Propulsion
Propulsion
Éléments de Propulsion
Contents
1 Introduction générale 1
1.1 Présentation du cours . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Introduction à la propulsion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Classification de la propulsion selon le milieu . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.4 Classification de la propulsion à réaction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.4.1 Moteurs à respiration aérienne . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
[Link] Générateur de gaz . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
[Link] Turboréacteur (Turbojet) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
[Link] Turbofan (turboréacteur à double flux) . . . . . . . . . . . . . 6
[Link] Turbopropulseur et turboshaft . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
[Link] statoréacteur (Ramjet) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
[Link] Moteur à cycle combiné turboréacteur / Ramjet . . . . . . . . 8
1.4.2 Moteurs fusées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
[Link] Moteur fusée à propergol liquide . . . . . . . . . . . . . . . . 9
[Link] Moteur fusée à propergol solide . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
[Link] Moteur fusée hybride . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
[Link] Moteur fusée à propergol gazeux . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.5 Unités et dimensions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.6 Enveloppes opérationnelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
1.7 Atmosphère standard . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
Chapter 1
Introduction générale
1. Introduction;
2. Aperçu historique;
5. Conclusion.
• Chaque étudiant doit préparer une ou deux questions pertinente (s) (10 min)
Contenu du cours
F IGURE 1.6: Turboréacteur J79 avec postcombustion conçu par General Elec-
tric
L’expansion du gaz à travers le la turbine fournit l’énergie pour faire tourner le com-
presseur. La poussée nette délivrée par le moteur est le résultat de la conversion de l’énergie
interne en énergie cinétique.
augmentent en raison du travail effectué sur l’air. La température du gaz augmente davan-
tage en brûlant du carburant dans la chambre de combustion. Dans la section turbine, une
quantité d’énergie est retirée du flux du gaz et convertie en puissance délivrée à l’arbre pour
faire tourner le compresseur. En fin, l’énergie thermique est convertie en énergie cinétique
par un processus d’expansion qui se traduit par une diminution de la température et de la
pression.
Certains turborfans à postcombustion sont utilisés dans les avions de chasse superson-
iques, à savoir F15 Eagle et F16 Falcon. Dans ces moteurs, le flux secondaire est mélangé
avec le flux central avant de passer à travers une postcombustion et une tuyère communes
(voir figure 1.9).
vitesse jusqu’à une vitesse subsonique, des pertes de charge importantes peuvent en résul-
ter. Le processus de décélération produit également une augmentation de la température
et, à une grande vitesse de vol, la température se rapprochera de la limite admissible par
les matériaux de la structure du moteur et les méthodes de refroidissement. Ainsi, lorsque
l’augmentation de la température due à la décélération atteint la limite, la combustion peut
ne pas avoir lieu.
Au cours des dernières années, la recherche et le développement ont été effectués sur un
statoréacteur dont le processus de combustion se déroule à des vitesses supersoniques. En
utilisant un processus de combustion supersonique, l’augmentation de la température et la
perte de pression dues à la décélération de l’air peuvent être réduites. Ce statoréacteur à
combustion supersonique est appelé scramjet (Supersonic Combustion ramjet).
Comme il faut avoir une grande vitesse à l’entrée d’air pour démarrer le statoréacteur ou le
scramjet, un autre système de moteur est nécessaire pour accélérer les avions aux vitesses
du statoréacteur et par la suite le ramjet ou le scramjet prend le relais.
Les unités pour chaque terme dans l’équation précédente sont énumérées dans le tableau
1 pour les deux unités ; SI et anglais. Dans n’importe quel système d’unités, seulement
quatre des cinq éléments du tableau peut être spécifié, et le dernier est dérivé de l’équation
1.
12 Chapter 1. Introduction générale
mV 2
Ep = (1.4)
2gc
L’énergie totale par unité de masse sera la somme de l’énergie interne, cinétique et po-
tentiel :
V2 gz
e = u+ + (1.5)
2gc gc
Il existe une multitude d’unités pour les énergies dans le domaine de la propulsion.
Par exemple, l’énergie peut être exprimée en unité SI en joule (1 J = 1 N. m), en unités
thermiques britanniques (Btu) ou en force pied-livre (ft. Lbf). Il faut pouvoir utiliser les
données disponibles dans les unités fournies et les convertir si nécessaires.
La figure 1.18 représente un tableau de conversion d’unités :
Les propriétés de l’atmosphère sont utilisées pour déterminer les performances d’un mo-
teur donné. Étant donné que ces propriétés varient avec la position, la saison, l’heure de la
journée, etc., nous utiliserons l’atmosphère standard des États-Unis pour donner une base
connue pour nos analyses. L’annexe A récapitule les propriétés (la pression, la température,
la densité, et la vitesse du son) de l’atmosphère standard des États-Unis en unités anglaise
et SI.
Pour les conditions non standard telles qu’une journée chaude, la procédure consiste à
utiliser la pression standard et corriger la densité, en utilisant la relation du gaz parfait.
À titre d’exemple, nous considérons une température de 100F à 4 kft d’altitude. De l’annexe
A, nous avons une pression relative 0,8637 pour l’altitude de 4 kft. Nous calculons la tem-
pérature relative en utilisant le 100F. Ensuite, le rapport de densité est calculé en utilisant la
pression relative et la nouvelle valeur de la température relative.
L’air est assimilé à un gaz parfait de masse molaire égale à 28.9644 g placé dans un champ
de pesanteur g = 9.80665m/s2 .
• la stratosphère comprend deux autres couches, dont la couche d’ozone (20-32 km),
et s’étend jusqu’à 47 km. La température remonte à nouveau dû à l’absorption du
rayonnement solaire UV par l’ozone;
Chapter 2
2.1 Introduction
Le fonctionnement des turboréacteurs et des moteurs fusées est régi par les lois de la mé-
canique des fluides et des solides et de la thermodynamique. Cependant, étant donné que
la propulsion implique un fluide en mouvement (i.e., écoulement), notre focus sera mis sur
la mécanique des fluides ou, plus précisément, la dynamique des gaz.
La compréhension et la prévision des performances de base des turboréacteurs et des
moteurs fusées nécessitent un ensemble fermé d’équations gouvernantes (i.e., la conserva-
tion de la masse, de l’énergie, de la quantité de mouvement et de l’entropie). Ces équa-
tions forment un système complexe couplé difficile (ou impossible) à résoudre analytique-
ment, d’où la nécessité d’utiliser des hypothèses simplificatrices. Donc, l’écoulement du
gaz issu de la chambre de combustion est considéré comme étant un écoulement unidimen-
sionnel d’un gaz parfait, dans lequel les propriétés du fluide sont constantes dans la section
transversale de l’écoulement et varient uniquement dans la direction de l’écoulement (di-
rection axiale).
Ce chapitre résume les lois fondamentales de la thermodynamique et de la dynamique
des gaz unidimensionnelle utilisées dans le domaine de la propulsion. A la fin du Chapitre,
une brève discussion sur les réactions chimiques pour fournir les bases nécessaires à la com-
préhension des flux réactifs.
Pour un système qui ne subit aucun changement, toutes les propriétés peuvent être
mesurées ou calculées, ce qui nous donne un ensemble de propriétés qui décrit complète-
ment l’état du système. À un état donné, toutes les propriétés d’un système ont des valeurs
fixes. Si la valeur d’une seule propriété change, l’état passera à une autre.
La thermodynamique traite des états d’équilibre. Dans un état d’équilibre, il n’y a pas
de potentiels déséquilibrés (ou forces motrices) dans le système. Un système en équilibre ne
subit aucun changement lorsqu’il est isolé de son environnement.
Il existe de nombreux types d’équilibre et un système n’est pas en équilibre thermo-
dynamique à moins que les conditions de tous les types d’équilibre pertinents ne soient
remplies. Par exemple, un système est en équilibre thermique si la température est la même
dans tout le système. Autrement dit, le système n’implique aucune différence de tempéra-
ture, qui est une force motrice de flux de chaleur. L’équilibre mécanique est lié à la pression,
et un système est en équilibre mécanique s’il n’y a pas de changement de pression à un point
quelconque du système avec le temps. Cependant, la pression peut varier dans le système
avec changement de niveau du aux effets gravitationnels. Par exemple, la pression plus
élevée au niveau d’une couche inférieure est équilibrée par le poids supplémentaire qu’elle
doit supporter et, par conséquent, il n’y a pas de déséquilibre des forces. La variation de
pression due à la gravité dans la plupart des systèmes thermodynamiques est relativement
faible et généralement ignorée. Si un système comporte deux phases, il est en équilibre de
phase lorsque la masse de chaque phase atteint un niveau d’équilibre et y reste. Enfin, un
système est en équilibre chimique si sa composition chimique ne change pas avec le temps,
c’est-à-dire qu’aucune réaction chimique ne se produit. Un système ne sera en équilibre que
si tous les critères d’équilibre pertinents sont satisfaits.
Une fonction reliant une propriété thermodynamique dépendante et deux propriétés in-
dépendantes d’un système simple de masse unitaire est appelée une équation d’état. Deux
propriétés sont indépendantes si une propriété peut être varié tandis que l’autre est main-
tenu constant. La température et le volume spécifique, par exemple, sont toujours des
propriétés indépendantes et, ensemble, ils peuvent fixer l’état d’un système compressible
simple. La température et la pression, cependant, sont des propriétés indépendantes pour
les systèmes monophasés, mais sont des propriétés dépendantes pour les systèmes poly-
phasiques. Au niveau de la mer, l’eau bout à 100C, mais au sommet d’une montagne où
la pression est plus basse, l’eau bout à une température plus basse. C’est-à-dire, T= f (P)
pendant un processus de changement de phase ; ainsi, la température et la pression ne sont
pas suffisantes pour fixer l’état d’un système biphasé.
Lorsque les trois propriétés sont P, v et T comme dans l’équation suivante :
f ( P, ν, T ) = 0 (2.1)
Cette équation est appelée l’équation d’état thermique. En général, nous ne pouvons pas
écrire sa relation fonctionnelle sous la forme d’une équation dans laquelle les valeurs spéci-
fiées des deux propriétés nous permettront de déterminer la valeur de la troisième. Lorsque
l’ensemble de solutions de cette équation ne peut pas être déterminé à partir d’équations
relativement simples, des tableaux qui répertorient les valeurs de P, ν et T (éléments de
l’ensemble de solutions) satisfaisant la fonction peuvent être utilisés.
