Section7 Web
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Natasha Zwarich
v1 25/07/2024
Table des matières
Objectifs 3
Introduction 5
1. La gestion des courriels 6
1.1 Caractéristiques et définition ..............................................................................6
1.2 Les enjeux .............................................................................................................6
1.2.1 Les défis d'ordre opérationnel .................................................................................................6
1.2.2 Les défis d'ordre légal ou réglementaire 1.2.3 .................................................................................7
Les défis technologiques ..........................................................................................................7
1.2.4 Les défis en termes de gestion documentaire ........................................................................7
2
Objectifs
Alors que le numérique occupe une place très importante dans le quotidien de l’archiviste, ce module vise
à porter un regard sur les opportunités et les défis que posent la gestion et la conservation des
documents numériques. En effet, il traite des questions fondamentales relevant de la gestion des
documents numériques ainsi que des interventions pouvant être réalisées par les archivistes. En tenant
compte des aspects conceptuels, fonctionnels et techniques de la création, la description, la classification
et la gestion au moyen de diverses plateformes, on y présente les principales méthodes d'analyse propres
aux documents numériques et les principales normes nationales et internationales applicables. Ainsi, ce
module permet de mieux comprendre les diverses facettes de la gestion des documents numériques.
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Objectifs
Finalement, le glossaire du PIAF doit être consulté pour les définitions des termes employés dans ce
module de formation.
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Introduction
Nous le savons bien, les documents numériques sont créés par le biais de différentes plateformes et sont
enregistrés sous différents formats. Chaque type de documents numériques possède ses propres
caractéristiques et ses fonctionnalités. L’usage de la messagerie électronique et des réseaux sociaux, par
exemple, a amélioré notre capacité à communiquer. Cependant, les documents créés par le biais de ces
différentes applications posent certaines défis en termes de gestion et de préservation. Nous explorerons
ces enjeux dans la présente section.
Les questions liées à la conservation définitive et la préservation à différentes échelles de durée seront
abordées dans le module 7C (en cours d'élaboration).
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1. La gestion des courriels I
Introduction
Le courrier électronique a été inventé en 1971. Il est depuis largement utilisé dans les organismes pour
communiquer et diffuser des documents. Plusieurs organismes ont mis en place des mécanismes pour
gérer cette masse documentaire. Les courriels cependant posent encore des défis pour lʼarchiviste. Nous
nous y attarderons et proposerons certaines bonnes pratiques.
Définition
Un courriel p.19 est une communication transmise ou reçu à l’aide d’un système de messagerie qui
comprend une ou des pièces jointes, le cas échéant, et des métadonnées.
Ainsi, le courriel compte trois composantes : le message, les pièces jointes et les métadonnées. Aux fins
de gestion, les trois composantes doivent être considérées. Il faut mentionner que le courriel a
considérablement évolué depuis sa création. En effet, bien qu’il permette toujours la création et
l’échange de messages et de pièces jointes à des destinataires, il est de plus en plus intégré dans la
conduite des activités d'une organisation et ses fonctionnalités incluent notamment la gestion des
calendriers, la gestion des processus, la gestion de projet, les processus d’affaires. De par sa nature, il
est perçu comme un outil de travail incontournable.
Attention
Les usagers et les archivistes doivent porter une attention particulière aux documents qui sont créés au
moyen de cette plateforme de façon à assurer leur gestion et leur préservation.
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1. La gestion des courriels
7
1. La gestion des courriels
Utilisation des boîtes de messagerie privées pour échanger des courriels de nature
professionnelle et inversement.
Ces enjeux ne sont pas exhaustifs et varient d’un organisme à l’autre.
Objectifs. Ils précisent les résultats attendus. Les objectifs doivent être cohérents au regard des
activités de gestion des documents numériques en place dans l’organisme.
Principes généraux. Certaines politiques peuvent comprendre des principes généraux qui
mettent l’emphase sur des aspects importants pour l’organisme. Par exemple, l’importance
d’assurer l’intégrité des courriels ou encore que les courriels en lien avec la conduite des
activités de l’organisme soient gérés et préservés.
