UNIVERSITÉ DENIS SASSOU N’GUESSO
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ÉCOLE DES MINES DE L’HYDRAULIQUE ET DE L’ENERGIE
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DEUXIÈME ANNÉE
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GÉNIE ÉLECTRIQUE ET ÉNERGÉTIQUE
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2025-2026
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GROUPE N°3
THÈME:
L’objectif principal de ce travail est d’étudier le transformateur monophasé : de comprendre
sons principe de fonctionnement c’est-à-dire comprendre comment s’effectue la
transformation de la tension dans un réseau électrique. Étudié ces différents constituent , ces
différents modes de fonctionnement (essaie) et aussi d’analysé le bilan de puissance pour
chaque essai.
L’ensemble des travaux présentés dans ce document résulte d’un effort collectif, rigoureux,
mené avec sérieux et minutie par l’ensemble des membres du GROUPE 3
MEMBRES DU GROUPE
1. KASSONGO Emmanuel Kelly Alvaro
2. MIAYOUKOU BANTSIMBA Parfait
3. SAMBA Beni Chrisnovie
4. MASSALA PANDZOU Cety
5. NKARI Straussy Guhessi
6. ITUOA Fred Harris
7. KOULOUTIABONGA emmanuel
ÉTUDIANTS EN LICENCE 2, À LA PRESTIGIEUSE
UNIVERSITÉ DENIS SASSOU N’GUESSO DE
BRAZZAVILLE,
Situer à KINTÉLÉ
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SOMMAIRE
I. NTRODUCTION
- HISTORIQUE
- DÉFINITION
- RÔLE DU TRANSFORMATEUR MONOPHASÉ
II. CONSTITUTION D’UN TRANSFORMATEUR MONOPHASÉ
- RÔLE ET IMPORTANCE DES CONSTITUONS D’UN
TRANSFORMATEUR MONOPHASÉ
- NOTATIONS UTILISÉES
PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UN TRANSFORMATEUR
DIFFÉRENTS TYPES DE TRANSFORMATEURS
- TRANSFORMATEUR PARFAIT
- TRANSFORMATEUR RÉEL
• ESSAI À VIDE
- Principe
- Bilan de puissance
- Diagramme de Fresnel
• ESSAI A CHARGE
- Principe
- Bilan de puissance
- Diagramme de Fresnel
• ESSAI EN COURT-CIRCCUIT
- Principe
- Bilan de puissance
- Diagramme de Fresnel
AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS
DOMAINE D’UTILISATION
CONCLUSION
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I. INTRODUCTION :
I.1. HISTORIQUE :
Le transformateur monophasé, basé sur les équations de Maxwell et le principe de l’induction
électromagnétique découvert par Michael Faraday en 1831, a vu ses premières applications
concrètes à la fin du XIXᵉ siècle grâce à des pionniers comme Károly Zipernowsky, Ottó Bláthy
et William Stanley. Utilisé initialement pour les systèmes d’éclairage, il est rapidement devenu
essentiel dans la distribution électrique. Avec le XXᵉ siècle, ses performances se sont
améliorées grâce à l’optimisation des matériaux et des conceptions, le rendant plus efficace
et polyvalent. Aujourd’hui, il reste un composant clé pour de nombreuses applications
domestiques et industrielles. En effet, un transformateur est une machine électrique statique
permettant la distribution de l’électricité ,de convertir une tension sinusoïdale en une autre
tension sinusoïdale de même fréquence.
I.2. DÉFINITION :
Le transformateur monophasé est une machine électrique statique qui permet de modifier la
valeur d’une tension alternative tout en conservant la même fréquence .
I.3. RÔLE DU TRANSFORMATEUR MONOPHASÉ :
- Permet d’adapter la tension besoins de différents appareils où systèmes.
II. CONSTITUTION D’UN TRANSFORMATEUR MONOPHASÉ :
Un transformateur monophasé est constitué d’un circuit magnétique à noyau de fer fermé,
autour duquel on a placé deux enroulements électriques indépendants primaire et
secondaire.