La relation fonctionnelle entre l’énergie interne e d’un système simple de masse unitaire
et deux propriétés indépendantes pour l’ensemble P, ν, T est appelée l’équation d’état de
l’énergie. Cette équation peut être écrite fonctionnellement comme suit :
e = e( T, ν) ou e = e( P, ν) ou e = e( P, T )
Comme pour l’équation d’état thermique, nous pouvons ne pas être en mesure d’écrire
une expression analytique pour aucune des relations fonctionnelles de ces équations. L’important
est que ces relations fonctionnelles existent.
2.2. Équations d’état et de conservation de la masse 19
Si les ensembles de solutions des équations d’état thermique et énergétique d’un système
simple de masse unitaire sont connus, toutes les propriétés thermodynamiques du système
peuvent être trouvées lorsque deux des trois propriétés P, ν, T sont spécifiées. À partir
de l’ensemble de solutions, nous pouvons former une tabulation de v et e par rapport aux
valeurs spécifiées de P et T pour tous les états du système. À partir de ces valeurs connues de
P, T, ν et e, nous pouvons déterminer toute autre propriété du système simple. Par exemple,
la valeur de l’enthalpie.
dm
= ṁin − ṁout (2.2)
dt
Avec Z
ṁ = ρVdA (2.3)
V est la composante de vitesse normale à la surface A. Cette équation est connue sous le
nom de l’équation conservation de la masse. Pour des écoulements quelconques à travers
20 Chapter 2. Rappels des principes fondamentaux de la thermodynamique et MDF
V2 gz V2 gz
Q̇ − Ẇ = ṁ(h + + )out − ṁ(h + + )in (2.5)
2gc gc 2gc gc
Où les dimensions du travail et de la chaleur sont celles d’une puissance ([.]=Watt en SI).
La division par le débit massique donne :
V2 gz V2 gz
q − w = (h + + )out − (h + + )in (2.6)
2gc gc 2gc gc
Tous les termes de cette équation ont des unités d’énergie par unité de masse (J/kg en SI).
Q̇
Ṡout − Ṡin ≥ (2.7)
Tsource
Pour un écoulement permanent et adiabatique à travers un volume de contrôle, cela se ré-
duit à l’affirmation que le flux d’entropie sortant est supérieur ou égal au flux d’entropie
entrant :
Ṡout ≥ Ṡin (2.8)
1 dMσ
∑ Fσ = (
gc dt
+ Ṁout − Ṁin ) (2.9)
Cette équation stipule que la force nette agissant sur un volume de contrôle fixe est égale
au taux d’augmentation de la quantité de mouvement à l’intérieur du volume de contrôle
plus le flux net de la quantité de mouvement à travers le volume de contrôle. La quantité de
mouvement une équation vectorielle, ce qui implique qu’elle doit être appliquée dans une
direction donnée pour trouver une inconnue.
L’application des équations de volume de contrôle à un problème stationnaire donne
des résultats utiles avec seulement la connaissance des conditions à la surface de contrôle et
sans tenir compte de l’état du fluide à l’intérieur du volume de contrôle.
P = ρrT (2.10)
Où P, r, et T sont respectivement la pression, la température absolue et r est la constante
de gaz. La constante de gaz r est liée à la constante universelle des gaz R par la masse
22 Chapter 2. Rappels des principes fondamentaux de la thermodynamique et MDF
moléculaire du gaz M :
R
r= (2.11)
M
et R = 8.31434J/(mol.K ) = 1.98718Btu/(mol.R)
Les valeurs de la constante de gaz et de la masse moléculaire pour des gaz typiques sont
présentées dans la figure 2.4 dans plusieurs systèmes unitaires.
H = U + PV (2.12)
h = u + rT (2.13)
dh = du + rdT (2.14)
Cp
Cp = Cv + r; γ = (2.17)
Cv
L’équation de Gibbs, qui relie l’entropie par unité de masse s aux autres propriétés ther-
modynamiques d’une substance, peut être écrit comme suit :
du + Pd(1/ρ) dh + (1/ρ)dP
ds = = (2.18)
T T
Pour un gaz parfait, l’équation de Gibbs peut s’écrire simplement :
dT d(1/ρ)
ds = Cv +r (2.19)
T 1/ρ
dT dP
ds = Cp −r (2.20)
T P
Ces équations peuvent être intégrées entre les états 1 et 2 pour produire les expressions
suivantes pour le changement d’entropie :
dT
Z
ρ
s2 − s1 = Cv + r ln 1 (2.21)
T ρ2
Si les chaleurs spécifiques sont des fonctions connues de la température pour un gaz par-
fait, alors les variations de l’énergie interne, l’enthalpie et l’entropie peuvent être intégrées à
partir d’un état de référence et tabulées pour une utilisation ultérieure dans ce qu’on appelle
des tables de gaz:
u2 − u1 = Cv( T2 − T1 ) (2.22)
h2 − h1 = Cp( T2 − T1 ) (2.23)
T2 ρ2
s2 − s1 = Cv ln − r ln (2.24)
T1 ρ1
T2 P2
s2 − s1 = Cp ln − r ln (2.25)
T1 P1
T2 ρ2 s2 − s1
= ( )r/Cv exp (2.26)
T1 ρ1 Cv
T2 P2 s2 − s1
= ( )r/CP exp (2.27)
T1 P1 Cp
T2 ρ2 s2 − s1
= ( )γ−1 exp (2.28)
T1 ρ1 Cv
T2 P2 s2 − s1
= ( )(γ−1)/γ exp (2.29)
T1 P1 Cp
Les transferts d’énergie par travail doivent alors être sans frottement et il ne doit y avoir ni
transfert d’énergie thermique (chaleur) ni transfert de matière.
Pour un processus isentropique (i.e., s1=s2), les expressions obtenues pour un gaz parfait
ayant les chaleurs spécifiques (Cp et Cv) constantes se simplifient comme suit :
T2 P2
= ( )(γ−1)/γ (2.30)
T1 P1
T2 ρ2
= ( ) γ −1 (2.31)
T1 ρ1
P2 ρ2
= ( )γ (2.32)
P1 ρ1
dh = CpdT (2.33)
Donc, la température peut remplacer l’enthalpie dans les ordonnées du diagramme de
Mollier pour un gaz parfait. Lorsque la température T et l’entropie s sont les coordonnées
d’un diagramme de Mollier, nous l’appelons un diagramme T-s. Nous pouvons constru-
ire des lignes de pression et de densité constantes dans le diagramme T-s en utilisant des
équations 2.21.
Pour un gaz parfait ayant les chaleurs spécifiques (Cp et Cv) constantes, l’entropie d’un
état donné peut s’exprimer en fonction d’un état de référence (s=0) :
T ρ
s = Cv ln − r ln (2.34)
Tre f ρre f
T P
s = Cp ln − r ln (2.35)
Tre f Pre f
où Tre f , Pre f et ρre f sont les valeurs de la température, de la pression et de la densité,
respectivement, lorsque s = 0.
Comme le fluide de travail le plus courant dans les moteurs à respiration est l’air, la
figure 2.5 a été conçue pour l’air en utilisant les précédentes équations avec ces données:
PV = NRT (2.37)
Le mélange est considéré comme étant une somme de gaz parfaits indépendants, chacun
ayant la température T et occupant le volume V. La pression partielle du gaz i est :
T
Pi = Ni R (2.38)
V
2.6. Généralités sur les gaz parfaits 25
Avec
n
N= ∑ Ni (2.40)
i =1
Ni P
χi = = i (2.42)
N P
La loi de Gibbs – Dalton stipule également que l’énergie interne, l’enthalpie et l’entropie
d’un mélange sont respectivement égales à la somme des énergies internes, des enthalpies
26 Chapter 2. Rappels des principes fondamentaux de la thermodynamique et MDF
et des entropies des constituants lorsque chacun occupe le volume du mélange à la tem-
pérature du mélange. On peut donc écrire ce qui suit pour un mélange de n constituants
:
n n
E= ∑ Ei = ∑ m i ei (2.43)
i =1 i =1
n n
H= ∑ Hi = ∑ mi hi (2.44)
i =1 i =1
n n
S= ∑ Si = ∑ m i s i (2.45)
i =1 i =1
∑in=1 mi c pi
Cp = (2.46)
m
n
∑ mi cvi
Cv = i=1 (2.47)
m
Où m est la masse totale du mélange.
V2 V2
q − w = (h + )out − (h + )in (2.48)
2gc 2gc
2.7. Écoulements compressibles 27
V2 V2
q − w = Cp( T + )out − Cp( T + )in (2.49)
2gc Cp 2gc Cp
V2 2
Les quantités h + 2g c
et T + 2gVc Cp sont appelées, respectivement, l’enthalpie totale ht et la
température totale Tt .
La température T est appelée température statique pour la distinguer de la température
totale Tt. Lorsque V = 0, les températures statiques et totales sont identiques. De ces défini-
tions, il résulte que, pour un gaz parfait ayant les chaleurs spécifiques constantes,
Vy2 − V12
q − w = Cp( Ty − T1 ) + ( ) (2.52)
2gc
Avec q = w = 0 et Vy = 0, Ty devient:
V12
Ty = T0 = T1 + (2.53)
2gc Cp
Étant donné que l’équation de l’énergie est valide pour un écoulement avec / ou sans
friction, Ty = T0 est constante et indépendante du degré de friction entre 1 et y tant que
q = w = Vy = 0.
Bien que le gaz atteint la même température finale T0 via des processus réversibles ou
irréversibles, sa pression finale variera avec le degré d’irréversibilité associé au processus de
ralentissement. L’état de l’entropie et les équations de volume de contrôle pour l’écoulement
sont :
Ty Py
Cp ln − r ln = s y − s1 ≥ 0 (2.54)
T1 P1
Puisque Ty = T0 = constante, la valeur finale de Py dépend seulement de l’augmentation
d’entropie sy - s1, qui à son tour est une mesure du degré d’irréversibilité entre 1 et y.
