Cours
Cours
D ’ AUTOMATIQUE
CONTINUE & ECHANTILLONNEE
2021 – 2022
I- Objectifs – compétences attendues
A l’issue de l’enseignement, les étudiants devront :
Distinguer les signaux d’un système commandé automatiquement : consigne, erreur, commande, sortie
Distinguer le type de signal permettant la commande des processus : continu, discret, échantillonné,
binaire et le type de système : continu, combinatoire, séquentiel
Modéliser sous différentes formes un système continu : Schéma fonctionnel, Equations différentielles,
Fonction de Transfert, Représentation d’état
Etablir les correspondances entre les domaines temporel et fréquentiel
Etablir le lien entre réponse impulsionnelle et fonction de transfert
Calculer et dessiner les réponses temporelle et fréquentielle (Bode) d’un 1er et d’un 2nd ordre
Interpréter l’influence de la correction proportionnelle d’un système régulé ou asservi
Décrire les performances techniques d’un système commandé automatiquement
Modéliser sous différentes formes un système échantillonné bloqué : Fonction de Transfert en z,
équations de récurrence, algorithme de simulation
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IV - Remarques sur le présent polycopié
1. L’objectif du polycopié est d’être un support de cours, il comprend des définitions et des
démonstrations mais pratiquement aucun exemple. Autrement dit, il ne se suffit pas à lui même, la
présence aux enseignements ainsi qu’une recherche dans les livres (disponibles à la BU) sont
indispensables pour une bonne compréhension.
2. Il se peut que certaines polices de caractères ne passent pas à l’imprimante. Par conséquent, des signes
peuvent être modifiés lors de l’impression.
3. Des erreurs peuvent s’être glissées dans le polycopié, il convient de les signaler à Mme Maquinghen.
I- Evaluation de la matière
L’enseignement d’Automatique Continue et Echantillonée sera évalué de la sorte :
- Un Rapport reprenant l’étude de l’asservissement de position ; étude et rapport réalisés en équipe de
4 (si le nombre d’étudiants du demi-groupe de TD est multiple de 4, sinon à voir avec
l’enseignante) : NoteR. Le rapport est à rendre sur Moodle, en format pdf avant le mercredi 3
novrembre 23h59.
- Un Partiel de 1h30, sans document ni calculatrice ; si les partiels peuvent se dérouler en présentiel ;
sinon un test via Moodle, dans un créneau prédéfini, avec accès limité au temps imparti : NoteP.
- 3 compte-rendus de TP réalisés en binôme (si le nombre d’étudiants du demi-groupe de TD est
multiple de 2, sinon à voir avec l’enseignante) : NoteT. Les compte-rendus de TP sont à rendre à
l’issue des TP.
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Les binômes comme les équipes de 4 sont contituées par les étudiants, les noms doivent être fournis à
l’enseignant référent du TD.
Les pondérations sont les suivantes : Note finale = [(0,2 NoteR + 0,8 NoteP) x 2 + NoteT ] / 3
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B IBLIOGRAPHIE D ' AUTOMATIQUE LINEAIRE CONTINUE
P Borne, G Dauphin Tanguy, JP Richard, F Rotella, I Zambettakes, Analyse et régulation des processus
industriels, tome 1 : régulation continue, Ed Technip 1993
E Boukas, Systèmes asservis, Ed de l'école Polytech. De Montréal 1995
JJ DiStefano, AR Stubberud, IJ Williams, Systèmes asservis. - Cours et Problèmes, Série Schaum, éd
McGraw-Hill- 2ème Éd 1994
J Mainguenaud, Cours d'automatique, tome 1 : Systèmes asservis continus, Ed Masson - Coll. de l'ing. -
techn. 1972
M Rivoire, JL Ferrier, Cours d'automatique, tomes 1,2, 3, Ed Eyrolles 1990
M Rivoire, JL Ferrier, J Groleau, Exercices d'automatique, tomes 1, 2, 3, Ed Eyrolles 1992
D. Jaume, S. Thelliez, M. Vergé, Commande des systèmes dynamiques par calculateur, Eyrolles, Paris,
1991
I. D. Landau, Identification et commande des systèmes, Hermès, 2ème éd., Paris, 1996
R. Longchamp, Commande numérique de systèmes dynamiques, Presses Polytechniques et Universitaires
Romandes, Lausanne, Suisse, 1995
D. Trentesaux – support de cours Identification ENSIAME IA2 2007
P. Vanheeghe, C. Sueur, P. Borne, Automatique des systèmes échantillonnés, ed Technip, Paris, 2001
JC Gille, M Clique, Systèmes linéaires, équations d’état, ed Eyrolles, 1990
D. Jaume, S. Thelliez, M. Vergé, Commande des systèmes dynamiques par calculateur, Eyrolles, Paris,
1991
P. De Larminat, Automatique – commande des systèmes linéaires, ed Hermes, 1993-1996
Cours de Denis Arzelier, LAAS, 1999
Remerciements : Je remercie sincèrement Damien Trentesaux pour son polycopié qui a servi de base pour la partie
« représentation d’état » de ce cours.
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A UTOMATIQUE LINEAIRE
I NTRODUCTION A L ’A UTOMATIQUE
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chapitre 1 : INTRODUCTION
I- Généralités
I - 1 - Insertion professionnelle
Les industries du secteur EEA représentent 10% de la totalité des effectifs industriels. Ces entreprises
de haute technologie emploient des personnels très qualifiés: ingénieurs, cadres et techniciens y
représentent 44,9% des effectifs avec une progression annuelle prévue de 15% pendant les 30 prochaines
années [Club EEA].
Les entreprises du secteur EEA constituent un des tous premiers secteurs industriels, elles employaient
en 1997 près de 328 000 personnes. En 1996, 5600 cadres ont été recrutés dans le secteur matériel
électrique et électrotechnique - La croissance de la production du domaine de l'EEA a été proche de 5%
en 1997.70% de la eproduction nationale est exportée et plus du tiers des effectifs des entreprises
travaillent à l'étranger.
I - 2 - Terminologie utilisée
Titres de livres du domaine :
- Commande automatique des systèmes continus
- Commande et temps discret
- Modélisation, analyse et commande des systèmes linéaires
- Systèmes automatiques : analyse et modèle, commande des processus
- Ingénierie de la commande des systèmes
- Systèmes asservis
- Identification de modèles paramétriques
- Automatique
- Régulation industrielle
- Commande numérique des systèmes dynamiques
- Commande et estimation multivariable
- Identification des systèmes
- Régulation PID en génie éléctrique
- Analyse et régulation des processus industriels
- Commande et optimisation des systèmes dynamiques
- Boucles de régulation
- Conception de systèmes automatiques
- Analyses variationnelle et optimisation
- Réglages échantillonnés
- Systèmes linéaires
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I - 3 - Définitions
L’automatique fait partie des sciences de l'ingénieur.
L’automatique est la science de l’analyse, de la modélisation et de la commande des systèmes
dynamiques (évoluant dans le temps). Elle vise principalement la maîtrise des systèmes à évolution
temporelle, dans le but de performances désirées (temps de réponse, amortissement, précision) quels que
soient les aléas ou les perturbations dus à l’environnement.
Les actions correctrices sont généralement prises en fonction d’information en ligne, mesures
effectuées selon un schéma en boucle fermée (boucle de réaction), concept de l’automatique.
Il s’agit de la science de la commande de processus, qu’ils soient à commande discrète (logique,
automatisme) ou commande continue (automatique des systèmes linéaires ou non linéaires).
On cherche à comprendre un processus afin de connaître sa réponse en fonction de la consigne puis
on cherche à améliorer la commande du système (entrée) afin d’améliorer les performances de la sortie.
On cherche à connaître le comportement du système soit par observation soit par connaissance (lois
de la physique). C’est l’étape de modélisation.
La commande automatique cherche à remplacer l’homme (commande manuelle) par une machine.
Aujourd’hui, de nombreux chercheurs ont compris que l’homme doit parfois être intégré dans la
chaîne d’action ou de réaction. Cela correspond à l’automatique humaine étudiée au LAMIH.
L’automatisme est la mise en œuvre d’une succession de commande binaire (tout ou rien). L’étude
des automatismes appartient à l’automatique (comme l’étude des mécanismes fait partie de la
mécanique).
Les processus évoluent par variation de grandeurs d’entrée appelées variables d’entrée ou de
commande ou consigne. Elles agissent par l’intermédiaire d’actionneurs. La variation du processus est
observée à l’aide de variables de sortie identifiées par l’intermédiaire de capteurs. Lorsque le système
n’est pas connu, on l’appelle boite noire.
e(t)
s(t)
actionneurs capteurs
Ce qui agit directement sur le système est appelé chaîne d’action. Afin de commander au mieux les
systèmes, en plus de cette chaîne d’action, une chaîne de réaction est effectuée, elle permet
l’asservissement et/ou la régulation d’un processus. Dans ce cas, les grandeurs de sortie sont prises en
compte pour commander le système.
Sans la boucle de réaction, le système est dit en boucle ouverte (BO), sinon en boucle fermée (BF).
Autrement dit, un système en BO ne dépend que de ses variables d’entrée.
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Boucle d'action
e(t) +
-
(t)
s(t)
Boucle de réaction
Les systèmes sont étudiés en fonction du temps, réponse temporelle ou en fonction de la fréquence,
réponse fréquentielle, dans ce cas, l’entrée est une sinusoïde permanente. La réponse temporelle
enseigne sur la réponse fréquentielle et inversement.
En général, lors d’une étude temporelle, les variables sont notées en minuscule et lors d’une réponse
fréquentielle, les variables sont notées en majuscule.
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II - 2 - Les systèmes non-linéaires
Un système est dit non-linéaire s’il ne peut être décrit par une équation différentielle linéaire.
II - 3 - Exemples d’équations différentielles
d2y dy
y( t ) 3
dt 2 dt
2
dy
y( t ) 0
dt
y(t ) cos(y) 0
II - 4 - Exemples de systèmes non-linéaires
Remarque
Les systèmes sont souvent non-linéaires (pour diverses raisons comme la saturation, ou … ), afin de
simplifier leur étude, leur comportement est considéré linéaire par partie.
y
x
Partie considérée linéaire
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III - Systèmes à événements discrets
III - 1 - Informatique industrielle
L'utilisation des calculateurs pour réaliser le traitement d'informations et de mesures s'étend à la
communication homme-machine, au diagnostic, à la maintenance. La variété des mises en œuvre
matérielles et logicielles est immense depuis l'automate programmable ou la carte à microprocesseur
jusqu'aux gros systèmes pouvant en temps réel traiter les informations issues d'un grand nombre de
capteurs et assurer la commande de multiples actionneurs et de robots. L'utilisation grandissante de
réseaux industriels ou d'instrumentation permettant des traitements répartis assure une diversification des
implantations depuis la domotique et la gestion technique centralisée jusqu'aux applications embarquées
en passant par les systèmes de productions continus ou par lot.
V- Cconcepts de l’automatique
Consigne (en noir) et réponse (en bleu) d’un système asservi avec un régulateur PID
On désire contrôler la température d’un four. La première tâche consiste à définir le système « four ».
Celui-ci possède une entrée (le courant fourni à la résistance de chauffage) et une sortie (la température à
l’intérieur du four). On modélise le système sous forme d’équations, qui permettent d’exprimer les
relations entre les entrées et les sorties du système, sous la forme d’une équation différentielle ou d’une
fonction de transfert. On détermine aussi les conditions de stabilité du système (on ne veut pas que le four
se mette à augmenter la température sans s’arrêter).
Les personnes chargées de réguler ce système ont un cahier des charges à respecter :
- la stabilité (le régulateur ne doit pas rendre le système instable),
- la poursuite (la température du four doit atteindre la température en consigne, on peut spécifier
dans le cahier des charges si on a des contraintes de rapidité ou de dépassement),
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- le rejet des perturbations (on ouvre la porte du four, la température descend, la température doit
rejoindre la température voulue).
- Les coûts et délais de développement.
Après avoir déterminé la solution répondant le mieux aux besoins, on va synthétiser un nouveau
système, le « régulateur », celui-ci aura pour entrées la consigne (c’est-à-dire la température souhaitée à
l’intérieur du four) ainsi que la température réelle du four fourni par un capteur et pour sortie la
commande du four, cette sortie est ainsi reliée à l’entrée du système four.
L’ensemble forme ce qu’on appelle un « système asservi ».
Le régulateur peut alors être réalisé sous forme analogique (circuit électronique) ou numérique
(microcontrôleur). Il existe également des régulateurs dans le commerce qui permettent ces fonctions, où
l’automaticien peut choisir la méthode de régulation, ou par exemple entrer les coefficients dans le cadre
d’un régulateur Proportionnel-Intégral-Dérivé.
Schémas fonctionnels
Les automaticiens ont l’habitude de représenter graphiquement un système asservi par l’utilisation de
schémas fonctionnels.
Un système physique se décrit généralement avec des équations différentielles (principe fondamental
de la dynamique, caractéristique d’un condensateur ou d’une bobine…). La transformée de Laplace
permet alors de passer de l’équation différentielle à une fonction de transfert.
Pour un système à temps discret on utilise la transformée en Z.
Cette fonction permettra de déduire le comportement entrée-sortie du système.
Représentation temporelle
On peut s’intéresser au comportement du système lorsqu’on le soumet à certains signaux comme une
impulsion de Dirac ou un échelon. On peut en déduire un certain nombre de caractéristiques du système.
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Représentation fréquentielle
Le diagramme de Bode représente, sur des graphes séparés, le gain et la phase en fonction de la
fréquence.
Le diagramme de Nyquist représente la partie imaginaire de la fonction de transfert en fonction de la
partie réelle.
Le diagramme de Black représente le gain en fonction de la phase.
Représentation d’état
La représentation d’état est une représentation matricielle du système. On s'intéresse à des variables
internes aux systèmes, appelées variables d’état. On représente alors la dérivée des variables d’état en
fonction d’elles-mêmes et de l’entrée, ainsi que la sortie en fonction des variables d'état et de l'entrée.
