Distributions
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Cette égalité est utilisée pour définir la translatée a T d’une distribution T quelconque
D(R ) , a T, (x ) = T, (x + a ) (10.2)
2° Exemple.
Considérons la distribution de Dirac ( x ) , , = (0) et appliquons la définition
précédente
D(R ) , a , = , (x + a ) = (a ) = a , ,
ainsi
a = a , (10.3)
i.e. en notations impropres
a (x) = (x + a ) (10.3’)
3° Distributions périodiques.
La notion de translatée est utilisée pour définir les distributions périodiques. Une
distribution T est dite périodique de période a ou bien a périodique si
a T = T ou bien T(x − a ) = T( x )
ce qui équivaut à :
D(R ) , a T, = T, T, (x + a ) = T, (x)
T, (x + a ) − (x) = 0 .
Cette égalité est souvent utilisée pour définir « la symétrisée » d’une distribution T
quelconque.
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Auteur :Randimbindrainibe Falimanana
32
D(R ) , T , = T, . (10.4)
1 x −b
f (ay + b).( y).dy = a f (x ). dx
a
R R
Cette égalité est utilisée pour définir la distribution T(ax + b) , où T est une distribution
quelconque. On pose par définition :
1 x −b
D(R ) , T(ax + b ), ( x ) = T, (10.7)
a a
En particulier si b = 0
x
D(R ) , T(ax ), ( x ) =
1
T, (10.8)
a a
1
D(R ) , T x , ( x ) = a T, (ax ) (10.8’)
a
2° La distribution (a ( x) )
Soit a ( x ) une fonction de classe C1 sur ℝ. On définit la distribution (a ( x) ) par la
formule :
(a ( x ) ) = lim f (a ( x ) ) dans D (10.9)
→0+
avec
1
si x
f ( x ) = 2 ( 0)
0 si x
La fonction a ( x ) est supposée ayant des zéros isolés et simples. Soit x k , k = 1,2, ces
zéros. Dans ces cas (a ( x) ) existe dans D et se met sous la forme d’une somme
( x − x k )
(a ( x ) ) = (10.10)
k a (x k )
Par exemple
( )
a) x 2 − a 2 =
1
2a
((x − a ) + (x + a )) ,
1 ( x )
, = dx ,
x R
x
car le second membre n’existe pas toujours pour toute fonction D(R ) .
Cependant dans certains cas, où les intégrales f (x).g(x).(x).dx existent pour toute
R
fonction D(R ) , on peut déterminer le produit de deux distributions régulières f
. g .
La fonction . D(R ) , car elle est à support borné comme la fonction et de plus elle
est de classe C (comme produit de deux fonctions de classe C ).
Donc quelle que soit la distribution T , le nombre T, . existe et, par suite, le produit
.T a un sens. On notera cependant que, pour certaines distributions, cette définition du produit
est applicable même si la fonction ( x ) n’est pas de classe C . Par exemple il suffit que ( x )
soit continue pour définir ( x ).( x ) .
f , = f ( x ).( x ).dx ,
R
x →+
= f ( x ).( x ) x →− − f ( x ).( x ).dx
R
= − f , = f , −
On remarque ainsi que toute distribution possède des dérivées sous forme de distribution .
Par récurrence on démontre que toute distribution est indéfiniment dérivable et l’on a :
2° Propriété 2.
Toute distribution est indéfiniment dérivable
3° Propriété 3.
On peut intervertir l’ordre de dérivation.
En effet pour tout D(R )
( )(m) ,
T (m + n ) , = (− 1)m + n T, (m + n ) = (− 1)m T (n ) , (m ) = T (n ) =
( )(n ) ,
= (− 1)n T (m ) , (n ) = T (m ) .
4° Propriété 4.
Si T D et (x ) C (R ) la dérivée du produit ( x ).T vérifie la formule de
Leibniz
n
n (k ) (n − k )
(.T )(n ) = . .T (11.5)
k =0
k
5° Propriété 5.
Si la distribution T est nulle sur un domaine G , alors la dérivée T (n ) est nulle sur G
et l’on a :
( )
Supp T (n ) Supp (T ) .
11.3. Exemples
1° Calculons la dérivée de la distribution de Dirac en un point a . Par définition on a :
La dérivée de a en a est donc aussi une distribution singulière notée a telle que si on
l’applique à une fonction test D elle nous donne la valeur − (a ) .
a) Définition 1.
