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FERTILISATION

Le document traite de la fertilité du sol, de son historique, de ses concepts et des différents types de fertilité, ainsi que de la relation entre le sol et les plantes. Il aborde également l'importance de la fertilisation et des bonnes pratiques agricoles pour maintenir la productivité des cultures. Enfin, il présente les lois régissant la fertilité du sol et les facteurs qui influencent celle-ci.

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Le document traite de la fertilité du sol, de son historique, de ses concepts et des différents types de fertilité, ainsi que de la relation entre le sol et les plantes. Il aborde également l'importance de la fertilisation et des bonnes pratiques agricoles pour maintenir la productivité des cultures. Enfin, il présente les lois régissant la fertilité du sol et les facteurs qui influencent celle-ci.

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GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

SOMMAIRE

INTRODUCTION……………………………………………………………..3
CHAPITRE I : FERTILITE DU SOL ………………………………………..4
I-HISTORIQUE DE FERTILITE DU SOL ……………………………………………………………………………………..4

II-CONCEPT DE LA FERTILITE DU SOL …………………………………………………………………………………....5

III-DEFINITION ET USAGE DE LA FERTILITE …………………………………………………………………………....5

IV-DIFFERENTS TYPES DE FERTILITE DU SOL ………………………………………………………………………....6

V-LES FACTEURS DE LA FERTILITE DU SOL ……………………………………………………………………..……..7

VI-COMPOSANTES DE LA LOI DE LA FERTILITE DU SOL …………………………………………………….……7

CHAPITRE II : RELATION SOL-PLANTE ……………………………..11


I-PLANTE ET SOL …………………………………………………………………………………………………………………11

II-LA NUTRITION DES PLANTES ……………………………………………………………………………………….….12

III-LOCALISATION DES PRINCIPAUX ELEMENTS MINERAUX ………………………………………………..15

IV-ROLES PHYSIOLOGIQUES DES PRINCIPAUX ELEMENTS MINERAUX ……………………………….16

V-CARENCES ET EXCES DES PRINCIPAUX ELEMENTS MINERAUX ……………………………………….19

CHAPITRE III : L’EAU, LA PLANTE ET LE SOL …………………….23


I-L’EAU, FACTEUR LIMITANT DES RENDEMENTS ………………………………………………………….……23

II-NOTION D’EVAPOTRANSPIRATION POTENTIELLE ………………………………………………………..…23

III-EAU ET ELEMENTS FERTILISANTS …………………………………………………………………………………..25

CHAPITRE IV : FERTILISATION ……………………………………...26


I-DEFINITION …………………………………………………………………………………………………………………...26

II-BESOIN DE FERTILISATION ……………………………………………………………………………………………26

III-LES BONNES PRATIQUES AGRICOLES……………………………………………………….……………..…..26

IV-HUMUS ……………………………………………………………………………………………………………………….27

V-ACIDITE ET RECALCIFICATION DU SOL…………………………………….……………………………..…….32

CHAPITRE V : LES ENGRAIS ………………………………………….35


I-DEFINITION …………………………………………………………………………………………………………………..35

II-ENGRAIS AZOTES ……………………………………………………………………………………………………………37

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III-ENGRAIS PHOSPHATES ……………………………………………………………………………………………….…41

IV-ENGRAIS POTASSIQUES …………………………………………………………………………………………………42

V-ENGRAIS COMPOSES ………………………………………………………………………………………………….….43

VI-CALCUL D’ENGRAIS…………………………………………………………………………………………………..….43

EXERCICES…………………………………………………………….…45

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Introduction

Le sol est un milieu complexe en perpétuelle évolution, issu de la dégradation lente


des roches mères. Cette érosion des roches mères donne au sol son assise
physique au travers des cailloux, graviers, sables, limons et à son stade ultime de
l’argile. Cependant limité à ces seuls composants minéraux le sol n’aurait que peu
d’utilité pour l’homme tant il serait stérile. Ce qui lui donne sa fertilité, sa capacité à
développer la vie végétale, c’est l’association intime de ses composés minéraux et
de l’humus, autre constituant originel du sol. Mais il arrive que cette fertilité naturelle
ne suffise pas aux besoins de la plante, l’homme aura donc recours à la fertilisation.

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CHAPITRE I : FERTILITE DU SOL

I-Historique de la fertilité du sol

Avant la création de la pédologie par Dokouchaev, dans les années1875, de


nombreux savants, chimistes et physiologistes des plantes, avaient déjà engagé
l’étude des problèmes de la fertilité du sol. Ces savants qui sont considérés comme
précurseurs de la pédologie ont leurs contributions respectives à la nouvelle
science. Nous les citons en rappelant leur apport en matière de fertilité du sol:
-le français Bernard Palissy avec son œuvre maîtresse« Traité des sels
divers et de l’agriculture »publiée en 1563 où il montre la nature minérale de la
nutrition minérale par expérience constatée.
-l’anglais Francis Bacon, qui en1627, dans la recherche du« principe de la
végétation », trouva que le sol fournit un« jus particulier»aux plantes mais ce jus est
spécifique à chaque plante et ne peut pas être utilisé par les autres plantes.
- l’allemand Glauber découvrit en 1656, l’effet positif du salpêtre ou nitrate de
potassium sur la croissance des plantes ;
-l’anglais John Woodward fit développer, en1699, de la menthe dans des
eaux de différentes sortes (eau de pluie, eau de la Tamise à Londres, eau chargé de
matières organiques) et constata que les plantes se développent d’autant mieux qu’il
y avait des impuretés désignées par lui comme étant« des éléments terreux », il
conclut que les« plantes étaient composées d’eau et de substances diverses».
- l’anglais Humphrey Davy, en 1813, reconnut l’importance de l’analyse
chimique du sol, pour déterminer la cause de la « stérilité » des terres et tenta
d’expliquer la valeur du fumier et des cendres dans ses premiers travaux.
- l’allemand Justus Von Liebig, le plus grand chimiste organicien de son
temps, s’intéressa aux problèmes de la fertilité du sol et publia en 1840 un livre
célèbre intitulé« La chimie organique dans son application à l’agriculture et à la
physiologie » où il montra que les éléments chimiques contenus dans les plantes ont
pour origine le sol dans lequel elles poussent mais également l’air ; il montra par
ailleurs que pour maintenir la fertilité du sol, il faut compenser les pertes d’éléments
à partir du sol ; Liebig fut celui là même qui détruisit la fameuse théorie de l’humus
énoncé et âprement supportée par Thaer et ses disciples, en montrant que les

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plantes ne se nourrissent pas directement de l’humus mais plutôt des substances


minérales par l’humus qui n’est qu’un produit transitoire entre la matière organique
et les éléments assimilés par les plantes.
-l’anglaisBennetLawesquien1842, testa dans l’exploitation de ses parents à
Rothamsted, à Drepford, dans la banlieue de Londres, l’efficacité des os broyés
comme source de phosphore, en y ajoutant de l’acide sulfurique pour obtenir une
source de phosphate soluble qui n’est autre que le superphosphate; il obtint le
brevet de fabrication de cet important engrais et fit construire la première usine
d’engrais du monde en1842 à Drepford.
-le français Jean Baptiste Boussingault, le père de la Chimie agricole en
France, montra dans ses travaux l’importance des légumineuses dans la fixation de
l’azote de l’air en 1838, mais il ne put pas identifier les espèces responsables de
cette fixation qui n’est autre chose que la fixation symbiotique entre les
légumineuses et les Rhizobium.
-le Suédois Benjerinck isola les Rhizobium en1888, grâce au développement
de la Microbiologie au cours de la période 1838 à 1888, par Robert Koch et Louis
Pasteur.

II-Concept de la fertilité du sol


La fraction organique du sol, en évolution permanente, permet la libération
progressive et continue d’éléments nutritifs pour les plantes (grâce à la
minéralisation) et de substances énergétiques qui stimulent l’activité biologique
(bactéries, champignons...). Elle joue aussi un rôle sur la structure du sol (formation
des agrégats, aération, teneur en eau...).
L’activité des êtres vivants du sol, notamment celle des microorganismes,
contribue à modifier les caractéristiques physico-chimiques des sols (structure, pH).
Elle permet le recyclage des éléments minéraux (cycle des éléments), la
décomposition et la minéralisation de la matière organique, et la formation de
l’humus.

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III-Définition et usage de la fertilité.


3.1-Définition
La fertilité, c’est la capacité du sol à fournir aux plantes ce dont elles ont besoin
pour leur croissance sans recourir à des intrants et en fournissant des rendements
stables. Ou encore c’est l’aptitude d’un sol à produire sous son climat.
3.2-Usage de la fertilité
Les sols renferment des quantités importantes d’éléments dont la fraction
mobilisable assure la nutrition minérale des végétaux. Cependant, les réserves
naturelles d’un sol ne permettent de pratiquer qu’une agriculture extensive. En effet,
à cause des prélèvements des végétaux, ces réserves ne peuvent que diminuer.
Les pratiques des agriculteurs, en particulier l’utilisation d’engrais et
d’amendements, permettent de corriger les déficiences naturelles du sol, de
maintenir une teneur correcte des principaux éléments, d’éviter l’épuisement du sol
et d’améliorer la productivité des cultures.

IV-Différents types de fertilité du sol.

4.1-La fertilité chimique


Elle correspond à l’aptitude du sol à fournir des éléments nutritifs en quantités
suffisantes à l’élaboration du rendement. En effet, la présence du complexe argilo-
humique dans le sol va mettre à la disposition de la plante des éléments minéraux
essentiels.

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4.2-la fertilité Physique


Cette fertilité est liée à la création et au maintien d’un état physique adapté au
système de culture ; tel que l’existence d’une bonne structure du sol (formation des
agrégats, aération, teneur en eau...).
4.3-La fertilité biologique
La fertilité biologique est consécutive à l’influence des êtres vivants utiles à la
production végétale. L’on peut citer entre autre l’action des vers de terre qui creusent
d’innombrables tunnels sur une profondeur pouvant aller jusqu’à deux mètres
favorisant ainsi la création de pores utiles à la circulation de l’eau, de l’air et des
racines. En se nourrissant de terre et de débris végétaux, pris à la surface, les vers
de terre favorisent aussi l’établissement et la multiplication de bactéries et de
champignons de sol utiles dans leurs galeries et leurs turricules (excréments) riches
en éléments minéraux. A l’action des vers s’ajoute celle des microorganismes qui
s’alimentent de matière organique pour produire l’humus, une substance essentielle
à la fertilité du sol. Nous avons aussi l’action des Rhizobiums, bactéries symbiotiques
fixatrices d’azote des légumineuses.