Propriété. Fournit une déclaration indiquant que les courriels appartiennent à l'organisation. En
effet, il est important de rappeler cette notion lorsque la boîte de messagerie est mise à la
disposition du personnel par l’organisation pour mener ses activités professionnelles. Par
ailleurs, lorsque des courriels personnels sont échangés avec la boîte de messagerie
professionnelle, il devient important de rappeler que cette boîte appartient à l’organisme.
Création d’un courriel. Il peut être important de donner certaines balises pour la création de
courriels professionnels, tel qu’aborder un seul sujet par message de façon à faciliter la
préservation des courriels ou encore de ne pas inclure des informations personnelles et
professionnelles dans un même message, etc.
Évaluation des courriels. Fournit des informations sur la valeur des courriels. En effet, un usager
peut échanger des courriels qui n’ont aucune valeur administrative, financière ou archivistique
pour l’organisme, tels des courriels personnels. Il y a certains courriels qui ont une valeur
éphémère, c’est-à-dire qu’ils ont une valeur pour une très courte durée ou jusqu’à ce que
l’activité soit complétée telle une convocation à une réunion. Il y a des courriels qui ont une
valeur archivistique, c’est-à-dire qui documentent les activités de l’organisme. Ces derniers
doivent être gérés selon les politiques en vigueur de gestion des documents numériques et
conservés conformément aux délais prévus dans le calendrier de conservation.
Classification. Indique le type de classification à utiliser pour organiser les courriels et faciliter le
repérage.
Préservation et conservation. Identifie les méthodes de préservation privilégiées selon
l’infrastructure technologique de l’organisme, tels les formats, supports, systèmes
d’information, système de messagerie, etc.
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1. La gestion des courriels
Sécurité et confidentialité de l'information. Fournit des indications sur les informations qui
peuvent être divulguées et celles qui nécessitent une autorisation pour être partagées par
courriel selon le niveau de confidentialité de ces informations. De plus, la politique peut
mentionner si des composantes technologiques peuvent être utilisées pour partager des
informations confidentielles de manière sécuritaire, tel le chiffrement des courriels. De plus, le
niveau de confidentialité doit être attendu.
Formation du personnel. Indique si des activités de formation et/ou de sensibilisation sont
mises en place pour faciliter la gestion des courriels.
Les rôles et les responsabilités. Précise les responsabilités de chaque intervenant impliqué
dans la gestion des courriels. Comme nous le savons, il y a plusieurs acteurs impliqués dans la
gestion des documents numériques. Par conséquent, la définition des rôles et responsabilités
s’avère essentielle.
La politique de gestion du courrier électronique permet d’informer les usagers d’un organisme des
différentes composantes de gestion ainsi que des pratiques attendues
Dans certains organismes, il est possible que l’on doive imprimer un courriel pour en permettre sa
gestion et sa conservation avec le dossier correspondant. De cette façon, il est possible de le classer
selon le cadre de classement de l’organisme et d’appliquer les délais de conservation. Une telle
pratique peut demeurer pertinente pour constituer des dossiers complets.
Attention
En choisissant cette méthode, l’archiviste perd le caractère numérique du document, dont les
métadonnées et les fonctionnalités. De plus, cette pratique peut entrainer la multiplication d’un même
courriel si ce dernier n’est pas supprimé de la boîte de messagerie.
Certains organismes vont proposer enregistrer les courriels pertinents dans un répertoire partagé ou
une gestion électronique des documents. Cette pratique permet, d’une part, de classer le courriel avec
le dossier correspondant et d’autre part de faciliter la consultation par les autres usagers.
Certains organismes privilégient la gestion des courriels à même la boîte de messagerie. Cette
pratique permet de conserver le caractère numérique du courriel, dont les métadonnées et les
fonctionnalités. Il est possible d’y inclure une arborescence de dossiers correspondant au plan de
classement, ce qui facilitera l’organisation et l'application des délais de conservation.
