ECUE :ORGANE DE LOCOMOTION
THEME II : ADAPTATION DES ORGANES ET LOCOMOTION CHEZ
LES POISSONS
ANNEE ACADEMIQUE: 2025-2026
UFR SCIENCE ET TECHNOLOGIE LICENCES 3
DE S.V.T
NOMS DES PARTICIPANTS:
DIARRASSOUBA BERRE
SORO TCHAGNIN AICHATOU
NOMS DE L’ENSEIGNANT:
KRA KOUMAN ANGE
Dr Soulemane OUATARRA
N’GUESSAN YAO FABRICE
AWENOUMI AKODESSI ALAIN
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Table des matières
INTRODUCTION ............................................................................................................................ 2
I. SYSTEMATIQUE ET CARACTERE GENERAUX DES POISSONS .................................. 2
1. Systématique des poissons ....................................................................................................... 2
2. Caractère généraux des poissons ............................................................................................. 2
II. ADAPTAPTION DES ORGANES CHEZ LES POISSONS ................................................... 3
1. Adaptation respiratoire ( les branchies) ................................................................................... 3
2. Adaptation locomotrice ............................................................................................................ 5
3. Adaptation sensorielle (vessie respiratoire , vision ,l’odorat ,le goût ) ..................................... 7
4. Système digestif ........................................................................................................................ 9
III. LOCOMOTION CHEZ LES POISSONS .......................................................................... 10
1. Principe général de la locomotion .......................................................................................... 10
2. Types de locomotion............................................................................................................... 10
CONCLUSION ............................................................................................................................... 13
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE ............................................................................................ 14
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INTRODUCTION
Les poissons constituent un groupe de vertébrés aquatiques caractérisé par une grande
diversité morphologique et comportementale, favorisant leur adaptation à une large
variété de milieux aquatiques. Pour survivre et se déplacer dans l'eau, les Poissons ont
développé des organes et des systèmes de locomotion spécialisés. L’étude de leurs
organes et de leurs modes de locomotion met en évidence des adaptations
remarquables qui leur permettent d’assurer leur survie, leur alimentation, leur
reproduction et leurs déplacements de manière efficace dans leurs habitats respectifs.
Dans le cadre de ce travail, nous nous intéresserons d’abord aux modes d’adaptation
des poissons, puis à leurs modes de locomotion en relation avec leur milieu de vie.
I. SYSTEMATIQUE ET CARACTERE GENERAUX DES POISSONS
1. Systématique des poissons
Règne : Animal
Embranchement : Chordés
Classe : Poissons
2. Caractère généraux des poissons
Les poissons sont des vertébrés aquatiques poïkilothermes(ectotherme)dont le corps,
généralement fusiforme et hydrodynamique, est adapté à la vie sous l’eau. Il est divisé
en trois régions : la tête, le tronc et la queue. Ils possèdent un squelette osseux ou
cartilagineux et une peau souvent recouverte d’écailles protégées par un mucus.
La tête porte la bouche, les narines à fonction olfactive, les yeux et les opercules ou
fentes branchiales. La respiration est assurée par des branchies, tandis que
l’équilibre est contrôlé par les otolithes. Le tronc porte les nageoires et la ligne
latérale ; les nageoires assurent la locomotion, l’équilibre et la direction, et la ligne
latérale permet de percevoir les vibrations de l’eau. Ces caractères généraux traduisent
l’adaptation des poissons aux différents milieux aquatiques.
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Figure 1: Tableau récapitulatif des poissons
II. ADAPTAPTION DES ORGANES CHEZ LES POISSONS
Les poissons vivent dans un milieu aquatique qui impose des contraintes
particulières, notamment pour la respiration, le déplacement, la perception de
l’environnement et l’équilibre interne. Pour y faire face, leurs organes ont subi de
nombreuses adaptations morphologiques et physiologiques.
1. Adaptation respiratoire ( les branchies)
Structure et fonction
Les branchies sont des organes respiratoires internes ou externes permettant à de
nombreux animaux aquatiques notamment les poissons de respirer en extrayant
l’oxygène de l’eau et l’élimination du dioxyde de carbone.