II.1. RÔLE ET IMPORTANCE DES CONSTITUONS D’UN TRANSFORMATEUR MONOPHASÉ
a. Circuit magnétique à Noyau de fer :
Il est fabriqué avec des tôles d’acier au silicium empilées pour minimiser les pertes par
hystérésis et par courant de Foucault. Il fournit un chemin à faible réluctance pour le flux
magnétique généré par les enroulements. Le noyau peut être de type à colonne où à
marteaux.
Rôle : Le noyau de fer permet de canaliser le flux magnétique pour assurer un transfert
d’énergie efficace entre les enroulements primaire et secondaire.
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b. Enroulement primaire :
C’est la bobine reliée à la source d’alimentation , elle reçoit l’énergie électrique provenant de
la source d’alimentation. Lorsqu’un courant circule, il crée un champ magnétique alternatif (
variable ) dans le noyau. Il se comporte comme un récepteur vis à-vis de la source.
Rôle : Génère le flux magnétique qui induit une tension dans l’enroulement secondaire.
c. Enroulement secondaire :
C’est la bobine reliée à la charge, elle délivre à la charge une tension la tension transformée
selon le besoin. Cette tension délivrée dépend du nombre de spires 𝑁 , Il se comporte à l’égard
du circuit branché entre ses bornes comme un générateur
Rôle : Fournit l’énergie électrique au circuit de sortie.
d. UN ISOLANT : Il sépare les enroulements entre eux et par rapport au noyau .
Rôle : Il assure la sécurité contre les courts-circuits dans le transformateur
e. UNE CUVE POUR MES TRANSFORMATEURS DE PUISSANCE
Rôle : Celle-ci contient de l’huile isolante pour le refroidissement
II.2. NOTATIONS UTILISÉES
Voici les différentes notations qui seront adoptées suivant les parties du transformateur que
l’on décrit :
• Primaire : indice 1 ;
• Secondaire : indice 2 ;
• Grandeurs à vide : indice 0 ;
• Grandeurs nominales : indice n ;
• Grandeurs en court-circuit : indice cc.
C’est le courant primaire qui impose le sens positif du flux dans le circuit magnétique. Le
marquage des tensions et des courants traduit le sens de transfert de l’énergie.
𝐹𝑖𝑔𝑢𝑟𝑒 1 ∶ 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑚𝑜𝑛𝑜𝑝ℎ𝑎𝑠é
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III. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT D’UN TRANSFORMATEUR
Le fonctionnement d’un transformateur repose sur le phénomène d’induction
électromagnétique, mis en évidence par Faraday.
Lorsqu’une tension alternative est appliquée au primaire du transformateur, un courant
alternatif circule dans ces enroulements. Ce courant crée dans le circuit magnétique un flux
magnétique variable ∅, généralement canalisé par un noyau en fer feuilleté afin de limiter les
pertes. Ce flux magnétique traverse simultanément le primaire et le secondaire, assurant ainsi
le couplage magnétique entre les deux enroulements.
On va alors distinguer :
- Le flux commun ∅ : circulant dans l’ensemble du circuit magnétique ;
- Le flux par spire ∅𝟏 𝒆𝒕 ∅𝟐 des enroulements primaires et secondaire ;
- Le flux de fuites par spire ∅𝒇𝟏 𝒆𝒕 ∅𝒇𝟐 du primaire et du secondaire ;
∅𝑓1 = ∅1 + ∅
Les flux de fuites ∅𝒇𝟏 𝒆𝒕 ∅𝒇𝟐 sont tel que : {
∅𝑓2 = ∅ − ∅2
Les flux totaux de fuites sont proportionnels aux courants qui les produisent :
𝑵𝟏∗ ∅𝒇𝟏 = 𝒊𝟏 ∗ 𝑳𝟏
{
𝑵𝟐∗ ∅𝒇𝟐 = 𝒊𝟐 ∗ 𝑳𝟐
𝑳𝟏 𝒆𝒕 𝑳𝟐 Sont appelés inductances de fuites partielles du primaire et du secondaire.
La variation du flux magnétique dans le temps induit, par induction électromagnétique, une
force électromotrice 𝒆 dans les enroulements du secondaire.