VI - 2 - Contrôle d’un processus
Dans de rares cas, le contrôle se fait en boucle ouverte tel un Automate programmable industriel, en
tenant compte uniquement de la consigne et non du retour. Cela revient par exemple à conduire une
voiture les yeux fermés. On ne parle pas de « système asservi » dans un tel cas.
Asservissement
La technique d'automatisation la plus répandue est le contrôle en boucle fermée. Un système est dit en
boucle fermée lorsque la sortie du procédé est prise en compte pour calculer l'entrée. Généralement le
contrôleur effectue une action en fonction de l’erreur entre la mesure et la consigne désirée. Le schéma
classique d'un système linéaire pourvu d'un régulateur linéaire en boucle fermée est le suivant :
Toujours en retard
Robustesse +++ --
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Une régulation en boucle fermée peut réagir rapidement à une variation de la consigne, par contre, elle
réagit aux effets d'une perturbation sur le fonctionnement du processus et donc en retard sur la
perturbation elle-même. Une commande anticipative a pour objet de prédire une évolution de l'état du
processus (et éventuellement de l'environnement) elle agit donc en avance sur les effets (et parfois sur la
cause).
Une régulation en boucle fermée compare consigne et sortie et peut, avec le temps, annuler cet écart,
(utilisation d'un intégrateur). Une commande anticipative risque de provoquer un écart entre consigne et
sortie dans la mesure où le modèle prédictif est, par nature imprécis et incomplet.
Une régulation en boucle fermée réagit aux variations de la sortie indépendamment de leurs causes :
elle sera donc, par nature, robuste à des variations du processus et de l'environnement. Cette robustesse a
des limites au-delà desquelles le système complet peut devenir instable. La robustesse est un élément du
critère sûreté de fonctionnement qui est un élément de la sécurité du système commandé.
Ces deux types de commande régulation sont complémentaires et seront le plus souvent associés selon
une organisation hiérarchique.
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A UTOMATIQUE C ONTINUE
R APPELS MATHEMATIQUES
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chapitre 2 : LETTRES GRECQUES
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chapitre 3 : ELEMENTS DE MATHEMATIQUES
I- Rappels mathématiques
I - 1 - Calculs des nombres complexes
L'imaginaire pur est noté j. j2 = -1
Une base de C est (1, j)
z a jb a, a' : partie réelle
Soient z et z' C avec
z' a ' jb' b, b' : partie imaginaire
Définitions : z a 2 b2 0
M
b
M : image ponctuelle de z
a R
- • z z' z z'
• arg ( 1 z ) = - arg(z)
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I - 2 - Logarithmes
x
1
- Définition : Logarithme Népérien : Log( x ) dt pour x +*
1 t
Pour 0 < x < 1 Log(x) < 0 Pour x>1 Log(x) > 0
u'
Dérivée : (Log u)' = u
Logx
- Base a : loga x =
Loga
On note, lorsque a = 10, log10 x = log x
- Propriétés :
• log (x x y) = log (x) + log (y)
• log ( 1 x ) = - log (x)
• log (xr) = r x log (x)
I - 3 - Exponentielles
- Définition : x R, y=ax x=logay avec y R+*
- Remarque : log 1 = 0 e0 = 1
- Propriétés : • ex+x' = ex x ex'
- • 1/ex= e-x
- Notation exponentielle d'un complexe : ej = cos + j x sin
z = x (cos + jxsin) = ej
tg
- ej(x+x') = ejx x ejx'
- ejx= e-jx
- (ejx)n = ejnx
I - 4 - Fonctions d'Euler :
e
jx jx
e e jx e jx
- cos(x) = sin(x) =
j
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II - Transformée de Laplace : L
Pierre-Simon Laplace (1749-1827) est fils d’un agriculteur normand. Il est cofondateur de l’Ecole
Polytechnique sous Bonaparte, il fut un homme politique discret et un scientifique renommé. Il est
contemporain de Fourier (1768-1830) qu’il a connu à Polytechnique. Il rédigea, entre autre, la théorie
objet de ce paragraphe.
II - 1 - Définition
Pour une fonction f de t, t variable réelle, f(t) à valeurs réelles , on fait correspondre :
L : f ( t ) F(p) f ( t ) e pt dt
0
où p=+j (p généralise la notion de pulsation ; dans les ouvrages anglo-saxons, il est plutôt noté s) et
F(p) est essentiellement à valeurs complexes avec Re(p)= > 0 condition nécessaire
On note : F(p) = L[f(t)] et f(t) = L-1[F(p)]
Exemple
II - 2 - Quelques propriétés
Linéarité
L [f * g] = L [f ] L [g] L [f g]
Théorème du retard temporel
Soient :
f g
f : t f (t ) avec f(t)=0 pour t<0
g : t g(t ) f (t ) avec g(t)=0 pour t<
0 t
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II - 3 - Transformée de Laplace de la dérivée
Par définition : L[f’(t)]
f ' (t) e
0
pt
dt
u e pt
En intégrant par parties :
dv f ' ( t )
pe
L[f’(t)] e pt
f (t) 0 - pt
f ( t )dt or lim e pt 0 car Re(p)= > 0
0 t 0
D’où : L[f’(t)]
p f ( t ) e pt dt f (0)
0 pL[f(t)] - f(0)
Par généralisation :
L[f(n)(t)] = pn F(p) – pn-1 f(0) – pn-2 f’(0) – …. – f(n-1)(0)
Si les conditions initiales sont nulles : L[f(n)(t)] = pn F(p)
Théorèmes
lim f ( t ) f () lim pF(p) si F(p) a tous ses pôles à partie réelle négative.
t p 0
Remarques
- Il existe une correspondance entre le temps et la fréquence. L’étude fréquentielle renseigne sur
l’étude temporelle et inversement.
- Lorsque le régime sinusoïdal est établi, il est généralement noté : p=j=2f avec f : fréquence en
Hz et pulsation en rd/s
- Le régime permanent (t) correspond aux basses fréquences (f0)
le régime transitoire (t0) correspond aux hautes fréquences (f)
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II - 5 - Extrait des tables
f(t)u(t) Représentation F(p)=L[f(t)u(t)] Pôles
graphique
Impulsion de Dirac
s
1/
0 1
(t) t
Echelon s Im
1
1 p
u(t) 0 Re
t p
tu(t) s Im
1 p1,p2
0 Re
2
t p
tn s Im
u(t) p1,...pn
n! 1 Re
0
n 1
t p
p
1 0 Re
-a
t pa
Im
a<0 a<0
p
0 Re
-a
t
p a 2 p1,p2
0 Re
t -a
Im
a<0
a<0
p1,p2
0 Re
-a
t
sin(t) u(t) s Im
p1 j
t
p 2 2 Re
0
p2 -j
cos(t) u(t) s p Im
2 2 p1 j
t p Re
0
p2 -j
t
p a 2
2 -a
0 Re
p2 -j
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s a<0 Im
j p1
t -a
0 0 Re
-j p2
s
a<0 Im
j p1
t
-a
0 0 Re
-j p2
ke-atcos(t+) s cp d Im
p1 j
u(t) t p a 2 2 z -a
Re
-d/c 0
avec p2 -j
a,c,b, réels
k= d ac
c2
2
et d ac
arctg
c
Retard pur f g
f(t-) u(t-) F(p)e-p
0 t
1 e t u(t) 1 Im
p1 p p2 p1
0 Re
t -1/
t
e t 1 u ( t ) 1 Im
p 2 1 p
p3 p1 ,p2
0 Re
-1/
t
1
e t T1 e t T 2 u (t ) 1
T1 T 2
1 T1p 1 T2p
1
1
T1 T 2
T1e t T1 T 2e t T 2 u (t ) 1 Im
1
p 1 T1p 1 T 2p
2
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Exemples
Démarche générale
- Partir de l’équation différentielle
- Ecrire la transformée de Laplace de l’équation différentielle
- résoudre l’équation algébrique puis décomposer en éléments simples
- Utiliser les transformées inverses de Laplace (à l’aide des tables) pour déduire l’expression de
l’expression temporelle.
II - 7 - Remarques sur les pôles
Les pôles d’une transformée de Laplace renseignent le type de signal temporel. Ainsi :
- Pôles réels : fonctions exponentielles
Pôles imaginaires purs : fonctions sinusoïdales
Pôles complexes : fonctions sinexp
- Pôles simples : fonction
Pôles doubles : fonction t
- Partie réelle < 0 : fonction amortie
Partie réelle > 0 : fonction amplifiée
Partie réelle = 0 : fonction périodique
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III - La transformée en z des signaux numériques
La transformée en Z est relative aux suites numériques. Elle permet de ce fait un traitement des
signaux et systèmes numériques. Elle peut être mise en parallèle avec la transformée de Laplace en
continu.
III - 1 - Signal numérique
Soit une fonction s : k[k1,k2] C
k s(k)=sk
Si le signal correspond aux échantillons pris tous les d’un signal continu, on note s(k) noté de
façon simplifiée s(k).
Fz z
z a
Linéarité
Z [f * g] = Z [f ] Z [g]
Théorème du retard temporel (signal causal) et CI=0
Multiplication par ak
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III - 4 - Décalage des signaux non causals
Dirac (k)
Echelon (k)
Z[ak]= z
z a
III - 6 - Théorème de la valeur initiale et de la valeur finale
Valeur initiale
Valeur finale
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Décomposition de X(z)/z en éléments simples
X z Ai on a : X z Ai z
i z ai et donc : xn Ai ai
z
n
Si pour n0
i z ai i
On obtient la décomposition standard de x(n) sous forme d’exponentielles , lorsque X(z) n’a pas de
pôles simples.
Exemple
Exemple
a 1e z
a
1 z
p z1 ppa z1zea
1 z a z 1e z
a
1 z
pa zea
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T ABLES DE TRANSFORMEES EN Z
T : période d’échantillonnage, X(s) transformée de Laplace, X(z), transformée en z -1 (non bloquée).
- - Impulsion en k=0 1
1 Echelon unitaire
e-at e-akT
t KT
t2 (kT)2
t3 (kT)3
1 – e-at 1 – e-akT
e-at – e-
bt
e-akT – e-bkT
te-at kTe-akT
(1 – at)
(1 – akT)e-akT
e-at
t2e-at (kT)2e-akT
at – 1 +
akT – 1 + e-akT
e-at
sin t sin kT
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cos t cos kT
ak
ak-1
k = 1, 2, 3, …
kak-1
k2ak-1
k3ak-1
k4ak-1
ak cos k
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T ABLES DE TRANSFORMEES EN Z BLOQUEES
( ENSEMBLE CNA+BOZ/ SYSTEME CONTINU /CAN)
G(p)+BOZ(p) H(z) notations
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A UTOMATIQUE CONTINUE
OUTILS DE BASE :
1 ER ORDRE , 2 ND ORDRE
E TUDES TEMPORELLES ET FREQUENTIELLES
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chapitre 4 : SYSTEMES LINEAIRES CONTINUS
DU 1ER ORDRE
I- Généralités
I - 1 - Exemple
I - 2 - Définition
Un système linéaire continu du 1er ordre est un système qui peut être décrit par une équation
différentielle du 1er ordre, de la forme :
ds
s(t) K e(t)
dt
ds
ou encore : sKe
dt
où K est appelé gain statique et constante de temps.
En appliquant la transformée de Laplace en considérant les CI =0, la fonction de transfert s’écrit alors
S(p) K
sous la forme : G ( p)
E(p) 1 p
II - Réponses temporelles
II - 1 - Réponse impulsionnelle
e(t) = a0 (t)
e(t) s(t)
E(p) = a0
?
Ka 0 Ka 0 1
S(p) G(p) E(p) = Fonction de Transfert
1 p p 1
Ka 0
d’où : L-1[S(p)] = s(t) = e t si CI = 0
ds Ka 0
et s’(t) = - e t
2
dt
Valeurs particulières
37%
t
II - 2 - Réponse indicielle
e(t) = a0 u(t)
e(t) s(t)
a0
E(p) = ?
p
1 1 1
Ka 0 -
Ka 0 1
S(p) G(p) E(p) Ka 0 -
1 p p p 1 p p p 1
t
d’où : L-1[S(p)] = s(t) = Ka 0 1 e si CI = 0
ds Ka 0 t
et s’(t) = e
dt
Valeurs particulières
Ka 0
t =0 s(t) =0 et s’(t) = : pente de la tangente en t=0
t=
s(t) = Ka 0 1 - e -1 = Ka 0 (1 0,37) = Ka 0 0,63
2
3
s ( )
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s(t)
100%= ka1
95%
63%
t
3
Ka 0 1 2 1
S(p) G(p) E(p) Ka 0 -
1 p p2 1 p p 2 p
t t
d’où : L-1[S(p)] = s(t) = Ka 0 e - 1 si CI = 0
ds t
et s’(t) = Ka 0 1 e
dt
Valeurs particulières
t
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e(t) s(t)
e(t) s(t)
s(t)
s(t)
Par observation, il a été découvert que, pour un système linéaire, pour une entrée en sinusoïde
permanente, le signal de sortie est une sinusoïde de même période que l’entrée mais dont l’amplitude et le
déphasage avec l’entrée varient en fonction de la fréquence du signal.
s(t) = B sin(t + )
avec B = fct() et = fct()
L’étude de la réponse fréquentielle revient à étudier ces variations. Lors de l’étude fréquentielle, on
considère que la sinusoïde est permanente, on pose alors p=j où j est l’imaginaire pur.
Plutôt que d’étudier les variations de B et de en fonction de la fréquence, on étudie de façon générale
B
le rapport des amplitudes d’entrée et de sortie et en fonction de la pulsation = 2f, exprimée en
A
rd/s, et où f est la fréquence.
Le rapport des amplitudes égale le module de la fonction de transfert et le déphasage vaut son
argument.
S(p) K K K (1 j) K (1 j) K K
G ( p) j
E(p) 1 p 1 j (1 j)(1 j) 1 2 2 2
1 2
1 2 2
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S(p)
Le module de G, G (p) , est appelé gain ; son argument arg(G) = est appelé déphasage.
