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Distributions

Le document traite des propriétés des distributions, y compris la définition de la translatée d'une distribution, la symétrisation, et les changements de variable. Il aborde également la dérivation des distributions, en établissant des propriétés et des exemples, notamment la dérivée de la distribution de Dirac et de la fonction échelon de Heaviside. Enfin, il souligne la distinction entre la dérivée usuelle et la dérivée au sens des distributions.

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Le document traite des propriétés des distributions, y compris la définition de la translatée d'une distribution, la symétrisation, et les changements de variable. Il aborde également la dérivation des distributions, en établissant des propriétés et des exemples, notamment la dérivée de la distribution de Dirac et de la fonction échelon de Heaviside. Enfin, il souligne la distinction entre la dérivée usuelle et la dérivée au sens des distributions.

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31

Si f ( x ) est localement sommable on vérifie par changement de variable d’intégration que

  D(R ) ,  f (x − a ).(x).dx =  f (x).(x + a ).dx


R R
c’est à dire
a f , (x) = f , (x + a )

Cette égalité est utilisée pour définir la translatée  a T d’une distribution T quelconque
  D(R ) ,  a T, (x ) = T, (x + a ) (10.2)

soit , en notation impropre, mais commode

  D(R ) , T(x − a ), (x ) = T( x), ( x + a ) (10.2’)

2° Exemple.
Considérons la distribution de Dirac ( x ) , ,  = (0) et appliquons la définition
précédente
  D(R ) ,  a ,  = , (x + a ) = (a ) =  a ,  ,
ainsi
a = a  , (10.3)
i.e. en notations impropres
a (x) = (x + a ) (10.3’)

3° Distributions périodiques.
La notion de translatée est utilisée pour définir les distributions périodiques. Une
distribution T est dite périodique de période a ou bien a périodique si

a T = T ou bien T(x − a ) = T( x )
ce qui équivaut à :
  D(R ) ,  a T,  = T,   T, (x + a ) = T, (x)

 T, (x + a ) − (x) = 0 .

10.1. Symétrisée d’une distribution.


1° Définition.
Si f ( x ) est une fonction, la fonction f  (x) = f (−x) est parfois appelée « la
symétrisée » de la fonction f ( x ) . Si f est une fonction localement sommable , on vérifie après
changement de variable d’intégration que

  D(R ) ,  f (−x).(x).dx =  f (x).(−x).dx


R R
c’est à dire
  D(R ) , f  ,  = f , 

Cette égalité est souvent utilisée pour définir « la symétrisée » d’une distribution T
quelconque.
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La symétrisée T d’une distribution T est définie par :

  D(R ) , T ,  = T,  . (10.4)

On vérifie que T est bien une distribution.

2° Parité d’une distribution.


Une distribution T est dite paire si T = T et elle est dite impaire si T = −T , c’est à
dire :
T est paire    D(R ) , T,   = T,  (10.5)

T est impaire    D(R ) , T,  = − T,  (10.6)

Par exemple la distribution de Dirac  est paire.

10.2. Changement de variable dans les distributions.


1° La distribution T(ax + b)
Soit f une fonction localement sommable et x = ay + b , avec a  0 une
transformation linéaire non singulière. Pour toute fonction test   D(R ) on a :

1 x −b
 f (ay + b).( y).dy = a  f (x ). dx
a 
R R

Cette égalité est utilisée pour définir la distribution T(ax + b) , où T est une distribution
quelconque. On pose par définition :
1 x −b
  D(R ) , T(ax + b ), ( x ) = T,   (10.7)
a  a 
En particulier si b = 0
x
  D(R ) , T(ax ), ( x ) =
1
T,   (10.8)
a a

1 
  D(R ) , T x , ( x ) = a T, (ax ) (10.8’)
a 
2° La distribution (a ( x) )
Soit a ( x ) une fonction de classe C1 sur ℝ. On définit la distribution (a ( x) ) par la
formule :
(a ( x ) ) = lim f  (a ( x ) ) dans D  (10.9)
→0+
avec
1
 si x  
f  ( x ) =  2 (  0)
 0 si x  

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La fonction a ( x ) est supposée ayant des zéros isolés et simples. Soit x k , k = 1,2,  ces
zéros. Dans ces cas (a ( x) ) existe dans D  et se met sous la forme d’une somme

( x − x k )
(a ( x ) ) =  (10.10)
k a (x k )
Par exemple

( )
a)  x 2 − a 2 =
1
2a
((x − a ) + (x + a )) ,

b) (sin x ) =  (x − k) .


kZ

10.3. Produit de deux distributions.


1° Remarque préliminaire.
Soit f et g deux fonctions localement sommables le produit f .g n’est pas forcément
1
localement sommable, par exemple f ( x ) = g( x ) = deux fonctions localement
x
1
sommables, la fonction fx ).g( x ) = n’est pas sommable dans tout intervalle contenant le
x
point x = 0 . On ne peut donc définir une distribution régulière

1 ( x )
, =  dx ,
x R
x

car le second membre n’existe pas toujours pour toute fonction   D(R ) .
Cependant dans certains cas, où les intégrales  f (x).g(x).(x).dx existent pour toute
R
fonction   D(R ) , on peut déterminer le produit de deux distributions régulières f 
. g .

2° Produit d’une distribution par une fonction de classe C.


Soit ( x ) une fonction de classe C  et T une distribution. On définit .T (plus
précisément .T ) par :
  D(R ) , .T,  = T, . (10.11)

La fonction .  D(R ) , car elle est à support borné comme la fonction  et de plus elle
est de classe C  (comme produit de deux fonctions de classe C  ).
Donc quelle que soit la distribution T , le nombre T, . existe et, par suite, le produit
.T a un sens. On notera cependant que, pour certaines distributions, cette définition du produit
est applicable même si la fonction ( x ) n’est pas de classe C  . Par exemple il suffit que ( x )
soit continue pour définir ( x ).( x ) .

  D(R ) , .,  = , . = (0).(0) = (0).,  (10.12)


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Ceci montre que


. = (0). (10.13)
On établit de même que :

( x ).( x − a ) = (a ).( x − a ) (10.14)

§11. Dérivation des distributions


11.1. Définition.
Il faut définir la dérivée au sens des distributions de sorte qu‘elle coïncide avec la
définition usuelle de la dérivée pour une fonction localement sommable f , au cas, où celle-ci
possède une dérivée f  , localement sommable.

f ,  =  f ( x ).( x ).dx ,
R

x →+
= f ( x ).( x ) x →− −  f ( x ).( x ).dx
R

= − f ,  = f , − 

d’où pour toute distribution T , on pose par définition

  D(R ) , T,  = − T,  (11.1)

On remarque ainsi que toute distribution possède des dérivées sous forme de distribution .
Par récurrence on démontre que toute distribution est indéfiniment dérivable et l’on a :

  D(R ) , T ( n ) ,  = (− 1)n T,  ( n ) (11.2)

11.2. Propriétés de la dérivation.


1° Propriété 1.
La dérivation est un opérateur linéaire de D  dans D  .