Lorsque le processus de ralentissement entre 1 et y est réversible, avec sy -s1 = 0, la
pression finale est la pression totale Pt. L’état final est appelé l’état total t1 de l’état statique
1. En utilisant cette définition, la pression totale sera mesurée par la relation suivante :
Tt γ−γ 1
Pt = P( ) (2.55)
T
28 Chapter 2. Rappels des principes fondamentaux de la thermodynamique et MDF
Ces idées sont illustrées dans le diagramme en T de la figure 2.7. Imaginons que le gaz
qui s’écoule à la station 1 soit amené au repos de manière adiabatique sans travail apporté
à travers une conduite divergente vers une zone extrêmement grande à la station y, où la
vitesse d’écoulement est nulle. Si le conduit divergent est sans frottement, le processus de
ralentissement de 1 à y est isentropique avec la ligne de chemin αr dans le diagramme T-s.
Si le ralentissement est avec frottement, le processus de 1 à y est irréversible et adiabatique
(syi > s1 ) pour satisfaire l’équation d’entropie.
La pression totale d’un écoulement est définie comme la pression obtenue lorsque le
gaz est immobilisé de manière isentropique. Ainsi, la pression correspondant à l’état αr du
diagramme T-s est la pression totale du gaz à l’état 1. Le point d’état αr est appelé état total
ou de stagnation t1 du point statique 1.
2.7. Écoulements compressibles 29
Les concepts de pression totale et de température totale sont très utiles, car ces deux pro-
priétés ainsi que la troisième propriété (pression statique) d’un écoulement sont facilement
mesurées par le biais des tubes de pitot et des capteurs de température.
Soit un écoulement dans une conduite dans lequel P et T peuvent changer en raison de
l’interaction thermique et des effets de frottement, figure 2.8. Par définition, l’entropie total
en tout point donné d’un écoulement a la même valeur que l’entropie de l’état statique en
ce point. Par conséquent, st1 = s1 et st2 = s2.
T2 P2
s2 − s1 = Cp ln − r ln (2.56)
T1 P1
La variation de l’entropie entre t1 et t2 est:
Tt2 Pt2
st2 − st1 = Cp ln − r ln (2.57)
Tt1 Pt1
Comme st1 = s1 et st2 = s2 , donc: st2 − st1 = s2 − s1
Par conséquent, le changement d’entropie entre deux états d’un écoulement peut être
déterminé en utilisant des propriétés totales au lieu de propriétés statiques.
L’équation (2.52) indique que dans un écoulement adiabatique et sans travail (tel qu’il
existe dans une entrée d’air et une tuyère de moteur d’avion, ou dans une onde de choc),
nous avons :
Pt2
s2 − s1 = −r ln (2.58)
Pt1
Ainsi, pour un écoulement adiabatique, s2 − s1 ≥ 0:
Pt2
≤1 (2.59)
Pt1
30 Chapter 2. Rappels des principes fondamentaux de la thermodynamique et MDF
Par conséquent, la pression totale de l’air passant à travers une entrée d’air, une tuyère
ou une onde de choc ne peut pas augmenter et doit, en fait, diminuer en raison des effets
irréversibles du frottement.
T γ − 1 2 −1
= (1 + M ) (2.61)
Tt 2
P γ − 1 2 γ−−γ1
= (1 + M ) (2.62)
Pt 2
Ces équations montrent que pour chaque nombre de Mach, les rapports P/Pt et T/Tt
ont des valeurs uniques.
ṁ = ρAV = ρ⋆ A⋆ V ⋆ (2.66)
A ρ⋆ V ⋆ 1 T P⋆ a⋆ 1 P⋆ /P
⋆
= = ⋆
= √ (2.67)
A ρV MPT a M T ⋆ /T
A 1 2 γ − 1 2 2(γγ+−11)
= [ ( 1 + M )] (2.68)
A⋆ M γ+1 2
2.7. Écoulements compressibles 31
I = PA + ṁV/gc (2.69)
1 dMσ
∑ Fσ = (
gc dt
+ Ṁout − Ṁin ) (2.71)
Pour un écoulement stationnaire, la force axiale exercée sur le fluide traversant le volume
de contrôle est Iexit − Ientry , tandis que la force de réaction exercée par le fluide sur le volume
de contrôle est Ientry − Iexit .
La fonction d’impulsion rend possible une simplification presque inimaginable de l’évaluation
des forces appliquées sur les moteurs d’avion, les moteurs fusées et leurs composants. Par
exemple, bien que l’on puisse déterminer la force axiale nette exercée sur le fluide traver-
sant n’importe quel appareil en intégrant les composantes axiales de la pression et les forces
visqueuses sur chaque élément infinitésimal de la surface interne. Au lieu de cela, le résultat
intégré des forces est obtenu avec facilité et certitude en évaluant simplement le changement
de la fonction d’impulsion à travers le dispositif.
Le rapport des fonctions d’impulsion par rapport à celle de l’état critique (M = 1) sont
tabulées pour les écoulements compressibles :
I P A 1 + γM2
= (2.72)
I⋆ P⋆ A⋆ 1 + γ
32 Chapter 2. Rappels des principes fondamentaux de la thermodynamique et MDF
Vi2 V2
hi + = he + e = ht (2.73)
2gc 2gc
Ce qui signifie que l’enthalpie totale ht est une propriété fixe pour les écoulements isolés.
L’enthalpie totale est également égale à l’enthalpie qui existerait localement si l’écoulement
était complètement arrêté sans interactions énergétiques (c’est à dire isentropique).
Pour un gaz parfait ayant Cp et Cv constantes :
Vi2 V2
CpTi + = CpTe + e = CpTt (2.74)
2gc 2gc
Il est intéressant de représenter cette équation en termes d’enthalpie statique sans di-
mension et d’énergie cinétique sans dimension :
CpT V2
+ =1 (2.75)
CpTt 2gc CpTt
Qui peut s’écrire simplement :
H+K = 1 (2.76)
2.8. Dynamique des gaz monodimensionnel et diagramme H-K 33
Ce qui signifié que l’état de l’écoulement doit être quelque part sur une ligne droite.
Cette ligne est appelée ligne d’enthalpie totale constante (constant total enthalpy line).
D’après la définition du nombre de Mach, les iso-Mach sont données par la droite suiv-
ante :
γ−1 2
M H−K = 0 (2.77)
2
La figure 2.11 illustre la relation entre l’enthalpie statique sans dimension H et l’énergie
cinétique sans dimension K. Les droites émanant de l’origine sont des lignes de iso-Mach
constant qui augmentant de gauche à droite.
ṁ = ρi Vi Ai = ρe Ve Ae (2.78)
La force Fb appliquée par le fluide sur la surface du volume de contrôle sera (différence
d’impulsion) :
Fb gc
= Ve (1 + gc rTe /Ve2 ) − Vi (1 + gc rTe /Vi2 ) = Sae − Sai (2.81)
ṁ
Igc
Sa = = V (1 + gc rT/V 2 ) (2.82)
ṁ
Cette expression est connue en mécanique des fluides compressibles sous le nom de fonction
de poussée (stream thrust function). (Sa originally standing for mass flow rate specific thrust of air).
Elle est le paramètre qui conduit à la détermination de la poussée spécifique, une quan-
tité souvent utilisée dans l’évaluations
p des performances des moteurs.
Divisant l’Eq. 2.81 par gc CpTt et réarrangement, nous auront la fonction de la force de
poussée sans dimension pour un écoulement axial est :
r
Sa 1 2gc CpTt V2 γ − 1 CpT
Φ= p = ( 2
)[ 2 ( )+ ( )] (2.83)
gc CpTt 2 V 2gc CpTt γ CpTt
Réarrangement
r
Sa 1 γ−1
Φ= p = [2K + H] (2.84)
gc CpTt 2K γ
Pour un Φ donné, l’état de l’écoulement doit se situer quelque part sur une ellipse pas-
sant par l’origine.
F IGURE 2.12: H VS K
Cette équation est représentée sur la figure 2.12 pour des valeurs typiques de Φ et γ,
on peut voir que la courbe ressemble à une ellipse passant par l’origine. Pour un Φ donné,
l’état de l’écoulement doit se situer quelque part sur cette ligne courbe.
2.9. Conception et caractéristiques de fonctionnement des tuyères 35
Pour le cas particulier d’un écoulement à travers une section constante avec interaction
thermique mais sans frottement, cette ligne est connue dans la littérature classique sous le
nom de ligne de Rayleigh.
Les ruptures à l’extrémité droite de la ligne sont destinées à nous rappeler qu’il peut ne
pas être possible de trouver des valeurs moyennes des constantes de gaz valables sur toute
la plage, bien que l’on puisse judicieusement sélectionner la plage pour laquelle elles sont
convenablement précises.
Les propriétés de l’écoulement à n’importe quelle station sont liées par les équations
suivantes :
Pc = Pt = P( Tt /T )γ/(γ−1) (2.85)
1. Conception des tuyères. Nous souhaitons passer un débit massique donné avec des
pertes de friction minimales entre deux régions de pression différente (chambre de
stockage à Pc et région d’échappement à Pa) avec, par exemple, une certaine variation
supposée de la pression entre les deux régions.
Dans le premier cas, notre variable indépendante, ou connue, est la pression P, qui est
fonction de la position x. Dans le deuxième cas, notre variable indépendante, ou connue, est
la section A, qui est fonction de la position x.
Après avoir conçu une tuyère pour des conditions de fonctionnement spécifiques, nous
examinons maintenant ses caractéristiques de fonctionnement hors points de conception.
Nous souhaitons répondre à la question suivante : Compte tenu d’une tuyère, quelles sont
les distributions de pression isentropique et les débits massiques possibles à travers cette
tuyère ?
Une manière simple d’étudier cette question est de traiter une équation unique qui con-
tient toutes les restrictions imposées à l’écoulement par les équations de l’état et les équa-
tions du volume de contrôle. Les équations gouvernantes peuvent être combinées en une
seule équation. Nous avons :
PAV
ṁ = ρAV = (2.88)
rT
V2
Tt = T + (2.89)
2gc Cp
T γ/(γ−1)
P = Pt ( ) (2.90)
Tt
La combinaison de ces expressions de P, T et V donne l’équation suivante :
s
ṁ Pt 2gc γ P P
=√ [( )2/γ − ( )(γ+1)/γ ] (2.91)
A Tt r γ − 1 Pt P t
Pour des valeurs connues de Pc et de Tc d’un écoulement à travers une tuyère donnée,
on peux tracer ṁ/A vs P / Pt, avec P / Pt peut varier de 1 (dans une chambre de stockage
(P = Pc = Pt)) à 0 (le vide (P = 0)). Un graphique de m/ A vs P / Pt est donné dans la Fig.