E ( p)
Pour certaines représentations, le gain est donné en décibels, dB. G(p) dB = 20 log10( G ( j) )
1
G( j) dB 20 log 20 log(K) - 20log(1 2 2 ) 2 20log(K) - 10log(1 2 2 )
K
2 2
1
Im(G )
arg(G) = = arctg = - arctg () cf rappels mathématiques
Re (G )
III - 1 - Valeurs particulières
Module
K
0 G( j) lim K
0 1 2 2
G ( j) dB = 20 log(K)
1
= 22 = 1
K K
G( j)
11 2
G ( j) dB = 20 log(K) – 10 log(2) = 20 log (K) – 3dB
1 1
= , soit une décade avant 22 = 0.01
10
K K
G ( j) K
1 1 101
100 100
G ( j) dB 20 log(K)
10 1
= , soit une décade après 22 = 100
K K K
G ( j)
1 100 100 10
G ( j) dB 20 log(K) – 20 log (10) = 20 log(K) – 20dB
1 1
= , soit une octave avant 22 = ¼
2
K K
G( j)
1 1 5
4 4
G ( j) dB = 20 log(K) – 10 log 5 4 20 log(K) – 1dB
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2 1
= , soit une octave après 22 = 4
K K
G ( j)
1 4 5
G ( j) dB = 20 log(K) – 10 log (5) 20 log(K) –7dB = 20 log(K) – 6dB – 1dB
K
G( j) lim 0
1 2 2
G ( j) dB -
G ( j) dB 20 log(K) - 10 log(1 22 )
remarque :
20 log(K) - 10 log(22 ) 20 log(K) - 20 log()
de façon plus détaillée, si est multiplié par 10 tout en tendant vers :
G ( j10) dB 20 log(K) - 10 log(1 2 (10) 2 )
20 log(K) - 10 log(4 2 2 )
20 log(K) - 10 log((2 ) 2 ) 20 log(K) - 20 log(2 )
20 log(K) - 20 log() - 20log(2)
G ( j) dB 6 dB
équivaut à une pente de –6dB/oct
Phase
0 = lim (- arctg()) = 0°
0
1
= = - arctg() = - arctg(1) = -45°
1
= = - arctg(1/10) = -6°
10
10
= = - arctg(10) = -90+6 = -84°
1
= = - arctg(1/2) = -26°
2
2
= = - arctg(2) = -90+26 = -64°
= lim (- arctg()) = -90°
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Synthèse pour K = 1
0 1 1 1 2 10
10 2
G ( j) 1 1 1 1 1 1 0
5 2 5 10
4
G ( j) dB 0 0 -1 -3 -6-1 -20 -
° 0 -6 -26 -45 -64 = -90+26 -84= -90+6 -90
Et encore :
0
G ( j) 1 0
G ( j) dB 0 -
° 0 -90
Entrée en échelon
Si le signal d’entrée est un échelon, il est nécessaire d’avoir le régime permanent de la sortie ; de la
sorte, le gain statique peut être identifié. K est le rapport de l’amplitude de l’échelon d’entrée sur la valeur
s
finale prise par le signal de sortie : K .
e
La constante de temps peut être identifiée de plusieurs façons, par lecture de :
la valeur du temps mis pour atteindre 63% de la valeur finale, ce temps vaut (méthode la plus
précise) ;
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la valeur du temps mis pour atteindre 95% de la valeur finale, ce temps vaut 3 ;
la valeur du temps pour lequel la tangente à l’origine coupe l’asymptote de la valeur finale, ce
temps vaut .
Exemple
La valeur de la constante de temps, , peut être identifiée lorsque le déphasage vaut –45°. En effet,
1
pour cette valeur de déphasage, la pulsation vaut : 2f . Il peut être rappelé que pour cette
K
pulsation le gain vaut , ceci permet de vérifier la valeur de K.
2
Afin d’affiner l’identification du système, il est fortement conseillé de prendre quelques points avant et
après la pulsation 1/ et de tracer la réponse fréquentielle dans .le plan de Bode par exemple, voir chapitre
sur cette partie.
IV - 3 - Mesures, erreur, incertitude
Lors de mesures, il existe toujours une imprécision. On parle d’erreur lorsque la valeur mesurée peut
être évaluée par rapport à une référence, d’incertitude lorsqu’aucune référence n’est connue. Il est, dans
tous les cas, important d’évaluer cette erreur ou imprécision.
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chapitre 5 : REPRESENTATIONS GRAPHIQUES
DE L’ETUDE FREQUENTIELLE :
PLANS DE BODE, BLACK, NYQUIST
L’étude fréquentielle des systèmes linéaires continus correspond à l’étude de la variation du module et
de la phase de la fonction de transfert en fonction de la fréquence lorsque l’entré est une sinusoïde
permanente. En effet, il a été observé que, pour un signal sinusoïdal à l’entrée d’un système linéaire, le
signal de sortie est aussi une sinusoïde de même fréquence qu’en entrée. Lorsque la fréquence varie, seuls
varient l’amplitude de sortie et le déphasage de la sortie par rapport à l’entrée.
e(t) = A sin(t)
e(t) s(t)
s(t) = B sin(t + )
Le rapport des amplitudes égale le module de la fonction de transfert et le déphasage vaut son
argument.
Lors de l’étude fréquentielle, on considère que la sinusoïde est permanente, on pose alors p=j où j est
l’imaginaire pur.
S(p) S( j)
G ( p) et G(j)
E ( p) E( j)
S(p) S(p) B
Le module de G, G (p) , est appelé gain
E ( p) E(p) A
Il existe trois représentations graphiques de l’étude fréquentielle, il s’agit des plans de Bode, Black et
Nyquist ; chaque représentation possède des avantages et inconvénients. Toutes trois fournissent les
mêmes informations, seule la représentation diffère.
P
Note 2 : à l’origine, les décibels sont utilisés pour un calcul de rapport de puissances : 10 log10 , P est proportionnel à
P0
U2, d’où G(p) dB = 20 log10( G ( j) )
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I- Représentation dans le plan de Bode
Le plan de Bode représente séparément le module de G et son argument, en fonction de la pulsation
exprimé en échelle logarithmique. Le module de G est exprimé en décibels G(p) dB 20 log10 G(p) et
son argument est généralement exprimé en degrés.
En résumé : Bode représente G dB fct () et fct () avec graduée en échelle logarithmique.
L’intérêt des décibels est la facilité de calculs, notamment pour les multiplications, divisions et
1
puissance. Par exemple : G(p) = G1(p) G2(p) et H(p) =
G ( p)
Dans le plan de Bode, il est courant de travailler avec des asymptotes tant pour le module que pour la
phase. Il peut être important de détailler le plus possible ces asymptotes afin d’obtenir des résultats plus
précis. Ce calcul détaillé sert, par exemple, lors de la conception des correcteurs.
1
Les 2 asymptotes se coupent en avec le module en dB = 20 log(K)
Pour la phase, deux représentations sont possibles : grossière ou affinée. Pour la représentation
grossière, il existe 2 asymptotes : une lorsque 0 et une lorsque . On a vu au chapitre précédent
que :
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pour 0, 0°
pour , -90°
1
Le basculement de l’une à l’autre asymptote se fait en
Pour une représentation affinée, il est possible d’avoir 3 segments de droite :
pour 0, 0°
pour , -90°
1 10
et pour << , descend de –45° par décade.
10
0
Gain (dB)
-5
-10
10 -2 10 -1 10 0
(rad/sec)
0
-30
(d°)
-60
-90
10 -2 10 -1 10 0
(rad/sec)
Gain (dB)
0 (rad/sec)
(d°)
0 (rad/sec)
-45
-90
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3 4 5 6 78 9
2
3 4 5 6 78 91
2
3 4 5 6 78 91
2
3 4 5 6 78 9 1
2
1
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II - Représentation dans le plan de Black
Dans le plan de Black, le module de G, en décibels, est représenté en fonction de l’argument de G
exprimé en degrés. La courbe est graduée avec les valeurs de variant de 0 à +. Cette représentation est
utilisée pour passer rapidement, à l’aide d’un abaque, de la fonction de transfert en boucle ouverte à la
fonction de transfert en boucle fermée, cf chapitre BO-BF.
Pour chaque valeur de , les mêmes règles d’addition vues dans le plan de Bode s’appliquent ; ces
règles ne sont pas valables pour l’addition d’asymptotes.
-90 0 (d°)
-5
-10
-15
-20
-25
Im
Re
G
Pour 0
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Il est possible de trouver plus précisément l’allure de la courbe de la réponse fréquentielle dans le plan
de Nyquist ; des calculs s’imposent.
K
G ( p)
1 p
K K
Re(G ) X et Im(G ) Y
2 2
1 1 2 2
2
2 2 2 2 K 2 K2
X Y KX X KX Y 0 X Y
2 4
K K
Il s’agit de l’équation d’un cercle de centre ,0 et de rayon .
2 2
Comme >0, il s’agit du ½ cercle inférieur (Y<0 >0).
Im
K/2 K Re
K
2
=1/
IV - Bande Passante
On appelle Bande Passante (BP) à n dB, l’intervalle des pulsations pour lesquelles l’amplitude de
S
sortie correspond à : 20 log K n dB .
E dB
Par extension, on dit qu’il s’agit de l’intervalle des pulsations dans lequel le système fonctionne
normalement (ou la sortie est satisfaisante).
1
Par exemple : BP à –3dB = 20 log
2
S K E 10n 20
1
Pour un 1er ordre, la BP –3dB est 0,
Pour un 2nd ordre, la BP à –3dB est 0, c
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chapitre 6 : SYSTEMES LINEAIRES CONTINUS
DU 2ND ORDRE
I- Généralités
I - 1 - Exemple
I - 2 - Définition
Un système du 2nd ordre relève d’une équation différentielle du 2nd ordre :
ds d 2s
b 0 s( t ) b1 b2 a 0 e( t )
dt dt 2
Si les conditions initiales sont nulles, i.e. le système part d’un état au repos à l’instant initial, la
transformée de Laplace donne :
L (b 0 b1p b 2 p 2 )S(p) a 0 E(p)
S(p) a0
G ( p)
E(p) b 0 b1p b 2 p 2
K
avec la forme standard de la fonction de transfert : G(p) avec :
2 p2
1 p
n n 2
K appelé gain statique
: facteur d’amortissement
n : pulsation naturelle (en rd/s).
I - 3 - Pôles de la fonction de transfert
2 p2
Les pôles de G(p) équivalent aux racines du trinôme du dénominateur : 1 p
n n 2
4 2
2n
4
2n
4
2n
2 1
3 cas se présentent en fonction de la valeur de par rapport à 1.
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1 2
p1 T1 n n 1 1
Remarque : n
p2 1 2 1 T1 T 2
T2
n n
K T1 T 2 K
Il est possible d’écrire : G (p)
(1 T1p)(1 T 2p) (p p1)(p p2)
Lieu des pôles : Im
Re
p2 p1
Re
p0
p1 n 1-
n sin(cos()=
Re /Op1/= n
n
p2
Si 0 : oscillations non amorties car la partie réelle des pôles devient positive.
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Remarque sur le lieu des pôles : cf cours outils mathématiques
II - Réponses temporelles
II - 1 - Réponse impulsionnelle
e(t) = a0 (t)
e(t) s(t)
E(p) = a0
?
K a0
S(p) E(p) G (p)
2 p2
1 p
n n 2
K a0 A B
S(p) K a0
(1 T1p)(1 T 2p) (1 T1p) (1 T 2p)
1 T2 1 T1
avec B et A
1 - T1 T 2 T 2 T1 1 - T2 T1 T1 T 2
Ka 0 T1 T2
d’où : S(p)
T1 T 2 1 T1p 1 T 2p
et L-1[S(p)] = s(t) =
Ka 0
T1 T 2
e t T1 e t T 2 si CI = 0
ds Ka 0 1 t T1 1 t T 2
et s' ( t ) e e
dt T1 T 2 T1 T2
Valeurs particulières
Ka 0
t =0 s(t) =0 et s' ( t ) Ka 0 2n > 0
T1 T 2
t s(t) 0 et s’(t) 0
tmax pour lequel s(t) est maximum ?
e t 1 T11 T 2
T2
s' ( t ) 0 T 2 e t T1 T1 e t T 2
T1
1 1 T 2 T 21
ln(T 2) ln(T1) t t
T1 T 2 T1 T 2
T1 T1 T 2
t max ln
T 2 T1 T 2
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s(t)
t
0 tmax
2ème cas : =1
K a0 2n
S(p) K a0
(1 Tp ) 2 2
(p n )
Ka 0
et L-1[S(p)] = s(t) = t e t T u ( t ) Ka 02n t e n t si CI = 0
2
T
t
0 tmax
K a0 K a 0 2n K a 0 2n 1 2
p n 2 2n 1 2
S(p)
2 p2 p 2 2n p 2n 1 2
1 p
n n 2
L-1[S(p)] = s( t ) Ka 0
n
e n t sin p t avec p n 1 2
2
Tp
: pulsation propre
1 2
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s(t)
t
0 tmax
Dès avant l’étude complète de la réponse impulsionnelle, il était possible connaître les valeurs initiale
et finale de la réponse ainsi que les valeurs de la dérivée à ces instants en appliquant les théorèmes des
valeurs initiale et finale. Ainsi :
lim s( t ) lim pS(p) lim pE (p) G (p) lim pKa 0 G (p) 0
t 0 p p p
lim s' ( t ) lim ppS(p) s(0) lim p 2 E(p) G (p) 0 : tangente non horizontale
t 0 p p
lim s' ( t ) lim ppS(p) s(0) lim p 2 E(p) G (p) 0 : tangente horizontale (cohérent avec s()=0)
t p 0 p 0
II - 2 - Réponse indicielle
e(t) = a0 u(t)
e(t) s(t)
a0
E(p) = ?
p
a K
S(p) E(p) G (p) 0
p 2 p2
1 p
n n 2
K
S' (p) p S(p) p E(p) G(p) a 0 si CI=0
2 p2
1 p
n n 2
Valeurs particulières
lim s' ( t ) lim ppS(p) s(0) lim p 2S(p) lim p 2 0 G(p) 0 : tangente horizontale ( 1er ordre)
a
t 0 p p p p
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t
a
lim s( t ) lim pS(p) lim p 0 G(p) lim a 0 G(p) Ka 0 ctse
t p 0 p 0 p p 0
a
lim s' ( t ) lim p 2S(p) lim p 2 0 G(p) 0 : asymptote horizontale (cohérent avec s()=ctse)
t p 0 p 0 p
s(t)
100%= ka1
?
t
Régime transitoire
Régime permanent
Régime transitoire
T1 T2
et L-1[S(p)] = s( t ) Ka 0 1 e t T1 e t T 2 car CI=0
T 2 T1 T1 T 2
s( t ) Ka 0 1
1
T 2 T1
T1 e t T1 T 2 e t T 2
2ème cas : = 1 : 2 pôles réels confondus, négatifs – Limite des oscillations
1
S(p) Ka 0
p1 Tp 2
t
s( t ) Ka 0 1 1 e t T
T
3ème cas : < 1 : 2 pôles complexes conjugués, régime oscillant (amorti ou non)
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a K
S(p) E(p) G (p) 0
p 2 p2
1 p
n n 2
2
p n 1 2 : pulsation propre
Tp
s( t ) Ka 0 1
1
e n t
sinp t avec 1 - 2
1 arctg : déphasage
2
Si >0, l’exponentielle va décroissante, les oscillations sont amorties ;
si =0, l’exponentielle égale 1, les oscillations sont constantes ;
si <0, l’exponentielle va croissante, les oscillations sont amplifiées jusqu’à saturation.