V-Les facteurs de la fertilité du sol

La meilleure réponse culturale à la fertilisation s’obtient sur sol ayant un niveau de


fertilité élevé. Les principaux facteurs qui déterminent la fertilité du sol sont: la
matière organique du sol (y compris la biomasse microbienne), la texture du sol, sa
structure, sa profondeur, sa teneur en éléments nutritifs, sa capacité de stockage
(capacité d’adsorption), sa réaction et l’absence d’éléments toxiques (aluminium
libre, par exemple). Les sols diffèrent largement en ce qui concerne ces facteurs. Il
est impératif que les agriculteurs aient une connaissance de base de leur sol pour
savoir comment introduire des améliorations à des sols pauvres ou à fertilité
modérée.
Il faut noter que les premiers indicateurs de fertilité d’un sol sont le rendement et la
qualité de la récolte obtenue.

VI-Composantes de la loi de la fertilité du sol


6.1-La loi des restitutions au sol ou des avances (loi de Boussingault)

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Elle est basée sur la compensation des exportations des éléments minéraux par
les plantes, et ce par des restitutions pour éviter l’épuisement des sols.
En effet Le sol perd les éléments minéraux qui sont prélevés par les plantes et
exportés dans les récoltes. Ces éléments peuvent aussi disparaître par érosion et
par lessivage ou être bloqués à plus ou moins long terme. Pendant sa croissance, la
plante prélève des éléments minéraux essentiellement dans la solution du sol. Les
prélèvements totaux correspondent à la quantité maximale contenue dans la plante,
au moment où elle en renferme le plus. Les exportations, c’est-à-dire les quantités
soustraites au cycle des éléments par les récoltes, sont en général inférieures aux
prélèvements car les plantes restituent des éléments en fin de cycle de végétation,
en particulier par les résidus de récolte (racines, tiges...).
La loi des restitutions, formulée par Boussingault et Déhéran, peut être énoncée
ainsi : pour éviter l’épuisement des sols cultivés, les exportations d’éléments
minéraux doivent être compensées par des restitutions.

6.2-La loi des rendements moins que proportionnels (loi de Mitscherlich)


Si on augmente les apports d’un élément déficitaire, on constate dans un premier
temps une augmentation du rendement. Dans un deuxième temps, cet effet se
ralentit puis cesse : l’apport croissant d’engrais n’augmente plus le rendement. Au-
delà, l’effet peut même être négatif et le rendement peut baisser (à cause de
phénomènes de toxicité, de la sensibilité aux maladies ou encore des retards de

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maturité). De plus la fertilisation doit tenir compte du rythme d’absorption des


éléments, de la capacité d’échange du sol et de la dynamique des éléments nutritifs.
Cette loi peut être résumée ainsi : à une augmentation croissante de fertilisants
correspond une augmentation de rendement de plus en plus faible.

Cette loi se traduit par une courbe dont le sommet représente le rendement
maximum possible. Mais, auparavant, on atteint un niveau de rendement où le
supplément de récolte obtenu couvre juste la dépense supplémentaire en engrais : le
rendement optimum est atteint.
Au delà de la dose d’engrais C, la valeur du supplément de récolte obtenu ne paie
pas la valeur du supplément d’engrais utilisé.
La valeur de dc (supplément de récolte) est inférieure à la valeur de la quantité
d’engrais supplémentaire (D-C)

Figure 1 : Evolution du rendement en fonction des apports d’engrais

6.3-La loi du minimum ou loi des facteurs limitant (loi de Liebig)


L’insuffisance d’un élément assimilable dans le sol réduit l’efficacité des
autres éléments et par suite diminue le rendement de la culture (loi de Liebig).
Tous les éléments nutritifs doivent être présents selon un certain équilibre variable
avec la culture. Les éléments majeurs (N P K), doivent être nécessairement présents
en plus grande quantités mais n’importe quel oligo-élément peut jouer le rôle de

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facteur limitant s’il y a carence en cet élément. Par exemple, la présence d’ions
chlorures ou d’ions nitrates facilite l’absorption des ions potassium et calcium et la
présence d’ions magnésium celle des ions phosphates. À l’inverse, un excès de
calcium peut gêner l’absorption du potassium, du magnésium ou du fer, provoquant
des chloroses.
Cette loi est couramment illustrée par un tonneau ou un baquet en bois où chaque
planche correspond à un élément indispensable. Par ailleurs, il est inutile
d'augmenter l'apport des autres éléments fertilisants, au risque de pollution et de
gaspillage.

Figure 2 : Illustration de la loi du minimum

Cette loi a eu le grand mérite de mettre en évidence l’interdépendance entre les


divers éléments fertilisants et la nécessité d'atteindre une richesse suffisante du sol
en tous éléments pour que le rendement optimum soit atteint.
Il s’avère en effet bien souvent illusoire d’étudier isolément chaque facteur de
production. Tout au contraire, chacun d'eux doit être considéré comme partie d'un
ensemble à l'intérieur duquel il est lié aux autres par des effets réciproques.
Lorsque l’effet exercé par deux facteurs est supérieur à la somme des effets de ces
facteurs agissant séparément, on dit qu'ils sont liés par une interaction positive,
encore appelée synergie ; dans le cas contraire, il s’agit d'une interaction négative.
Ces interactions peuvent porter sur le rendement et la qualité des récoltes.

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CHAPITRE II : RELATION SOL PLANTE

I-Plante et sol
1.1-Le sol

Le sol supporte la plante en lui fournissant une couche perméable pour ses
racines. Il se comporte comme un entrepôt des éléments nutritifs et de l’eau. En
effet, Le sol contient toujours des éléments minéraux en abondance mais ceux-ci ne
sont pas totalement disponibles pour les plantes car ils peuvent être liés à des
degrés variables aux roches ou à l’argile. Seule la fraction des réserves qui peut
passer dans la solution du sol est susceptible d’être utilisée par les plantes au cours
d’un cycle de culture. On appelle cette fraction la réserve biodisponible du sol.
Les sols ne se ressemblent pas. Selon leur composition, ils ont une aptitude
différente à fournir aux plantes les divers éléments nutritifs.
Selon leur texture, les sols sont décrits comme sableux, sablo-limoneux, limoneux,
limono-argileux, argileux, etc. On les nomme aussi sols “légers” (par exemple sols
sableux et sablo-limoneux), “moyens” (par exemple sols limoneux) ou “lourds” (par
exemple sols limono-argileux et argileux) sur la base de la possibilité de travailler le
sol.

La texture et la structure du sol sont particulièrement importantes pour la fertilité du


sol et par conséquent pour la croissance des plantes. Des sols à texture grossière
(ou sableux) ne retiennent pas bien l’eau et les éléments nutritifs. Dans ces
conditions les apports d’engrais doivent se faire avec précaution pour éviter le
lessivage des éléments nutritifs tels que l’azote et le potassium. Les sols argileux,
par contre peuvent stocker l’eau et les éléments nutritifs mais peuvent présenter de
mauvaises qualités de drainage et d’aération.
Pour améliorer leur structure, il est conseillé de réduire la prise en masse de ces
sols par le chaulage ou par l’apport de matière organique.

Les facteurs de la qualité du sol du point de vue agronomique


- la disponibilité de l’eau (intensité et répartition de la pluie, eau d’irrigation)
(500 l/kg matièresèche produite).
- la disponibilité de l’oxygène.
- la disponibilité des cations et anions.

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- l’existence d’êtres vivants autres que les plantes (bactéries, champignons,


etc.).
- un contexte géochimique favorable (faible salinité, acidité/alcalinité, présence
de substances toxiques).
- un milieu favorable à l’exploration du sol par les racines et à l’encrage des
plantes (porosité).

1.2-La plante
La plante est un organisme vivant qui a besoin d’oxygène pour transformer les
sucres en énergie, d’éléments minéraux pour la constitution de ses cellules, d’eau
pour sa turgescence et comme moyen de transport des minéraux des racines
jusqu’aux feuilles, de CO2 et de lumière pour produire par photosynthèse des
composés organiques qui constitueront l’essentiel des tissus de la plante. La plante
comprend une partie aérienne (tige, branches et feuilles) et une partie souterraine
(racines)
Le système racinaire de la plante dépend de l’essence de la plante, de la
texture du sol et de la réserve en eau disponible. On distingue le système pivotant, le
système oblique et le système traçant.

II-La nutrition des plantes


2.1-La lumière, l’eau et l’air

La photosynthèse est une exclusivité des plantes vertes. Elles peuvent transformer
directement l’énergie lumineuse en énergie chimique grâce à la chlorophylle
(chloros = vert / phyllos = feuille) contenue dans leurs feuilles. Ce pigment vert est
capable de capturer la lumière et de permettre aux plantes de fabriquer des sucres à
partir de l’eau pompée dans le sol, et du gaz carbonique puisé dans l’air.
Les molécules d’eau, H2O et les molécules de gaz carbonique, CO2 sont cassées
et les atomes C, H, O libérés, s’associent différemment pour fabriquer des sucres
comme le glucoseC6H12O6 et de l’oxygène O2 qui est rejeté dans l’atmosphère. Il est
intéressant de souligner que 96% de la matière sèche des plantes provient
uniquement des atomes de carbone, d’hydrogène et d’oxygène fournis par l’air et
l’eau. Et les plantes sont constituées de 5 – 10% de matière sèche et de 90 – 95%
d’eau.

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2.2-Les éléments minéraux

Les éléments minéraux sont tous prélevés par la plante dans la solution du sol. Les
éléments minéraux monovalents (K+, Na+, Cl-, etc) peuvent être absorbés par la
plante directement sous forme atomique, les autres éléments essentiels entrent dans
la plante sous forme oxydée (PO43-, SO42-, etc). On les répartit en deux catégories

a) Les macro-éléments, répartis en “éléments majeurs” et “éléments secondaires”.


Les Macro-éléments sont nécessaires en grandes quantités et des applications
importantes peuvent être indispensables si le sol est carencé en un ou plusieurs de
ces éléments. Les sols peuvent être pauvres en éléments minéraux, soit
naturellement, soit à cause des prélèvements effectués par les cultures pendant
plusieurs années ou encore du fait que l’on cultive des variétés à haut rendement qui
sont plus exigeantes en éléments nutritifs que les variétés locales.

b) Les oligo-éléments ou les éléments traces.