Une fonction F : ℝ → ℂ est dite absolument continue sur [a , b] s’il existe une fonction
f sommable sur [a , b] et telle que
x
F( x ) = F(a ) + f ( t ).dt , x [a, b] (11.9)
a
Si f est localement sommable, F est dite absolument continue sur tout intervalle borné,
on dit dans ce cas que F est absolument continue sur ou tout simplement absolument continue.
x
I( x ) = f ( t ).dt
a
pour tout x [a, b] est dérivable presque partout et l’on a I(x) = f (x) p.p. , donc toute
fonction F absolument continue sur [a , b] est dérivable p.p. .
et vérifie F(x) = f (x) p.p. sur [a , b] .
• Propriété 2.
On en déduit que si F est une fonction absolument continue sur [a , b] elle est
continue sur [a , b] , la réciproque n’est pas exacte.
• Propriété 3
Une fonction continûment dérivable est absolument continue mais la réciproque
n’est pas exacte. (prendre par exemple f ( x ) = x.Y( x ) ).
c) Proposition
d) Définition 2
On dit que F est une primitive de f sur l’intervalle (a , b ) si F est absolument
continue sur [a , b] et vérifie F = f p.p.
e) Théorème1 : Intégration par parties.
Soient u et v deux fonctions A.C sur [a , b] , alors :
b b
u (x ).v(x ).dx = u (b).v(b) − u (a ).v(a ) − u (x ).v(x ).dx (11.10)
a a
Démonstration.
Si u et v sont absolument continues sur [a , b] , on peut écrire :
x x
u ( x ) = u (a ) + u ( t ).dt , v( x ) = v(a ) + v ( t ).dt ,
a a
d’où
b b b x
u ( t ).dt .dx =
u ( x ).v ( x ).dx = u ( a ).v ( x ).dx + v ( x )
a a a a
b x
= u (a )(v(b) − v(a ) ) + v ( x ) u ( t ).dt .dx .
a a
Or
b x b b
1 .dx
v ( x )
u ( t ).dt
.dx = v ( x )
[a ,x ]
( t ).u ( t ).dt
a a a a
En appliquant le théorème de Fubini il vient
b x b b b
v( x ) u ( t ).dt .dx = u ( t ) v( x ).dx dt = u (t )(v(b) − v( t ))dt =
a a a t a
b
= u (b).v(b) − u (a ).v(b) − u ( t ).v( t ).dt ,
a
d’où le résultat.
f) Dérivée au sens des distributions d’une fonction A.C.
Lorsque F est une fonction absolument continue sur ℝ on a par intégration par parties
d’où
F = F (11.11)
g) Théorème 2
* - Toute fonction f localement sommable est la dérivée au sens des distributions d’une
fonction absolument continue de la forme
x
F( x ) = F(a ) + f ( t ).dt , a ℝ, x ℝ
a
• - Si G est une fonction qui définit une distribution et si da dérivée au sens
distributions G = G est une fonction localement sommable, alors G est égale
presque partout à une fonction absolument continue.
•
Démonstration.
1) La fonction F étant absolument continue sur ℝ, alors elle est continue et définit une
distribution régulière F dérivable au sens des distributions. Par définition on a :
x 0 0 + x
F , = − f ( t ).dt .( x ).dx = f ( t ).dt ( x ).dx − f ( t ).dt ( x ).dx
R 0 −
x 0 0
Les deux intégrales doubles correspondantes étant absolument convergentes, on peut, en vertu du
théorème de Fubini, intervertir l’ordre d’intégration, d’où
0 t + +
F , = ( x ).dx f ( t ).dt − ( x ).dx f ( t ).dt = f ( t ).( t ).dt = f , ,
− −
0 t R
2) Supposons que la fonction G définisse une distribution et que sa dérivée au sens des
distributions G soit définie par la fonction localement sommable f , i.e. G = f .
x
Posons I( x ) = f ( t ).dt . Cette fonction est absolument continue et I(x) = f (x) p.p. , d’où
a
I = f , par suite, la dérivée au sens des distributions de G − I est nulle . Or on démontre
que si T = 0 (distribution nulle), alors T = c , où c est une constante. Donc la fonction
G( x ) − I( x ) est égale presque partout à une constante c .
