celui où nous somme en état de rassembler en un corps et de transmettre à la
postérité le dépôt de toutes les sciences et de tous les arts, tous poussés aussi loin que l’industrie
humaine a pu aller ; et c’est à quoi à travaillé une société de savants remplis d’esprit et de Lumières.
Cet ouvrage immense et immortel semble accuser la brièveté de la vie des hommes. Il a été commencé
par Messieurs Diderot et d’Alembert, traversé et persécuté par l’envie et l’ignorance, ce qui est le destin
de toutes les grandes entreprises. » Voltaire
Le projet initial n’avait pas l’ampleur que l’entreprise prit par la suite, il ne s’agissait que d’une
traduction.
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En 1745, André François Le Breton, imprimeur libraire à Paris, obtient un privilège royal6 pour la
publication d’un Dictionnaire universel des arts et des sciences. Le titre est celui du dictionnaire
encyclopédique de l’Anglais « Chambers », dont la première édition remonte à 1728 et la cinquième à
1742.
Le Breton souhaitait en publier une version française, dont il confie la traduction à Diderot en 1747.
A partir de ce moment, le projet se modifie. Diderot, aidé par d’Alembert pour la partie technique,
envisage une œuvre résolument nouvelle, dont il précise les caractéristiques le Prospectus de
l’Encyclopédie (1750). Il s’agit de dresser un bilan organisé des connaissances et de brosser un tableau
général des efforts de l’esprit humain dans tous les domaines et dans tous les siècles.
Le titre retenu est « Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers », il souligne non
seulement le gigantisme du projet, par le nombre de domaines mais aussi ses difficultés. Le terme
« raisonnée » doit en effet être pris dans un double sens.
D’un côté, il suggère une classification d’ensemble, des critères, d’une organisation. De l’autre, la
référence à la raison rattache aux différentes orientations de la pensée philosophique. D’une traduction,
on est passé à une création.
Celle-ci aboutit, près de vingt ans plus tard, à la publication de 17 volumes de textes, de 10 volumes de
planches, au prix d’innombrables difficultés et de conflits (problèmes avec les collaborateurs, opposition
du pouvoir monarchique et religieux, hostilité de certains contemporains). C’est que la volonté de
Diderot de « tout examiner, tout remuer sans exception et sans ménagement » heurte le pouvoir
politique, le clergé et certaines mentalités.
Alors que le projet est lancé et en cours de réalisation, la difficulté vient de Diderot lui-même. En 1749, il
est emprisonné à Vincennes à la suite de la publication de la Lettre sur les aveugles. Privée de son
coordinateur, l’entreprise risque la catastrophe. Ce sont les éditeurs qui interviennent pour faire libérer
le philosophe.
Presque 10 ans plus tard, en 1758, Diderot perd son collaborateur le plus efficace, d’Alembert.
Ulcéré par les réactions de Rousseau à son article « Genève », celui-ci décide en effet de ne plus
collaborer à l’Encyclopédie. Entre-temps, Diderot, qui assure la très lourde charge de coordonner, de
gérer, de corriger, et qui écrit lui-même plus de mille articles, est très souvent découragé. La découverte
la plus douloureuse pour lui est celle, en 1764, de la censure exercée à son insu sur un bon nombre
d’articles par son éditeur le Breton. C’est pour Diderot une véritable trahison.
En 1752, la publication de la thèse de théologie de l’abbé de Prades provoque un véritable conflit. La
thèse est jugée hérétique et la condamnation qui atteint cet ouvrage s’étend à l’Encyclopédie, dont
l’abbé est collaborateur.
Une coalition des ennemis de l’Encyclopédie (parlement de Paris, jésuites et clergés) obtient la
condamnation des deux premiers volumes. La parution reprend cependant grâce à la protection de
Monsieur de Malesherbes, le directeur de la Librairie.
En 1757, l’attenta de Damiens contre Louis XV provoque une violente mise en cause des philosophes.
Un arrêt du parlement de Paris condamne plusieurs ouvrages jugés subversifs parmi lesquels se trouve
l’Encyclopédie. Le privilège, accordé par le roi en 1746, est supprimé en 1759.
Il est interdit de vendre les volumes publiés.
6Cette expression désigne l'autorisation exclusive, accordée par le pouvoir royal, d'imprimer un ouvrage après examen par
une commission de censure.
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Ordre est donné aux éditeurs de rembourser les souscripteurs. Menacée de faillite, l’Encyclopédie est
sauvée encore une fois par Malesherbes.