Contrairement aux macro-éléments, des quantités infimes de micro-éléments ou
oligo-éléments suffisent à une croissance correcte des plantes et ceux-ci doivent être
apportés en très petites quantités lorsque le sol n’est pas en mesure de les fournir.
Il faut préciser que d’autres éléments chimiques sont également absorbés et
peuvent être bénéfiques pour certaines plantes, mais ils ne sont pas indispensables
à toutes les plantes pour leur croissance.

Tableau 1 : Composition élémentaire moyenne des plantes vertes


Éléments Teneur moyenne (% MS)
oxygène (O) 42 à 44
carbone (C) 40 à 45
hydrogène (H) 6à7
azote (N) 1à3
calcium (Ca) 0,5 à 3,5
potassium (K) 0,1 à 3
phosphore (P) 0,05 à 1
soufre (S) 0,1 à 0,5
silicium (Si) 0,2 à 3
sodium (Na) 0,02 à 1,5
magnésium (Mg) 0,03 à 0,08

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fer (Fe) 0,004 à 1,3


autres éléments (Cl, Mn, Cu, Zn, Al, Mo...) traces
Les principaux éléments tels que: carbone, oxygène, hydrogène, azote,
calcium, potassium, phosphore, soufre, magnésium, sodium etc., sont les plus
abondants dans la matière végétale et jouent un rôle plastique. Les oligoéléments
ou éléments catalytiques (fer, cuivre, zinc, manganèse, molybdène, etc.), présents
en très faibles quantités, sont néanmoins indispensables aux plantes car ils jouent un
rôle dans des processus vitaux.
Il faut préciser que les racines des plantes puisent seulement 2,5% de leur matière
sèche dans le sol.

2.3-le devenir des éléments nutritifs dans la plante


La plante, par ses racines, absorbe l’eau dans laquelle sont dissous les ions
disponibles. Cette sève brute monte jusqu’aux feuilles, véritables laboratoires
biochimiques. C’est dans les feuilles que sont synthétisés non seulement les sucres,
mais aussi les acides aminés, constituants élémentaires des protéines. Les feuilles
sont aussi les plaques tournantes des échanges : la sève brute enrichie de toutes
les substances synthétisées, se transforme en sève élaborée. La sève élaborée
circule dans les vaisseaux : elle apporte aux différentes cellules de la plante les
substances fabriquées par les feuilles qui serviront à synthétiser, sur place, les
grosses protéines.
Une partie des sucres n’est pas utilisé comme matériau de construction mais
comme réserve énergétique. En effet, la plante respire comme nous. Elle utilise,
l’oxygène pour brûler les sucres, rejette du gaz carbonique et de la vapeur d’eau.
L’alimentation des cellules, comme dans toute digestion, produit des déchets
qu’il faut gérer :
• soit par élimination dans l’air ou dans le sol : Les déchets gazeux, c’est à dire
l’oxygène de la photosynthèse, le dioxyde de carbone de la respiration et la vapeur
d’eau en excès, sont rejetés dans l’air par les stomates des feuilles. Certaines
substances toxiques pour la plante sont évacuées dans le sol sous forme d’exsudats
racinaires et échangées avec une autre espèce végétale par des gaines
mycologiques (les mycorhizes).
• soit par transformation et stockage à l’intérieur de cellules spécialisées :
D’autres déchets sont transformés en huiles essentielles, en latex et en
résines et sont stockés dans des cellules spécialisées.
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Les huiles essentielles sont mises en réserve dans de grandes cellules et


dans les poils glanduleux. Elles sont antibiotiques, antiseptiques, fongicides et
bactéricides, insectifuges, parfois insecticides. Les plantes les utilisent pour leurs
défenses immunitaires. Les latex et les résines, stockés dans les tiges et dans les
feuilles sont aussi des moyens de défense contre certains ravageurs.

Figure 3 : Nutrition des plantes

III-Localisation des principaux éléments minéraux


Les plantes bâtissent leur biomasse en utilisant de l’eau, du dioxyde de carbone de
l’air, de l’énergie solaire et des éléments nutritifs puisés dans le sol et dans l’eau.
Pour une croissance optimale de la plante, des éléments nutritifs doivent être
disponibles:
- en solution dans l’eau du sol;

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- en quantités adéquates et équilibrées, correspondant à la demande


immédiate de la culture;
- sous une forme qui soit accessible au système racinaire (sauf si absorbés
à travers le feuillage).
Les plantes reçoivent des éléments nutritifs principalement:
- des réserves du sol;
- des engrais minéraux;
- des sources organiques;
- de l’azote atmosphérique à travers la fixation biologique;
- du dépôt aérien causé par le vent et la pluie;
- de l’irrigation, inondation ou eau souterraine et du transport de sédiments
par ruissellement ;
- les amendements.

IV- Rôle physiologique des principaux éléments minéraux


4.1-Les éléments majeurs
L’azote (N)
-Il est le moteur de la croissance végétale et contribue au développement végétatif
de toutes les parties aériennes de la plante, feuilles, tiges et formation des graines
d’où sa contribution à l’amélioration du rendement.
-Dans le protoplasme des cellules, il est combiné avec d’autres éléments
fondamentaux pour former les substances organiques azotées : les protéines.
-Il est un des principaux constituants de la chlorophylle, qui commande l’opération
fondamentale de la photosynthèse.

Le phosphore (P)
Le phosphore exerce plusieurs rôles physiologiques. Il favorise :
-la croissance : son action est conjuguée à celle de l’azote. Les besoins de la plante
en N et P évoluent parallèlement avec les mêmes maximums, aux mêmes moments,
-le développement des racines et l’accroissement de lamasse des radicelles,
conditionnant une alimentation suffisante et une croissance rapide,
-la précocité, conséquence d’un développement racinaire important,
-la rigidité des tissus, rendant les végétaux plus résistants à la verse et aux maladies
cryptogamiques (piétin des céréales).
-la reproduction: fécondation, fructification.

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-la qualité des produits végétaux: tissus sains et riches en phosphore pour
l'alimentation des hommes et des animaux. Une alimentation convenable en
phosphore permet un développement harmonieux des plantes, qui peuvent prélever
les quantités nécessaires sans limitation, tout au long de leur végétation et plus
spécialement aux périodes de pointe : montaison, tubérisation, fructification.

Le potassium (K)
Très mobile dans la plante, le potassium y joue un rôle multiple:
-il contribue à favoriser la floraison et le développement des fruits.
-il active la photosynthèse et favorise la formation des glucides (sucres, amidon)
dans la feuille et leur accumulation dans les organes de réserve (racines des
betteraves, tubercules des pommes de terre). C’est pourquoi les plantes racines et
les tubercules répondent particulièrement bien aux engrais potassiques.
-il participe à la formation des protéines, intervient dans les processus d’évolution
des composés azotés dans la plante et favorise leur migration vers les organes de
réserve.
-il prépare l’élaboration des lipides.
-En réduisant la transpiration, le potassium diminue les besoins des plantes en eau,
augmente leur résistance à la sécheresse.
-Il permet une meilleure résistance au froid, aux maladies et aux insectes.
Avec l’anhydride phosphorique, il accroît le développement des racines et la rigidité
des tissus végétaux, d’où une meilleure résistance de la plante à la verse.

4.2-Les éléments secondaires


Le calcium (Ca)
-Le calcium a un rôle extrêmement important dans la constitution des tissus
végétaux et permet aux plantes de mieux se développer.
-Il permet d’augmenter la résistance (solidité) des tissus végétaux, une meilleure
tenue de la tige et un développement normal du système racinaire.

Le magnésium(Mg)
-Élément de base de la chlorophylle. Elle permet à la plante d’effectuer les
transformations chimiques des éléments nutritifs et l’assimilation et la migration du
phosphore dans la plante.

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-Intervient aussi dans les réactions enzymatiques relatives au transport de l’énergie


dans la plante.

Le soufre (S)
-Le soufre est nécessaire à la croissance des plantes. Il entre dans la composition
des feuilles et dans la formation de la chlorophylle.
-C’est un constituant important des acides aminés.
-il joue un rôle essentiel dans la tolérance des plantes aux stress
environnementaux.

4.3-Les oligo-éléments
Le bore (B)
-permet un accroissement de la cellulose (les formes arbustives).
-favorise le transit des hydrates de carbones (sucres).
-il renforce les parois cellulaires.

Le cuivre (Cu)
-il aide à absorber l’Azote.
-intervient dans le métabolisme des protéines et la synthèse de la chlorophylle.

Le fer (Fe)
-Sans lequel les plantes ont du mal à synthétiser la chlorophylle.

Le manganèse (Mn)
-il joue un rôle important dans la photosynthèse.

Le molybdène (Mo)
-favorise l’assimilation de la Potasse.
-joue un rôle dans la formation des enzymes.

Le Zinc (Zn)
-favorise le développement de la plante.
-important dans la défense de la plante.
-intervient dans la régulation de la croissance et dans la transformation des sucres
de la plante.

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Le Chlore (Cl)

-favorise l’hydratation des tissus.


-nécessaire à la photosynthèse.
V- Carences et excès des principaux éléments minéraux
5.1-Les éléments majeurs
L’azote (N)
Carence : -Végétation languissante.
-feuillage vert clair ou jaunâtre (chlorose).
-Plantes de taille peu développée.
Excès :-ramollissement des tissus (verse).
-floraison insuffisante et de piètre qualité.

Le phosphore (P)
Carence :-Feuillage vert foncé, bronzé ou taché de rouge.
-feuilles de petites tailles.
-Rameaux grêles ou mal formés.
-Floraison peu abondante.
-Avortement des fleurs.
-Maturation tardive des fruits.
Excès :-provoque une carence en fer.
-feuillage pâle.

Le potassium (K)
Carence :-Nécroses brunes à la pointe, sur les bords et entre les nervures des
feuilles.
-La distance entre les nœuds sur la tige devient moins grande.
-Le bord des feuilles s’enroule parfois vers le haut.
-Plantes sensibles aux maladies.
-Fruits peu sucrés ni savoureux.
-Mauvaise conservation des légumes racines.
-croissance plus lente.
Excès :-empêche l’absorption de l’azote, du calcium et du magnésium.