Posons
x
F( x ) = c + f ( t ).dt ,
a
alors c = F(a ) , par suite G est égale presque partout à la fonction absolument continue F .
h) Conséquence.
* - Pour une fonction absolument continue sur , F , sa dérivée au sens des
distributions coïncide presque partout avec la dérivée usuelle.
* - Une fonction G , qui définit une distribution, est égale presque partout à une fonction
absolument continue, si et seulement si, sa dérivée au sens des distributions est une fonction
localement sommable.
3° Dérivée au sens des distributions d’une fonction discontinue.
a) Calculons d’abord la dérivée au sens des distributions d’une fonction discontinue au
point 0 . Soit f une fonction de classe C sur ] − , 0[]0, + [ tandis que chacune de ses
dérivées d’ordre m , f ( m) , possède un saut au point 0 :
m = f ( m ) (0 + ) − f ( m ) ( 0 − ) ,
où f ( m) (0 + ) = lim f ( m) ( x ) et f ( m) (0 − ) = lim f ( m) ( x ) .
x →0+ x →0−
Les fonctions f ( m) sont continues partout sauf en 0 , donc elles sont localement
sommables , par suite, elles définiront des distributions régulières que l’on notera f ( m ) pour ne
pas confondre avec la distribution f
(m)
qui est la dérivée au sens des distributions d’ordre m
de f .
Pour m = 1 on a : quelle que soit D
0 +
f , = − f , = − f ( x ).(x ).dx = − f ( x ).(x ).dx − f (x).(x).dx
R − 0
Sur chacun de ces intervalles on peut effectuer une intégration par parties et l’on obtient :
0− +
f , = −f (0 − ).(0) + +
f (x).(x).dx + f (0 ).(0) + +f (x).(x).dx =
− 0
( )
= f ( x ).( x ).dx + f (0 ) − f (0 ) .(0) = f + 0 .,
+ −
R
d’où
f = f + 0 . .
Dans le cas, où f est continue en 0 , i.e. 0 = 0 , f = f , i.e. la dérivée au sens des
distributions est égale à la distribution associée à la dérivée usuelle si f est continue.
La discontinuité au point 0 d’une fonction f fait apparaître dans la dérivée une
distribution de Dirac. En particulier on retrouve, si Y est la fonction de Heaviside
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1, si x 0
Y( x ) = , on obtient Y ( x ) = ( x )
0, si x 0
m
f (m) = f ( m ) + m−k . ( k −1) . (11.12)
k =1
b) Si la fonction f possède des points de discontinuité de
première espèce isolés x k et si f ( x ) est continue par morceaux sur , alors on a :
f = f + x k . x k ,
k
où x k = f ( )− f ( )
x +k x −k .
12.1. Définition
Il résulte de cette égalité que la fonctionnelle T (−1) n’est définie que sur les dérivées des
fonctions-tests de D . Nous voulons prolonger sur D tout entier de manière qu’elle soit linéaire
et continue sur tout D .
Supposons d’abord que T (−1) existe et soit D telle que Supp () [−R , R ] ,
(R 0) .
Posons
x
(x ) = ( t ) − ( t ) ( y ) dy
(12.2),
− R
où
x
x
( x ) = C . =
(voir §5.2, 2°, c).
x
dx
R
12.2. Théorème 1
Toute distribution T de D admet une primitive dans D et toutes les primitives sont
de la forme
D , T ( −1) , = − T, + c ( t )dt (12.3),
R
Démonstration
L fonction , en effet, est de classe C sur , car et appartiennent à D , de plus
( x ) = 0 pour x − max (R , ) , puisque Supp () [−R, R ] et Supp( ) [−, ]
( 0). Ensuite pour x max(R, ) on a
( x ) = ( y).dy − ( y)dy. ( t )dt = ( y).dy − ( t )dt = 0 ,
R R R R R
car ( y)dy = 1 . Ainsi pour x max (R, ) , ( x ) = 0 , i.e. D .