Tp
s(t)
100%+n% >1
ka1
100%-n%
=1
0<<1
t
0 tm tpic tr (n%)
toujours pour <1 :
2
Temps de montée tm
1
arccos 1
arcsin 1
n 1 2 n 1 2
1 100
Temps de réponse à n% (pour <0,7) : t r (n %) Ln
n n
Tp
Temps du 1er pic : t pic
n 1 2 2
2
Pseudo-période : Tp
n 1 2
2
Pseudo-pulsation, pulsation propre : p n 1 2 : ordonnée des pôles dans le lieu des pôles
Tp
Dépassement : D% 100 e 1 2
e 2 1 2
D1
Rapport entre 2 maxima successifs :
D2
1
Nombre d’oscillations complètes : n Q
2
II - 3 - Réponse à une rampe
e(t) = a0 u(t) t
e(t) s(t)
a0
E(p) = ?
p2
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Du fait de la commutativité du produit de convolution, il est possible de dire que la réponse à une
rampe équivaut à l’intégrale de la réponse indicielle ; comme cela a été vu pour le 1er ordre.
e(t) s(t) e(t) s(t)
? ?
s(t)
S( j) K K
G ( j)
E( j) 2 ( j) 2 2 2
1 j 1- j
n n 2 n 2 n
K S
Module : G (p)
2 E
2
2
1 2
2
n n
2
Im( G )
Phase : arg( G ) arctg arctg n
déphasage de S / E
Re (G ) 2
1
n 2
III - 1 - Valeurs particulières
0
G (p) K cste
arctg 2 0 0
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G ( p) 0
G(p) dB 20 logK 20 log 2n 20 log 2 cons tan te 40 log
On note u
n
1 2
2 2 2 2
K 1 u 4 u
G ju
0 tangente horizontale
u u
G ju
1 u 4 2 2 2 1 u 2
1 2
u
0K
u
K 1 u 4 2 2 1 u 2 3 2 4u 3 8 2 4 u
2
G ju
u
K
2
1 u 4 22 1u 2
3 2
4u u 2 2 2 1
0
G ju
0 si :
u
4u 0
0 pas possible
2
2
2
ou u 2 1 0 n 1 2 r : pulsation de résonance si 1 2 0,7
On appelle M, facteur de résonance, le maximum du rapport des amplitudes. M est aussi appelé
coefficient de surtension.
G j r K 1 1 1
M
G 0 K
1 1 2 2 2 4 2 1 2 2 4 4 4 2 8 4
4 2 1 2
1
M si <1
2 1 2
Remarques
M est inversement proportionnel à un système peu amorti ( petit) est fortement résonant (M
grand) et réciproquement.
Pour très petit (<0,1), 2 est négligeable et r n ainsi que M Q facteur de qualité.
Bande passante
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La pulsation de coupure à –3dB, c, est : c n 1 2 2 1 1 2 2 2
K
En effet : G jc G 0 3dB 20 logK 10 log2 20 log
2
2 2
Or G jc 20 logK 10 log 1
2 2
2n
n
4 2 4 2
1 2 2 2 1 2 2 1 2 2 1 0
n n n n
2
2 2
' 1 2 1 1 2 2 1 1 2 2 c .....
n
Synthèse pour K = 1
0 r si <0,7 n
G ( j) 1 si <0,7 M 1 0
sinon 2
G ( j) dB 0 si <0,7 MdB -20log(2) -
sinon
° 0 -90 -180
Bode
et 1 2
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Gain (dB)
0 (rad/sec)
(d°)
0 (rad/sec)
-90
-180
1 1 1
Remarque : n est le milieu logarithmique entre et : n cf note3
T1 T2 T1 T 2
Cas 3 : <1
Gain (dB)
0 (rad/sec)
(d°)
0 (rad/sec)
-90
-180
Black
Gain (dB)
-180 0 (d°)
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Nyquist
Im
0 Re
0
Entrée en échelon
Si le signal d’entrée est un échelon, il est nécessaire d’avoir le régime permanent de la sortie ; de la
sorte, le gain statique peut être identifié. K est le rapport de l’amplitude de l’échelon d’entrée sur la valeur
s
finale prise par le signal de sortie : K
e
Si le système est hyper-amorti, il n’y a pas de méthode, à ce niveau du cours, pour déterminer les
paramètres de la fonction de transfert. Si le système présente des oscillations lors de la réponse à
l’échelon, les valeurs des paramètres, et n, peuvent être déterminées à partir de deux mesures parmi :
du 1er dépassement,
du rapport entre 2 maxima successifs,
du temps atteint pour ce 1er dépassement (tpic),
du temps de réponse à n%.
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s(t)
t(s)
0 4 10
La valeur des paramètres, et n, est déterminée à partir d’au moins deux mesures parmi :
la valeur du facteur de résonance, M ;
la valeur du coefficient de qualité, Q ;
la pulsation de résonance r ;
la pulsation de coupure c.
Afin d’affiner l’identification du système, il est fortement conseillé de prendre quelques points avant et
après la pulsation naturelle n et de tracer la réponse fréquentielle dans .le plan de Bode par exemple.
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chapitre 7 : INTRODUCTION AUX SYSTEMES
ASSERVIS – RELATION BO-BF
I- Cas général
I - 1 - Performance d’un système
En considérant une entrée principale, le schéma fonctionnel
D(p)d’un système asservi est le suivant :
E(p) + (p) +
+ S(p)
G1(p) G2(p)
-
H(p)
Les performances sont étudiées :
en régulation : la consigne est fixe, le système est uniquement soumis aux perturbations. La boucle
a pour objectif de réduire l’erreur et de combattre l’influence des perturbations.
en poursuite : la consigne évolue, les perturbations ne sont plus considérées. La boucle a pour
objectif de permettre à la sortie de suivre au plus près la consigne.
En réalité, les systèmes doivent satisfaire des performances en régulation et en poursuite et il est
souhaité d’améliorer la précision, la rapidité, la stabilité.
Cas général
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Si on pose : G(p)=G1(p)G2(p) : Fonction de Transfert de la chaîne d’action :
G p G 2p
Sp Ep Dp
1 G p Hp 1 G p Hp
terme pour la poursuite terme pour la régulation
Autre méthode pour retrouver cette relation : Décomposition en schémas fonctionnels équivalents en
prenant D=0 puis E=0 puis en faisant la somme des 2 termes.
Sp N G p D G p N G p D G p N G p
Ep 1 N G p D G p D G p D G p N G p D G p N G p D G p
G
III - Fonction G (BOBF avec retour unitaire)
1 G
III - 1 - Abaque de Hall
G
Cet abaque correspond à G pour G(j) dans le plan (Re,Im). Il comprend des courbes
1 G
isophases et iso-modules. On appelle courbe isophase, une courbe correspondant à une même phase et
Im
courbe iso-module, une courbeCourbe
ayant isomodule
même module.
G(p)
A
Re
Courbe isophase
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III - 2 - Abaque de Black-Nichols
Cet abaque est tracé dans le plan de Black, , G dB . Il comprend également des courbes isophases et
iso-modules.
G Ae j arg(G) et G A
G
H Be j arg(H) et H B
1 G
Ae j Ae j 1 Ae j Ae j A 2 Acos jsin A
H
1 Ae j
1 Ae j 1 Ae j 1 A 2 2A cos 1 A 2 2A cos
modH H B
A
1 A 2 2A cos
sin
arg(H) arctg A cos
Nichols a construit un abaque, dans le plan de Black, par le tracé de deux réseaux orthogonaux de
courbes qui sont les lieux des points pour lesquels H dB et arg(H) sont constants.
Utilisation
Cette méthode évite des calculs. Elle permet aussi de suivre l’évolution de la fonction de transfert en
BF quand on connaît celle en BO.
Exemple
Gp
30
1 0,1p1 0,004p
5 10 20 100 125 250 500 1000
G
H dB
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Abaque de Black-Nichols pour les retours unitaires
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A UTOMATIQUE C ONTINUE
R EGULATION
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chapitre 8 : PERFORMANCES D’UN SYSTEME
D(p)
E(p) + (p) +
+ S(p)
G1(p) G2(p)
-
H(p)
G 2p G1p G 2p
On a : Sp Dp Ep
1 G1p G 2p Hp 1 G1p G 2p Hp
On souhaite qu’un système suive la consigne de façon :
- la plus précise ;
- la plus rapide ;
- la plus stable possible ;
- robuste.
I- Précision
Un système est dit précis si l’écart entre l’entrée et la sortie = e-s est faible.
La précision statique correspond à une entrée constante, lorsque t
La précision dynamique correspond à une entrée dynamique, plutôt lorsque t 0
Les erreurs sont dues :
- aux variations d’entrée ;
- au système ;
- aux perturbations.
On parlera d’erreurs en poursuite (variations dues la consigne) ou en régulation (variations dues aux
perturbations).
En général, on décompose les erreurs dues à l’entrée et celles dues aux perturbations. En négligeant
celles dues aux perturbations et en prenant un retour unitaire, les erreurs permanentes peuvent être
exprimées de la façon suivante :
Erreur permanente : lim t lim et st lim p p
t t p 0
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Sp
or : p Ep Sp Ep 1 Ep 1 Hp
Ep
G p 1 D G p
Ep 1 Ep Ep
1 G p 1 G p N G p D G p
I - 1 - Calculs de l’erreur :
Sp
Soit la Fonction de Transfert en BO : G p
K
p p n 1 a1p a 2 p 2 ...
n est appelé classe du système et correspond au nombre d’intégrations en BO, placées si possible en
amont du système, en général, n 2.
e
E p 0
Entrée en échelon : p
e0
lim
p 0 K
1
n
1
p 1 a p a p 2 ...
2
Si n = 0 ()=
Si n 1 ()=
e
Ep 0
Entrée en rampe : p2
e0
lim
p 0 K
p
p n 1 1 a1p a 2 p 2 ...
Si n = 0 ()=
Si n = 1 ()=
Si n 2 ()=
e
Ep 0
Entrée en parabole : p3
e0
lim
p0 2 K
p
p n 2
1 a1p a 2 p 2 ...
Si n 1 ()=
Si n = 2 ()=
Si n 3 ()=
I - 2 - Synthèse
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Classe entrée Echelon Rampe Parabole
0 e0
1 K
1 0 e0
K
2 0 0 e0
K
I - 3 - Exemple
II - Rapidité
La rapidité se qualifie par le temps mis par le système à réagir à une variation de l’entrée et à effacer
l’influence de perturbations. Il s’agit d’un temps de réaction, en étroite relation avec l’inertie propre du
système.
La rapidité peut être quantifiée par le temps de la réponse du système à un échelon de commande.
Suivant les auteurs, il est plus précisément quantifié par :
- temps mis pour atteindre la 1ère fois la valeur finale, tm
- temps mis pour ne plus dépasser n% de la valeur finale, tr(n%)
s(t)
+n%
s( )
-n%
t
tm trép(n%)
Remarques :
Exemple
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III - Stabilité
Un système est dit stable si :
- abandonné d’un état quelconque avec une entrée nulle, il revient au repos avec une sortie nulle
ou si
- après une position de repos (ou d’équilibre statique) puis une excitation par une impulsion de
Dirac, il revient à sa position initiale de repos.
Exemples
s(t) s(t) s(t)
t t t
IV - Robustesse – Sensibilité
Dans les applications industrielles, les paramètres des systèmes asservis varient, à cause notamment du
vieillissement des composants du procédé, des capteurs et des actionneurs. De ce fait, il existe une
détérioration des performances. Il faut donc des systèmes robustes, i.e. insensibles aux variations des
paramètres et aux perturbations.
La sensibilité d’une fonction Y(p) par rapport à une fonction ou à un paramètre G(p) donné est traduite
par :
Y ( p) variation de Y(p) en % dY (p) Y(p) dY (p) G (p)
SG ( p)
variation de G(p) en % dG (p) G (p) dG (p) Y(p)
La sensibilité dynamique est reliée à l’étude fréquentielle, avec p=j. La sensibilité statique est prise
pour p0.