2.14.
Comme il y a une valeur unique de M pour chaque P / Pt, l’échelle de nombre de Mach
avec l’axe P / Pt. Notez que M augmente lorsque P / Pt diminue de gauche à droite sur la
figure.
Nous notons que pour une valeur donnée de m/ A, il y a deux valeurs possibles pour
P / Pt. Dans un problème particulier, nous pouvons déterminer quelle valeur de P / Pt est
applicable en examinant les aspects physiques de l’écoulement.
Avec m et les sections de la tuyère aux stations B, C, D et E connues, nous déterminons
m / A à ces stations. Avec ces valeurs de m / A, on localise l’état de l’écoulement en lisant
les valeurs de P / Pt correspondant à ces stations
distribution de pression de la tuyère pour un débit massique inférieur au maximum et, par
conséquent, un écoulement subsonique à travers la tuyère.
La distribution de pression de la tuyère correspondant au débit dans I de la figure
2.16 peut être produite par des rapports de pression autres que la valeur de conception
Pn. Cependant, la pression du plan de sortie de la tuyère Pe et la pression de la zone
d’échappement Pa ne sont égales que pour le rapport de pression de tuyère de conception
Pn. Aux rapports de pression hors conception produisant l’écoulement I, Pe reste le même.
Quand Pe> Pa, la tuyère serait underexpanded. Dans ces conditions, le gaz dans la
tuyère ne s’est pas détendu jusqu’à la pression de la zone d’échappement. De même, lorsque
Pe< Pa, la tuyère est dite overexpanded car le gaz dans la tuyère s’est détendu à une valeur
inférieure à la pression de la zone d’échappement.
Pendant le fonctionnement de la tuyère (voir figure 2.17), le gaz circulant dans le récep-
teur augmente la pression dans la zone d’échappement Pa et diminue le rapport de pression
de la tuyère Pn. En conséquence, sept conditions de fonctionnement de rapport de pression
distinctes sont présentes.
4. Choc normal à la sortie. La pression dans le récepteur a augmenté jusqu’à une valeur
qui a déplacé l’onde de choc normale de la condition 3b dans le plan de sortie de la
tuyère. La pression du gaz entrant dans le choc normal est (Pe) x, et la pression sortant
est (Pe) y = Pa.
6. Sonic limit. La pression du récepteur a atteint une valeur qui produit un écoulement
isentropique sans choc dans toute la tuyère avec des conditions au col sonique et un
2.9. Conception et caractéristiques de fonctionnement des tuyères 39
Chapter 3
3.1 Introduction
Les principes de base des systèmes de propulsion des aéronefs sont traités dans ce chapitre.
L’accent est mis sur les systèmes de propulsion qui fonctionnent sur le cycle de Brayton. De
tels systèmes comprennent des turboréacteurs, des turbopropulseurs, des statoréacteurs et
leurs combinaisons.
Avant d’aborder les processus thermodynamiques impliqués dans ces systèmes, nous
considérons les forces agissant sur une conduite propulsive et leurs effets sur la force propul-
sive nette.
1. Un moteur;
Il existe deux types de nacelles, une nacelle suspendue à une aile (voir figure 3.2), et une
nacelle qui est, en fait, le fuselage de l’avion, exemples le F-15 et F-16 (voir figure 3.3). La
première catégorie participe dans la création de la poussée. Donc, la poussée d’un système
de propulsion dépendra 1) de son moteur et 2) de sa nacelle.
La poussée T d’un moteur suspendue à une aile d’avion est définie comme la force de
cisaillement dans la réaction du moteur, voir les figures 3.1 et 3.3.
Pour évaluer la force de poussée F, définie comme Fint + F ‘int, nous appliquons l’équation
de conservation de la quantité de mouvement à la surface de contrôle de la figure 3.4. La fig-
ure 3.5 montre le volume de contrôle considéré. Nous utilisons la convention selon laquelle
toutes les pressions utilisées seront des pressions relatives. Nous adoptons cette convention
car elle est utilisée par l’aérodynamicien pour calculer les forces de traînée et de portance
sur l’avion. L’application de l’équation de conservation de la quantité de mouvement donne
:
′
F = Fint + Fint (3.1)
′ ṁ9 V9 − ṁ0 V0
Fint + Fint + ( P0 − P0 ) A0 − ( P9 − P0 ) A9 = (3.2)
gc
ṁ9 V9 − ṁ0 V0
F − ( P9 − P0 ) A9 = (3.3)
gc
ṁ9 V9 − ṁ0 V0
F= + ( P9 − P0 ) A9 (3.4)
gc
Donc, la force de poussée d’un moteur non installé sur une aile contient des termes
complètement indépendants de la nacelle du système de propulsion. Les termes m, V9, A9
et P9 sont fixés par le moteur, tandis que les termes V0 et P0 sont fixés par les conditions de
vol.
′ ′
T = − R x = Fint + Fint − ( Fext + Fext ) (3.5)
′ est appelé la traînée D et F + F ′ est appelé la force de poussée du moteur
Où Fext + Fext int int
installé dans un fuselage, F.
T = F−D (3.6)
′ , sont appelées respectivement la traînée nacelle, D ,
Les deux composantes, Fext et Fext nac
et la traînée additive Dadd .
D = Dnac + Dadd (3.7)
Dans le calcul des forces de pression dans le terme de traînée, nous devons référencer
toutes les pressions à la pression ambiante P0. Ainsi, la traînée de pression sur la surface
externe de la nacelle est :
Z 9
Dnac = ( P − P0 )dAy (3.8)
1
où P est la pression absolue sur la surface de la nacelle dA, qui a une composante verti-
cale de dAy.
La traînée additive est la traînée de pression sur le tube de courant délimitant l’écoulement
interne entre les stations 0 et 1, ou
Z 1
Dadd = ( P − P0 )dAy (3.9)
0
L’application de l’équation de la quantité de mouvement au tube de courant illustré dans
la figure 3.6 entre les stations 0 et 1 donne : Forces sur le tube de courant = changement du
flux de quantité de mouvement
ρV 2 ρV 2
Z 1 Z Z Z
( P − P0 )dAy − ( P − P0 )dAy = dAy − dAy (3.10)
0 1 1 gc 0 gc
ρV 2 ρV 2
Z Z
Dadd = (P + )dAy − dAy − P0 A1 (3.11)
1 gc 0 gc
ρV 2 ρV 2
Z Z
Dadd = (P + )dAy − (P + )dAy − P0 ( A1 − A0 ) (3.12)
1 gc 0 gc
Pour un gaz parfait;
3.3. Efficacité propulsive 47
ρV 2
P+ = P(1 + γM2 ) (3.13)
gc
Z Z
Dadd = P(1 + γM2 )dAy − P(1 + γM2 )dAy − P0 ( A1 − A0 ) (3.14)
1 0
Pour un écoulement monodimensionnel:
Pour un observateur au sol (voir figure 3.8), le système de propulsion de l’avion se dé-
place à une vitesse V0 (la vitesse de l’avion) et l’air reçoit une augmentation d’énergie ciné-
tique, à travers le moteur, d’un montant (V9 − V0 )2 /(2gc ). Donc, l’effet total du moteur est
la somme de la puissance de propulsion FV0 et de l’énergie cinétique par unité de temps
communiquée à l’air traversant le moteur. Le seul but du moteur est de produire une puis-
sance propulsive, et cela s’appelle la puissance utile du système de propulsion. Le rapport
48 Chapter 3. Généralités sur les turboréacteurs
de la puissance utile sur la puissance totale du système de propulsion est appelé efficacité
propulsive :
TV0
ηp = (3.17)
Ẇout
3. Débit massique,
devient inefficace. Le conduit divergent subsonique fonctionne mieux à une vitesse don-
née (point de design) et à d’autres vitesses, le processus de compression est moins efficace
et la traînée externe est plus grande. Les modèles de l’écoulement d’air à travers l’entrée
subsonique sont illustrés à la figure 3.10.
3.4.2 Compresseur
Le compresseur a été le principal composant au cours des premières années de développe-
ment des turboréacteurs. Sir Frank Whittle, de Grande-Bretagne, a résolu le problème en
utilisant un compresseur centrifuge.
La fonction du compresseur est d’augmenter la pression de l’air entrant afin avoir une
meilleure combustion. En augmentant la pression de l’air, le volume de l’air est réduit, ce
50 Chapter 3. Généralités sur les turboréacteurs
qui signifie que la combustion du mélange carburant / air se produira dans un volume plus
petit.
Deux variantes de compresseur sont utilisées :
1. Compresseur centrifuge
2. Compresseur axial
3.4.3 Turbine
La turbine extrait l’énergie cinétique des gaz en expansion qui s’écoulent de la chambre de
combustion. L’énergie cinétique est convertie en puissance pour entraîner le compresseur.
Près des trois quarts de toute l’énergie disponible des produits de combustion sont néces-
saires pour entraîner le compresseur.
La turbine axiale se compose d’un rotor et de stators, comme illustré à la figure 3.16.
L’ensemble des aubes fixes de la turbine est un plan d’aubes (concentriques à l’axe de la
turbine) qui sont inclinées pour former une série de petites tuyères qui déchargent les gaz
sur les aubes de la roue de turbine. La décharge des gaz sur le rotor permet de transformer
l’énergie cinétique des gaz en énergie mécanique de l’arbre. Comme le compresseur axial,
la turbine axiale est généralement à plusieurs étages. Il y a généralement moins d’étages
de turbine que d’étages de compresseur car dans la turbine la pression diminue (processus
d’expansion), tandis que dans le compresseur la pression augmente (processus de compres-
sion). Dans chaque processus (expansion ou compression), les pales de la turbine axiale ou
du compresseur axial agissent comme des profils aérodynamiques, et le flux d’air sur le pro-
fil aérodynamique est plus favorable dans le processus d’expansion. Le résultat est qu’un
étage de turbine peut alimenter de nombreux étages de compresseur.
La turbine à impulsion et la turbine à réaction sont les deux types de base des turbines
axiales, comme le montre la figure 3.17.
réaction. Lors de la conception des turbines, les éléments suivants doivent être pris en
compte :
1. vitesse de rotation de l’arbre,
2. débit de gaz,
3. températures d’entrée et de sortie,
4. pressions d’entrée et de sortie,
5. vitesse d’échappement
6. puissance requise.