R
Faisons agir la distribution T (−1) , supposé définie, sur la fonction ( x ) . D’après (12.2)
on peut écrire :
( x ) = ( x ) + ( x ) ( t ).dt ,
R
d’où
T ( −1) , ( x ) + T ( −1) , ( x ) (t ).dt
R
et, par suite, en tenant compte de (12.1)
Ainsi, quand T (−1) existe, elle s’exprime par (12.3), où la fonction est définie par la
formule (12.2).
2° Lemme 2.
La constante c étant quelconque, la fonctionnelle T (−1) , définie par la formule (12.3),
avec ( x ) la fonction définie par (12.2), est une primitive de T dans Supp () .
Démonstration
La linéarité de T (−1) découle de la linéarité de T . démontrons qu’elle est continue. Soit
(k ) une suite de fonctions tests convergeant vers la fonction nulle dans D , lorsque k tend
( )
vers + , i.e. k (x) = 0 pour x R et la suite (km) ( x ) converge uniformément vers la
fonction nulle lorsque k → + .
En utilisant la démonstration du lemme 1 on trouve que
x
k k dt = 0 si x max (R, ) et la suite k k 0
(m)
k (x) = ( t ) − ( t ) ( y ) dy
− R
converge uniformément vers la fonction nulle, lorsque k tend vers + , puisque
(km ) ( x ) = (km −1) ( x ) − (m −1) ( x ). k ( y).dy , d’où la suite (km ) k 0 converge vers la
R
fonction nulle dans D . Ainsi en vertu de la continuité de T sur D , on a :
( −1) ( −1)
T , k = − T, k + c k ( y).dy → 0 , k → + . Par suite T D .
R
Il nous reste à vérifier que T (−1) est une primitive de T , i.e. calculons
(T (−1) ) , = − T ( −1) , . Faisons dans (12.2) := . Puisque (t ).dt = 0 , alors
R
(T (−1) ) = T
12.3. Conséquence
b) L’équation différentielle
U = T , T D (12.4)
a une solution dans D et que sa solution générale est de la forme U = T ( −1) + c , où T (−1)
est une primitive de T et c une constante arbitraire.
En particulier si T = f l’équation (12.4) dans D n’a que des solutions classiques.
b) D’une manière analogue on dit que la série des distributions Tk converge vers une
k 0
k =n
distribution U si la suite des sommes partielles de cette série, U n =
Tk , converge
k =1 n 0
vers U dans le sens indiqué dans a).
2° Théorème 1
Si la suite des fonctions localement sommables f k k 0 converge uniformément dans
tout domaine borné vers une fonction localement sommable f , alors la suite des distributions
régulières associées f k k 0 converge vers la distribution régulière f .
Démonstration
Soit une certaine fonction test de D et G un domaine contenant le support de , i.e.
Supp () G , alors en appliquant le théorème sur le passage la limite sous le signe somme
on obtient :
3° Remarques
La condition de convergence uniforme des fonctions f k sur tout domaine borné peut
être affaiblie, le passage à la limite sous le signe somme sous des conditions moins fortes,
comme par exemples :
4° Exemples
1 ( x )
v.p , = lim
x →0+
x
dx
x
1
est identique pour x 0 à la fonction ordinaire f ( x ) = , qui n’est sommable dans aucun
x
voisinage de 0 . Mais de par sa construction cette distribution est la limite pour → 0 + de la
1
si x
suite des distributions régulières associées aux fonctions f ( x ) = x .
0 si x
c) Soit
2 1
n si t
f n (t) = 2n .
1
0 si t
2n
La suite de fonctions f n n 0 converge vers la fonction nulle sur * donc elle
converge presque partout vers la fonction nulle sur ℝ. Or on a d’après le théorème de la
1
2n
moyenne f n , = n2. (t ).dt = n.( n ) , avec n
1
. Quand n → +
1 n
−
2n
( n ) → (0) , par suite, si D et (0) 0 , f n , n’a pas de limite, d’où
f n n 0 n’a pas de limite en général dans D .
1
n si t
d) Soit f n ( t ) = 2n .
1
0 si t
2n
5° Proposition 1
Soit f n n 0 une suite de fonctions absolument sommables , f n L1 (R ) , qui converge
vers une fonction f L1 (R ) dans L1 (R ) . Alors la suite f n n 0 converge au sens des
distributions vers la même fonction f , i.e. la suite des distributions f n n 0 converge dans
D vers f .