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Figures 2 &3: Structure des branchies d’un poissons
Adaptation des branchies
La respiration chez les poissons se fait par les branchies, qui permettent les
échanges gazeux directement avec l'eau. Les branchies sont très vascularisées et
offrent une grande surface d'échange, ce qui assure un apport suffisant en
oxygène même lors des déplacements prolongés. Cette adaptation respiratoire est
essentielle pour soutenir l'activité locomotrice.
Chez le thon rouge (Thunnus thynnus) et la truite fario (Salmo trutta), les
branchies possèdent des lamelles branchiales très développées et abondamment
irriguées, adaptées leur besoins élevés en oxygène liés à une nage active et
rapide.
Figure 4: Evolution des branchies de poissons Figure 5: Anatomie des branchies
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2. Adaptation locomotrice
Les poissons possèdent différents types de nageoires, dont la forme, la position et la
taille varient selon le mode de vie, le milieu et le type de locomotion.
1.1 -Diversité des nageoires
Structures et fonctions
Les nageoires(pectorales, pelviennes, dorsales, anales et caudales) jouent un rôle clé
dans la locomotion , la stabilité , et la direction . les nageoires se présentent sous
différents formes : les nageoires impaire (caudale, dorsale, anale) et les nageoires
paires (pectorales et pelviennes). Les nageoires permettent aux poissons de se
déplacer dans l’eau .
Figures 6&7: les différents formes de nageoires
Adaptation des nageoires
Les nageoires des poissons sont adaptées pour la propulsion (caudale), la stabilisation
(dorsale, anale, pelviennes) et la direction/freinage (pectorales), avec des formes et
structures variables selon les espèces pour optimiser leur nage dans divers
environnements (nage lente, rapide, manœuvres). Ces adaptations incluent des
nageoires transformées (comme le gonopode pour la reproduction chez les guppys),
des épines défensives (poissons-chats, balistes), ou des structures osseuses
complexes permettant une évolution vers des membres terrestres (poissons à
nageoires charnues), illustrant une grande diversité fonctionnelle et évolutive.
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Figure 8& 9: la forme des nageoires et son évolution
Figure 10: gonopode
1.2 - la formes hydrodynamique
Le corps des poissons est hydrodynamique, effilé vers l'avant et étiré vers l'arrière, ce
qui réduit la résistance de l'eau. Il est souvent aplati latéralement, ce qui augmente la
souplesse du corps et facilite les ondulations. La présence d'écailles disposées d'avant
en arrière. Le corps fusiforme et recouvert de mucus diminue la résistance et favorise
les mouvements ondulatoires. Les muscles segmentés (métamériques) permettent une
propagation d'ondes d'avant en arrière pour la propulsion.
Exemple:L’anguille utilise un corps allongé pour nager par ondulations sinueuses
dans des espaces étroits.
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Figure11 :les différents formes hydrodynamiques Figure12: Anguille
3. Adaptation sensorielle (vessie respiratoire , vision ,l’odorat ,le goût )
Structure et fonctions des organes sensoriels chez les poissons
Les poissons possèdent des organes sensoriels très développés assurant plusieurs
fonctions essentielles. La vision leur permet de distinguer les couleurs et, chez
certaines espèces, de percevoir le spectre ultraviolet. Le sens olfactif, très performant,
leur permet de détecter des substances chimiques présentes en faible quantité dans
l’eau et de s’orienter dans leur environnement, notamment lors des migrations comme
chez le saumon qui reconnaît son cours d’eau de naissance. Le toucher et le goût,
particulièrement développés chez les poissons de fond au niveau des lèvres et des
barbillons, permettent de repérer et identifier la nourriture. les poissons ont des
oreilles interne qui sont moins efficaces que les notre. Enfin , la ligne latérale, organe
mécano sensoriel situé sur la tête et les flancs, permet de percevoir les mouvements et
les vibrations de l’eau environnante.