5.2-Les éléments secondaires


Le calcium (Ca)
19
GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

Carence :-Les feuilles demeurent petites, elles sont parfois enroulées aux
extrémités.
-La pointe et le bord deviennent jaunes, bruns ou rougeâtres. On peut
observer une nécrose.
-Les racines sont mal formées.
Cette carence affecte surtout les jeunes feuilles. Elle est plutôt rare.
Excès : -peut entrainer une carence en fer, en bore, en acide phosphorique et en
magnésium.
-chlorose entre les nervures et tâches nécrotiques.

Le magnésium(Mg)
Carence :-On voit une décoloration entre les nervures (blanc, jaune ou brun-rouge).
Les vieilles feuilles sont les premières atteintes.
-enroulement des feuilles du sommet.
Excès :-brûlures du feuillage.
-empêche l’absorption du calcium et du potassium.
-feuilles très vertes et trop petites.

Le soufre (S)
Carence :-La croissance de la plante est réduite.
-Les jeunes feuilles sont jaunes ou vert pâle.
-Les tiges sont rigides et cassantes.
Excès : -feuilles chlorotiques, petites, se courbant à l’intérieur.
-très nombreuses racines blanches et rameuses.

5.3-Les oligo-éléments

Le bore (B)
Carence :-nécrose des jeunes pousses.
-Les organes de la plante sont endommagés, des crevasses se forment.
- Les racines se nécrosent à leur extrémité.

Excès :-brûlures des feuilles puis chute.


-jaunissement du bord au centre des feuilles.

Le cuivre (Cu)
Carence :-il y a une chlorose de la pointe des feuilles.

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GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

-les jeunes feuilles peuvent se tordre.


Excès :- freine l’absorption du fer.
-chlorose des feuilles avec tâches brunes.

Le fer (Fe)
Carence :-Cette carence entraîne une chlorose. On la reconnaît à un jaunissement
des feuilles jusqu’aux nervures.
-Les feuilles peuvent, dans un état avancé, devenir transparentes et 10
cassantes. Les jeunes feuilles sont les premières à en être affectées.
Semblables aux symptômes d’une carence en manganèse, on peut néanmoins les
distinguer aisément. La décoloration due à une carence en manganèse se fait par
taches alors que celle due à une carence en fer est complète.
Excès : -nécrose racinaire.

Le manganèse (Mn)
Carence :-Elle est également marquée par un jaunissement entre les nervures.
Contrairement à la carence en fer, le jaunissement se fait cette fois par
taches. Les nervures demeurent bien vertes. Cette carence s’observe
d’abord sur les feuilles supérieures de la plante.
-ralentissement de la croissance.
Cependant, une carence peut survenir malgré la présence de manganèse. Elle est
alors causée par un déséquilibre entre les éléments nutritifs.

Excès : -freine absorption du fer, du magnésium et du calcium.


-feuilles tordues.

Le molybdène (Mo)
Carence :-La croissance est lente, les jeunes feuilles deviennent vert claires et sont
déformées.
-les racines des plantes portent des nodosités non fonctionnelles.
Excès : -très rare et symptômes non visibles.

Le Zinc (Zn)
Carence :-Les plantes sont nanifiées.
-On observe une distorsion de la plante surtout le bord des feuilles.
-Les feuilles peuvent être décolorées.
Excès : -les nervures des vieilles feuilles deviennent rouges ou noires puis
dessèchent.
21
GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

Le chlore (Cl)
Carence :-très rares et symptômes non visibles.

Excès : -nécrose des feuilles les plus anciennes.


-augmentation de l’électroconductivité qui a pour conséquence une
perturbation de l’absorption de certains éléments.

Figure 4 : symptômes de carence de quelques éléments minéraux

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CHAPITRE III : L’EAU, LA PLANTE ET LE SOL

I-L’eau, facteur limitant des rendements


1.1-Importance de l’eau pour la plante

L’eau est un facteur essentiel pour l’agriculture. Constitutif des végétaux, elle
transporte aussi toutes les substances nécessaires à la plante, mais surtout stabilise
sa température par la transpiration. En effet, La majorité de l’eau transitant dans les
végétaux sert à évacuer le « trop-plein » d’énergie solaire et lui assure la survie.
Comme pour l’être humain, les hausses de température interne sont évacuées grâce
à la transpiration : l’eau en se transformant en vapeur générant du froid.

1.2-Facteur limitant des rendements

Le manque d’eau pour les plantes, appelée stress hydrique, est dommageable
pour les plantes et par conséquent pour le rendement. Selon une étude, les causes
du plafonnement du rendement des cultures sont d’abord d’origine climatique et en
grande partie liées au manque d’eau au cours du cycle végétatif. En effet, l’efficacité
de la fertilisation azotée est liée à la présence d’eau. L’azote solubilisé dans la
solution du sol est « pompé » par la plante suite à l’évapotranspiration. Sans eau,
pas d’azote, et pas d’azote, pas de rendement efficace.

II-Notion d’évapotranspiration potentielle

Le terme évapotranspiration recouvre l’évaporation du sol et la transpiration


du végétal. Physiquement, ces deux phénomènes sont identiques, c’est-à-dire que
l’eau passe de l’état liquide à l’état vapeur avec une consommation d’énergie.
L’évapotranspiration dépend donc de l’énergie disponible sur les surfaces
évaporantes, c’est-à-dire le rayonnement net et l’advection.
Le rayonnement net par unité de surface du sol tend vers une limite qui est
fonction, pour une très grande part, du rayonnement solaire et atmosphérique.
L’advection, qui est l’énergie apportée par l’air ambiant, dépend, pour une surface
ayant des caractéristiques aérodynamiques données, de l’humidité relative de l’air et
du renouvellement de ce dernier, le vent.

23
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Il existe donc trois classes dans l’ensemble des facteurs qui interviennent dans ce
phénomène :
• les facteurs climatologiques et météorologiques dont l’ensemble décrit l’état de
l’atmosphère, enveloppe du système évaporant.
• les facteurs propres à la végétation et notamment les différences entre les
plantes quant à leur consommation en eau.
• les facteurs physicochimiques du support par lequel se fait l’alimentation en
eau, support soumis aussi à une évaporation directe.
L’évapotranspiration s’exprime en fonction de l’importance de la surface évaporante,
de l’état de l’eau libre ou liée à cette surface et de l’énergie disponible.

L’énergie disponible peut être assimilée à une « demande » imposée par le


climat et le système surface-liaison de l’eau à une « offre ».
1. Si l’offre est supérieure à la demande : l’énergie est le facteur limitant et
l’évapotranspiration est maximale pour un climat donné ; on définit de cette manière
l’évapotranspiration potentielle (ETP) : c’est la valeur maximale de
l’évapotranspiration d’un couvert végétale continu lorsqu’il y a suffisamment d’eau
disponible dans le sol pour satisfaire la demande évaporative de l’atmosphère.

Exemples de situation ou ET= ETP, si l’énergie < à la liaison surface-eau :


• - l’évaporation d’une surface d’eau libre
• - une surface nue mouillée par la pluie
• - une feuille dont les stomates sont largement ouverts
• - un couvert végétal abondant en pleine croissance et très bien alimenté en
eau.
2. Si l’offre est inférieure à la demande, le système surface-liaison de l’eau est le
facteur limitant et l’évaporation observée est inférieure à l’ETP ; on définit de cette
manière
l’évapotranspiration réelle (ETR) : elle correspond à la perte en eau effective d’un
couvert végétale, soit la somme des quantités évaporées et transpirées
Exemples de situation ou ET = ETR, si l’énergie > à la liaison surface-eau avec
ETR<ETP
• - un sol nu desséché en surface, après une pluie
• - une feuille dont les stomates sont plus ou moins fermés
• - une culture à surface développée insuffisante (début de végétation).

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III-Eau et éléments fertilisants


3.1-L’eau
L’eau a une importance capitale en agriculture. Dans le sol, elle permet le transport
des éléments minéraux et la dissolution de ces éléments afin d’être absorbés par la
plante. Au niveau de la plante, l’eau transporte les éléments dissouts des racines
vers les feuilles et participe à la transpiration de la plante.

3.2-Les éléments fertilisants


3.2.1-Les engrais organiques
[Link]-Les engrais de ferme
Les engrais de ferme sont constitués en grande partie de fumier, de purin, de lisier,
de compost et de résidus de récolte. Avec une décomposition lente ces engrais,
participe plus à l’humification du sol, rendant ainsi le sol plus stable.

[Link]-Les engrais verts


Les engrais verts (légumineuses, crucifères et graminées) sont des cultures,
pratiquées le plus souvent en rotation, destinées à améliorer la fertilité du sol en
fixant les éléments nutritifs de l’air avec pour principale but d’apporter de l’azote à la
culture suivante. Une culture de légumineuse qui reste en place jusqu’à la floraison
peut apporter entre 70 à 140 Kg d’azote à la culture suivante. L’on peut citer entre
autres, l’arachide, le pois, la luzerne, le haricot, le soja.

3.2.2-Les engrais minéraux

Les engrais minéraux sont des fertilisants apportant aux sols à des quantités
variables d’azote (N), de phosphore (P2O5) et de potassium (K2O). Par exemple,
1000 kg (une tonne) d’engrais 15-30-12 contient 150 kg d’azote, 300 kg de
d’anhydride phosphorique et 120 kg d’anhydride potassique. Les engrais minéraux
sont beaucoup plus concentrés que les engrais de ferme. Ils sont plus solubles et
agissent plus rapidement dans le sol, mais n’apportent pas de matière organique. Ils
mettent à la disposition des plantes, des éléments minéraux directement
assimilables.
Nous avons par exemple : l’urée (46-0-0), le nitrate d’ammonium calcique (27-0-0),
le phosphate d’ammonium (18-46-0), le muriate de potassium (0-0-60).
CHAPITRE IV : FERTILISATION

I-Définition
25
GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

La fertilisation c’est l’action qui consiste à effectuer des apports d’engrais


organiques ou minéraux, au bon développement des végétaux. Elle peut donc être
réalisée sous forme d’amendements humifères (organique) ou minéraux (chimique).