Démonstration
C’est une conséquence des inégalités :
(f n − f )..dt f n (t ) − f ( t ) . ( t ) .dt fn − f 1
.
R R
6° Proposition 2
Si une suite de fonctions f n n 0 de l’espace Lp (R ) converge vers une fonction f de
Lp (R ) pour la norme . , alors f n n 0 converge vers f au sens des distributions.
p
Démonstration
D’après l’inégalité de Hölder
(f n − f )..dt f n ( t ) − f (t ) . ( t ) .dt fn − f p
q,
R R
1 1
où p et q sont conjugués harmoniques, i.e. 1 p, q et + = 1 .
p q
7° Théorème 2
Toute distribution est limite d'une suite de distributions concentrées dans des ensembles
bornés.
Démonstration.
Considérons la fonction de classe C sur ℝ et qui est égale à 1 pour x a et nulle pour
x 2a 0 . Pour toute fonction test , la fonction (x) = a (x).(x) à partir d’un certain
indice a (il suffit pour cela que Supp() [−a, a ] ). D’où pour tout T D , la suite de
distributions ( a .T )a 0 converge vers T , car à partir d’un certain rang de l’indice a 0 on a :
D , a .T, = T, a . = T, ,
d’où lim a .T = T . De plus la distribution a .T est nulle pour x 2a , donc elle est
a →+
concentrée sur l’ensemble borné [−2a , 2a ] . Ainsi la distribution T apparaît comme la limite de
la suite de distributions ( a .T )a 0 concentrées dans des ensembles bornés.
8° Conséquence
Toute distribution singulière est limite d’une suite de distributions régulières.
x
[f n ], = n. f (n.x ).( x ).dx = f ( x ). .dx
R R
n
x
= f ( x ). − (0) .dx + f ( x ).(0).dx
R n R
x
= f ( x ). − (0) .dx + (0) .
R n
Or pour tout n ℕ on a :
x
f ( x ). − (0) 2. f ( x ) . sup ( y) ,
n yR
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i.e. l’intégrant est borné par une fonction sommable, d’où, d’après le théorème dominé de
Lebesgue on peut écrire :
x x
lim
n →+
f (x). n − (0) .dx = f (x). n→lim+ n − (0) dx = 0 ,
R R
par suite,
D , lim f n , = (0) = , , i.e. lim f n = .
n →+ n →+
sont bornés par une constante C(M ) ne dépendant pas de a , b, mais uniquement de M .
3° Exemples
1
1) Considérons la fonction f ( x ) = ( 0) . L’égalité
x 2 + 2
b
1 b a
f (x).dx = Arctg − Arctg
a
pour a b , permet de montrer facilement que pour → 0 + , les fonctions f (x) forment une
suite de fonctions « engendrant » la distribution . Donc pour → 0 + , au sens des distributions,
1
→ (13.2)
x 2 + 2
− 2 .x →
( )
(13.3)
2 2
x + 2
2) Considérons la fonction
x2
f (x) =
1
exp − , ( 0) .
2 4
Montrons que, pour → 0 , cette suite de fonctions converge vers la distribution de Dirac
. Remarquons d’abord que f (x) 0 , donc pour tout a et b quelconque
b +
x2
1
f (x).dx 2 exp − 4 .dx = 1
a −
x
En effectuant le changement de variables = y , on voit que pour a 0 b .
b
b y2
lim f ( x ).dx = lim exp − .dy = 1 .
→0 + a →0 + a 4
De plus pour b 0
+ x2 + x 2 x 2 b2
1 1
exp − 4 .dx 2 exp − 4 . 2 . b dx = b exp − 4
2 . b
b
qui tend vers 0 lorsque tend vers 0 + , de sorte que les intégrales sur b, + , b 0 ,
convergent vers 0 . Des résultats analogues sont constatés pour les intervalles − , a , a 0 , les
fonctions f (x) forment donc une suite « engendrant » soit :
1 x 2
lim exp − = (13.4)
→0+ 2 4
b.
1 sin(.x )
b
1 sin y
x
dx =
y
dy
a a.
est bornée uniformément par rapport à a et b , quel que soit . D’où il résulte bien que pour
→ + , les fonctions f (x) forment une suite « engendrant », i.e.