C’est également en 1759 que le pape Clément XIII condamne l’ouvrage dans son ensemble.
Rarement un ouvrage aura suscité autant de controverses. L’esprit dans lequel est composée
L’Encyclopédie et ses orientations provoquent en effet des réactions violentes, qui prennent rapidement
la forme de conflits de personnes. Des attaques incessantes viennent du journaliste Fréron, directeur
d’un journal.
Les jésuites, déjà très hostiles sur le plan religieux, craignent une concurrence pour leur Dictionnaire de
Trévoux. Entre Voltaire et eux s’engage une guerre de pamphlets dans lesquels le père Berthier se
trouve ridiculisé.
Il faut également compter au nombre des ennemis Palissot, auteur de plusieurs textes satiriques. Ils
s’attaquent aux philosophes en les représentant sous les traits d’une étrange peuplade.
On pourrait s’étonner dans ces conditions, qu’un projet aussi violemment attaqué ait pu non seulement
voir le jour, mais connaître un succès de vente rapide.
L’explication est double. L’Encyclopédie avait des appuis. Par ailleurs, sa valeur et son intérêt furent
reconnus par le public des souscripteurs.
Tout le monde, même dans l’entourage du roi, n’était pas hostile à l’ouvrage.
L’originalité, l’intérêt et la valeur de l’ouvrage n’échappaient pas à ceux qui le défendaient. Ils expliquent
un succès rapide qui se manifesta dans les chiffres de vente.
En 1754, 3 ans après la publication du 1er volume, le tirage est d’environ 4300 exemplaires, ce qui
représente le nombre de souscripteurs. La première édition a été rapidement épuisée.
La nouveauté du projet encyclopédique, qui provoqua à la fois l'enthousiasme et l'indignation, tient à
l'esprit qui l'anime. Les objectifs sont doubles, comme l'explique très clairement l'article « Encyclopédie
» rédigé par Diderot. Il s'agit de faire le tour des connaissances. II s'agit également de « tout examiner
[...] sans exception et sans ménagement ». Le premier objectif implique un système de classification, et
une réflexion sur l'organisation du savoir. Le second ouvre vers une entreprise de remise en cause qui
correspond aux préoccupations et aux orientations de l'esprit philosophique.
Dans la première perspective s'inscrit la volonté d'accorder une place importante aux techniques et aux
métiers. Cet objectif se réalise dans le choix d'articles très spécialisé et dans la publication des
planches (dix volumes). D'Alembert définit cette démarche dans le « Discours préliminaire »: « On s'est
donné la peine d'aller dans leurs ateliers, de les interroger, d'écrire sous leur dictée, de développer leur
pensée, d'en tirer les termes propres à leur profession.» Cette réhabilitation des arts mécaniques
participe de l'idéologie du progrès et du travail qui caractérise à la fois l' Encyclopédie et l'esprit
philosophique.
La seconde orientation fait de l'Encyclopédie un instrument utile sur le plan de la réflexion critique. Tout
est, en effet, passé au crible de la raison et de l'esprit d'examen. Dans le « Discours préliminaire »,
d'Alembert souligne à quel point l'univers traditionnel de la connaissance se trouve bouleversé. Ce n'est
plus sous l'influence d'une autorité religieuse que l'homme apprend à connaître, c'est par ses sens, par
sa raison, par son expérience. L'homme « encyclopédique » est un être « sentant, réfléchissant,
pensant » (article « Homme »), mais considéré en dehors de toute relation avec le divin. On retrouve là
l'influence du matérialisme de Diderot.
La foi dans le progrès, dans l'évolution du savoir conduit à rejeter ce qui relève du principe d'autorité, de
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la tradition conformiste, de la superstition. On suit par là la voie ouverte par Bayle et par Fontenelle. Il
faut enfin noter que le projet encyclopédique, au nom du respect de l'être humain, est une œuvre de
tolérance qui stigmatise toutes les atteintes à la liberté de pensée, de croyance et d'expression.
Une des caractéristiques des textes philosophiques du Siècle des Lumières est que leurs auteurs ont
désiré adapter le mode d'expression à l'efficacité souhaité. Il en est de même l'Encyclopédie. Parmi ces
recherches, on peut distinguer celles qui ont un objectif stricte didactique et celles qui relèvent d'un
processus d'engagement idéologique.