𝒅∅
𝒆 = −𝑵 Pour un flux sinusoïdal 𝝋(𝒕) = 𝝋𝒎𝒂𝒙 𝒔𝒊𝒏(𝝎𝒕) la valeur efficace devient :
𝒅𝒕
𝑬 = 𝟒. 𝟒𝟒 × 𝑵. 𝑩𝒎𝒂𝒙 . 𝑺. 𝒇 𝒄′𝒆𝒔𝒕 𝒍𝒂 𝑭𝒐𝒓𝒎𝒖𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝑩𝒐𝒖𝒄𝒉𝒆𝒓𝒐𝒕
Avec :
- 𝑬 ∶ valeur efficace de la force électromotrice ( f. e. m ) 𝒆 ;
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- 𝑵 ∶ nombre de spires de la bobine ;
- 𝑺 ∶ section du circuit magnétique (𝒎𝟐 ) ;
- 𝑩𝒎𝒂𝒙 ∶ 𝑣𝑎𝑙𝑒𝑢𝑟 𝑚𝑎𝑥 𝑑𝑢 𝑐ℎ𝑎𝑚𝑝 𝑚𝑎𝑔𝑛é𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑒 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑖𝑡 (𝑻𝒆𝒔𝒍𝒂 𝑻)
Cette tension induite dépend directement du nombre de spires 𝑁2 de l’enroulement
secondaire et de la variation du flux. Ainsi, le rapport des tensions entre le secondaire et le
primaire est égal au rapport du nombre de spires de ces deux enroulements. C’est ce principe
qui permet au transformateur d’être élévateur ou abaisseur de tension.
IV. DIFFÉRENTS TYPES DE TRANSFORMATEURS
IV.1. TRANSFORMATEUR PARFAIT :
1. Définition
C’est un transformateur virtuel sans aucune perte, il est utilisé pour modéliser un
transformateur réel. Dans un transformateur parfait, le rendement est de 100% On alimente
le primaire par un générateur de tension sinusoïdale U1 qui débite un courant 𝐼1 et par
conséquent le primaire sera considéré comme récepteur. La puissance au primaire est égale
𝑈1 . 𝐼1 . Le secondaire génère une puissance égale à 𝑈2 . 𝐼2 pour un récepteur donné.
2. Hypothèses de fonctionnement d’un transformateur parfait :
- Les résistances des enroulements ;
- Les pertes fer et les pertes joule sont nulles
- Les inductances de fuite ;
- La réluctance du circuit magnétique ;
- Les fuites magnétiques sont négligeables ;
- La reluctance du circuit magnétique est nulle ;
𝐹𝑖𝑔𝑢𝑟𝑒 4 ∶ 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑝𝑎𝑟𝑓𝑎𝑖𝑡
3. ÉQUATIONS DE FONCTIONNEMENT
3.1. RAPPORT DE TRANSFORMATION
D’après la loi de mailles au schéma électrique équivalent on aura :
𝑑∅(𝑡)
𝑉1 (𝑡) − 𝑒1 (𝑡) = 0 𝑉1 (𝑡) = 𝑒1 (𝑡) 𝑒1 (𝑡) = − 𝑁1 (1)
⟺{ 𝐴𝑣𝑒𝑐 { 𝑑𝑡
𝑉2 (𝑡) − 𝑒2 (𝑡) = 0 𝑉2 (𝑡) = 𝑒2 (𝑡) 𝑑∅(𝑡)
𝑒2 (𝑡) = −𝑁2 (2)
𝑑𝑡
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𝑑∅(𝑡)
(2) 𝑉1 (𝑡) (−𝑁2 ) 𝑵𝟐 𝑵𝟐
𝑑𝑡
∶ = = = −m ⟹ m=
(1) 𝑉2 (𝑡) 𝑑∅(𝑡) 𝑵𝟏 𝑵𝟏
(−𝑁1 )
𝑑𝑡
D’après la loi D’HOPKINSON appliqué au circuit magnétique :
𝑵𝟏 𝑰𝟏 − 𝑵𝟐 𝑰𝟐 = 𝕽∅ 𝐴𝑣𝑒𝑐 ℜ 𝑙𝑎 𝑟é𝑙𝑢𝑐𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑢 𝑐𝑖𝑟𝑐𝑢𝑖𝑡
On considère la résistance des enroulements nulle et le circuit magnétique parfait ; sa
réluctance est nulle et les fuites auront, de ces faits disparus. Les relations précédentes
s’écrivent :
𝑵𝟏 𝑰𝟏 − 𝑵𝟐 𝑰𝟐 = 𝟎
𝑽𝟐 𝑵𝟐 𝑰𝟏
En valeurs efficaces le rapport de transformation est : 𝒎 = = =
𝑽𝟏 𝑵𝟏 𝑰𝟐
La fonction que peut jouer un transformateur monophasé ( élévateur, abaisseur ou isolément
) de tension est fonction du rapport de transformation 𝑚 :
➢ 𝑚 < 1 → 𝑉2 < 𝑉1 : Le transformateur est dit abaisseur.