(.T + .U ) = .T  + .U (11.3)

 En effet pour tout   D(R ) ,


(.T + .U ) ,  = − .T + .U,  = −(. T,  +  U,  ) =  T ,  +  U,  =
= T + U,  .

2° Propriété 2.
Toute distribution est indéfiniment dérivable
3° Propriété 3.
On peut intervertir l’ordre de dérivation.
 En effet pour tout   D(R )

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( )(m) , 
T (m + n ) ,  = (− 1)m + n T,  (m + n ) = (− 1)m T (n ) ,  (m ) = T (n ) =

( )(n ) , 
= (− 1)n T (m ) ,  (n ) = T (m ) .

4° Propriété 4.
Si T  D et  (x )  C  (R ) la dérivée du produit ( x ).T vérifie la formule de
Leibniz
n
 n  (k ) (n − k )
(.T )(n ) =   . .T (11.5)
k =0 
 k

 Par exemple, (.T ) =  .T + .T  . En effet , pour tout   D(R ) on a :

(.T ) ,  = − .T,  = − T, . = − T, (.) −  . = − T, (.) + T,  . =

= T, . + .T,  = .T + .T,  .

5° Propriété 5.
Si la distribution T est nulle sur un domaine G , alors la dérivée T (n ) est nulle sur G
et l’on a :

( )
Supp T (n )  Supp (T ) .

 En effet pour tout   D(G ) ,  (n )  D(G ) et, par suite,


T (n ) ,  = (− 1)n T,  (n ) = 0 ce qui veut dire que T (n ) est nulle sur G .

11.3. Exemples
1° Calculons la dérivée de la distribution de Dirac en un point a . Par définition on a :

  D , a ,  = −  a ,  = −(a ) (11.6)

La dérivée de  a en a est donc aussi une distribution singulière notée a telle que si on
l’applique à une fonction test   D elle nous donne la valeur − (a ) .

2° Calculons la dérivée au sens des distributions de la fonction échelon unité de Heaviside. On


a:
+
  D , Y  ,  = − Y ,  = −  ( x ).dx = (0) = ,  ,
0
d’où
  D , Y ,  = ,  (11.7)

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La dérivée de la fonction échelon unité de Heaviside est donc la distribution de Dirac  .

11.4. Dérivée usuelle et dérivée au sens des distributions.


1° Définition.
Si f est une fonction localement sommable, la distribution f  associée admet une
dérivée, la distribution f  définie par :

  D , f  ,  = −  f ( x ).( x ).dx (11.8)


R

On l’appelle « la dérivée au sens des distributions de f ».

2° Fonction absolument continue.

a) Définition 1.

Une fonction F : ℝ → ℂ est dite absolument continue sur [a , b] s’il existe une fonction
f sommable sur [a , b] et telle que
x
F( x ) = F(a ) +  f ( t ).dt , x  [a, b] (11.9)
a
Si f est localement sommable, F est dite absolument continue sur tout intervalle borné,
on dit dans ce cas que F est absolument continue sur  ou tout simplement absolument continue.

b) Propriétés des fonctions absolument continues.


• Propriété 1.
On sait que si f : [a , b] → ℂ est sommable , la fonction I définie sur [a , b] par :

x
I( x ) =  f ( t ).dt
a

pour tout x  [a, b] est dérivable presque partout et l’on a I(x) = f (x) p.p. , donc toute
fonction F absolument continue sur [a , b] est dérivable p.p. .
et vérifie F(x) = f (x) p.p. sur [a , b] .

• Propriété 2.
On en déduit que si F est une fonction absolument continue sur [a , b] elle est
continue sur [a , b] , la réciproque n’est pas exacte.

• Propriété 3
Une fonction continûment dérivable est absolument continue mais la réciproque
n’est pas exacte. (prendre par exemple f ( x ) = x.Y( x ) ).

c) Proposition

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Soit f une fonction sommable sur [a , b] . La fonction I définie sur [a , b] par


x
I( x ) =  f ( t ).dt pour tout x  [a, b] est absolument continue sur [a , b] .
a

d) Définition 2
On dit que F est une primitive de f sur l’intervalle (a , b ) si F est absolument
continue sur [a , b] et vérifie F = f p.p.
e) Théorème1 : Intégration par parties.
Soient u et v deux fonctions A.C sur [a , b] , alors :

b b
 u (x ).v(x ).dx = u (b).v(b) − u (a ).v(a ) −  u (x ).v(x ).dx (11.10)
a a

Démonstration.
 Si u et v sont absolument continues sur [a , b] , on peut écrire :
x x
u ( x ) = u (a ) +  u ( t ).dt , v( x ) = v(a ) +  v ( t ).dt ,
a a
d’où
b b b x 
 u ( t ).dt .dx =
 u ( x ).v ( x ).dx =  u ( a ).v ( x ).dx +  v ( x )
 
a a a a 
b  x 
= u (a )(v(b) − v(a ) ) +  v ( x )  u ( t ).dt .dx .
 
a a 
Or
b x  b b 
   1 .dx
 v ( x )

u ( t ).dt

.dx =  v ( x )
  [a ,x ]
( t ).u ( t ).dt

a a  a a 
En appliquant le théorème de Fubini il vient

b x  b b  b
 v( x )  u ( t ).dt .dx =  u ( t )  v( x ).dx dt =  u (t )(v(b) − v( t ))dt =
   
a a  a t  a
b
= u (b).v(b) − u (a ).v(b) −  u ( t ).v( t ).dt ,
a
d’où le résultat. 
f) Dérivée au sens des distributions d’une fonction A.C.

Lorsque F est une fonction absolument continue sur ℝ on a par intégration par parties

  D , F ,  = −  F( x ).( x ).dx =  F( x ).( x ).dx = F,  ,


R R
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d’où
F  = F (11.11)

g) Théorème 2

* - Toute fonction f localement sommable est la dérivée au sens des distributions d’une
fonction absolument continue de la forme
x
F( x ) = F(a ) +  f ( t ).dt , a  ℝ, x  ℝ
a
• - Si G est une fonction qui définit une distribution et si da dérivée au sens
distributions G  = G  est une fonction localement sommable, alors G est égale
presque partout à une fonction absolument continue.

Démonstration.

 1) La fonction F étant absolument continue sur ℝ, alors elle est continue et définit une
distribution régulière F dérivable au sens des distributions. Par définition on a :

  D , F ,  = − F,  = −F(0).  ( x ).dx −  F( x ) − F(0).( x ).dx


R R
Puisque   D , le premier terme est nul, d’où

x  0 0  + x 
F ,  = −   f ( t ).dt .( x ).dx =   f ( t ).dt ( x ).dx −   f ( t ).dt ( x ).dx
 
R 0  − 
x  0 0 

Les deux intégrales doubles correspondantes étant absolument convergentes, on peut, en vertu du
théorème de Fubini, intervertir l’ordre d’intégration, d’où

0  t  +  +  

F ,  =     ( x ).dx f ( t ).dt −     ( x ).dx f ( t ).dt =  f ( t ).( t ).dt = f ,  ,
−  −  
 0  t  R

d’où le résultat F  = f  .