Attention
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1. La gestion des courriels
Ce mode de gestion des courriels repose sur le bon vouloir de chaque usager. Ainsi, les pratiques
risquent de varier d’un usager à l’autre. Privilégier le partage via des adresses fonctionnelles favorise
une homogénéisation des pratiques. Une adresse fonctionnelle est liée à une fonction ou à un service
et non à un individu.
Attention
Dans la gestion des courriels, l’archiviste doit également considérer la présence de composantes de
sécurité, telle la signature numérique, le chiffrement des messages ou la présence de mots de passe
qui peuvent rendre la conservation ou l’accès difficiles.
Méthode
Comme pour tout document numérique, l’archiviste doit identifier, pour les courriels qui ont une
valeur définitive, les formats de conservation appropriés.
Conclusion
En somme, la gestion des courriels peut s’avérer complexe puisqu’ils sont « une interaction compliquée
de sous-systèmes pour la composition, l’échange, la visualisation et le stockage » (Prom, 2018). Les
archivistes doivent donc prendre en compte plusieurs facteurs dans la mise en place de dispositifs de
gestion des courriels, dont les façons de faire des usagers, l’infrastructure technologique, la valeur des
courriels, leurs emplacements, la confidentialité des messages, l’accessibilité, etc. L’archiviste doit
assurer la coopération avec les acteurs impliqués, la coordination des activités de gestion des documents
numériques et offrir du soutien et de l’accompagnement. Il importe que le processus de gestion soit
systématique et, autant que possible, automatisé afin d’assurer la constance dans les façons de faire.
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2. La gestion des sites web
organisationnels II
1. Introduction
Les sites Web p.19 sont un incontournable pour tout organisme. Ils servent notamment à informer sur les
activités d’un organisme, accroître sa visibilité, vendre des produits et services, etc. Les contenus qui y
sont diffusés peuvent prendre différentes formes : du contenu textuel, des images, des documents audio-
visuels sur les produits et services offerts par l’organisme. Les publics peuvent consulter ces contenus au
moment qui leur convient. De par leur nature, les sites Web organisationnels peuvent s’avérer difficiles à
gérer et préserver. Ainsi, le présent chapitre vise à expliquer ces défis. Il importe de préciser que ce
chapitre ne concerne que les sites Web propres à un organisme.
Un site Web p.19 est « constitué d’un ensemble de pages Web interreliées sous la responsabilité d’une
même entité, offrant des informations ou des services » (Chebbi, 2012, p. 28). Il est donc composé d’un
ensemble de ressources numériques mises à la disposition de divers publics. Il possède un nom de
domaine, appartenant normalement à un seul organisme ou à un groupe défini d’organismes. Il
possède un identifiant de ressource uniforme (URL) comme emplacement virtuel. Il permet l’accès à un
ensemble de ressources numériques interconnectées que les usagers peuvent parcourir à l'aide de
navigateurs.
Rappel
Le site Web peut inclure un intranet pour partager des documents au sein de l'organisation ou un
extranet sécurisé accessible à un public spécifique.
Plus précisément, l’intranet p.19 consiste en un « réseau informatique privé, à l'intérieur d'une
organisation, qui utilise les protocoles de communication et les technologies du réseau Internet »
(Office québécois de la langue française). L’extranet p.19 est un « réseau informatique sécurisé,
généralement constitué d’une partie de l’intranet d’une entreprise ou d’une organisation
communiquant à travers le réseau Internet, qui est accessible à une clientèle externe ciblée devant
utiliser un mot de passe » (Office québécois de la langue française).
Les types de contenus diffusés sur les sites Web ainsi que les fonctionnalités de ceux-ci ont
considérablement évolué. Alors qu’à l’émergence de l’Internet, les sites Web offraient davantage une
vitrine pour publiciser les activités, les produits et les services d’un organisme, ils sont maintenant
interactifs et offrent notamment la possibilité de faire des transactions. Ainsi, de par leur nature, les
sites Web ont modifié les contours du document numérique.