Sur le plan critique, l'efficacité vient de ce que Diderot appelait les « ruses de raison ». En voici
quelques-unes:
Ñ Le système alphabétique permet quelques subterfuges efficaces: grâce à lui on peut masquer
par un titre anodin un contenu extrêmement critique;
Ñ Le système des renvois d'un article à l'autre a une efficacité du même genre: on passe d'un
article anodin à un article virulent;
Ñ L’ironie, arme favorite de Voltaire, fait passer sous une forme légère et irrévérencieuse des
jugements critiques. Il en est de même pour la fausse naïveté, qui s'inscrit dans les stratégies
habituelles de l'esprit contestataire;
Ñ La structure de certains articles masque leur virulence.
Ces différents procédés permettent de comprendre l'inquiétude et l'hostilité des milieux politiques. Le
Conseil du roi avait compris que « sous des dehors obscurs ou équivoques » l'Encyclopédie visait à «
détruire l'autorité royale, à établir l'esprit d'indépendance ». Quant à Diderot, il écrivait en 1762 à Sophie
Volland: « Cet ouvrage produira sûrement avec le temps une révolution dans les esprits et j'espère que
les tyrans, les oppresseurs, les fanatiques et les intolérants n'y gagneront pas. Nous aurons servi
l'humanité ».
Caractéristiques du conte
Caractéristiques du conte Illustration à partir de Zadig
philosophique
• Récit merveilleux et • Paraît imaginaire mais fait • Double nature du récit
symbolique part de faits réels • Recherche du bonheur,
• Faits imaginaires • Esprit rationnel et combat des superstitions et
• Invraisemblance surnaturelle scientifique de la religion
• Richesse du contenu • Remet en cause les • Lutte contre l’ignorance
• Chaque personnage occupe traditions, les abus, les • Lutte contre l’obscurantisme
une fonction très précise injustices e le pouvoir religieux
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Le conte oriental (par ex. les Mille et une nuits) et le conte de fées (par ex. Cendrillon) appartiennent à
la catégorie du conte merveilleux. Il présente un univers où les animaux parlent, les objets se
métamorphosent, il y a des puissances magiques et les personnages sont dotés de qualités ou de
défauts hors du commun. Ils peuvent être cruels, mais en général la fin est heureuse. C’est une
compensation aux dures réalités de la vie féodale où ils sont nés.
Le conte philosophique est plutôt utilisé comme une arme de contestation. Comme dans le conte
merveilleux, ce sont des histoires brèves, des péripéties et un univers merveilleux. Mais l’esprit
philosophique est toujours là : les traditions sont remises en cause, le pouvoir est contesté, les
injustices et les abus dénoncés. Ils utilisent l’ironie ou l’exagération.
Zadig o u la D est in ée
L’œuvre
Zadig ou la Destinée est un roman mais aussi un conte philosophique de Voltaire, publié pour la
première fois en 1747, sous le titre Memnon, histoire orientale, puis, en 1748, augmenté de plusieurs
chapitres, sous son titre actuel.
D’après Longchamp, secrétaire de Voltaire, c’est au cours des soirées mondaines données à Sceaux,
chez la duchesse du Maine, que l’idée d’écrire des contes inspire à Voltaire ce petit roman, qualifié
aussi de conte philosophique, qui connaît plusieurs éditions à partir de 1747.
Zadig est aujourd’hui l’un des contes les plus appréciés de Voltaire. Bien qu’il se soit défendu d’en être
l’auteur, le considérant comme une simple « couillonnerie », Voltaire y apparaît tout entier : le style vif et
brillant, plein d’ironie vis-à-vis des préjugés de son temps, se conjugue à un art de l’ellipse. La vivacité
de la narration, remplie de péripéties, traduit l’idée que l’existence est parsemée de changements, mais
qu’elle est liée à son destin. Le roman d’aventures est ainsi la forme privilégiée d’une vision du monde
où le poids du hasard détermine en grande partie la destinée.
Le résumé
Zadig est un jeune homme beau, riche, et très cultivé. Il recherche le bonheur, mais à chaque fois qu’il
s’en approche, il a des problèmes avec le pouvoir. Après plusieurs obstacles douloureux, il devient le
premier ministre du roi. Il crut qu’il pourrait enfin être heureux, mais malheureusement, la reine tombe
amoureuse de lui et ce fut réciproque. Quand le roi l’apprit, il voulu tuer Zadig. Zadig fut alors obligé de
s’exiler en Egypte, avec son domestique.