II-Besoins de fertilisation

Dans la pratique, la fertilisation doit répondre aux besoins des plantes cultivées en
nutriments essentiels pour leur croissance. Pour y arriver, une stratégie de
fertilisation des cultures se construit par l’agencement d’un ensemble de pratiques de
gestion du sol et d’organisation des cultures, auquel s’ajoute la planification des
apports.
Ces besoins nutritifs sont variables d’une espèce à l’autre. Ils sont relativement
bien documentés et connus des producteurs. La prise en compte des besoins des
différentes cultures sur la ferme guide l’élaboration du plan de fertilisation.
La fertilisation des cultures s’élabore ainsi en fonction :
• des besoins des différentes plantes cultivées;
• de l’estimation de ce qui peut être rendu disponible par la fertilité accumulée au
sein du cycle nutritif de la ferme (réserve organique et minéral du sol, résidus de
culture, etc.);
• d’un mode de gestion des apports de fertilisants

III-Les bonnes pratiques agricoles

Pour une gestion efficace des terres agricoles, l’agriculteur doit améliorer les
caractéristiques du sol désirables en adoptant de bonnes pratiques agricoles. Ces
pratiques doivent être défendables sur le plan technique, économique, et
environnemental, pour qu’elles puissent garantir une productivité agricole élevée et
durable. Les composantes importantes des bonnes pratiques agricoles sont les
suivantes:
• choisir des semences de qualité représentant des variétés à haut potentiel de
rendement;
• choisir le moment propice de semis et la méthode convenable, et la densité
optimale qui se traduit par un nombre optimal de plantes à l’hectare;
• utiliser des types d’engrais convenables, apportés au moment propice, et à des
doses équilibrées et employer des modes d’application uniformes;

26
GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

• restituer la matière organique;


• maintenir une réaction du sol appropriée (pH);
• appliquer des mesures de lutte appropriées contre les insectes et les maladies;
• lutter contre les adventices et l’érosion du sol;
• irriguer si possible et évacuer l’eau en excès par drainage; et
• adopter des pratiques de gestion appropriées.

IV-Humus

4.1-Constitution de l’humus
L’humus est une matière homogène, foncée et pratiquement inodore provenant de
la décomposition des débris végétaux et animaux. L’humus est constitué de :

-Acides humiques : ils possèdent deux composantes.


*acides humiques gris
Ils sont plus stables. Ces acides proviennent de synthèses microbiennes actives en
sol riche en calcium. Ces acides sont formés de grosses molécules, riches en azote
et très facilement floculés par le calcium. Ils s'unissent à l'argile en un complexe
argilo-humique très stable. C'est le type d'humus qui domine en sol calcaire.
*acides humiques bruns
Moins stables et formés en sol légèrement acide, où l'activité microbienne est
moins intense, ils proviennent d'une modification des molécules de lignine par
oxydation, polymérisation et fixation d'azote, que de synthèse microbienne. Il s'agit
donc plus d'un humus résiduel que d'un humus de synthèse.

-Acides fulviques :
Ce sont des produits humiques imparfaits Ils se forment en milieu très acide et mal
aéré, où l'activité microbienne très réduite fait place à celle des champignons qui est
beaucoup moins efficace. Les champignons oxydent incomplètement la lignine et la
décomposent en petites molécules incapables de se polymériser. Ces substances
sont pauvres en azote, non floculables, incapables de s'associer avec l'argile et sont
généralement solubles et de ce fait sont lessivables.

-L’humine
C'est un produit complexe et hétérogène. Elle est très différente de la matière
organique fraîche. Elle fait partie de la matière organique liée. Elle contient des
composés résultant d'une évolution rapide de la matière organique : C'est de la

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GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

lignine à peine transformée dans un milieu biologique actif (sol calcaire). Et des
composés très polymérisés résultant d'une évolution lente et liée aux matières
minérales.

4.2-.Décomposition de la matière organique dans le sol


La fraction organique du sol, bien que ne représentant que quelques 5% de la
masse totale du sol, joue un rôle physico-chimique capital et est souvent
déterminante au point de vue de sa fertilité. La matière organique est en majorité
d'origine végétale (95 à 99 %). La décomposition de la matière organique dans le sol,
se caractérise par un grand nombre de mécanismes et de voies de transformation
qui interviennent simultanément.
La matière organique se décompose suivant deux processus :
-un processus de minéralisation
-un processus d’humification constitué de trois grandes voies : l’insolubilisation,
l’héritage et la néosynthèse microbienne.

Figure 5: décomposition de la matière organique et recyclage des minéraux

28
GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

Figure 6 : cycle de l’humus

29
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4.3-Rôle de l’humus dans le sol


4.3.1-Rôle au plan physique
Il améliore la structure du sol en le rendant plus perméable à l’eau et l’air.
-L’humus protège l’argile contre la dispersion par l’eau, rendant la structure plus
stable.
-L’humus granule les éléments trop divisés des sols sableux, en agrégats stables
résistant mieux à la battance.
-L’humus entre dans la formation du complexe argilo-humique.

Figure 7 : les modes de liaison entre l’argile et l’humus

4.3.2-Rôle au plan chimique


L’humus augmente la capacité du sol à retenir l’eau et les éléments fertilisants
sous forme minérale et assimilables par la plante. En effet :
-L’humus étant un colloïde augmente le pouvoir absorbant du sol.
-Aussi il attaque les sels minéraux insolubles, notamment les phosphates, les
rendant assimilables.

30
GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

-Agent de rétention de substances polluantes. Les principales propriétés de ces


molécules sont dues aux groupements acides (carboxyliques et phénoliques) qui en
font des échangeurs de cations et des agents complexant des métaux.

4.3.3-Rôle au plan biologique


C’est au niveau de l’humus que les microorganismes du sol transforment la matière
organique en éléments minéraux assimilables par les plantes.
L’humus contient des activateurs de croissance, qui stimulent l’alimentation
minérale des plantes
4.4-Source de l’humus

L’humus est principalement le produit de la transformation des fibres végétales


(essentiellement cellulose et lignine) sous l’action d’une communauté d’organismes
dits détritivores, saprophages ou saprophytes: bactéries, champignons et
invertébrés. Ce processus, l’humification, est une chaîne de réactions chimiques et
biochimiques (polymérisation, condensation) en constante interaction avec le milieu.
En générale, l’humus provient de la décomposition de la matière organique qui est
constituée :
• de fragments végétaux (feuilles, tiges, racines, bois, écorce, graines, pollens)
en décomposition.
• d'exsudats racinaires et d'exsudats végétaux (propolis) et animaux (miellat) au-
dessus du sol.
• d'excréments et excrétât (mucus, mucilages) de vers de terre et d'autres
organismes animaux et microbiens du sol.
• des cadavres animaux et de nombreux micro-organismes, champignons
microscopiques et bactéries.
Un des indices de la qualité de l’humus est son rapport C/N. Le rapport
carbone sur azote est un indicateur de la capacité d'un produit organique à se
décomposer. Lorsqu'une plante ou amendement organique est déposé au sol, il est
dégradé par les micro-organismes. Or ceux-ci ont besoin d'azote pour leur
constitution. Comme le carbone et l'azote ne se recyclent pas à la même vitesse (le
carbone est respiré donc "tourne" plus vite que l'azote, qui est renouvelé avec les
protéines).
Si le C/N de l'amendement est supérieur à 25, il y a trop de carbone par rapport à
l'azote. Les micro-organismes vont puiser dans les réserves du sol au lieu d'en
libérer. C'est le phénomène de faim d'azote.
31
GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

A l'inverse, si le C/N est inférieur à 25, les micro-organismes vont libérer l'azote en
excès, à disposition des plantes.

V-Acidité et recalcification du sol


L’utilisation de certains engrais azotés, l’activité des microorganismes du sol,
l’action de l’aluminium sur l’eau, ainsi que le prélèvement de calcium et de
magnésium par les plantes contribuent à l’acidification des sols. Or, l’acidité ralentit
l’activité microbienne et la décomposition de la matière organique, ce qui réduit la
minéralisation.
Pour corriger cette acidité, on utilise généralement la chaux en faisant un
amendement calcaire.

5.1-Appauvrissement du sol en chaux


Un sol a tendance à s’acidifier tout naturellement. C’est l’évaluation de l’état
calcique (tests terrains et analyses) qui va nous permettre d’établir les besoins en
calcium d’un sol. Dans ce cas, en comblant par le chaulage les besoins de
fonctionnement du sol, on comblera en même temps les besoins des plantes.
Traditionnellement, le chaulage est recommandé dans le but de modifier le pH du
sol en vue d’obtenir un pH optimal pour la croissance des plantes. Selon cette
approche, le besoin de chauler est dicté par la nécessité de réagir lorsque le pH de
l’eau du sol chute en deçà d’un niveau déterminé, soit environ 6,3. Selon le type de
sol, on détermine alors la quantité de chaux à appliquer. Les doses de chaux
recommandées varient entre 2,5 tonnes et 10 tonnes à l’hectare, l’objectif étant de
ramener le pH eau entre 6,5 et 6,8.

32
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Figure 8 : exemple de recalcification par la chaux pour combattre l’acidité du sol

5.2-pH idéal du sol

La majorité des sols ont un pH situé entre 4 et 9, l'idéal étant une terre légèrement
acide (6,5) qui convient à la majorité des plantations. Car les bactéries fixatrices
d’azote travaillent mieux à des pH avoisinant 6,5.
Il est toujours possible d'améliorer un sol, trop lourd, trop léger ou trop pauvre en
ajoutant divers amendements afin de l'adapter au mieux à la culture future. Il existe
aussi quelques techniques pour modifier le pH d'un sol :
• En sol trop calcaire, des apports de compost, de tourbe, de terre de bruyère et
un paillage d'écorce de pin acidifieront le sol.
• En sol trop acide, un chaulage sera bénéfique. Il sera pratiqué avant un
labourage. L'apport de calcaire peut être fait sous forme de chaux agricole ou
magnésienne, ou encore de lithothamnes broyées.

5.3-Amélioration des sols acides par le calcium et le magnésium


5.3.1-Au plan physique

L’amendement d’un sol par le calcium et le magnésium rend la structure du


sol plus perméable à l’eau et à l’air et plus stable. En effet, les ions Ca 2+ et Mg2+
prennent la place des ions H+ sur le complexe adsorbant. Ces ions floculent l’argile

33
GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

et l’humus d’une manière plus énergique. L’humus formé en présence de calcium est
abondant et composé de grosses molécules aux propriétés colloïdales, capables de
cimenter les agrégats.