➢ 𝑚 > 1 → 𝑉2 > 𝑉1 : : Le transformateur est dit élévateur.
➢ 𝑚 = 1 → 𝑉2 = 𝑉1 ∶ Le transformateur est dit d’isolément.
3.2. BILAN DE PUISSANCE :
3.2.1. Puissance apparente :
𝑽 𝑰
𝒎 = 𝑽𝟐 = 𝑰 𝟏
𝟏 𝟐
𝑺 𝟏 = 𝑽𝟏 × 𝑰 𝟏 𝒐𝒓 𝑽𝟏 = 𝒎
𝑽𝟐⟹ 𝑺𝟏 = 𝑽𝟐 × 𝑰𝟐 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝑺𝟏 = 𝑺𝟐
{𝑰𝟏 = 𝒎 × 𝑰𝟐
3.2.2. Puissance active :
D’après la définition du transformateur parfait : 𝑷𝟏 = 𝑺𝟏 𝒄𝒐𝒔𝝋𝟏 = 𝑷𝟐 = 𝑺𝟐 𝒄𝒐𝒔𝝋𝟐
3.2.3. La puissance réactive : 𝑸𝟏 = 𝑺𝟏 𝒔𝒊𝒏𝝋𝟏 = 𝑸𝟐 = 𝑺𝟐 𝒔𝒊𝒏𝝋𝟐
NB : Les puissances active et réactive absorbées par le primaire seront totalement transmises
à la charge connectée au secondaire( pas des pertes).Le rendement 𝑟 d’un transformateur
parfait est égal à soit 100%.
IV.2. TRANSFORMATEUR RÉEL
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1. Hypothèses de fonctionnement d’un transformateur parfait :
En réalité :
• 𝑷𝟐 < 𝑷𝟏
• Le rendement 𝒓 < 𝟏 car : il y’a présence des pertes
Alors dans un transformateur réel, On tient compte des :
• Résistances 𝑹𝟏 𝒆𝒕 𝑹𝟐 ;
• Inductances de fuites 𝑳𝟏 𝒆𝒕 𝑳𝟐 des bobinages ;
• De 𝑹𝒇𝒆𝒓 𝒆𝒕 𝑳𝒎 la résistance équivalente aux pertes fer et l’inductance magnétisante
vue du primaire.
Le schéma équivalent du transformateur réel est représenté sur la figure ci-dessous.
𝑉1
𝑉2
𝐸2
𝐹𝑖𝑔𝑢𝑟𝑒 5 ∶ 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑟é𝑒𝑙
IV.2.1. ESSAI A VIDE
1. Hypothèses de fonctionnement :
Dans ce fonctionnement du transformateur aucune charge n’est branchée à la sortie du
transformateur ( 𝑰𝟐 = 𝟎 ) , sera équivalent à une bobine ferromagnétique. Dans ce cas, c’est
la force magnétomotrice (𝑓. 𝑚. 𝑚) 𝑭 = 𝑵𝟏 . 𝑰𝟏𝟎 qui va donner naissance au champ
magnétique.
Ceci va entraîner aux bornes du secondaire l’apparition d’une tension secondaire à vide 𝑽𝟐𝟎 .
𝑽𝟐𝟎
Telle que : =𝒎
𝑽𝟏
En négligeant la chute de tension due au passage du courant 𝑰𝟏𝟎 dans la résistance du primaire
et en supposant que tout le flux traversant les spires du primaire traverse les spires
secondaires, Les courants primaires et secondaire étant respectivement très faible et nul.