Là-bas, il sauva une jeune femme en tuant son agresseur. Comme punition, il fut vendu comme esclave
à un marchand nommé Sétoc. Petit à petit, les deux hommes devinrent amis, et Zadig devint libre.
Zadig parti à la recherche d’Astarté, sa bien-aimée. Après plusieurs périples, il la retrouva enfin, et
retourna avec elle à Babylone. Mais arrivé à destination, Zadig ne trouva pas le bonheur, car il dut se
battre pour devenir légalement le mari de la reine. Il y eut de la tricherie dans le concours et Zadig du
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partir sur les bords de l’Euphrate, ou il y rencontra un ermite, avec lequel il eu un bon partage. L’ermite
se révéla être l’ange Jesrad. Cet ange dit à Zadig de retourner vers sa belle L’histoire se termine quand
Zadig part sur l’île de Serendib, pour aider le roi Nabussan.
Le Pouvoir
D’une manière générale, Voltaire à toujours défendu les institutions qui favorisent la société. Son œuvre
philosophique exprime ainsi son indignation devant les abus de pouvoir, la torture et la guerre. Il
dénonce ainsi les abus et les privilèges, défie le pouvoir politique et religieux, propose une vision
nouvelle de la société. Il est pour le progrès et il a un idéal de justice et de liberté.
Le but de Voltaire pour le conte philosophique que nous étudions est de porter un regard et émettre un
jugement sur l’homme et sur la vie, d’exercer un esprit critique.
La Religion
Voltaire dresse une grande critique contre l’Eglise. Il s’attaque au nom de la raison du fanatisme
religieux, qui entraîne l’intolérance. Le fanatisme religieux ne respecte pas les idéaux de Dieu. Il critique
non seulement l’Eglise catholique, mais aussi le protestantisme anglais et les autres religions.
Voltaire refuse principalement deux aspects de la Religion :
Ñ Le confessionnalisme, pour que chacun ai l’impression de défendre Sa Vérité
Ñ La superstition
Ce qu’il concevait comme le véritable christianisme était une religion simple, traditionnelle, humaniste et
non confessionnaliste.
Avec cette histoire, Voltaire expose alors surtout une attitude relativiste (veut dire en relation) à l’égard
des rites religieux.
La politique
Voltaire a parsemé son conte de critiques contre les rois, les courtisans, les financiers et les hommes
d’églises, afin de montrer au maximum son envie de voir le régime et l’organisation politique changée.
L’exil
L’exil est une forme de punition civique, qui consiste à éloigner la personne sanctionnée de l’endroit où
elle souhaite vivre.
A l’époque, la méthode que le roi utilisait était très pratiquée, notamment pour les personnes qui étaient
contre lui, donc contre le pouvoir.
Zadig est obligé de s’exiler en Egypte, afin de ne pas être tué. C’est très dur pour lui, car il se sent mis à
l’écart de la société, et il veut combattre l’injustice pour ce qui est juste.
La recherche du bonheur
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A travers sa recherche constante du bonheur, Zadig veut réformer la société par sa réflexion sur les
rapports entre le pouvoir, la justice, et les hommes.
Au début du livre, il connaît le bonheur avec sa fiancée (Sémire), puis tout s’écroule. Il pensait que sa
femme l’aimait pour ce qu’il était, mais elle s’est révélée superficielle. Pareillement pour sa première
femme, elle ne s’était pas attachée à lui.
Ensuite, la chance lui sourit. Il devient premier ministre du roi, il est à nouveau rempli de bonheur, et
tout lui réussit. Il est aimé de tous, et il peut enfin faire régner la justice et la raison. Mais tout bascule,
encore.
Pendant tout le conte, Zadig recherche le bonheur, mais à chaque fois qu’il le trouve, ou presque, il
tombe de haut et il est déçu.
C’est un idéaliste illusionaire, mais il comprend qu’il doit passer par des phases de désespoir. Durant
son long périple, 3 illusions auxquelles il croyait s’effondrent :
– L’illusion de l’amour
– L’illusion du savoir
– L’illusion sociale et politique
En effet, il veut faire régner le bien pour être heureux. Mais le bien n’est pas perçu de la même manière
par tous. Son bonheur s’effondre à chaque fois, il se demande même si le bonheur existe vraiment.
Les bons ne sont pas récompensés et les mauvais ne sont pas punis. C’est l’injustice de ce livre et de
l’époque.
Pourtant, Zadig mérite le bonheur. Le bonheur de Zadig rime avec la raison, il faut juger les gens par leurs
actes et non par la justice.