Exemple
Etude de la sensibilité d’un système donné lorsqu’un pôle varie en fonction de K. Ce système est
traduit par : p2 + 5p +2k = 0
dp k dp dp
Spk or 2p 5 2 0
dk p dk dk
2k
D’où : S pk
p(2p 5)
Pour k=3, les pôles de p2 + 5p +2k = 0 sont p = -2 et p = -3
23
Pour p = -3, la sensibilité est donnée par Spk 3 2
(3) (2 (3) 5)
k
Si le gain K varie de 10%, 0,1
k
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k
La variation du pôle est alors : p (3) (2) 0,1 0,6 p S pk
k
Im
-3 -2
Re
-2,4
D’où système moins stable
Pour k/k = 0,1
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chapitre 9 : STABILITE D’UN SYSTEME
ASSERVI
Définition :
Un système est dit stable si, après une position de repos (ou d’équilibre statique) puis une excitation
par une impulsion de Dirac, il revient à sa position initiale de repos.
I- Généralités
Pour un système linéaire :
e(t) s(t)
G
E(p) S(p)
G(p)
Pour une impulsion de Dirac, e(t) = (t) et E(p)=1
D’où S(p)=G(p)E(p)=G(p)=
Ai
i p pi
A
avec les pi pôles réels
pc
p i c ou complexes
A'
conjugués p i a jb .
p a 2 b
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Théorème
Un système n’est stable que si tous les pôles de sa fonction de transfert sont à partie réelle strictement
négative.
Conséquence : sur le lieu des pôles de G(p), tous les pôles doivent être placés à gauche de l’axe
imaginaire pour que le système soit stable.
Im
Re
Application BO-BF
H (p)
Exemple
Remarque
Il est possible de parler de stabilité absolue ou de stabilité relative à un paramètre. Ainsi, on peut avoir
des marges de stabilité pour :
- réduire le temps de réponse, on interdit alors une région à droite de D Im ;
- assurer un amortissement suffisant, on interdit la région du plan situé en dehors de l’angle 2 ;
- améliorer les 2 performances.
Exemple
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II - Lieu des pôles
Le lieu des pôles est aussi appelé lieu des racines ou lieu d’Evans. Il permet de trouver la limite de la
valeur du gain k permettant la stabilité d’un système asservi.
Soit le système asservi :
E(p) + S(p)
k G(p)
-
H(p)
m
p z i
On note aussi T (p) k i 1
k T 0( p )
p p
n
i
i 1
avec k : gain statique du système
m le nombre de zéros, zi les zéros
n le nombre de pôles, pi les pôles mn
On cherche à connaître les pôles de F(p), FdT en BF. Ils sont trouvés par l’équation caractéristique :
1 + T(p) = 0 = 1 + kT0(p) eq (1)
Les pôles dépendent de k
p z
m
i
1 i 1
(1) T 0(p)
p p
k n
i
i 1
On cherche alors les points M, complexes, vérifiant cette équation.
II - 1 - Exemple
II - 2 - Commandes sous Matlab
Pôles placés : pzmap(N,D) ou [P,Z]=pzmap(N,D) comme Pôles et Zéros
Lieu des pôles complet : rlocus(N,D) ou [R,K]=rlocus(N,D) comme Racines et Gain
II - 3 - Méthode générale pour tracer le lieu des pôles
p z
m
i
1 i 1
On a : T 0(p)
p p
k n
i
i 1
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pz 1
m
i
d’où : i 1
n k
pp i
i 1
2 1
4 1 3
Re
p4 z1 p3 p2 p1
1) Nombre de branches
m branches finies, (n-m) branches infinies.
Remarque : les branches sont symétriques par rapport à l’axe réel (car les pôles sont soient réels, soient
complexes conjugués).
2) Départ et arrivée des branches
m
p z i
1
i 1
Comme
n k
pp i
i 1
p i i 1 z i
n m
i 1
nm
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4) Branches du lieu sur l’axe réel
Les branches du lieu sur l’axe réel sont situées à gauche d’un nombre impair de zéros et de pôles. En
effet, pour un point M du lieu et réel :
- pour les pôles et les zéros à gauche de M, arg(p-z i) = arg(p-p i) = 0
- pour les pôles et les zéros à droite de M, arg(p-z i) = arg(p-p i) =
- pour chaque paire constituée d’un pôle et d’un zéro conjugué, située à droite de M,
arg(p-z i) = arg(p-p i) =2
D’où, si on a N pôles et Z zéros à droite de M Re, les angles donnent :
N+Z = (2q+1) q= 0, 1, 2, … N+Z impair
5) Tangente du lieu en un point de départ ou d’arrivée
Soit M(p) un point du lieu et P(p’) un point du lieu proche de M. On note l’argument associé ;
arg(p+p’).
Il est possible de remplacer arg(p-p i) par et arg (p’-pi) par /2 quand pi est complexe, car MP
argp
m n
D’où : argp k z i k pi avec ki
i 1 i 1
6) Intersection du lieu avec l’axe réel
p p
n
i
N ( p) D( p) i 1
1 k 0 k
p z
D(p) N ( p) m
i
i 1
d N ( p) dN (p) dD (p)
Par la dérivée : 0 D(p) N ( p)
dp D(p) dp dp
dN dD
d
dp dp d ln( N) d ln(D) m d n
ln(p z i ) ln(p p i )
N ( p ) D( p ) dp dp dp i dp
i
m 1 n 1
i 1 p z i i 1 p p i
D(p 0 )
Si p0 est solution de cette équation, la valeur de k vaut :
N( p 0 )
Remarques :
1 n
S’il n’y a pas de zéro, l’équation devient : 0
i 1 p p i
Quand il faut décider si le point d’intersection est point de départ ou d’arrivée du lieu , il faut prendre
d 2k
la dérivée seconde : . Si cette dérivée est <0, alors le point est de départ sinon il est point d’arrivée.
dp 2
7) Intersection avec l’axe imaginaire
Deux méthodes sont possibles pour déterminer l’intersection du lieu des pôles avec l’axe imaginaire.
Appliquer du critère de Routh, l’annulation des termes aux deux dernières lignes (p0 et p1) du
tableau donne la valeur de K. En remplaçant dans l’avant-dernière ligne (p2), la valeur
approximative des pôles est trouvée.
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Remplacer de p par j dans l’équation caractéristique et résoudre l’équation Re()=0 et
Im()=0. Ceci donne la valeur de (d’où p=j) et la valeur du gain K associé.
Exemple
Résumé de la méthode
Ecrire l’équation caractéristique (1)
Calculer le nombre, m, de zéros et n de pôles en BO (n-m) branches infinies
Etablir le lieu des pôles sur l’axe Réel : à gauche d’un nombre impair de pôles et de zéros
Déterminer les directions asymptotiques : 2q 1
n m
H (p)
G ( p) N ( p)
Si on étudie la stabilité du système en BF, la Fonction de Transfert est : F(p)
1 G(p)H(p) D(p)
avec D(p) a n p n a n 1p n 1 ..... a1p a 0
Enoncé
Remarque
Le nombre de pôles à partie réelle positive est égal au nombre de changements de signes comptabilisés
dans la 1ère colonne.
Tableau de Routh
ordre
On pose n an an-2 an-4 …
n-1 an-1 an-3 an-5 …
On détermine n-2 A1 A2 …
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n-3 B1 B2 …
… … …
2 M1 M2
1 N1 N2
0 C1 C2
an a n 2
a n 1 a n 3 a n 1a n 2 a n a n 3
avec : A1
a n 1 a n 1
an a n4
a n 1 a n 5 a n 1a n 4 a n a n 5
A2
a n 1 a n 1
a a n 3
n 1
A1 A2 A a A 2 a n 1
B1 1 n 3
A1 A1
M1 M2
N1 N1 N1M 2 N 2 M1
C1
N1 N1
Exemples
2 p 2 3 p 3
Développement de Taylor : e p 1 p ...
2! 3!
on s’arrête après 3 termes par exemple.
1
ou e p
2p2
1 p
2!
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p
1
2 12 6p p
2
ou approximation de Padé : e p
p 12 6p p 2
1
2
1
ou encore : e p avec nN
n
p
1
n
H (p)
L’étude de la stabilité est faite avec les pôles du dénominateur, i.e. 1 + G(p)H(p) en BF.
La méthode de Nyquist permet l’étude de :
- la stabilité des systèmes linéaires sans ou avec retard ;
- la stabilité des systèmes dont on connaît la réponse fréquentielle expérimentale sans
obligatoirement connaître la FdT ;
- le degré de stabilité (très stable ou proche de l’instabilité).
IV - 1 - Rappels mathématiques du lemme de Nyquist-Cauchy
Soit F(p) une fonction de la variable complexe p = +j
Si un point M d’affixe p décrit dans le plan (Re, Im) une courbe (C) fermée arbitraire mais sans point
multiple, alors le point Q d’affixe F(p) décrit dans le même plan une courbe () qui correspond point par
point à la courbe (C).
Le nombre de fois que la courbe () entoure l’origine est lié au nombre de zéros et de pôles de F(p)
situés à l’intérieur de la courbe (C).
Quand le point M décrit entièrement la courbe (C) dans le sens dextorsum (sens horaire), la variation
totale de la phase de F(p) comptée positivement dans le sens trigonométrique est égale à :
= 2 (n0 – m0) où n0 est le nombre de pôles et m0 est le nombre de zéros de F(p) compris à
l’intérieur de (C).
Im Im
M F(p)
(C) ()
Re Re
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Justification
Soit F(p) A
N ( p) p z1 .....p z k .....p z m
A
D(p) p p1 .....p p k .....p p n
Les grandeurs complexes zk et pk sont représentées par les vecteurs O1Z k et O1Pk
Im
M
pk ’
pk Re
O1
zk (C)
1. Considérons p- pk avec pk à l’intérieur de (C). Lorsque le point M décrit tout le contour de (C) dans le
sens dextrorsum, le vecteur Pk M tourne de -2
2. Considérons cette fois p- pk’ avec cette fois pk’ à l’extérieur de (C). Lorsque M décrit (C), le vecteur
Pk ' M a une rotation de phase nulle.
Il s’ensuit que, pour chaque pôle et chaque zéro à l’intérieur de (C), on tourne de 2. La somme des
rotations de phase est alors 2 (n0 – m0).
IV - 2 - Application à l’étude de la stabilité
Cas général
m
1
p z i
Soit R ( p) k i avec m<n.
i 1 p p i
n
Afin de contenir tout le demi-plan droit du plan des complexes (Re, Im), on utilise le contour de
Bromwich, () parcouru par p ; son rayon est infini. () évite les pôles éventuels de R(p) situés sur l’axe
Im en passant par leur droite.
Quand p décrit le contour de Bromwich (i.e. p : - +), R(p) décrit un lieu (), image de (), qui
correspond au lieu de Nyquist de R(p).
Comme p : - +, le lieu () est symétrique par rapport à l’axe Réel.
Cours d’automatique continue & échantillonnée _____ INSA HdF FISE3 _________AP Maquinghen-Godillon___________________ 79
Im Im
p R(p)
i ()
()
pi
i Re Re
zi
Théorème
Si R(p) n’a ni pôle ni zéro à l’intérieur de (), son lieu de Nyquist, (), n’entoure pas l’origine.
Théorème de Nyquist
Le nombre de tours, dans le sens horaire du lieu de Nyquist autour de l’origine est égal à n0 – m0, n0 et
m0 étant le nombre de pôles et de zéros à l’intérieur du contour de Bromwich (), i.e. ayant une partie
réelle positive (>0).
Justification
arg(R)= arg(p-z1)+arg(p-z2)+…-arg(p-p1)-arg(p-p2)… = m i - n i
Or, quand p fait un tour complet de (), la variation des i et i est :
- zéro si pi ou zi i est à l’extérieur de ()
- sinon
(arg(R)) = m i - n i = -(m-n) 2
Conséquence : un système de FdT G(p) est stable si son lieu de Nyquist n’entoure pas l’origine quand
p : - +
Exemple
Im Im Im
Re Re Re
Systèmes asservis
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E(p) + (p) S(p) S(p) G ( p)
En BF : T(p)
G (p) E ( p ) 1 G ( p) H ( p )
-
H (p)
Théorème
Sur le lieu de Nyquist tracé pour p=j, :0 +, si ce lieu passe à droite du point critique (-1) alors
le système est stable.
( si le point (-1) est à gauche du lieu de Nyquist quand :0 + )
Exemple
Remarque
Ce critère exprime qu’aux hautes fréquences, quand =-180°, il faut atténuer le signal de retour
(gain<-1) sinon le signal réinjecté va s’amplifier dans une réaction positive (effet LARSEN des
installations radiophoniques).
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Critère dans les différents plans
STABLE INSTABLE
Im Im
-1 Re -1 Re
NYQUIST
GdB GdB
rd/s rd/s
rd/s rd/s
-180 -180
BODE
GdB GdB
-180
-180
BLACK
L’intérêt de ce critère est :
- qu’il nécessite peu de calculs
- qu’il renseigne sur le degré de stabilité : plus le point (-1) est éloigné en passant par sa droite et
plus le système est stable et inversement.
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V- Marges de stabilité
E(p) + (p) S(p)
G (p)
-
H (p)
Soit 0 la pulsation pour laquelle le module du gain G(p)H(p) = 1 en BO. Le système est stable en BF
si (j0) > -180°.
Soit 1 la pulsation pour laquelle la phase vaut –180° en BO, (j1)=-180°. Le système est stable en
BF si G(j1)H(j1) < 1.
Définitions
On appelle marge de gain le facteur maximal pour lequel la valeur de K, à la conception du système,
peut être multipliée pour que le système devienne instable.
valeur de K à la limite de stabilité
MG
valeur de K à la conception du système
1
MG où (j1)=-180°
G(1 ) H(1 )
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Représentation graphique dans les plans de Bode, Black et Nyquist
Im
-1 g Re GdB
M -180 M
MG dB
MG=1/g
GdB
rd/s
MG dB
rd/s
M
-180
Exemple
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VI - Stabilité d’un système avec retard pur
Un système avec retard est aussi appelé système à phase non minimale.