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Figure 13: anatomie externe d’un poisson
Adaptations sensorielles des poissons
Les organes sensoriels des poissons constituent des adaptations importantes à la
vie aquatique. La vision des couleurs et parfois de l’ultraviolet représente une
adaptation aux milieux aquatiques clairs, notamment chez les poissons pélagiques et
de récifs. Le développement de l’odorat permet une adaptation à l’orientation et à la
migration dans les milieux aquatiques. Le fort développement du toucher et du goût
chez les poissons de fond constitue une adaptation à la recherche de nourriture dans
les fonds marins et les eaux troubles. Enfin, la présence de la ligne latérale est une
adaptation à la détection des mouvements et des vibrations de l’eau, facilitant la
perception de l’environnement aquatique.
Figure 14: face dorsale du cerveau d’une espèce de grondin
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4. Système digestif
Structure et fonction
Les poissons ont un système digestif adaptés à leur besoins alimentaire , que soit
herbivore , carnivore , omnivore , ou décomposeur . La bouche du poisson ne sert
qu’a avaler , ni n’ya pas de glandes salivaires . Le tube débute par l’oesophage qui
s’evase en estomac . L’ intestin est replié et débouche à l’anus situé en avant de la
nageoire anal .
Figure15 : Appareil digestif des poissons Figure16 : Anatomie interne d’un poisson
Adaptation
Les poissons carnivores comme les requins , possèdent les dents tranchantes et un
estomac volumineux pour digérer les grandes proies . les herbivores ont des intestins
plus longs pour faciliter la digestion des matières végétales.
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Figure17:Adaptation d’un poisson carnivore Figure18:Système digestif d’un poisson
III. LOCOMOTION CHEZ LES POISSONS
La locomotion des poissons repose principalement sur les ondulations du corps pour
la propulsion (queue) et les nageoires (pectorales, pelviennes, dorsales, anale) pour la
direction, la stabilisation et le freinage, avec des mouvements spécifiques
(anguilliforme, nageoire/corps rigide) selon les espèces, permettant une grande agilité
aquatique malgré la forte densité de l'eau.
1. Principe général de la locomotion
Chez les poissons, la locomotion aquatique repose principalement sur des
mouvements ondulatoires latéraux du corps et de la nageoire caudale. Ces
mouvements permettent de repousser l’eau vers l’arrière, générant ainsi une force de
propulsion vers l’avant selon le principe d’action et de ré[Link] corps fusiforme
des poissons réduit la résistance de l’eau et facilite le déplacement. Les nageoires
jouent un rôle complémentaire : la nageoire caudale assure l’essentiel de la
propulsion, tandis que les nageoires pectorales, pelviennes, dorsale et anale
contribuent à la stabilisation, à l’orientation et au [Link], la locomotion chez
les poissons résulte de la coordination des mouvements musculaires et des adaptations
morphologiques, permettant un déplacement efficace dans le milieu aquatique.
2. Types de locomotion
Nage ondulatoire
La nage ondulatoire est l’un des modes de déplacement les plus fascinants et les plus
efficaces de la nature. Contrairement à la nage dite oscillatoire, comme celle du thon
qui ne mobilise principalement que la queue, elle implique un mouvement de vague
qui parcourt une grande partie ou la totalité du corps du poisson. Elle repose sur la
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propagation d’une onde de flexion du museau vers la queue : le corps se courbe de
manière séquentielle grâce à la contraction alternée des muscles, appelés myotomes,
situés de chaque côté de la colonne vertébrale. En ondulant ainsi, le poisson repousse
l’eau vers l’arrière et sur les côtés, et selon la troisième loi de Newton, l’eau exerce
une force opposée qui le propulse vers l’avant. Selon ce type de nage on classe les
poissons :
ANGUILLIFORME : dans lequel une vague passe uniformément le long d'un long
corps élancé, comme les anguilles: dans lequel l'onde augmente rapidement en
amplitude vers la queue;
CARANGIFORME : dans lequel l'onde est concentrée près de la queue, qui oscille
rapidement, comme les carangues;
THUNNIFORME : nage rapide avec une grande queue puissante en forme de
croissant, comme les thons;
OSTRACIIFORME : avec presque aucune oscillation à l'exception de la nageoire
caudale, comme les Ostracisons.