2) Supposons que la fonction G définisse une distribution et que sa dérivée au sens des

distributions G  soit définie par la fonction localement sommable f , i.e. G  = f  .

x
Posons I( x ) =  f ( t ).dt . Cette fonction est absolument continue et I(x) = f (x) p.p. , d’où
a
I = f , par suite, la dérivée au sens des distributions de G − I est nulle . Or on démontre
que si T = 0 (distribution nulle), alors T = c , où c est une constante. Donc la fonction
G( x ) − I( x ) est égale presque partout à une constante c .
Posons

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x
F( x ) = c +  f ( t ).dt ,
a
alors c = F(a ) , par suite G est égale presque partout à la fonction absolument continue F .

h) Conséquence.
* - Pour une fonction absolument continue sur , F , sa dérivée au sens des
distributions coïncide presque partout avec la dérivée usuelle.

* - Une fonction G , qui définit une distribution, est égale presque partout à une fonction
absolument continue, si et seulement si, sa dérivée au sens des distributions est une fonction
localement sommable.
3° Dérivée au sens des distributions d’une fonction discontinue.
a) Calculons d’abord la dérivée au sens des distributions d’une fonction discontinue au
point 0 . Soit f une fonction de classe C  sur ] − , 0[]0, + [ tandis que chacune de ses
dérivées d’ordre m , f ( m) , possède un saut au point 0 :
 m = f ( m ) (0 + ) − f ( m ) ( 0 − ) ,

où f ( m) (0 + ) = lim f ( m) ( x ) et f ( m) (0 − ) = lim f ( m) ( x ) .
x →0+ x →0−

Les fonctions f ( m) sont continues partout sauf en 0 , donc elles sont localement
sommables , par suite, elles définiront des distributions régulières que l’on notera f ( m ) pour ne  
pas confondre avec la distribution f 
(m)
qui est la dérivée au sens des distributions d’ordre m
de f  .
Pour m = 1 on a : quelle que soit   D
0 +
f  ,  = − f ,  = −  f ( x ).(x ).dx = −  f ( x ).(x ).dx −  f (x).(x).dx
R − 0

Sur chacun de ces intervalles on peut effectuer une intégration par parties et l’on obtient :
0− +
f  ,  = −f (0 − ).(0) + +
 f (x).(x).dx + f (0 ).(0) + +f (x).(x).dx =
− 0
( )
=  f ( x ).( x ).dx + f (0 ) − f (0 ) .(0) = f  +  0 ., 
+ −

R
d’où
f  = f  + 0 . .

Dans le cas, où f est continue en 0 , i.e.  0 = 0 , f  = f  , i.e. la dérivée au sens des
distributions est égale à la distribution associée à la dérivée usuelle si f est continue.
La discontinuité au point 0 d’une fonction f fait apparaître dans la dérivée une
distribution de Dirac. En particulier on retrouve, si Y est la fonction de Heaviside
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1, si x  0
Y( x ) =  , on obtient Y   ( x ) = ( x )
0, si x  0

La fonction Y( x ) est appelée « fonction échelon unité » et la « fonction » ( x ) « l’impulsion


unité ». La fonction « impulsion unité » est donc la dérivée au sens des distributions de la
fonction « échelon unité ».

On généralise aisément, en dérivant de nouveau l’égalité plus haut plusieurs fois


f  = f  + 1. +  0 .
et par récurrence sur m

 
m
f (m) = f ( m ) +   m−k . ( k −1) . (11.12)
k =1
b) Si la fonction f possède des points de discontinuité de
première espèce isolés x k  et si f ( x ) est continue par morceaux sur , alors on a :

f  = f  +   x k . x k ,
k
où  x k = f ( )− f ( )
x +k x −k .

, pour x  0, 2 , est une fonction périodique de


1 x
En particulier si f 0 ( x ) = −
2 2
période 2 , alors
+

f 0  = − +   2k .
1
(11.13)
2 k =−

§12 Primitives d’une distribution.

12.1. Définition

Soit T  D , une distribution T (−1)  D s’appelle primitive de T si l’on a


(T (−1) ) = T , i.e.
  D , T (−1) ,  = − T,  (12.1)

Il résulte de cette égalité que la fonctionnelle T (−1) n’est définie que sur les dérivées des
fonctions-tests de D . Nous voulons prolonger sur D tout entier de manière qu’elle soit linéaire
et continue sur tout D .
Supposons d’abord que T (−1) existe et soit   D telle que Supp ()  [−R , R ] ,
(R  0) .
Posons

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x  
(x ) =  ( t ) −   ( t )  ( y ) dy 

(12.2),
−  R

x
 
x
 ( x ) = C  .  = 
(voir §5.2, 2°, c).
 x
   dx
R

12.2. Théorème 1
Toute distribution T de D  admet une primitive dans D  et toutes les primitives sont
de la forme
  D , T ( −1) ,  = − T,  + c  ( t )dt (12.3),
R

où  est la fonction définie par la formule (12.2) et c une constante.

Pour démontrer ce théorème on a besoin des deux lemmes suivants :


1° Lemme 1
La fonction ( x ) définie par la formule (12.2) appartient à D .

Démonstration
 L fonction  , en effet, est de classe C  sur , car  et  appartiennent à D , de plus
( x ) = 0 pour x  − max (R ,  ) , puisque Supp ()  [−R, R ] et Supp( )  [−, ]
(  0). Ensuite pour x  max(R, ) on a
( x ) =  ( y).dy −   ( y)dy.  ( t )dt =  ( y).dy −  ( t )dt = 0 ,
R R R R R
car   ( y)dy = 1 . Ainsi pour x  max (R,  ) , ( x ) = 0 , i.e.   D .
R

Faisons agir la distribution T (−1) , supposé définie, sur la fonction ( x ) . D’après (12.2)
on peut écrire :

( x ) =  ( x ) +  ( x ) ( t ).dt ,
R
d’où
T ( −1) ,  ( x ) + T ( −1) ,  ( x )  (t ).dt
R
et, par suite, en tenant compte de (12.1)

  D , T ( −1) ,  = − T,  + c  ( t )dt , où c = T ( −1) ,  .


R

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Ainsi, quand T (−1) existe, elle s’exprime par (12.3), où la fonction  est définie par la
formule (12.2).
2° Lemme 2.
La constante c étant quelconque, la fonctionnelle T (−1) , définie par la formule (12.3),
avec ( x ) la fonction définie par (12.2), est une primitive de T dans Supp () .