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2. La gestion des sites web organisationnels
Attention
Les sites Web peuvent contenir des documents numériques uniques qui n’existent qu’à cet endroit.
L’archiviste doit également garder à l’esprit que les sites Web sont également assujettis au cadre légal
et réglementaire de l’organisme.
Par conséquent, une gestion adéquate des sites Web organisationnels doit être réalisée. Cette gestion
peut s’effectuer par la mise en œuvre d’une politique de gestion des sites Web et par la préservation de
ceux-ci.
La politique de gestion des sites Web organisationnels aborde notamment les informations suivantes
(Chebbi, 2012) :
But : Cette composante vise à identifier le but de la politique. Elle permet notamment de
rappeler l’importance des sites Web dans la conduite des activités de l’organisme.
Objectifs. Précise les résultats attendus de la politique. Les objectifs doivent être cohérents au
regard des activités de gestion des documents numériques en place dans l’organisme.
Champs d’application : Identifie le ou les systèmes soumis à la politique (site Web, intranet,
extranet) et /ou les documents visés.
Contexte juridique : Identifie les lois et règlements qui encadrent les pratiques de gestion des
documents numériques.
Principes généraux. Identifie « les règles générales de gestion documentaire inspirées des
principes fondamentaux de l’archivistique » (Chebbi, 2012, p. 212). Ces principes orientent les
actions à entreprendre en matière de gestion de sites Web.
Les rôles et les responsabilités. Précise les responsabilités de chaque intervenant impliqué dans
la maintenance et la gestion du site Web ainsi que dans la création de contenu.
Modalités de gestion. Identifie les mesures devant être mises en place pour assurer la gestion et
la préservation des sites Web durant tout leur cycle de vie, notamment l’identification de délais
de conservation pour les documents diffusés sur le site Web.
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2. La gestion des sites web organisationnels
Ainsi, la politique de gestion des sites Web organisationnels permet d’informer les usagers et les
acteurs impliqués des différentes composantes de gestion ainsi que des pratiques attendues. La
politique doit être cohérente au regard des activités de gestion des documents numériques.
Transfert : Cette méthode consiste à déplacer des données vers un autre espace de conservation
sans modifications de celles-ci. Le transfert nécessite de copier les données se trouvant sur un
serveur Web et de les transférer dans un nouvel environnement. Cette technique permet ainsi de
recréer intégralement le site Web, qu’il soit statistique ou dynamique. Cependant, il est
important de reproduire l’environnement technique du site Web afin de conserver l’intégrité et
l’authenticité de celui-ci.
Site miroir : Cette méthode consiste à faire une copie du site Web, soit des données qu’il
contient. Elle ne permet pas de conserver les métadonnées du site, mais permet néanmoins de
conserver un exemplaire de celui-ci de façon à permettre la préservation d’un site Web.
Moissonnage p.19 : Cette technique consiste à faire une « extraction automatique de données à
partir d'un ou de plusieurs sites Web dans le but d'utiliser celles-ci, après traitement, dans un
autre contexte » (Office québécois de la langue française, 2018). Les données contenues sur les
sites Web sont ainsi collectées à l’aide de robots d’indexation et traitées grâce à des scripts
automatisés. Il est important de préciser que les sites Web qui sont collectés sont choisis selon
différents critères, tels la fonction du site, la taille, les activités documentées, les documents qui
sont contenus, les objectifs visés par le site Web, etc. Par conséquent, cette méthode de collecte
pourrait ne pas conserver la totalité des pages Web. Les robots d’indexation peuvent être mis en
application selon une fréquence variable (ex. : 1 ou 2 fois par an) et l’entièreté du site ou
seulement quelques pages peuvent être indexées. Ainsi, aux fins archivistiques, il peut être
pertinent de conserver des traces des modifications qui ont été apportées au site Web à l’aide
d’un journal des modifications qui, en plus de mentionner la nature de celles-ci, pourrait
également expliquer la raison de ces modifications.