E(p) + S(p) m
-
G(p)
p z i
p N(p)
G ( p) e K e p i 1
D( p ) n
p p i
i 1
K
G ( p) e p
1 2p
VI - 1 - Méthode du lieu des Pôles
VI - 2 - Critère de Routh
VI - 3 - Critère de Nyquist
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chapitre 10 : CORRECTEURS
I- Généralités
Le cas général, en mono variable, peut être représenté par :
P(p)
+
E(p) + + S(p)
G1(p) G2(p)
-
H(p)
Si les perturbations ne sont pas prises en compte, on dira que le système répond bien s’il est stable,
précis, rapide et robuste.
Pour augmenter la précision :
e,s e,s Ajouter un ou plusieurs intégrateurs
t t
t t
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2. Modéliser le système par observations ou équations des lois physiques, en déduire la Fonction de
Transfert
3. Evaluer l’écart entre le cahier des charges et la réalité
4. Elaborer le correcteur
- Action Proportionnelle
- Action Intégrale
- Action Dérivée
II - Correcteurs P. I. D.
E + U S
C(p) G(p)
-
II - 1 - Correcteur proportionnel – P
Cp k
Up k p
u t k t
BP rapidité
II - 2 - Correcteur Intégral - I
,u
Cp
1
Ti p
1 p
Up u t x dx
1 t
Ti 0
t
Ti p Ti
Ti : constante de temps d’intégration : Temps mis par la sortie pour atteindre l’entrée
Diminue l’erreur permanente
Mais, comme 90 , diminue la phase stabilité
II - 3 - Correcteur Dérivée - D
Cp Td p
dt
Up Td p p u t Td
dt
La dérivée est liée aux variations
90 M stabilité
Remarque Types de correcteurs :
Type P. I. D. Pour diminuer l’erreur : augmenter I
Pour augmenter la rapidité : augmenter P
Pour augmenter la stabilité : augmenter D
Compromis à trouver
P ; P I ; P D ; P. i. D. ; PI I2D D3 …
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P i R (retard)
par boucle interne (retour tachymétrique ou boucle de courant par exemple)
II - 4 - Correcteur PI – Retard de Phase
Forme Théorique : + U
Kp
K p Ti p 1
C th p K p
1
+
Ti p Ti p
1
Forme Réelle : T ip
1 Tp
C ré p K avec b 1, souvent b 10
1 bTp
Le correcteur PI est utilisé pour assurer :
- Une réponse indicielle apériodique ou oscillante
- Une erreur en régime permanent donnée
- Un temps de réponse donné
- Un système stable.
Remarques :
Il permet de l’erreur permanente (t) il agit sur les basses fréquences.
Il contribue négativement sur la phase stabilité. Pour ne pas trop détériorer la stabilité du
système, il faut que le gain ne soit pas trop grand.
Bode
Black
Nyquist
1 Tj b1 Tj 1 1 1 bTj b 1 1 b 1
C j
1
1 bTj b1 bTj b1 bTj b1 bTj b b 1 bTj
cste + forme d’un 1er ordre demi-cercle inférieur de rayon (b-1)/2b centré sur (b+1)/2b
b 1 sin M 1
Remarque : sin M b
b 1 sin M 1
M M pour M bT
1
C 1 d' après Bode ou calculs C 1 1 b 1
M
b
M
1 b b
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II - 5 - Correcteur PD – Avance de Phase
Forme Théorique : C th p K p 1 Td p
Remarque :
Bode
Black
Nyquist
1 aTj aTj a a 1 a a 1 Tj a 1
C j
1
a
1 Tj 1 Tj 1 Tj 1 Tj 1 Tj 1 Tj
constante - forme d’un 1er ordre demi-cercle supérieur de rayon (a-1)/2a centré sur (a+1)/2a
a 1
a 1 1 sin M
sin M 2 a
a 1 a 1 1 sin M
2
M M
1
pour M
aT
C a
M
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II - 6 - Correcteur PID
Forme Théorique : C th p K p 1
1
Td p
K p 1 Ti p Ti Td p
2
Ti p Ti p
T p
C1 p K p 1 ou C 2 p K p 1
1 1 1
d
Tp T p
d
Ti p Td Td
Forme Réelle : 1 p i
1 p
N N
1 T 2p 1 T3p
ou C 3 p K p avec T1 T2 T3 T4
1 T1p 1 T 4p
Le correcteur PID est utilisé pour assurer :
- La stabilité (D)
- Une erreur permanente nulle (I)
- Un temps de réponse maximal imposé (P)
- Une forme apériodique ou oscillante ( , D%)
Remarques :
Bode
Black
Nyquist
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chapitre 11 : INITIATION A L’IDENTIFICATION
DES SYSTEMES
K 0 e p
Strejc propose un modèle mathématique : G p avec K0, , T, n déduits de
1 Tp n
l’expérimentation.
On a et observe :
Echelon Sortie
Processus
e s
e0 Ke0
t t
Tu Ta
On modélise :
Echelon K 0 e p Sortie
G p
1 Tp n
Exemple
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A UTOMATIQUE C ONTINUE
R EPRESENTATION D ’E TAT
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chapitre 12 : GENERALITES
I- Introduction
Il est parfois plus commode, pour résoudre certains problèmes d’asservissement, de décrire un système
au moyen d’un ensemble d’équations différentielles du 1er ordre plutôt que par une ou plusieurs équations
différentielles d’ordre supérieur à 1. La raison est que l’on peut alors appliquer tout l’arsenal de l’algèbre
linéaires et des espaces vectoriels à la résolution de ces équations. Pour cela la théorie d’état a été
développée. Autrement dit, la théorie d’état a été inspirée par celle des équations différentielles.
Quelques remarques sont liées à cette méthode :
Les variables d’état permettent aussi une description interne du système dans le domaine temporel
(alors que les modèles par Fonction de Transfert sont des modèles externes).
Le traitement a lieu dans le domaine temporel et fait appel à l’algèbre matricielle.
La représentation des systèmes monovariables s’étend aux systèmes multivariables qu’on peut
appréhender globalement.
Les notions de commandabilité et d’observabilité apparaissent et jouent un rôle important.
L’outil est puissant pour résoudre les problèmes touchant à l’optimisation.
Certains problèmes présentant des non-linéarités ou des paramètres variant dans le temps peuvent
être traités par cette méthode.
Le calculateur facilite l’analyse et la commande des systèmes.
La méthode s’applique à la commande continue et/ou discrète.
Les automatismes séquentiels peuvent aussi être représentés par ce moyen.
La description d’un système par représentation d’état n’est pas unique.
I - 1 - Systèmes linéaires continus
Remarque 1 :
Pour déterminer x(t) (et y(t)), dans [t0,t], on n’a pas besoin de connaître ce qui s’est passé avant t0,
mais seulement en t0. Autrement dit, le chemin pour atteindre x(t0) n’importe pas.
Remarque 2 :
A chaque état (x(t) ici) correspond une valeur à t donné, ce qui permet de prévoir l’évolution du
système.
Si au temps t1 > t0 on applique une nouvelle entrée u1(t), la sortie du système va évoluer, pour t[t1,t]
en fonction :
- du nouveau signal d’excitation u1(t)
- de l’état du système en t1, soit x(t1).
L’état du système à un instant donné représente la mémoire minimale du passé nécessaire à la
détermination du futur.
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Pour montrer le concept de représentation d’état, un exemple du 2nd ordre est repris, celui d’un système
mécanique « masse-ressort-amortisseur »
II - Principe général
II - 1 - Description
Ce principe peut être généralisé à tout système linéaire d’ordre n. Soit e(t) la grandeur d’entrée et s(t) la
grandeur de sortie. L’équation différentielle décrivant le comportement est supposée se mettre sous la
forme :
dn d n 1
st a n 1 st ... a 0 st et (1)
dt n dt n 1
avec s(0)=s0, …, s(n-1)(0)=s(n-1)
x1 t st x 1 t
x t s ' t x t
2
En posant : Xt 2 et Ut et
... ...
x n t s ( n 1) t
x n t
La généralisation de la représentation d’état s’écrit avec les 2 équations :
Xt A Xt B Ut
X(t0) = x0 donné (2)
Yt C Xt D Ut
Remarques :
La RE d’un processus n’est pas unique. Autrement dit : un processus peut avoir plusieurs RE
équivalentes.
Dans le cas d’un système SISO (1entrée, 1 sortie) : m=1 (B matrice colonne) ; p=1 (C matrice ligne) et
courramment, n = l’ordre du système.
Il est fréquent que D = 0 : il n’y a pas de liaison directe entre l’entrée et la sortie. On dit alors que le
système est « propre ».
Une représentation graphique peut être la suivante :
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II - 2 - Le schéma fonctionnel équivalent est le suivant :
D
Cette forme est générique, i.e. elle est commune à tout système. Il suffit de modifier les valeurs dews
paramètres (vecteurs et matrices) oiur changer de système. Ou, pour un même système, il suffit de
changer les valeurs des matrices pour changer de RE.
a
1
L’avantage de cette représentation est qu’une correspondance physique est directe entre des cablages
électriques (életroniques) comprenant des potentiomètres et des amplificateurs opérationnels.
L’inconvénient est que ce modèle n’est pas générique : si A, B, C ou D est modifié, le cablage doit être
revu.
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II - 4 - Systèmes linéaires à commande numérique
La RE s’applique aussi aux systèmes commandés de façon discrète. La base de la théorie est présentée
à partir d’un exemple. L’ensemble de la théorie n’est pas développé dans ce cours.
Soit une société, appelée RIFE, fabrique du matériel de télécommunication, elle a 2 secteurs
d’activité : le téléphone et la fibre optique (FO). Son montage simplifié est le suivant :
- chaque année « k », RIFE investit un capital désigné par u(k) dans ses 2 activités : 0,75u(k) pour le
téléphone, 0,25u(k) pour la FO.
- RIFE fait des pertes dans la FO, chaque € investi perd 0,10€
- RIFE fait des bénéfices dans le téléphone, chaque € investi rapporte 0,30€
A la fin de chaque année, ces bénéfices sont réinvestis dans le secteur de la FO pour le renflouer.
Soient x1(k) et x2(k) les capitaux cumulés la kième année, respectivement pour le téléphone et la FO.
Entrée : u(k) : capital injecté
x k
Une RE peut être : Etat : Xk 1
x 2 k
Sortie : y(k) : total cumulé des capitaux lannée k
Pourletéléphone : x 1 k 1 x 1 k 0 0,75u k
On peut écrire :
PourlaFO : x 2 k 1 0,30x 1 k 0,9x 2 k 0,25u k
Ces 2 équations décrivent complètement le fonctionnement de la RIFE. L’histoire résumée par les 2
variables x1(k) et x2(k) réactualisées chaque année, ce sont les variables d’état.
x 1 k 1 1 0 x 1 k 0,75
u k
x 2 k 1 0,3 0,9 x 2 k 0,25 x 0 0
avec 1
yk 1 1 x 1 k 0 Uk x 2 0 0
x k
2
Si on suppose une loi d’apport dégressif de la forme u(k)=1/2k, il est facile, connaissant les CI de déduire
y(k), k. Par exemple, k=2, y(2)=1,7 : capital des 2 secteurs d’activité.
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II - 5 - Passage du domaine continu au domaine discret d’un processus échantillonné-bloqué
F e A
G e A d B
0
P C QD
III - Passage RE FT
III - 1 - Passage REFT
On peut identifier deux techniques. La première consiste à écrire les n équations, puis éliminer les
variables d’état pour ne laisser qu’une relation entre u et y d’où il est facile d’extraire la fonction de
transfert. Cette technique est intuitive, mais parfois fastidieuse sans utiliser les atouts de la représentation
matricielle. D’où la seconde technique :
Calcul matriciel
Proposition : La fonction de transfert d’une représentation d’état (A,B,C,D) est donnée par
C pId A BD .
1
Méthode de Horner
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n n
Méthode : On met sous la forme Y(p).a i .p i U(p).b i .p i les bi éventuellement complétés à 0
i 0 i 0
jusqu’à l’ordre n puisque l’on travaille sous hypothèse de causalité. On divise alors par le degré le plus
élevé, pn , et on exprime Y(p) sous la forme d’un polynôme en puissance négative de p :
Y ( p)( p n an1 p n1 an2 p n2 .. a0 ) U ( p)(bn p n bn1 p n1 bn2 p n2 .. b0 )
p nY ( p) bn p nU ( p) bn 1 p n 1U ( p) bn 2 p n 2U ( p ) .. b0U ( p ) an 1 p n 1Y ( p ) an 2 p n 2Y ( p ) .. a0Y ( p )
Y(p) bn U(p) p1 bn 1U(p) a n 1Y(p) p2 bn 2 U(p) a n 2Y(p) ... p n b0 U(p) a 0Y(p) .
On factorise par les p-1 :
1 1 1 1 1
Y ( p ) b U ( p ) p bn 1U ( p ) an 1Y ( p ) p bn 2U ( p ) an 2Y ( p ) p [... p b1U ( p ) a1Y ( p ) p b0U ( p ) a0Y ( p ) ...
n
X n(p) p1 b0U(p)a0Y(p)
X n 1(p) p 1 b1U(p)a1Y(p) X n(p)
…
1
X 1(p) p bn 1U(p)an 1Y(p) X 2(p)
Y(p)bnU(p) X 1(p).
Soit :
X n (p) p 1 b 0 U(p) a 0 Y(p)
Décomposition série
Exemple
Schéma
F ( p) 0 ... ...
a0 a1 p ... 1. p p 1 p p p 2 p
n n1 n2 2 n1 2 n2
1 2
p ... 1 1 2
p 2
p
1 2
Ce qui donne, par exemple, pour F(p) 0 :
1 p 2 p
0
1 x1(t) 1
1 p
u(t)
+
x2(t) + y(t)
1 2
2 p
+
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x1
x
2
x
y c1 c2 c n 3
x n 1
x n
Exemple
Schéma
non vue en TC
Méthode : on édite directement la RE à partir d’une forme normalisée de la FT.
b 0 b1 p ... b n 1 p n 1
Contrainte : la fonction de transfert doit être sous la forme : F(p) .
a 0 a 1 p ... 1.p n
Proposition : Une RE dite commandable peut être mise sous la forme suivante :
x 1 0 1 0 0 0 x1 0
x 0 0 1 0 0 x 0
2 2
x 3 0 0 0 1 0 0 x3 0
u
x n 1 0 0 0 0 1 x n 1 0
x n a 0 a1 a2 a n 2 a n 1 x n 1
x1
x
2
y b 0 b1 b n x 3
x n
Remarques
En mathématiques, cette forme est dite « compagne »4.
n1
Le polynôme caractéristique de A est égal à PA(p)det(pI A)a0 a1 p... an1 p p , c’est aussi le
n
dénominateur de F(p), à un coefficient multiplicateur près. Cette remarque sera utilisée régulièrement
dans ce cours.