Démonstration
 La linéarité de T (−1) découle de la linéarité de T . démontrons qu’elle est continue. Soit
(k ) une suite de fonctions tests convergeant vers la fonction nulle dans D , lorsque k tend
( )
vers +  , i.e.  k (x) = 0 pour x  R et la suite  (km) ( x ) converge uniformément vers la
fonction nulle lorsque k → + .
En utilisant la démonstration du lemme 1 on trouve que
 
 
x
  k  k dt = 0 si x  max (R, ) et la suite  k k 0
(m)
 k (x) =  ( t ) −   ( t )  ( y ) dy
−  R 
converge uniformément vers la fonction nulle, lorsque k tend vers +  , puisque
 
 (km ) ( x ) =  (km −1) ( x ) − (m −1) ( x ).   k ( y).dy , d’où la suite  (km ) k 0 converge vers la
R
fonction nulle dans D . Ainsi en vertu de la continuité de T sur D , on a :
( −1) ( −1)
T ,  k = − T,  k + c   k ( y).dy → 0 , k → + . Par suite T  D .
R
Il nous reste à vérifier que T (−1) est une primitive de T , i.e. calculons
(T (−1) ) ,  = − T ( −1) ,  . Faisons dans (12.2)  :=  . Puisque  (t ).dt = 0 , alors
R

d’après (12.2), ( x ) = ( x ) et, par suite, (T (−1) ) , 



= T ( −1) , −  = T,  , i.e.

(T (−1) ) = T 
12.3. Conséquence

a) La solution générale dans D  de l’équation différentielle T = 0 est une constante


arbitraire .

b) L’équation différentielle

U  = T , T  D (12.4)

a une solution dans D  et que sa solution générale est de la forme U = T ( −1) + c , où T (−1)
est une primitive de T et c une constante arbitraire.
En particulier si T = f  l’équation (12.4) dans D  n’a que des solutions classiques.

12.4. Primitive d’ordre n


On définit la primitive , T ( −n ) , d’ordre n d’une distribution T  D par :

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(T (−n) )(n) = T (12.5)

A condition d’appliquer à la chaîne des relations de récurrence pour T ( −k ) (primitive


(
d’ordre k de T ) on obtient T ( −1) ) = T , (T (−2) ) = T (−1) ,  , (T (−n) ) = T (−n+1) .
On conclut que T ( −n ) existe dans D  et est unique à un polynôme additif quelconque de
degré n − 1 près .

§13 Convergence dans D’


On a vu que l’ensemble des distributions définies sur l’espace des fonctions D(R ) est un
espace vectoriel noté D  appelé espace dual topologique de D .

13.1. Convergence faible dans D’


1° Définitions
a) On dit qu’une suite de distributions (Tk ) converge vers une distribution T si, pour
toute fonction test   D , la suite numérique Tk ,  converge dans le sens habituel vers
T,  et on note :

lim Tk = T  (  D) ,  lim Tk ,  = T,   (13.1)


k →+  k →+ 

On peut admettre que l’indice k parcourt un ensemble continu de valeurs, la définition


du passage à la limite reste la même.

b) D’une manière analogue on dit que la série des distributions  Tk converge vers une
k 0
 k =n 
distribution U si la suite des sommes partielles de cette série,  U n =
  Tk  , converge
 k =1  n 0
vers U dans le sens indiqué dans a).

2° Théorème 1
Si la suite des fonctions localement sommables f k k 0 converge uniformément dans
tout domaine borné vers une fonction localement sommable f , alors la suite des distributions
régulières associées  f k  k 0 converge vers la distribution régulière f  .

Démonstration
 Soit  une certaine fonction test de D et G un domaine contenant le support de  , i.e.
Supp ()  G , alors en appliquant le théorème sur le passage la limite sous le signe somme
on obtient :

f k ,  =  f k ( x ).( x ).dx →  f (x).(x).dx , k → + . 


G G

3° Remarques

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La condition de convergence uniforme des fonctions f k sur tout domaine borné peut
être affaiblie, le passage à la limite sous le signe somme sous des conditions moins fortes,
comme par exemples :

a) la suite des fonctions f k k 0converge presque partout vers f et f k ( x )  g( x )


pour tout k  0 , où g est une fonction localement sommable (conséquence du théorème
de Lebesgue).

b) la suite des fonctions f k k 0 converge vers une fonction localement sommable f


d’une manière monotone.

Notons de plus que si f n n 0 est une suite de fonctions localement sommables


convergeant presque partout vers une fonction localement sommable f , il n’y a pas de relation
entre la convergence de f n n 0 vers f et la convergence de  f n  n 0 vers f  dans D  .

4° Exemples

a) Soit f n ( t ) = 1[0,] ( t ). sin nt . Cette suite ne converge pas


presque partout sur ℝ, puisqu’elle diverge en tout point de ]0, [ . Cependant elle converge

dans D  vers la distribution nulle, puisque f n ,  =  sin nt .( t ).dt → 0 , n → + , d’après
0
le théorème de Riemann Lebesgue.
b) Une suite de distributions régulières peut avoir comme limite une distribution
singulière . Ainsi la distribution singulière

1 ( x )
v.p ,  = lim
x →0+
 x
dx
x 
1
est identique pour x  0 à la fonction ordinaire f ( x ) = , qui n’est sommable dans aucun
x
voisinage de 0 . Mais de par sa construction cette distribution est la limite pour  → 0 + de la
1
 si x  
suite des distributions régulières associées aux fonctions f  ( x ) =  x .

 0 si x  

c) Soit
 2 1
n si t 
f n (t) =  2n .
1
 0 si t 
 2n
La suite de fonctions f n n 0 converge vers la fonction nulle sur * donc elle
converge presque partout vers la fonction nulle sur ℝ. Or on a d’après le théorème de la

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1
2n
moyenne f n ,  = n2.  (t ).dt = n.( n ) , avec n 
1
. Quand n → +
1 n

2n
( n ) → (0) , par suite, si   D et (0)  0 , f n ,  n’a pas de limite, d’où
f n n 0 n’a pas de limite en général dans D .

 1
n si t 
d) Soit f n ( t ) =  2n .
1
0 si t 
 2n

La suite de fonctions f n n 0 converge presque partout vers la fonction nulle sur ℝ.