Figure 19: la nage ondulatoire Figure20 : les différents types de nages
Nage par propulsion caudale
La nage par propulsion caudale, également appelée nage axiale, est le mode de
locomotion le plus courant chez les poissons ; elle repose sur l’utilisation de la
nageoire caudale comme moteur principal pour produire une poussée vers l’avant.
Contrairement à la nage ondulatoire qui mobilise l’ensemble du corps, la propulsion
caudale se concentre essentiellement sur la partie postérieure, offrant ainsi un
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compromis optimal entre vitesse, endurance et économie d’énergie. Elle fonctionne
selon deux principes physiques majeurs : d’une part, la force de réaction, par laquelle
les battements latéraux de la queue repoussent l’eau vers l’arrière et les côtés, l’eau
exerçant en retour une force qui propulse le poisson vers l’avant ; d’autre part, la
portance, notamment chez les nageurs très rapides, où la nageoire caudale agit comme
une aile d’avion verticale en créant une différence de pression qui aspire le poisson
vers l’avant tout en réduisant les frottements.
La nageoire caudale a deux lobes tels que le lobe dorsal épichordal et le lobe ventral
hypochordal qui sont soutenus par les trois dernières vertèbres caudales modifiées. La
forme de la nageoire caudale peut varier selon les espèces d'arrondie à pointue,
entaillée, émarginée, tronquée, etc. Elle est utilisée pour identifier les espèces de
poissons. Généralement, les poissons l'utilisent pour transmettre la propulsion et la
vitesse.
Figures 21& 22 : Nage par propulsion caudale
Nage des poissons par battement
La nage des poissons par battement de nageoires combine ondulations du corps
(surtout la caudale pour la propulsion principale) et mouvements spécifiques des
nageoires paires (pectorales, pelviennes) pour la stabilisation, les virages et le
freinage, avec des stratégies variées allant de la nage oscillatoire (nageoires) à
l'ondulation du corps, adaptant fréquence et amplitude pour minimiser l'énergie et
maximiser la vitesse.
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Figures 23et24: Nage par battement de nageoire chez les poissons
CONCLUSION
les poissons possèdent un ensemble cohérent d’adaptations morphologiques,
physiologiques et sensorielles qui font d’eux les vertébrés les mieux adaptés à la vie
aquatique. Leur corps fusiforme, recouvert d’écailles et de mucus, réduit la résistance
à l’eau, tandis que la musculature segmentée et les nageoires spécialisées assurent
propulsion, stabilité et manœuvrabilité. Les organes sensoriels, comme la ligne
latérale, la vision, l’odorat et le goût, permettent une orientation fine dans le milieu
aquatique, et les adaptations physiologiques comme la vessie natatoire et
l’osmorégulation contribuent au maintien de la flottabilité et de l’équilibre interne.
Ainsi, la locomotion des poissons est le résultat d’une *intégration complexe entre
morphologie, physiologie et sensorialité, leur permettant de se déplacer efficacement
pour survivre, se nourrir et se reproduire. Comparés aux autres vertébrés aquatiques,
les poissons représentent le modèle le plus abouti de locomotion aquatique illustrant
parfaitement comment l’évolution peut façonner des organismes pour répondre aux
contraintes spécifiques de leur environnement.
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REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE
Cours L3 système nerveux ; Dr Soulemane OUATARRA
Document de travaux pratiques de zoologie L2 ; Dr Soulemane
OUATTARRA
[Link]
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b3061
Source : AquaPortail [Link]
[Link]
Https://[Link]/HfHFxyVWCsb5Cht6c
Source : Knowledge and Management of Aquatic Ecosystems
[Link]
[Link]
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