2. BILAN PUISSANCE
À vide , au secondaire : 𝑷𝟐 = 𝟎 ; 𝑰𝟐 = 𝟎 𝒆𝒕 𝑷𝒋𝟐 = 𝟎
En plus 𝑷𝟏𝟎 = 𝑷𝒋𝟏𝟎 + 𝑷𝒇𝒆𝒓 autrement dit toute l’énergie absorbée au primaire est utilisée
pour compenser les pertes fer Pfer et les pertes joules au primaire 𝑷𝒋𝟏𝟎 . Or, à vide 𝐼10 est très
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faible. Par conséquent 𝑷𝒋𝟏𝟎 ≪ 𝑷𝟏𝟎 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝑷𝟏𝟎 = 𝑷𝒇𝒆𝒓 Pour mesurer 𝑷𝟏𝟎 on insère un
wattmètre au primaire comme le montre la figure ci-dessous:
La puissance mesurée 𝑃10 représente les pertes fer du transformateur . 𝑷𝟏𝟎 = 𝑰𝟏𝟎 𝒄𝒐𝒔(𝝋𝟏𝟎 )
Puissance réactive : 𝑸𝟏𝟎 = √(𝑽𝟏𝟎 𝑰𝟏𝟎 )𝟐 − 𝑷𝟐𝟏𝟎
𝑽𝟐
Celle-ci est consommé par la réactance de magnétisation 𝑿𝒎 = 𝑳𝒎 𝝎 = 𝑸𝟏𝒏
𝟏𝟎
𝑽𝟐
La résistance du circuit magnétique 𝑹𝒎 = 𝑷𝟏𝒏
𝟏𝟎
IV.2.2. ESSAIE À CHARGE
𝑉1 𝑉2
𝐹𝑖𝑔𝑢𝑟𝑒 6 ∶ 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑟é𝑒𝑙
1. Hypothèses de fonctionnement d’un transformateur :
Dans ce fonctionnement, une charge est branche à la sortie du transformateur comme le
montre la figure 6 :
2. MODÈLE DE KAPP :
L’approximation de Kapp consiste à négliger le courant 𝐼10 devant 𝐼1 lorsque le
transformateur fonctionne en charge. Vu du secondaire, le transformateur est alors
équivalent à une (𝒇. 𝒆. 𝒎. ) en série avec une impédance (Zs) :
En effet :
𝑉2 = 𝑉20 − 𝑅2 𝐼2 − 𝐽𝐿2 𝜔𝐼2
𝑉2 = 𝑚𝐸1 − 𝑅2 𝐼2 − 𝐽𝐿2 𝜔𝐼2
𝑉2 = 𝑚(𝑉1 − 𝑅1 𝐼1 − 𝐽𝐿1 𝜔𝐼1 ) − 𝑅2 𝐼2 − 𝐽𝐿2 𝜔𝐼2
𝑉2 = 𝑚𝑉1 − 𝑚𝑅1 𝐼1 − 𝑚𝐽𝐿1 𝜔𝐼1 − 𝑅2 𝐼2 − 𝐽𝐿2 𝜔𝐼2 𝑜𝑟 𝑰𝟏 = 𝒎 × 𝑰𝟐
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𝑉2 = 𝑚𝑉1 − 𝑗𝜔(𝐿2 𝐼2 + 𝐿1 𝑚2 . 𝐼2 ) − (𝑅2 𝐼2 − 𝑅1 𝑚2 . 𝐼2 )
𝑉2 = 𝑚𝑉1 − 𝑗𝜔𝐼2 (𝐿2 + 𝑚2 𝐿1 ) − (𝑅2 + 𝑅1 𝑚2 )𝐼2
Posons :
𝐸𝑠 = 𝑚𝑉1 = 𝑉20
𝑍𝑠 = 𝑅𝑠 + 𝑗𝑋𝑠
𝑅𝑠 = 𝑚2 𝑅1 + 𝑅2
𝑋𝑠 = 𝜔(𝐿2 + 𝑚2 𝐿1 )
𝐹𝑖𝑔𝑢𝑟𝑒 6 𝑏 ∶ é𝑠𝑠𝑎𝑖 𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒
𝑜𝑛 𝑜𝑏𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡 ∶ 𝑉2 = 𝐸𝑠 − 𝑅𝑠 𝐼2 − 𝐽𝑋𝑠 𝐼2
𝑍𝑠 = 𝑅𝑠 + 𝑗𝑋𝑠 ↔ 𝑍𝑠 = √𝑅𝑠 2 + 𝑋𝑠 2
2.1. EXPLOITATION DU MODÈLE DE KAPP
Le modèle de Kapp permet de prédire les chute ∆𝑉2 = 𝑉20 − 𝑉2 de tensions en charge d’un
transformateur.