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2. La gestion des sites web
organisationnels
L’organisme Internet Archive a pour objectif de bâtir une bibliothèque numérique contenant, entre
autres, des sites Web afin de « fournir un accès universel à toutes les connaissances ». Les sites Web
archivés sont accessibles par le biais de Wayback Machine.
Dépôt légal
En somme, toute stratégie de gestion des sites Web doit s’appuyer sur une analyse fine du contexte
organisationnel et de la nature du site lui-même. Dans cette analyse l’archiviste doit considérer les
éléments suivants :
L'objectif du site Web;
La complexité de celui-ci;
La fréquence des mises à jour ainsi que la nature de celles-ci;
Le type d’informations diffusées sur le site;
L’endroit où sont enregistrées les informations (c’est-à-dire le site Web public, l’intranet ou
l’extranet);
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2. La gestion des sites web organisationnels
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3. La gestion des médias sociaux III
Introduction
De plus en plus dʼorganismes utilisent les médias sociaux p.19 pour partager du contenu et atteindre leurs
différents publics.
Sur ces plateformes, les publics peuvent, à leur tour, partager, commenter et publier du contenu grâce à
leur caractère interactif. De par leur participation, ils contribuent ainsi à la création de documents
numériques. Or, le caractère interactif rend nécessairement les médias sociaux très complexes à gérer et à
préserver pour lʼarchiviste. De plus, le volume dʼinformations contenues sur ces plateformes est très
important et est continuellement modifié. Les médias sociaux peuvent prendre diverses formes et être
accessibles au moyen de diverses plateformes.
Les médias sociaux désignent les plateformes numériques basées « sur les caractéristiques du Web 2.0, qui
visent à faciliter la création et le partage de contenu généré par les utilisateurs, la collaboration et
l'interaction sociale. » (Office québécois de la langue française).
Les plateformes sont très différentes les unes des autres et chacune possède des caractéristiques qui lui
sont propres. Elles peuvent être hébergées par un tiers accessible en infonuagique et appartenir à des
compagnies privées ou encore, être intégrées aux diverses plateformes organisationnelles. Lʼarchiviste
doit donc considérer, dans sa stratégie de gestion, le type de plateforme ainsi que son lieu dʼhébergement.
Nous pouvons identifier trois grandes catégories de médias sociaux (National Archives of Australia) :
Médias sociaux externes à l’organisme, tels les réseaux sociaux (Facebook, twitter/X), les sites de
partage de photos et vidéos (Instagram, Youtube, Dailymotion), les plateformes de blogues
(Wordpress), les messageries en ligne (Messenger), les enquêtes en ligne (SurveyMonkey,
Framaforms et Google Forms), les messageries instantanées (Signal, WhatsApp, Telegram, Olvid).
Médias sociaux propres à l’organisme, tels des blogs ou des wikis, ou encore différents types de
plateformes qui permettent l’ajout de commentaires tels des logiciels de gestion de contenu
d’entreprise (CMS).
Médias sociaux qui sont intégrés aux différents logiciels collaboratifs et de création de contenu tels
Sharepoint et Microsoft 365.
Afin d’assurer une gestion adéquate du contenu se trouvant sur les médias sociaux de son organisme,
lʼarchiviste doit, dans un premier temps, identifier les informations qui doivent être conservées , dans un
second temps, identifier les mécanismes de capture.
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3. La gestion des médias sociaux
S’il y a un risque pour l’organisme et ses publics si le contenu n’est pas conservé. Ainsi, une
analyse des risques devrait être menée (National Archives of Australia, Provincial Archives of
Saskatchewan).
Si à la suite d'une évaluation archivistique, une valeur patrimoniale est identifiée.
Outre le contenu, l’archiviste doit également considérer les métadonnées qui sont générées pour ainsi
garantir l’intégrité et l’authenticité de l’information. Les métadonnées permettent de maintenir les
liens entre les publications et les réponses reçues, le contexte de la publication ainsi que le lien entre
une publication et tout document diffusé (National Archives of Australia).