On montre que les VE sont fonctions des dérivées successives de la sortie.
Il existe une forme duale de la forme commandable qui est dite « observable » (voir Horner).
Si n=m, on met sous la forme F(p)=d+F’(p) et on applique la RE à F’(p), puis on ajoute le terme ‘du(t)’ à
y(t). Dans tous les cas, n ne sera jamais inférieur à m (systèmes propres ayant un sens physique).
4 Une matrice compagne est matrice qui comprend des ‘1’ sur une diagonale supérieure et des coefficients sur une seule
ligne/colonne
Cours d’automatique continue & échantillonnée _____ INSA HdF FISE3 _________AP Maquinghen-Godillon__________________100
Exemple
Schéma
non vue en TC
Proposition : Une RE dite observable peut être mise sous la forme suivante :
x 1 0 0 0 0 a 0 x1 b 0
x 1 0 0 0 a 1 x 2 b1
2
x 3 0 1 0 0 0 a 2 x3 b2
u
x n 1 0 0 0 a n 2 x n 1 b n 2
x n 0 0 0 1 a n 1 x n b n 1
x1
x
2
x
y 0 0 0 0 0 1 3
x n 1
x n
Remarque
La transformation : A A T , B C T , C BT permet d’obtenir la forme canonique de commande.
Exemple
Schéma
Forme de Jordan
non vue en TC
b 0 b1 p ... b n 1 p n 1
Méthode : on édite la RE à partir d’une forme normalisée de la FT F(p) mise
a 0 a 1 p ... 1.p n
sous la forme d’une décomposition en éléments simples dont au moins un pôle est multiple :
1 2 k k 1 n
Fp
p p1 k
p p1 k 1
p p1 p p k 1 p p n
Contrainte : Il faut au moins un pôle multiple.
Proposition : Une RE est dite de Jordan si la matrice d’état est sous la forme de Jordan5.
5 Une matrice est dite de Jordan si elle est diagonale par bloc et que chaque bloc popssède des zéros partout sauf sur sa
diagonale, qui contient des éléments tous égaux et sur sa sur-diagonale qui ne contient que des ‘1’.
Cours d’automatique continue & échantillonnée _____ INSA HdF FISE3 _________AP Maquinghen-Godillon__________________101
x 1 p1 1 0 0 0 x1 0
x 0 p1 1 0 0 x 2 0
2
x 3 0 0 p1 1 0 0 x3 1
u
p k 1
x n 1 0 0 0 0 x n 1 1
x n 0 0 0 0 p n x n 1
x1
x
2
x
y 1 1 k k 1 n 3
x n 1
x n
Remarque La matrice de commande ne possède, pour éléments non nuls, que des ‘1’ (autant que de
blocs), positionnés au niveau de la dernière ligne de chaque bloc.
Autrement dit : la matrice de commande possède des ‘0’ partout sauf en dernière ligne de chaque bloc,
l’élément est alors un ‘1’.
Exemple
Schéma
III - 3 - RE équivalentes
Définition - Propriétés
Définition : deux RE A, B, C, D et A, B, C, D sont dites équivalentes si elles sont représentatives
~ ~ ~ ~
1 ~ ~ 1 ~ ~
d’une même fonction de transfert : CpId A B D C pId A B D .
Proposition : le passage d’une RE à une autre équivalente se fait en appliquant une matrice de passage
(ou de transformation) inversible T.
Remarque : T est parfois notée W.
Remarque : si A T 1AT , cela correspond à un changement de base et alors PA PA~ . Ceci
~
signifie donc que les dénominateurs correspondants aux deux RE sont identiques (à un coefficient
multiplicateur près), ce qui cohérent puisque les deux sont représentatives du même système.
non vue en TC
Soient 2 RE équivalentes :
~
Xt A Xt B Ut Xt A Xt B Ut
~ ~ ~
et
Yt C Xt D Ut Yt C X t D~ Ut
~ ~
Cours d’automatique continue & échantillonnée _____ INSA HdF FISE3 _________AP Maquinghen-Godillon__________________102
~ ~ ~ ~
A W 1 AW , B W 1B , C CW , DD
~ ~ ~
Ou WA AW , WB B , CW 1 C
~ ~
AW 1 W 1 A et X W 1 X
D est invariant à la transformation.
~
Xk 1 F Xk G Uk Xk 1 ~ F Xk G Uk
~ ~
et
Yk P Xk Q Uk Yk ~
P Xk Q Uk
~ ~
Soient les matrices de transformation pour trouver une RE sous forme diagonale :Wd, de
commandabilité : Wc, d’observabilié Wo
Dans la suite, la matrice W est décomposée en colonnes comme suit : W w 1 w 2 w n
On suppose les racines i de l’équation caractéristique de F discinctes.
On a : On veut : A COMPLETER
En vue de simplifier les études, la matrice D est annulée par changement de variable comme suit.
Cours d’automatique continue & échantillonnée _____ INSA HdF FISE3 _________AP Maquinghen-Godillon__________________103
Soit le système décrit par la RE suivante :
Xt A Xt B Ut
Yt C Xt D Ut
En considérant une nouvelle sortie Z Y D U , le nouveau système est décrit sur la figure et la RE
devient :
Xt A Xt B Ut
Xt A Xt B Ut
soit :
Z t C X t D U t D U t Zt C Xt
Ces expressions fournissent l'état du système (et la sortie) pour tout t t 0 à partir d'un état initial
arbitraire Xt 0 , avec une fonction Ut appliquée sur l'intervalle [t0, t] à l'entrée.
La solution de l'équation différentielle d'état comprend deux termes : le premier correspond à la solution
homogène (régime libre dû au vecteur d'état initial Xt 0 , le deuxième à la solution forcée (due à l'entrée
Ut ).
On voit le rôle fondamental joué par la matrice e At - matrice de transition d'état – qu'il faudra évaluer.
La matrice exponentielle répond aux mêmes règles de calcul que la fonction exponentielle, en particulier :
eo I ; e A t 2 t1 e A t1 t 0 e A t 2 t 0
Sauf dans quelques cas pour lesquels on peut (ou on doit) calculer par voie analytique X t selon
l'expression, les systèmes continus seront généralement simulés par approximation numérique, en les
échantillonnant 6.
Si le temps t = 0 est pris comme origine, alors le système d’équations (3) devient :
6 C'est pourquoi il ne faut trop s'attarder sur les résultats formels qui pourraient effrayer un lecteur connaissant mal le calcul
matriciel. L'écriture condensée est en fait celle d'un système condensé
Cours d’automatique continue & échantillonnée _____ INSA HdF FISE3 _________AP Maquinghen-Godillon__________________104
Xt e A t X t e A t BU d
0 0 (4)
Yt CX t DU t t 0
Si l'entrée u est l'impulsion de Dirac unité , on sait que : f d f d f 0
t
0
Dans le cas multi-entrées, multi-sorties, la relation est matricielle : Ht C e At B , matrice de réponses
impulsionnelles du système, de dimension (p x m)7.
IV - 3 - Transformée de Laplace de l'équation d'état
Appliquons la transformation de Laplace à l'équation d'état matricielle de la RE, ce qui revient à
l'appliquer aux n équations temporelles, et ensuite à écrire à nouveau la forme matricielle. Il vient :
p Xp X0 A Xp B Up
Cette dernière équation a pour solution :
Xp pI A X 0 pI A BU p
1 1
£ e At pI A
1
à comparer avec £ e at 1
pa
p a
1
Formulation générale
On impose X0 = 0, alors :
Xp pI A B Up
1
Yp
Hp C pI A B D
1
La fonction de transfert matricielle s'écrit :
Up
Exemple
7 La colonne d'indice i de H(t) est déterminée en appliquant un Dirac t sur l'entrée u i t , les autres entrée étant nulles, et
en observant l'évolution des sortie y1(t), y2(t), … yp(t)
Cours d’automatique continue & échantillonnée _____ INSA HdF FISE3 _________AP Maquinghen-Godillon__________________105
La matrice e At est à la base de l'expression de la réponse temporelle des systèmes continus cf (2); elle
intervient aussi dans le cas des systèmes échantillonnés.
Présentons quatre méthodes permettant son évaluation :
Développement en série d'une exponentielle de matrice;
Application du théorème de Cayley Hamilton;
Transformation de Laplace inverse;
Diagonalisation.
V - 1 - Développement en série
At t2 t3
ti
e I At A 2 A 3 ... A i
D'une manière explicite, on obtient : 2! 3! i0 i!
A matrice carrée
Cette forme se prête bien au calcul numérique par ordinateur. On peut, pour chaque valeur de t, évaluer
l'expression précédente par une sommation finie sur n termes; on choisit n tel que la contribution des
termes suivants soit négligeables. Les coefficients de la matrice résultat obtenue sont des nombres (et non
des expressions analytiques). Le calcul se trouve simplifié si la matrice A est diagonale, car alors seules
subsistent les puissances successives des éléments diagonaux.
Exemple
Soit maintenant une matrice carrée A d'ordre n, possédant n valeurs propres distinctes 1 , 2 , ...n . On
démontre que : e At 0 I 1A 2 A 2 ... n 1A n 1 ; avec 0 , 1 , ... n 1 solutions de 8
0 1 n 2 2n ... n 1nn1 e n t
8 Si la matrice A admet une valeur propre multiple – par exemple 1 et 2 distinctes, avec n= 4- alors 0 , 1 , 2 , 3 sont
0 1 1 2 21 3 31 e 1t
t
0 1 2 2 2 3 2 e 2
2 3
des solutions de : 3t
0 1 3 2 3 3 3 e
2 3
Cette méthode, qui nécessite le calcul de l'inverse d'une matrice et le retour à l'original convient tant que
l'ordre de A est peu élevé.
Son avantage est de fournir une expression analytique ; on peut ainsi apprécier l'importance des différents
paramètres.
Exemple
V - 4 - Diagonalisation de A
1 0 0
On peut aisément montrer que si la matrice A est diagonale, par exemple, A 0 2 0 alors la
0 0 3
matrice pI A est aussi diagonale.
1
1
0 0
p 1 e 1 t 0 0
On a pI A 0 0 qui conduit à l'original :
1 1 2t
e At
0 e 0
p 2
0 e 3 t
1 0
0 0
p 3
D'où une expression très simple de la matrice exponentielle à partir de la connaissance de ses éléments
diagonaux.
x 1 t e 1 0 x 1 t 0
t t
0 0
Pour un système à entrées nulles, (2) s'écrirait alors : x 2 t 0 e 2 t t 0
0 x 2 t 0
x 3 t 0 0 e 3 t t 0 x 3 t 0
Exemple
VI - Commandabilité - observabilité
VI - 1 - Commandabilité
Considérons le circuit électrique suivant :
x2(t) i(t)
L
R
C x1(t) y(t)
u(t)
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Dans le cas où il y a une coupure, on conçoit intuitivement que si l’état du circuit est représenté par x 1 et
x2 respectivement tension aux bornes du condensateur et courant dans la self, x1 ne sera pas commandé
par le générateur de tension délivrant u(t). Cet exemple conduit à la définition de la commandabilité :
Définition : Un système est dit commandable si on peut, sur une durée finie, modifier toutes les
composantes du vecteur d’état, X(t), par un signal de commande u(t) en vue d’obtenir un état final X(tf) à
partir d’un état initial X(ti).
rangWcom n avec
Wcom G FG F n -1G
Remarque : La sortie ne joue aucun rôle dans le critère de commandabilité de l’état ; seules les matrices
(A,B) ou (F,G) interviennent.
Exemple
VI - 2 - Observabilité
Considérons le comportement d’un moteur. Si la sortie mesurée est la vitesse, on peut se poser la
question : est-il possible de remonter à l’état initial (position et vitesse de départ) à partir de la
connaissance de la sortie, c’est-à-dire de la vitesse, et du signal de commande qui la fait évoluer ?
La réponse est forcément négative car la position, intégrale de la vitesse, est définie à une constante près.
Si maintenant, on observe l’évolution de la position ; à la question précédente, la réponse devient
positive. En effet, on a déjà la position et la vitesse en sera la dérivée.
Définition : Un système est dit observable s’il est possible de retrouver l’état initial X(ti) à partir de
l’observation de son entrée u(t) et de sa sortie y(t), sur un intervalle de temps fini.
Pour un système discret ou échantillonné, cette définition s’exprime en remplaçant t par k et la durée
finie devient un nombre fini de périodes d’échantillonnage.
C
rangWobs n avec
Wobs C CA CA n -1
t CA
CA n -1
Le système discret représenté par
Xk 1 F Xk G Uk
d’ordre n, est observable SI et SEULEMENT SI :
Yk P Xk
P
rangWobs n avec
Wobs P PF PF n -1
t PF
n -1
PF
Remarque : La propriété d’observabilité de l’état ne dépend que des matrices (A,C) ou ( F,P). L’état
n’intervient pas.
Exemple
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VI - 3 - Diagramme de Kalman
Le diagramme de Kalman permet de mieux comprendre les problèmes de commandabilité et
d’observabilité dans les systèmes linéaires.
Un système peut toujours se décompser en 4 sous-systèmes commandables ou non, observables ou
non.
Dans ces schémas, on remarque qu’il n’existe pas de lien entre l’entrée et les sous-systèmes non
commandables. De même, il n’existe pas de lien entre les sous-systèmes non-observables et la sortie.