2.1.1. MÉTHODE GÉNÉRALE DE DÉTERMINATION DE ∆𝑽𝟐 CHUTE DE TENSION
[Link]. RÉALISATION DU DIAGRAMME DE FRESENEL
La construction graphique est comme suite :
1. Tracer la direction de ⃗⃗𝐼⃗2 ;
2. Placer à partir de O , le vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑅𝑠 𝐼2 ;
3. Placer perpendiculairement et à la suite du premier vecteur, le vecteur 𝑋⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑠 𝐼2 ;
4. La somme de ces deux vecteurs donne le vecteur OO’ ;
5. Tracer l’origine de O’ , la direction de ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑈2 = 𝑉⃗ 2 d’un angle 𝜑2 par rapport à 𝐼⃗⃗⃗2 ;
6. Tracer l’arc de cercle de centre O dont le rayon est égal à la valeur efficace de 𝑉2 ;
7. Placer le point A, entre-les demies droites caractéristiques 𝑉2 𝑒𝑡 𝑉20 ;
8. Mesuré le segment O’A, image de la valeur de la tension 𝑉2
𝑭𝒊𝒈𝒖𝒓𝒆 𝟕 𝒂 ∶ 𝒓𝒆𝒑𝒓é𝒔𝒆𝒏𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝑭𝑹𝑬𝑺𝑬𝑵𝑬𝑳
Page 10
𝑭𝒊𝒈𝒖𝒓𝒆 𝟕 𝒃 ∶ 𝒓𝒆𝒑𝒓é𝒔𝒆𝒏𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝑭𝑹𝑬𝑺𝑬𝑵𝑬𝑳
𝑭𝒊𝒈𝒖𝒓𝒆 𝟕 𝒄 ∶ 𝒓𝒆𝒑𝒓é𝒔𝒆𝒏𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝑭𝑹𝑬𝑺𝑬𝑵𝑬𝑳
D’après la figure 7 c on n’a :
𝑨𝑩 = 𝑹𝟐 𝑰𝟐 𝒄𝒐𝒔𝝋𝟐 𝒆𝒕 𝑪𝑫 = 𝑿𝟐 𝑰𝟐 𝒔𝒊𝒏𝝋𝟐
∆𝑽𝟐 = 𝑹𝟐 𝑰𝟐 𝒄𝒐𝒔𝝋𝟐 + 𝑿𝟐 𝑰𝟐 𝒔𝒊𝒏𝝋𝟐
𝑴𝑬 𝑴𝑬 𝑴𝑬
𝒍′ 𝒂𝒏𝒈𝒍𝒆 𝜶 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒆𝒕𝒓𝒆 𝒂𝒑𝒑𝒓𝒐𝒙𝒊𝒎é 𝒑𝒂𝒓 𝐭𝐚𝐧 𝜶 = = =
𝑶𝑬 𝑶𝑴 𝑽𝟐𝟎
NB:
- Pour les charges capacitives on a : ∆𝑽𝟐 ≤ 𝟎 ;
- Pour les charges inductives : ∆𝑽𝟐 > 𝟎
3. BILAN DE PUISSANCE
Puissance absorbée : 𝑃1 = 𝑆1 𝑐𝑜𝑠𝜑1 .
Puissance utile : 𝑃2 = 𝑆2 𝑐𝑜𝑠𝜑2 .