[Link] plan chimique

Une fois dans le sol, les ions Ca2+ servent de "monnaie d’échange " contre les ions
K+ apportés par les fertilisants. Ces ions peuvent ainsi se fixer facilement sur le
complexe adsorbant. Aussi les ions HPO2-4 peuvent se fixer sur le complexe
adsorbant par l’intermédiaire des ions Ca2+ (pont calcique).
L’action des ions Ca2+ permet, chimiquement, de relever le pH ce qui améliore
l’absorption des éléments minéraux par les racines des plantes.

5.3.3-Au plan biologique

La présence des ions Ca2+ et Mg2+ stimule l’activité des bactéries et des vers de
terres. En effet, la bonne aération du sol et l’acidité peu élevée (6 à7) favorisent
l’activité des microorganismes qui accélèrent la décomposition de la matière
organique, augmentant ainsi l’humification et la minéralisation du sol. Les rhizobiums
vivant en symbiose avec les légumineuses se multiplient et devient plus actifs.

34
GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

CHAPITRE V : LES ENGRAIS

I-Définition

Pour améliorer ou préserver la fertilité des sols de son exploitation, l’agriculteur


peut utiliser des matières fertilisantes : les engrais et les amendements.
Les engrais sont des produits de nature minérale ou organique que l’on apporte au
sol pour fournir aux végétaux des éléments minéraux plus ou moins rapidement
disponibles. C’est aussi tout produit contenant au moins 5% ou plus de l’un ou plus
des trois principaux éléments nutritifs des plantes (N, P2O5, K2O), fabriqué ou
d’origine naturelle. Les principaux engrais apportent de l’azote, du phosphore et du
potassium. Ces trois éléments sont appelés éléments fertilisants majeurs.
Les amendements sont des produits de nature minérale ou organique que l’on
apporte au sol pour en modifier les caractéristiques physico-chimiques, c’est-à-dire
essentiellement la structure (mode d’assemblage des constituants du sol) et le pH.
Les principaux amendements minéraux apportent du calcium et du magnésium et les
amendements organiques des matières organiques destinées à entretenir ou à
enrichir le stock d’humus du sol.

1.1-Classement des engrais


On peut classer les engrais selon leurs origines ou leurs formes.
1.1.1- Selon l’origine

- les engrais organiques provenant de transformation de déchets ;


- les engrais minéraux (qui sont sous forme soluble, insoluble ou peux
solubles)
- les engrais organo-minéraux (qui sont un composite des deux premiers).

1.1.2- Selon la forme

– les engrais simples apportent un seul de ces trois éléments (N, P, K); ils peuvent
contenir en plus certains éléments secondaires (Ca, S, oligoéléments...);
– les engrais composés contiennent deux ou trois de ces éléments: ce sont des
engrais binaires (NP, NK, PK) ou ternaires (NPK). L’on peut distinguer deux
principales catégories d’engrais composés : les engrais de mélange (ex.: scories
potassiques) engrais contenant plusieurs éléments nutritifs, obtenus par mélange

35
GROUPE ETIC-------BTS2----- ATPV ----- Fertilisation -- v4

physique de matières premières (Le mélange peut ne pas être homogène s’il n’est
pas fait avec un grand soin).et les engrais complexes (ex.: nitrate de potassium)ils
sont produits par des méthodes faisant intervenir une réaction chimique entre les
matières premières contenant plusieurs éléments nutritifs choisis (chaque granule
contient le même ratio d’éléments fertilisants déclaré sur l’étiquette)

1.2 Les engrais minéraux


Les engrais minéraux sont soit simples soit composés La fabrication des engrais
est soumise à des textes de législation et l’étiquette d’un engrais commercialisé doit
indiquer obligatoirement:
– l’identification du produit et la référence à la réglementation
– la dénomination du type d’engrais
– les teneurs déclarées des éléments fertilisants majeurs
– la solubilité pour le phosphore et le potassium,
– la finesse de mouture pour les engrais contenant des phosphates naturels
ou des scories Thomas.
– éventuellement, la teneur en éléments secondaires.
– la masse du produit.
– le nom et l’adresse du fabricant.

Les engrais se présentent sous forme solide (en granulés, cristallisés, concassés,
en perles, en poudre), en solution (solutions azotées, solutions binaires ou ternaires)
ou sous forme de gaz liquéfié (ammoniac anhydre).
L’unité de mesure utilisée dans les calculs de fertilisation est l’unité fertilisante
(UF). C’est la quantité en élément fertilisant exprimée par 1 Kg/ha de N ou par 1
Kg/ha de P2O5 ou par 1 Kg/ha de K2O contenue dans un sac d’engrais.
Par convention, on considère que l’unité fertilisante correspondant à l’élément
phosphore est l’oxyde de phosphore P2O5, que celle correspondant à l’élément
potassium est l’oxyde de potassium K2O et que celle correspondant à l’élément azote
est l’azote N. En réalité, ces formes chimiques n’existent pas dans le sol mais, par
convention, les formulations d’engrais ainsi que le calcul des apports et des
exportations se font dans ces unités.
Par exemple, dans un engrais de formule 0-12-18 :
– 0 représente le pourcentage en masse de l’élément N.
– 12 représente le pourcentage en masse de l’oxyde de phosphore
(anhydride phosphorique) P2O5, soit 12 kg de P2O5 pour 100 kg de produit.
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– 18 représente le pourcentage en masse de l’oxyde de potassium K 2O, soit


18 kg de K2O pour 100 kg de produit.

1.3- Les engrais organiques


Les engrais organiques proviennent de diverses matières premières d’origine
animale ou végétale, que l’on dessèche ou que l’on broie. Ces engrais ne sont pas
solubles dans l’eau mais la majeure partie des éléments qu’ils contiennent est
rapidement minéralisable et disponible pour les plantes. Ils apportent principalement
de l’azote, du phosphore et du potassium mais aussi du soufre, du calcium, du
magnésium et des oligoéléments. Ils stimulent l’activité des êtres vivants du sol
auxquels ils servent de nourriture.

1.4- Les engrais foliaires


L’application foliaire est la méthode la plus efficace pour l’apport d’oligo-éléments
aux plantes (mais aussi pour l’apport de l’azote ou de NPK aux cultures dans une
situation de stress) qui en ont besoin seulement en très petites quantités, et qui
pourraient ne pas être disponibles aux plantes s’ils sont appliqués au sol. Afin de
minimiser le risque de la pyrolyse ou la brûlure des feuilles, la concentration
recommandée doit être respectée et l’application devrait se faire de préférence en
condition de ciel couvert et assez tôt le matin ou tard dans l’après midi (pour éviter le
séchage immédiat des gouttelettes).

II-Engrais azotés
2.1- L’azote dans le sol
L’azote du sol se trouve dans les résidus végétaux et dans les déjections animales,
dans les matières organiques en décomposition, dans l’humus, dans la biomasse
microbienne et dans la solution du sol. Il est sous trois formes différentes :
–azote gazeux N2 dans l’air du sol,
–azote minéral : ions nitrates NO3- et quelques ions nitrites NO2- dans la solution du
sol, ions ammonium NH4+ fixés sur le complexe argilo-humique (CAH),
–azote organique (98 à 99 % de l’azote total) dans les molécules constitutives de la
matière organique du sol.
L’azote organique est transformé en azote minéral grâce à l’action de bactéries du
sol. Cette minéralisation se déroule en deux principales étapes, l’ammonification (N
organique → NH4+) et la nitrification (NH4+ → NO3-).

37
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2.2- Amélioration des plantes en engrais azotés

La fumure azotée (N) a pour effet d’augmenter sensiblement le rendement et la


qualité de la récolte des grandes cultures. L’azote (N) a plusieurs rôles dans le
développement de la plante. Il est le moteur de la croissance végétale et contribue
au développement végétatif de toutes les parties aériennes de la plante, feuilles,
tiges et formation des graines d’où sa contribution à l’amélioration du rendement.
Par ailleurs, un apport d’azote trop élevé ou mal ciblé peut réduire la qualité
des produits et/ ou entraîner d’importantes pertes d’azote dans l’environnement,
principalement sous forme de nitrate (NO3) dans la nappe phréatique ou de
protoxyde d’azote (N2O) dans l’atmosphère suivant la réaction :

NO3 NO2 NO N2O N2

2.3- Principe de la fumure azotée


Raisonner la fertilisation azotée, c’est calculer au plus juste la quantité d’azote à
apporter dans chaque parcelle pour couvrir les besoins de la culture implantée. Le
calcul de cette quantité est basé sur le bilan de l’azote minéral du sol. Cette méthode
de calcul consiste à calculer la quantité d’engrais à apporter à une parcelle cultivée
en fonction d’une évaluation des besoins de la culture et d’une estimation de la
fourniture en azote du sol. Le raisonnement de la fertilisation azotée se déroule en
deux étapes.

Etape1 :l’agriculteur prend comme objectif de rendement la moyenne des deux


meilleurs rendements obtenus sur la parcelle au cours des cinq dernières années.
Une fois l’objectif fixé, il suffit de le multiplier par les besoins unitaires de la culture,
c’est-à-dire la quantité d’azote prélevée par la culture au cours de sa croissance.
Pour le blé tendre, par exemple, ce besoin est de 3 kg d’azote par quintal de grain
produit. Un objectif de rendement de 80 q correspond donc à des besoins de 80 x 3
= 240 kg d’azote/ha.
Au moment de la récolte, il reste toujours dans le sol une certaine quantité d’azote
qui n’a pas été utilisée par la culture. Cette quantité, appelée reliquat sol récolte, peut
être estimée en fonction de la profondeur du sol ou en utilisant un coefficient
multiplicateur donné par des tables. Elle doit être ajoutée aux besoins de la culture
calculés précédemment.

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Etape2 : Il faut ensuite évaluer les autres sources d’azote : celui provenant de
l’épandage d’effluents d’élevage et celui provenant de la minéralisation de l’azote
organique du sol (humus, résidus végétaux...). La minéralisation dépend du type de
sol. Pour l’estimer, on peut également utiliser des références régionales, disponibles
auprès des techniciens (en général 40 à 100 kg d’azote par an, selon les sols).
Attention ! Il faut aussi tenir compte de la nature du précédent cultural dans le bilan
azoté. Par exemple, des pailles de blé enfouies mobilisent momentanément 20 kg
d’azote par hectare pour leur décomposition. À l’inverse, les résidus de récoltes de
pois ou de betteraves sucrières, facilement fermentescibles, fournissent environ 20
kg par hectare.
Enfin, les arrière-effets (effets résiduels à plus ou moins long terme) et des apports
de fumiers et de lisiers doivent être comptabilisés.