Si le turboréacteur est équipé d’un compresseur double, la turbine doit également être dou-
ble ou divisée.
3.4.4 Tuyère
Le but principal de la tuyère est d’augmenter la vitesse des gaz d’échappement pour créer
la poussée. Le turboréacteur convertit l’énergie interne du carburant à une énergie ciné-
tique dans le gaz d’échappement. La poussée nette du moteur est le résultat de l’opération
d’expansion des gaz à travers la tuyère, et elle peut être calculée en appliquant la deuxième
loi de mouvement de Newton.
Les deux types de tuyère utilisés dans les turboréacteurs sont les tuyères convergentes
et convergentes-divergentes.
54 Chapter 3. Généralités sur les turboréacteurs
L’injection d’eau dans la chambre de combustion produit le même effet, mais avec une
plus grande consommation d’eau. L’injection d’eau dans une journée chaude peut aug-
menter la poussée de décollage jusqu’à 50% car la masse d’air d’origine entrant dans le
turboréacteur est inférieure pour une journée chaude. La quantité d’air entrant dans une
turbomachine est déterminée par ses contraintes volumétriques ; par conséquent, il s’ensuit
que le débit massique pour une journée chaude sera moindre car l’air est moins dense.
3.5.2 Postcombustion
La postcombustion est une section de conduit entre la turbine et la tuyère d’échappement.
Elle se compose d’une section du conduit, des injecteurs de carburant et des supports de
flamme. Il est possible d’avoir une postcombustion car, dans la section chambre de combus-
tion principal, les produits de combustion sont riches en air. L’opération de postcombustion
a pour effet d’augmenter la température des gaz d’échappement qui, lorsqu’ils sont évacués
par la tuyère, atteindront une vitesse de sortie plus élevée.
56 Chapter 3. Généralités sur les turboréacteurs
Les composants de base du cycle de Brayton sont illustrés à droite sur la figure 13.19-
b. Dans le cycle idéal, les processus à travers le compresseur et la turbine sont considérés
comme réversibles et adiabatiques (isentropiques). Les processus à travers le réchauffeur et
le refroidisseur sont considérés comme étant à pression constante.
Pour un gaz parfait ayant Cp et Cv constantes, l’analyse thermodynamique du cycle de
Brayton idéal donne les équations suivantes pour le taux de transfert d’énergie de chaque
composant :
NetẆout
ηt = (3.23)
Q̇in
3.6. Cycle de Brayton 57
P3 (γ−1)/γ T3 T
( ) = = 4 (3.24)
P2 T2 T9
donc;
1 (γ−1)/γ
ηt = 1 − (
) (3.25)
PR
L’efficacité thermique du cycle de Brayton idéal est présentée dans la figure 3.20.
Avec PR est le taux de compression, PR = P3 /P2 .
Pour un cycle de Brayton idéal avec une température d’entrée de compresseur fixe, T2,
et une température de sortie de réchauffeur T4, un calcul simple donne une expression pour
le rapport de pression P3 / P2 et le rapport de température associé T3 / T2 donnant le
rendement net maximum par unité de masse. Cette pression optimale du compresseur, ou
rapport de température, correspond à la zone maximale dans le cycle sur un diagramme T-s,
comme le montre la figure 3.21.
On peut montrer que le rapport optimal de température du compresseur est donné par:
s
T3 T4
( )maxWork = (3.27)
T2 T2
La variation de la puissance maximale de sortie avec T4 pour un cycle de Brayton idéal
pour T2 = 288K est présentée dans la figure 3.22.
58 Chapter 3. Généralités sur les turboréacteurs
1. Un cycle avec une turbine haute pression (HP) entraînant le compresseur et une tur-
bine à puissance libre fournissant la puissance de sortie,
T3.5 = T9 (3.28)
60 Chapter 3. Généralités sur les turboréacteurs
et
T9.5 = T3 (3.29)
Notez que la régénération n’est possible que lorsque T9 est supérieur à T3 , ce qui néces-
site de faibles rapports de pression de cycle.
L’efficacité thermique du cycle de Brayton idéal avec régénération est présentée dans
la figure 3.26. Lorsque la régénération est ajoutée au cycle de base de Brayton, l’apport
d’énergie au réchauffeur est réduit, ce qui augmente l’efficacité thermique du cycle.
Chapter 4
4.1 Introduction
Les types de propulsion des moteurs fusées et les paramètres de base utilisés dans l’évaluation
de ses performances sont décrits dans ce chapitre. Tout d’abord, les concepts de poussée, de
vitesse d’échappement efficace et d’impulsion spécifique sont présentés. Pour déterminer
les exigences des moteurs fusées, certains concepts de mécanique du vol orbital sont in-
troduits ainsi que les rapports de masse des fusées, l’accélération des fusées et les fusées à
plusieurs étages. Cette section sur les exigences et les capacités est suivie d’une discussion
générale sur les différentes sources de propulsion des fusées et d’un résumé de leurs capac-
ités. Après cette introduction générale à la propulsion et au vol de fusée, une discussion sur
les types de tuyère de fusée, une étude des paramètres de performance détaillés pour les
moteurs fusées.
1. La pression atmosphérique agit partout sur la surface externe de la fusée. (Il n’y a pas
d’interaction entre le jet sortant de la tuyère et l’air en contact avec la surface externe
de la fusée.)
La fusée de la figure 4.1 est maintenue en place par une liaison et éjecte un gaz vers
l’arrière dans les conditions précédentes. La force de cisaillement à la section B-B de l’entretoise
de réaction est égale en magnitude à la poussée idéale de la fusée. Comme le montre le di-
agramme de corps libre de la figure 4.1, la poussée est produite par la force interne sur la
coque de la fusée.
Dans le vide, la poussée serait identique à Fint, mais moins que la force interne dans
l’atmosphère en raison des forces de pression ambiante agissant sur la surface externe de
62 Chapter 4. Généralités sur les moteurs fusées
la fusée. La force externe est due uniquement aux forces de pression atmosphérique et est
donnée par :
Fext = Pa Ae (4.1)
Si l’écoulement interne est supposé isentropique, la force intérieure est due uniquement
aux forces de pression. C’est la somme de toutes les forces de pression exercées par le gaz
sur les surfaces intérieures. La force interne est facilement évaluée en termes de propriétés
d’écoulement par application de l’équation de conservation de la quantité de mouvement à
la surface de contrôle indiqué sur la figure 4.2 :
1 ṁVe
| Fint | = Pe Ae + ρe Ae Ve2 = Pe Ae + (4.2)
gc gc
La force de la poussée idéale Fi est donnée par:
Donc;
ṁVe
Fi = + ( Pe − Pa ) Ae (4.4)
gc
F IGURE 4.3: Forces agissant sur la paroi de la tuyère pour une considération
de la poussée optimale
La figure 4.3 montre une vue agrandie de la distribution de pression sur les surfaces
externes et internes près de la sortie de la tuyère. La pression externe Pa est constante. La
pression interne diminue d’une valeur supérieure à Pa au point x à Pa au point y, et à une
valeur inférieure à Pa au point z, correspondant à une tuyère overexpanded. Maintenant,
comme Ae est augmentée en ajoutant des surfaces jusqu’à la station y, nous constatons que la
poussée est augmentée parce que la pression interne sur ces surfaces ajoutées est supérieure
à Pa. Si Ae est augmentée au-delà de cette valeur correspondant à y, la poussée est diminuée
parce qu’il y a une force de traînée nette agissant sur les surfaces au-delà de y car la pression
interne est inférieure à Pa entre y et z. Donc, la poussée est maximale pour Pe = Pa et la
vitesse de sortie correspondant à cette condition sera notée Vop :
ṁ(Ve )opt
( Fi )opt = (4.6)
gc
Si la tuyère est à une altitude plus élevée, la pression ambiante est réduite à une valeur
de Pa’, indiquée par la ligne pointillée de la figure 4.3. La pression à cette altitude est telle
64 Chapter 4. Généralités sur les moteurs fusées
que la pression interne agissant sur la paroi de la tuyère de y à z est supérieure à la nouvelle
pression ambiante. À cette altitude, la surface de la tuyère de y à z est une surface produisant
une poussée et doit être conservée. Cela signifie qu’un rapport de surface plus élevé à des
altitudes plus élevées produit une poussée optimale.
ṁVe
( Fi )vide = Fint = + Pe Ae (4.7)
gc
ṁ p Ve
F − ( Pe − Pa ) Ae = (4.8)
gc
Il convient de définir une vitesse d’échappement effective C ⋆ telle que :
( Pe − Pa ) Ae gc
C ⋆ ≡ Ve + (4.9)
ṁ p
En utilisant cette définition de la vitesse d’échappement effective, la poussée idéale est sim-
plement :
ṁC ⋆
Fi = (4.10)
gc
Les valeurs de la vitesse d’échappement d’une fusée Ve et de la pression d’échappement
Pe dépendent du type de moteur de fusée ainsi que de sa conception et de son fonction-
nement. Pour un lancement depuis la surface de la terre vers une orbite terrestre, la pression
atmosphérique Pa varie d’un minimum de zéro (vide) à un maximum de celle au niveau de
la mer.
Pour un moteur fusée où le débit massique et les conditions de la chambre de combustion
sont constantes, la vitesse effective d’échappement C et la poussée idéale Fi varieront d’une
valeur faible pour le fonctionnement au niveau de la mer à une valeur élevée dans des
conditions a haute altitude. La figure 4.5 montre la variation prévue de la poussée avec
l’altitude pour le moteur principal de la navette spatiale (SSME). La variation de la vitesse
d’échappement effective C sera la même que la poussée multipliée par une constante.