Puissance perdue ( perte) : 𝑃 = ∑𝑃𝑗𝑜𝑢𝑙𝑒 + 𝑃𝑓𝑒𝑟 = 𝑅1 𝐼12 + 𝑅2 𝐼22 + 𝑉1 𝐼10
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𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑃𝑗 = 𝑅1 𝐼12 + 𝑅2 𝐼22
𝑃2 𝑆2 𝑐𝑜𝑠𝜑2
4. Rendement : 𝑟= =
𝑃2 𝑆2 cos (𝜑2 )+𝑃𝑗 +𝑃𝑓𝑒𝑟
NB : Le rendement varie en fonction des conditions d’utilisation du transformateur. Le
meilleur rendement s’obtiendra pour les grandeurs d’utilisation nominales indiquées sur la
plaque signalétique du transformateur. Les bons transformateurs de fortes puissances
peuvent atteindre un rendement de 98%.
IV.2.3. ESSAI EN COURT-CIRCUIT :
1. Hypothèses de fonctionnement d’un transformateur :
Dans l’essai en court-circuit :
- Le primaire doit être alimenté avec une tension réduite dit tensions de court-circuit
𝑉1𝑐𝑐 ;
- Le courant de court-circuit secondaire égale au courant nominale au secondaire 𝐼2𝑐𝑐 =
𝐼2𝑛 ;
- Avec la tension réduite au primaire, le champ magnétique dans le fer est très faible
ainsi que les pertes 𝑃𝑓𝑒𝑟 ;
- Le courant dans la branche de magnétisation est négligeable figure 8
𝐹𝑖𝑔𝑢𝑟𝑒 8 𝑎
𝐹𝑖𝑔𝑢𝑟𝑒 8 𝑏
Page 12
2. BILAN DE PUISSANCE :
Pertes joules : 𝑷𝟏𝒄𝒄 = 𝑹𝟏 𝑰𝟐𝟏𝒏 + 𝑹𝟐 𝑰𝟐𝟐𝒏 = 𝑹𝟐 𝑰𝟐𝟐𝒏
𝑃1𝑐𝑐 𝑃1𝑐𝑐 𝑚.𝑉1𝑐𝑐
𝑅𝑠 = 2 = 2 𝑍𝑠 = ; 𝑋𝑠 = √𝑍𝑠 2 − 𝑅𝑠 2
𝐼2𝑐𝑐 𝐼2𝑛 𝐼2𝑐𝑐
Pertes fer : Elles sont très faibles c’est-à-dire 𝑷(𝒇𝒆𝒓)𝒄𝒄 sont négligeable
Puissance réactive :
𝑸𝟏𝒄𝒄 = √(𝑽𝟏𝒄𝒄 𝑰𝟏𝒄𝒄 )𝟐 − 𝑷𝟐𝟏𝒄𝒄
Courant de court-circuit :
𝑚𝑈1
𝐼2𝑐𝑐 = 𝐼2𝑛
√𝑅22 + 𝑋22
V. AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS
V.1. Avantages
Le transformateur monophasé présente plusieurs avantages qui expliquent son utilisation très
répandue dans les installations électriques domestiques, tertiaires et dans certaines
applications industrielles.
Son premier avantage réside dans sa simplicité de conception et de fonctionnement. Étant
constitué d’un circuit magnétique et de deux enroulements seulement, il est facile à fabriquer,
à installer et à exploiter. Cette simplicité se traduit également par une grande fiabilité et une
maintenance réduite, car le transformateur monophasé ne comporte pas de pièces mobiles.
Il se distingue aussi par son rendement élevé. Les pertes étant relativement faibles, la majeure
partie de la puissance absorbée au primaire est transférée au secondaire. Cette efficacité
énergétique permet une exploitation économique sur de longues périodes, notamment dans
les réseaux de distribution et les alimentations électriques.
Un autre avantage important est l’excellente isolation électrique entre le primaire et le
secondaire. Cette isolation assure la sécurité des personnes et des équipements, en particulier
dans les applications de protection, de mesure ou d’alimentation de dispositifs sensibles.
Le transformateur monophasé offre également une grande stabilité de fonctionnement. La
tension et la fréquence du secondaire restent constantes tant que le transformateur est utilisé
dans ses conditions nominales, ce qui garantit une alimentation fiable des charges connectées.
Page 13
Enfin, son coût relativement faible pour les petites et moyennes puissances constitue un
avantage déterminant. Pour les installations monophasées, il est généralement plus
économique et plus adapté qu’un transformateur triphasé, tout en répondant efficacement
aux besoins de conversion de tension.