Rappel
Rappelons que lors de la capture du contenu, les métadonnées ainsi qu'une représentation du format
(texte, visuel, sonore ou vidéo) du contenu original doivent être capturées.
Méthode
Selon la nature du contenu, son volume, l’infrastructure technologique de l’organisme ainsi que la
plateforme concernée, différentes méthodes de capture peuvent être utilisées :
Enregistrer une capture d'écran de la publication ainsi que des informations concernant son
contexte dans un journal de publication (sous forme de document Word ou PDF).
Utiliser une application dédiée pour capturer le contenu (non exhaustif). (National Archives of
Australia)
Certaines stratégies de capture peuvent inclure la collecte de données directement à partir des
API de la plateforme. Il est important de préciser qu’un API (interface d’application de
programmation ou en anglais, application programming interface) est un « ensemble des
moyens permettant de rendre certaines fonctionnalités d'un programme disponibles à
un logiciel d'application externe, avec ou sans intervention humaine, dans des conditions
déterminées et documentées » (Office québécois de la langue française, 2023). Les API
définissent notamment les fonctionnalités d’une plateforme, comment l’utilisateur peut
interagir avec la plateforme en termes techniques et peut définir des règles et des restrictions
sur l'accès fourni (Digital Preservation Coalition, 2016, p. 14, notre traduction). Ainsi, selon les
fonctionnalités, certaines plateformes peuvent bloquer la préservation hors de leur API.
Utiliser des outils de capture Web pour capturer les médias sociaux ;
Utiliser des outils des outils intégrés à certaines plateformes de médias sociaux pour exporter du
contenu ; .
Utiliser des outils pour créer des captures locales.
Méthode
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3. La gestion des médias sociaux
Il n’est pas possible ici de recommander une technologie de capture spécifique puisque :
Une technologie de capture différente est souvent requise pour différents types de médias
sociaux.
Les besoins des organisations varient grandement et chacune doit analyser les options
disponibles pour identifier la solution technologique de capture qui leur convient le mieux.
La technologie de capture des médias sociaux est un domaine en évolution rapide.
Ainsi, les organismes doivent porter une attention particulière aux spécifications et aux conditions de
service de tout produit disponible pour effectuer la gestion des médias sociaux afin de garantir que le
produit répond à leurs besoins en matière de capture, de confidentialité et de sécurité.
Tout comme les autres types de documents numériques, la collaboration et la coordination avec tous
les acteurs impliqués est de mise afin de définir des règles d’utilisation des médias sociaux par
l’organisme ainsi que des outils de capture et de gestion de leur contenu, le cas échéant. En effet,
certains de ces contenus peuvent avoir une valeur historique. Ainsi, la mise en place de dispositifs de
gestion et de préservation des médias sociaux doit être encadrée par une politique d’utilisation, des
règles de modération ainsi qu’un calendrier de diffusion.
Conclusion
En somme, l’archiviste doit demeurer vigilant à l’égard des nouveaux médias de communication et par
conséquent, des documents numériques qui sont créés par le biais de ces plateformes. Pour chaque
plateforme, l’archiviste doit analyser ses caractéristiques, ses usages, ses fonctionnalités, les types
d’informations échangés ainsi que les enjeux qu’elles posent. Les solutions proposées varieront
certainement d’une plateforme à l’autre et des actions concertées devront être mises en place.
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Glossaire
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Bibliographie
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Webographie
[03] Digital Preservation Coalition et Sara Day Thomson. (2016). Preserving Social Media. En ligne : http
s://[Link]/docs/technology-watch-reports/1486-twr16-01/file
[04] National Archives of Australia. (s.d.). Managing social media and instant messaging (IM). En ligne: htt
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[05] Office québécois de la laNgue française. Le grand dictionnaire terminologique. Gouvernement du
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[07] State Records New South Wales (NSW). (2022). Strategies for managing social media records. En
ligne: [Link]
al-media-records#tools-for-capturing-social-media-information
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