Trouvons la limite de la suite de distribution f n n 0 . On a
1
2n
f n ,  = n.  (t ).dt = ( n ) , avec  n 
1
, d’où lim f n ,  = (0) = ,  , i.e.
1 n n →+

2n
lim f n  =  . La distribution de Dirac  modélise l’impulsion unité à l’origine.
n →+

5° Proposition 1
Soit f n n 0 une suite de fonctions absolument sommables , f n  L1 (R ) , qui converge
vers une fonction f  L1 (R ) dans L1 (R ) . Alors la suite f n n 0 converge au sens des
distributions vers la même fonction f , i.e. la suite des distributions f n n 0 converge dans
D vers f  .
Démonstration
 C’est une conséquence des inégalités :

 (f n − f )..dt   f n (t ) − f ( t ) . ( t ) .dt  fn − f 1
 
.
R R

6° Proposition 2
Si une suite de fonctions f n n 0 de l’espace Lp (R ) converge vers une fonction f de
Lp (R ) pour la norme . , alors f n n 0 converge vers f au sens des distributions.
p

Démonstration
 D’après l’inégalité de Hölder

 (f n − f )..dt   f n ( t ) − f (t ) . ( t ) .dt  fn − f p
 q,
R R

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1 1
où p et q sont conjugués harmoniques, i.e. 1  p, q et + = 1 .
p q

7° Théorème 2
Toute distribution est limite d'une suite de distributions concentrées dans des ensembles
bornés.
Démonstration.
 Considérons la fonction de classe C  sur ℝ et qui est égale à 1 pour x  a et nulle pour
x  2a  0 . Pour toute fonction test  , la fonction (x) = a (x).(x) à partir d’un certain
indice a (il suffit pour cela que Supp()  [−a, a ] ). D’où pour tout T  D  , la suite de
distributions ( a .T )a 0 converge vers T , car à partir d’un certain rang de l’indice a  0 on a :

  D , a .T,  = T, a . = T,  ,
d’où lim  a .T = T . De plus la distribution a .T est nulle pour x  2a , donc elle est
a →+
concentrée sur l’ensemble borné [−2a , 2a ] . Ainsi la distribution T apparaît comme la limite de
la suite de distributions ( a .T )a 0 concentrées dans des ensembles bornés.

8° Conséquence
Toute distribution singulière est limite d’une suite de distributions régulières.

13.2. Convergence vers .


1° Proposition 5
Soit f  L1 (R ) telle que  f (x).dx = 1 et (f n (x))n 0 la suite de fonctions définies par
R
f n ( x) = n.f (n.x) , alors la suite de distributions régulières ([f n ])n 0 converge dans D  vers la
distribution de Dirac  . Une telle distribution est appelée suite de Dirac associée à la fonction
f.
Démonstration.
 Pour toute fonction   D , on a :

x
[f n ],  = n.  f (n.x ).( x ).dx =  f ( x ). .dx
R R
n

 x 
=  f ( x ).   − (0) .dx +  f ( x ).(0).dx
R  n  R

 x 
=  f ( x ).   − (0) .dx + (0) .
R  n 
Or pour tout n  ℕ on a :

 x 
f ( x ).   − (0)   2. f ( x ) . sup ( y) ,
 n  yR
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i.e. l’intégrant est borné par une fonction sommable, d’où, d’après le théorème dominé de
Lebesgue on peut écrire :

 x   x 
lim
n →+
 f (x).  n  − (0) .dx =  f (x). n→lim+  n  − (0) dx = 0 ,
R R

par suite,
  D , lim f n ,  = (0) = ,  , i.e. lim f n  =  .
n →+ n →+

On peut construire des suites de distributions régulières convergeant vers la distribution


de Dirac  . Pour cela il suffit que les fonctions localement sommables f  correspondantes
aient, comme on dit, une « allure » de la « fonction  ».

Ceci s’exprime, plus précisément, par les conditions suivantes :


2° Proposition 6
- Quel que soit M  0 , pour a  M , b  M , les grandeurs
b
 f  (x ).dx  C(M )
a

sont bornés par une constante C(M ) ne dépendant pas de a , b,  mais uniquement de M .

- Pour a et b non nuls fixés


b
0 pour a  b  0 ou 0  a  b
lim  f  ( x ).dx = 

a  1 pour a  0  b
Alors la suite de fonctions f   converge, au sens des distributions , vers la distribution
de Dirac  .
Démonstration
 Soit f   une telle suite de fonctions, considérons la suite des fonctions primitives
x
F ( x ) =  f  ( t ).dt
−1

Notons que F sont des fonctions absolument continues et F = f  p.p.


Comme il résulte de la définition même de la fonction f  la suite des fonctions F ( x )
tend vers la fonction nulle pour x  0 et vers la fonction constante égale à 1 pour x  0 et, dans
le même temps, elle est bornée uniformément par rapport à  sur tout intervalle fini. D’où au
sens des distributions la suite F (x) converge vers la fonction de Heaviside Y( x ) . Alors la
suite de fonctions f  = F  converge au sens des distributions vers Y  =  .

3° Exemples

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1 
1) Considérons la fonction f  ( x ) = (  0) . L’égalité
 x 2 + 2
b
1 b a
 f  (x).dx =  Arctg  − Arctg  
a

pour a  b , permet de montrer facilement que pour  → 0 + , les fonctions f  (x) forment une
suite de fonctions « engendrant » la distribution  . Donc pour  → 0 + , au sens des distributions,

1  
  → (13.2)
 x 2 + 2 

En dérivant par rapport à x la suite « engendrant  » on obtient des suites convergeant


vers les dérivées de la distribution  . Par exemple de la relation (13.2) il résulte

 
− 2 .x  → 
( )
(13.3)
  2 2 
 x + 2 

2) Considérons la fonction
 x2 
f  (x) =
1
exp −  , (  0) .
2   4 
 
Montrons que, pour  → 0 , cette suite de fonctions converge vers la distribution de Dirac
 . Remarquons d’abord que f  (x)  0 , donc pour tout a et b quelconque

b +
 x2 
1
 f  (x).dx  2   exp − 4 .dx = 1
a −  

x
En effectuant le changement de variables = y , on voit que pour a  0  b .

b
b  y2 
lim  f  ( x ).dx = lim  exp − .dy = 1 .
 →0 + a  →0 + a  4 
 

De plus pour b  0

+  x2  +  x 2  x 2  b2 
1 1 
 exp − 4 .dx  2   exp − 4 . 2 . b dx = b  exp − 4 
2 . b
   
  b    

qui tend vers 0 lorsque  tend vers 0 + , de sorte que les intégrales sur b, +  , b  0 ,
convergent vers 0 . Des résultats analogues sont constatés pour les intervalles − , a  , a  0 , les
fonctions f  (x) forment donc une suite « engendrant  » soit :

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49

 1  x 2 
lim  exp −  =  (13.4)
→0+  2   4 
 

3) Considérons les fonctions


1 sin(.x )
f  (x) = ,   0.
 x
Montrons que pour  → + , cette suite de fonctions converge vers la distribution de
Dirac  . On sait que
+ +
1 sin(.x )
 f  (x).dx =   x
dx = 1
− −

De plus pour b  a  0 quelconques


b.
1 sin(.x )
b b
1 sin y
 f  (x).dx =  x
.dx =
  y
dy → 0 pour  → +
a a a.

le même résultat étant vrai pour 0  a  b . Enfin la grandeur

b.
1 sin(.x )
b
1 sin y
  x
dx =
  y
dy
a a.

est bornée uniformément par rapport à a et b , quel que soit  . D’où il résulte bien que pour
 → + , les fonctions f  (x) forment une suite « engendrant  », i.e.