Le bonheur n’est jamais stable et définitif, le moindre problème peut tout faire basculer d’un jour à
l’autre.
Le roman commence comme un conte de fées, il est semé d’embûches et de défis, mais finit comme il
a commencé.
L’ironie
C’est une forme d’expression qui consiste à dire l’inverse de ce que l’on pense, tout en essayant de
faire comprendre ce que l’on pense réellement. Dans Zadig, l’ironie est employée pour :
Ñ Démolir les arguments des adversaires
Ñ Différencier les apparences de la réalité
Ñ Se moquer des personnes de haute importance
L’esprit critique
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L’orientalisme
La persévérance sort toujours gagnante contre la mauvaise foi de l’homme. Il n’y a pas que l’amour qui
peut rendre heureux, mais aussi les actes que l’on fait.
Les personnages
Zadig :
¶ Sage ¶ Veut savoir la vérité ¶ Esprit troublé
¶ Calme ¶ Veut trouver la raison ¶ Confus par les événements
¶ Protecteur ¶ Veut la paix ¶ Auguste consolateur
¶ Sauveur ¶ Se tire facilement d’affaires ¶ Chanceux
¶ Testeur ¶ Amoureux d’Astarté ¶ Sûr de lui
¶ Trahi ¶ Assassin ¶ Courageux
¶ Populaire ¶ Esclave fidèle
¶ Apprécié ¶ Méprise les femmes
¶ Flatteur ¶ Proclamé bienfaiteur d’Arabie
¶ Modérateur ¶ Pense que tous ses malheurs sont arrivés à cause des femmes
Zadig est le personnage principal. Son nom signifie « le véridique » et « le juste ».
Après avoir été déçu par les femmes, il décide de se consacrer à la nature. Cependant, il ne trouve pas
le bonheur recherché. Grâce à son intelligence, il va devenir le conseiller du roi Moabdar.
Malheureusement, il va tomber amoureux de la reine, Astarté. Le roi l’apprend, il va vouloir le tuer.
Zadig n’a pas d’autre choix que de s’enfuir. Tout au long de l’histoire, il va essayer de retrouver sa bien-
aimée, Astarté. Il connaît des moments joyeux, suivi de périodes difficiles, mais il arrivera toujours
rebondir. Toutefois, il accuse la Providence de tous ses malheurs. Vers la fin de l’œuvre, il retrouve
Astarté et est enfin heureux.
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Astarté :
¶ Femme du roi Moabdar
¶ Tombe amoureuse de Zadig
¶ Doit s’enfuir pour ne pas être tuée
¶ Est faite prisonnière par le prince d’Hyrcanie
¶ Très belle
¶ Elle est la seule à mériter l’amour de Zadig
¶ Elle incarne la femme idéale
¶ Cause de nombreux problèmes
¶ Elle est infidèle au roi
Au début de l’œuvre, elle était l’épouse du roi Moabdar. Petit à petit, elle tombe amoureuse de Zadig.
Quand le roi l’apprend, il veut la faire tuer, alors Cador la cache dans le temple d’Orosmade. Quand le
prince d’Hyrcanie attaque Babylone, elle est faite prisonnière. Elle parvint à s’enfuir, mais un voleur la
prend et la vendit au Seigneur Ogul. Là-bas, elle retrouve Zadig, pour son plus grand bonheur.
Sétoc :
¶ Marchand arabe
¶ Ami de Zadig
¶ Mari d’Almona
¶ Dirigeant du commerce de Babylone, en Egypte
Il rencontre Zadig pour la première fois en Egypte. Il l’achète lui et son valet, entant qu’esclaves. Un
jour, Zadig montra à Sétoc qu’il était intelligent, en lui apprenant plein de choses sur la pesanteur, etc.
Ils devinrent alors amis, et Sétoc libéra Zadig. En Arabie, ils rencontrèrent une jeune veuve qui devait
se mettre sur le bûcher de son défunt mari, afin de mourir et le retrouver. Zadig réussit à la sauver, et
Sétoc se maria avec elle.
Almona :
¶ Jeune veuve, elle doit se brûler avec la dépouille de son mari.