F IGURE 4.6: Forces agissant sur une masse en orbite proche de la Terre
La force de gravité agissant sur une masse m à une distance r du centre de la terre est
mg0 gc Re, où Re est le rayon de la Terre (3959 miles, 6370 km), et g0 est l’accélération de la
gravité à la surface de la Terre ( 32,174 pi / s2, 9,807 m / s2). En se référant au diagramme
de force de la Fig. 4.6, nous avons :
mVs2 Re 2
= mg0 (4.13)
r r
La résolution de cette équation en terme de la vitesse du satellite Vs à une hauteur h au-
dessus de la surface de la Terre (r = Re + h) donne :
s
Re2
Vs = g0 (4.14)
Re + h
4.3. Propulsion des moteurs fusées 67
Pour une orbite terrestre circulaire à 160 km (100 miles), Eq. (4.14) donne une vitesse
de satellite de 7800 m / s (25,600 ft / s). Ainsi une fusée doit augmenter la vitesse de zéro
au lancement à 7800 m / s à 160 km. Le carburant du système de propulsion est la source
d’origine de l’énergie cinétique. L’énergie cinétique (KE) de la masse orbitale est simplement
donnée par mV2 s = (2 gc), et le changement d’énergie potentielle (delta PE) est donné par :
m0 = m pl + m p + mdw (4.20)
1
MR = (4.23)
λ+δ
F IGURE 4.8: Bilan des forces extérieures appliquées sur une fusée
Réarrangement
mdV Vedm p
= (( Pe − Pa) Ae − D − mg/gc cosθ )dt + (4.26)
gc gc
dm
dm p = ṁ p dt = − dt (4.27)
dt
mdV Veṁ p
= (( Pe − Pa) Ae + − D − mg/gc cosθ )dt (4.28)
gc gc
( Pe − Pa ) Ae gc
C ⋆ = Ve + (4.29)
ṁ p
donc
dm dm
dV = −C ⋆ −( + gcosθ )dt (4.30)
m m/gc
Pour un lancement à partir de la surface de la Terre, l’accélération de la gravité g peut
être écrite en termes de rayon à partir du centre de la Terre, r, d’accélération de la gravité au
niveau de la mer, g0, et de rayon de la Terre, Re, comme suit:
g = g0 ( Re /r )2 (4.31)
dm D
dV = −C ⋆ −( + g0 ( Re /r )2 cosθ )dt (4.32)
m m/gc
Intégration cette équation du décollage au burnout donne la relation souhaitée entre l’incrément
de vitesse ∆V du véhicule et le temps de combustion tb du système de propulsion, la vitesse
70 Chapter 4. Généralités sur les moteurs fusées
ṁC ⋆
Z mbo Z tbo Z tbo
dm F
∆Ve f f ective = − C⋆ = dt = gc dt (4.37)
m0 m t =0 m t =0 m
1
∆Ve f f ective = C ⋆ log(m0 /mbo ) = C ⋆ log( MR) = C ⋆ log( ) (4.39)
λ+δ
Cette équation montre la relation exponentielle entre le rapport de masse et le rapport de
vitesse effective (∆Ve f f ective /C ⋆ ) (voir figure 4.9). Elle montre l’extrême sensibilité du rapport
de masse à la vitesse d’échappement effective pour une mission à haute énergie donnée
(grand ∆Ve f f ective ).
De nombreuses missions spatiales nécessitent plusieurs ∆Ve f f ective . Envisagez une mis-
sion de l’orbite terrestre à la surface de la lune et revenez. Cette mission nécessitera au moins
six DV:
1
∆V/C ⋆ = log( MR) = log( ) (4.40)
λ+δ
1
MR = = exp(∆V/C ⋆ ) (4.41)
λ+δ
Pour les moteurs fusées dans l’espace libre, l’incrément de vitesse efficace ∆Ve f f ective est
égal à l’incrément de vitesse ∆V du véhicule.
m pl i = m0 i + 1 (4.42)
72 Chapter 4. Généralités sur les moteurs fusées
pour i<N
de l’équation 39, la masse initiale de l’étage i est:
1
m0 i = m i (4.43)
exp(−∆V/C ⋆ i − δi ) pl
λi = −∆V/C ⋆ i − δi (4.44)
utilisant l’équation 38, l’incrément de vitesse total ∆Vtotal pour une fusse à N étage est:
N
1
∆Vtotal = ∑ Ci log( λi + δi ) (4.45)
i =1
Le rapport de la masse utile totale λ0 pour une fusse à N étage est le produit de tous les λi :
λ0 = ΠiN=1 λi (4.46)
Les équations 4.42 et 4-43 peuvent être utilisées pour obtenir le rapport de masse requis
pour chaque étage i d’une fusée à plusieurs étages.
Les données de la figure 4.17 offrent plusieurs nouvelles façons de classer les systèmes
de propulsion. Par exemple, les valeurs d’impulsion spécifiques varient sur un spectre as-
sez continu de 200 (l’extrémité inférieure de la plage chimique) jusqu’à 100 000 (l’extrémité
supérieure de la plage ionique). Ainsi, l’ordre dans lequel les systèmes sont répertoriés dans
la figure 15 est une classification basée sur l’amplitude de l’impulsion spécifique. Il y a, bien
sûr, un certain chevauchement, mais dans une large mesure, chacun des systèmes comble
une lacune dans le spectre d’impulsion spécifique.
La figure 4.18 est un résumé des systèmes de propulsion obtenus en traçant les don-
nées de la figure 15. Remarquez la distinction très claire entre les systèmes à forte poussée
et à faible poussée. Notez également qu’il existe une gamme assez continue de capacité
d’impulsion spécifique de 200 à 100 000 avec un certain chevauchement important entre les
systèmes de propulsion électrique.
la tuyère avec Pc / Pa = Pc / Pe. Avec ces données, le col de la tuyère et les zones de sortie
peuvent être obtenues en utilisant le paramètre de débit massique (MFP). En fin, la déter-
mination de la forme de la tuyère se réduit à un problème de choisir un contour fournissant
une longueur minimale (poids minimal) et produisant une poussée maximale.
Summerfield a établi un critère pour juger si une séparation est susceptible de se pro-
duire dans la section de sortie d’une tuyère conique. Le critère est basé sur une accumulation
de résultats expérimentales provenant de nombreuses sources. Les données expérimentales
donnent les rapports de pression Pa / Pwe (Pwe = pression de paroi à la sortie pour une
tuyère conique à 15 degrés = Pe) qui ont produit une séparation de l’écoulement dans les
tests de tuyère coniques à 15 degrés pour divers rapports de pression. Les points de données
sont dispersés dans toute la région hachurée de la figure 4.21. Le critère de Summerfield
indique que pour des rapports de pression (Pa/Pwe) supérieurs à 2,5, une séparation est
susceptible de se produire à la sortie d’une tuyère conique à 15 degrés pour les rapports de
pression de tuyère (Pc/Pa) plus de 20.
F IGURE 4.23: Rapport de poussée réelle et optimale pour les tuyères cloche et
coniques par rapport à l’altitude (rapport de pression)
De toute évidence, une tuyère C-D à section variable techniquement n’est pas réalisable.
Il est cependant possible de concevoir une tuyère de sorte que l’écoulement en expansion
ne soit pas lié à des parois solides. Dans de telles tuyère à expansion libre, l’écoulement en
expansion est lié par une surface solide et une surface d’expansion à glissement libre. La
80 Chapter 4. Généralités sur les moteurs fusées
limite de la ligne de glissement réglable, en effet, produit une tuyère à rapport de section
variable qui s’adapte aux changeants de rapports de pression. Les tuyères à expansion libre
ont donc tendance à fonctionner à une expansion optimale, le rapport poussée / poussée
optimale étant assez insensible aux variations d’altitude.
Nous introduisons Γ car il est plus simple à écrire que la racine carrée de nombreux
termes exponentiels impliquant g. Γ est fonction du seul rapport de chaleur spécifique des
gaz de combustion et est donné à la figure 4.24 pour une plage de valeurs de γ.
F IGURE 4.24: Γ vs γ
Résolution de l’éq. 4.48 pour le débit massique donne l’expression simple suivante pour
le débit massique de tuyère de fusée :
Γ
ṁ = Pc At gc p (4.50)
rgc Tc
4.6. Paramètres des fusées chimiques 81
4.6.3 C⋆
La quantité d’Eq. (4.50) a pour dimensions la vitesse, et comme on vient de le voir, sa valeur
est déterminée par la température des gaz de combustion Tc et les caractéristiques des gaz
de combustion, γ et r. Pour un ergol donné, cette quantité est donc une caractéristique
du processus de réaction de l’ergol car le processus de combustion de l’ergol va établir la
température de flamme Tc et la composition du mélange gazeux constituant les produits de
combustion.
La composition des gaz de combustion détermine à son tour γ et la masse moléculaire.
Cette grandeur, qui a pour dimensions la vitesse et une valeur caractérisée par le processus
de combustion de l’ergol, est appelée vitesse caractéristique. Ainsi, par définition :
p
⋆ rgc Tc
C = (4.53)
Γ
La vitesse caractéristique peut être déterminée théoriquement par les méthodes de la
thermochimie. Cette valeur théorique peut être comparée à une valeur de C déterminée
expérimentalement pour évaluer le processus de combustion réel par rapport au processus
de combustion "théorique". Des valeurs expérimentales de C peuvent être obtenues lors
d’un test de moteur-fusée en mesurant le débit massique du propulseur, la pression de la
chambre Pc et la zone de gorge de la tuyère At. Ces données et Eq. (4.50) donne la valeur
expérimentale Cx⋆ . Ainsi,
Pc At
Cx⋆ = (4.54)
ṁ/gc
avec Pc, At et m obtenus à partir des données mesurées.
Théoriquement:
p
⋆ rgc Tc
Ci = (4.55)
Γ
avec r, Tc et Γ obtenus par thermochimie.
Une chambre de combustion bien conçue devrait donner une valeur de Cx⋆ supérieure
à 90% de la valeur théorique calculée par des moyens thermochimiques et Eq. (4.53). Une
valeur expérimentale de Cx⋆ inférieure à 0,9 de la valeur théorique serait la preuve d’une
chambre de combustion ou d’un injecteur mal conçu.
82 Chapter 4. Généralités sur les moteurs fusées
Ae Γ
=r (4.58)
At 2γ Pe γ2
γ +1
γ−1 (( Pc ) − ( PPce ) γ )
Donc;
s
Ve γ+1 Pe γ−1
= (−( ) γ ) (4.59)
Vt γ−1 Pc
Les équations (4.58) et (4.59) sont tracées pour plusieurs valeurs de γ. en fonction de
Pc/Pe sur la Fig. 4.28 en Ae/At et en Ve/Vt, respectivement. Notez qu’un rapport d’aire
(Ae/At) de 50 est nécessaire pour obtenir une valeur de deux pour Ve/Vt avec γ = 1, 4.
F
CF = (4.60)
Pc At
Pourquoi utiliser le coefficient de poussée à la place de la poussée ?