 1 sin(.x )
lim  = . (13.5)
→+   x 

1 sin(.x )
La fonction peut, à son tour, être représentée comme résultant de l’intégration
 x
exp (ix ) , ce qui donne une autre formulation du
1
par rapport à x , de −  à  la fonction
2
résultat au sens de la convergence dans D  , on a

+

 →+
lim  exp(ix )dx = 2.() (13.6)
−

Dans le premier membre apparaît la représentation de Fourier de l’unité. En dérivant par


rapport à x la relation obtenue , on aurait encore de nouvelles égalités
+
i..x
lim
 →+
 i.x.e .dx = 2 () (13.7)
−

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+
 (i.x )
2 i..x
lim .e .dx = 2 () (13.8)
 →+
−

D’une manière générale , on peut dire que pour toute fonction localement sommable f ,
ne croissant pas plus vite , quand x → + , qu’une puissance de x , il existe, au sens des
distributions, un représentation de Fourier, limite de l’expression

 f (x ).e
i..x
.dx
−
quand  → + .
En effet mettons f () sous la forme (x 2 + 1)m f 0 (x ) , où
f 0 (x ) est une fonction
sommable. Puisque f 0 () possède une représentation de Fourier ordinaire, la limite


 f 0 (x ).e
i..x
lim .dx = G 0 ()
→+
−

existe. De plus la convergence est uniforme par rapport à  dans tout domaine borné, par
conséquent , la convergence existe aussi au sens des distributions . En faisant agir sur les deux
m
 d2 
membres de l’égalité l’opérateur  − + 1 et en utilisant la continuité de la différentiation,
 d 2 
 
nous concluons qu’existe la limite

 m

 (x ) m  d2 
lim 2
+1 f 0 (x ).e i..x
.dx =  − + 1 G 0 () .
→+  d 2 
−  

13.3. Convergence et dérivation


1° Théorème 3
Soit T  une suite de distributions. Si, quand  →  0 , la suite des nombres T ,  a
une limite finie pour tout   D , alors la fonctionnelle T définie par :

T,  = lim T ,  (13.9)
→ 0
est une distribution
De même , si T  une suite de distributions tempérées et si, quand  →  0 , la suite des
nombres T ,  a une limite finie pour tout   S(R ) , alors la fonctionnelle T par (13.10) est
une distribution tempérée.
2° Théorème 4
Si T  est une suite de distributions qui converge vers la distribution T , quand  →  0
, alors la suite des dérivées (T ) converge vers la distribution dérivée T  :

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lim (T ) = T  (13.10)


→ 0
Démonstration.
 Par définition de la dérivée,
  D , (T ) ,  = − T , 
et par hypothèse

lim T ,  = T,  .
→ 0
Donc,

lim
→0
(T ) ,  = lim − T ,  = − T,  = T ,   l.i.m (T ) = T  .
→0  → 0
 
Ce théorème s’étend à tous les ordres de dérivation.
3° Remarque.
Soit U( t ) une suite de distributions dépendant d’un paramètre t qui varie continûment
sur un intervalle I et considérons, pour   0 ,  + t  I , la suite de distributions

U(t +  ) − U( t )
T =

Si, pour chaque   D , la suite numérique T ,  est convergente quand  tend vers 0 , alors,
d’après le théorème 3, la suite T est convergente. On représente sa limite par

dU U ( t +  ) − U( t )
= l.i.m (13.12)
dt →0 

4° Théorème 5
Si f n  est une suite de fonctions de L2 (R ) qui converge vers une fonction f  L2 (R )
pour la norme . 2 , quand n → + , alors la suite f n  converge au sens des distributions
tempérées vers la fonction f .
Démonstration
 On sait, d’après le théorème 3 que toute fonction f de L2 (R ) définit une distribution
régulière tempérée. Par hypothèse lim f n − f 2 = 0 , d’où en vertu de l’inégalité de Schwartz :
n →+

  S(R ) , f n  − f ,  =  (f n (x ) − f (x )).(x ).dx   f n (x ) − f (x ) . (x ) .dx  f 2.  2


R R

Donc l.i.m f n  − f ,  = 0 ,   S(R ) , ce qui prouve que la suite f n  converge dans S
n →+
vers f  .

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13.4. Convergence au sens des distributions des séries trigonométriques


Dans ce paragraphe on étudie la notion de convergence au sens des distributions des
séries trigonométriques
+
 c n .e inx
n =−

1° Définition 1
Soit N un entier positif. Posons
N
S N (x) =  c n .e inx (13.13)
n =− N

La fonction S N ( x ) est une fonction continue donc localement sommable, qui définit une
distribution régulière S N  .
On dit que la série trigonométrique (13.13) converge au sens des distributions vers S si la suite
des distributions S N  converge vers la distribution S pour N → + .

2° Définition 2
Une distribution est dite périodique de période a  0 si T =  a T , c’est à dire si T est
invariante par la translation finie a
3° Théorème 6
La somme S d’une série trigonométrique convergente au sens des distributions est
2
périodique de période a = .

Démonstration

 
N
 S,  = lim S N ,  , avec S N ,  =  c n . e inx ,  ,
N→+ n =− N
2
où, pour a = ,

N N
aSN = a  c n .e in x =  c n  a e in x = S N
n =− N n =− N

Donc

S,  = lim  a S N ,  = lim S N ,  −a  = S,  −a   S =  a S 
N→+ N→+

On remarquera que

e ,  =  e
in x in x
.( x ).dx = T.F()(− n.)
R

Donc si la série converge au sens des distributions


N
S,  =  c n .T.F()(− n) (13.14)
n =− N

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4° Théorème 7
+
La série trigonométrique  c n .e inx converge, au sens des distributions tempérées,
n =−
s’il existe un nombre b  0 et une constante positive M tels que

b
c n  M. n , pour n assez grand.

Sa somme est la dérivée d’ordre p + 2 d’une fonction continue, (où p est un entier tel que
p − 1  b  p ).

Démonstration
 Soit p un entier tel que p − 1  b  p . Alors

p
c n  M. n , pour n assez grand.
Considérons la série
~ ~
cn
 p+ 2
e in x
, où  signifie  . (13.15)
n = − n n 0

Alors, pour n assez grand,

cn M

n p+ 2 n2

La série (13.15) est donc absolument et uniformément convergente et sa somme est une fonction
f ( x ) continue et bornée qui définit une distribution tempérée f  .

N~
f  = l.i.m 
cn
p+ 2
e inx ,
N→+ n =− N n

D’après le théorème de dérivation, on peut dériver terme à terme :


N~
f p+ 2 = (i)p+ 2 l.i.m  c n .e in x ,
N →+ n = − N

où f p + 2 est la distribution tempérée, dérivée d’ordre p+2 de f  .