1 sin(.x )
lim = . (13.5)
→+ x
1 sin(.x )
La fonction peut, à son tour, être représentée comme résultant de l’intégration
x
exp (ix ) , ce qui donne une autre formulation du
1
par rapport à x , de − à la fonction
2
résultat au sens de la convergence dans D , on a
+
→+
lim exp(ix )dx = 2.() (13.6)
−
+
(i.x )
2 i..x
lim .e .dx = 2 () (13.8)
→+
−
D’une manière générale , on peut dire que pour toute fonction localement sommable f ,
ne croissant pas plus vite , quand x → + , qu’une puissance de x , il existe, au sens des
distributions, un représentation de Fourier, limite de l’expression
f (x ).e
i..x
.dx
−
quand → + .
En effet mettons f () sous la forme (x 2 + 1)m f 0 (x ) , où
f 0 (x ) est une fonction
sommable. Puisque f 0 () possède une représentation de Fourier ordinaire, la limite
f 0 (x ).e
i..x
lim .dx = G 0 ()
→+
−
existe. De plus la convergence est uniforme par rapport à dans tout domaine borné, par
conséquent , la convergence existe aussi au sens des distributions . En faisant agir sur les deux
m
d2
membres de l’égalité l’opérateur − + 1 et en utilisant la continuité de la différentiation,
d 2
nous concluons qu’existe la limite
m
(x ) m d2
lim 2
+1 f 0 (x ).e i..x
.dx = − + 1 G 0 () .
→+ d 2
−
T, = lim T , (13.9)
→ 0
est une distribution
De même , si T une suite de distributions tempérées et si, quand → 0 , la suite des
nombres T , a une limite finie pour tout S(R ) , alors la fonctionnelle T par (13.10) est
une distribution tempérée.
2° Théorème 4
Si T est une suite de distributions qui converge vers la distribution T , quand → 0
, alors la suite des dérivées (T ) converge vers la distribution dérivée T :
lim T , = T, .
→ 0
Donc,
lim
→0
(T ) , = lim − T , = − T, = T , l.i.m (T ) = T .
→0 → 0
Ce théorème s’étend à tous les ordres de dérivation.
3° Remarque.
Soit U( t ) une suite de distributions dépendant d’un paramètre t qui varie continûment
sur un intervalle I et considérons, pour 0 , + t I , la suite de distributions
U(t + ) − U( t )
T =
Si, pour chaque D , la suite numérique T , est convergente quand tend vers 0 , alors,
d’après le théorème 3, la suite T est convergente. On représente sa limite par
dU U ( t + ) − U( t )
= l.i.m (13.12)
dt →0
4° Théorème 5
Si f n est une suite de fonctions de L2 (R ) qui converge vers une fonction f L2 (R )
pour la norme . 2 , quand n → + , alors la suite f n converge au sens des distributions
tempérées vers la fonction f .
Démonstration
On sait, d’après le théorème 3 que toute fonction f de L2 (R ) définit une distribution
régulière tempérée. Par hypothèse lim f n − f 2 = 0 , d’où en vertu de l’inégalité de Schwartz :
n →+
Donc l.i.m f n − f , = 0 , S(R ) , ce qui prouve que la suite f n converge dans S
n →+
vers f .
1° Définition 1
Soit N un entier positif. Posons
N
S N (x) = c n .e inx (13.13)
n =− N
La fonction S N ( x ) est une fonction continue donc localement sommable, qui définit une
distribution régulière S N .
On dit que la série trigonométrique (13.13) converge au sens des distributions vers S si la suite
des distributions S N converge vers la distribution S pour N → + .
2° Définition 2
Une distribution est dite périodique de période a 0 si T = a T , c’est à dire si T est
invariante par la translation finie a
3° Théorème 6
La somme S d’une série trigonométrique convergente au sens des distributions est
2
périodique de période a = .
Démonstration
N
S, = lim S N , , avec S N , = c n . e inx , ,
N→+ n =− N
2
où, pour a = ,
N N
aSN = a c n .e in x = c n a e in x = S N
n =− N n =− N
Donc
S, = lim a S N , = lim S N , −a = S, −a S = a S
N→+ N→+
On remarquera que
e , = e
in x in x
.( x ).dx = T.F()(− n.)