2. Ses valeurs numériques ont une taille pratique comprise entre 0,6 et 2,2.
3. Il fournit un facteur de mérite qui est indépendant de la taille de la fusée et forme une
base commune avec laquelle comparer des fusées de différentes tailles.
Pe Ae
CFi vide = CFi opt + (4.64)
Pc At
L’équation (4.61) peut être facilement résolue à l’aide de graphiques. Dans la Fig. 4.29
(CFi)vide est tracé en fonction de γ et du rapport de surface de la tuyère.
Fi ṁC/gc
CFi = = (4.66)
Pc At Pc At
C = CFi C ⋆ (4.67)
Cette équation montre que la vitesse d’échappement effective C peut être exprimée comme
le produit du coefficient de poussée idéal (dépendant principalement de la surface de la buse
et des rapports de pression) par la vitesse caractéristique (dépendant de la thermochimie).
87
Chapter 5
5.1 Introduction
L’analyse des cycles idéaux des moteurs étudie les changements thermodynamiques du flu-
ide de travail lorsqu’il circule dans le moteur. Elle se décompose en deux types d’analyse
: l’analyse paramétrique du cycle (également appelée design point ou on-design) et l’analyse
des performances du moteur (également appelée off-design). L’analyse de cycle paramétrique
détermine les performances des moteurs dans différentes conditions de vol et les valeurs des
paramètres de choix de conception (par exemple, le rapport de pression du compresseur) et
les paramètres de limite de conception (par exemple, la température de sortie de la chambre
de combustion). L’analyse des performances du moteur détermine les performances d’un
moteur spécifique dans toutes les conditions de vol et les réglages de l’accélérateur.
On adopte la convention de la numérotation des stations des systèmes propulsifs illus-
trée dans la figure 5.1 Les étapes de l’analyse du cycle paramétrique du moteur énumérées
ci-dessous sont basées sur un moteur à réaction avec une seule entrée et un seul échappe-
ment. Ainsi, ces étapes n’utiliseront que les numéros de station pour le flux du moteur
principal (de 0 à 9) illustré à la Fig. 5.1
F IGURE 5.1: Numérotation des stations pour les moteurs à turbine à gaz
Tt0 γ−1 2
τr = = 1+ M0 (5.1)
T0 2
Pt0 γ − 1 2 γ/(γ−1)
πr = = (1 + M0 ) (5.2)
P0 2
5.2. Étapes de l’analyse paramétrique du cycle du moteur 89
Ainsi, la température et la pression totales du courant libre peuvent être écrites comme
suit: Tt0 = T0 τr et Pt0 = P0 πr
2. De plus, τλ est défini comme étant le rapport entre l’enthalpie de sortie du brûleur
CpTt et l’enthalpie ambiante CpT0 :
(CpTt )sortie
τλ = (5.3)
CpT0
Les rapports de température totale, les rapports de pression totale, etc., peuvent être
classés dans l’une des quatre catégories suivantes :
4. Paramètres de choix : πc , π f
1. En partant d’une équation pour la poussée du moteur non installé, nous réécrivons
cette équation en termes de rapports de pression totale et de température totale : la
pression ambiante P0 , la température T0 et la vitesse du son a0 , et le nombre de Mach
de vol M0 comme suit :
1
F= (ṁ9 Ve − ṁ0 V0 ) + A9 ( P9 − P0 ) (5.4)
gc
F a0 ṁ9 V9 A9 P9 P0
= ( − M0 ) + (1 − ) (5.5)
ṁ0 gc ṁ0 a0 ṁ0 P9
V9 2 a2 M 2 γ9 r9 gc T9 2
( ) = 929 = M (5.6)
a0 a0 γ0 r0 gc T0 9
90 Chapter 5. Analyse paramétriques des cycles idéaux des moteurs
γ − 1 2 γ−γ 1
Pt9 = P9 (1 + M9 ) (5.7)
2
avec
f
S= (5.12)
F/ṁ0
9. Développer des expressions pour les efficacités thermique et propulsive.
Remarque :
Pour l’analyse des cycles idéaux, nous supposons ce qui suit :
τd = τn = 1 (5.13)
πd = πn = 1 (5.14)
5.3. Exemples d’application 91
γ −1
τc = πc γ (5.15)
γ −1
τt = πt γ (5.16)
ṁ f
≪1 (5.17)
ṁc
et
3. Le fluide de travail est l’air qui se comporte comme un gaz parfait avec des chaleurs
spécifiques constantes.
1. Ramjet idéal
2. Turboréacteur idéal
4. Turbofan idéal
• 1 étape
1
F= (ṁ9 V9 − ṁ0 V0 ) + A9 ( P9 − P0 ) (5.19)
gc
ṁ0 ṁ0 a0 V9
F= (V9 − V0 ) = ( − M0 ) (5.20)
gc gc a0
92 Chapter 5. Analyse paramétriques des cycles idéaux des moteurs
• 2 étape
V9 2 a2 M 2 γ9 r9 gc T9 M92 T9
( ) = 929 = = M92 (5.21)
a0 a0 γ0 r0 gc T0 T0
• 3 étape
Pt9 = P0 πr (5.23)
Pt9 Pt9 P0 P0
= = πr = πr (5.24)
P9 P0 P9 P9
pour un écoulement isentropique:
2 Pt9 2 (γ−1)/γ
M92 = (( )(γ−1)/γ − 1) = ( πr − 1) (5.25)
γ − 1 P9 γ−1
(γ−1)/γ
πr = τr (5.26)
2
M92 = (τr − 1) = M02 (5.27)
γ−1
donc M0 = M9
• 4 étape
Tt9 Pt9
= ( )(γ−1)/γ (5.29)
T0 P9
T9 Tt9 /T0 τr τb τr τb
= = ( − 1 ) /γ
= (5.30)
T0 Tt9 /T9 ( Pt9 /P9 ) γ τr
T9
= τb (5.31)
T0
• 5 étape
L’application de l’équation d’énergie à flux constant au volume de contrôle autour du
brûleur
ṁ0 + ṁ f ∼
= ṁ0 et Cp2 = Cp4 = Cp pour un moteur idéal, donc;
94 Chapter 5. Analyse paramétriques des cycles idéaux des moteurs
Tt4
ṁ f h PR = ṁ0 Cp( Tt4 − Tt2 ) = ṁ0 CpTt2 ( − 1) (5.34)
Tt2
Le rapport fuel/air est défini par:
ṁ f CpTt2 Tt4
f = = ( − 1) (5.35)
ṁ0 h PR Tt2
Pour un moteur idéal, Tt0 = Tt2 = T0 τr et Tt4 /Tt2 = τb , donc:
CpT0 τr
f = (τb − 1) (5.36)
h PR
• 6 étape
Cette tape n’est pas applicable dans le cas des ramjets (absence de turbine).
• 7 étape
Comme M9 = M0 et T9 /T0 = τb , donc:
V9 2 T9
( ) = M92 = τb M02 (5.39)
a0 T0
Conclusion:
ṁ0 a0 M0 √
r
ṁ0 a0 M0 τλ
F= ( τb − 1) = ( − 1) (5.40)
gc gc τr
a0 M0 √
r
F a0 M0 τλ
= ( τb − 1) = ( − 1) (5.41)
ṁ0 gc gc τr
• 8 étape
f
S= (5.42)
F/ṁ0
CpT0 gc (τλ − τr )
S= √ (5.43)
a0 M0 h PR ( τλ /τr − 1)
• 9 étape
Efficacité thermique:
1
ηT = 1 − (5.44)
τr
Efficacité propulsive:
5.3. Exemples d’application 95
2
ηP = √ (5.45)
τλ /τr + 1
Efficacité globale:
2(τr − 1)
ηOverall = ηT ηP = √ (5.46)
τλ τr + τr
Récapitulatif
2. Les sorties
F/ṁo , f , S, ηT , ηP et ηOverall
Analyse du cycle
• 1 étape
Pour un moteur idéal, P9 = P0 et ṁ9 = ṁ0 :
F 1 a0 V9
= (V9 − V0 ) = ( − M0 ) (5.47)
ṁ0 gc gc a0
• 2 étape
Pour un moteur idéal: γ9 = γ0 = γ et r9 = r0 = r:
V9 2 a2 M 2 γ9 r9 gc T9 M92 T9
( ) = 929 = = M92 (5.48)
a0 a0 γ0 r0 gc T0 T0
• 3 étape
96 Chapter 5. Analyse paramétriques des cycles idéaux des moteurs
γ − 1 2 γ/(γ−1)
Pt9 = P9 (1 + M9 ) (5.49)
2
Pt9 = P0 πr πc πt (5.51)
Pt9 Pt9 P0 P0
= = πr π c π t = πr π c π t (5.52)
P9 P0 P9 P9
Pour un écoulement isentropique à travers un moteur idéal:
2 Pt9 2
M92 = (( )(γ−1)/γ − 1) = ((πr πc πt )(γ−1)/γ − 1) (5.53)
γ − 1 P9 γ−1
(γ−1)/γ (γ−1)/γ (γ−1)/γ
Pour un moteur idéal, πr = τr , πc = τc , πt = τt
2
M92 = (τr τc τt − 1) (5.54)
γ−1
• 4 étape
T9 Tt9 /T0 τr τc τb τt τr τc τb τt
= = ( − 1 ) /γ
= (5.56)
T0 Tt9 /T9 ( Pt9 /P9 ) γ τr τc τt
5.3. Exemples d’application 97
T9
= τb (5.57)
T0
• 5 étape
L’application de l’équation d’énergie à flux constant au volume de contrôle autour du
brûleur
ṁ0 ht3 + ṁ f h PR = (ṁ0 + ṁ f )ht4 (5.58)
ṁ0 + ṁ f ∼
= ṁ0 et Cp3 = Cp4 = Cp pour un moteur idéal, donc;
Tt4 Tt3
ṁ f h PR = ṁ0 Cp( Tt4 − Tt3 ) = ṁ0 CpT0 ( − ) (5.59)
T0 T0
ṁ f CpT0 Tt4 Tt3
f = = ( − ) (5.60)
ṁ0 h PR T0 T0
Cp4 Tt4 T
τλ = = t4 (5.61)
Cp0 T0 T0
CpT0 τr τc
f = CpT0 /h PR (τλ − τr τc ) = (τb − 1) (5.63)
h PR
Tt5
Ẇt = ṁ0 CpTt4 (1 − ) = ṁ0 CpTt4 (1 − τt ) (5.65)
Tt4
Tt3
Ẇc = ṁ0 CpTt2 ( − 1) = ṁ0 CpTt2 (τc − 1) (5.67)
Tt2
Pour un moteur idéal, Ẇt = Ẇc :
Tt2 τt
τt = 1 − (τc − 1) = 1 − (τc − 1) (5.68)
Tt4 τλ
• 7 étape
V9 2 T9 2 τλ
( ) = M92 = (τr τc τt − 1) (5.69)
a0 T0 γ − 1 τr τc
Avec
F a0 V9
= ( − M0 ) (5.70)
ṁ0 gc a0
Donc: s
F a0 2 τλ
= ( (τr τc τt − 1) − M0 ) (5.71)
ṁ0 gc γ − 1 τr τc
98 Chapter 5. Analyse paramétriques des cycles idéaux des moteurs
• 8 étape
f
S= (5.72)
F/ṁ0
• 9 étape
Efficacité thermique:
1
ηT = 1 − (5.73)
τr τc
Efficacité propulsive:
2M0
ηP = (5.74)
V9 /a0 + M0
Efficacité globale:
ηOverall = ηT ηP (5.75)
Récapitulatif
2. Les sorties
F/ṁo , f , S, ηT , ηP et ηOverall
F IGURE 5.8: Numérotation des stations pour un turboréacteur idéal avec post-
combustion
Analyse du cycle
La même approche suivie pour le cas du turboréacteur idéal est applicable au Turboréac-
teur idéal avec postcombustion avec des modification opérées aux équations en prenant
compte de la postcombustion.
