Option 2
Option 2
2 Mesure de l’Information 3
2.1 Information propre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2.2 Information mutuelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3 Entropie 4
3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.2 Propriétés fondamentales . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
3.3 Entropie conditionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
4 Codage de Source 4
4.1 Définitions de base . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
4.2 Types de codes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4.2.1 Codes de longueur fixe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4.2.2 Codes à décodage unique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
4.3 Représentation par arbres binaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
5 Théorèmes Fondamentaux 6
5.1 Inégalité de Kraft . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
5.2 Théorème de MacMillan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
5.3 Premier Théorème de Shannon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
6 Algorithmes de Codage 6
6.1 Code de Huffman . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
6.1.1 Principe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
6.1.2 Optimalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
6.1.3 Limitations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
6.2 Code de Shannon . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
6.3 Codage Arithmétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
6.3.1 Principe fondamental . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
6.3.2 Algorithme de codage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
6.3.3 Algorithme de décodage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
6.3.4 Performance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
7 Canaux de Transmission 9
7.1 Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
7.1.1 Canal discret sans mémoire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
7.1.2 Matrice de transition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
7.2 Capacité d’un Canal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
7.2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
7.3 Canal Binaire Symétrique (CBS) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
7.3.1 Description . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
7.3.2 Calcul de la capacité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
7.4 Canaux Symétriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
7.4.1 Canal symétrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
7.4.2 Canal fortement symétrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
7.4.3 Canal symétrique général . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
7.5 Exemples de Canaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
9 Résumé et Conclusions 15
9.1 Concepts clés du codage de source . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
9.2 Concepts clés des canaux et codes correcteurs . . . . . . . . . . . . . . . . 16
9.3 Formules essentielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
9.4 Principes fondamentaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
9.5 Message final . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
2 Mesure de l’Information
2.1 Information propre
Définition : L’information propre d’un événement x ayant une probabilité p(x) est :
I(x) = − log2 p(x) (en bits)
Propriétés importantes :
— Plus l’événement est rare, plus son information est grande
— Un événement certain (p(x) = 1) n’apporte aucune information : I(x) = 0
— L’information est toujours positive ou nulle
Exemple : Considérons une source de 16 symboles équiprobables :
1
— Probabilité de chaque symbole : p(ak ) = 16
1
— Information propre : I(ak ) = − log2 ( 16 ) = 4 bits
— Ce résultat correspond au nombre de bits nécessaires pour représenter 16 symboles
différents
3
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
3 Entropie
3.1 Définition
Entropie : L’entropie d’une source discrète X est la moyenne de l’information propre :
X
H(X) = − p(x) log2 p(x)
x∈X
H(X) ≤ log2 K
L’égalité est atteinte si et seulement si tous les symboles sont équiprobables (loi uni-
forme).
Exemple - Source binaire :
— Alphabet : {0, 1} avec probabilités p et (1 − p)
— Entropie : H(X) = −p log2 p − (1 − p) log2 (1 − p)
— Maximum : H(X) = 1 bit quand p = 0.5 (équiprobable)
Propriété importante :
H(X|Y ) ≤ H(X)
Le conditionnement réduit toujours l’incertitude (ou la laisse inchangée si X et Y sont
indépendants).
4 Codage de Source
4.1 Définitions de base
Code : Application qui associe à chaque lettre de la source un mot binaire (mot de
code).
Longueur moyenne : Pour un code ϕ :
X
|ϕ| = p(x) · |ϕ(x)|
x∈X
4
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
5
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
5 Théorèmes Fondamentaux
5.1 Inégalité de Kraft
Théorème de Kraft : Il existe un code préfixe de K mots de longueurs n1 , ..., nK si
et seulement si :
XK
2−nk ≤ 1
k=1
Signification : Cette inégalité donne une condition nécessaire et suffisante sur les
longueurs des mots pour qu’un code préfixe existe.
Corollaire important : S’il existe un code déchiffrable avec certaines longueurs, alors
il existe un code préfixe avec les mêmes longueurs.
6 Algorithmes de Codage
6.1 Code de Huffman
6.1.1 Principe
Le code de Huffman est un algorithme qui construit un code préfixe optimal en
construisant un arbre binaire de manière ascendante.
Algorithme :
6
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
1. Créer une feuille pour chaque symbole avec son poids (probabilité)
2. Répéter jusqu’à avoir un seul arbre :
— Sélectionner les deux arbres de poids minimal
— Les fusionner en un nouvel arbre dont le poids est la somme des deux poids
— Attribuer 0 à une branche et 1 à l’autre
3. Lire les codes en parcourant de la racine aux feuilles
6.1.2 Optimalité
Proposition : Le code de Huffman est optimal parmi tous les codes préfixes.