Cette figure illustre que la fonction de transfert, qui lie la sortie y à l’entrée u d’un système mono-
variable, ne décrit que les sous-systèmes commandables ET observables.
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chapitre 13 : COMMANDE PAR RETOUR D’ETAT
I- Exemple introductif
Soit une commande en position d’un moteur :
Rappels : e (t ) est le signal de consigne, (t ) l’erreur, u ( t ) le signal de commande et s (t ) le signal de sortie.
On cherche A afin que l’ensemble se comporte comme un second ordre dont on souhaite fixer les
paramètres (amortissement, pulsation). D’un point de vue système, le problème d’élaboration de la
commande se représente comme ceci :
Paramètre de commande
Données sur
calcul
le système à corriger (la BO) k A
Données sur
le système souhaité (en BF)
(cahier des charges)
Ak
n fct(A)
1
1
.
2 2
1
1
p p 1
1
p 2 p2 n
1
1 1
fct(A)
Ak Ak n n 2 Ak 2 Ak
L’amortissement et la pulsation sont tous deux fonctions de A. Placer la valeur de l’un fige la valeur de
l’autre, il n’est pas possible de fixer indépendamment l’amortissement et la pulsation indépendamment
(on dispose d’un degré de liberté pour deux paramètres).
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Il faut donc une commande à deux paramètres. On peut citer par exemple le correcteur PI ou le retour
tachymétrique. Cette dernière présente l’avantage de bien introduire la commande par retour d’état.
On prend A=1. Le schéma devient :
l1 position
On cherche l0 et l1 afin que l’ensemble se comporte d’une manière fixée par le cahier des charges :
l0
Données sur
calcul Paramètres de commande
le système à corriger (la BO) k
l1
Données sur
le système souhaité (en BF)
(cahier des charges)
Deux approches :
Approche « par fonction de transfert » :
Le calcul des FT de transfert pour la petite puis grande boucle : FT= BO/(1+retour*BO) donne :
En remplaçant :
l1
1
K l
n fctl1 .
k 1 1 K 1
FTpetite , FTBF
1 l0 k p l1 1 1 l0 k p p 2 1 2 p 1 p 2 g(l , l )
kl1 kl1 n n
2
0 1
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Le retour sur la position permet de fixer la pulsation, ce qui fixe le gain l 1, le retour sur la vitesse l0
permet alors de fixer l’amortissement.
Remarque : le gain statique en BF n’est plus unitaire, malgré l’intégrateur dans la chaîne directe, cela est
dû au fait que le retour n’est pas unitaire.
On dispose de deux degrés de liberté pour fixer les deux paramètres du système à volonté.
Approche « par représentation d’état » :
0 1 s 0
kl / e A' X Be
1 / kl 0 / s k /
X
1
On reconnaît une forme commandable, donc on connaît le polynôme caractéristique de A’, et donc le
dénominateur de la FTBF (à un coefficient multiplicateur près) que l’on peut identifier avec celui
souhaité dans le cahier des charges.
0 1 p -1
A' , PA ' (p) pId A'
kl 1 / 1 / kl 0 / kl 1 / p 1 / kl 0 /
pp 1 / kl 0 / kl 1 / p 2 1 / kl 0 / p kl 1 /
D’où en identifiant et après avoir remarqué que le CdC sous sa forme classique doit être transformé
(facteur près) :
1
1 2 p 2 p 2 p 2 2n p 2 n
n n
1/ kl 0 / 2n et kl1 / 2 n .
On en déduit les deux coefficients l0 et l1 (bien sûr, les mêmes qu’avant).
On appelle l0 et l1 les coefficients du retour d’état / paramètres de commande pour le vecteur d’état
[position, vitesse].
Le retour tachymétrique constitue ainsi un cas particulier pour n=2 d’une commande par retour d’état.
Remarque : on retrouve bien la même chose qu’en passant par la fonction de transfert.
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II - Cas à n VE dans l’espace commandable
II - 1 - Description
Soit un vecteur d’état X à n VE d’un processus. L’idée consiste à associer à chaque VE xi un coefficient
li-1 comme suit :
Avec :
- le signal e(k) correspondant à une grandeur de commande qui représente l’action nécessaire au
suivi de consigne extérieure.
- X(k), le vecteur d’état qui caractérise la dynamique du processus.
Un signal u(k) est fabriqué pour qu’en tenant compte de la consigne extérieure (via e(k)) et de la
« personnalité » du processus (via L Xk ), le signal y(k) soit performant.
Si toutes les composantes du vecteur d’état X(k) sont accessibles et mesurées, la loi de commande
cherchée correspond à un retour d’état exprimé par :
x1
x
u (k ) e(k ) l 0 l1 ... l n 1 2 e(k ) L Xk .
...
x n
L est appelé vecteur du retour d’état. Il est calculé pour corriger la dynamique du système tel que décrit
dans le cahier des charges en plaçant les pôles aux valeurs souhaitées (d’où le nom de la technique par
« placement de pôle »).
On dispose ainsi de n degrés de liberté pour fixer les n coefficients du dénominateur de la FTBO (d’ordre
n). Il y a donc autant de coefficients que de degrés de liberté.
Remarques :
Ce type de commande pose 2 questions :
- l’état X(t) peut-il être modifié à partir de u ? Autrement dit, le système est-il commandable ?
- l’état X(t) peut-il être déterminé à partir des signaux y et u ? Autrement dit, le système est-il
observable ?
Ces 2 questions conduisent aux concepts de commandabilité et observabilité déjà vus.
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chapitre 14 : INITIATION A L’IDENTIFICATION DES
SYSTEMES
K 0 e p
Strejc propose un modèle mathématique : G p avec K0, , T, n déduits de
1 Tp n
l’expérimentation.
On a et observe :
Echelon Sortie
Processus
e s
e0 Ke0
t t
Tu Ta
On modélise :
Echelon K 0 e p Sortie
G p
1 Tp n
Exemple
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A UTOMATIQUE C ONTINUE
A UTOMATIQUE E CHANTILLONNEE
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chapitre 15 : COMMANDE NUMERIQUE DES
SYSTEMES
I- Rappels
Sz
BO : Cz Gz
z
Sz Cz Gz
BF : H z
Ez 1Cz Gz
Avec G(z) FdT du processus numérisé formé d’un processus analogique muni d’un BOZ (Bloqueur
d’Ordre Zéro).
Le processus analogique est connu par sa FdT A(p).
A p
G(z) est déterminé soit à l’aide des tables, soit par la relation Gz 1 z 1
p
G(z) peut également être identifié à l’aide de l’équation de récurrence liant S et U.
Exemple :
Remarque : Un processus identifié à l’aide d’échantillons au pas de DOIT absoluement être
commandé à ce même pas d’échantillonnage.
I - 1 - Modèle numérique du 1er ordre
Ap z 1 Ap
G z 1 z 1 z p
p
où G(z) est la FdT du système analogique – bloqué échantillonné
et A(p) est la FdT du système analogique.
b0 b 0 K 1 a 0
Ap on a Gz
K
Pour , avec T
1 Tp z z0 a 0 e
Remarques :
o G(z) est aussi du 1er ordre
o G(z) dépend de
o Le pôle de G(z), a0 est positif, inférieur à 1 en valeur absolue, z0 e T
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b0 1 a0
o Le gain statique vaut G1 K K
1 a0 1 a0
1 1
z , z * exp j
n p
D’où l’intérêt d’utiliser les abaques !
I - 3 - Forme standard de la Fonction de Transfert
Nz
Gz
K
z r met en évidence :
1 z m
Dz
o le retard pur = r
Exemples :
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2y(k) = y(k-1)° + 4 y(k-2) – 3 y(k-3) + 3 u(k-2) + 2 u(k-3) + 5 u(k-4)
y(k) = 1,5 y(k-1) – 0,5 y (k-2) + 2 u(k-2) – 0,6 u(k-3)
Théorème 1 : Un système numérique est stable ssi tous ses pôles sont à l’intérieur du cercle de rayon
1. Il est d’autant plus amorti que les pôles sont à l’intérieur du cercle.
Théorème 2 : Les pôles d’un système numérique G(z)=BOZ A(z) (BOZ suivi d’un système
analogique échantillonné) sont égaux à zi e pi où pi sont les pôles de A(p).
Ai
En effet : Ap
K
avec pi 1
i
1 T p m 1 Ti p Ti
m
Ap A z 1 i
i
et G z
Ai 1 i avec zi i e Ti e pi
Z
p m z 1 z i m
z i
Les pôles zi de G(z) caractérisent donc la dynamique du système (comme en analogique).
Les zéros de G(z) influencent sur le gain statique et avance de n pas la réponse. En effet, la présence
de zéros entraîne que le polynôme du numérateur est >0. Autrement dit le 2nd membre de la récurrence
mémorise plusieurs termes de la commande : u(k+2), u(k+1), u(k)
On peut dire que z0=0 est une avance pure d’un pas et z00 agit comme une avance partielle.
Z=ej G(z) -1
0 Re
Re Stable
0
Instable
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III - 2 - Critère portant sur la BF – Critère de Jury
Le critère de Jury est aux systèmes numériques en z ce qu’est le critère de Routh aux systèmes
analogiques en [Link] stabilité est conditionnée par la place des pôles, ie. par les racines de :
Dz 1Gz an z n an 1z n 1 ....a1 z a0 0 et leur place par rapport au cercle unité.
p0 p1 p2 p3
p3 p2 p1 p0
2n-3 q0 q1 q2
Avec : bj aan0 ja
a j a0a j anan j
n
q0 p0 p0 p3 p3
q2 p0 p2 p3 p1
Le critère de Jury :
Si le polynôme caractéristique, formé pour z=1 (avec an>0)
D(1)>0
D(-1)>0 pour n pair et D(-1)<0 pour n impair
ET (n-1) contraintes satisfaites :
a0 an b0 bn1 c0 cn2 q0 q2
IV - Précision
D’après le théorème de la valeur finale : limz 1 z si les pôles de (z) sont stables.
z 1
Ez
z Ez 1 m nombre d’intégrateurs (ou classe du système)
1Gz 1 N z
1k
z 1m Dz
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Les calculs sont similaires à ceux de l’analogique, d’où :
0 e0
1 K
1 0 e0
K
2 0 0 2 e0
K
Attention : le choix de est fondamental
IV - 1 - Exemple
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V- Principe d’une régulation numérique
La commande numérique par ordinateur d’un processus continu bloqué-échantillonné est mise en
œuvre par 4 étapes :
1) Choix du pas d’échantillonage,
Détermination de la Fonction de Transfert du processus à réguler, G(z).
2) Choix du modèle numérique du système asservi corrigé, H(z), à l’aide du cahier des charges.
3) Conception du correcteur numérique nécessaire, C(z)
4) Programmation du correcteur
(donc, retour du domaine fréquentiel (transf. en Z) au domaine temporel (eq. de récurrence)).
Attention, on ne numérise pas un PID analogique, on reste dans le numérique, même s’il existe des
correspondances.
Remarque : le régulateur numérique est plus lent que le régulateur analogique (veiller aux temps de
calculs pour les processus ultra-rapides)
Remarque : le régulateur numérique possède la capacité de garder les signaux en mémoire. De ce fait,
il est très aisé d’inclure des retards purs dans les correcteurs numériques (par ex. prédicteur de Smith).
1/ Choix de
Par abus de langage, on utilise les termes d’intégration et de dérivation alors qu’il faudrait parler de
somme et de soustraction !
Détermination de la FdT de l’appareil A(p) analogique-bloqué-échantillonné :
Ap
G z 1 z 1
p
Intégrateur
1 Uz
Iz 1 z 1 2
1
Ti p Ti z 1 z
d’où : u k 1 u k k u k u k 1 k 1 , opération d’accumulation
Ti Ti
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Dérivateur
La dérivation n’est pas possible en analogique, mais, par définition, on peut poser :
Td T z 1 Uz
u k k k 1 , de laquelle, il est possible de déduire : Dz d
z z
Remarque : est fixé, Td permet de doser la soustraction
Dérivateur filtré
z 1
Ap
Td p
Td
d’où Gz 1 z 1
Td
1 Td N p
N
z z0
avec z0 e N Td
1 p
N
Remarque : z0 a un effet adoussisant sur la « dérivée » d’une entrée numérique à forte variation
PID numérique
1 z 1
Cz k 1 N avec z 0 e N Td , pôle adossisant de l’ordre de 0,2 à 0,4
Ti z 1 z z 0
u(k) est élaboré à partir de e(k)-s(k-1)=(k) qui conduit à définir le correcteur C(z).
La FdT en BO corrigée CG est déterminée pour respecter le cahier des charges en BF :
- CG doit avoir des intégrations 1 z-1 nécessaires à une bonne précision pour une entrée spécifiée
- Le gain est reglé pour contrôler l’amortissement (D% en indiciel)
- C doit apporter les zéros nécessaires (avance de phase) pour permettre au signal de commande
d’agir avec efficacité et donc réduire le temps de réponse.
Bmz
On se fixe un modèle H z pour la BF de gain statique 1 et on en déduit la loi de commande
Amz
pour y parvenir. Les modèles courants sont :
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1 a n 1 z 1 ... a 0 z n
- Hz qui possède un nombre fini de termes, ce qui permet d’annuler
1 a n 1 ... a 0
pos(k) en un nombre fini de coups. C’est la réponse pile (daed beat response).
1 a1 a 0 zb
- Hz 2 qui est un 2nd ordre d’amortissement réglable par a0 et a1. Le
1 b z a 1z a 0
zéro b fixe l’angle qui contrôle le D%.
Un essai de juste instabilité (pompage) de la boucle fermée fournit Kosc et Tosc (gain et période
d'oscillation). Te est la période d'échantillonnage, elle est par ailleurs notée ∆.
Pour un correcteur PI, Takahashi propose les réglages :
Tosc 0, 6T e
K Kosc et
2,2T osc
Te
Ki
0, 45Tosc 0, 6Te
Pour un PID :
Tosc T e
K Kosc
1, 6Tosc
Te
Ki
0, 5T osc Te
T2
o sc
Kd
8T e To sc T e
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