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Le Retour de L'Étoile: Chapitre I - L'Anomalie

Dans un futur lointain, un objet mystérieux appelé l'Étoile de Bêta traverse le système solaire, apportant des effets bénéfiques sur la santé humaine. À son atterrissage, un homme nommé Yeshua, qui se présente comme Jésus, engage un dialogue avec le Conseil Mondial sur des questions morales et éthiques. Après avoir partagé son message d'amour et de protection de la vie, il repart, laissant derrière lui une humanité transformée et guérie.

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Le Retour de L'Étoile: Chapitre I - L'Anomalie

Dans un futur lointain, un objet mystérieux appelé l'Étoile de Bêta traverse le système solaire, apportant des effets bénéfiques sur la santé humaine. À son atterrissage, un homme nommé Yeshua, qui se présente comme Jésus, engage un dialogue avec le Conseil Mondial sur des questions morales et éthiques. Après avoir partagé son message d'amour et de protection de la vie, il repart, laissant derrière lui une humanité transformée et guérie.

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LE RETOUR DE L'ÉTOILE

Une nouvelle de science-fiction

────────────────────────────────

« Il viendra sur les nuées... ou peut-être dans une capsule de titane. »

CHAPITRE I — L'ANOMALIE

Le 14 mars 2387, le télescope orbital Kepler-9 détecta une perturbation


gravitationnelle à la périphérie du système solaire. Dr. Naomi Adeyemi,
astrophysicienne en chef à la Station Lagrange IV, fut réveillée à 03h17 par une alarme
silencieuse qui clignotait en rouge sang sur son implant rétinien.

Les données ne mentaient pas. Un objet de masse nulle — ou presque — se déplaçait à


une vitesse impossible, laissant derrière lui une traînée de lumière que les
spectromètres classaient comme « inconnue ». Ni plasma. Ni antimatière. Quelque
chose d'autre.

« C'est un vaisseau ? » murmura le Lieutenant Tao Chen depuis la station de


navigation.

Naomi secoua la tête lentement. « Non. C'est... une présence. »

En quarante-huit heures, l'objet — surnommé par la presse interplanétaire l'Étoile de


Bêta — avait traversé l'orbite de Neptune sans décélération. Il n'émettait aucune
radiation dangereuse. Au contraire : chaque capteur biologique à sa portée enregistrait
une inexplicable baisse du stress cellulaire. Les patients des hôpitaux orbitaux
montraient une amélioration spontanée de leur état. Les plantes des serres
hydroponiques poussaient deux fois plus vite.
La Terre retenait son souffle.

CHAPITRE II — L'ATTERRISSAGE

L'Étoile de Bêta entra dans l'atmosphère terrestre le 21 mars, au-dessus de la


Méditerranée, à l'heure exacte du lever du soleil. Elle ne brûla pas. Elle ne fit pas de
bruit. Elle descendit comme une plume posée par une main invisible, et se posa dans
le désert de Judée — là où, deux mille quatre cents ans plus tôt, un homme avait
marché pieds nus sur des pierres brûlantes.

L'armée terrestre encercla la zone en moins d'une heure. Des drones militaires, des
blindés à propulsion magnétique, des escadrilles de chasseurs à plasma. L'Humanité
avait appris, en deux millénaires, à répondre à l'inconnu avec la peur.

Mais lorsque la coque de l'Étoile s'ouvrit — non pas comme une porte, mais comme
une fleur qui éclot — ce qui en sortit n'était ni tentaculaire ni métallique ni menaçant.

C'était un homme.

Grand, les yeux couleur d'ambre brûlé, vêtu d'une tunique blanche qui semblait tissée
de lumière. Il marcha vers les soldats sans hâte, les bras légèrement écartés de son
corps, les paumes ouvertes. Sur chacune d'elles, une cicatrice en forme d'étoile.

Le Général Markus Reinholt aboya dans son communicateur : « Identifiez-vous ! »

L'homme sourit avec une patience infinie, comme quelqu'un qui a déjà répondu à cette
question un million de fois.

« Je m'appelle Yeshua, » dit-il dans un aramäisch parfait que les traducteurs


universels peinent à rendre. « Vous m'attendiez, je crois. »
CHAPITRE III — LE CONSEIL

Le Conseil Mondial des Nations Unies Intégrées se réunit en session d'urgence dans le
complexe sous-marin de Genève. Soixante-dix représentants des colonies terrestres,
martiennes et lunaires. Théologiens, scientifiques, militaires et philosophes. Tous
dans la même salle. Tous silencieux devant le même homme assis, calme, au centre de
la table circulaire.