Propriétés d’un code optimal :
1. Les symboles de plus grande probabilité ont les codes les plus courts
2. Si p(xi ) > p(xj ), alors |ϕ(xi )| ≤ |ϕ(xj )|
3. Les deux symboles les moins probables ont des codes de même longueur
4. Le code est irréductible
6.1.3 Limitations
Problème principal : Huffman impose d’utiliser un nombre entier de bits par sym-
bole.
Conséquence : La longueur moyenne vérifie :
H(X) ≤ |ϕ| < H(X) + 1
Si l’entropie est faible (par exemple H = 0.2 bits), ce surcoût d’un bit est très impor-
tant.
Exemple problématique :
— Probabilités : p1 = 0.9, p2 = 0.1
— Huffman : 1 bit par symbole
— Entropie : H ≈ 0.47 bits
— Efficacité : seulement 47%
Solutions :
— Codage par blocs (augmente la complexité)
— Huffman adaptatif (mise à jour dynamique)
— Codage arithmétique (solution idéale)
7
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
6.3.4 Performance
Longueur moyenne : Le codage arithmétique atteint exactement :
|ϕ| = H(X)
8
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
7 Canaux de Transmission
7.1 Définitions
7.1.1 Canal discret sans mémoire
Définition : Un canal discret est défini par :
— Un alphabet d’entrée X = {a1 , ..., aK }
— Un alphabet de sortie Y = {b1 , ..., bJ }
— Une loi de transition PY |X (matrice stochastique Π)
Notation : Canal T = (X, Y, Π)
Sans mémoire : La probabilité de recevoir y ne dépend que du symbole x émis (pas
de l’historique).
9
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
C = max I(X; Y )
pX
Interprétation :
— H(X) : information moyenne émise
— H(X|Y ) : information perdue (due au bruit)
— I(X; Y ) = H(X) − H(X|Y ) : information correctement transmise
— C : quantité maximale d’information transmissible sans erreur
p(0|0) = p(1|1) = 1 − ε
p(1|0) = p(0|1) = ε
10
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
2. Entropie de sortie :
H(Y ) = −p(Y = 0) log2 p(Y = 0) − p(Y = 1) log2 p(Y = 1)
3. Entropie conditionnelle : (indépendante de α)
H(Y |X) = −ε log2 ε − (1 − ε) log2 (1 − ε)
4. Information mutuelle :
I(X; Y ) = H(Y ) − H(Y |X)
5. Capacité : Pour maximiser I(X; Y ), il faut maximiser H(Y ), ce qui est atteint
quand α = 0.5 (entrée équiprobable).
Résultat final :
C = 1 − H(ε) = 1 + ε log2 ε + (1 − ε) log2 (1 − ε)
Cas particuliers :
— ε = 0 (pas d’erreur) : C = 1 bit
— ε = 0.5 (bruit maximum) : C = 0 bit
— ε = 1 (inversion systématique) : C = 1 bit (on inverse à la réception)
11
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
d(x, y) = |{i : xi ̸= yi }|
Exemple :
— x = 10110, y = 11010
— d(x, y) = 2 (positions 2 et 4)
Propriétés :
— d(x, y) ≥ 0 avec égalité ssi x = y
— d(x, y) = d(y, x) (symétrie)
— d(x, z) ≤ d(x, y) + d(y, z) (inégalité triangulaire)
d= min d(c1 , c2 )
c1 ,c2 ∈C,c1 ̸=c2
12
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
Principe : On choisit le mot de code le plus proche du mot reçu (décodage par
maximum de vraisemblance).
13
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
Interprétation : Dans un code parfait, chaque mot reçu appartient à exactement une
boule. Il n’y a pas de ”gaspillage” d’espace.
Propriété : Dans un code parfait, un mot transmis avec plus de t erreurs sera toujours
décodé de façon erronée (il appartiendra à une autre boule).
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Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
0 0 0 1 1 1 1
Matrice de parité : H = 0 1 1 0 0 1 1
1 0 1 0 1 0 1
Perfection : Le code de Hamming est parfait car :
— Cardinal d’une boule de rayon 1 : 1 + n = 1 + (2m − 1) = 2m
m
— Nombre de boules : 2k = 22 −m−1
m m
— Total : 2k · 2m = 22 −m−1+m = 22 −1 = 2n
Cela signifie que les boules recouvrent exactement tout l’espace.
Décodage : Le syndrome s = Hy T indique la position de l’erreur (si une seule erreur).
9 Résumé et Conclusions
9.1 Concepts clés du codage de source
1. Entropie
P : Limite théorique de compression, mesure l’information moyenne H(X) =
− x p(x) log2 p(x)
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Codage :
X
2−nk ≤ 1 (Kraft)
k
H(X) ≤ |ϕ| < H(X) + 1 (Shannon)
Canaux :
C = max I(X; Y )
pX
CCBS = 1 − H(ε)
Codes correcteurs :
d−1
tcorrection =
2
t
X n
|B(c, t)| = (q − 1)j
j=0
j
16
Cours Complet Simplifié Théorie de l’Information
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