R
4° Théorème 7
+
La série trigonométrique c n .e inx converge, au sens des distributions tempérées,
n =−
s’il existe un nombre b 0 et une constante positive M tels que
b
c n M. n , pour n assez grand.
Sa somme est la dérivée d’ordre p + 2 d’une fonction continue, (où p est un entier tel que
p − 1 b p ).
Démonstration
Soit p un entier tel que p − 1 b p . Alors
p
c n M. n , pour n assez grand.
Considérons la série
~ ~
cn
p+ 2
e in x
, où signifie . (13.15)
n = − n n 0
cn M
n p+ 2 n2
La série (13.15) est donc absolument et uniformément convergente et sa somme est une fonction
f ( x ) continue et bornée qui définit une distribution tempérée f .
N~
f = l.i.m
cn
p+ 2
e inx ,
N→+ n =− N n
+ +
f = 2 − 2 (x − k) = 2 − 2 k
k =− k −
D’autre part, les coefficients de Fourier c n de f ( x ) sont donnés par la formule
1
c n = x ( x − 1)e −2inx dx
0
e 2inx
1 1
f (x) = − +
6 2 2 n 0 n 2
série normalement convergente.
− 2 e 2inx
n 0
ne converge pas au sens des fonctions mais converge, au sens des distributions vers f , d’où la
formule
+ +
(x − k) = e 2inx (13.16)
k =− n =−
où la série trigonométrique de droite n’est évidemment pas convergente au sens des fonctions.
5° La formule sommatoire de Poisson.
Soit S la somme de la série (13.16) convergente au sens des distributions, on a
+ +
S, = k , = (k)
k =− n =−
Cette formule présente un intérêt lorsqu’on sait sommer un des deux membres pour évaluer
l’autre.
On sait que les coefficients de Fourier de toute fonction périodique f ( x ) , sommable sur
un intervalle période, sont définis. Cependant, la série de Fourier correspondante n’est pas, en
règle générale, convergente ; pour qu’elle le soit, il faut que f ( x ) satisfasse des conditions de
Dini.
6° Théorème 8
La série de Fourier de toute fonction f ( x ) de période P , sommable sur un intervalle
d’une période, converge au sens des distributions vers f ( x ) , i.e. vers [f ] .
Démonstration
Les coefficients de Fourier de f ( x ) sont définis par
P
1
c n = e −in x .f ( x ).dx , où =
2
P P
0
P
g(x ).dx = 0
0
et puisque g ( x ) est de période P , son intégrale est nulle sur tout intervalle d’une période.
x
Soit G ( x ) = g ( t ).dt
0
x +P x +P x 0 x
G ( x + P) = g(t).dt = g(t − P).dt = g(u)du = g(u).du + g(u).du = G(x).
0 0 −P −P 0
Donc G ( x ) est périodique de période P . De plus, G ( x ) est une fonction continue, donc
localement sommable, dont la dérivée au sens des distributions est [g ] .
Calculons les coefficients de Fourier de G ( x ) pour n 0 :
P P x
−in x −in x
e G ( x ).dx = e
0
g ( t ).dt dx
0 0
L’intégrale double correspondante étant absolument convergente, on peut intervertir l’ordre des
intégrations d’après le théorème de Tonnelli-Fubini :
P
( )
P P P
−in x −in x 1 1
e G ( x ).dx = g ( t ) e dx dt = g ( t ) e −in t − 1 .dt = .c n
in in
0 0 t 0
x
Considérons maintenant la fonction H( x ) = (G ( t ) − 0 ).dt , où 0 est le coefficient de Fourier
0
pour n = 0 de G ( x ) . On démontre comme précédemment que H( x ) est une fonction de période
1
P , dont les coefficients de Fourier pour n 0 sont c n et que [G ] = [H] , dérivée au
(in)2
sens des distributions de H.
Mais la série de Fourier de H( x ) est absolument convergente et converge, au sens des
fonctions, vers H( x ) . En dérivant deux fois terme à terme cette série, on obtient *c n e −in x
nZ
et on sait que cette série converge au sens des distributions, vers [H] , c’est à dire vers [g ] .