La Directrice Générale Priya Sharma prit la parole en premier.

« Vous affirmez être... Jésus-Christ ? Le Christ historique ? »

« J'affirme être Yeshua ben Yosef. Ce que vous faites de ce nom vous appartient. »

Un murmure parcourut l'assemblée. Le professeur Aldric Von Baum, atheïste


convaincu et Prix Nobel de Physique Théorique 2381, se leva. « Si vous êtes ce que
vous prétendez, prouvez-le. La science exige des preuves. »

Yeshua se tourna vers lui avec douceur. « Aldric. Votre fils — Matthieu — est en ce
moment à l'hôpital orbital de Copernic. Leucémie de stade quatre. Les médecins lui
donnent trois semaines. »

Von Baum blêmit. « Comment... comment savez-vous... »

« Appelez-le maintenant. »

Le scientifique, les mains tremblantes, activa son implant neural. Deux secondes. Cinq
secondes. Puis son visage se décomposa — non pas de douleur, mais d'une stupéfaction
absolue.

« Il... il dit que les médecins n'expliquent pas... les tumeurs ont disparu... »

Personne ne parla pendant une longue minute. Quelque part, un représentant de la


colonie de Titan se mit à pleurer sans bruit.

CHAPITRE IV — LE MESSAGE
Pendant trois jours, Yeshua parla au Conseil. Il ne revendiqua aucun trône. Il ne
réclama aucune armée. Il ne demanda pas qu'on construise un temple ou qu'on change
les lois.

Il posa des questions.

Pourquoi, demanda-t-il, avez-vous colonisé Mars mais laissé soixante millions de


personnes mourir de faim sur Terre chaque année ? Pourquoi avez-vous créé des
intelligences artificielles capables d'aimer, puis refusé de leur accorder des droits ?
Pourquoi appelez-vous « progrès » une vitesse et « sagesse » une accumulation de
données ?

Les réponses étaient difficiles. Certains représentants se défendirent. D'autres


écoutèrent, la tête basse, reconnaissant dans ces questions l'écho de leur propre
conscience.

« Je ne suis pas venu pour juger, » répéta-t-il inlassablement. « Je suis venu parce que
vous avez oublié quelque chose d'essentiel. Non pas une religion. Non pas un dogme.
Quelque chose de plus simple. »

« Quoi ? » demanda Priya Sharma.

Il croisa ses mains sur la table. « Que chaque vie — chaque vie, sur chaque monde,
dans chaque corps — contient une lumière qui ne vous appartient pas. Protégez-la.
Nourrissez-la. Et vous n'aurez besoin d'aucune autre loi. »
CHAPITRE V — LE DÉPART

Le septième jour, Yeshua annonça qu'il repartirait.

Une foule de cent millions de personnes regardait en direct sur les réseaux
holographiques. Des croyants en larmes. Des sceptiques les bras croisés. Des enfants
qui ne savaient pas encore quoi penser, mais qui n'oublieraient jamais.

Naomi Adeyemi, qui avait suivi chaque instant depuis sa station orbitale, le regarda
remonter vers l'Étoile de Bêta depuis ses écrans. Avant d'entrer dans la capsule, il leva
les yeux vers le ciel — vers elle, lui sembla-t-il, même à cette distance.

« Reviendrez-vous ? » cria quelqu'un dans la foule.

Il se retourna une dernière fois. Son sourire était celui d'un père qui regarde ses
enfants apprendre à marcher — avec toute la fierté et toute la douleur que cela
implique.

« Je n'ai jamais vraiment quitté. »

La coque se referma. L'Étoile de Bêta s'éleva sans bruit, traversa les nuages, les couches
de l'atmosphère, l'orbite basse, et disparut en direction du soleil — laissant derrière
elle non pas une traînée de plasma, mais une traînée de lumière dorée qui s'éteignit
lentement, comme une bougie soufflée par le vent.

Dans les hôpitaux du monde entier, plusieurs milliers de patients inexplicablement


guéris regardaient leurs mains avec stupeur.

Sur la station Lagrange IV, Naomi Adeyemi éteignit ses écrans et resta longtemps
assise dans l'obscurité de sa cabine, à écouter son propre cœur battre avec une
régularité nouvelle, apaisée, comme si quelqu'un en avait réglé le tempo pendant son
sommeil.

Elle prit une feuille de papier — du vrai papier, chose rare en 2387 — et commença à
écrire.

Non pas un rapport scientifique.

Une lettre.
— FIN —

« Et la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée. »
— Jean 1:5

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