V.2. Inconvénients
Le transformateur monophasé présente aussi certaines limites qu’il convient de prendre en
compte lors du choix de l’équipement.
Son principal inconvénient est lié à la puissance qu’il peut fournir. Pour des niveaux de
puissance élevés, le transformateur monophasé devient volumineux, lourd et moins
économique. Dans ces conditions, l’utilisation d’un transformateur triphasé est généralement
plus avantageuse, tant sur le plan du coût que sur celui des performances.
Il est également moins adapté aux charges fortement variables ou de grande puissance utilisée
dans l’industrie. Les réseaux industriels étant majoritairement triphasés, le transformateur
monophasé ne permet pas une alimentation équilibrée de ces charges, ce qui limite son
domaine d’application.
Le fonctionnement monophasé entraîne en outre un courant pulsé plus important dans le
circuit magnétique par rapport au triphasé. Cela peut engendrer des vibrations, du bruit et un
rendement légèrement inférieur pour des puissances comparables.
Enfin, en cas de défaut ou de surcharge, l’impact sur l’alimentation est plus direct puisqu’il
n’existe qu’une seule phase. Une panne du transformateur monophasé entraîne donc
l’interruption totale de l’alimentation, contrairement à certaines configurations triphasées où
la continuité de service peut être partiellement assurée.
VI. DOMAINE D’UTILISATION
Le transformateur monophasé est utilisé dans de nombreux domaines où les besoins en
énergie électrique sont de faible à moyenne puissance et où l’alimentation se fait en
monophasé.
Il est très présent dans les installations domestiques et résidentielles, où il sert à adapter les
niveaux de tension pour l’alimentation des appareils électroménagers, de l’éclairage et des
équipements électroniques. On le retrouve également dans les bâtiments tertiaires, comme
les bureaux, les écoles ou les hôpitaux, pour l’alimentation de circuits spécifiques nécessitant
une tension adaptée et sécurisée.
Page 14
Dans le domaine industriel, le transformateur monophasé est utilisé pour l’alimentation de
machines ou d’équipements de commande de puissance limitée, tels que les systèmes de
contrôle, les armoires électriques, les relais, les contacteurs et les circuits de signalisation. Il
est aussi employé dans les postes de mesure et de protection, notamment pour les
transformateurs de tension et les transformateurs d’isolement.
Il joue un rôle important dans les systèmes électroniques et informatiques, où il assure
l’adaptation de tension et l’isolement galvanique des alimentations des ordinateurs, des
chargeurs, des équipements de télécommunication et des dispositifs sensibles.
Enfin, le transformateur monophasé est largement utilisé dans les réseaux de distribution
électrique à petite échelle, notamment pour l’alimentation des zones rurales ou des
installations isolées, ainsi que dans les applications spécifiques comme le soudage, les
alimentations de laboratoire et les dispositifs de formation et d’enseignement.
CONCLUSION
L’étude du transformateur monophasé nous a permis de comprendre son rôle fondamental
dans les réseaux électriques modernes. Basé sur le principe de l’induction électromagnétique,
le transformateur permet de modifier les niveaux de tension et de courant sans changer la
fréquence du signal électrique.
Son fonctionnement repose sur deux enroulements appelés primaire et secondaire, couplés
magnétiquement par un circuit magnétique. Le rapport de transformation dépend
directement du nombre de spires des enroulements, ce qui permet d’élever ou d’abaisser la
tension selon les besoins de l’installation électrique.
L’analyse du fonctionnement à vide et en charge met en évidence l’existence de différentes
pertes, notamment les pertes Joule dans les enroulements, les pertes fer (hystérésis et
courants de Foucault), ainsi que les chutes de tension internes. Ces pertes influencent le
rendement du transformateur.
Malgré ces pertes, le transformateur monophasé présente un rendement très élevé,
généralement supérieur à 95 %, ce qui en fait une machine statique performante et fiable.
Le transformateur monophasé constitue un élément indispensable dans le transport et la
distribution de l’énergie électrique, assurant l’adaptation des niveaux de tension, la sécurité
des installations et l’efficacité énergétique.
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RÉFÉRENCES
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