La vitesse V9 :
V92 P9
= Tt9 − T9 = Tt9 (1 − ( )(γ−1)/γ ) (5.76)
2gc Cp Pt9
5.3. Exemples d’application 99
Du diagramme T-s:
P9 P‘
= 9 (5.77)
Pt9 Pt5
Donc:
V9 2 Tt9
( ) = (5.78)
V9‘ Tt5
L’équation 72 peut être obtenue à partir du diagramme HK; P9‘ /Pt5 = P9 /Pt9 (combus-
tion isobare Pt5 = Pt9 ) et M9‘ = M9
et à partir des triangles t9-9-origine et t5-9‘-origine:
K9 Ht9
= (5.79)
K9‘ Kt5
Par conséquent:
V9 2 Tt9
( ) = (5.80)
V9‘ Tt5
Tt9 2
V92 = V‘ (5.81)
Tt5 9
V9 2 Tt9 V9‘ 2
( ) = ( ) (5.82)
a0 Tt5 a0
Pour un turboréacteur sans postcombustion
V9‘ 2 T9 2 τλ
( ) = M92 = (τr τc τt − 1) (5.83)
a0 T0 γ − 1 τr τc
Donc:
V9 2 Tt9 2 τλ
( ) = (τr τc τt − 1) (5.84)
a0 Tt5 γ − 1 τr τc
100 Chapter 5. Analyse paramétriques des cycles idéaux des moteurs
Tt7
τλAB = (5.85)
T0
Tt9 Tt0
ṁ f TOT h PR = ṁ0 Cp( Tt9 − Tt0 ) = ṁ0 CpT0 ( − ) (5.88)
T0 T0
5.3. Exemples d’application 101
ṁ f CpT0
f TOT = = (τλAB − τr ) (5.89)
ṁ0 h PR
Pt13
πf = (5.91)
Pt2
Tt13
τf = (5.92)
Tt2
Pt19
πfn = (5.93)
Pt13
Tt19
τf n = (5.94)
PT13
ṁ F
α= (5.95)
ṁC
• 1 étape
Pour un moteur idéal, P9 = P0 = P19 et ṁ f << ṁ0 :
ṁC ṁ
F= (V9 − V0 ) + F (V19 − V0 ) (5.97)
gc gc
102 Chapter 5. Analyse paramétriques des cycles idéaux des moteurs
a0 V9 V
F= ( − M0 + α( 19 − M0 )) (5.98)
gc (1 + α ) a0 a0
• du 2 étape au 4 étape
La même analyse appliquée sur le turboréacteur idéal:
V9 2 T9
( ) = M92 (5.99)
a0 T0
T9 τ
= τb = λ (5.100)
T0 τr τc
2
M92 = (τr τc τt − 1) (5.101)
γ−1
Donc:
V9 2 T9 2 τλ
( ) = M92 = (τr τc τt − 1) (5.102)
a0 T0 γ − 1 τr τc
L’équation 96 peut être adaptée pour le cas de l’écoulement secondaire:
5.3. Exemples d’application 103
V19 2 T
( ) = 19 M19
2
(5.103)
a0 T0
T19 = T0 (5.104)
2 2
M19 = (τr τ f − 1) (5.105)
γ−1
Donc:
V19 2 2 2
( ) = M19 = (τr τ f − 1) (5.106)
a0 γ−1
• 5 étape
L’application de l’équation d’énergie à flux constant au volume de contrôle autour du
brûleur
ṁC CpTt3 + ṁ f h PR = (ṁC + ṁ f )CpTt4 (5.107)
ṁ f CpT0
f = = (τλ − τr τc ) (5.108)
ṁC h PR
• 6 étape La puissance de la turbine Ẇt :
Tt5
Ẇt = ṁC CpTt4 (1 − ) = ṁC CpTt4 (1 − τt ) (5.109)
Tt4
Tt3
Ẇc = ṁC CpTt2 ( − 1) = ṁC CpTt2 (τc − 1) (5.110)
Tt2
Tt13
Ẇ f = ṁ F CpTt2 ( − 1) = ṁ F CpTt2 (τ f − 1) (5.111)
Tt2
Tt2 τt
τt = 1 − (τc − 1 + α(τ f − 1)) = 1 − (τc − 1 + α(τ f − 1)) (5.112)
Tt4 τλ
• 7 étape
La combinaison des équations 96 et 106 donne:
V9 2 2 τλ
( ) = (τr τc τt − 1) (5.113)
a0 γ − 1 τr τc
Avec
F a0 V9
= ( − M0 ) (5.114)
ṁ0 gc a0
• 8 étape
f f f
S= = = (5.115)
F/ṁC (ṁ0 /ṁC )( F/ṁ0 ) (1 + α)( F/ṁ0 )
104 Chapter 5. Analyse paramétriques des cycles idéaux des moteurs
• 9 étape
Efficacité thermique (la même du turboréacteur idéal):
1
ηT = 1 − (5.116)
τr τc
Efficacité propulsive:
Récapitulatif
2. Les sorties
F/ṁo , f , S, ηT , ηP , ηOverall et FR
Avec
FC /ṁC
FR = (5.118)
FF /ṁ F
105
Chapter 6
6.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous avons idéalisé les composants du moteur et supposé que le fluide
de travail se comportait comme un gaz parfait avec des chaleurs spécifiques constantes.
Ces idéalisations et hypothèses ont permis l’analyse de cycle de base de plusieurs types de
moteurs et l’analyse des tendances de performance des moteurs. Dans ce chapitre, nous
développerons les outils d’analyse permettant d’utiliser des hypothèses réalistes quant aux
pertes des composants et d’inclure la variation des chaleurs spécifiques.
ht2s − h0 Tt2s − T0
ηd = = (6.1)
ht0 − h0 Tt0 − T0
La figure 6.2 donne des valeurs typiques de πd pour une entrée subsonique. L’efficacité
du diffuseur η a été calculée à partir de πd en utilisant l’Eq. (6.4).
F IGURE 6.2: Valeurs typiques des πd et ηd pour les entrées d’air subsoniques
Ttj
τsj = (6.7)
Ttj−1
Ptj
πsj = (6.8)
Ptj−1
La figure 6.4 montre le processus d’un compresseur multiétage.
De l’éq. (6.7), on a pour le rendement isentropique global du compresseur
Pt4
πb = <1 (6.13)
Pt3
P9 / = P0 (6.14)
et
Pt9
πb <1 (6.15)
Pt8
Chapter 7
7.1 Introduction
Les moteurs thermiques, aussi appelés moteurs à combustion, ont pour rôle de convertir
l’énergie thermique (généralement obtenue par conversion de l’énergie chimique d’un com-
bustible) en énergie mécanique. Ils sont généralement distingues en deux types, selon que
la combustion se fasse à l’intérieur ou à l’extérieur du système mécanique du moteur :
• 1876: Otto invente le moteur à 4 temps à allumage par bougie (rendement 14% et
rotation< 160 rpm).
1. Carburateur
4. ...
Avantages :
Le moteur à allumage commandé (moteur à essence) repose sur un principe simple,
mature et une conception bien connue.
Il a un bon rapport poids / puissance
Il est capable de fonctionner en brûlant différents carburants: essence, méthanol, éthanol,
gaz naturel, propane, hydrogène.
On a développé des systèmes de contrôle des émissions assez performants.
Inconvénients :
Mauvais rendement et relativement mauvais contrôle des émissions de HC, CO et NOx
à charge partielle.
Avantages :
Rendement supérieur au moteur à essence.
Bien développés et disponibles.
Possède des faibles émissions en CO et HC.
Inconvénients :
Haut taux d’émission de particules matérielles et de NOx
• Temps 2 (piston montant): le mélange air / essence est introduit dans le cylindre et est
comprimé. La combustion est initiée à la fin de course
Nomenclature:
Et supportant l’arbre à cames et les soupapes. Les parties mobiles comprennent deux
parties principales :
• L’attelage mobile qui inclut : le vilebrequin, les bielles, les pistons munis de leurs
Segments.
Moteur Diesel (MD) : la quantité d’air admise est constante et le pilotage de la charge se
fait par la quantité de carburant injecté, Ce type de moteurs a un rendement relativement
élevé jusqu’à plus de 40% et un taux de compression important de (16-18).
D’un point de vue général, le rendement du moteur à allumage commandé (30% au
maximum) est plus faible que celui du moteur Diesel (jusqu’à plus de 40%) car :
• Les pertes par pompage, dues au vannage par le papillon, lors des phases d’admission
et d’échappement sont pénalisantes surtout à faible charge (8% de pertes)
Bibliography
[1] Sutton G. P., and Biblarz O., “Rocket propulsion elements,” 8th edition Hoboken, NJ:
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[2] Jack D. Mattingly, “Elements of Propulsion: Gas Turbines and Rockets,” American
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