+
Donc la série  c n .e inx converge, au sens des distributions, vers
n =−
2
c 0 + (i)−(p+ 2 ) f p+ 2 , dérivée distribution d’une fonction continue de période T = .

On remarque combien sont nombreuses les séries trigonométriques convergentes dans
D  . On peut ainsi représenter des distributions par des séries de fonctions et même des fonctions
indéfiniment dérivables au sens usuel comme dans l’exemple suivant :

5° Exemple : le peigne de Dirac

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Soit la fonction continue de période 1 définie par :


f ( x ) = x ( x − 1) pour 0  x  1

Elle est dérivable pour x  k et sa dérivée est définie par :


f ( x ) = 2x − 1 pour 0  x  1 , x  k , k = 0,  1,  2, 
Le saut de f ( x ) en k est égal à − 2 . Donc la dérivée distribution de f   est

+ +
f   = 2 − 2  (x − k) = 2 − 2   k
k =− k −
D’autre part, les coefficients de Fourier c n de f ( x ) sont donnés par la formule

1
c n =  x ( x − 1)e −2inx dx
0

En intégrant deux fois par parties on obtient


1 1
c0 = − , cn = , n  0,
6 2(n )2

e 2inx

1 1
f (x) = − +
6 2 2 n  0 n 2
série normalement convergente.

La série obtenue en dérivant deux fois terme à terme

− 2  e 2inx
n 0
ne converge pas au sens des fonctions mais converge, au sens des distributions vers f   , d’où la
formule
+ +
 (x − k) =  e 2inx (13.16)
k =− n =−

qui représente une succession périodique de distributions de Dirac localisées en x = k : on


l’appelle le « peigne de Dirac ».
La relation (13.16) est indéfiniment au sens des distributions ; on obtient en dérivant p fois
+ +
  (p) (x − k) = (2i)p  n p .e 2inx , (13.17)
k =− n =−

où la série trigonométrique de droite n’est évidemment pas convergente au sens des fonctions.
5° La formule sommatoire de Poisson.
Soit S la somme de la série (13.16) convergente au sens des distributions, on a

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+ +
S,  =  k ,  =  (k)
k =− n =−

En utilisant la relation (13.14) on obtient la formule sommatoire de Poisson


+ +
 (k) =  TF()(−n) (13.18)
k =− n =−

Cette formule présente un intérêt lorsqu’on sait sommer un des deux membres pour évaluer
l’autre.
On sait que les coefficients de Fourier de toute fonction périodique f ( x ) , sommable sur
un intervalle période, sont définis. Cependant, la série de Fourier correspondante n’est pas, en
règle générale, convergente ; pour qu’elle le soit, il faut que f ( x ) satisfasse des conditions de
Dini.
6° Théorème 8
La série de Fourier de toute fonction f ( x ) de période P , sommable sur un intervalle
d’une période, converge au sens des distributions vers f ( x ) , i.e. vers [f ] .

Démonstration
 Les coefficients de Fourier de f ( x ) sont définis par
P
1
c n =  e −in x .f ( x ).dx , où  =
2
P P
0

Puisque f ( x ) est sommable


P
1
c n   f ( x ) .dx = M
P
0

Il résulte alors du théorème 5 que la série de Fourier correspondante


+
 c n .e inx ,  =
2
,
n =−
P

est convergente au sens des distributions.


Il reste à prouver que cette série converge vers [f ] .
Posons
g( x ) = f ( x ) − c 0

Alors g ( x ) est une fonction de période P , localement sommable, et la série de Fourier de g ( x )


est la série *c n .e in x . De plus,
nZ

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P
 g(x ).dx = 0
0

et puisque g ( x ) est de période P , son intégrale est nulle sur tout intervalle d’une période.
x
Soit G ( x ) =  g ( t ).dt
0
x +P x +P x 0 x
G ( x + P) =  g(t).dt =  g(t − P).dt =  g(u)du =  g(u).du +  g(u).du = G(x).
0 0 −P −P 0

Donc G ( x ) est périodique de période P . De plus, G ( x ) est une fonction continue, donc
localement sommable, dont la dérivée au sens des distributions est [g ] .
Calculons les coefficients de Fourier de G ( x ) pour n  0 :

P P x 
−in x −in x 
 e G ( x ).dx =  e 
 0
g ( t ).dt dx

0 0

L’intégrale double correspondante étant absolument convergente, on peut intervertir l’ordre des
intégrations d’après le théorème de Tonnelli-Fubini :

P 
( )
P P P
−in x −in x  1 1
e G ( x ).dx =  g ( t ) e dx dt =  g ( t ) e −in t − 1 .dt = .c n
  in in
0 0 t  0
x
Considérons maintenant la fonction H( x ) =  (G ( t ) −  0 ).dt , où  0 est le coefficient de Fourier
0
pour n = 0 de G ( x ) . On démontre comme précédemment que H( x ) est une fonction de période
1
P , dont les coefficients de Fourier pour n  0 sont c n et que [G ] = [H] , dérivée au
(in)2
sens des distributions de H.
Mais la série de Fourier de H( x ) est absolument convergente et converge, au sens des
fonctions, vers H( x ) . En dérivant deux fois terme à terme cette série, on obtient *c n e −in x
nZ
et on sait que cette série converge au sens des distributions, vers [H] , c’est à dire vers [g ] .
+
Cela prouve que la série  c n .einx converge au sens des distributions vers f  .
n =−

13.5 Développement du peigne de Dirac


L’idée de base est de considérer le peigne de Dirac comme la dérivée, au sens des
distributions, d’une certaine fonction périodique f . En dérivant terme à terme la série de
Fourier de f , on peut espérer trouver un développement en série de Fourier du peigne de Dirac
Ш.

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Considérons la fonction de période 1 définie par :

  1
−  t −  si t ] 0,1[
f (t + 1) = f ( t ) et f ( t ) =   2
 0 si t=0

Le graphe de cette fonction est constitué d’une infinité de segments parallèles à la


seconde bissectrice des axes équipollents entre eux et privé de leurs extrémités.

La fonction f est paire, périodique de période 1 , de classe C 1 par morceaux, donc


développable en série de Fourier et puisque pour tout t on a f ( t ) = (f (t + 0) + f (t − 0)) , alors
1
2
la série de Fourier de la fonction f converge vers f ( t ) .

Comme f est impaire, alors a n (f ) = 0 et un calcul simple donne b n (f ) =


1
, d’où
n

1 + sin(2nt )
t ℝ, f (t ) =  (1.1)
 n =1 n
ou

f  = 1  sin(2nt )
+
(1.2)
 n =1 n

L’égalité (1.2) est une convergence au sens des distributions. On peut donc la dériver
terme à terme pour exprimer f   . On obtient donc l’égalité dans D '

+
f   = 2  cos(2nt ) (1.3)
n =1
car sin (2nt )  = 2ncos(2nt ) .