¶ Elle est, selon le récit, d’une extrême beauté
¶ Elle est sauvée du bûcher par Zadig
¶ Elle va alors le sauver de la mort à son tour
¶ Elle incarne la reconnaissance et le dévouement
Selon la tradition arabique, les veuves doivent se mettre sur le bûcher de leur mari, afin de mourir pour
le retrouver. Quand Zadig arrive dans le village d’Almona, il lui fait comprendre que cela n’en vaut pas la
peine, qu’elle est encore jeune et belle, alors elle devrait profiter. Elle accepte, et pour le remercier de
lui avoir ouvert les yeux, Almona va séduire les prêtres des étoiles afin qu’ils laissent tomber la
sentence de Zadig. Elle va par la suite se marier avec Sétoc.
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Moabdar :
¶ C’est le roi de Babylone
¶ Il est marié à Astarté
¶ Il prend Zadig comme conseiller et comme premier ministre
¶ Honnête
¶ Jaloux
¶ Assoiffé de vengeance
Au début du conte, c’est un roi heureux, très heureux. Le royaume allait bien, et il était conseillé par
Zadig. Il était dans une colère abominable lorsqu’il apprit l’amour de Zadig pour sa femme, et le fait que
cet amour était réciproque. En se mariant avec Missouf, il a complètement perdu la tête, elle l’a rendu
fou. Quand le prince d’Hyrcanie s’empara de Babylone, il se fait assassiné
Missouf :
¶ Capricieuse
¶ Sale caractère
¶ Est sauvée par Zadig
¶ Charmeuse
¶ Belle
¶ Ressemble physiquement à la reine Astarté
¶ Deuxième femme du roi Moabdar
¶ Elle incarne le caprice et l’instabilité féminine
Zadig rencontre Missouf à son arrivée en Egypte. Il lui sauve la vie car elle était en train de se faire
battre. Elle se fait enlever par les soldats du roi, car ils croyaient que c’était la reine Astarté. Elle est
extravagante et elle veut que le roi cède à tous ses caprices. Elle va se faire enlever par le prince
d’Hyrcanie avec la reine Astarté.
Azora :
¶ Première femme de Zadig
¶ Infidèle
¶ Aime les jeunes gens
¶ Incarne l’infidélité
Zadig va lui jouer un tour avec l’aide de son ami, Cador. Il va lui faire croire que Zadig est mort, afin de
vouloir la fidélité de sa femme. Azora serait prête à couper le nez de son « défunt mari » afin d’aider
Cador. Zadig va la quitter en voyant qu’elle allait vraiment lui couper le nez.
Le Pêcheur :
¶ Malheureux
¶ Malchanceux
¶ Triste
¶ Suicidaire
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Zadig le rencontre alors que le pêcheur était sur le point de se suicider, car il n’avait plus rien à perdre.
On lui a enlevé sa femme, brûlé sa maison, et volé son argent. Il va parler avec Zadig, et va retrouver le
moral. Il va récupérer son argent mais pas sa femme. Il devient alors un homme sage.
Le petit nain :
¶ Homme dévoué
¶ Homme de confiance
¶ Muet
¶ Il ne sait pas non plus écrire
C’est un peu comme l’animal domestique de la reine. Il va entendre que le roi veut tuer Zadig et la
reine, alors il va dessiner ce qu’il a entendu pour le montrer à la reine.
Sémire :
¶ Elle était la fiancée de Zadig
Elle va quitter Zadig pour aller avec un dénommé Orcan, étant donné qu’elle croyait que Zadig resterait
borgne, à cause d’une bagarre où il la défendait. Elle n’aimait pas les borgnes.
Arbogad :
¶ Brigand arabe
¶ Homme riche et puissant
¶ Il enlève Astarté et l’a vend à Ogul
Seigneur Ogul :
¶ Il achète la reine à un marchand
¶ Il est malade
¶ Prêt à tout pour se soigner
¶ Il guérit grâce à Zadig
L’ermite / L’ange Jesrad :
Il apparaît à Zadig sous la forme d’ermite. Il va intriguer Zadig dans sa façon d’être. Zadig l’accompagne
alors, mais ses actes vont le choquer. Il va par exemple, voler un bassin d’or garnit d’émeraude et de
rubis, le donner à un autre, mettre le feu à une maison, et noyer un jeune garçon de 14 ans. Par la
suite, il se dévoile à Zadig comme étant un ange, l’Ange Jesrad. Il lui explique que le mal est nécessaire
pour qu’il y ait du bien, sinon la Terre qu’ils connaissent ne serait pas la même. Il lui dit qu’il y a un ordre
des choses établit et qu’il ne faut pas le changer. Il convainc Zadig de retourner vers Astarté à
Babylone.
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