+
Cela prouve que la série c n .einx converge au sens des distributions vers f .
n =−
1
− t − si t ] 0,1[
f (t + 1) = f ( t ) et f ( t ) = 2
0 si t=0
1 + sin(2nt )
t ℝ, f (t ) = (1.1)
n =1 n
ou
f = 1 sin(2nt )
+
(1.2)
n =1 n
L’égalité (1.2) est une convergence au sens des distributions. On peut donc la dériver
terme à terme pour exprimer f . On obtient donc l’égalité dans D '
+
f = 2 cos(2nt ) (1.3)
n =1
car sin (2nt ) = 2ncos(2nt ) .
n =1 kZ
d’où
Ш = e i 2nt , (1.4)
nZ
1 a
f a (t + a ) = f a (t ) et f a ( t ) = − t − si t ] 0, a[ et f a (0) = 0
a 2
donne :
Шa = na =
1
a nZ
e i 2nt = a (1. 5)
nZ
(Ш a = a est le peigne de Dirac de période a ou de pas a ).
Le peigne est donc développé en une série de Fourier . Signalons que le terme général de
ces séries (1.4) et (1.5), considéré comme fonction, est de module égal à 1 , ce qui exclut la
convergence au sens habituel . Cette convergence de série est prise au sens des distributions et
c’est pourquoi si on veut écrire en toute rigueur l’égalité ci-dessus le crochet contenant
l’exponentiel doit être conservé.
Cette égalité signifie donc
D , = e i 2 nt
, = e i2nt .(t ).dt , (1.6)
nZ nZR
où la série du second membre, cette fois, est une série numérique convergente au sens habituel.
Pour le peigne de pas a on a :
t t
1 i 2n a 1 i 2n
D a , = e , = e a .( t ).dt .
a a
nZ nZR
+
1 1 * −in t
c n (f ) = f
*
( t ).e in t dt = f ,e (1.7)
a a
−
ce dernier symbole exprimant l’action d’une distribution à support borné sur une fonction
seulement de classe C .
1 1
c n (Ш a ) = , e in t = (1.8)
a a
Dans le cas général d’une distribution périodique T quelconque de période a , il n’est
pas simple de trouver la distribution T * qui généralise f * . C’est pourquoi on supposera
toujours qu’une telle distribution T est définie sous la forme
T= (T * )ka = ka (T * ), (1.9)
kZ kZ
dans laquelle (T* )ka = ka (T* ) est la translation d’indice ka . (Rappelons que
(T ), (t ) = T, (t + ) , c’est à dire (T ) , = T, ( t + ) ).
Dans la formule (1.9) T * est appelée motif générateur de la distribution
périodique T , c’est une distribution à support borné connue. Dans ces conditions l’action de
T * sur la fonction de classe C t → e int est bien définie.
1° Définition
Soit T une distribution périodique de période a telle que T = (T * ) ka , où le
kZ
motif générateur T* est une distribution à support borné. Les coefficients de Fourier de T
sont donnés par la formule
2
c n (T ) = T * , e in t , =
1
.
a a
13.7Développement d’une distribution périodique
On utilise les notations précédentes . En convolant T par , on va se ramener au
développement en série de Fourier de Ш a . Dans les calculs qui suivent, on admet qu’on peut
permuter la convolution avec la série d’exponentielles. On utilise aussi les propriétés conjointes
de la translation et de la convolution.
( )
( )
T = T * = T * ka * = T * ka * = T * * ka = T * * ka ,
(1.10)
kZ kZ kZ kZ
d’où
1
T = T* * Ш a = T * * e in t
a
= 1a T * e * in t
(1.11)
kZ kZ
Cette dernière convolution est celle d’une distribution T * à support borné par une
fonction de classe C t → e −in t .
En notant Tx* la distribution T* lorsqu’elle agit sur une fonction de la variable x , en
l’occurrence sur la fonction x → e in (t − x ) , on obtient
T * * e in t = Tx* , e in (t −x ) = e in t T * , e −in x = a.c n (T ).e in t (1.12)
d’où le théorème :
1° Théorème
Toute distribution T de période a est la somme de sa série de Fourier, la
convergence étant, vue au sens des distributions : on a donc
T= c n (T ).e in t (1.13)
nZ
avec
c n (T ) =
1 * −in t
T ,e (1.14)
a
et T * un motif générateur connu.
Exercice
1° Soit f une fonction de période 1 d »finie par :
1
1 si t 0, 2
f (t ) = .
0 si t , 1
1
2