Bilan : Il suffit ensuite de retrancher les fournitures du sol en azote aux besoins de la
culture pour obtenir la quantité d’azote qui devra être apportée parla fertilisation.

Exemple de calcul
L’exemple suivant montre les étapes du calcul dans le cas d’un blé tendre d’hiver, en
limon profond du Bassin parisien, après une culture de pois, pour un objectif de
production de 90 q/ha.

Besoins du blé : 90 x 3 = 270 kg


Reliquat sol récolte (N inutilisé) : 30 kg
Total besoins : 300 kg N/ha
Reliquat sortie hiver mesuré (0-90 cm) 80 kg
Minéralisation de l’humus 40 kg
Effet précédent 20 kg
Effet effluents organiques 0 kg
Total fournitures du sol : 140 kg N/ha
Quantité d’azote à apporter : 300 - 140 = 160 kg N/ha
2.4- Principaux engrais azotés
Les roches ne contiennent pas d’azote. Tous les engrais azotés minéraux
commercialisés sont donc des produits de synthèse, fabriqués à partir de l’azote
gazeux de l’atmosphère. Leur fabrication est très coûteuse en énergie et leur prix est
élevé. Ils sont classés en plusieurs catégories selon la forme chimique de l’azote
qu’ils contiennent.

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Figure 9 : Processus de fabrication des engrais azotés


Tableau 2 :Catégories d’engrais azotés et principaux engrais

Composition centésimale ou teneur (en %)


Noms usuels (formules) N P2O5 K2O Ca Mg S
Urée
46 0 0 - - -
CO(NH2)2
Nitrate de soude
16 0 0 - - -
NaNO3
Nitrate de chaux
15 0 0 34 - -
Ca(NO3)2
Sulfate d’ammonium
21 0 0 - - 23
(NH4)2SO4
Nitrate d’ammonium
33-35 0 0 - - -
(NH4)2NO3
Sulfonitrate d’ammonium
25-28 0 0 - - 20-35
NH4NO3 + (NH4)2SO4

Les deux principales formes chimiques de l’azote contenu dans les engrais minéraux
sont les nitrates (NO3-) et l’azote ammoniacal (NH4+). Les nitrates sont directement
utilisables par les plantes tandis que l’azote ammoniacal doit être nitrifié pour être
utilisé, des pertes pouvant se produire lors de cette transformation.

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Figure 10 : Cycle de l’azote

[Link] phosphatés
Les engrais phosphatés sont fabriqués à partir de phosphates naturels (mines) ou de
sous-produits de la sidérurgie.

Tableau 3: Principaux engrais phosphatés

Composition centésimale ou teneur (en %)


Noms usuels (formules) N P2O5 K2O Ca Mg S
Superphosphate simple
0 16-20 0 20 - 12
Ca(H2PO4)2 + CaSO4
Superphosphate concentré
0 46 0 - - -
Ca(H2PO4)2
Phosphal
0 30-35 0 - - -
CaO2Al2O3P2O5 + 5H2O
Phosphate d’ammonium monoammonique
11 48 0 - - -
NH4H2PO4
Scories Thomas
0 12 0 50 - -

L’engrais phosphaté le plus efficace est celui qui libère le plus rapidement le
phosphore dans la solution du sol. Pour choisir l’engrais le mieux adapté, il est donc
très important de pouvoir identifier les formes sous lesquelles le phosphore de
l’engrais se trouve.
Le choix de l’engrais s’effectue en tenant compte du pH du sol. Les
phosphates solubles dans l’eau et le phosphate bicalcique sont utilisables dans tous
les sols, tandis que les scories et les phosphates naturels tendres doivent être
réservés aux sols légèrement ou très acides.

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IV-Engrais potassiques
Les principaux engrais potassiques sont fabriqués à partir de deux roches, la
sylvinite et la kiesérite, extraites des mines de potasse et de magnésium.
Les plus couramment employés sont le chlorure de potassium (KCl), le sulfate
de potassium (K2SO4), le patentkali (sulfate double de potassium et de magnésium)
et le nitrate de potassium (KNO3, engrais binaire).

Tableau 4: Normes concernant les engrais potassiques

Composition centésimale ou teneur (en %)


Noms usuels (formules) N P2O5 K2O Ca Mg S
Chlorure de potassium
0 0 60 - - -
KCl
Sulfate de potassium
0 0 50 - - 18
K2SO4
Patentkali
0 0 22 - 8 16
K2SO4 + 2MgSO4
Nitrate de potassium
12 0 42 - - -
KNO3

Les engrais potassiques sont tous solubles dans l’eau et apportent le potassium
sous forme d’ions K+. Le choix est essentiellement fondé sur l’intérêt ou le risque
d’apporter l’ion accompagnateur: SO42- ou NO3- ou Cl- ou Mg2+. C’est le cas
notamment pour des cultures comme le tabac, la fraise ou le haricot qui ne tolèrent
pas le chlore. Le chlorure de potassium est le plus utilisé. Il convient à tous les sols
et à la plupart des cultures. Le sulfate de potassium est recommandé pour les
cultures qui ont des besoins importants en soufre (cultures maraîchères,
arboriculture). Le patentkali est intéressant pour sa richesse en magnésium.
➢ Choix d’un engrais
Les principaux éléments de choix d’un engrais sont sa composition chimique et la
forme sous laquelle il se présente (granulé, en poudre, en solution).

V-Engrais composés
Quelques engrais composés :
L’Azoté phosphaté potassique sulfaté N.P.K.s (04 – 20 – 25) est un engrais
complexe ternaire. Il contient 4% de N, 20% de P 2O5 et 25 % de K2O. Engrais de
fond, il est destiné à toutes les cultures pérennes dont la viticulture, l’arboriculture. Il
contient également un élément secondaire (du soufre (12%)) et des oligoéléments

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(bore (29 ppm), fer (2036ppm), manganèse (34 ppm), zinc (173 ppm), cuivre (02
ppm)).
■ l’Azoté phosphaté potassique chloré N.P.K.c (15-15-15) est un engrais
ternaire qui, contient 15% de N, 15% de P2O5 et 15% de K2O. Polyvalent, il est
utilisé pour toutes les cultures maraichères et industrielles (exception faite aux
cultures sensibles au chlore) comme engrais de fond au moment du semis, sur des
sols non salins disposant d’une capacité de ressuyage.

VI- Calcul d’engrais


La dose d’engrais représente la quantité d’engrais qu’il faut incorporer au
sol pour satisfaire les besoins d’entretien et de production des plantes qui y sont
cultivées.
Elle devrait donc être suffisante pour garantir la croissance harmonieuse du
végétal, assurer le rendement escompté en quantité et en qualité.
La dose varie en fonction de la culture, de la variété, de l’espèce utilisée, des
objectifs de production, du sol et du climat, etc.

MODE D’EPANDAGE DES ENGRAIS :


Il existe deux méthodes pour distribuer les engrais et amendements :
L’épandage en couverture et l’enfouissement dans le sol. La qualité de l’épandage
dépend de la précision et de la régularité des apports.
L’épandage des engrais (quelques centaines de kilogrammes par hectare) se
fait en moyen de distributeur d’engrais soit en plein ou à la volée, soit en bandes
(localisation de la fumure sur des bandes parallèles aux lignes de semis ou de
plantation), l’épandage en bandes peut se faire à proximité des lignes au moment du
semis ou de la plantation (fumure starter) ou au milieu de la ligne, en profondeur.

CALCUL DE LA DOSE D’ENGRAIS :


La méthode est simple. Il suffit de savoir résoudre une règle de trois. Les
concentrations des unités fertilisantes dans les engrais sont exprimées en % (c’est-à-
dire par 100 kg de produit commercial) et les besoins des cultures sont donnés par
hectare. La formule de calcul de dose est donc :

La dose = 𝐁𝐞𝐬𝐨𝐢𝐧𝐬𝐝𝐞𝐥𝐚𝐩𝐥𝐚𝐧𝐭𝐞𝐱𝟏𝟎𝟎𝐤𝐠/ Le dosage de l’engrais

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EXEMPLES : 1. Calcul de la dose de fertilisation d’une plante dont les besoins sont
de 60 unités fertilisantes (Kg) N/ha avec de l’urée 46% :
La dose recommandée = 60x100/46 = 130 Kg
Sachant que dans le commerce, l’engrais est conditionné en sacs de 50 kgs, on
utilisera donc : 130/50 = 2,5 sacs environ, soit 3 sacs.
EXEMPLE : 2. Calcul de la dose de fertilisation d’une plante dont les besoins sont de
120 unités de N/ha, 180 unités de P2O5/ha et 200 unités de K2O/ha.
Il ya deux façons de calculer la dose recommandée :
■ Soit on utilise les engrais simples et à ce moment le calcul de la dose se fait
de la même façon que l’exemple 1 et ce pour les trois éléments N – P – K
■ Soit on utilise un engrais composé et à ce moment le principe de calcul se
fera sur la base de l’élément minimal des besoins de la plante (120 N – 180 P – 200
K), qu’il faudra satisfaire en totalité et dans ce cas c’est N. Et on complètera les
autres éléments (P et K) avec des engrais simples.
Ex : Besoins de la plante : 120 – 180 – 200, si l’on utilise le 15 – 15 – 15, la dose
serait :
La dose : 120x100/15 = 800 Kg = 8 qx soit 16 sacs de 50 Kg.

Ces 8 quintaux vont couvrir :


● Totalement l’azote
● 120 unités de Phosphore (il reste à couvrir 60 unités)
● 120 unités de Potasse (il reste à couvrir 80 unités)
On utilisera des engrais simples pour compléter 60 P 2O5 et 80 K2O et on fera le
calcul de la même façon que l’exemple 1.
EXERCICES 1
Effets de l’interaction entre l’azote et le phosphore sur le rendement d’une
culture.
60 kg/ha de N 120 kg/ha de N
50 kg/ha de P205 55 q 67 q
100/ha de P205 58 q 75 q

1-Que traduit ce tableau ?


2-calculez :
a-l’effet de l’azote seul sur le rendement.
b-l’effet de phosphore sur le rendement.
c-l’effet combiné de ces deux engrais.
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3-tirez-en une conclusion.

EXERCICE 2

1-quelle est la loi de fertilisation mise en évidence ?