D’autre part on peut calculer la dérivée de f  au sens des distributions à l’aide de la


dérivée habituelle de f , dérivée qui, partout où elle existe, est égale à − 1 . Les points
d ‘abscisses k  Z sont des points de discontinuité de première espèce avec les sauts tous égaux
à 1 et l’égalité (1.3) devient

 (e i 2nt  + e −i2nt ) = f  = f  +  1. k = − 1 + Ш,


+

n =1 kZ

d’où

Ш =  e i 2nt ,  (1.4)
nZ

où Ш est le peigne de Dirac de période 1 .

Pour le peigne de Dirac de période a , un calcul, à partir d’une fonction analogue à f de


période a :
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1 a
f a (t + a ) = f a (t ) et f a ( t ) = −  t −  si t ] 0, a[ et f a (0) = 0
a 2
donne :
Шa =   na =
1

a nZ
 
e i 2nt =  a (1. 5)
nZ
(Ш a =  a est le peigne de Dirac de période a ou de pas a ).
Le peigne est donc développé en une série de Fourier . Signalons que le terme général de
ces séries (1.4) et (1.5), considéré comme fonction, est de module égal à 1 , ce qui exclut la
convergence au sens habituel . Cette convergence de série est prise au sens des distributions et
c’est pourquoi si on veut écrire en toute rigueur l’égalité ci-dessus le crochet contenant
l’exponentiel doit être conservé.
Cette égalité signifie donc

  D ,  =  e i 2 nt

, =   e i2nt .(t ).dt , (1.6)
nZ nZR

où la série du second membre, cette fois, est une série numérique convergente au sens habituel.
Pour le peigne de pas a on a :
 t  t
1  i 2n a  1 i 2n
  D a ,  =  e , =  e a .( t ).dt .
a   a
nZ   nZR

13.6 Remarques concernant les coefficients de Fourier


Si l’on compare les séries obtenues aux séries de Fourier habituelles, on est conduit à dire
que les coefficients de Fourier des peignes sont constants (en particulier ils ne tendent pas vers
1
0 à l’infini) et valent 1 pour le peigne de pas 1 et pour le peigne de pas a .
a
Lorsque la fonction f est une fonction de période a , développable en série de Fourier au
sens des fonction, les coefficients de Fourier exponentiels de f sont donnés par les intégrales
suivantes
a
1
c n (f ) =  f ( t ).e in t dt , avec n  Z et  =
2
a a
0

Il est intéressant d’interpréter cette égalité en considérant la fonction, appelée motif


générateur de f et notée f * qui est identique à f sur le segment période 0, a  et qui est nulle
partout ailleurs, i.e. f * ( t ) = f ( t ).10,a  ( t ) , où 10,a  ( t ) est la fonction indicatrice de 0, a  . En
effet la distribution associée à f * est à support borné et on peut écrire c n (f ) sous la forme :

 
+
1 1 * −in t
c n (f ) = f
*
( t ).e in t dt = f ,e (1.7)
a a
−

ce dernier symbole exprimant l’action d’une distribution à support borné sur une fonction
seulement de classe C  .

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Il est facile de montrer que, même au sens des fonctions on a f=   ka (f * ), où


kZ
( ) désigne une translation d’indice ka de la fonction f (rappelons que
 ka f * *

 ka (f * )( t ) = f * (t − ka ) ). Dans toute la suite on notera  ka (f * ) = (f * )ka , d’où l’on peut écrire


f =  (f * ) ka , une écriture qui est analogue à celle du peigne Ш a =   na , où cette fois, la
kZ nZ
série est prise au sens des distributions. Dans cette formule on voit que  joue le rôle de f * pour
le peigne (on dit que le motif générateur de ce peigne de période a est  ). Appliquons alors la
formule écrite précédemment pour les c n , au peigne lui-même, on vérifie bien que

1 1
c n (Ш a ) = , e in t = (1.8)
a a
Dans le cas général d’une distribution périodique T quelconque de période a , il n’est
pas simple de trouver la distribution T * qui généralise f * . C’est pourquoi on supposera
toujours qu’une telle distribution T est définie sous la forme

T=  (T * )ka =   ka (T * ), (1.9)
kZ kZ

dans laquelle (T* )ka =  ka (T* ) est la translation d’indice ka . (Rappelons que
  (T ), (t ) = T, (t + ) , c’est à dire (T ) ,  = T, ( t +  ) ).
Dans la formule (1.9) T * est appelée motif générateur de la distribution
périodique T , c’est une distribution à support borné connue. Dans ces conditions l’action de
T * sur la fonction de classe C  t → e int est bien définie.
1° Définition
Soit T une distribution périodique de période a telle que T =  (T * ) ka , où le
kZ
motif générateur T* est une distribution à support borné. Les coefficients de Fourier de T
sont donnés par la formule
2
c n (T ) = T * , e in t ,  =
1
.
a a
13.7Développement d’une distribution périodique
On utilise les notations précédentes . En convolant T par  , on va se ramener au
développement en série de Fourier de Ш a . Dans les calculs qui suivent, on admet qu’on peut
permuter la convolution avec la série d’exponentielles. On utilise aussi les propriétés conjointes
de la translation et de la convolution.


( ) 
( )
T = T *  =   T * ka  *  =  T * ka *  =  T * *  ka = T * *   ka ,
 
(1.10)
 kZ  kZ kZ kZ

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d’où

1
T = T* * Ш a = T * *   e in t
a
  = 1a  T * e  * in t
(1.11)
 kZ  kZ

Cette dernière convolution est celle d’une distribution T * à support borné par une
fonction de classe C  t → e −in t .
En notant Tx* la distribution T* lorsqu’elle agit sur une fonction de la variable x , en
l’occurrence sur la fonction x → e in (t − x ) , on obtient

 
T * * e in t = Tx* , e in (t −x ) = e in t T * , e −in x = a.c n (T ).e in t (1.12)

En remplaçant dans la formule (1.11) l’expression (1.12) on arrive au développement


souhaité
T=
1

a kZ
  1
T * * e in t =  a.c n (T ).e in t =  c n (T ). e in t
a nZ
 
nZ

d’où le théorème :
1° Théorème
Toute distribution T de période a est la somme de sa série de Fourier, la
convergence étant, vue au sens des distributions : on a donc

T=  c n (T ).e in t  (1.13)
nZ
avec
c n (T ) =
1 * −in t
T ,e (1.14)
a
et T * un motif générateur connu.

Exercice
1° Soit f une fonction de période 1 d »finie par :
  1
1 si t   0, 2 
f (t ) =   .
0 si t  , 1
 1
 2 
 

a) Dessiner le graphe de la fonction f sur R et calculer les coefficients de Fourier c n (f ) de la


fonction f .
b) Déterminer la dérivée, au sens des distributions, de f .
c) En admettant qu’au sens des distributions f  =  c n .e i 2nt , déterminer le
nZ
développement de Fourier de la combinaison linéaire (infinie) de peignes suivante
  n −   n + 12
nZ nZ

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