2-Donnez un titre à cette figure.
3-Dans cet exemple, quelle est la dose d’azote permettant d’avoir un rendement
maximum ?
4-Qu’est ce qu’un rendement optimum ? Et pourquoi est-il différent du
rendement maximum ?

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EXERCICE 3
Dans la fertilisation des sols des cultures, les vers de terres jouent un rôle très
important. Ils perforent le sol, consomment la terre nue mélangée à de la matière
organique. Les excréments de ces vers de terre forment des turricules.
Le tableau ci-dessous donne la composition en sels minéraux d’un sol où
vivent des vers de terre et celle d’un sol sans vers de terre.

Sols
Sans vers de terre Avec vers de terre
Sels minéraux (mg)
Calcium 1,980 2,780
Manganèse 0,164 0,495
Nitrate 0,005 0,025
Phosphore 0,010 0,066
potassium 0,035 0,360

1) Analyser le tableau.
2) Interprétez le.
3) Déduisez à partir du texte d’autres actions bénéfiques des vers de terre sur le
sol.
4) Donnez une conclusion.

EXERCICE 4
La matière organique améliore la structure, diminue l’érosion du sol, a un effet
régulateur, et permet au sol de stocker d’avantage d’eau, contribuant ainsi à
améliorer significativement la fertilité du sol. L’un des indices de la fertilité des
sols est le rapport C/N de la matière organique considérée.
1.a-Que signifie le rapport C/N ?
b-Un rapport C/N élevé est-il bénéfique pour la culture pratiquée ? Expliquez
dans les moindres détails votre réponse.
c-Donnez deux (2) exemples de matière organique ayant un rapport C/N bas
et deux (2) autres ayant un rapport C/N élevé.
2-Donnez l’importance de la profondeur d’un sol dans sa fertilité.
3-Donnez la différence entre «fertilité naturelle» et «fertilité acquise».
4-La fertilité du sol croit généralement avec la somme des bases échangeable.
Pourquoi ?

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EXCERCICE 5

Etudiez l’étiquette d’engrais ci-dessous et répondez aux questions.

1-Qu’est ce qu’un engrais ternaire ?


2-Citez tous engrais simples entrant dans la composition de cet engrais.
3-Que signifie le «S» ?
4-Quel est le pourcentage de l’azote immédiatement disponible pour la culture ?
5-Le phosphore et le potassium sont-ils sous une forme utilisable pour la
culture ?
6-Parmi les affirmations suivantes, dites celle(s) qui vous parai(ssent)t exacte(s).
a-un engrais de type 8-12-16 est un engrais binaire.
b-un engrais de type 8-12-16 est un engrais ternaire.
c-un engrais de type 0-12-12 est un engrais simple.
d-un engrais de type 0-12-12 n’apporte pas d’azote.

EXCERCICE 6

Au cours des enseignements de fertilisation des sols qui vous ont été
dispensés, l’on vous a parlé d’humus, de pouvoir absorbant, du complexe argilo-
humique.
1-Qu’appelle-t-on humus ? Pouvoir absorbant ?
2-Quel est le rôle agronomique du complexe argilo-humique dans la nutrition
minérale des plantes cultivées ?

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3-On veut fournir 65 unités fertilisantes de potassium à l’hectare à une culture.


Quelle quantité d’engrais NPK (20-15-30) doit-on apporter pour satisfaire les
exigences de la culture qui occupe une superficie de 30 ares ?

EXCERCICE 7

On doit transformer 300 Kg de NPK (12-15-18) en urée à 42 %, en


superphosphate triple à 45 % et en chlorure de potassium à 60 %.
1-Calculer les unités fertilisantes de chaque corps.
2-Calculer la quantité équivalente :
-d’urée
-de superphosphate triple
-de chlorure de potassium
3-Faire l’équilibre NPK (12-15-18)

EXCERCICE 8

Un riziculteur observe dans son champ de riz de 20 ha, cultivé sur un sol
hydromorphe à pH acide (pH = 4,9), des décolorations bronzées, observables,
sur les feuilles de la majeure partie de se plants. Celui-ci sollicite votre expertise
ainsi que celle d’un agent de l’ANADER pour l’aider à résoudre ce problème.
Au terme des différentes visites sur le terrain, vous affirmez qu’il s’agit d’une
carence en fer alors que l’agent de l’ANADER soupçonne le bronzing de riz, lié
à la toxicité ferrique.
1-Comment pouvez-vous démontrer qu’il s’agit d’une maladie de carence ?
2-Qu’appelle-t-on carence induite et toxicité d’un élément chimique ?
3-En supposant que les décolorations observées sont liées à une toxicité ferrique,
quelle(s) solution(s) pouvez-vous préconiser au riziculteur ?
4-Pourquoi la carence en calcium est rarement détectée sur les plantes
cultivées ?

EXCERCICE 9

Une recommandation de fertilisation de 100 Kg de N, de 90 Kg de P2O5 et 60


Kg de K2O, couramment exprimée 100-90-60 est destinée à fertiliser votre
plantation. Vous disposez pour cela :
• de l’urée titrant 46 %
• du phosphate d’ammoniac 18-46-0
• du chlorure de potasse 60 %
1-calculez les quantités d’urée, de phosphate d’ammoniaque et de chlorure de
potasse qu’il faut utiliser pour obtenir la fumure exigée par les cultures, sur un
terrain de 125 m de coté.
2-Qu’appelle-t-on coefficient iso-humique ?

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EXCERCICE 10

L’on dispose des trois types d’engrais suivants :


-Nitrate d’ammoniaque : 33 % de N
-Superphosphate triple : 46 % de P2O5
-Chlorure de potassium : 60 % de K2O
1-Quelle est la quantité de chaque type pour synthétiser 2 tonnes d’engrais de
formulation 6 – 24 – 12 ?
2-On suppose que la tonne du nitrate d’ammoniaque coûte 27630 F, celle du
superphosphate triple 18400 F et celle du chlorure de potassium 18000 F. la
dolomie utilisée pour le remplissage, coûte 500 F.T-1.
Quel est le prix de revient des 2 tonnes d’engrais ?

EXCERCICE 11

Un agriculteur utilise 14 sacs d’urée 28 % pour satisfaire les besoins en azote


pour sa parcelle de coton, mais pour cette année 2018, il ne trouve, sur le
marché, que l’urée 46 %. Le sac de 50 Kg d’urée 28 % est à 15700 F tandis que
celui de l’urée 46 % est à 17200 F.
1-Déterminez le nombre de sac d’urée 46 % nécessaire pour satisfaire les
besoins en azote de la même parcelle ?
2-Lequel de ces deux engrais est économiquement rentable ?

EXCERCICE 12

Vous êtes chef d’une exploitation agricole et décidez de fertiliser votre


pépinière de palmier à huile de 13 ha selon le programme de fertilisation
suivant.

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Engrais en g/plant
Périodes Chlorure de
Urée Super simple Quaternaire
potassium
1er mois 5
2e mois 5
3e mois 5
4e mois 5 5 5
5e mois 5 5 5
6e mois 5 5 10
7e mois 5 20 10
8e mois 10 20 10
9e mois 10 20 10
10e mois 10 20 10 10

On précise que le sac de 50 Kg d’urée coûte 11.500 Fcfa, celui du super


simple 15.750 F cfa le sac, 17.250 F cfa pour le sac de 50 Kg de chlorure de
potassium et de 14.000 F cfa le sac de l’engrais quaternaire.
1-Quel est le rôle de l’azote, du phosphate et du potassium dans la production de
la semence ?
2-Pourquoi associe-t-on ces trois éléments ?
3-Calculez la quantité de chaque type d’engrais nécessaire ?
4-Combien faudra-t-il à l’établissement pour l’achat de ces engrais ?

EXCERCICE 13

1-Au cours des enseignements de fertilisations des sols qui vous ont été
dispensé, l’on vous a parlé de « l’humus et son mode de décomposition ».
1.1-Que désigne le terme humus ?
1.2-Quel est le devenir des résidus de récolte, laissés sur un sol ?
1.3-Pour minimiser le coût des engrais chimiques sur votre exploitation, vous
décidez de fabriquer du fumier de ferme à partir de paille de riz et du fumier
naturel.
1.3.1-Quelle différence faites-vous entre fumier de ferme et fumier
naturel ?
1.3.2-Décrire le procédé de fabrication du fumier de ferme
2-Un paysan désire faire de la laitue sur une superficie de 01 hectare. Au cours
de la préparation du terrain, celui-ci apporte 30T de fumier bien décomposé
contenant20 % de matière sèche au sol. Le coefficient iso-humique (KI)
correspondant est KI = 0,5.
2.1-Qu’appelle-t-on coefficient iso-humique ?
2.2-Pourquoi dit-t-on du fumier qu’il est à la fois un amendement et un
engrais ?
2.3-Calculer la quantité d’humus que laissera dans le sol les 30 T de fumier.
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EXCERCICE 14

Après une jachère, 3 champs ayant les mêmes propriétés physico-chimiques


ont été consacrés à une monoculture d’une céréale. Avant la mise en culture,
l’un des champs considéré comme témoin reçoit ni fumier, ni engrais chimique.
Un autre reçoit un épandage suffisant de fumier tandis que le troisième reçoit
des engrais chimiques à doses convenables.
Les rendements des champs sont indiqués dans le tableau ci-dessous.

Rendement annuelle (q/ha)


Première récolte Deuxième récolte
champ témoin san fumier, ni
engrais
20 11
champ avec épandage de
fumier
25 30
champ avec épandage
d’engrais chimiques
35 30

1-Que désigne-t-on par fumier ? Qu’apporte-t-il au sol ?


2-Exprimez en pourcentage (%), l’évolution du rendement des récoltes de
chaque champ.
3-Analysez l’évolution des rendements exprimée en pourcentage.
4-Expliquez cette évolution des rendements.
5-En considérant les effets du fumier et des engrais chimiques, déduisez un
avantage et inconvénient majeurs liés à l’utilisation de chacune de ces 2
techniques.
6-Comment justifiez-vous la pratique de la jachère ?

EXCERCICE 15

Donnez la définition des mots et expressions suivants dans le contexte agricole :


Fumure de fond ; fumure de redressement ; fumure d’entretien ; fumier ; lisier ;
purin ; productivité ; rendement ; profondeur d’un sol ; diffusion ; solution du
sol ; lessivage

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EXCERCICE 16

En vous basant sur vos connaissances, associer à chaque numéro et à chaque


lettre un mot ou une expression.

Réponse :……………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………………..
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